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Chapitre 1 : Les théories du commerce international

Section 1 : les théories du libre échange

I) Les théories classiques

1) Théorie des avantages absolus

Selon Adam Smith, chaque pays est plus efficace que les autres dans la production d'un bien au
moins. Le pays en se spécialisant dans la production d'un bien ce qui signifie l'abandon de la
production des autres biens, approfondit la division du travail et ainsi la liberté des échanges va
accroître le bien-être de l'ensemble des pays. C'est l'avantage absolu dans la production d'un bien
qui détermine la spécialisation de chaque pays.

2) Théorie des avantages comparatifs

Selon Ricardo, ce n'est pas l'avantage absolu qui compte mais l'avantage relatif. Autrement dit un
pays, qui est moins efficace que les autres pays dans la production de tous les biens qui peuvent être
échangés, sera relativement moins inefficace dans la production d'au moins un bien. En exploitant
cet avantage comparatif, c'est-à-dire en se spécialisant dans la production de ce bien, le libre-
échange se révélera préférable à l'autarcie.

Ainsi, Ricardo développe l'exemple des échanges de vin et de drap entre l'Angleterre et le Portugal.
Avec un nombre d'heures de travail donné, le Portugal produit 20 mètres de drap et 300 litres de vin
tandis que l'Angleterre produit 10 mètres de drap et 100 litres de vin. L'Angleterre est donc
désavantagée dans les deux productions. Ricardo montre pourtant que l'Angleterre a intérêt à se
spécialiser dans la production de drap, où elle possède un avantage relatif, car avec 10 mètres de
drap, elle obtiendra 150 litres de vin portugais (contre 100 chez elle). À l'inverse, le Portugal devra
se spécialiser dans la production vinicole puisque l'échange avec l'Angleterre de 300 litres de vin
portugais lui permettra d'obtenir 30 mètres de drap anglais au lieu de 20 mètres de drap portugais.
L'Angleterre a un avantage comparatif dans la production de drap alors que le Portugal possède un
avantage absolu.

II) Les théories contemporaines


1) Théorie de la dotation en facteurs de production ou modèle HOS

Cette théorie est aussi appelée modèle HOS car elle a été trouvée par Heckscher et Ohlin puis
complétée par Samuelson.

L’origine de l’avantage comparatif vient de l’abondance ou de la rareté relative des divers facteurs
de production dont sont dotés les pays.
Comme Ricardo, ces auteurs supposent l’immobilité internationale des facteurs de production.

2) Théorie de la demande de Linder


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Une des critiques adressées aux modèles ricardien ou d'Ohlin-Heckscher est de sous-estimer le rôle
de la demande.

Selon Linder, l'échange des biens manufacturés par opposition aux produits primaires ne peut être
expliqué par les seules dotations relatives naturelles. Le volume du commerce entre deux pays
dépend des préférences des consommateurs. La similitude des fonctions de demande des pays qui
échangent détermine la part dans le revenu national du volume des biens manufacturés échangés.
Plus le revenu par tête des pays est proche, plus l'intensité du commerce entre les deux pays sera
élevée.

Les hypothèses du modèle sont les suivantes : les individus touchant le même revenu possèdent la
même structure de demande quel que soit le pays auquel ils appartiennent ; la répartition des
revenus est la même dans les deux pays ; le pays fabrique un produit manufacturé que parce qu'une
demande domestique préexiste à une demande extérieure. Empiriquement, certaines études
montrent que des pays proches du point de vue du revenu par tête tendent à davantage commercer.
Toutefois d'autres variables pourraient expliquer un tel résultat. Il peut s'agir de la proximité des
pays (la distance semble être une variable pertinente et significative pour expliquer le commerce
bilatéral) ou bien encore de l'appartenance des pays à une même association de libre-échange.

3) Théorie du cycle du produit de Vernon

Vernon combine l’évolution de la nature du produit avec les évolutions de son commerce
international. Il existe différentes phases :

•Exemples de cycle de vie différents:


- Phase de maturité longue (exemple : Coca cola).
- Phase de lancement très longue (exemple : Téléphone mobile).

