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Comptabilité

Nationale I

Par M. Neptetsun
TCHAWA NANOU Alex Comptabilité Nationale I
Comptabilité Nationale
Objectifs du cours
- Bonne lecture macro-économique
- Fournir des éléments pour la modélisation macro-économique
- Aider à la décision
-
Plan du cours
Chapitre 1. Généralités et définitions
1.1 Historique de la Comptabilité nationale
1.2 Définition de la comptabilité nationale
1.3 Le territoire économique
1.4 La notion de flux/stock
1.5 Comptabilité privé ≠ Comptabilité nationale
1.6 A quoi sert la comptabilité nationale

Chapitre 2. Les opérations économiques


2.1 Introduction
2.2 Les opérations sur biens et services
2.2.1 Le périmètre de la production
2.2.2 Les consommations intermédiaires
2.2.3 La valeur ajoutée brute
2.2.4 La consommation de capital fixe
2.2.5 La valeur ajoutée nette
2.2.6 La consommation finale
2.2.7 La formation brute de capital fixe
2.2.8 La variation de stocks
2.2.9 Les importations
2.2.10 Les exportations
2.3 Les opérations de répartition
2.3.1 La rémunération des salariés
2.3.2 L’impôt sur la production, les importations et les exportations
2.3.3 Les subventions
2.3.4 Les revenus de la productivité
2.3.5 L’impôt sur le revenu et le patrimoine
2.3.6 Les cotisations sociales
2.3.7 Les prestations sociales
2.3.8 Les transferts sociaux en nature
2.3.9 Les impôts en capital
2.3.10 Les autres transferts courants
2.4 Les opérations financières

Chapitre 3. Les unités institutionnelles et secteurs institutionnels


3.1 Les unités institutionnelles
3.1.1 Définition
3.1.2 Critères de classement des unités institutionnelles
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3.1.3 Les différents types d’unités institutionnelles
3.2 Les secteurs institutionnels
3.2.1 Définition
3.2.2 Critères de classement des secteurs institutionnels
3.2.3 Les différents types de secteurs institutionnels
i. Les sociétés privées non financières
ii. Les sociétés privées financières
iii. Les administrations publiques (APU)
iv. Les ménages
v. Les institutions sans but lucratifs au service des ménages (ISBLSM)

Chapitre 4. La séquence des comptes et leurs soldes/ les principaux ratios économiques
4.1 Le compte de production
4.2 Le compte d’exploitation
4.3 Le compte de distribution primaire du revenu
4.4 Le compte de distribution secondaire
4.5 Le compte d’affectation du revenu
4.6 Le compte de capital
4.7 Les principaux ratios économiques

Bibliographie
- Le système de comptabilité des Nations Unis SCN 1953, SCN 1968, SCN 2008, OCDE, FMI,
La Banque Mondiale
- Construire les comptes de la nation, Michèle Séruzier
- KANGARE

Chapitre 1. Généralités et définitions


1.1 Histoire de la Comptabilité Nationale
Avant le 17e siècle, les gens faisaient déjà de la comptabilité car les dirigeants faisaient tout
pour avoir une idée de la richesse des populations en vue de prévoir les impôts et les taxes.
En 1758, le français Vauban tente de réfléchir sur la notion de circuit économique. Il y avait
aussi l’anglais Gregory King.
Après la 1e guerre mondiale, il y a eu les travaux de Keynes pour la reconstruction des
économies.
En 1952, il a été établi un document qui permettait aux pays de s’harmoniser sur les modèles
économiques. Il y a aussi eu un autre document de ce type appelé Comptabilité du produit matériel.
En 1968, les Nations Unis ont produit un document de référence.

1.2Définitions de la Comptabilité Nationale


La Comptabilité Nationale est une technique statistique qui tente de donner de l’économie
une vision synthétique et une vision macroéconomique au cours d’une période donnée.
Par technique statistique, on affirme qu’elle utilise toutes les techniques statistiques
appropriés pour reconstituer des donnés.
Par vision synthétique, on veut dire que les chiffres obtenus ne sont pas des exactitudes.

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Par vision synthétique, on veut dire qu’on résume la richesse d’un pays par un chiffre.
Exemple : PIB + Importations = CF (Consommation finale) + FBCF (formation brute de
capital fixe) + ∆stock + Exportation.
PIB = FBCF + ∆stock + (Exportation – Importation)
La Comptabilité Nationale décrit la manière dont est produite, consommé, investie et réparti
la richesse dans un pays au cours d’une période donnée.

1.3 Le territoire national


Un territoire économique est une zone géographique délimité dans l’espace, ayant une
administration centrale et au sein duquel, les biens, les personnes et les capitaux circulent librement.
Le territoire économique comprend 1) l’espace aérien, 2) les eaux territoriaux dans lesquels le pays
jouis de droits exclusifs en matière de pêche, d’exploitation de combustible ou de minéraux, 3) des
enclaves territoriaux dans le reste du monde (bases militaires, stations scientifiques, ambassades,
consulats, bureaux d’immigrations ou d’information, etc.), 4) toutes les zones franches et les
entrepôts sous douanes.

1.4 Notion de résidence


Tous les acteurs économiques localisés dans un territoire économique sont appelés des
« unités de résidence » ou « acteurs résidents ». Tout ce qui est dans le territoire économique est
« résident » et tout ce qui n’est pas dans le territoire économique est « non-résident ». Il y a des
relations entre unités résidentes et unités non-résidentes. Ex. salaires des camerounais payés par
l’ambassade de France qui est une unité non-résidente. Ces relations sont retracées dans une
rubrique appelée « reste du monde » ou « RDM ».
Un flux est une valeur économique mesuré sur une période donnée. Ex. ventes mensuelles
de carburant, investissement réalisés par les entreprises camerounaises en 2008, la production
trimestrielle des Brasseries du Cameroun…
Un stock est une valeur économique mesurée à un instant donnée. Ex. le capital d’une
nation, la population d’un pays est une variable de stock.

