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ALGEBRE DE BOOLE

Inventée en 1854 par le mathématicien George Boole (citoyen britannique 1815 – 1864) , cette
logique est largement utilisée, sous des formes physiques appropriées, dans les dispositifs
industriels de commande, d'automatisation, etc.

Dans cette étude, vous étudierez, en premier lieu, l'algèbre booléenne et les réalisations pratiques
de ses opérations de base en pneumatique, en électricité et en électronique. Les mêmes réalisations
vous seront également présentées pour des fonctions plus complexes qui sont nécessaires au
développement des systèmes logiques.

L'algèbre de Boole est un outil mathématique qui permet d'analyser les décisions à partir de
propositions.

Dans cette étude, vous étudierez :

 les éléments de l'algèbre de Boole,


 les fonctions booléennes,
 les règles de l'algèbre de Boole.

I) LA LOGIQUE DE BASE (éléments de l’algèbre de Boole)

Le contact électrique permet de bien visualiser l’état passant ou non passant du courant dans un
circuit.
Nous l’utiliserons le plus souvent pour représenter les valeurs binaire 0 et 1.
 Une lampe s’allumant, on dit qu’elle à l’état logique 1, quand elle est éteinte, elle à l’état
logique 0
 Un interrupteur est fermé on dit qu’il est à l’état logique 1, s’il est ouvert, il est l’état
logique 0
Exercice :

Quels sont les états logiques des éléments suivants :


1. Un ventilateur qui tourne
2. Le moteur d’un moulin à grain qui toune
3. Une lampe qui clignote
4. Une personne qui marche
5. Une personne qui s’arrête

1) Définitions
a) Le contact à fermeture.
C’est un contact qui est normalement ouvert au repos et qui se ferme lorsqu’il est actionné.
On le désigne par : A, B, C, etc...

Symbole :

b) Le contact à ouverture.
C’est un contact qui est normalement fermé au repos et qui s’ouvre lorsqu’il est actionné.
On le désigne par : A , B ,C , Symbole

1
2) Etat des contacts et des récepteurs.
a) L’état 0.
- Les récepteurs sont à l’état 0, lorsqu’ils ne sont pas alimentés.
- Les contacts, c’est l’absence d’action physique qui représentent l’état 0.

b) L’état 1.
- Les récepteurs sont à l’état 1, lorsqu ’ils sont alimentés.
- Les contacts sont à l’état 1, lorsqu’ils sont actionnés.

II) LES FONCTIONS LOGIQUES DE BASE.


Chacune des fonctions sera définies par :
- une représentation électrique ( le schéma développé )
- une représentation algébrique ( l’équation )
- une représentation arithmétique ( la table de vérité )
- une représentation littéral ( la définition )
- une représentation logique ( le symbole )

1) La fonction « OUI ». ou Foction Identité


a) Le schéma.électrique
L
A

b) L’équation.

L=A

c) La table de vérité.

A L
0 0
1 1

d) Définition.
La lampe L est montée en série avec le contact, elle s’allume quand le contact A est actionné.

e) Le symbole logique.

Normalisation française NF
Ou

Normalisation Anglaise(ou internationale)

2
2) La fonction « NON ».
a) Le schéma.
A L

b) L’équation.

L=A

c) La table de vérité.

A L
0 1
1 0

d) Définition.
La lampe L est montée en série avec le contact, elle s’éteint quand le contact A est actionné.

e) Le symbole.

normalisation
OU

3) La fonction « ET ».
a) Le schéma.
L
A B

b) L’équation.

L=A.B

c) La table de vérité.

A B L
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1

d) Définition.
La lampe L s’allume si l’on appuie sur A et sur B et seulement dans ce cas là.

e) Le symbole.
3
A
L
B &

Normalisation française
OU
Normalisation Anglaise

On peut avoir une porte logique ET à deux ou plusieurs entrées


4) La fonction « OU ».
a) Le schéma.
L
A

b) L’équation.

L=A+B

c) La table de vérité.

A B L
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
d) Définition.
La lampe L s’allume si l’on appuie sur A ou sur B, ou sur les deux.

e) Le symbole.

A
L
B 1

Normalisation française
OU

Normalisation Anglaise

On peut avoir une porte logique ou à deux ou plusieurs entrées


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III) RELATION LOGIQUE DE L’ ALGEBRE DE BOOLE .
1) Commutativité.
Le produit logique ET est commutatif, on peut écrire : A . B = B . A
La somme logique OU est également commutative, on peut écrire : A + B = B + A

2) Associativité.
On peut écrire : A + ( B + C ) = ( A + B ) + C = ( A + C ) + B = A + ( C + B ) = A + B + C
On peut écrire : A . ( B . C ) = ( A . B ) . C = ( A . C ) . B = A . ( C . B ) = A . B . C

Par contre, on ne peut pas écrire : A + ( B . C ) = ( A + B ) . C

3) Distributivité.
Il y a distributivité de la fonction ET par rapport à OU.
On peut écrire : A . ( B + C ) = ( A . B ) + ( A . C )

Il y a distributivité de la fonction OU par rapport à ET.