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Section 2 : Les arguments en faveur du libre échange

Le libre échange permet:


➡ Une utilisation optimale des facteurs de production (capital et travail) qui ne sont pas dispersés
dans une multitude de productions plus ou moins rentables. Le pays peut ainsi renforcer sa
productivité et sa croissance.
➡ Instauration d’une réelle concurrence qui permet la baisse des prix (compétitivité prix)
l’innovation et la qualité (compétitivité structurelle).
➡ L’importation de produits moins chers que les produits nationaux
‣ augmente le pouvoir d’achat des ménages et leur niveau de vie sans trop de revendications
salariales, ce qui est avantageux pour les entreprises qui n’en seront que plus compétitives =>
augmentation des parts de marché => croissance économique.
‣ De plus les entreprises peuvent aussi acheter moins cher les machines-outils et profiter des
technologies
étrangères, donc augmenter leurs investissements et leur savoir-faire.
➡ Des économies d’échelle : grâce à La spécialisation et l’exportation, un marché beaucoup plus
vaste permet de produire plus donc de faire baisser les prix et de gagner en compétitivité = >
croissance économique.
➡ Accroissement de la variété de produits offerts grâce aux échanges intra-branches.
➡ de favoriser l’accueil d ’ IDE car les entreprise étrangères apprécient tout ses avantages.
Pour toutes ces raisons, à la sortie de la 2° guerre Mondiale fut crée un contexte favorable aux
échanges qui permis une forte progression du commerce extérieur et des échanges monétaires et
financiers.

Section 3 : Le protectionnisme

I) Définition

C’est la protection du marché national. Un pays se protège de la concurrence étrangère par


différents moyens.

II) Les moyens du protectionnisme

Le protectionnisme se manifeste par :


• la protection tarifaire : droits de douanes (Barrières Tarifaires : BT) : les marchandises
importées coûtent plus cher.
• les quotas et contingentements : limitation des produits étrangers
• les barrières non tarifaires (BNT):
o normes techniques ou industrielles (sécurité)
o labels de qualité
o normes sanitaires (exp. vache folle dans les années 1990)
o réglementations administratives
• toutes les pratiques contraires au libre-échange :
o le dumping : vendre moins cher dans les autres pays que dans son propre pays.
o les subventions aux exportations : exemple de l’agriculture
III) Les théories du protectionnisme

Les principales théories qui ont traité le protectionnisme sont :


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1) La théorie du protectionnisme éducateur

Le protectionnisme éducateur de Frederic List (1789-1846) consiste à protéger les industries


naissantes de la concurrence étrangère. On parle de protectionnisme offensif. Le protectionnisme
éducateur doit être limité aux entreprises jeunes provisoirement, le temps qu’elles deviennent
viables. Il existe des obstacles :

• l’inexistence dune main d’oeuvre qualifiée


• les habitudes prises par les consommateurs
• l’insuffisance des économies d’échelle
• l’insuffisance des économies externes, absence de communication
2) La théorie du protectionnisme défensif

Le protectionnisme défensif de Nicolas Kaldor préconise la protection de l’industrie dans sa


vieillesse. Le protectionnisme est nécessaire à cause des difficultés engendrées par la crise et pour
faciliter la reconversion des secteurs en déclin.

Chapitre 2 : L’organisation du libre échange : GATT/OMC

Section 1 : l’accord général sur le tarif douanier et le commerce (GATT)

1) Origine et définition

Le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) est signé à Genève en 1947 par 23 PI et
PED. C’est un code de bonne conduite et un code de référence pour les échanges internationaux. Le
GATT organise des Négociations Commerciales Multilatérales (NCM) aussi appelées "rounds".

2) Objectifs

Le GATT cherche à promouvoir le libre-échange par l’abaissement progressif des droits à la douane
(lors de grands "rounds") et l’interdiction de pratiques discriminatoires et des barrières non
tarifaires. Son objectif principal est le bénéfice des gains du libre-échange (théorie des avantages
comparatifs). Il réglemente les désaccords entre les pays membres et organise les rounds ; il lutte
contre le protectionnisme.

3) Les principes généraux du GATT

 La réciprocité commerciale

Un Etat peut faire des concessions en contrepartie de celles qui seraient faites par les autres parties
au GATT; a contrario, il lui est possible de ne pas les appliquer aux Etats qui ne respectent pas
leurs propres engagements

 La clause générale du traitement de la nation la plus favorisée

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Cette disposition exige de tout Etat ayant consenti une concession douanière à l'un de ses
partenaires du GATT, qu'il en étende le bénéfice à toutes les autres parties contractantes, c'est-à-dire
en pratique à presque tous les Etats de la planète.