1.5Notion de circuit économique


Le circuit économique simplifié

Entreprises
Ménages

1.6 Comptabilité privée/ Comptabilité Nationale


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1.7 À quoi sert la Comptabilité Nationale
La Comptabilité Nationale permet de rassembler les données statistiques. Pour le compte
d’un pays, on a besoin d’avoir l’ensemble de toutes les informations sur tous les documents car
toutes les entreprises doivent produire la DSF (Déclaration Statistique et Fiscale). Cela veut dire
que l’entreprise déclare ses stocks, les salaires versés, les impôts, etc., bref toutes les informations
sur ses activités. Ce document DSF doit être déposé avant un certain délai auprès des autorités
publiques administratives compétentes.
Les ménages cependant ne produisent pas de document. Pour évaluer les revenus des
ménages, la Comptabilité Nationale mène des enquêtes. Ex. l’Enquête Camerounaise Auprès des
Ménages (ECAM) ; EESI (l’Enquête sur l’Emploi et le Secteur Informel), etc. Quelques fois, le
comptable n’ayant pas toutes les informations, doit faire des estimations en formulant des
hypothèses prévues par la Comptabilité Nationale.

1.7.1 Rassembler les données statistiques


Les statistiques établies par les administrations ou établissements publiques concernent
pratiquement tous les domaines de l’économie : prix, production, salaires, emplois, crédits,
dépenses publiques, etc. Ce sont des données administratives (Déclarations fiscales, balances
commerciales, budget de l’Etat, prix administratives, immatriculation des véhicules, etc.) ou des
enquêtes (recensement de la population, prix sur marchés, enquête sur la consommation, sur
l’agriculture, sur le secteur informel, etc.). Ces données sont de qualités très variables, présentés
suivant des nomenclatures différentes, des formes diverses.
L’intérêt de la Comptabilité Nationale est de fournir un cadre général logique au sein duquel
on peut retrouver les principales données économiques cohérentes, comparables et reliés entre elles
grâce à des définitions et à des nomenclatures communes. A contrario, la certification des comptes
nationaux met en évidence les lacunes statistiques. Le comptable national doit alors procéder à des
estimations même si elles sont fragiles.

1.7.2 Analyser les circuits économiques


1.7.3 Suivre la marche de l’économie
1.7.4 Servir de base à la prévision, à la planification et à la modélisation
macroéconomique
Qu’il s’agisse de prévision de court ou de long terme, que l’on utilise des méthodes
rudimentaires ou sophistiqué, les prévisionnistes ont besoin d’un cadre dans lequel ils entrent tout à
la fois leurs hypothèses et

i. La prévision économique/ budget économique


Lorsqu’un gouvernement prépare son budget prévisionnel, il doit faire différentes
hypothèses économique et tester leurs conséquences sur l’économie. Cela se passe en trois étapes.
- Il fait tout d’abord des hypothèses générales en extrapolant les tendances du passé soit en référant
à des indicateurs conjoncturels. Ces hypothèses peuvent porter sur le taux de l’exercice, le taux
d’inflation, l’environnement internationale, le coût des matières premières exportées, le taux de
change, le taux d’intérêt à court, à moyen et à long terme. On en déduits les conséquences sur les
revenues par exemple, sur les finances publiques, en maintenant les relations observées sur le passé.

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- On introduit ensuite après les avoir chiffrés les objectifs du gouvernement (les infrastructures
routières ou les services de santé, limiter le déficit extérieure ou le déficit publique) et l’on examine
leur répercussions sur les équilibres globaux et les budgets de l’État.
- Plusieurs variantes peuvent être présentées qui aideront le gouvernement à prendre sa décision :
maintenir ou modifier son objectif initial, choisir le mode de financement…

ii. La planification
La projection porte sur 5 ou 10 ans. Il s’agit en général de voir comment on peut développer
une industrie pour atteindre l’indépendance énergétique. Plus la planification est longue, plus il y a
des modifications.

iii. La modélisation macroéconomique

1.7.5 Un système de Comptabilité Nationale permet les comparaisons de pays en


pays

Au niveau national, n’importe quel SCN peut satisfaire les objectifs qui lui sont assignés.
Mais lorsqu’on passe au niveau international, cette diversité des systèmes de comptabilité nationale
ne permet plus de faire des comparaisons entre les pays.
À une époque où les éléments des différents pays sont de plus en plus imbriquées les unes
dans les autres, il devient nécessaire que les informations fournies soit lisible par tous les
partenaires nationaux et étrangers. L’adoption d’un Système de Comptabilité Nationale facilite donc
les échanges.

Chapitre II. Les différentes opérations économiques


II.1 Les opérations sur biens et services
1. La production
La production est un processus consistant à utiliser des facteurs comme le travail, le capital,
les autres biens et services, pour créer des biens ou des services.
La production peut également être considérée comme le résultat de ce processus.
Il existe deux types de production
- La production marchande
Celle destinée à être vendue sur le marché à un prix de référence ou un prix de base.
Prix de base = Prix de marché – impôt sur la production + subventions

- La production non marchande


C’est la production réalisé soit pour être cédé gratuitement, ou à un prix non signifiant
économiquement (prix qui ne recouvre pas la moitié du prix qui a servi à produire le bien). Elle peut
être en bien individuel ou en bien collectif. Il existe deux types de production non-marchand.
- La production pour usage final propre
Il s’agit ici de production produite par une unité institutionnelle et consommée par elle-
même.
- Les autres productions non marchandes

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Spécialement réalisés par les administrations publiques au profit des ménages et à tout le
monde.
Les activités qui font partie du domaine de la production peuvent être présentés ainsi :

- La production de tous les biens et services individuels ou collectifs fournis ou destiné à être
fournis à des unités autres que celles qui les produisent y compris la production des biens et
services entièrement consommés dans le processus de production de ces biens et services.

