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Université MOHAMMED Premier

Faculté des Sciences Juridiques


Oujda Economiques et Sociales

Département des sciences économiques et de gestion


Filière : Sciences économiques et de gestion
Option : économie et gestion

Mémoire de fin d’étude sous thème :

Le rôle du système bancaire Marocain


dans le financement de l’économie

Encadré par : Mme : BOUALI RAHMA

Réalisé par : N° d’inscription :


OUCHNI RACHID 29064

Année universitaire : 2011/2012

Sommaire :
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

...................................................................................................................3
INTRODUCTION GÉNÉRALE :.......................................................................3
Partie I :............................................................................................................... 5
Système bancaire Marocain et différents modes de financement de l’économie :....5
Introduction :...............................................................................................6
CHAPITRE I : ........................................................................................................ 6
GÉNÉRALITES SUR LE SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN : .....................................6
.......................................................................................................................................6
Section 1 : SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN : .........................................................6
Historique, principales réformes et importance : ......................................................6

Para 1: Emergence et évolution du système bancaire Marocain: ...................................7


Para 2 : Principales réformes du système bancaire Marocain :.......................................8
Para 3 : Rôle du système bancaire :...............................................................................11
CHAPITRE 2 : ..................................................................................................... 15
Les différents modes de financement :..............................................................15
..........................................................................................................................................16
Section 1 : Le financement interne ou l’autofinancement :.............................................16
Para 1 : Notion de l'autofinancement :...........................................................................17
Para 2 : Les déterminants de l'autofinancement :..........................................................18
Para 3: les avantages de l'autofinancement et ses inconvénients :.................................21
Section 2 : Le financement externe :.........................................................................23
Para 1 : financement indirect « institutions financières » :............................................23
Para 2 : Le financement direct :.....................................................................................29
PARTIE II :.......................................................................................................... 49
ETUDE EMPIRIQUE SUR LE FINANCEMENT DE l’ÉCONOMIE :.............................50
INTRODUCTION :........................................................................................50
CHAPITRE I :....................................................................................................... 54
LE CADRE GENERAL DE L’ENQUETE :.................................................................54
Section 1 : l'échantillon choisi :.........................................................................................55
Section 2 : les questionnaires :..........................................................................................56
CHAPITRE II :...................................................................................................... 58
ANALYSE DES RESULTATS :................................................................................ 58
Section 1 : L'analyse du questionnaire adressé aux PME :................................................58
Section 2 : L'analyse du questionnaire adressé aux banques :...........................................58
CONCLUSION DU DEUXIEME CHAPITRE :....................................................58

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

CONCLUSION GÉNÉRALE :..........................................................................59

INTRODUCTION GÉNÉRALE :

L'enseignement dispensé à l'Université Mohamed V au cours de ces trois années vise non
seulement à nous former aux méthodes et aux concepts d’économie,de gestion et de finance mais
tend également à nous ouvrir l'esprit et à nous faire connaître de façon plus ou moins
approfondie de nombreux domaines parallèles très différents.

Ainsi, au cours de notre parcours universitaire on a pu, entre autre, être sensibilisé au
monde de financement des banques.

Ce domaine, a suscité chez nous un grand intérêt et nous a notamment donnés envie
d'approfondir notre connaissance de ce mode de financement.

L'exercice du mémoire constituait un bon moyen d'enrichir nos connaissances dans ce


domaine ; La nature même du travail demandé, recherche théorique, analyse, synthèse et
réflexion générale sur la problématique, on pense, les éléments nécessaires à une maîtrise assez
complète du sujet traité.

A l'heure où l'on peut parler d'un essor du monde de financement des banques comment
pouvions-nous parler de financement des banques sans imaginer l'intérêt de ce mode de
financement pour l'économie de tout pays. Cependant, l'apport de financement des banques
semble encore modeste dans certaines économies, notamment dans celles des pays sous-
développés ce qui peut provoquer une certaine hésitation de la part des demandeurs des crédits,
pour les quels ce monde reste encore ambigu.

Phénomène de mode dans un monde d'apparence? Ou outil sérieux de réussite des


investissements ? Existe-t-il un appareil informatif capable d'attirer plus des demandeurs de
fonds ?quelles sont les garanties offertes aux banques ?

Tout l'intérêt du sujet de mon mémoire réside dans ces quelques points. Il faut reconnaître
que notre désir de connaître le fond réel des choses dont tout le monde parle sans réellement
savoir ce dont il s'agit a été le point de départ de notre cheminement. Sans prétendre « avoir fait
le tour » d'un sujet aussi vaste, on voulait apporter ici quelques éclaircissements sur une

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Mémoire 2012
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approche particulière de cette activité et donner quelques humbles éléments de réponse à la


problématique suivante.

Définition de la problématique

Tout le monde connaît, comment le système bancaire a "envahi" le marché financier dans
tous les pays occidentaux, et ensuite dans les pays du tiers monde. Au moment où la crise
financière de l'endettement au début des années 80 s'est éclatée, à cause de la pénurie des
ressources financières.

Une nouvelle politique financière caractérisée par la finance directe, est devenue le
moteur du marché financier.

Et comme le Maroc, appartient à un système économique mondial, il est normal que notre
économie suit ce chemin de la désintermédiation. Et on, peut dire que le Maroc est considéré
comme un pays au seuil de l'émergence financière dès 1991. Et malgré ça, il fallait attendre
l'importance réforme du système financier de 1993. Donc quel est le rôle du système bancaire
dans le financement de l’économie ? Quelles sont les principales réformes de ce système ? Et
quels sont les différents modes de financement ?

Toutes ces questions vont être abordées dans ce mémoire de fin d'étude. Qu’on a choisi
parce qu'il nous a semblés le plus important pour étudier.

En effet, le système bancaire concerne l'avenir de notre pays, et son développement


impliquera certainement le développement de notre pays.

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Mémoire 2012
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Partie I :
Système bancaire Marocain et différents modes
de financement de l’économie :

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Mémoire 2012
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Introduction :

Pour parler du rôle du système bancaire Marocain dans le financement de


l’économie qui représente un sujet d’actualité et qui met en relation plusieurs
agents économiques, il faut bien définir un ensemble de concepts clés qui nous
permettent de mieux cerner ce thème.
Cette partie est consacrée à l’étude de ces concepts qui sont : d’une part, les
généralités sur le système bancaire Marocain qui sera traité dans le premier
chapitre, d’autre part, on parlera dans un second chapitre sur les différents modes
de financement de l’économie.

CHAPITRE I :
GÉNÉRALITES SUR LE SYSTEME
BANCAIRE MAROCAIN :

Section 1 : SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN :

Historique, principales réformes et importance :

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Para 1: Emergence et évolution du système bancaire Marocain1:


L'ouverture des premiers guichets bancaires au Maroc date de la deuxième
moitié du 19ème siècle. L'Acte d'Algésiras, signé en 1906 par les délégués de
douze pays européens, des Etats-Unis d'Amérique et du Maroc, a institué la
Banque d'Etat du Maroc qui sera effectivement créée, à Tanger, en 1907 sous
forme de société anonyme, dont le capital était réparti entre les pays signataires, à
l'exception des Etats Unis. Outre les opérations à caractère commercial, la Banque
d'Etat du Maroc disposait du privilège de l'émission de la monnaie fiduciaire sur
tout le territoire du Royaume et assumait le rôle d'agent financier du gouvernement
marocain. Avec l'avènement du protectorat français en 1912, de nombreuses
filiales de grandes banques commerciales européennes, notamment françaises, de
banques d'affaires et de groupes financiers étrangers se sont installées au Maroc.
De même, ont vu le jour des institutions financières marocaines remplissant des
fonctions spécifiques et intervenant dans des domaines particuliers.
L'exercice de l'activité bancaire, qui n'était régi par aucun texte particulier, a
été organisé pour la première fois en 1943, suite à la promulgation du dahir du 31
Mars relatif à la réglementation et à l'organisation de la profession bancaire. Les
modalités d'application de ce dahir ont été fixées par l'arrêté du Directeur des
Finances de la même date, puis modifiées et complétées par les arrêtés du 15
janvier 1954, du 17 janvier et du 16 avril 1955. Le champ d'application des textes
des documents susvisés, qui ne concernait que la zone territoriale sous protectorat
français, a été étendu par les arrêtés du 14 août 1958 et du 31 mars 1960,
respectivement à la zone sous occupation espagnole, puis à la province de Tanger
qui disposait d'un statut particulier.
Au lendemain de l'indépendance du Maroc en 1956, les bases d'un système
bancaire national ont été mises en place. Ainsi, la Banque du Maroc a été instituée
par le dahir n° 1-59-233 du 30 juin 1959 pour se substituer à la Banque d'Etat du
Maroc et assurer la fonction de Banque Centrale. Créée sous forme d'établissement
public doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, cette institution

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(http://www.abhatoo.net.ma/).

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Mémoire 2012
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s'est vue confier le privilège de l'émission de la monnaie fiduciaire, ainsi que la


mission de veiller à la stabilité de la monnaie et de s'assurer du bon fonctionnement
du système bancaire.
D'autre part et afin de répondre aux objectifs de développement et aux
besoins de financement spécifiques à des secteurs économiques jugés prioritaires,
l'Etat a procédé à la création d'organismes financiers spécialisés et à la
restructuration de certaines institutions existantes. Ainsi, furent créés, en 1959, la
Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), le Fonds d'Equipement Communal (FEC), la
Caisse d'Epargne Nationale (CEN), la Banque Nationale pour le Développement
Economique (BNDE) et la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE).
L'année 1961 a vu la restructuration du Crédit Agricole et du Crédit Populaire. Le
Crédit Immobilier et Hôtelier, qui a succédé en 1967 à la Caisse de Prêts
Immobiliers du Maroc, a été réorganisé conformément aux dispositions du décret
royal portant loi du 17 décembre 1968. Cette période s'est caractérisée également
par la réduction du nombre des banques, qui a été ramené de 69 à 26 entre 1954 et
1961, sous l'effet conjugué de la fusion et de la disparition de certains
établissements.
La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du
système bancaire marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n° 1-67-
66 du 21 avril 1967 portant loi relatif à la profession bancaire et au crédit, dont les
principaux apports consistent en une définition plus précise de l'activité des
banques, la délimitation des attributions des autorités de tutelle et de surveillance
et l'institution d'une réglementation plus appropriée.
Cette loi établissait une distinction très nette entre les banques commerciales
ou de dépôts, et les organismes financiers spécialisés (OFS).
Para 2 : Principales réformes du système bancaire Marocain2 :
A partir des années 90 le Maroc a entamé des réformes visant la mise en
place d’un système financier moderne, libéral et permettant de favoriser la reprise
de l’investissement en vue d’assurer une croissance forte et durable. Deux étapes
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(http://z.ouriqua.over-blog.net/article-30617048.html).