 Traitement national

Traitement national: égalité de traitement pour les étrangers et les nationaux (art. 3 du GATT)

« Les produits du territoire de toute autre partie contractante ne seront pas soumis à
un traitement moins favorable que le traitement accordé aux produits similaires d'origine
nationale. »

4) Historique des accords

L’histoire du GATT va être associée à une longue série de négociations multilatérales, appelées «
Cycle »
ou « Round ».

Nom des Période de Nombre de Réduction des Réduction des droits


Rounds négociation participants droits de douanes de douanes sur les
sur les produits produits agricoles
industriels
Genève 1947 23 -35 % -
Annecy 1949 23 - -
Torquay 1950 23 -25% -
Genève 1956 23 - -
Dillon 1960 - 1961 23 - -
Kennedy 1962 - 1967 50 -35 % -
Tokyo 1973 - 1979 99 -34 % -
Uruguay 1986 - 1994 119 -39% - 36 %

Le dernier cycle de négociation a été lancé en Uruguay. Il a duré de 1986 à 1994 sous l'égide du
GATT devenu, avec la signature de l'accord de Marrakech en 1994, Organisation Mondiale du
Commerce (OMC).
Le conflit agricole y a occupé une place centrale. En effet, l'agriculture avait jusqu'à présent
toujours été exclue des négociations internationales et du mouvement de baisse des droits de
douanes amorcé à la fin de la seconde guerre mondiale.

Ce fut une négociation très longue qui vit la naissance de l’Organisation Mondiale du Commerce
(OMC).

Section 2 : L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

I) Présentation de l’OMC

L’OMC est l’Organisation Mondiale du Commerce, signée à Marrakech en avril 1994 et qui est
entrée en vigueur le 1er janvier 1995.

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Fiche signalétique de l’OMC

Siège Genève, Suisse


Création Le 1er janvier 1995 à l’issue des négociations du
Cycle Uruguay
Nombre de membres 153 pays au 23 juillet 2008
Budget et effectifs 189 millions de francs suisses pour 2009
625 personnes
Les principales missions Administration des accords commerciaux OMC
Cadre pour les négociations internationales
Règlement des différents commerciaux
Suivi des politiques commerciales nationales

II) Les accords de l’OMC

Les principaux accords régis par l’OMC sont :

- Accords multilatéraux sur le commerce des marchandises

- Accord général sur le commerce des services (AGCS)

- Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC)

- Mémorandum d'accord sur le règlement des différends

- Mécanisme d'examen des politiques commerciales

- Accord sur les mesures concernant les investissements et liées au commerce

- Accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS)

III) Les principales différences entre le GATT et l’OMC

Nature : Le GATT était un ensemble de règles, sans fondement institutionnel, appliqué à titre
provisoire. L'OMC est une organisation permanente ayant un cadre permanent et son propre
Secrétariat.

Portée : Les règles du GATT s'appliquaient au commerce des marchandises. L'Accord sur l'OMC
vise le commerce des marchandises, le commerce des services et les aspects des droits de propriété
intellectuelle qui touchent au commerce.

Approche : Le GATT était un instrument a provoqué une fragmentation du système commercial


multilatéral. L'Accord sur l'OMC a été adopté, et accepté par ses Membres, comme un engagement
unique

Règlement des différends : Le système de règlement des différends de l'OMC prévoit des délais
précis et il est donc plus rapide que le système du GATT

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Chapitre 3 : La stratégie du produit internationale

Section 1 : Principes clés


La stratégie de produit internationale va consister en la définition :

- De la gamme exportée

- De la marque utilisée

- Du conditionnement et de l’emballage du produit

- Du design du produit

- De l’étiquetage

- De la qualité

La politique de produit internationale est conditionnée par les choix de stratégie internationale de
l’entreprise. Ces choix sont eux même mêmes en partie dictés par les contraintes existants sur les
marchés étrangers.

Deux stratégies internationales de produit sont distinguées :

- stratégie de standardisation : offrir un même produit sur tous les marchés cibles.

- stratégie d’adaptation : offrir sur chaque marché visé un produit en adéquation avec les
besoins spécifiques de ce marché.