- La production pour compte propre de tous les biens


Conservés par leurs producteurs pour leurs consommations finales ou pour leur formation brute de
capital fixe.

- La production pour compte propre


 : des services de logement occupés par leurs propriétaires et des services domestiques et
personnels produits grâce à l’emploi du personnel domestique rémunérés.

2. La Consommation Intermédiaire
Les consommations intermédiaires sont les biens et services utilisés dans le processus de
production et qui sont détruits partiellement ou totalement. Ex. la canne à sucre dans la production
du sucre, la farine dans la production du pain, le bois dans la fabrication de la table

3. La Valeur Ajoutée Brute (VAB)


C’est la différence entre la production et la consommation intermédiaire. Elle constitue la
richesse créée. (VAB= Prod. – C.I.)

4. La Consommation de Capital Fixe (CCF)


C’est la valeur de l’usure ou de la détérioration d’un bien. C’est le déclin au cours d’une
période comptable de la valeur courante du stock d’actifs fixés et utilisé par un producteur du fait de
la détérioration physique, de l’obsolescence prévisible ou des dommages accidentels devant être
considérés comme normaux.

5. La Valeur Ajouté (V.A.)


V.A.N = V.A.B – C.C.F

6. La Consommation Finale effective (C.F.E.)


La consommation finale effective est constitué des ; dépenses sur les marchés par les
ménages, dépenses de administrations publiques, et dépenses effectives par les institutions sans but
lucratif.

7. La formation brute de capital fixe (F.B.C.F.)


Elle représente la valeur des biens durables acquis par les unités de production pour être
utilisés pendant au moins un an dans le processus de production.
Ex. - les investissements matériels : les biens immeubles (bâtiment, route), les biens meubles
(tables, voiture de transport, ordinateur).

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- Les investissements immatériels : logiciel, dépenses en recherches minières

8. Les importations
Sont constitués par l’ensemble des biens et services vendus par les non-résidents aux
résidents.

9. Les exportations
C’est l’ensemble des biens et services vendus par les résidents aux non-résidents.

10.La variation des stocks


C’est la différence entre le stock finale et le stock initial ou stock de départ d’une année de
compte.

II.2 Les opérations de répartition


2.2.1. La rémunération des salariés
Elle comporte 4 éléments : les salaires et traitements brut en espèce, les salaires et
traitements en nature, les cotisations sociales effectués à la charge des employeurs, les cotisations
sociales imputés.

2.2.2. Les impôts sur la production, les importations et les exportations


Les impôts sont des paiements obligatoire sans contrepartie en espèce ou en nature effectués
par les unités institutionnelles à des administrations publiques ex : les douanes, l’administration des
impôts, la mairie, font payer des impôts. Les impôts sur la production et les importations se
composent de :
- Les impôts sur les produits payables : sur les biens et services quand ils sont livrés, vendus,
transférés par leurs producteurs, ex. TVA.
- Les impôts et les droits sur les importations qui doivent être acquittés lorsque des biens entrent
sur le territoire économique en franchissant la frontière ou lorsque des services sont fournis à
des unités résidents par des unités non-résidents.

2.2.3. Les subventions


Ce sont des paiements courants sans contrepartie que les administrations publiques, y
compris les administrations publiques non-résidents font à des entreprises sur la base du niveau de
leur activité de production. Elles visent à accroitre la production, favoriser l’emploi, améliorant son
niveau. Il existe trois types de subventions :
- Les subventions sur les produits
- Les subventions sur les importations ex. baisses du droit de douane
- Les subventions sur les exportations
On peut aussi classifier les subventions en subventions sur les produits et subventions
d’exploitation

- Les subventions sur les produits


Elles sont accordés à des produits (nationaux ou importés) afin d’en soutenir la production,
d’en réduire les prix sur les marchés. Lorsqu’il y a écart grandiose entre l’offre et la demande, si

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c’est un produit de première nécessité, l’état subventionne la production ou l’importation en
diminuant l’impôt sur le produit.

- Les subventions d’exploitation


L’administration publique verse des subventions au titre de garantie de participation qu’elle
accorde à des sociétés pour l’équilibre de leur budget ou la couverture de leur perte d’exploitation.
C’est le cas des entreprises publiques qui bénéficient des subventions pour compenser leur perte
quand elles sont tenues de vendre leurs produits à un prix jugé économiquement insignifiant, ce prix
n’étant pas suffisant pour couvrir la totalité de leur coût de production.

