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Les redresseurs chapitre 2

Chapitre II
Les convertisseurs alternatif/continu
Les montages redresseurs

Introduction :
Les redresseurs permettent de convertir une alimentation alternative en continue. La tension et la
puissance de sortie peuvent être contrôlées par les composants de puissance utilisés (Thyristors).
4.1. Redressement sur circuits monophasés :
L’entrée est une tension alternative monophasée. Les circuits avec des diodes fournissent des
tensions continues constantes, ceux avec les thyristors ou autre composant commandé donnent
des tensions continues de valeurs moyennes variables.
4.1.1. Redressement par diode sur charge résistive : (figure 4.1.a)
La tension d’alimentation est :
v  v m sin wt
 Pour 0  wt   : D conductrice
v
vc  v ; ic  c
R
ic et vc ont la même forme.

Figure 4.1.a
 Pour   wt  2 : D se bloque à wt  
donc : vc = 0 et ic = 0
La valeur moyenne de la tension vc est :
1  1 
Vc  
2 0
v.d ( wt ) 
2 0
v m sin( wt )d ( wt )

v I v
Vc  m et Ic  m avec I m  m
  R

Figure 4.1.b

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4.1.2. Redressement par thyristor sur charge résistive (figure 4.2) :
On amorce le thyristor à wt   
donc conduction du thyristor jusqu’à  où le courant s’annule (charge résistive).
L’amorçage suivant s’effectue à 2  

1  Vm
Vc 
2  Vm.sin(wt ).d (wt )  2 (1  cos ).
Vm
Pour   0  Vc 

Pour     Vc  0
Vm
Donc, en variant  de 0 à  , on peut varier la tension de sortie vc de à 0.

Figure 4.2.b

4.1.2. Redressement par thyristor sur charge inductive (figure 4.3) :


On amorce le thyristor à wt   
Donc conduction du thyristor jusqu’à  (instant de blocage) où le courant s’annule.
Donc sur une période 2 , la conduction est de  à  , avec :

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Figure 4.3.a

vc  v  Vm sin wt
Vm  
R
 t
ic(t )  sin  .e L
 sin( wt   )
Z  

à wt   : ic(t )  0, t .
w
R
Vm   . 
0  sin  .e L w
 sin(   )
Z  
d’où l’angle  .
On présente les courbes de vc et de ic dans la figure 4.3.b.

Figure 4.3.b

4.2. Les ponts de redressement en monophasé :


On peut les représenter par le schéma global de la figure 4.4 où nous remplaçons les interrupteurs
statiques par des interrupteurs mécaniques. Trois cas pratiques existent :
1. Tous les interrupteurs sont des diodes.
2. Tous les interrupteurs sont des thyristors.
3. Pont mixte symétrique (k1 et k3 sont des thyristors / k2 et k4 sont des diodes).

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Figure 4.4

4.2.1. Pont à diodes sur charge résistive (figure 4.5.a):

De 0 à  : (voir figure 4.5.b) D1 et D2 sont conductrice car la polarité de la borne 1 est positive
et de 2 est négative, d’où vc = v
de   à 2  : La polarité de la borne 1 devienne négative et la polarité de la borne 2 devienne
positive, donc D3 et D4 conduisent et D1 et D2 se bloquent, d’où vc = -v
On remarque que le taux d’ondulation s’améliore : le nombre d’alternance par période = 2 par
rapport à 1 dans le cas d’un redressement par une diode, donc:
 La tension est plus proche du continu
 Pas de problème de discontinuité dans le cas des charges inductive (le courant est toujours
>= 0 continu)

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4.2.2. Pont mixte symétrique (figure 4.6.a) :

Figure 4.6.a

Ce pont est utilisé pour le contrôle de vitesse des machines à courant continu.
 Les thyristors T1 et T2 sont déclenchés respectivement à  et   .
 D1 conduit à  et à 2  car la polarité de la borne 1 est négative, D2 conduit à 0 et à 2
 car la polarité de la borne 2 est négative
Les séquences d’amorçage sont (voir figure 4.6.b):
De 0 à : D2 et T2 conducteurs (fonctionnement en roue libre)
d’où : i  0, iT 1  i D1  ic
De  à  : D2 et T1 conducteurs
i  ic, vc  v
De  à   D1 et T1 conducteurs (fonctionnement en roue libre)
i  0, vc  0
De   à   D1 et T2 conducteurs.
i  ic, vc  v

Figure 4.6.b

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Valeur moyenne de vC :

Vc 
2 
 Vm. sin wt.d ( wt )  
Vm
cos(wt )   Vm (1  cos )
2   
Vm
Vc  (1  cos )

Vm
Donc, pour  variant de 0 à  , Vc varie de à zéro.

Note : à wt =  , v = 0 et tend de devenir négative , d’où vD1 > 0 et vD2 < 0 donc D1 est «ON » et
D2 est « OFF ».