Avantages de la standardisation Inconvénients de la standardisation


Economies de coût (économies d’échelle) Perte d’efficacité commerciale
Création d’une image de marque homogène Perte de parts de marché
Démotivation des équipes locales
Risque de proposer le « plus dénominateur
commun » ne satisfaisant vraiment aucun
client

 Les facteurs qui incitent les entreprises à adopter d'une stratégie d'adaptation :

• Faible notoriété de l’entreprise

• Ressources financières, humaines et productives abondantes

• Forte concurrence

• Le produit (bien de consommation ou industriel) est soumis aux législations et


réglementations locales

• Conditions d'utilisation du produit sont différentes sur le marché étranger


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• Pouvoir d'achat des consommateurs locaux est différent de celui des
consommateurs domestiques

En dehors de quelques produits, pour lesquels on observe une certaine standardisation des goûts ou
pour lesquels les critères de segmentation sont internationaux, la politique d’adaptation du produit
reste prédominante. Cette adaptation est à la fois technique et commerciale.

Section 2 : La démarche

I) L’adaptation technique des produits


1. les réglementations et les normes à l’export

• Caractéristiques des réglementations et de normes à l’export

Une norme est une spécification technique d’un bien ou d’un service, élaborée par consensus entre
toutes les parties concernées et approuvée par un organisme reconnu. En cela elle se distingue des
règlements techniques établis par les pouvoirs publics et dont l’application est obligatoire.

Le non-respect d’un règlement technique rend impossible la pénétration du marché.

Le non-respect d’une norme constitue un handicap commercial.

• Sources d’information

Les sources réglementaires sont les traités internationaux (directives européennes par exemple) et
les états nationaux. Etats fédéraux avec plusieurs niveaux possibles de réglementations)

Les sources normatives sont internationales (ISO : international standard organisation)

• La certification

La conformité aux normes n’est pas suffisante en elle-même ; elle doit être prouvée par une
certification ou un label de conformité.

La certification est obtenue directement auprès du laboratoire d’essai étranger chargé de délivrer le
label ;

2. La protection de la propriété industrielle

Le dépôt de brevet permet d’éviter la copie des produits et des procédés de fabrication et de lutter
contre la contrefaçon les brevets sont délivrés au Maroc par l’OMPIC - Office Marocain
de la Propriété Industrielle et Commerciale.

II) L’adaptation commerciale des produits

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Chapitre 4 : Le contrat de vente international

Section 1 : La négociation du contrat

I) La démarche

1) La préparation de la négociation

Il s’agit de :

- Collecter des informations générales sur le contexte de la négociation.

- Faire des recherches sur le client ou le prospect

- Maîtriser les informations relatives au produit

La préparation permet :

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- La définition des objectifs assignés à la rencontre

- L’établissement d’un plan de découverte (questions à poser à l’interlocuteur pour découvrir


ses besoins)

- La construction d’un argumentaire

- La mise en place des outils d’aide à la négociation (documentation, échantillons, fichiers…)

La préparation conduit à la prise de contact par téléphone ou au cours de manifestations


commerciales et à la rencontre avec le client ou le prospect.

2) L’argumentation

La construction de l’argumentaire suppose au préalable qu’une réflexion ait été effectuée sur les
besoins du prospect.

Cette phase de découverte du besoin débute lors de la préparation de la négociation et se prolonge


au début de la négociation proprement dite par la pratique de l’écoute active ( écouter + observer +
questionner)

En effet, l’argumentation prend appui sur la motivation du client .L’argumentation doit conduire à
prouver au client que les caractéristiques techniques ou commerciales du produit peuvent satisfaire
son besoin.

L’argumentation est alors constituée d’une liste d’arguments correspondant aux motivations
identifiées chez le client.

En particulier, il faut traiter les objections formulées par le client qui marquent son intérêt, ses
préoccupations.

3) Conclusion et suivi

Le vendeur doit identifier les signaux qui montrent que le client est prêt à conclure le contrat

En cas d’accord, la prise de congé permettra de préserver l’avenir des relations commerciales ;

Quelque soit le résultat de la négociation il est utile d’analyser ce qui s’est passé pour découvrir les
points faibles et y remédier ou pour déceler les points forts afin d’en tirer le meilleur parti possible.

II) Les spécificités culturelles de la négociation internationale

La méconnaissance des habitudes culturelles et des pratiques des affaires va être source de
malentendus qui vont altérer le contenu de la communication et influer sur le déroulement de la
négociation.

Connaitre les différentes composantes de la culture du pays dans lequel on négocie va faciliter
l’adaptation du négociateur international à son interlocuteur

Parmi les dimensions de la culture mises en évidence, on peut noter :


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Rapport au temps : cultures monochroniques ou plychroniques

Rapport à l’espace : importance plus ou moins grande de la distance interpersonnelle

Contrôle de l’incertitude : mode de gestion du temps et de l’incertitude face à l’avenir

Le contexte fort / faible de la communication : message fortement implicite ou explicite :

Le contexte fort / faible de la communication : message fortement implicite ou explicite

Cultures explicites

Allemagne, Scandinavie, Suisse, USA

Choisissent un mode de confrontation et de communication direct pour


résoudre rapidement un problème.