2.2.4. Les revenus de la propriété


Les revenus sont ce que reçoit un propriétaire d’un actif financier (compte d’épargne, action,
titre de participation) ou non financier (terrain) en échange de sa mise à la disposition d’une autre
unité institutionnelle. Les revenus de la propriété sont constitués par les intérêts, les revenus
distribués des sociétés, les bénéfices réinvestis des investissements directs étrangers (BRIDE), les
Revenus divers.

a. Les intérêts
Ils rémunèrent des créanciers (détenteurs des dépôts, obligations, crédits). Ils sont
caractérisés par des versements à des échéances prévus d’avance d’un pourcentage du montant de la
créance.

b. Les revenus distribués des sociétés


Ce sont des revenus variables distribués par des sociétés en fonction de leur résultat aux
propriétaires de leur capital (actionnaires, gérants). Ces revenus prennent la forme des dividendes
ou des prélèvements que les entrepreneurs effectuent pour leurs propres besoins sur les bénéfices
réalisés par les sociétés qui leur appartiennent.

c. Les bénéfices réinvestis des investissements directs étrangers


Ils correspondent au montant de l’épargne net des sociétés détenues par les unités non-
résidentes ; unités qui réinvestissent ensuite cet épargne sous forme d’un accroissement de leurs
créances dans les sociétés résidentes qu’elles détiennent.

d. Les revenus divers


Les revenus divers comprennent :
- Les revenus de la terre et des actifs incorporels
Ils sont constitués par les loyers, les redevances du sol et du sous-sol (gisements miniers).
Les terres agricoles sont des actifs corporels non-financières non produits.
- Les redevances de la propriété attribuée aux assurés
Ils concernent par exemple les revenus d’assurance-vie versés lors du décès ou de la mise à
la retraite des assurés.

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2.2.5. Les impôts sur le revenu et le patrimoine
Les impôts courant sur le revenu et le patrimoine comprennent tous les versements
obligatoires sans contrepartie en espèce ou en nature prélevés par les administrations publiques.

a. Les impôts sur le revenu


Ce sont des impôts qui frappent les revenus, les bénéfices, les gains en capital et le
patrimoine. Ils sont calculés à partir des revenus ou du patrimoine effectif ou présumé des ménages,
des sociétés et des Institutions Sans But Lucratif au service des ménages. Ils ont un caractère
régulier dans le temps.

b. Les autres impôts courants


Les autres impôts courant comprennent :
- Les impôts sur les signes extérieures des richesses
Ce sont des taxes acquittés par les ménages pour la détention ou l’utilisation dans un but
autre que la production, le véhicule, le bateau, l’avion,… Ces taxes concernent aussi les primes de
chasse ou de pêche.

2.2.6. Les cotisations sociales


2 types : les cotisations sociales effectives et les cotisations sociales imputés. Ces derniers
sont des prélèvements sur les salaires des employés pour les prémunir des risques d’activité ou de la
retraite. À côté de ces deux, les cotisations sociales imputés.

2.2.7. Les prestations sociales


Elles sont de deux types :
- Celles qui ne correspondent pas à des dépenses de la consommation des APU.
- Celles qui sont comptabilisés dans les dépenses des APU.
Dans la première catégorie on retrouve les prestations sociales en espèce et dans la deuxième
on retrouve les transferts sociaux en nature.

i. Les prestations sociales en espèce


Elles comprennent :
a. Les prestations d’assurance sociale
b. Les prestations d’assistance sociale
Les prestations d’assurance sociale sont engagées par 3 types d’organismes
- Les administrations de sécurité sociale qui versent des prestations de sécurité sociale (Allocation
maladie, chômage, retraite)
- Les unités institutionnelles gérant des organismes privés qui versent des prestations d’assurance
sociales de régime privé (prestations d’assurance maladie privées).
- Les employeurs des salariés qui offrent des prestations sociales d’assurance directe.
Les prestations d’assistance sociale couvrent les mêmes besoins que les prestations
d’assurance sociale. La différence est qu’elles ne s’inscrivent pas dans le même cadre (c.à.d. dans le
cadre d’un régime d’une assurance sociale prévoyant les cotisations sociales).

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ii. Les transferts sociaux en nature
Elles comprennent :
- Les prestations sociales en nature
- Les transferts de biens et services non-marchand individuels.
Les transferts sociaux en nature correspondent aux transferts des biens et services
individuelles fournis aux ménages.
Les prestations sociales en nature comprennent
- Le remboursement des prestations de sécurité sociale (remboursement des frais médicaux,
allocation, logement)
- Les autres prestations de sécurité sociale en nature (biens et services liés à la santé fournis aux
bénéficiaires par les APU sans qu’intervienne un remboursement ex. le service de vaccination
pour enfants de moins de 5 ans).
- Les prestations d’assistance sociales : Elles couvrent les mêmes besoins que les prestations
d’assistance sociales en nature. La différence est qu’elles ne sont pas fournies dans le cadre d’un
régime d’assurance sociale (Transfert effectué dans le cadre des catastrophes naturelles).

Les transferts de biens et service non marchand individuels sont destinés à la


consommation effective des ménages. Ils sont financés par les APU et les ISBL. Ils comprennent :
- Les dépenses de consommation en service individuels ex. la valeur gratuite des services offerts
dans le domaine de l’engagement. C’est la différence entre le prix du marché et ce que les
ménages paient.

2.2.8. Les transferts courants


Parmi les autres transferts courant on trouve :
- Les primes d’assurance dommage
- Les primes d’indemnités d’assurance dommage
Ce sont les sommes dues aux assurés par les Compagnies Assurances dès qu’intervient un
sinistre.
- Les transferts courant entres administrations publiques.
Ce sont les prélèvements effectués entre un état et les collectivités territoriales et les unités
administratives qui constituent les transferts entre administrations.
- La coopération internationale
Elle concerne les opérations entre l’administration résidente et les administrations non-
résidentes. Elle peut porter sur les contributions aux organismes sociaux ou sur l’aide internationale
reçue ou versée.
- Les transferts courants divers
Ils portent sur tous les transferts entre unités résidentes ou non résidentes qui n’impliquent
pas les administrations publiques. Ex. transferts entre les ménages.