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Mémoire 2012
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importantes de ces réformes ont touché l’ensemble des composantes du secteur


financier Marocain.
I-La première étape à partir du 06 Juillet 1993 :
Le secteur bancaire marocain a fait l'objet en 1993 d'une importante réforme,
qui a introduit un concept nouveau, largement inspiré de l’expérience
internationale, avec la promulgation du dahir portant loi n° 1-93-147 du 15
moharrem 1414 (6 juillet 1993) relatif à l'exercice de l'activité des établissements
de crédit et de leur contrôle. Ce texte qui avait expressément exclu de son champ
d'application Bank Al-Maghrib, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), le
service de comptes courants et de chèques postaux, le service de mandats postaux,
la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), la Caisse Centrale de Garantie (CCG), les
banques off-shore et les compagnies d'assurances et de réassurances, avait permis,
en effet :
 La refonte du cadre législatif régissant l’activité du système bancaire par :
 l’introduction de la notion de « banque universelle » ;

 l’introduction du concept d’établissement de crédit « EC » (banques


et sociétés de financement) et l’unification de leur cadre juridique ;
 la limitation des autorisations administratives aux seules décisions
stratégiques ;
 l’implication du Comité des Etablissements de Crédit dans l’octroie
de l’agrément par le Ministre des Finances ;
 l’instauration de mécanismes de protection de la clientèle, en
particulier les déposants, en mettant en place un fonds de garantie des
dépôts ainsi qu'un mécanisme de soutien aux établissements de crédit
en difficultés ;
 la consolidation de la concertation à travers, notamment, la mise en
place des deux organes suivants : Le Conseil National de la Monnaie
et de l'Epargne " CNME " présidé par le Ministre des Finances et le

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Mémoire 2012
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Comité des Etablissements de Crédit " CEC ": présidé par le


Gouverneur de Bank Al-Maghrib;
 le renforcement du pouvoir de la banque centrale, notamment en ce
qui concerne ses attributions en matière prudentielle et l'extension de
ses contrôles aux personnes morales liées aux établissements de
crédit ;
 la soumission des EC à une réglementation comptable spécifique
(PCEC) qui déroge aux obligations comptables des commerçants
(l'arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances n° 1331-99 du 11
Joumada I 1420 (23 Août 1999).
 La déréglementation de l’activité bancaire par :
 la suppression des emplois Obligatoires ;

 la libéralisation des taux d’intérêt (avec un taux max).

 Le renforcement de la réglementation prudentielle :


Capital minimum, solvabilité (coef. minimum de solvabilité), division
des risques (coef. maximum de division des risques), liquidité (coef.
Minimum de liquidité), position des changes (coef. maximums relatifs
aux positions de change), les règles relatives à la classification des
créances en souffrance et à leur couverture par les provisions, les
règles régissant les prises de participations et le système de contrôle
interne.
 La modernisation des instruments de la politique monétaire par :
 la suppression de l’encadrement du crédit ;

 l’abolition des mécanismes de réescompte à taux fixe ;

 l’institution d’instruments indirects de régulation des agrégats


monétaires …etc.
Après, une panoplie de textes juridiques, qui visent l’ouverture internationale
du secteur financier marocain et son environnement, ont suivi entre 1993 et 2002.
Dans ce cadre le code de commerce (la loi 15-95) et la loi 17-95 relative aux
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sociétés anonymes, viendront également confirmer et compléter le droit bancaire


marocain, en particulier, au niveau du droit cambiaire de certains nantissements,
des contrats bancaires et des entreprises en difficultés. D’autres réformes qui
touchent le marché des capitaux ont concerné :
 la modernisation de la gestion de la bourse ;

 la mise en place du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières ;

 la création du Dépositaire Central «MAROCLEAR » ;

 la création des titres de créances négociables : TCN ;

 la mise en place du marché hypothécaire.

Cette modernisation du paysage financier et principalement le marché des


capitaux a été poursuivie en 2003, dans le but de renforcer la sécurité et la
transparence de ce marché et lui permettre de s’adapter aux normes internationales
et faire face à la globalisation financière. Ainsi, six textes de lois ont vu le jour. Il
s’agit de :
 la loi relative aux offres publiques ;

 la loi relative aux opérations de pension ;

 la loi relative à la bourse des valeurs ;

 Dahir portant loi sur le CDVM ;

 la loi relative au Dépositaire Central ;

 la loi relative aux OPCVM.

II-La deuxième étape vers la fin 2005 et début 2006 :


Afin de rapprocher encore davantage la législation nationale des standards
internationaux et surtout aux principes du comité de Bâle, les lois 76-03 (portant
statut de Bank Al-Maghrib) et 34-03 (relative aux établissements de crédit et
organismes assimilés) ont été promulgués, respectivement par les Dahirs 1-05-38
du 20 chaoual 1426 (23 novembre 2005) et 1-05-178 du 15 moharrem 1427 (14
février 2006).
Para 3 : Rôle du système bancaire :
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Le processus d’épargne/investissement dans les économies capitalistes est


organisé autour de L’intermédiation financière, leur faisant un établissement
central de la croissance économique. En effet, les intermédiaires financiers sont
des entreprises qui empruntent aux consommateurs/épargnants et prêtent aux
compagnies qui ont besoin des ressources pour l'investissement.
De ce fait, il sera mieux de recourir à l’intermédiation bancaire : les ménages
achètent des titres émis par les intermédiaires qui investissent à leur tour l'argent en
le prêtant aux emprunteurs.
C’est ainsi que les intermédiaires financiers sont susceptibles d’offrir des
services spécifiques que les marchés financiers n’en peuvent pas les fournir :
- Banques en tant que moniteurs délégués :
Depuis que l’opération de contrôle est devenu coûteuse, il est plus efficient
de déléguer cette tâche a un agent spécialisé : la banque.
Les emprunteurs doivent être contrôlés à cause de l’existence d’asymétrie
d’information ex poste selon laquelle les prêteurs ne disposent pas d’information
concernant la production de l’entreprise. En effet, seuls les emprunteurs
individuels peuvent observer l’output réalisé de leurs projets, de ce fait, les contrats
seront plus précis concernant le rendement réalisé.
Par conséquent, le prêteur peut être défavorisé dans le cas où l’emprunteur
n’est pas en mesure d’honorer ses promesses ex-antes de payer, sauf s’il existe une
incitation de le faire. Une des solutions proposée par Diamond pour résoudre ce
problème est la possibilité de s’engager dans un contrat qui impose des pénalités
non pécuniaires pour l’emprunteur dans le cas où il n’honore pas ses engagements
dans un délai bien défini dans le contrat.
Ce contrat est coûteux puisque de telles pénalités réduisent l’utilité des
emprunteurs. En outre, si le prêteur dispose des technologies de production
d’information disponible, l’asymétrie d’information peut être surmontée par
l’application de ces technologies. Cette possibilité est moins coûteuse et plus
efficiente que d’imposer des pénalités non pécuniaires. Diamond nomme la

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Mémoire 2012
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production d’information concernant l’output réalisé par l’emprunteur


"monitoring": le contrôle.
- Banques comme producteurs de l'information
Si les informations concernant les opportunités d’investissement ne sont pas
disponibles, les agents économiques sont amenés à produire des informations. Si
les agents choisissent de produire la même information ceci va engendrer une
duplication inefficiente des coûts de production d’information.
- Banques comme lissoirs de consommation
Certains considèrent que les banques n’assurent pas les transactions mais, ils
sont plutôt des véhicules pour le lissage de la consommation : elles offrent
l'assurance contre les chocs affectant la courbe de la consommation du
consommateur.
En effet, le modèle de Diamant et de Dybvig suppose que les profits
engendrés par les opportunités de l'investissement disponible sont contradictoires
avec les voies de consommation suivis par les consommateurs. En particulier, les
consommateurs ont des besoins aléatoires de consommation, et satisfaire à ces
besoins peut les obliger à ne pas achever leurs investissements. Avoir de l’épargne
chez des intermédiaires financiers, permet d’atténuer ces chocs de consommation
et donc faire face à l’inachèvement de l’investissement.

- Banques comme fournisseurs de liquidité


La création monétaire se développe car la progression d’activité économique
exige un accroissement continuel de la quantité de monnaie dont doivent disposer
les agents économiques. Les organismes créateurs sont les banques, la banque
centrale et le trésor public.
En fait, les banques sont des institutions d’intermédiation financière et le
service qu’elles produisent est la mise à la disposition de leurs clients de liquidités
(des moyens de paiements). Pour comprendre le principe de la création monétaire,
il est nécessaire de distinguer deux types de monnaie :

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Mémoire 2012
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La monnaie centrale émise directement et exclusivement par la banque


centrale ou encore l’institut d’émission sous forme de billets ainsi que les soldes
créditeurs des banques commerciales inscrits sur les livres de la banque centrale ;
La monnaie de banque ou monnaie scripturale représentée par les
inscriptions en compte courant sur les livres des banques commerciales. Cette
seconde monnaie n’est pas un substitut de la première, elle s’ajoute en vérité à elle
pour constituer une monnaie véritable. Il s’agit alors d’une création monétaire
exnihilo (à partir de rien). Selon Keynes, les banquiers peuvent avoir recours aux
trois sortes d’actifs :
 Les lettres de change et les prêts ;
 Les placements ;
 Les avances à la clientèle.

- Banques comme mécanismes d'engagement


D’autres lient la fragilité de la structure du capital bancaire au rôle des
banques. Ces auteurs ont soutenu l’hypothèse selon laquelle les banques sont des
institutions opaques plutôt que des institutions non financières. Ils suggèrent que
les structures de capital bancaires sont délibérément rendues fragiles afin de ne pas
s'engager dans certaines activités. De ce point de vue, la fragilité peut être
considérée comme un attribut positif des banques.

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CHAPITRE 2 :
Les différents modes de financement :

Parler du financement de l’économie, c’est se demander comment les


différents agents économiques se procurent l’argent dont ils ont besoin pour régler
les investissements qu’ils désirent réaliser. Plusieurs possibilités s’offrent à eux.

Figure 1 : schéma détaillé des modes de financement de l’économie.

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Section 1 : Le financement interne ou l’autofinancement :


Figure 2 : schéma du mode de financement interne.

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Dans une entreprise, les bénéfices après impôts sont utilisés de deux façons:
une partie de ces bénéfices est distribuée aux actionnaires sous forme de
dividendes, l'autre partie est conservée par l'entreprise, reprise pour investir, c'est
l'autofinancement3.
Para 1 : Notion de l'autofinancement :
L'autofinancement est l'ensemble des ressources nouvelles engendrées par
l'activité de l'entreprise et conservées durablement par celle-ci pour financer ses
opérations à venir. Il est parfois appelé résultat brut ou profit brut, toutefois pour
lever toute l'ambiguïté que suscite le mot résultat E. COHEN 4 propose la définition
suivante : « l'autofinancement est le surplus monétaire dégagé par l'entreprise sur son
activité propre et conservé par elle pour financer son développement futur » quand à
d'autres auteurs « L'autofinancement correspond à une rétention de tout ou partie
de rémunération annuelle des actionnaires en vue de couvrir les divers besoins de
l'entreprise. Il s'agit donc d'un processus d'épargne réalisé au niveau de la société.
Comptablement, les sommes non distribuées sont mises en réserves, et ces réserves
lorsqu'elles sont suffisamment importantes, peuvent donner lieu à la distribution
gratuite d'actions »5.
L'autofinancement est la part de la capacité d'autofinancement (CAF)
consacrée au financement de l'entreprise. C'est la ressource interne disponible
après rémunération des associés.
Sa définition résultant du tableau de financement du plan comptable
générale (PCG) est la suivante :
Autofinancement = Capacité d'autofinancement - dividendes distribués au cours de l'exercice.

Les dividendes pris en compte correspondent au flux financier Réel6.

3
( B. Belletante, L. Mabéranlt : « Dictionnaire de la Bourse et des marchés » 2eme édition 2000 P : 121).

4
(E.COHEN - Gestion financière et développement financière P : 194).

5
(J. Pierre, P. Navat, P. Rambourg « Finance d'entreprise, finance de marché » édition 1994 P : 143).