4.2.3. Pont tous thyristors (figure 4.7.a) :

Figure 4.7.a
Ce montage est utilisé pour alimenter les machines à courant continu (DC). Il permet la
récupération de l’énergie électrique en cas de fonctionnement de la machine en mode génératrice.
C’est à dire le transfert de l’énergie s’effectue de la machine vers le réseau.
 Figure 4.7.b donne les courbes ic(t) et vc(t) pour  = 30 deg.
 Figure 4.7.c donne les mêmes courbes pour  = 120 deg.
Dans les 2 cas :
2Vm
Vc  cos

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Nous remarquons que :


 pour 0 <  <  /2 : vC est positive

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 pour  /2 <  <  : vC est négative


Le courant moyen à la sortie du redresseur Ic est toujours positif , donc si Vc < 0 on obtient une
puissance VcIc < 0, ce qui veut dire que la puissance passe de la machine à la source : Inversion
de l’opération.
Ce mode est utilisé pour la récupération. Dans ce cas, il faut inverser la f.c.e.m. E de la machine
en inversant le courant d’excitation Iex de telle sorte que la machine se comporte comme une
génératrice.
Donc pour  >  la tension de sortie Vc devient négative. On appelle le convertisseur dans ce
cas par « Onduleur non autonome » car la fréquence de sortie de l’onduleur est fixée par le
réseau.

4.2.4. Montage P2 à diodes (figure 4.8.a) :

L’alimentation du convertisseur n’est pas directe mais par un transformateur monophasé à point
milieu au secondaire.
v1 et v2 sont 2 tensions égales déphasées de π . On les redresse avec les diodes D1 et D2 :

v1  Vm sin( wt )
v2  v1  Vm sin( wt )

Figure 4.8.a
(a) Pour 0 ≤ wt ≤ π (voir figure 4.8.b):
v1 > 0 et v2 < 0 ,
donc D1 conduit et D2 bloquée,
d’où : vc =v1, et vD1 = 0
vD2 = v2 - v1 = -2 Vm sin wt
is1 = ic , et is2 = 0.
(b) Pour π ≤ wt ≤ 2π :
v1 < 0 et v2 > 0 ,
donc D2 conduit et D1 bloquée,
d’où : vc =v2, et vD2 = 0
vD1 = v1 - v2 = -2 Vm sin wt
is2 = ic , et is1 = 0.

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(c) Calcul de la valeur moyenne de vC (Vc):

2Vm
Vc 

(d) Facteur d’ondulation :

vc max vc min Vm  0 
K0   K0   K0 
2.Vc Vm 4
4.

(e) Etude des courants :
Si le montage débite un courant continu ic peu ondulé (constant) = Ic, donc chaque diode assure
le passage de ic pendant π (voir les courbes de la figure 4.8).
Au primaire, nous avons : n1.ip = n2 is1 - n2 is2
• si D1 conductrice et D2 bloquée, donc : ip = (n2/n1).is1 = a . is1
• si D1 bloquée et D2 conductrice, donc : ip = -(n2/n1).is2 = -a . is2 où a = n2/n1 est le rapport de
transformation du transformateur.
Donc, ip courant alternatif non sinusoïdal.

(e.1) Courants dans les diodes (exemple : diode D1) :

Im ax  Ic
1  Ic
Im oy 
2  0
Icd ( wt ) 
2
Ic
id1  is1  id1eff 
2

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(e.2) Courant et facteur de puissance secondaire :
Ic
 Courant secondaire : is1  i D1 
2
 Puissance de la charge : Pc = Vc . Ic = (2.Vm/π) . Ic
 Puissance apparente secondaire : S = 2 V . Is = 2 . (Vm/√2). (Ic/√2) = Vm.Ic
Pc (2.Vm /  ).Ic 2
 Facteur de puissance : fs     0.636
S Vm.Ic 

(e.3) Courant et facteur de puissance primaire :


 Courant efficace primaire Ip = (n2/n1) . Ic , Tension efficace primaire
Vp = (n1/n2) . V
V est la tension efficace secondaire
Pc (2.Vm /  ).Ic (2.Vm /  ).Ic 2 2
 Facteur de puissance primaire : fp      0.9003
SP V .Ic Vm / 2 
Sp est la puissance apparente au primaire.

4.3. Redressement d’une source triphasé :


Pour des puissances plus élevées (quelques kW ou plus), on utilise du redressement sur des
sources triphasées. Dans ce cas les tensions sont mieux redressées.
4.3.1. Redresseur à diodes simple (P3) :
C’est un circuit simple composé de 3 diodes et d’une charge. On va analyser le fonctionnement
sur une charge résistive (figure 4.9).

Nous avons une source triphasée, les tensions d’alimentation sont :


va = Vm sin wt
vb = Vm sin (wt -2π/3)
vc = Vm sin (wt -4π/3)
 De 0 à π/6 : vc > va et vc > vb, donc D3 est conductrice, D1 et D2 sont bloquées.
 De π/6 à 5π/6: va > vb et va > vc, donc D1 est conductrice, D2 et D3 sont bloquées.
 De 5π/6 à 3π/2: vb > va et vb > vc, donc D2 est conductrice, D1 et D3 sont bloquées.
 De 3π/2 à 2π+ π/6: vc > va et vc > vb, donc D3 est conductrice, D1 et D2 sont bloquées.
Et la séquence se répète pour la période suivante.
Donc, nous avons à partir de θ=π/6 qu’on appelle l’angle d’amorçage naturel, la séquence
d’amorçage suivante : D1, D2, D3, D1, ..etc.

