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Khouloud Mahdi MP1_ELT

Le protocole de Kyoto

Définition

Le Protocole de Kyoto est un accord international visant à la réduction des émissions de gaz à


effet de serre .

Acté en 1997, il est le prolongement de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques adoptée en 1992 au sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil).
L’objectif initial du protocole de Kyoto était de parvenir durant la période d’engagement 2008-2012
à la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique d'au moins 5% (dans
les pays engagés) par rapport aux niveaux de 1990. Une seconde période d'engagement a été
fixée lors du sommet de Doha en décembre 2012. Elle s'étend du 1er janvier 2013 au 31 décembre
2020.

Le protocole a été signé le 11 décembre 1997 lors de la troisième conférence annuelle des Parties
(« COP3 ») à Kyoto au Japon. Pour entrer en vigueur, il devait être ratifié par 55 pays développés
générant en consolidé au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 1990. Il
est entré en vigueur le 16 février 2005.

Objectifs du protocole de Kyoto


visent à:

 Lutter contre les changements climatiques


 Susciter une prise de conscience planétaire
 Sensibiliser l’opinion publique et les entreprises
 Mettre en place un cadre international sur les GES
Khouloud Mahdi MP1_ELT

Le protocole de Kyoto s'attaque aux émissions de 6 gaz à effets de serre :


Le protocole de Kyoto vise à réduire les émissions des gaz à effet de serre dues à l’activité
humaine. Les six gaz énoncés dans le traité sont les suivants :

 le gaz carbonique ou dioxyde de carbone (CO2), produit lorsque des composés


carbonés sont brûlés et en présence d'oxygène (combustion d’énergies fossiles, éruptions
volcaniques, respiration des plantes, des animaux et des hommes, incendies naturels de
forêts, etc.)
 le méthane (CH4) dû :
o aux fuites dans la gestion des gisements d’énergies fossiles (émissions des mines
de charbon, fuites lors de l’exploitation du gaz naturel -méthane- et torchage
incomplet du méthane relâché par l’industrie pétrolière)
o à la décomposition de la cellulose par les bactéries (fermentation anaérobie de la
biomasse dans les zones humides (marais, tourbières, rizières, etc.), dans les
décharges, dans la panse des bovins)
o à la combustion incomplète de la biomasse notamment lors des feux de forêts 

 deux halocarbures (HFC et PFC) : les gaz réfrigérants utilisés pour la climatisation et les
gaz propulseurs des aérosols
 le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) issu d’engrais azotés et de certains
procédés chimiques
 l'hexafluorure de soufre (SF6), utilisé dans des transformateurs électriques.

Les dates-clés du protocole

4 Février 1991 : le Conseil de l'Europe a autorisé la Commission à participer aux


négociations sur la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques,
adoptée à New York le 9 mai 1992.

Mars 1995 : Les États parties à la convention ont décidé, lors de la quatrième conférence
des Parties qui s'est déroulée à Berlin, de négocier un protocole contenant des mesures de
réduction des émissions pour la période postérieure à l'an 2000 dans les pays
industrialisés.

29 avril 1998 : La Communauté européenne signe le protocole.

Décembre 2001 : le Conseil européen de Laeken confirme la volonté de l'Union de voir le


protocole de Kyoto entrer en vigueur avant le sommet mondial de développement durable
de Johannesburg(26 août - 4 septembre 2002).

Avant le 1er juin 2002 : Les États signataires s'engagent à organiser la ratification dans la
mesure du possible en même temps que la Communauté européenne.
Khouloud Mahdi MP1_ELT

Les pays ayant signé le protocole

Au 18 novembre 2005 :

156 pays sur 192 pays indépendants ont signé, accepté ou approuvé le protocole :

 les 22 pays industrialisés suivants l’ont signé :Allemagne, Autriche, Belgique, Canada,
Danemark, Espagne Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Japon,
Liechtenstein , Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-
Uni, Suède, Suisse.

 les 13 pays suivants en économie de transition l’ont signé :Biélorussie, Bulgarie, Estonie,
Hongrie , Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Russie, Slovaquie,
Slovénie, Ukraine.

 121 pays en développement l’ont signé, dont l'Arabie Saoudite, le Brésil, la Chine, l'Égypte,
les Émirats Arabes Unis et l'Inde.

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