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Les facteurs qui influent sur la détermination de l'autofinancement peuvent


être mis en évidence aux différentes étapes de sa formation, ces étapes peuvent être
représentées comme suit7 :
Para 2 : Les déterminants de l'autofinancement :
Les déterminants de l'autofinancement, en tant que surplus monétaire sécrété
et réinvesti dans l'entreprise, sont au nombre de cinq.
I-La politique de vente :
La détermination de la valeur ajoutée subit l'incidence directe de la politique
et des conditions de vente de l'entreprise ainsi que la maîtrise plus au moins grande
de la consommation de matières premières et d'énergie.
II-Les conditions de l’activité courante :
A ce niveau la formation de l'autofinancement est influencée par les
conditions de l'activité courante. Les financiers mettent fréquemment l'accent sur
l'influence exercée par la relation de partage salaires/profits. Mais l'ensemble des
caractéristiques de l'exploitation influence aussi favorablement ou défavorablement
sur le niveau de l'excédent brut d'exploitation et par conséquent sur
l'autofinancement qu'il contribue à dégager.

III- La politique de financement et de placement :


Cette incidence se situe à deux niveaux :
- D'une part le montant des prélèvements sur l'excédent dégagé sur les
opérations courantes sera conditionné par le niveau d'endettement et les taux
d'intérêts subis, par des incidents divers (vols, incendies, pénalités...etc.) ;

6
(Christian et Mirrlle Zambotto « Gestion financière, finance d'entreprise «
édition 1997 P : 22).

7
(E.COHEN. Gestion financière op.cit P : 199).

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- D'autre part les gains obtenus sur des titres de placements ou de


participations (produits financiers) ; des gains spéculatifs (plus-value de
cession par exemple) déterminent une augmentation de l'excédent.
Les facteurs financiers et les éléments exceptionnels interviennent eux aussi dans
la détermination de l'autofinancement.

IV- L'amortissement, la provision et leur relation avec l'autofinancement :


 L'amortissement et l'autofinancement :

L'amortissement est l'élément le plus important de l'autofinancement


puisqu'il persiste quelque que soit les conditions de rentabilité de l'entreprise, il
permet de libérer en franchise d'impôt un volant de liquidités qui doit en principe,
sauvegarder voire renforcer les ressources internes. La contribution de
l'amortissement à l'autofinancement est tributaire de la méthode d'amortissement
adoptée par l'entreprise.
Les entreprises disposent de deux systèmes d'amortissement :
l'amortissement linéaire et l'amortissement dégressif, d'où l'importance des règles
fiscales en la matière (durée, taux....).D.V1TRY attribue à l'amortissement un rôle
moteur dans le financement de l'expansion de l'entreprise « il est la principale des
deux sources de l'autofinancement, la seconde étant les profits non distribués »8
Dans le cas de l'amortissement linéaire, l'entreprise constitue chaque année
la valeur 1 /n de chaque investissement réalisé tout au long de la durée n. La
contribution de l'amortissement au financement de l'investissement dans ce cas
diminue avec l'augmentation de la durée de vie « n », celle du taux de croissance
« r » ou les deux à la fois .On en déduit que la contribution de l'amortissement au
financement des investissements est une fonction décroissante des valeurs n et r.
Il est important de remarquer l'effet positif de la diminution de la durée de
vie des actifs sur la capacité d'autofinancement de l'entreprise.

8
(Daniel Virty : "Amortissement et autofinancement". Développement économique édition 1968 P : 735).

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Mémoire 2012
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L'administration fiscale peut donc inciter les entreprises à réinvestir en leur


permettant d'amortir leurs actifs sur une durée plus courte ou par l'accélération de
l'amortissement.
L'amortissement dégressif permet à l'entreprise de constituer des dotations
très importantes au cours des premières années, mais qui sont décroissantes. Il
s'agit donc pour l'entreprise de reporter l'impôt vers la fin de la durée
d'amortissement. La contribution des dotations constitue l'autofinancement
diminué avec l'accélération du taux de croissance et une durée de vie allongée.
Mais il est importe de remarquer que la contribution de ce dernier est beaucoup
plus forte que celle du système linéaire.
 Les provisions et l'autofinancement :

A défaut d'une définition générale pour l'ensemble des provisions dans le


CGNC, il nous semble que la suivante pourrait être retenue : « La provision est
définie comme étant la constatation en comptabilité soit de la dépréciation d'un ou de
plusieurs éléments de l'actif non amortissables, soit d'une charge ou d'une perte non encore
réalisée que les événements en cours rendent probable »9.

Si l'amortissement constate une dépréciation certaine. La provision a pour


objet de constater une perte probable. Cette constatation rentre dans le cadre du
respect de l'un des principes fondamentaux de la comptabilité générale à savoir le
principe de la prudence. Il peut s'agir d'une perte de valeur d'un élément de l'actif :
on parle ici de provisions pour dépréciations, comme il peut s'agir d'une charge ou
d'un risque que l'entreprise va probablement supporter : on parle de provisions
pour risques et charges comme indique la définition.
Les entreprises peuvent également constituer des provisions à caractère
social ou économique. La constitution d'une provision à doubles avantages offre
d'une part un avantage provisoire de trésorerie puisque la provision devra
nécessairement être réintégrée dans le résultat fiscal, en effet, il importe de
distinguer entre les cas suivants :lorsque la perte ou la charge, objet de la provision

9
(Manuel pédagogique « code général de la normalisation comptable »).

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

constituée, se réalise, elle sera compensée par la reprise de cette provision, et si


elle n'est pas employée, en tout ou en partie, contrairement à sa destination, la
fraction détournée de son objet doit être réintégrée au résultat de l'exercice en
cours duquel le détournement a eu lieu.
D'autre part elle permet à l'entreprise de renforcer son autofinancement et
d'assurer le renouvellement et la modernisation de son équipement.
V- La politique de dividendes :
Une partie du cash-flow net sera éventuellement prélevée pour la
rémunération des propriétaires sous forme de dividendes et sort de l'entreprise.
L'autre partie reste à la disposition de l'entreprise et permettra de financer ses
activités futures : c'est l'autofinancement. Théoriquement les dividendes distribués
minimisent la capacité d'autofinancement de l'entreprise. Mais on constate que
cette notion de dividende est étrangère à la réalité financière des entreprises qui ne
distribuent quasi-aucun dividende.
Para 3: les avantages de l'autofinancement et ses inconvénients :
I- Les Avantages :
L'autofinancement présente des avantages certains sur un plan stratégique et
sur un plan financier :
- Sur le plan stratégique : L'autofinancement confère à l'entreprise des degrés de liberté
en matière de choix des investissements.
- Sur le plan financier : L'autofinancement constitue un facteur d'indépendance
financière appréciable, en particulier en période d'encadrement du crédit, il permet
à l'entreprise de limiter le recours à l'endettement et d'améliorer donc sa rentabilité,
en réduisant le poids des charges financières.
De plus, l'amélioration de la situation nette de l'entreprise s'accompagne
généralement d'une appréciation par le marché de la valeur boursière de l'action
pour les sociétés cotées10

10
(Rachid Beikahia, Hassan Oudad « Finance d'entreprise » P : 154).

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

De la même, l'autofinancement joue un rôle fondamental tant au niveau


d'entreprise qu'au niveau de l'économie nationale :
 Au niveau de l'entreprise :

- L'autofinancement est un financement interne disponible pour l'investissement


tant en vue de maintenir le capital économique qu'en vue d'assurer la croissance de
l'entreprise.
- Un gratuit remboursement des emprunts, donc un élément essentiel de la capacité
d'endettement de l'entreprise.
A ces deux titres, l'autofinancement est un moteur de croissance de
l'entreprise. Son ambiguïté demeure toutefois grande car s'il s'agit
incontestablement d'un moyen de financement, il ne signifie pas directement un
enrichissement de l'entreprise.
 Au niveau économique :

L'autofinancement fait l'objet de vives controverses de caractère parfois


politique. On lui reproche de diminuer, de manière sensible, la mobilité du capital
car il maintient l'épargne dans un secteur de l'économie. On l'accuse aussi de
mobiliser les conditions de partage du revenu au détriment des consommateurs, des
travailleurs ou des actionnaires11

II- Les inconvénients :


Les principaux inconvénients de l'autofinancement sont les suivants :
- L'autofinancement limite la croissance de la PME à sa capacité bénéficiaire
diminuée de l'impôt qui affecte les résultats ;
- L'autofinancement constitue un frein à la mobilité du capital dans la mesure où
les bénéfices sécrétés sont automatiquement réinvestis dans la même activité, il
contribue ainsi à une mauvaise allocation des ressources ;
- Une politique d'autofinancement trop volontariste peut léser à court terme les
actionnaires de l'entreprise ;
11
(P. Conso, F. Hemici, Op. Cit P: 47).

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

- Un autofinancement trop élevé peut susciter la mise en œuvre d'investissements


inutiles ;
- De la même façon, trop d'autofinancement peut amener l'entreprise à négliger
l'endettement12.
- L'autofinancement est également insuffisant pour couvrir tous les besoins de
fonds de l'entreprise. Si cette dernière ne fait pas appel à l'épargne extérieure, elle
peut être conduite à étaler ses dépenses sur une période trop longue où à choisir
des investissements de taille modeste13.

Section 2 : Le financement externe :

Para 1 : financement indirect « institutions financières » :


Figure 3 : schéma du mode de financement externe de l’économie.

12
(Rachid Belkahia, Hassan Oudad, Op. Cit, P: 155).

13
(P. Conso, F. Hemici, Op. Cit P : 254).

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Le financement de l’économie assuré par les agents financiers est appelé


intermédiation financière. L’intermédiation est la fonction de toutes les
institutions financières qui établissent un lien entre les capacités de financement
de certains agents et les besoins de financement d’autres agents.
Ce financement assuré par les institutions financières peut être monétaire
(lors d’une création de monnaie) ou non monétaire lorsque les agents financiers
n’ont qu’un rôle d’intermédiaires entre agents à capacité de financement et agents
à besoin de financement (voir le schéma). Ce rôle consiste en fait à transférer les
ressources financières des agents à capacité de financement vers les agents à
besoin de financement.