2.2.9. Les transferts en capital


Un transfert en capital est nécessairement associé à un mouvement d’actifs chez une au
moins des unités institutionnelles. On distingue 3 types de transfert en capital :
- Les impôts en capital
- Les aides en investissement
- Les autres transferts en capital
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i. Les impôts sur le capital


Ce sont les impôts qui frappent de façon irrégulière et peu fréquente la valeur :
- Des actifs détenus par les Unités Institutionnelles à l’occasion du changement des valeurs des
actifs constatés. Ex. si un terrain change de valeur, l’État frappe la plus-value d’impôt.
- Les actifs transférés entre Unités Institutionnelles. Ex. l’État frappe l’héritage d’une parenté
proche d’un impôt en capital. Ces impôts concernent aussi les donations entre vifs : les
transferts de propriété.

ii. Les aides à l’investissement


Elles sont versées aux entreprises (aide à l’investissement de restructuration et de
modernisation) aux ménages (aide à l’achat d’un logement) et aux ISBL (à condition que l’aide ne
dépasse pas la moitié de leurs ressources).

iii. Les autres transferts en capital


Elles concernent tous les autres transferts en capital (garanties et remise de dette).

Chapitre III. Les unités institutionnelles et les secteurs institutionnels


III.1. Les unités institutionnelles
3.1.1. Définitions
Une unité institutionnelle est une entité économique capable de posséder des actifs, de
prendre des engagements, de mener des activités économiques et de réaliser des opérations avec
d’autres entités.
Une unité institutionnelle peut aussi être définie comme une unité résidente déposant d’une
comptabilité complète et jouissante d’une autonomie des décisions dans l’exercice de sa fonction
principale.

3.1.2. Classification des U.I.


Pour la Comptabilité Nationale, une U.I. résidente est caractérisée par deux types de
critères :
i. Une unicité des comportements
Une même U.I. exerce la même fonction économique principale.
Ex.1. Les ménages consomment les biens et services créés sur le territoire économiques ou
importés.
Ex.2. Les entreprises produisent des biens et services.

ii. Une autonomie des décisions


Une Unité Institutionnelle doit être à mesure de prendre des décisions, d’exercer des
activités économiques, de disposer d’un patrimoine, d’avoir la capacité juridique de souscrire des
engagements et de conclure des contrats et de tenir une comptabilité complète. En générale, on
distingue deux types d’U.I.
- Les personnes morales ex. les sociétés
- Les personnes physiques ex. les ménages

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Les unités institutionnelles sont regroupées selon leur fonction principale et l’origine de
leurs ressources.

III.2. Les secteurs institutionnels


Les U.I. sont regroupés en Secteurs Institutionnels sur la base de leurs fonctions, de leur
comportement et de leurs objectifs globaux.

III.2.1. Les sociétés privées marchandes non-financières


Ce type de secteur a pour fonction principale de produire des biens et services marchands
non-financiers. Leurs ressources proviennent de la vente de leurs produits.

III.2.2. Les sociétés privées financières


Elles regroupent les Unités Institutionnelles dont la fonction principale est de servir
d’intermédiation financière. L’intermédiation financière consiste à collecter l’épargne auprès des
agents qui ont une capacité de financement et à prêter ces ressources aux agents qui ont des besoins
de financement. Ces sociétés peuvent être subdivisées en 5 sous-groupes :

i. La banque centrale
Elle joue le rôle de banquier vis-à-vis des autres banques et des administrations centrales.

ii. Les banques commerciales


Elles complètent le rôle de la banque centrale. Elles ont pour fonction de collecter l’épargne
des agents, de prêter aux agents qui en ont besoin, de faire des placements mobiliers pour leurs
propres comptes. Ces sous-secteurs englobent :
- Les banques commerciales
- Les caisses d’épargne

iii. Les autres intermédiaires financiers


Ces Unités Institutionnelles ne gèrent pas des dépôts (ne collecte pas l’épargne). Si elles le
font, elles le font contre les lois. Ce n’est pas leur fonction principale.

iv. Les auxiliaires financiers et d’assurance


Ces Unités ont pour rôle de favoriser la conclusion d’opérations d’intermédiation
financières. Ex. les courtiers d’assurance.

v. Les assurances
Ces unités ont pour rôle de fournir des services d’assurance aux membres. Elles fournissent
des services qui transforment des risques individuels en risques collectifs. Ces unités doivent
garantir le paiement d’une indemnité en cas d’un risque. Leurs ressources sont constituées des
primes d’assurances contractuelles.

III.2.3. Les administrations publiques


Les administrations publiques correspondent à l’ensemble des Unités Institutionnelles dont
la fonction principale est de produire des biens et services non-marchand destinés à la
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consommation individuelle ou collective, d’effectuer des opérations de redistribution du revenu et
de la richesse nationale. Les ressources principales de ces unités proviennent des contributions
obligatoires versées pas les unités appartenant aux autres secteurs institutionnels. Le secteur des
administrations publiques comprend :
- Les administrations publiques centrales (ex. les ministères)
- Les administrations publiques locales (ex. les communes)
- Les administrations de sécurité sociale (ex. la CNPS au Cameroun)
- Les administrations publiques décentralisés (ex. l’imprimerie nationale au Cameroun, la
CRTV)

3.2.4. Les ménages


Les ménages ont pour fonction principale de consommer ou de produire des biens et
services marchand. Les ressources proviennent de la rémunération des facteurs de production
(travail, capital), des transferts et des produits de la vente des biens et services. Ce secteur
comprend :
- Les entreprises individuelles
- Les ménages