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Sur une période (π/6 à 2π+ π/6), nous avons des intervalles de conductions de 2π/3.
A titre d’exemple : pendant la conduction de D1 :
vD1 =0,
vD2 = (vb - va) <0,
vD3 = (vc - va) <0,
(a) tension redressée :
vc est la tension redressée instantanée figure 4.9.b. Elle est composée de 3 morceaux de sinusoïde
sur une période équivalent au nombre de phases q=3.
La valeur moyenne de vc est :

5 5
   
 1   1 
6 6
Vch  3
2  va d (wt )  3 2  Vm sin wt.d (wt )
   
 6   6 
5

Vm. cos wt 6 


3 3 6
Vch  V Vm  2 .V
2 6
2

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Figure 4.9.c

(b) Courant redressé (figure 4.9.c):


Valeur moyenne :

Vc V 3 6
Ic   .
R R 2
(c) Courant dans une phase (exemple: phase A) :
v
de π/6 à 5π/6 : D1 est conductrice d’où ia  a
R
de 5π/6 à 2π+ π/6 : D1 est bloquée d’où ia = 0

(d) Tension inverse aux bornes d’une diode (exemple D1 : vD1) :


Voir figure 4.9.c.
 de π/6 à 5π/6: D1 est conductrice, vD1 = 0.
 de 5π/6 à 3π/2: D2 est conductrice, vD1 = va -vb (maille OASBO).
 de 3π/2 à 2π+ π/6: D3 est conductrice, vD1 = va -vc (maille OASCO).
On remarque que la valeur maximale de la tension aux bornes d’une diode est :
vD1 (max) = √3. Vm

(e) Courants et facteur de puissance au primaire :


La forme et la valeur d’un courant primaire dépendent du type de connexion des phases primaires
du transformateur; deux cas se présentent :
• Primaire en triangle,
• Primaire en étoile sans neutre.
(e.1) Relation des Ampères-tours dans le transformateur triphasé :
On suppose les enroulements réalisés dans le même sens pour les trois noyaux (figure 4.10)
Si les A.T secondaires de chaque noyau n’ont pas une somme nulle, la valeur moyenne de cette
somme ne peut être compensée.

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Enroulements primaires couplés en triangle (figure 4.11):


On peut écrire, la compensation des A.T. sur chaque noyau (comme en monophasé)
est :
n1.ip1 = n2.ia, n1.ip2 = n2.ib, n1.ip3 = n2.ic,
Les courants en ligne sont :
jp1 = ip1 - ip2, jp2 = ip2 - ip3, jp3 = ip3 - ip1

Enroulements primaires couplés en étoile sans neutre (figure 4.12):

Les 3 courants primaires ont forcément une somme nulle (pas de composant homopolaire) ip0 :
ip0 = 1/3 (ip1 + ip2 + ip3) =0
Au secondaire les A.T. ont une composante homo polaire (car le couplage primaire ne s’oppose
pas à la compensation des A.T. alternatifs par noyau) :
ATH0 (secondaire) = 1/3 (n2.ia + n2.ib + n2.ic)
Celle-ci ne peut être compensée par les A.T. primaires. Ainsi pour le noyau A :
n1.ip1 = n2.ia - 1/3 (n2.ia + n2.ib + n2.ic)
 n1.ip1 = 2/3 n2.ia - 1/3 (n2.ib + n2.ic)

Application au redresseur P3 (figure 4.13):

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n2.ia = n2.Ic pendant le tiers de période où D1 conduit,
n2.ia = 0 pendant le reste de la période.
Donc :
Si D1 conductrice : n1.ip1 = 2/3 n2.ia = 2/3 n2.Ic
Si D2 conductrice : n1.ip1 = -1/3 n2.ib = -1/3 n2.Ic
Si D1 conductrice : n1.ip1 = -1/3 n2.ic = -1/3 n2.Ic
D’où les courbes de la figure 4.13.
Courant efficace primaire:

2 n2
I P Ic
3 n1
Facteur de puissance primaire:

Vc.Ic
fp   0.827
3.Vp.Ip

Si le primaire est en triangle :


n2 2
Les courants en ligne : Jp  .Ic.
n1 3
Vc.Ic
Le facteur de puissance en ligne : fL   fL  fp  0.827
3Vp.Ip

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(f) Chute de tension en fonctionnement normal :


Les impédances des éléments du montage redresseur et celle de son réseau d’alimentation
provoquant la réduction de la tension redressée moyenne Uc au fur et à mesure que le courant
continu Ic augmente.
La chute de tension totale est obtenue en additionnant :
 la chute due aux réactances du transformateur (empiétement) Δ1Uc
 la chute due aux résistances du transformateur Δ2Uc
 la chute due aux diodes ( ou due aux autres composants) Δ3Uc
ΔUc = Δ1Uc + Δ2Uc + Δ3Uc
et Uc = Uc0 - ΔUc
où Uc0 est la tension de sortie à vide

(f.1) Chute de tension due à empiétement (Δ1Uc) - figure 4.14:


Lorsqu’une diode entre en conduction, elle débite simultanément de celle-ci et de celle qui va se
bloquer. Cet empiétement des intervalles passants entraîne une diminution Δ1Uc de la tension
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redressée moyenne. Exemple : L’empiétement des diodes D1 et D2 dans le montage redresseur
triphasé simple P3.
Quand D1 est seule conductrice
ia = Ic = Constant.
à t = π/2 : v2 devient plus grand que v1, donc D2 devient passante, et débit simultané de
D1 et D2 jusqu’à ce que ia passe de Ic à zéro et ib passe de zéro à Ic.
Pendant le débit simultané de D1 et D2, on a :

dia di
uc  v1  L2  v 2  L2 b
dt dt
Puisque ia+ib = Ic= Constante
dia dib v  v2
   0  uc  1
dt dt 2
v1  v 2 dib dib v 2  v1
 v 2  L2  
2 dt dt 2 L2
dib Vm  2 
 sin( wt  )  sin( wt )
dt 2 L2 3 
dib V   
  m . sin  . sin( wt  )  cte
dt L2 3 3

Pour wt = 5/6 : ib = 0, d’où on déduit le constant de l’équation précédente (Cte).

Finalement :
V     
ib   m . sin  .1  sin( wt  )
L2 w  3 3 
Pour obtenir la valeur de l’angle  d’empiétement, on note que lorsque wt = 5/6
+  : ib atteint la valeur Ic, donc :

L2 wI c
1  cos 

Vm . sin
3

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Chute de tension moyenne :
5
3  v1  v 2
 1U c 
2 5
6
6 (v 2 
2
).dwt

3 
 1U c  Vm . sin (1  cos )
2 3
3
 1U c  L2 w.I c
2

En général, pour q phases :


q
1U c  L2 w.I c
2

(f.2) Chute de tension du aux résistances (Uc):

La diminution de la tension redressée due aux résistances  2U C peut se déduire de


l’expression des pertes Joule :
Pj  Rc.I C2 . RC est la résistance totale du montage ramenée du côté continu :
Pj
 2U C  RC .I C 
IC
Pj  q2 .r2 .I S2  q1.r1.I P2  q1.r1' . j p2

q2 et q1 : nombre de phases au secondaire et au primaire,


r2, r1 et r1’ : Résistance par phase du secondaire, du primaire et du réseau amont,
Is, Ip et Jp : Intensités efficaces correspondantes.

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(f.3) Chute de tension due aux diodes Uc :

C’est la chute de tension directe pour un courant Ic. Elle est lue sur les fiches
caractéristiques des diodes utilisées et fournies par le fabricant.

4.3.2. Redresseur simple à thyristors (P3) :

(a) Charge résistive R :

C’est un circuit simple composé de 3 thyristors et d’une charge. On va analyser le


fonctionnement sur une charge résistive (figure 4.15).

Nous avons une source triphasée, les tensions d’alimentation sont :

va = Vm sin wt
vb = Vm sin (wt -2/3)
vc = Vm sin (wt -4/3)

Si l’angle d’amorçage est  à partir de  qu’on appelle l’angle d’amorçage naturel, la
séquence d’amorçage est la suivante : T1, T2, T3, T1, ..etc.

2 Cas se présentent :
1.      conduction continu
2.     conduction discontinu

Exemple 1 : pour     Conduction continue - figure (4.15.b)


à    On amorce T1 : donc T1 est conducteur,

à 5   On amorce T2 : donc T2 est conducteur,

à 3  On amorce T3 : donc T3 est conducteur,

Et la séquence se répète pour la période suivante.

Si on amorce Les thyristors dans la séquence : T1 à /6, T2 à 5/6, T3 à 3/2 c.a.d pour
   le convertisseur se comporte comme le redresseur à diodes.

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Exemple 2 : pour     Conduction discontinue - figure (4.15.c)

à    On amorce T1 : donc T1 est conducteur,


mais à w t =  : le courant dans le thyristor iT1 = v0/R = va/R s’annule, donc T1 se bloque.

à 5   On amorce T2 : donc T2 est conducteur,


mais à wt = 3   : le courant dans le thyristor iT2 = v0/R = vb/R s’annule, donc T2 se
bloque

à 3  On amorce T3 : donc T3 est conducteur,


mais à wt = 2   : le courant dans le thyristor iT3 = v0/R = vc/R s’annule, donc T3 se
bloque et la séquence se répète pour la période suivante.

Tension aux bornes d’un thyristor:


A titre d’exemple : pendant la conduction de T1 :
vT1 =0,
vT2 = (vb - va) <0,
vT3 = (vc - va) <0,

Tension redressée de sortie Vc :

vc est la tension redressée instantanée figures 4.15.b et 4.15.c. Elle est composée de 3 morceaux
de sinusoïde sur une période équivalente au nombre de phases q=3.
Les morceaux de sinusoïdes sont symétriques, donc on peut calculer la valeur moyenne
d’un morceau de sinusoïde, puis multiplier par 3.