Figure 4 : schéma du mode de financement intermédié.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Si le financement monétaire est uniquement réalisé par les banques et le


trésor, toutes les institutions financières assurent un financement non monétaire.
Si certains agents disposent d’une capacité de financement (les ménages
essentiellement), d’autres (les sociétés non financières et les administrations
publiques) ont des besoins de financement. La question est d’identifier les raisons
pour lesquelles les agents à besoin de financement ne se procurent pas directement
des ressources auprès des agents à capacité de financement. Il s’agit donc
d’identifier les avantages de l’intermédiation financière (sous-section 1), mais
également les risques qui lui sont associés (sous-section 2).
I- Les avantages et les raisons de l’existence d’intermédiaires financiers :
Si les agents à besoin de financement et ceux à capacité de financement
disposaient de l’ensemble des informations sur les financements possibles, il
n’existerait pas d’intermédiaires financiers. Ainsi leur existence peut être expliquée
par des imperfections de marché : les agents ne disposent pas de l’ensemble des
informations nécessaires à leur prise de décision et le déroulement de la transaction
en matière de financement génère des coûts de transaction.
Les agents à capacité de financement ne savent pas nécessairement à qui
prêter leurs capitaux. Pour pouvoir les prêter, ils vont devoir faire des démarches,
rencontrer des emprunteurs potentiels, négocier le taux auquel ils traiteront… Par
ailleurs, l’acte de financement génère un risque. Ainsi, un agent à capacité de
financement qui désire placer ses capitaux court le risque de voir son emprunteur
devenir insolvable. Il lui faut donc évaluer les risques présentés par les différents
emprunteurs, ce qui peut ne pas être évident s’il ne dispose pas des compétences

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

requises. L’emprunteur peut cacher des informations au prêteur, enjoliver sa


situation afin d’obtenir les capitaux. En d’autres termes, il existe des asymétries
d’information. Compte tenu de ces asymétries, l’agent à capacité de financement
court le risque de prêter à un agent présentant des risques importants. En effet, en
raison des difficultés rencontrées par ce dernier pour trouver des prêteurs, il pourra
accepter un taux d’intérêt débiteur plus important… Il y a alors un risque de
sélection adverse ou d’anti-sélection.
De leur coté, les agents à besoin de financement n’ont pas nécessairement
connaissance des agents susceptibles de leur prêter les encaisses dont ils ont
besoin. En effet, cet agent n’a pas toujours une notoriété suffisante pour attirer,
sans recherche, les ressources des agents à capacité de financement. Chercher les
agents susceptibles de prêter des capitaux génère alors des Coûts.
Enfin, les offres et les demandes de capitaux ne sont pas nécessairement
compatibles que ce soit sur le montant ou sur le terme. Ainsi, si un agent à capacité
de financement dispose d’un million de dirhams qu’il souhaite placer, il lui faudra
trouver un agent désirant précisément ce million de dirhams ou plusieurs agents
désirant moins. De même, si un emprunteur souhaite obtenir deux millions de
dirhams, il devra trouver plusieurs prêteurs…
On outre, si l’agent à capacité de financement souhaite placer son million de
dirhams sur un an, il lui faut trouver un agent à besoin de financement souhaitant
emprunter lui aussi sur un an. Si les termes diffèrent (par exemple, l’agent à besoin
de financement souhaite emprunter sur dix ans), la transaction ne pourra avoir lieu.
Or, les ménages, principaux agents à capacité de financement, préfèrent, en règle
générale, prêter leurs capitaux à court ou moyen terme, de façon à pouvoir
récupérer leurs fonds. En revanche, les entreprises, agents à besoin de financement,
recherchent le plus souvent des capitaux à plus long terme…
L’intermédiation financière présente donc un certain nombre d’avantages
liés à la diminution des risques et à l’ajustement entre l’offre et la demande de
capitaux.
L’intermédiaire financier permet de limiter les risques d’illiquidité pour les
demandeurs de capitaux. Il permet d’obtenir des ressources, qu’ils n’auraient pu
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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

collecter par eux-mêmes. Il limite aussi le risque d’insolvabilité couru par le


prêteur de capitaux. L’intermédiaire est plus à même d’apprécier ces risques (c’est
son métier) et, dans la mesure où il a de nombreux débiteurs, il peut compenser
plus facilement l’insolvabilité de l’un d’entre eux. Il limite ainsi les asymétries
d’informations en produisant des connaissances sur les agents à besoin de
financement et réduit le risque de sélection adverse. L’épargnant transfère donc le
risque lié au financement sur l’intermédiaire financier.
L’intermédiation financière permet aussi d’ajuster l’offre à la demande de
capitaux. En effet, il peut cumuler les ressources collectées et les répartir en
fonction des souhaits des agents à besoin de financement. Il peut également opérer
une transformation de l’épargne : il collecte des ressources à court terme pour
financer des prêts à long terme.

II- Les risques associés à l’intermédiation financière :


L’intermédiaire financier, qui collecte des ressources à court terme et les
reprête à long terme, assure une transformation de l’épargne en faisant le pari que
tous les épargnants ne viendront pas simultanément récupérer leurs fonds.
Les agents financiers assurent une transformation lorsqu’ils centralisent
des ressources à court terme pour les prêter à long terme.
Cette transformation peut être évaluée en comparant leurs ressources à long
terme et leurs crédits à moyen et à long terme, i.e. leurs emplois à long terme.
Lorsque les ressources à long terme sont inférieures à ces crédits, les agents
financiers ont utilisé l’épargne liquide à court terme pour financer ces crédits. Il y a
transformation.
Exemple :
Imaginons par exemple que M. et Mme Kacimi aient placé leur épargne
sur un compte sur livret dans l’institution financière X pour un montant de
100 000 dirhams et acquis des titres à long terme émis par cette institution pour
un montant de 20 000 dirhams. Imaginons aussi que cette institution financière
ait prêté 80 000 dirhams à long terme à M. et Mme Filali pour financer la

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

rénovation de leur maison de campagne et 40 000 dirhams pour acquérir une


nouvelle chaîne hi-fi, le bilan de l’institution financière X se présentera de la
façon suivante :
Figure 5 : le bilan de l’institution financière X.
Actif Passif
Prêt à court terme à M. et Mme Livrets de M. et Mme Kacimi
Filali 40 000 Dhs. 100 000 Dhs.
Prêt à long terme à M. et Mme Filali Titres souscrits par M. et Mme Kacimi
80 000 Dhs. 20 000 Dhs.

Les emplois à long terme (les prêts à long terme) sont de 80 000 dirhams
alors que les ressources à long terme (ici les titres souscrits) sont uniquement de
20 000. L’institution financière X a ainsi effectué une transformation de l’épargne
pour un montant de 60 000 dirhams. Les ¾ de ces emplois à long terme ont été
financés par des ressources à court terme. Mais cette transformation comporte
cependant des risques pour l’intermédiaire financier.
En effet, imaginons que M. et Mme Kacimi, après une tempête ayant abimé
le toit de leur modeste demeure, aient brusquement besoin de l’argent déposé sur
leurs livrets afin de réparer avant que la bise ne fut venue… L’institution
financière X ayant utilisé ces ressources pour les prêter à long terme à M. et Mme
Filali, ne pourra satisfaire ce retrait… Elle est donc confrontée à un risque
d’illiquidité et, si elle ne peut se procurer des ressources rapidement, devient
insolvable, en situation de faillite.
Dans la réalité, le risque d’illiquidité est très faible dans la mesure où la
Banque Centrale intervient comme prêteur en dernier ressort.
Outre le risque d’illiquidité, l’institution financière court aussi un risque de
gestion. En effet, lorsqu’un agent dépose son épargne auprès d’une institution
financière, la rémunération qu’il obtiendra est certaine dans la mesure où elle est

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Mémoire 2012
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fixée par cette institution. En revanche, une institution financière court toujours un
risque de non remboursement des prêts qu’elle a accordés.
Par exemple, si M. et Mme Filali décident brusquement de déménager aux
Bahamas avant d’avoir remboursé la totalité de leur prêt, l’institution financière X
n’obtiendra pas les intérêts qu’elle attendait ni le capital restant dû. En revanche,
elle devra continuer à rémunérer l’épargne de M. et Mme Kacimi…
La transformation implique ainsi obligatoirement un versement d’intérêt à
l’épargnant, alors que la rémunération issue des prêts est aléatoire.
Enfin, l’institution financière court aussi un risque de taux. En général, les
prêts à long terme sont consentis à des taux plus élevés que les taux d’intérêt
pratiqués sur des placements à court terme. Par conséquent, l’institution financière
qui prête à long terme reçoit plus d’intérêts que ceux qu’elle doit verser pour les
ressources qu’elle collecte à court terme.
Cependant, lorsque la hiérarchie des taux s’inverse, i.e. lorsque les taux à
court terme sont plus élevés que les taux à long terme, ce qui peut arriver sur des
périodes généralement courtes, les institutions financières peuvent voir leurs
marges se réduire, et même devenir négatives : elles ont plus d’intérêts à payer
pour les ressources qu’elles ont collectées à court terme qu’elles n’en reçoivent
pour leurs emplois à long terme.

Para 2 : Le financement direct :


Figure 6 : les modes de financement direct de l’économie.

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Mémoire 2012
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I- Le financement externe à court et moyen terme : Le marché monétaire :


Le marché monétaire peut être défini comme le marché des capitaux
principalement à court et moyen terme par opposition au marché financier sur
lequel sont réalisés les emprunts et placements essentiellement à long terme.14
Il existe deux compartiments du marché monétaire à savoir :
- Le marché monétaire interbancaire (ou étroit) sur lequel les
établissements de crédits échangent les liquidités et la banque centrale
(BANK ALMAGHRIB : BAM) exerce sa fonction de régulation
monétaire ;
- Le marché monétaire des titres de créances négociables (ou élargi) sur
lequel les établissements de crédit et les agents non financiers
(entreprises par exemple) s’échangent des liquidités à court et moyen
terme.

14
( Berrada. M. Azzedine : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc éd : 1998 P : 189).

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1- Marché interbancaire15 :
Le marché interbancaire permet aux banques d’équilibrer leur trésorerie en
compensant entre elles leurs déficits ou excédents, ou en empruntant les sommes
complémentaires qui leur sont nécessaires auprès des différentes banques
spécialisées.
Mais avant de recourir au marché interbancaire pour leurs besoins en
trésorerie, les banques font généralement un arbitrage entre les différentes
possibilités de refinancement auxquelles elles peuvent accéder afin d’optimiser
l’utilisation des moyens financiers que ces possibilités procurent, en commençant,
bien entendu, par celles qui offrent les taux les moins élevés.
Antérieurement à la réforme de refinancement de Juin 1995, les banques
pouvaient se procurer des avances soit sur le marché interbancaire soit par le
réescompte auprès de Bank Al Maghrib des crédits privilégiés à taux peu élevés 16
ou encore par les différentes avances que celles-ci leur consentait sur le marché
monétaire.
Depuis la mise en place de cette réforme, seul subsiste le recours au marché
monétaire, où les transactions interbancaires se sont développés car offrant,
souvent, des taux plus avantageux que ceux de Bank Al Maghrib tout en suivant,
de prés, à la hausse comma à la baisse, l’évolution des taux directeurs de celle-ci.
2- Le marché des titres de créances négociables (TCN)17 :
L’institution en 1995 d’un marché des titres de créances négociables (TCN)
répondait à la double exigence d’élargissement de la gamme d’instruments
financiers et de levée du cloisonnement existant entre les différents compartiments
du marché monétaire, de manière à en accroître la liquidité et à favoriser la
détermination des taux d’intérêt par le jeu des mécanismes du marché. La

15
(Berrada. M. Azzedine : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc éd : 1998 P : 192).
16
(Avant la suppression de ce recours en Juin 1995, les taux de réescompte des crédits à l’exportation et des crédits
en moyen terme réescomptable consentis aux PME et aux jeunes promoteurs étaient fixés à 8%)

17
( A.Alliani :cours analyse économique Année).

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souscription à ces titres est ouverte à l’ensemble des agents économiques, résidents
ou non résidents.
Figure 7 : Les deux types de TCN.

2-1- Le marché des titres de créances négociables publics : bons de trésor


émis par adjudication :
Le marché des bons de trésor est celui où les volumes et les taux d’intérêt
des valeurs du trésor est celui où les volumes et les taux d’intérêt des valeurs du
trésor sont déterminés par le libre jeu des mécanismes du marché, c’est-à-dire par
la confrontation de l’offre et de la demande. Ce marché est actuellement ouvert à
toutes les catégories de soumissionnaires (personnes physiques ou morales,
résidentes ou non résidentes).