3.2.5. Les Institutions Sans But Lucratifs au Service des ménages (ISBL)
Ces unités ont pour fonction principale de produire des biens et services non-marchand au
profit des ménages. Leurs ressources sont constituées de contributions volontaires en espèce et en
nature effectués par les ménages en leur qualité de consommateurs, des versements provenant des
administrations publiques ainsi que des revenus de la propriété.
Exemple : - les églises, les cultes, etc. (domaine religieux)
- Les partis politiques (domaine politique)
- Les syndicats d’enseignants (domaine de l’éducation)
- La croix rouge (domaine de la santé)
- Les associations, les ONG, syndicats (autres domaines)

Secteurs Institutionnels Fonction principale Ressources


1. Sociétés non - Produire des biens et - Vente de la production
financières services marchand non
financiers
2. Sociétés financières - Fournir un service - Fonds provenant des
d’intermédiation engagements contractuels
financière - Intérêts (provenant des
- Exécuter des activités services d’intermédiation
financières auxiliaires financière)
3. Administrations - Produire des biens et - Versements obligatoire
publiques (APU) services non-marchand effectués par les unités
- Exercer des opérations de appartenant à d’autres
redistributions secteurs (impôts,
- Réguler l’activité subventions)
économique
4. Ménages - Fournir la main d’œuvre - Rémunération des
- Consommer salariés
- Produire des biens et des - Revenus de la propriété
services marchands et - Transfert
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non marchands - Vente de la production
5. Institutions Sans Buts - Produire des biens et - Contribution volontaire
Lucratif au service services non marchands des membres
des ménages (ISBL) au profit des ménages - Revenus de la propriété

N.B. Tous les secteurs institutionnels peuvent faire de la production pour usage finale propre.

Chapitre IV. La séquence des comptes et leurs soldes/ Les principaux ratios
économiques
Légende
S11 : Entreprises privées non-financières
S12 : Entreprises privées financières
S13 : Les Administrations Publiques
S14 : Les Ménages
S15 : Les Institutions Sans But Lucratif au service des ménages

S1 : Économie Nationale


B & S : Biens et Services
T : Total de l’Économie Nationale et du reste du monde
S2 : Reste du monde

IV.1 Le compte de Production


Emplois Opérations Ressources
T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 Production T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12
S11 - Production Marchande S11
- Production pour usage final
proper
- Autre production non-
marchande
 Consommation
Intermédiaire
 Consommation du
Capital Fixe
 Valeur Ajouté Brute
 Valeur Ajouté Nette

Le compte de production a pour objet de mesurer la production, la Consommation Intermédiaire et


la Valeur Ajouté Brute de chacune des activités économiques et de chacun des Secteurs
Institutionnelles du pays.
Le total de la Valeur Ajouté Brute engendrée par les différentes activités économiques de
l’Économie Nationale est appelé le Produit Intérieur Brute (PIB).

Approche générale du Calcul du PIB


1. Approche par la production
PIB= ∑VA+ I/Production, les Importations – Subventions

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2. Approche de la demande
PIB= ∑des Emplois finals + Solde Commercial
Emploi final= - Formation Brute de Capital Fixe
- La variation de Stocks
- Consommation Finale
Solde Commercial = Exportation – Importation
3. Approche du revenu
PIB= ∑des revenus primaires distribués + Impôts sur la production
PIB au coût des facteurs = ∑VA ou = RS+EBE
∑VA= RS+EBE
∑VA – RS= EBE

IV.2 Le compte de distribution primaire des revenus


Le compte de revenu de la nation cherche à mesurer. Les concepts importants de revenu en CN sont
les suivants.
- Revenu Primaire
- Revenu National Brut
- Transferts courants
- Revenu National Brut disponible
- Épargne Brute

IV.2.1 Le revenu primaire


Le revenu primaire est celui qui est tiré des facteurs de production (travail et capital). Il est
produit par l’activité de production des producteurs résidants et distribué proportionnellement à
d’autres résidents mais aussi partiellement à de non-résidents. Dans le même temps, les résidents
reçoivent un revenu primaire des restes du monde. Les éléments du revenu primaire sont :
- La rémunération des Salariés
- Les impôts sur la production et les importations
- Le revenu mixte : est constitué à la foi par la RS et de l’EBE appliqué aux ménages qui exercent
des activités Économiques.
- Le revenu du patrimoine
- Les dividendes
- Les bénéfices réinvestis d’Investissement directs étranger
- Les loyers d’actifs fonciers et d’actifs du sous-sol
- Les revenus de la propriétaire attribué aux assurés

IV.2.2 Le revenu national brut (RNB)


RNB= PIB + Revenu Primaire provenant du Reste du Monde – Revenu national * payé primaire
RNB= PIB + RS + Revenu Primaire provenant du Reste du Monde – RS + Revenu national
primaire payé au reste du Monde

IV.2.3. Les transferts courant

IV.2.4. Le revenu national brut disponible


Le RNBD est le revenu brut disponible pour la consommation finale.

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RNBD= RND + Transfert Courants en provenance du reste du Monde – Transferts courants
versés au reste du monde.