On peut écrire : A + ( B . C ) = ( A + B ) . ( A + C )

IV) RELATION LOGIQUE PARTICULIERE.

EQUATION REPRESENTATION ELECTRIQUE

A+0=A

A.0=0

A+1=1

A.1=A

A+A=A

A.A=A

A+A =1

A.A=0

V) THEOREME DE DEMORGAN.
1) Théorème N°1.
Le complément d’une somme logique est égal aux produits des termes complémentés de cette
somme.

Exemple :

(A+B)=A.B

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(A+B+C)= A. B.C

(A+B)=A.B

2) Théorème N°2.
Le complément d’un produit logique est égal à la somme des termes complémentés de ce produit.

Exemple :

(A.B)=A+B

(A.B.C)=A+B+C

(A. B)=A+B

( A + B+. C ) = A. B. C

VI) FONCTIONS SUPPLEMENTAIRES.


1) Fonction « NON-ET » ou « NAND ».
a) Définition.
C’est une fonction ET dont la sortie est complémentée.

b) Le schéma.
L
A

c) La table de vérité.

A B L
0 0 1
0 1 1
1 0 1
1 1 0

d) L’équation.

L=A.B=A+B

e) Le symbole.

A
L
B &

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2) fonction « NON-OU » ou « NOR ».
a) Définition.
C’est une fonction OU dont la sortie est complémentée.

b) Le schéma.
L
A B

c) La table de vérité.

A B L
0 0 1
0 1 0
1 0 0
1 1 0

d) L’équation.

L=A+B=A.B

e) Le symbole.

A
L
B 1

3) Fonction « OU exclusif » ou « XOR ».

a) Le schéma.
L
A B

b) La table de vérité.

A B L
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0

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c) L’équation.

L =A + B= AB + AB

d) La définition.
La lampe L s’allume si l’on actionne A ou B, mais pas les deux en même temps.

e) Le symbole.

A
L
B =1

OU

OU

VII) LES IDENTITES REMARQUABLES.


Ce sont des équations simplifiables à partir des règles de l’algèbre de Boole.

AB+AB=B

A+AB=A

A+AB=A+B

(A+B). (A+B)=B

A(A+B)=A

A (A+B)=A.B

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 Récapitulatif des règles des équations logiques

VIII) LE LOGIGRAMME.
C’est une succession de fonctions logiques reconstituants l’équation depuis les variables d’entrées,
c’est un schéma spécifique pour représenter une équation logique à partrir de portes logiques.

Exemple :
Soit l’équation suivante : S = [ ( A + B ) . E ] + ( A . C . D )
Réaliser le logigramme de l’équation ci-dessus.

8.1 Exercices sur les logigrammes

Exercice 1

a) Faire les logigrammes des équations logiques suivantes :

L = abc + ab
S = abc
K = abc + ab+abc

T = ab +d+c
Z=a+ ac+ de
b) Reprendre ces équations avec des circuits électriques.

Exercice 2

A partir du logigramme suivant donner l’expression de la fonction logique X

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Exercice 3

A partir du logigramme suivant donner l’expression de la fonction Z

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IX Simplification des équations par la méthode algèbrique

Simplifier une équation logique consiste à la rendre la plus minimale possible en appliquant les
propriétés des équations vues ci haut. On peut avoir cette équation déjà écrite qu’il faut simplifier
ou la sortie d’une de vérité ou aussi par la traduction en équation du fonction d’un système
électrique

9.1 Recherche d’équations logiques à partir de table de vérité

Une table de vérité définit les relations entrée(s)/sortie(s) en faisant la liste de toutes les
combinaisons possibles de variables, 1 ligne à la fois dans la table. Et ne seront prises en compte
que les lignes où la ou les sorties sont au niveau logique 1

Une fonction logique est une fonction de la forme f(a, b, c) c’est une expression qui est
fonctions des variables a, b ,c. Chaque variable est susceptible de prendre deux états différents ;
on peut alors dire qu’une fonction avec n variables, peut avoir jusqu’à 2 n combinaisons possibles.
Le code utilisé en logique combinatoire pour les tables de vérité est le code binaire naturel.