○ Les principaux intervenants émetteurs et souscripteurs :


Le trésor public comme émetteur de bons pour collecter les
fonds dont il a besoin.
les souscripteurs éligibles (les soumissionnaires) au marché
d’adjudication, à savoir :
D’une part, les établissements admis par le ministère des finances à
soumissionner directement sur le marché des adjudications des bons de trésor pour

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

leur propre compte et pour celui de leur clientèle. Ces établissements sont les
banques et la caisse de dépôt et de gestion.
D’autre part, les établissements admis à soumissionner uniquement pour leur
propre compte. Il s’agit de : caisse Marocaine des marchés, caisse centrale des
garanties, Dar Addamanne, Bank Al Amal.
○ Les intermédiaires en valeurs du trésor :
Ils sont représentés par des établissements financiers pour assurer
l’animation du marché d’adjudication et ce, à travers :
 l’évaluation et l’appréciation de la demande globale du marché avant
chaque adjudication ;
 l’acquisition d’au moins 8% des volumes adjugés chaque trimestre dans
les trois catégories de bons de Trésor (bons à court, à moyen et à long
terme).
○ La banque centrale «BAM » :
La banque centrale (BAM) assure le dépouillement des offres et l’inscription
en compte des transactions sur les bons du Trésor entre les opérateurs du marché
primaire.
○ Procédures d’adjudication :
Les émissions des bons de trésor s’effectuent selon le calendrier suivant :
 Tout les mardis pour les valeurs de Trésor à court terme d’une durée de :
13,26 et 52 semaines remboursable in fine, c’est-à-dire remboursement de la
totalité à l’échéance.
 Le deuxième et le dernier mardi de chaque mois pour les bons à moyen
terme de durée de 10 et 15 ans remboursables in fine.
 Le dernier mardi de chaque trimestre pour les valeurs de 20 ans,
remboursable in fine.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Le calendrier mensuelle des émissions et publié par le ministère des finances


qui se réserve le droit d’annulé des séances d’adjudication prévus ou de procéder à
des adjudications supplémentaires.
La globalité des bons émis dans le cadre des adjudications doit avoir un
montant unitaire, fixé par voie réglementaire. Ce montant est aujourd’hui de cent
mille dirhams.
Le paiement des intérêts se réalise à l’émission pour les bons à court terme
et annuellement et à l’échéance pour les bons à moyen et long terme.
○ Procédures de soumissions :
Les offres de soumissions sont transmises à BAM sous pli fermé selon un
formulaire préétabli, au plus tard 10 minutes avant l’heure de la séance
d’adjudication pour chaque catégorie de nos. Le soumissionnaire doit préciser le
montant (la valeur nominale) avec le taux (ou le prix) qui lui correspond.
Après l’heure limite de réception des offres, aucune offre ne peut être retirée
ou modifiée.
L’acceptabilité des offres et conditionnée par l’approvisionnement préalable
des comptes d’opérations soumissionnaires à concurrence du montant adjugé de
leurs offres (et/ou la production d’un ordre de virement signé par leurs banques ou
toute autre forme de cautions bancaires, à concurrence d’un moins le prix de leurs
offres). En cas de provision insuffisante du compte sont rejetées et une sanction est
calculée au taux de pénalité en vigueur à la banque centrale ce taux moratoire est
débité automatiquement du compte du titulaire.
○ Les intervenants sur le marché secondaire :
 Les entreprises qui ont des excédents en trésorerie et les épargnants qui ont
des fonds à investir et qui envisagent de les placer en bons de Trésor.
 Les personnes ou les entreprises qui ont en possession de bons de trésor et
qui ont des besoins de liquidités.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 Les intermédiaires qui ont pour rôle d’animer le marché par la mise en
contact de l’offre et de la demande ou en se portant eux-mêmes contrepartie
en vue d’assurer la liquidité du marché.
2-2- Le marché des titres de créances négociables privés :
Les T .C.N. ne peuvent être émis que par des personnes morales de droit
marocain. Ils doivent avoir un montant unitaire qui ne peut excéder celui des bons
de trésor émis par adjudication. Ce montant, qui a été fixé par l’arrêté du ministre
des finances du 9 octobre 1995 à 250.000 dirhams, à été ramené à 100 000 dirhams
par l’arrêté du 10 juillet 2001. (TCN : Dahir n° 1.95.3 du 26 janvier 1995, arrêté du
ministre des finances du 9 octobre 1995 et circulaire de Bank Al-Maghrib du 30
janvier 1996).
Les principaux titres qui se traitent sur ce marché sont : les billets de
trésorerie, les bons des sociétés de financement (BSF), et les certificats de dépôt.
• Les bons des sociétés de financement (BSF) : Ce sont des bons émis par les
sociétés de crédit à la consommation. D’une valeur nominale de 100 000
Dirhams le bon, ces titres sont émis auprès des investisseurs institutionnels,
surtout les OPCVM, et les compagnies d’assurances. Ces bons sont des titres
de dette stipulés au porteur, d’une durée déterminée, émis au gré de
l’émetteur et portant intérêt fixe ou révisable. Ils peuvent être souscrits par
des personnes physiques ou morales, résidents ou non résidents. L’échéance
est fixe et le montant unitaire est de 100 000 Dirhams. La durée est comprise
entre 2 ans au moins et 7 ans au plus.
Ils ne peuvent être émis que par les sociétés de financement pour un montant
ne dépassant pas 40% de l’encours de leurs emplois sous forme de crédit à la
clientèle.
• Certificats de dépôt : Ce sont des titres exclusivement créés par des banques
pour se refinancer entre elles. Ils interviennent surtout sur le marché
interbancaire qui fait office de lieu où les institutions financières achètent les
fonds dont elles ont besoin.

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Mémoire 2012
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• Les billets de trésorerie : créés en 1986, ces billets sont émis par des
entreprises commerciales et industrielles. Leu valeur nominale peut
également atteindre 100 000 dirhams le billet. Leurs maturités sont
comprises entre 10 jours et un an. Leurs émetteurs doivent disposer de fonds
propres d’un montant au moins égal à 5 millions de dirhams, et présenter au
moins trois bilans certifiés.
Exemple :
Emission de billets de trésorerie par NEXANS Maroc S.A. le conseil
déontologique des valeurs mobilières (CDVM) porte à la connaissance du
public qu’il a visé en date 20 février 2008 une mise à jour occasionnelle du
dossier d’information relatif au programme d’émission de billets de trésorerie
émis par NEXANS Maroc S.A. les principales caractéristiques du programme
susmentionné sont :
• Extension du plafond de l’émission de 150 millions de dirhams à 250
millions de dirhams ;
• Valeur nominale : 100 000 dirhams ;
• Maturité : de 10 jours à 1 an ;
• Taux d’intérêt : négociable, fixé à chaque émission en fonction des
conditions du marché ;
• Organisme chargé de placement : Crédit du Maroc. Les émissions se
feront au gré de l’émetteur après l’obtention du visa du CDVM. Le
dossier d’information visé par le CDVM est remis ou adressé sans
frais à tout souscripteur qui en fait le demande. Il est, en outre, tenu à
la disposition du public au siège de NEXANS Maroc S.A.

II- Le financement externe à long terme : Le marché financier :


1- Concept et compartiments du marché financier :
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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

1-1- Définition18 :
Par opposition au marché monétaire. Dans lequel les agents économiques
négocient entre eux leurs besoins et leurs excédents de capitaux à court et moyen
terme, Le marché financier est le lieu d’émission et de négociation des valeurs
mobilières, principalement les actions et les obligations. Son fonctionnement
repose sur l’activité de deux compartiments dont les fonctions sont différents mais
complémentaires : le marché primaire et le marché secondaire (ou la bourse).
C’est sur le marché primaire que sont mis à la disposition des investisseurs
les « nouveaux »titres. Il peut s’agir de titres nouvellement crées (on parle alors
« d’émission »). Les titres sont par la suite négociés et échangés sur les marchés
boursiers qui constituent le marché secondaire.
Le marché financier est l’une des sources de financement de l’économie. Il
permet aux sociétés privées et publiques, aux collectivités locales et à l’Etat de se
procurer des fonds pour financer leurs investissements en faisant appel directement
ou indirectement aux épargnants.

1-2- Compartiments du marché financier :


Le marché financier, communément appelé les marchés des valeurs
mobilières, est composé de deux compartiments bien distincts mais
interdépendants :

Figure 8 : les deux compartiments du marché financier.

18
(Prof Alliani cours analyse économique Semestre 5).

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 Le marché primaire où sont créées et émises les valeurs mobilières ;


 Et le marché secondaire ou bourse des valeurs où sont négociées ces valeurs
mobilières (voir schéma ci-après).
Figure 9 : Les compartiments des marchés des valeurs mobilières « marché
financier ».

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Mémoire 2012
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1-2-1- Le marché primaire des valeurs mobilières19 :


Marché d’émissions des valeurs mobilières, le marché primaire met en
présence d’une part les agents économiques disposant d’une épargne et souhaitant
la placer et d’autre part les opérateurs qui ont des besoins en financement (Trésor,
entreprises publiques et semi-publiques et sociétés privées) et qui créent à ce titre,
différentes valeurs mobilières. Il s’agit : des actions et des obligations…
 Les actions :

L’action est un titre d’associé qui représente un droit de propriété négociable


sur une fraction du capital social. Elle confère à son propriétaire plusieurs droits et
prérogatives dont principalement :
 Le droit au vote qui permet une participation active à la vie de la société
émettrice à travers les assemblées générales des actionnaires ;
 Le droit de percevoir, proportionnellement aux bénéfices distribués, une part
de revenu sous forme de dividendes ;
 Le droit préférentiel de souscription lors d’une augmentation de capital ;

 Le droit d’attribution lors d’une augmentation de capital par incorporation


de réserve ;
 Et le droit de communication des documents sociaux.

 Types d’actions :

Il existe plusieurs types d’actions dont les principaux sont :


 Les actions ordinaires : qui donnent droit à une partie des profits (les
dividendes). Les actionnaires détiennent un vote par action pour élire
les membres du conseil d’administration qui contrôle les grandes
décisions prises par la direction. Donnent un certain droit de propriété
sur l’entreprise, mais ne procure habituellement pas les mêmes droits

19
(Berrada. M. Azzedine : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc éd : 1998 P : 235-
236-240).

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Mémoire 2012
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de votes. Les détenteurs de ces actions jouissent généralement d’un


dividende fixe garanti à perpétuité ;
 L’action privilégiée : s’appelle naturellement ainsi car elle donne des
droits préférentiels aux dividendes et aux capitaux résiduels en cas de
liquidation. Le dividende garanti assimile l’action privilégiée davantage
à une valeur à revenu fixe telle que des obligations qu’à des actions
ordinaires. Cependant, il s’agit d’une fraction de titre de propriété, tout
comme les actions ordinaires, et les actionnaires privilégiés ne peuvent
pas mettre l’entreprise en défaut.
 Les obligations :

Ce sont des titres de créances négociables à revenu fixe.


Les émissions d’emprunts obligataires sont réservées à l’Etat, aux
entreprises publique ou semi-publique autorisées ou garanties par l’Etat et, au
niveau des entreprises privées, aux seules sociétés anonymes ayant deux années
d’existence et un capital entièrement libéré20.
Au Maroc, les obligations sont généralement émises par le trésor et les
établissements publics ou semi-publics comme la BNDE (Banque Nationale Pour
le Développement de l’économie) le CIH (Crédit Immobilier et Hôtelier) et la
CNCA (Conseil Nationale de la Communication Audiovisuelle) dont les
émissions sont garanties par l’Etat et ce, pour des durées de 5 ans et 10 ans
principalement.
 Types d’obligations :

Il existe plusieurs types d’obligations parmi lesquels on peut citer :


 Les obligations à taux fixe ;

 Les obligations à taux variable dont la valeur du coupon évolue


en fonction de l’indice de marché fixé par le contrat
d’émission ;
 Les obligations assimilables du Trésor (OAT) émis par l’Etat ;

20
(Ces dispositions sont prévues par l’article 293 de la loi n°17-95 du 30 août 1996 sur les S.A).