Cultures implicites

Pays arabes, France, Japon, pays méditerranéens, Russie

Choisissent un mode de confrontation et de communication indirect pour


préserver la face de leur interlocuteur.

L’attitude vis-à-vis de l’action et du risque

III) Les spécificités juridiques de la négociation internationale

La négociation internationale va se trouver dans un cadre juridique différent du sien.

Les principes juridiques sont différents ce qui accroit les risques juridiques. Il en est ainsi par
exemple des conditions de formation d’un contrat ou de la responsabilité contractuelle qui diffèrent
en droit français, en droit germanique et en common law.

Ainsi, tout processus de négociation entraîne l’échange de propositions et de contre-proposition


sous forme de multitude de documents : projet de contrat, protocole d’accord etc…

Il est important d’apprécier à sa juste valeur la portée juridique de la documentation échangée.


Même la signature du contrat définitif entre les deux parties ne suffit pas à effacer complètement les
engagements préalables établis.

Aussi, est il recommandée d’insérer une clause spéciale dans le contrat prévoyant l’annulation des
documents échangés pendants les pourparlers. Cette clause spéciale peut être formulée comme
suit : « Tous les pourparlers et la correspondance antérieurs à la signature du présent contrat
deviendront caducs après signature »

Par ailleurs, les négociateurs peuvent être amenés à conditionner l’acceptation d’une clause
contractuelle à l’ensemble des clauses du contrat. Cette façon de procéder risque de présenter un
danger latent, selon les dispositions de la loi locale des deux contractants. L’une des deux parties
risque de se trouver, partiellement engagée juridiquement avant même de signer l’accord définitif.

Ainsi, les négociateurs doivent –ils s’imprégner du contexte juridique dans lequel ils se trouvent en
se familiarisant avec les grands systèmes de droit contemporain.
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Section 2 : Les clauses du contrat
1) Les parties contractantes

Indiquer l’identité des deux parties contractantes

2) L’objet du contrat

- La vente de produits ou services

- Décrire les aspects techniques du produit, la qualité, le volume et/ou la quantité

3) Prix

- Déterminer le prix dans la devise choisie pour la facturation

- Le prix est accompagné de l'incoterm

4) Modalités de paiement

Les instruments et techniques de paiement qui dépendent de la confiance et des rapports de


force entre les partenaires au moment de la négociation du contrat.

5) L’entrée en vigueur du contrat

La date à indiquer va déterminer les dates de livraison, de paiement, de la réception provisoire


ou définitive, etc.

6) Obligations du vendeur

- Délivrer la marchandise de manière conforme à l'objet du contrat et en un lieu déterminé.

- Transporter et assurer la marchandise en fonction de l‘incoterm choisi.

7) Obligations de l’acheteur

- Réceptionner le bien, en prendre livraison.

- Payer le prix convenu ou en garantir le paiement aux dates prévues.

8) Transfert des risques

En fonction de l’incoterm choisi par les deux parties

9) Transfert de propriété

Le moment de transfert est négocié par les deux parties. L’intérêt du vendeur est de transférer la
propriété le plus tard possible alors que celui de l’acheteur est l’inverse.

S’il n’est pas précisé dans le contrat ⇒ il est prévu par le droit applicable au contrat

10) Les garanties

- Les garanties conventionnelles :


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Couvrent les défauts qui apparaissent dans les conditions normales d’utilisation du bien

- Les garanties financières :

Matérialisées par des demandes de cautions auprès des banques qui s’engagent à payer une
somme convenue si le client ne peut tenir ses engagements financiers et commerciaux

11) Force majeure

Tout événement imprévu au moment de la conclusion du contrat

Remporter les délais, prévus dans le contrat, d’une durée équivalente à celle de l’événement qui
retarde l’exécution du contrat

12) Règlement des litiges

Déterminer le droit applicable pour le règlement des différends

Chapitre 5 : Les formes d’internationalisation des firmes

I – POURQUOI S’INTERNATIONALISER ?