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Les redresseurs chapitre 2

Si T1 conduit à , l’extinction dépend du type de conduction : Si la


conduction est continue le blocage de T1 est à
  
Si la conduction est discontinue le blocage de T1 est à
  
donc la valeur moyenne de vC est :
 1 2 
Pour  2    Vch  3.  v a .d ( wt )
 2 1

 1  
Pour  2    Vch  3.  v a .d ( wt )
 2 1 

3 3
Pour 1   / 6 (c.a.d   0)  Vch  Vm
2
5
Pour 1   (c.a.d   )  Vch  0
6
Donc variation de la tension de sortie est de :

Vch = 0 à Vch = (3√3/2).Vm


Limites de l’angle d’amorçage : 0 ≤  ≤ 
A noter finalement que le montage à diodes est un cas spécial du montage à
thyristors avec  = 0.

(b) Charge inductive R+L :


Si on a une charge à forte inductance tel que le courant de sortie ich peut être
considéré continu. Donc, on est en conduction continue. Les courbes de vch et de ich sont
représentées dans la figure 4.16
Pour      
 2
 
6 3
3
Vch 
2 
 v .d (wt )
a

6

Avec v a  Vm sin(wt )
3 3
On obtient : Vch  Vm cos
2
3 3  3 3
Pour   0  Vch  Vm pour    Vch  0, pour     Vch   Vm ,
2 2 2
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Les redresseurs chapitre 2

Si la machine est une machine à courant continu, 2 modes sont possibles :


1. Fonctionnement en moteur pour 0 <   
2. Fonctionnement en génératrice (récupération d’énergie) pour  <   

4.3.3. Pont tous thyristors (Pont Graëtz) :

Ce pont est composé de 6 thyristors (figure 4.17.a). Les thyristors T1, T2 et T3 sont
amorcés pendant l’alternance positive des tensions va, vb et vc. Les thyristors T1’,
T2’ et T3’ sont amorcés pendant l’alternance négative. La référence des angles
d’amorçage est toujours l’angle d’amorçage naturel.

On considère que la charge est un moteur à courant continu avec un courant continu
absorbé constant :
iCH = ICH = Constant

A noter que le pont toutes diodes est un cas spécial du pont tout thyristors avec
  
21
Les redresseurs chapitre 2

Dans le cas général, nous avons;

pour l’alternance positive :


    
      
          

pour l’alternance négative :
’   
’      
’        ’  

Figure 4.17.b
Séquences d’amorçage :
 à ’ : T1 avec T2’, vCH = va - vb
’ à  : T1 avec T3’, vCH = va - vb
 à ’ : T2 avec T3’, vCH = vb - vc
’ à  : T2 avec T1’, vCH = vb - va
 à ’ : T2 avec T3’, vCH = vb - vc
’ à  : T3 avec T2’, vCH = vc - vb

et le processus se répète, et chaque thyristor conduit pendant 


de  à   nous avons une période et nous remarquons que vch est composée de 6
22
Les redresseurs chapitre 2
arcs identiques = 2.q (q est le nombre de phase). Donc, la tension redressée
moyenne est :

1' 
2
6 6
Vch  
2 1
vch .d ( wt ) 
2 (v a  vb )d ( wt )

6

3 3
Vch  Vm cos

A noter que :
 pour     Vch > 0
 pour     Vch = 0
 pour     Vch < 0, dans ce cas, la puissance Pc = Vch Ich est inférieure à zéro.
Donc la puissance est transmise du moteur au réseau. C’est le processus de
régénération et le convertisseur fonctionne comme un onduleur non autonome.

Représentation des courants instantanés (figure 4.17.b) :


 ich est le courant dans la charge,
 iT1 est le courant dans le thyristor T1,
 ia est le courant dans la phase ‘a’ : Ce courant passe pendant la conduction
de T1 ou T1’. Le fondamental de ia est représenté en pointillé (ia1).
 Le déphasage entre va et ia1 est  ce qui représente le facteur de
puissance secondaire.

Calcul du facteur de puissance (exemple :  :

Donc ,          


Puissance active P = Vch.Ich
Puissance apparente S = 3V.Ia (V et Ia sont la tension et le courant
secondaires efficaces.
Facteur de puissance : f.d.p =P/S.

23
Les redresseurs chapitre 2

2  1 2 2
Ia   I .d ( wt )   I ch
2
I ch2
2 
ch
3 3 3
3 3 3 9 2
Vch  V 2  V
 2 2
9 2
VI ch
PF  2 
3 3

3
2 2 2
3VI ch
3
Donc le déphasage est    entre va et le fondamental de ia.

4.3.4. Le pont mixte symétrique :

C'est un pont composé de 3 thyristors et de 3 diodes (figure 4.18.a).