IV.2.5. L’épargne
C’est la part du revenu brut disponible qui n’a pas été consommée.
RNBD=CF+ Épargne
RNBD – CF = Épargne
6966
Emplois Opérations Ressources
T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 S11 - EBE T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 S11
- Revenue Mixte
- Remuneration Des
Salariés
- IPM
- Revenue De La
Propriété
 Intérêts
 Dividend
s
 BRIDEs
 Loyers
 Revenue
De La
Propriété
Attribué
Aux
Assurés
Solde Des Revenus
Primaires Distribués =
Rev. Mixte + RS +
Rev. de la propriété
reçu – Rev. De la
propriété payée

IV.3. Le compte de distribution secondaire de revenue


Emplois Opérations Ressources
T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 - Solde Des Revenus T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12
S11 Primaire Distribués S11
- Impôts Sur Le Rev. Et Le
Patrimoine
 Impôt Sur Le
Revenu
 Autres Impôts
Courants
- Cotisations Sociales
- Prestations Sociales
- Autres Transferts Courants
 Prime Net
d’assurance
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dommage
 Impôt d’assurance
dommage
 La coopération
internationale
 Les autres transferts
courants
- Revenu disponible brut

L’impôt sur le revenu comprend les impôts sur le revenu des personnes physique et les
impôts sur le revenu des personnes morales.
Le revenu disponible brut (RDB) c’est le revenu qui me reste quand on a déjà payé les
ouvriers… Il sert à la consommation et le reste à l’épargne.

IV.4. Compte d’utilisation ou d’affectation du revenu disponible brut


Emplois Opérations Ressources
T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 S11 Revenu Disponible Brut T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 S11
CF des ménages
- DCFM
- DCFAPU
- DCFISBL
Épargne Brut

IV.5. Compte de Capital


Emplois Opérations Ressources
T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 S11 Épargne Brut T B&S S2 S1 S15 S14 S13 S12 S11
FBCF
∆Stock
Capacité/ Besoin de
financement

IV.6. Les principaux ratios économiques

IV.6.1 Indicateur de niveau et économique généraux


i. PIB par habitant donne le niveau de vie
ii. Taux de croissance de l’Économie
tn= PIBn à prix constant de l’année (n – 1) – PIB à prix constant de l’année (n – 2)
PIB (n – 1) à prix constant de l’année (n – 2)
tn = PIBn (Prix constant (n – 1)) – PIB (n – 1) (Prix constant (n – 2)
PIB (n – 1) (prix constant (n – 2))

IV.6.2. Productivité et coût de la main d’œuvre


La productivité est la valeur ajoutée par le travailleur alors que le coût de la main d’œuvre
c’est

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IV.6.3. Investissement
Taux d’investissement = FBCF + ∆Stock
PIB
Le taux d’épargne mesure le rapport d’épargne sur le PIB.

IV.6.4. Le commerce extérieur


Importations = TC des importations à l’égard des importations
PIB

Exportation = TC des Exportations


PIB

Exportations + Importations = mesure la dépendance d’ouverture de l’Économie


PIB

Exportations – Importations = mesure le taux de déficit des ressources


PIB

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Comptabilité
Nationale 2

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Objectif du cours
- Savoir la démarche pour élaborer les comptes d’un pays

Programme du Cours
Chapitre I. Rappel des définitions et concepts de la comptabilité Nationale I
1.1. Rappel des définitions et des concepts
1.2. Les nomenclatures
1.3. Le territoire économique
1.4. La notion de résidence
1.5. Le circuit économique

Chapitre II. La production et la création des revenus


2.1. L’équilibre fondamental des biens et services
2.2. Présentation et définition des opérations sur biens et services
2.3 Le tableau des ressources et des emplois (TRE)
2.3.1. Présentation du TRE
2.3.2. Les équilibres Ressources – Emplois
2.3.3. Les comptes de branche

Chapitre III. L’appropriation et l’utilisation du revenu (les comptes courants)


3.1. Rappel sur les Unités Institutionnelles
3.2. Rappel sur les secteurs institutionnels
3.3. Rappel sur les opérations de répartition
3.4. La séquence des comptes et leurs soldes
3.5. Le tableau des comptes économiques intégrés (TCEI)

Chapitre IV. La matrice de comptabilité sociale (MCS)


4.1. Définition
4.2. Articulation
4.3. Élaboration d’une MCS

Chapitre O. Étude d’un cas : Le compte d’un pays fictif : KANGARÉ

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Chapitre I. Rappel des notions et concepts de la comptabilité nationale

Chapitre I.2 Les nomenclatures


Une nomenclature est un instrument statistique ayant pour objet de classer les phénomènes
économiques et sociaux dans des partitionnements de manière à permettre l’agrégation et l’analyse.
Les nomenclatures de chaque pays doivent respecter ceux de la CITI.
Une nomenclature est aussi un instrument qui permet l’agrégation des données statistiques
afin de déterminer les comptes des systèmes. Les nomenclatures constituent un élément clé de la
Comptabilité Nationale. Ce sont en effet elles qui déterminent le contenu de différents postes
retenues pour constituer les comptes du système. Elles concernent les domaines suivants :
- Les agents
- Les branches d’activités
- Les flux et les stocks
- Les biens et services
- Les fonctions
Les nomenclatures de références sont fournies par le système comptable national mais il faut
les adapter selon les spécificités de chaque pays pour rendre au mieux les réalités individuelles.
Elles servent pour cela de guides aux travaux locaux et elles permettent de faire des comparaisons
internes.
Exemples de nomenclatures :
1. CITI : Classification Internationale Type par Industrie.
2. CPC : Classification Centrale des Produits.
3. NACE : Nomenclature Statistique des Activités pour la Communauté Européenne.
4. CPA : Classification Statistique des Produits Associés aux Activités.
5. NAEMA : Nomenclature des Activités des États Membres d’Afristat.
6. NOPEMA : Nomenclature des Produits des États Membres d’Afristat.
Les nomenclatures du système de Comptabilité Nationale sont prévues pour répondre aux
situations les plus diversifiés que peuvent présenter les économies nationales. Elles doivent rendre
compte au mieux les réalités locales et les comportements qui les caractérisent. Cependant, il est
important de ne pas introduire des regroupements incompatibles avec ceux proposés au niveau
national.
Le contenu de chaque rubrique de la nomenclature doit être en fonction de la situation
locale. Pour cela, il faut définir les frontières. Une nomenclature a vocation à classer en une
rubrique et une seule tous les éléments qui relève de sa catégorie (principe d’exhaustivité). Ce
principe d’exhaustivité doit s’appuyer sur tous les moyens dont on dispose (liste, fichier, annuaire,
donnés statistiques). Pour prévoir les oublis ou les omissions, il faut toujours laisser la liste ouverte.
L’adaptation des nomenclatures à la réalité doit prendre en compte le poids économique des
catégories retenues.
Une nomenclature se caractérise par différents niveaux de classifications emboités les uns
dans les autres, de tel sorte que les rubriques de niveau inférieures constituent un nouvel ensemble
donnant lieu à classification par le niveau immédiatement supérieure, on parle de partition emboité.