1/ RAISONS STRATEGIQUES :

a) permet de répartir les risques entre plusieurs pays :

 conjoncture économique, variation monétaire (taux de changes flottants)


 concurrence (quelquefois moins forte sur les marchés extérieurs que sur le marché national)
 phases du cycle de vie (un produit en phase de maturité sur le marché national peut être en
phase de croissance ailleurs)

b) procure des avantages concurrentiels :

 implantation d’unités de productions dans les pays qui permettent :

• bas niveau des salaires (d’une main-d’œuvre bon marché)


• disponibilité des ressources et la maîtrise des approvisionnements (ressources
naturelles disponibles rapidement et à moindre coût)
• incitations financières et fiscales (qui accordent des avantages fiscaux ex. zones
franches)

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• productivité du travail importante et qualification de la main-d’œuvre (production
horaire/salarié et VA/salarié)

La baisse des coûts de production due à la délocalisation permet d’augmenter les ventes, donc de
réaliser des économies d’échelle (diminution de coût de production unitaire obtenues grâce à une
augmentation des dimensions de l’unité de production) au niveau de la production, des
approvisionnements, de la mercatique, de la recherche développement et des ressources financières.

2/ RAISONS LIEES AU MARCHE :

a) facteurs liés au marché de base :

 L’internationalisation est parfois imposée : saturation du marché national ou difficulté de


gagner des parts de marché supplémentaires (situation oligopolistique) donc besoin
d’élargissement des marchés
 La réglementation limite le développement de l’entreprise
 Les conditions de production freinent la croissance et le profit
 La concurrence est très agressive

b) facteurs liés aux marchés étrangers :

 la concurrence s’internationalise (ouverture des marchés, l’entreprise ne peut plus considérer


son marché national comme le seul marché, il faut occuper le terrain là où se trouve les clients
mais aussi les concurrents)
 les imperfections des marchés (l’entreprise peut être obligée de s’implanter dans un pays pour
avoir le droit d’y écouler sa production : réglementations tarifaires, administratives ou
protectionnistes)

III) Les formes d’internationalisation


1/ LES STRATEGIES D’EXPORTATION :

• L’EXPORTATION DIRECTE

Elle évite les intermédiaires. Elle permet donc de faire l’apprentissage des marchés étrangers et
d’éliminer les rémunérations des intermédiaires. Mais elle est difficile et coûteuse en pratique car la
firme méconnaît les rentabilités locales, les modes de consommation locaux, les pratiques
commerciales locales et les règlements. Il y a donc un risque d’erreur important. De plus,
l'entreprise va devoir entretenir sur place des stocks et un service de distribution coûteux.

Techniques d’exportation directe :

* Sans force de vente - Par ex: par des foires et salons à l’étranger

* Avec force de vente : Par ex : avec un agent commercial à l’étranger ou avec un représentant
salarié

• L’EXPORTATION INDIRECTE

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Est mieux adaptée à la phase initiale d’exportation.

Elle dispense l’entreprise de tout investissement et de toute présence personnelle à l’étranger.


L’exportateur peut utiliser les services de courtiers ou vendre à des sociétés de commerce extérieur
qui s’occupent de toutes les formalités douanières, financières et administratives, et conclut elle-
même les contrats de vente à l’étranger. Cependant ces interventions d'intermédiaires constituent un
"écran" qui empêche toute véritable connaissance et toute réelle pénétration du marché étranger.

L’exportation directe ou indirecte présente l’inconvénient de ne pas assurer une présence


permanente de l’entreprise à l’étranger.

2) LES STRATEGIES D’INVESTISSEMENT DIRECT OU L’IMPLANTATION A


L’ETRANGER :

Les investissements directs à l'étranger (IDE) sont le moyen de l'internationalisation des firmes.
Ils consistent en des achats de titres d'entreprises par des agents non-résidents afin d'obtenir "un
intérêt durable et la capacité d'exercer une influence dans la gestion"

Son objectif est le contrôle ou la création d’une entreprise à l’étranger : création de succursales,
achats de biens immobiliers, prêts à une filiale, achat de 10% du capital d’une société
(investissement productif)…

3) LES STRATEGIS D’INVESTISSEMENT INDIRECT

Les investissements indirects concernent les achats de titres émis par des agents non-résidents mais
dans une optique de placement, pas pour prendre le contrôle de l'entreprise dont les titres sont
achetés. Ainsi, les investisseurs placent leur argent dans une optique de rentabilité : les
investissements de portefeuille sont donc des placements.

Conventionnellement, selon le FMI, on considère qu'un achat d'action est un investissement de


portefeuille (un placement) tant que le total des actions détenues représente moins de 10% du
capital social de l'entreprise.

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