La figure 4.18.b représente la courbe de la tension vC pour   


Dans le cas général, nous avons;

Pour l’alternance positive (thyristors):


    
      
          

Pour l’alternance négative (diodes):
’ 
’    
’      


24
Les redresseurs chapitre 2

Séquences d’amorçage :
 à  : T1 avec D3, vch = va - vb
 à    avec D1, Fonctionnement de la charge en roue libre et vch = 0
 à ’ : T2 avec D1, vch = vb - va
’ à  : T2 avec D2 (Roue libre), vch = 0

et le processus se répète, où chaque thyristor ou diode conduit pendant 


On remarque que sur une période, nous avons 3 arches identiques, d’où :
7 7
6 6
3 3
Vch 
2 v ch .d ( wt ) Vch 
2 (v a  vc ).d ( wt )
 
6 6

4
v a  vc  Vm sin( wt )  Vm sin( wt  )
3
3Vm 7
3 3 
Vch 
2  6



6 
2
sin( wt ) 
2
cos(wt ) d ( wt )

7
3  3 3 3 3 3
(1) 6
 
 2
6
sin( wt ).d ( wt ) 
 4

4
cos  sin
4
7
 3  3 3 3
(2)  
6

6 

2
cos(wt ).d ( wt ) 
4

4
cos  sin
4

donc Vch 
3Vm
2
 3(1  cos )  323 V m (1  cos )

25
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

On remarque que Vch est positive quelque soit 


3 3
pour   0  Vch  Vm

pour     Vch  0

Figure 4.19 représente la variation de la tension de sortie aux bornes de la charge


Vch pour le pont mixte et pour le pont tous thyristors.

4.3.5. Les montages à commutation série (pont S3) :

Ce montage redresse les trois tensions engendrées dans des enroulements en triangle
(figure 4.20). C’est le cas des transformateurs à secondaire en triangle.

D1, D2 et D3 conduisent dès que les 3 tensions v1, v2 et v3 deviennent


successivement positives (intervalle de conduction = 2).

D1’, D2’ et D3’ conduisent dès que les 3 tensions v1, v2 et v3 deviennent
successivement négatives (intervalle de conduction = 2).

- 26 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

 Pour 0 < wt <  : D1 et D2’sont en conduction, d’où : vC=(-v2)


 Pour  < wt < 2 : D1 et D3’sont en conduction, d’où : vC=(v1)
 Pour 2 < wt <  : D2 et D3’sont en conduction, d’où : vC=(-v3)=v1+v2
 Pour  < wt < 4 : D2 et D1’sont en conduction, d’où : vC=(v2)
 Pour 4 < wt < 5 : D3 et D1’sont en conduction, d’où : vC=(-v1)
 Pour 5 < wt < 2 : D3 et D1’sont en conduction, d’où : vC=(v3)

Calcul de la tension moyenne de sortie VC (figure 4.21.a):


2 2
3 3
1 3
Vc  6
2  v .d (wt )  V

1 c 
 V

m sin( wt ).d ( wt )
3 3
2
3  3
Vc   Vm cos(wt )  Vc   Vm 
3 3 3Vm
3
   Vc  3
 3
  2 2  

Tension aux bornes d’une diode (exemple D1 : Vd1) - Figure 4.21.b :

 De 0 à 2 : D1 est conductrice, donc vD1 = 0


 De 2 à 4 : D2 est conductrice, donc vD1 = -v2
 De 4 à 2 : D3 est conductrice, donc vD1 = v1

- 27 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

Calcul de courants secondaires :

 Pour 0 < wt <  : D1 et D2’sont en conduction, d’où : iS1=(1/3).Ic (voir figure
4.22)
 IC est divisé en 2 branches; branche 2-2’-1 d’une résistance R et branche 2-3’-
3-1’-1 d’une résistance 2R.
 Donc, dans la branche 2-2’-1, nous avons (2/3).Ic, d’où iS2=(-2/3).Ic
 et dans la branche 2-3’-3-1’-1, nous avons (1/3).Ic : d’où iS1=(1/3).Ic et
iS3=(1/3).Ic

 Pour  < wt < 2 : D1 et D3’sont en conduction, d’où : iS1=(2/3).Ic


 Pour 2 < wt <  : D2 et D3’sont en conduction, d’où : iS1=(1/3).Ic
 Pour  < wt < 4 : D2 et D1’sont en conduction, d’où : iS1=(-1/3).Ic
 Pour 4 < wt < 5 : D3 et D1’sont en conduction, d’où : iS1=(-2/3).Ic
 Pour 5 < wt < 2 : D3 et D1’sont en conduction, d’où : iS1=(-1/3).Ic

On obtient un courant secondaire alternatif non sinusoïdal (figure 4.23)

- 28 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

- 29 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

Groupement de montages redresseurs

Il s’agit d’améliorer les performances d’un redresseur seul vis-à-vis de la charge, du réseau
ou bien des deux. On peut associer des redresseurs commandés ou non commandés, en série
ou parallèle.

I. Association de deux redresseurs P3 non commandés (tensions « faibles » et intensités «


élevées »)

Ce montage, représenté ci-contre, est connu sous le nom de « double étoile ».


Intérêts :
- une seule diode dans le circuit à chaque instant : la chute de tension est limitée.
- meilleur forme de tension que le
P3 seul puisque l’indice d’ondulation est de 6 au lieu de 3.
- meilleur facteur de puissance que le P6.

1. Fonctionnement :

Hypothèses:
- le courant continu est supposé parfaitement lissé, i1 (t ) et i2 (t ) sont ininterrompus (ils ne
s’annulent jamais).
- Les diodes, le transformateur et la bobine à point milieu sont supposés parfaits.