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 Les obligations convertibles qui offrent les mêmes


caractéristiques qu’une obligation classique mais ménagent en
outre à son détenteur la possibilité d’échanger le titre contre une
action à des conditions précisées d’avance. Le cours d’une
obligation convertible réagit donc non seulement, comme toute
obligation, à l’évolution des taux d’intérêts mais également le
cas échéant, à celle de l’action sous jacente.
2-1- Marché secondaire : la bourse de Casablanca :
Le marché secondaire (ou la bourse) peut être défini comme un lieu virtuel
où se confrontent les ordres d’achat et de vente des valeurs mobilières pour fixer
les cours (prix) permettant les transactions.
* Quatre aspects seront abordés :
 Structure et indices de la bourse de Casablanca ;

 Les principaux intervenants sur le marché secondaire Marocain ;

 Les méthodes de fixation de cours des valeurs mobilières ;

 Conditions pour l’inscription à la cote (introduction en bourse Marocaine).

2-1-1-Structure et indices de la bourse de Casablanca :


a-La structure :
Au Maroc, la bourse de Casablanca est structurée autour de deux
compartiments :
D’une part, le marché central (dit aussi marché officiel) est le lieu de
confrontation électronique de l’ensemble des ordres sur les valeurs mobilières
inscrites à la cote. C’est un marché au détail sur lequel tout intervenant peut
acheter des titres, soit à l’unité soit en quantité. Le règlement et la livraison des
titres étant simultanés, le dépôt des titres et la disponibilité des capitaux doit
correspondre à l’ordre de négociation.
D’autre part, le marché de bloc, un marché de gré à gré, permet la
négociation par entente directe des valeurs mobilières inscrites à la cote, et dans
lequel sont négociés des blocs de titres dans les conditions de cours issues du
2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

marché central. La société de bourse connaît à l’avance un acheteur et un vendeur


d’une même action au même cours et procède à l’enregistrement de la transaction
auprès de la bourse des valeurs de Casablanca.
La bourse n’intervient que pour l’enregistrement des opérations traitées sur
ce marché. Il existe une taille minimum du bloc qui est fixée par la bourse. Et
généralement c’est un marché qui est réservé aux grandes transactions.
b-Les indices boursiers :
Le MASI Flottant (Moroccan All Shares Index) est un indice large, calculé
sur la base de la capitalisation flottante. Il est composé de toutes les valeurs de
type “actions“ cotées à la Bourse de Casablanca et reflète l’évolution du marché
boursier dans son ensemble.
Le MADEX Flottant (Moroccan Most Active Shares Index) est un indice
compact, calculé sur la base de la capitalisation flottante. Il intègre les valeurs les
plus actives de la cote en termes de liquidité mesurée sur le semestre précédent. Le
MADEX Flottant est un instrument particulièrement adapté à la gestion de
portefeuille.
c-Principaux acteurs de la bourse de Casablanca :
 Acteurs dits de contrôle :
Le contrôle du marché est exercé de deux manières. Il y a, d’une part, le
contrôle de la bonne fin des opérations lequel relève du champ de compétence de
la société de la bourse des valeurs de Casablanca (SBVC). D’autre part, le conseil
déontologique des valeurs mobilières (CDVM) intervient pour assurer la protection
de l’épargne investie en bourse mais rien ne l’empêche de veiller à la bonne fin des
opérations.

► La Société de la Bourse des Valeurs de Casablanca (SBVC) :


La gestion de la bourse des valeurs de Casablanca est confiée à une société
anonyme de droit privé appelée la Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC) (ou

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

société gestionnaire).Son capital est détenu à tout moment à parts égales par
l’ensemble des sociétés de bourse.
Sa mission s’articule autour des points suivants :
 Prononcer l’introduction des valeurs mobilières à la cote de la
Bourse des valeurs et leur radiation ;
 Organiser les séances de cotation à travers un système
électronique ;
 Veiller à la conformité des opérations effectuées par les Sociétés
de Bourse ;
 Porter à la connaissance du conseil Déontologique des Valeurs
Mobilières toute infraction qu’elle aura relevée dans l’exercice de
sa mission.
► Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (Le CDVM) :
Agissant sous la tutelle du ministère des finances, le CDVM est un
établissement public qui est doté de la personnalité morale et de l’autonomie
financière, les attributions qui lui sont dévolues par la loi.
Il a pour mission de :
 Veiller à ce que les sociétés cotées diffusent, dans les 3 mois qui
suivent chaque semestre, les informations requises (CA, bilan et
vérifier l’authenticité des informations communiquées) ;
 Veiller au respect de la loi par les intermédiaires financiers
(sociétés de bourse, banques et OPCVM) ;
 Protéger l’épargne investie en valeurs mobilières ou en autres
placements suite à un appel public à l’épargne ;
 Demander la radiation d’une société de la cote ;

 Informer les investisseurs par la délivrance d’un visa aux notes


d’information qui sont mises à la disposition du public. Ces notes
sont publiées lorsqu’il y a un appel public à l’épargne,

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

(introduction en bourse, émission de valeurs mobilières,


augmentation de capital) ;
 Veiller au bon fonctionnement des marchés des valeurs mobilières.

 Acteurs dits de gestion et d’intermédiation :


► Les sociétés de bourse :
Les sociétés de bourse sont les seules habilitées à exercer directement le
métier d’intermédiation des valeurs mobilières inscrites à la bourse. Pour ce faire,
toute société de bourse doit présenter des garanties suffisantes d’un point de vue
organisationnel, technique et financier.
Le capital social de la société de bourse doit être d’au moins de 1,5 millions
de dirhams, lorsque son activité concerne l’exécution des opérations de bourse ; il
doit être supérieur à 5 millions de dirhams lorsqu’elle assure également la garde
des titres et la contrepartie.
● Missions :
 Les seules à exécuter des transactions sur les valeurs mobilières ;
 Participer au placement de titres émis par des personnes morales faisant
appel public à l’épargne ;
 Assurer la garde des titres ;
 Gérer des portefeuilles de valeurs en vertu d’un mandat ;
 Conseiller et démarcher la clientèle pour l’acquisition de valeurs mobilières.
► Les organismes de placement collectifs en valeurs mobilières
(Les OPCVM) :
- Institués par le Dahir portant loi N° 1-93-213, ils sont des
intermédiaires financiers entre les épargnants et la bourse.
- Ils collectent l’épargne publique en émettant des actions ou des parts.
L’épargne ainsi collectée est utilisée pour constituer un portefeuille de
valeurs mobilières que ces organismes assurent la gestion.
- Les OPCVM existent sous deux formes juridiques distinctes :
2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 Les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et les fonds


communs de placement (FCP).
 La SICAV est une société anonyme où tout investisseur qui souscrit
des actions devient actionnaire et possède le droit d’exprimer son avis
sur la gestion lors des assemblées générales.
 Le FCP est, quant à lui, une propriété de valeurs mobilières qui n’a
pas de personnalité morale. Sa gestion est assurée par un
établissement de gestion de FCP agissant au nom des porteurs de
parts.
Il existe quatre catégories d’OPCVM, le choix entre ces catégories dépend
des exigences des investisseurs en termes de rendement et de risque.
 OPCVM actions : investis à 60% dans les actions,
 OPCVM diversifiées : investis à la fois dans les actions et les
obligations,
 OPCVM obligations : investis à 90% dans les obligations,
 OPCVM monétaires : destinées à une rémunération sur le court terme
de la trésorerie des investisseurs institutionnels. .
► Le dépositaire central :
Institué en janvier 1997, dénommé MAROCLEAR, sous forme de société
anonyme au capital de 20 millions de dirhams est considéré comme le centre de
passage des transactions relatives aux valeurs mobilières.
● Missions :
 Réaliser tous actes de conservation adaptés à la nature et à la forme
des titres qui lui sont confiés ;
 Exercer des contrôles sur la tenue de la comptabilité « titres des
teneurs de compte » ;
 Administrer les comptes courants de valeurs mobilières au nom de ses
affiliés.

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

► L’Association des Sociétés de Gestion et Fonds


d’Investissement Marocains (ASFIM) :
Créée en 1995 cette association représentant les sociétés de gestion des
organismes de placement collectifs en valeurs mobilières (OPCVM), ainsi que les
sociétés de fonds d’investissement marocains.
● Missions :
 Nombre d’épargnants :
 S’opère et assure le succès de la collecte de l’épargne au servi de
l’investissement au Maroc par le biais des OPCVM.
 Réglementaire de la profession.
Les méthodes de cotation :
1. Aujourd’hui toutes les valeurs mobilières cotées à la Bourse de Casablanca
sont négociées sur le système de cotation électronique à partir des stations de
négociation mises à la disposition des sociétés de Bourse.
2. Les ordres saisis par les négociateurs sont automatiquement classés par
limite de cours et par ordre chronologique de leur introduction sur ce qu’il
est convenu d’appeler une « feuille de marché ».
3. L’exécution des ordres se fait par l’application de deux règles de priorité :
4. Par le prix, tout d’abord ;
5. Par le temps, ensuite. Deux ordres de même sens à même limite sont
exécutés suivant leur ordre de saisie.
6. Sur le marché central, les valeurs mobilières sont classées, en fonction de
leur liquidité, en trois catégories :

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

7. Les valeurs les moins liquides sont cotées au fixing (un seul cours par
séance) ;
8. Les valeurs moyennement liquides sont cotées au multifixing (deux fixings
par séance) ;
9. Les valeurs les plus liquides sont cotées en continu.
10.Les critères de liquidité retenus par la société gestionnaire pour la
négociation des titres selon des modes de cotation visés en haut sont
déterminés sur la base :
 De la moyenne quotidienne du volume des transactions ;
 De la moyenne quotidienne du nombre des titres traités ;
 Du nombre moyen de séances où la valeur a été cotée.
 Ces critères de liquidité sont révisés semestriellement et publiés
au bulletin de la cote.
*La cotation au fixing :
 La pré-ouverture : les ordres s’accumulent sur la feuille de marché
sans aucune transaction n’intervienne ;
 L’ouverture : en fonction des ordres présents sur la feuille de marché,
le système électronique calcule un prix d’équilibre ou « prix de
fixing », qui permet l’échange du plus grand nombre de titres.
*La cotation au multifixing :
 C’est la même méthode de cotation que le fixing. A la seule différence
que dans le multifixing, il y a deux ouvertures, ce qui veut dire
l’existence de deux fixings par séance. Autrement dit cette méthode
permet de réaliser plusieurs fixing au cours d’une même séance de
bourse.
*La cotation en continu :
 La pré-ouverture : les ordres s’accumulent sur la feuille de marché
sans qu’aucune transaction n’intervienne.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 L’ouverture : en fonction des ordres présents sur la feuille de marché,


le système électronique calcule un prix d’équilibre ou cours
d’ouverture, qui permet l’échange du plus grand nombre de titres.
 La séance du continu : le marché fonctionne en continu. De ce fait,
l’introduction d’un nouvel ordre peut provoquer immédiatement une
ou plusieurs transactions.
 Le 15 août 2000, la Bourse de Casablanca a mis en place un fixing de
clôture qui est programmé avec une période de pré-clôture de cinq
minutes pendant laquelle les négociateurs peuvent introduire, modifier
ou annuler les ordres dans le système de cotation sans provoquer de
transactions. Ce cours de clôture est déterminé comme suit :
 En cas de cotation, le cours traité, lors du fixing de clôture, est retenu
comme cours de clôture ;
 En cas de réservation ou de non-cotation, à l’issue du fixing de
clôture, le cours retenu est celui de la dernière transaction.
L’introduction en bourse :
Une introduction en bourse, également appelé IPO ce qui signifie en Anglais
initial off ring public est la mise sur le marché des actions d’une entreprise c'est-à-
dire ouvrir une partie de son capital sur marché sous forme d’actions nouvelles.
Une entreprise fait une introduction en bourse pour différentes raisons :
 Avoir des nouveaux investisseurs ;
 Favoriser la croissance des activités ;
 Diminuer l’endettement ;
 Accroître la notoriété de l’entreprise…
Il existe cinq procédures d’introduction en bourse qui peuvent se combiner :
 Offre à prix fermé ou OPF : le prix est fixé à l’avance et il suffit d’indiquer
le nombre d’actions désirées ;
 Offre à prix ouvert ou OPO : le prix définitif est fixé en fonction de la
demande. Il reste à indiquer le cours et la quantité des titres maximum ;

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 Offre à prix minimal OPM : fonctionne de la même façon que l’OPO ;


 Cotation directe : c’est lorsque, la société émettrice cède ses titre destinés au
public à des intermédiaires financiers (banques, entreprises
d’investissement…), qui sont responsables de l’introduction en Bourse, à un
prix convenu entre les parties…
 Placement garanti : c’est une offre à prix ouvert pour permettre une
meilleure liquidité de titre et une meilleure valorisation.
 Les entreprises pour s’introduire en bourse font recours aux sociétés de
bourses et aux agences de notation qui estiment la valeur des actions et leur
niveau de risque.
 La cote de la Bourse de Casablanca pour le marché des actions est composé
de trois compartiments : marché principal, marché développement et marché
croissance. Pour être cotées sur l’un de ces trois marchés, les sociétés
doivent impérativement respecter les critères définis par la loi.