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Chapitre I.3. Le territoire économique
Une zone géographie délimité dans l’espace au sein duquel les biens, les personnes et les capitaux
circulent librement et ayant une administration centrale. Il comprend :
- L’espace aérien
- Les eaux territoriales dans lesquelles le pays jouit des droits exclusifs en matière de pêche,
d’exploitation des minéraux et des combustibles.
- Les enclaves territoriales dans le reste du monde (bases militaires, stations scientifiques
d’immigration ou d’information, bases militaires)
- Toutes les zones franches et les entrepôts sous-douanes.

1.3 Le circuit économique complet


Le seul revenu créé est celui généré par l’activité de production. La production apparait ainsi
au centre de tout système de comptabilité nationale. La production génère un revenu. Elle donne
naissance à des produits offerts à l’appropriation des agents économiques. Ces produits sont soit des
biens, soit des services. Certains sont offerts sur le marché, d’autres non (on parle dans ce cas de
produits non marchand). On pose comme principe l’identité de valeur entre ces biens et services
créés (hormis ceux destinés à la consommation intermédiaire) et le revenu qui résulte de la
production, et c’est ce revenu qu’on appelle PIB. Il s’agit du revenu généré par les unités résident
sur le territoire économique. Le revenu étant ainsi défini, on peut revenir à la présentation du circuit
économique.
Le circuit économique analyse la diffusion du revenu à l’intérieur de l’économie nationale et
avec le reste du monde. Trois points de vue sont successivement adoptés pour réaliser cette
description de la distribution primaire à l’accumulation. Un point de vue complémentaire est
également proposé, qui présente l’équilibre réalisé sur le marché entre l’offre et la demande des
produits.

1. Distribution primaire
Le revenu généré par la production donne lieu à distribution entre les agents qui contribuent
à sa réalisation ; les salariés d’une part, les détenteurs de moyens de production d’autre part. Figure
également ici les prélèvements effectués par l’état sur la production (impôts sur la production et les
importations). La distribution primaire inclus également la rémunération du patrimoine.

2. La redistribution
La distribution primaire étant réalisé, les agents économiques effectuent entre eux un certain
nombre de transferts qui découlent éventuellement de décisions volontaires mais surtout
d’engagement public ou d’obligations légales (Impôts sur le revenu, transferts sociaux). C’est
seulement après la prise en compte de tous ces transferts que peut être évalué le revenu finalement
disponible. Les agents utilisent ce revenu soit pour acquérir les biens et services de consommation
finale dont ils ont besoin, soit pour constituer une épargne qui vient accroitre leur patrimoine.

3. Les patrimoines et les flux d’accumulation


Au cours du temps, la nation s’est constituée un patrimoine, résultant de l’accumulation
année après année de l’épargne réalisé. Au cours de l’année considéré, une nouvelle épargne est
dégagée. Elle permet le financement des biens destinés à l’accumulation (FBCF- Formation Brute

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de Capital Fixe), mais simultanément, chaque agent prend des décisions qui modifie la structure de
son patrimoine. Finalement et compte tenu des créances et dettes échangés avec le reste du monde,
apparait une nouvelle distribution du patrimoine de la nation.

4. L’équilibre des biens et services


La production donne lieu à la création des biens et services marchand pour la plus part, qui
constituent avec les biens et services importés, l’ensemble des produits mis en circulation sur le
marché. La comptabilité nationale retrace cette offre et constate l’équilibre qui s’est réalisé sur le
marché au cours de la période étudié. La demande ainsi satisfaite est analysé selon 4 composantes ;
- La consommation intermédiaire
- Les exportations
- La consommation finale
- L’accumulation
Les deux derniers composants correspondent aux emplois que les agents nationaux font du
revenu dont ils disposent : la consommation et l’épargne. On peut remarquer la manière dont
intervient le reste du monde tout au long du circuit proposé. À chaque étape, l’économie nationale
entretient des flux non financier avec des agents qui lui sont extérieures. L’ensemble de ces flux
constituent la position nette de la nation par rapport au reste du monde, dont la contrepartie est
constituée par le solde des créances et des dettes à son égard.

Chapitre 2. La production et la création des revenus


2.3 Tableau des ressources et des emplois (TRE)

Chapitre 4. La mesure de l’activité économique


Le résultat de l’activité économique peut être mesuré à l’aide d’agrégats qui sont des
grandeurs synthétiques de l’économie.

4.1 Les agrégats


Ils servent à comparer les performances d’un pays donné au cours du temps ou celles de
plusieurs pays à une même époque. Le PIB est le principal agrégat de la comptabilité nationale. Il
peut être calculé selon 3 optiques différentes qui correspondent aux 3 temps de l’activité
économique que sont la production, le revenu et les dépenses.

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