A chaque instant : I c  i1 (t )  i2 (t ) .
Si v1 (t ) est la plus grande des tensions parmi v1 (t ) , v2 (t ) , v3 (t ) : D1est passante :
di2 (t )
v1 (t )  u c t )  L 0
dt
Si v2' (t ) est la plus grande des tensions parmi v1' (t ) , v2' (t ) , v3' (t ) : D2' est passante :
di1 (t )
v2' (t )  u c (t )  L 0
dt
 di (t ) di (t ) 
v1 (t )  v1' (t )  2u c (t )  L 1  2   0
En additionnant les deux équations:
 dt dt 
di (t ) di (t ) v (t )  v 2 (t )
Or : 1  2  0 si le courant est parfaitement lissé d’où: u c (t )  1 .
dt dt 2

- 30 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

2. Etude des tensions:


Les deux redresseurs P3 (l’un constitué de D1, D2, D3 et l’autre de D1' , D2' , D3' ) fonctionnent
indépendamment : on applique pour chacun les règles des commutateurs à cathodes
communes.
D1 est passante lorsque v1 (t ) est la plus grande parmi v1 (t ) , v2 (t ) , v3 (t ) et ainsi de suite…
D1' est passante lorsque v1' (t ) est la plus grande parmi v1' (t ) , v2' (t ) , v3' (t ) et ainsi de suite…
La loi des mailles appliquée sur la maille en rouge donne : -uc1 + uL1 + uc = 0. L’intensité
3V 2 3
i1 étant périodique, la valeur moyenne de uL1 est nulle donc u c  u c1  .la

valeur moyenne est égale à celle d’un P3 ce qui était prévisible car il s’agit de deux P3 en
parallèle.

- 31 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

Il y a six périodes de la tension redressée sur une période du réseau : la fréquence de la


tension redressée est de 300 Hz si celle du réseau vaut 50 Hz : c’est le double de la
fréquence de la tension redressée en sortie d’un P3 donc le filtrage est plus facile.
Tension aux bornes d’une diode.
On s’intéresse à la diode D1 (voir l’orientation de vD1 sur le schéma ci-contre)
- lorsque D1 est passante, la tension à ses bornes est nulle : vD1 = 0
- lorsque D2 est passante, l’application e la loi des mailles sur la maille en rouge permet
d’écrire : v1 –vD1- v2 = 0 soit vD1 = u12.
Cette maille est intéressante car la tension aux bornes de D2 est nulle dans cette situation.
- lorsque D3 est passante, l’application e la loi des mailles sur la maille en bleu permet
d’écrire : v1 –vD1- v3 = 0 soit vD1 = u13. Cette maille est intéressante car la tension aux
bornes de D3 est alors nulle.

3. Etude des courants


 5
La diode D1 est passante de à elle est alors parcourue par la moitié du courant
6 6
I
circulant dans la charge, soit i D1  c .elle est bloquée le reste du temps, on alors i D1  0 .
2
7 11
La diode D1' est passante de à elle est alors parcourue par la moitié du courant
6 6
I
circulant dans la charge, soit i D 2  c .elle est bloquée le reste du temps, on alors i D 2  0 .
2
Courant i p1
Les enroulements parcourus par ip1, iD1 et iD’1 sont bobinés sur la même colonne de
transformateur. D’après la loi de compensation des ampère tours :
n1i p1  n2 iD1  n2 iD' (pour les signes, se référer aux têtes d’enroulement).
1

 5 n I 7 11 n I
De à : i p1  2 . c et de à : i p1   2 . c
6 6 n1 2 6 6 n1 2
Facteur de puissance au primaire :
P u I
k   c c avec V P et I p les valeurs efficaces des tensions simples et intensités en ligne
S 3V p I p
au primaire.
n1
VP  V car V est la valeur efficace des tensions aux bornes des enroulements secondaires.
n2
Calcul de la valeur efficace I p de l’intensité en ligne au

- 32 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

2
n I   5   n2 I c 2
primaire : I p   2 . c  .   .
 n1 2   6 6  n1 2 3
3V 2 3
Ic
Finalement : k  2 3
 . C’est la même valeur que pour le PD3.
n n I 2 
3 1V 2 c
n2 n1 2 3
Ce montage est intéressant car il divise par deux les chutes de tension aux bornes des diodes
par rapport au PD3, il est utilisé pour les charges demandant des courants élevés sous des
tensions faibles.
Remarque : si l’intensité n’est pas suffisamment importante, les courant i1(t) et i2(t) peuvent
s’annuler, on retrouve le fonctionnement du P6.