PARTIE II :
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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

ETUDE EMPIRIQUE SUR LE FINANCEMENT


DE l’ÉCONOMIE :

INTRODUCTION :

L'agent économique est l'unité de base de l'analyse économique. L'agent


économique peut être un individu, un ménage, une entreprise, un pays, une
collectivité territoriale... Parfois les agents économiques ou centres de décision
économiques autonomes sont regroupés selon leur activité économique principale
pour former plusieurs types d'agents économiques. C'est une personne physique ou
morale participant à l'activité économique (les ménages, les entreprises, les
institutions financières, l'état ...).

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Cette partie est consacrée à l’étude de lien qui existe seulement entre les
institutions financières et les entreprises, d’une manière plus précise entre les
Banques et les PME.
I- Les banques21:
Une banque est un agent économique et une institution financière : les
échanges se font en monnaie. Certains agents économiques ont besoin d’argent,
d’autres agents épargnent et les banques mettent en relation ces différents agents.
Les banques ont plusieurs rôles :
1- Octroyer des crédits :
• crédits aux entreprises : à court terme (moyens de trésorerie) ou à long
terme (équipement, construction) ;
• crédits aux particuliers : à court terme (dépenses imprévues : une
voiture), à moyen terme (amélioration du logement) ou à long terme
(acquisition d’un logement).
Court terme : inférieur à 2 ans.
Moyen terme : entre 2 et 5 ans.
Long terme : supérieur à 5 ans.

2- Rendre des services :


Gérer des comptes de dépôts, passer les ordres de Bourse, changer les
devises, suivre les dossiers des clients…
3- Collecter des ressources :
• dépôts à vue : les clients peuvent en disposer à tout moment, sans
préavis (ex : compte courant, CCP) ;
• dépôts à terme : somme placée à la banque pour une durée
déterminée. C’est producteur d’intérêts et il faut un préavis.

21

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Il y a besoin de financement lorsque l’épargne est inférieure à


l’investissement (ex : les entreprises, collectivités locales, l’Etat et ses différents
ministères pour développer leurs activités). Il y a capacité de financement lorsque
l’épargne est supérieure à l’investissement (ex : les ménages, parce qu’ils ne
dépensent pas tout). L’importance de l’épargne dépend du revenu, de l’âge et du
patrimoine. Les banques jouent le rôle d’intermédiaire entre la capacité de
financement des ménages (offre d’épargne) et le besoin de financement de l’Etat,
des collectivités locales et des entreprises (demande de crédit) en tant que canal de
circulation de la monnaie. Notons qu’il n’y a pas forcément un intermédiaire (ex :
les impôts).
II-Les entreprises :
• L’entreprise est un agent économique et une unité de production. Elle
produit des biens et services pour satisfaire les besoins ;
• Biens et services sont vendus sur un marché ;
• Le but de l’entreprise est de faire des profits en créant de la valeur et
en contribuant au processus de transformation par des investissements
continuels, ce qui permet d’assurer un “roulement” des fonds. La bonne
santé d’une entreprise peut être évaluée avec son taux d’endettement (qui
doit être ni trop haut, ni trop bas).

Il existe différents critères de classification des entreprises :


• la taille : micro-entreprises, PME, grandes entreprises ;
• le statut juridique : entreprises individuelles, sociétés, SARL (Société
A Responsabilité Limitée), SA (Société Anonyme), EURL (Entreprise
Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), SNC (Société en Nom
Collectif) ;
• le secteur économique : primaire, secondaire, tertiaire ;

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

1- Caractéristiques communes aux entreprises :


• l’entreprise est un lieu de production. L’entreprise achète des facteurs
de production :
facteur travail : main d’œuvre.
facteur capital : bâtiments, machines, matériel…
facteur naturel : richesse du sol et sous-sol.
Elle combine les facteurs de production. Fonctions de production : Quantité
produite = f (travail, capital, facteur naturel). Elle distribue cette production sur le
marché pour répondre à la demande des consommateurs. Le but de l’entreprise est
de faire des profits ;
• l’entreprise est insérée dans un environnement ;
• l’entreprise à une dimension sociale : c’est un groupe d’hommes :
négociations, conflits, droit d’expression des salariés (Loi Auroux de
1981). Il existe aussi des syndicats : délégués du personnel, comité
d’entreprise ;
• l’entreprise répartit les revenus : la mesure de la production au niveau
d’une entreprise s’évalue avec le chiffre d’affaire (C.A.). La véritable
richesse créée par une entreprise, c’est la valeur ajoutée (V. A.) La valeur
ajoutée est la contribution de l’entreprise à la production.
VA=CA-CI.
VA : valeur créée par l’entreprise.
CA : production vendue.
CI : valeur des biens achetés aux autres entreprises.
2-La productivité :
La productivité mesure l’efficacité des facteurs de production. C’est le
rapport entre la quantité produite et quantité de facteurs utilisés pour obtenir cette
production. Il existe plusieurs manières de calculer la productivité du travail :
• La productivité physique du travail : résultats en unités physiques ;
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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

• productivité physique par travailleur = quantité produite / nombre de


travailleurs ;
• productivité physique par heure et par travailleur = quantité produite /
(nombre d’heures * nombre de travailleurs) ;
• La productivité monétaire du travail : résultats en unités monétaires ;
• productivité monétaire du travail par travailleur = (quantité produite *
prix) / nombre de travailleurs ;
• productivité monétaire par heure et par travailleur = (quantité produite
* prix) / (nombre d’heures * nombre de travailleurs).
3-le gain de productivité :
Un gain de productivité est l’amélioration du facteur travail. C’est la
différence entre deux productivités à deux dates données. Ce gain peut être évalué
en valeur absolue (gain absolu par travailleur) ou en valeur relative (taux de
variation exprimé en pourcentage).
Le gain de productivité est un surplus qui peut être distribué aux salariés
(hausse des salaires, prime, promotion, baisse de la durée du travail…), à
l’entreprise (hausse des bénéfices, financement des investissements), aux
actionnaires (hausse des dividendes) ou aux consommateurs (baisse des prix). La
hausse de la productivité est dûe à plusieurs facteurs : l’organisation du travail, la
motivation, la performance du matériel, le progrès technique, l’environnement de
l’entreprise, le climat social, l’expérience et la qualification, la responsabilité et la
confiance.

CHAPITRE I :
LE CADRE GENERAL DE L’ENQUETE :

Un travail en profondeur demande des moyens très importants et des


facilités de la part des dirigeants des PME. A ce propos, il faut signaler que notre
attention était constater et analyser à travers une étude déjà faite, il nous a été

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

difficile, voir impossible, de pénétrer dans certaines entreprises. Sachant qu’on n’a
pas eu le temps de les interrogés directement.

Aux différents stades de leur existence, les PME ont manifesté toujours un
besoin accru vers les fonds propres mais vue les insuffisances de ces derniers et
afin de soutenir leur développement, elles se sont orientés vers le financement
externe représenté par un environnement financier diversifié et le coté national ou
international.
En dépit de cette multitude de source de financement, les PME marocaines
ont eu presque la même tendance de recourir le plus souvent au secteur bancaire,
ce qui a permis la naissance et le développement de certaines relations entre les
banques et les PME. Donc quelle est l'ampleur de cette relation ? Quel est son effet
sur l'économie nationale ?
Afin de répondre à ces questions et à d'autres, et pour mieux cerner la
problématique de financement des PME, notre étude a été menée suivant une
démarche quantitative consistant à l'élaboration puis l'administration de deux
questionnaires suivis d'une analyse et interprétation des résultats, le premier
adressé aux PME, contenant des questions sur plusieurs volets à savoir le
financement et l'environnement externe est ce pour comprendre l'ensemble des
obstacles qui entravent son développement, et avoir une vue d'ensemble sur la
PME au Maroc. Le deuxième est adressé aux banques afin d'identifier leur relation
et leur comportement envers les PME.

Section 1 : l'échantillon choisi :


Dans les sciences humaines, un échantillon désigne un certain nombre
d'individus choisis dans une population de manière à la représenter et pouvant
servir pour l'appréciation de cas du même genre. La question qui se pose à propos
de tout échantillon est celle de sa représentativité. Il y a toujours une incertitude. Il
faut être prudent pour décider dans quelle mesure les résultats établis sur un
échantillon peuvent être valables pour toute la population. Des risques d'erreurs
existent toujours.
Ainsi, notre enquête a été réalisée sur la base d'un échantillon de vingt cinq
PME éparpillées sur plusieurs villes du Maroc et ouvrent dans divers secteurs:
- 17 PME dans le secteur industriel.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

- 3 PME dans le secteur agricole.


- 5 PME dans le secteur de services.

Toutefois, l'échantillon sur lequel s'est basée cette étude est un échantillon de
convenance qui ne respecte pas la rigueur académique requise pour de telles
études, il permet néanmoins par sa taille de 25 entreprises de conceptualiser une
idée et certaines tendances générales sur l'état présent de la PME marocaine.

L’étude de cette enquête, nous a permis d'une part de connaître les


spécificités des PME notamment sa structure fortement centralisée et la difficulté
d'accès aux informations pour tout intéressé notamment le chiffre d'affaires, elle
nous a permis également de constater que la majorité des entreprises ont un esprit
de méfiance quant à la réponse aux questions , cet état de fait témoigne les
complications que rencontre la recherche scientifique dans notre pays.
Cependant, il nous a fallu faire un préalable aperçu, même bref, sur la
manière d'élaboration des questionnaires aussi bien sur leur efficacité que sur leur
limites.
Dans ce cadre nous allons présenter les étapes poursuivies pour réaliser les
questionnaires.