Exemple 1 : fonction à une variable a

pour la fonction S(a) on a deux (21) combinaisons possibles, la table de vérité est:

Entrée Sortie
a S
0 1
1 0

S=a

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Exemple 2 : fonction à deux variables

pour la fonction S(a,b) on a deux (22) combinaisons possibles, la table de vérité est:

a) la table de vérité

Entrées Sortie
(variables)
a b S
0 0 0
0 1 0
1 0 1
1 1 1

S=a b+ab en simplifiant S= a(b+ b ¿ = a

Exemple 3: fonction à trois variables

pour la fonction S(a,b,c) on a deux (23) combinaisons possibles, la table de vérité est:
Entrées (variables) Sortie

a b c S
0 0 0 1
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 0
1 0 0 1
1 0 1 1
1 1 0 0
1 1 1 0

S=a b c +a b c +a b c
En simplifiant S = b c ( a+ a ) +a b c=b c+ a b c = S=b ( c+ a c )=b ( c + a )

9.2 Recherche d’équations logiques à de cahier de charge

Cette recherche consiste  à mettre en équation logique le fonctionnement d’un système électrique
par exemple le fonctionnement :
 des feux optiques de la circulation routière
 un tapis roulant de transport de minerais
 le passage de véhicule à un portail électrique
 etc

Exemple1

Dispositif de tri des pièces en fonction de leurs dimensions

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Le dispositif ci-dessus est destiné à controler des pièces de forme cylindrique est constitué
comme indiqué sur l’image.
Il ya deux palpeurs qui contôlent l’un le diamètre l’autre la longueur.
Le palpeur qui contôle le diamètre comportent deux contacts a et b.
 si dimension est bonne a =0 et b= 0
 Si la dimension est trop grande, a= 1 et b=0
 Si la dimension est trop petite , a= 0 et b= 1

Le palpeur qui contôle contole la longueur comportent deux contacts c et d.


 si dimension est bonne c =0 et d= 0
 Si la dimension est trop grande, c= 1 et d=0
 Si la dimension est trop petite , c= 0 et d= 1

Le dispositif doit permettre de trier les pièces de façon suivante :


1. Pièces dont les côtes sont bonnes : voyant (lampe) B s’allume
2. Pièces dont une côte est au dessus de la valeur nominale , l’autre étant bonne, ou dont les
deux côtes sont au dessus de la valeur nominale et qui doivent être usinées à nouveau :
voyant U s’allume.
3. Pièces dont une ou deux côtes sont au – dessous de la valeur nominale et qui doivent être
rebutées : R s’allume.

On demande :
1. D’établir les équations des voyants B, U et R
2. Simplifier ces équations
3. Faire le logigramme de ces équations simplifées

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Exemple 2

Donner expressions des fonctions logiques A =f(x,y) et B=f(x,y)

X Simplification des équation par le diagramme de Karnaugh (Termimale E)

10.1 Introduction

Une table de Karnaugh sert à simplifier des équations logiques ou à trouver l'équation logique
correspondant à une table de vérité. La méthode utilisée est graphique et simple. Elle utilise le
code Gray ou binaire réfléchi, qui a comme propriété principale de ne faire varier qu'un seul bit
(variable) entre deux mots successifs

10.2 Les différents codes utilisés en automatisme

Plusieurs codes sont utilisés en automatisme dont le code binaire naturel et le code Gray, en
code binaire naturel d’une étape à la suivante plusieurs variables peuvent changer d’état
comme on l’a vu dans les de vérités précédentes. La table de Karnaugh utilise le code Gray
où d’une étape à la suivante une variable d’état.

10.2.1 Répresntation en code Gray

a) De 1 variable, on 21 combinaisons

Variable
N° a
combinaiso
n
0
1
b) De 2 variables, on a 22 combinaisons

Variables
N° a b
combinaiso
n
1 0 0
2 0 1
3 1 1
4 1 0

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c) De 3 variables, on a 23 combinaisons

Variables
N° a b c
combinaiso
n
1 0 0 0
2 0 0 1
3 0 1 1
4 0 1 0
5 1 1 0
6 1 1 1
7 1 0 1
8 1 0 0

d) De 4 variables, on a 24 combinaisons

Variables
N° combinaison a b c d
1 0 0 0 0
2 0 0 0 1
3 0 0 1 1
4 0 0 1 0
5 0 1 1 0
6 0 1 1 1
7 0 1 0 1
8 0 1 0 0
9 1 1 0 0
10 1 1 0 1
11 1 1 1 1
12 1 1 1 0
13 1 0 1 0
14 1 0 1 1
15 1 0 0 1
16 1 0 0 0

10.3 Application du tableau de Karnaugh

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LES SYSTEMES DE NUMERATION

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