II.Groupements en antiparallèle
Intérêt : les redresseurs tout thyristors sont réversibles en tension mais pas en courant.
Pour obtenir cette réversibilité, on associe deux ponts complets « tête bêche ». En triphasé
on peut utiliser le montage suivant :

On distingue deux types de fonctionnement :


- avec courant de circulation
- sans courant de circulation

1. Avec courant de circulation


a. Principe de fonctionnement
On note 1 l’angle de retard à l’amorçage des thyristors du pont 1 et  2 celui pour le pont 2 .
Les deux ponts sont commandés simultanément, la somme des valeurs moyennes doit donc
être nulle, en déduire la relation entre les angles d’amorçage  1 et  2 .
La loi des mailles pour les valeurs moyennes donne u c1  u c 2  0 (la valeur moyenne des
tensions aux bornes des inductances est nulle car le courant qui les traverse est périodique).
3V 2 3 3V 2 3
Comme u c1  cos 1 et uc2  cos 2 ,les angles d’amorçage doivent
 
être reliés par cos 1  cos 2  0 , soit  1   2   .
Ce qui est vrai pour les valeurs moyennes ne l’est pas pour les valeurs instantanées, d’où
la nécessité des bobines en sortie de chaque pont afin de limiter le courant de circulation
entre les deux ponts.
Exemple de fonctionnement :
La valeur efficace des tensions composées d’alimentation vaut 400 V, le courant dans la
charge est supposé parfaitement lissé et son intensité est notée Ic. La valeur moyenne de la

- 33 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

tension aux bornes de la charge est notée Uc et P est la puissance qu’elle reçoit.

 2 (degrés) Fonctionnemen Fonctionnemen Fonctionnemen


Ic (A) 1 Uc (V) P (W)
(degrés)
t t t
30 3 150 470 14100 charge
Récepteur P1
Redresseur P2
Onduleur
30 0
15 30 - 470 - 14100 Générateur Onduleur Redresseur
- 30 0
15 30 - 470 - 14100 Générateur Onduleur Redresseur
- 30 30 150 470 14100 Récepteur Redresseur Onduleur
0
3V 2 3
Uc est calculé à partir de la relation u c  u c1  cos 1 , en prenant

V 3  400 (tension composée).
La puissance est calculée par : P  U c .I c
- Avantages : l’inversion du sens du courant dans la charge peut se faire très rapidement.
- Inconvénients :
Les bobines de lissage augmentent le coût du montage.
Le courant de circulation se superpose au courant dans la charge. Il entraîne des pertes
supplémentaires et contraint à une augmentation du calibre des thyristors.
L’angle de garde en fonctionnement onduleur empêche d’aller au-delà de 30° en redresseur.

2. Sans courant de circulation


a. principe de fonctionnement :
A chaque instant, les thyristors d’un seul pont reçoivent des impulsions. Le choix se
fait à partir des informations de courant, de vitesse (si la charge est une machine à courant
continu) et de la consigne.
Procédure à suivre pour inverser le sens du courant (passage du pont 1 au pont 2) :
- annulation du courant en fonctionnement pour le pont 1.
- dès que le courant s’annule, on cesse d’envoyer des impulsions sur le pont 1 (il ne faut
pas perdre le contrôle de l’onduleur).
- temporisation après la dernière impulsion pour attendre le blocage effectif.
- commande des thyristors du pont 2.

Un seul pont est actif à un moment donné, seule la bobine en série avec la charge est utile
(plus économique que la solution avec circulation de courant).

Fonctionnemen Fonctionnemen Fonctionnemen


Ic (A)  1 (degrés)  2 (degrés) Uc (V) P (W) t t t
30 Non charge P1 P2
30 commandé 470 14000 Récepteur Redresseur Inutilisé
30 Non
150 commandé - 470 - 14000 Générateur Onduleur Inutilisé

- 34 -
Les convertisseurs AC/DC chapitre II

- 30 Non
commandé 150 470 - 14000 Générateur Inutilisé Onduleur
- 30 Non
commandé 30 - 470 14000 Récepteur Inutilisé Redresseur

III. Association série d’un PD3 et S3 non commandés (diminution de l’ondulation et


amélioration du facteur de puissance).
Intérêts :
- l’indice d’ondulation est égal à 12 alors que pour le PD3 et le S3, il est égal à 6.

- le facteur de puissance de chaque secondaire est meilleur que celui


d’un redresseur seul ayant un indice d’ondulation égal à 12.
1. Fonctionnement
La mise en série impose que la valeur moyenne de la tension en sortie de
chacun des ponts soit identique, en déduire la relation entre les nombres de
spires des enroulements du secondaire en triangle et des enroulements du
secondaire en étoile.

Les valeurs moyennes des tensions de sortie de chaque pont sont données
par reliées aux valeurs efficaces des tensions aux bornes des enroulements
par :

PD3 (pont du haut) : u c1  3V y 2 3 Vy est la valeur efficace de la tension aux


 bornes d’un enroulement secondaire.
S3 (pont du bas) : uc 2  3Vd 2 Vd est la valeur efficace de la tension aux
 bornes d’un enroulement secondaire.
V y n2 y Vd n2 d
Relation des tensions pour les transformateurs « colonnes » :  et  avec
V n1 V n1
n 2 y et n2 d les nombres de spires pour les secondaires en étoile et en triangle et V la valeur
efficace des tensions simples au primaire.
n2 y n 2d
3 2 3 3 2
n1 et u c 2  n1 .
Les valeurs moyennes des tensions redressées deviennent u c1 
 
n2 y n2 d
3 V 2 3 3 V 2
n1 n1
Leur égalité conduit à la relation  soit n2 y 3  n2d
 

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