Section 2 : les questionnaires :


Du point de vue de leurs contenus, les 2 questionnaires ont combiné entre les
questions de fait et les questions d'opinion, et du point de vue forme ont a combiné
entre questions ouvertes laissant la liberté de répondre à la personne interrogée et
d'autres fermées en leur proposant une liste de réponses parmi lesquelles elle doit
choisir celle qui paraît plus explicative de son opinion.
I- Questions fermées :
Chaque question fermée est suivie d'une liste de consignes parmi lesquelles
on peut citer :
 Déterminer un nombre de réponses convenables (ce nombre n'est pas
imposé) ;
 Déterminer la réponse convenable ;
 Classer toutes les réponses proposées ;
 Classer toutes les réponses convenables.
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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Il est facile de dépouiller de telles questions, toutefois, il faut être prudent


quant aux réponses inattendues qui peuvent être un indicateur quant à la non-
exhaustivité de la liste proposée.
II- Questions ouvertes :
Ces questions sont généralement proposées lors du processus de préparation
des questionnaires et ce pour essayer de limiter les réponses qui seront présentées
dans les questions fermées. Mais la réalisation des questionnaires demande le
mélange entre les 2 types de questions, car se contenter à des questions fermées
crée une certaine monotonie à celui qui répond aux questionnaires et qui voit
l'absence de son opinion personnelle et se baser seulement sur des questions
ouvertes pose beaucoup de problèmes au niveau de dépouillement.
Cependant, la réalité est tellement dédommageant, la plupart des questions
de nos questionnaires sont fermées pour économiser le temps pour ceux qui
répondent au détriment des questions ouvertes dont les réponses peuvent nous
donner une interprétation globale sur la manière de voir les choses chez les
dirigeants des PME et les banquiers.

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

CHAPITRE II :
ANALYSE DES RESULTATS :

Ce chapitre est consacré à la présentation des résultats de l'enquête est


quasiment basé sur la présentation des questionnaires.
La première section sera réservée à l'analyse des résultats obtenus à partir du
traitement statistique des données, qui nous permettra de mettre en évidence un
certain nombre de relation significatif entre la PME et ses moyens de financement.
Dans La seconde, nous essayerons de faire des recommandations pour un
meilleur développement de la PME Marocaine.

Section 1 : L'analyse du questionnaire adressé aux PME :

Figure 10 : Les besoins de financement.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

CONCLUSION GÉNÉRALE :

Au terme de cet essai, il est légitime de poser certaines questions, pourquoi on


s'intéresse au financement et au moyen de financement ? bien sur pour la
croissance économique et en général c'est le développement

Considéré comme le plus performant dans la région sud-méditerranéenne, le


secteur financier marocain enregistre des améliorations continues en matière de
conditions d’accès au financement bancaire, de coût de financement, de gestion
des créances douteuses, de coût de transactions des valeurs mobilières,
d’amélioration des performances des autorités de contrôle et de surveillance et de
modernisation du système d’information. L’évolution est également positive en ce
qui concerne l’amélioration du fonctionnement de la finance directe : augmentation
significative du nombre d’introductions, augmentation du volume des transactions,
amélioration du flottant,
Augmentation sensible de l’appel public à l’épargne. Ainsi, il
apparaît clairement que les progrès réalisés par le Maroc en
matière de modernisation et de développement de son système
financier, pour en accroître l’efficience en matière de financement
des secteurs productifs, sont remarquables par rapport à ce qui
est en vigueur dans une bonne partie de son espace régional.
Néanmoins, un effort additionnel reste à déployer pour assurer un
arrimage sur les meilleurs standards européens à l’instar de ce
qui s’est fait Pour les nouveaux adhérents à l’Union européenne

2
Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Table des matières :


...................................................................................................................3
INTRODUCTION GÉNÉRALE :.......................................................................3
Partie I :............................................................................................................... 5
Système bancaire Marocain et différents modes de financement de l’économie :....5
Introduction :...............................................................................................6
CHAPITRE I : ........................................................................................................ 6
GÉNÉRALITES SUR LE SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN : .....................................6
.......................................................................................................................................6
Section 1 : SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN : .........................................................6
Historique, principales réformes et importance : ......................................................6

Para 1: Emergence et évolution du système bancaire Marocain: ...................................7


Para 2 : Principales réformes du système bancaire Marocain :.......................................8
I-La première étape à partir du 06 Juillet 1993 :..........................................................9
I-La première étape à partir du 06 Juillet 1993 :.................................................9
II-La deuxième étape vers la fin 2005 et début 2006 :..............................................11
II-La deuxième étape vers la fin 2005 et début 2006 :......................................11
Para 3 : Rôle du système bancaire :...............................................................................11
CHAPITRE 2 : ..................................................................................................... 15
Les différents modes de financement :..............................................................15
..........................................................................................................................................16
Section 1 : Le financement interne ou l’autofinancement :.............................................16
Para 1 : Notion de l'autofinancement :...........................................................................17
Para 2 : Les déterminants de l'autofinancement :..........................................................18
I-La politique de vente :.............................................................................................18
I-La politique de vente :.................................................................................... 18
II-Les conditions de l’activité courante :...................................................................18
II-Les conditions de l’activité courante :............................................................18
III- La politique de financement et de placement : ...................................................18
III- La politique de financement et de placement : ...........................................18
IV- L'amortissement, la provision et leur relation avec l'autofinancement :.............19
IV- L'amortissement, la provision et leur relation avec l'autofinancement :......19
V- La politique de dividendes :.................................................................................21
V- La politique de dividendes :.........................................................................21
Para 3: les avantages de l'autofinancement et ses inconvénients :.................................21
I- Les Avantages :.....................................................................................................21
I- Les Avantages :............................................................................................. 21

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

II- Les inconvénients : ..............................................................................................22


II- Les inconvénients : ...................................................................................... 22
Section 2 : Le financement externe :.........................................................................23
Para 1 : financement indirect « institutions financières » :............................................23
Para 2 : Le financement direct :.....................................................................................29
I- Le financement externe à court et moyen terme : Le marché monétaire :.............30
I- Le financement externe à court et moyen terme : Le marché monétaire :....30
1- Marché interbancaire :.......................................................................................31
1- Marché interbancaire :.................................................................................. 31
2- Le marché des titres de créances négociables (TCN) :......................................31
2- Le marché des titres de créances négociables (TCN) :.................................31
2-1- Le marché des titres de créances négociables publics : bons de trésor émis
par adjudication :...............................................................................................32
2-2- Le marché des titres de créances négociables privés :...............................35
II- Le financement externe à long terme : Le marché financier :..............................36
II- Le financement externe à long terme : Le marché financier :.......................36
1- Concept et compartiments du marché financier :..............................................36
1- Concept et compartiments du marché financier :.........................................36
1-1- Définition :.................................................................................................37
1-2- Compartiments du marché financier :........................................................37
1-2-1- Le marché primaire des valeurs mobilières :......................................39
2-1- Marché secondaire : la bourse de Casablanca :.........................................41
2-1-1-Structure et indices de la bourse de Casablanca :................................41
PARTIE II :.......................................................................................................... 49
ETUDE EMPIRIQUE SUR LE FINANCEMENT DE l’ÉCONOMIE :.............................50
INTRODUCTION :........................................................................................50
I- Les banques:...........................................................................................................51
I- Les banques:.................................................................................................. 51
1- Octroyer des crédits :.........................................................................................51
1- Octroyer des crédits :.................................................................................... 51
2- Rendre des services :.........................................................................................51
2- Rendre des services :.................................................................................... 51
3- Collecter des ressources :..................................................................................51
3- Collecter des ressources :............................................................................. 51
II-Les entreprises :.....................................................................................................52
II-Les entreprises :............................................................................................. 52
1- Caractéristiques communes aux entreprises :....................................................53
1- Caractéristiques communes aux entreprises :..............................................53
2-La productivité :.................................................................................................53
2-La productivité :............................................................................................. 53

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

3-le gain de productivité :......................................................................................54


3-le gain de productivité :................................................................................. 54
CHAPITRE I :....................................................................................................... 54
LE CADRE GENERAL DE L’ENQUETE :.................................................................54
Section 1 : l'échantillon choisi :.........................................................................................55
Section 2 : les questionnaires :..........................................................................................56
I- Questions fermées :................................................................................................56
I- Questions fermées :....................................................................................... 56
II- Questions ouvertes :..............................................................................................57
II- Questions ouvertes :..................................................................................... 57
CHAPITRE II :...................................................................................................... 58
ANALYSE DES RESULTATS :................................................................................ 58
Section 1 : L'analyse du questionnaire adressé aux PME :................................................58
Section 2 : L'analyse du questionnaire adressé aux banques :...........................................58
CONCLUSION DU DEUXIEME CHAPITRE :....................................................58
CONCLUSION GÉNÉRALE :..........................................................................59

Figures :
• Figure 1 : schéma détaillé des modes de financement de l’économie.
• Figure 2 : schéma du mode de financement interne.
• Figure 3 : schéma du mode de financement externe de l’économie.
• Figure 4 : schéma du mode de financement intermédié.
• Figure 5 : le bilan de l’institution financière X.
• Figure 6 : les modes de financement direct de l’économie.
• Figure 7 : Les deux types de TCN.
• Figure 8 : les deux compartiments du marché financier.
• Figure 9 : Les compartiments des marchés des valeurs mobilières « marché
financier ».
• Figure 10 : Les besoins de financement.
• Figure 11 : L'autofinancement.
• Figure 12 : L’ouverture du capital.
• Figure 13 : le recours au financement bancaire.
• Figure 14 : les différentes formes de crédit.
• Figure 15 : les banques choisies pour le financement des projets.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

• Figure 16 : les critères de choix de la banque.


• Figure 17 : l'assistance des banques au projet d'investissement.
• Figure 18 : la garantie exigée par les banques.
• Figure 19 : les autres de moyens de financement.
• Figure 20 : être au courant de la création d’un troisième compartiment
réservé aux PME dans la bourse.
• Figure 21 : l’introduction en bourse.
• Figure 22 : le refus d’introduction en bourse.
• Figure 23 : les objectifs envisagés par l’introduction en bourse.
• Figure 24 : les problèmes qui freinent le développement de la PME.
• Figure 25 : relation Banque PME.
• Figure 26 : les critères d’octroi d’un crédit.
• Figure 27 : types de crédits.

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

Bibliographie :

Ouvrages :

 B. Belletante, L. Mabéranlt : « Dictionnaire de la Bourse et des marchés » 2ème édition


2000 P : 121.
 E.COHEN - Gestion financière et développement financière P : 194.

 J. Pierre, P. Navat, P. Rambourg « Finance d'entreprise, finance de marché » édition


1994 P : 143.

 Christian et Mirrlle Zambotto « Gestion financière, finance d'entreprise » édition 1997


P:22.

 E.COHEN. Gestion financière op.cit P : 199.

 Daniel Virty : "Amortissement et autofinancement". Développement économique édition


1968 P 735.

 Manuel pédagogique « code général de la normalisation comptable ».

 Rachid Beikahia, Hassan Oudad « Finance d'entreprise » P : 154.

 P. Conso, F. Hemici, Op. Cit P: 47.

 Rachid Belkahia, Hassan Oudad, Op. Cit P: 155.

 P. Conso, F. Hemici, Op. Cit P: 254.

 Berrada. M. Azzedine : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc éd : 1998 P : 189.

 Berrada. M. Azzedine : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc éd : 1998 P : 192.

 A.Alliani : cours analyse économique Semestre 5.

 Prof Alliani cours analyse économique Semestre 5.

 Berrada. M. Azzedine : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc éd : 1998 P : 235-
236-240.

Webographie :

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Mémoire 2012
PFE 2011/2012

 http://www.abhatoo.net.ma/
 http://z.ouriqua.over-blog.net/article-30617048.html

 http://www.skyminds.net/economie-et-sociologie/les-activites-economiques-et-leur-
cadre-social/les-agents-economiques/

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