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Relance des activités aéroportuaires dans un contexte de la COVID-19

Le Burkina Faso à l'instar de tous les pays du monde est frappé par les conséquences de la COVID-
19.
A cause des restrictions aux voyages et des mesures prises pour éviter la propagation de la
pandémie, le transport aérien au Burkina Faso est durement touché.
La DAAN gestionnaire des aéroports internationaux de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou est
rudement touché avec une perte de revenu estimée à 70 % de manque à gagner.
Jusqu'à présent il n’y a aucune visibilité quant à la réouverture des frontières, les autorités du pays ne
s'étant pas encore prononcées sur la question. Aussi, de part le monde faute de vaccin et de
médicaments curatifs disponible à ce jour, il est impossible de situer à quelle période la fin de cette
pandémie.
Ce qui revient à se mettre à l’évidence et accepter qu’il faille désormais vivre avec cette situation
d’incertitude.
Mais maintenir également les frontières fermées et le transport aérien bloqué, c’est inévitablement
aller vers une crise économique sans précédent pour le pays et un désastre pour le transport aérien.
Pour éviter un crach du secteur du transport aérien, il est nécessaire que les activités reprennent.
Car de cela va dépendre la survie de beaucoup d’entreprises évoluant dans ce secteur.

La DAAN en tant que Gestionnaire des aéroports du Burkina n’a alors de choix que de mettre tout en
œuvre pour relancer ses activités. Pour ce faire elle doit élaborer et proposer aux autorités et aux
passagers, des mesures solides, fiables et rassurantes à même d’empêcher une nouvelle propagation
de la COVID- 19.

La DAAN en concertation avec toutes les parties prenantes du secteur du transport aérien (ANAC,
Compagnies aériennes, Sociétés d'assistance en escale, passagers, Sociétés privées de sûreté et
Services compétents de l'Etat etc.) va élaborer et tenir à jour un protocole d'accord pour la mise en
œuvre des mesures de prévention et de protection sanitaire qui va permettre la relance des activités
du secteur.
Ce protocole d'accord élaboré sera soumis aux Autorités en guise de plaidoirie et d’assurance pour
permettre de lever les restrictions.

Ces mesures vont consister à mettre en place ou renforcer l’existant à savoir : 

- dispositifs de lave main avec gels hydroalcooliques au départ et à l'arrivée des aéroports ;
- dispositifs de contrôle thermique à l’arrivée et au départ ;
- circuit dédié pour isoler et prendre en charge les cas des malades détectés à l'arrivée tout comme au
départ ;
- action de communication et de sensibilisation auprès des usagers pour le respect strict des
consignes ;
- port obligatoire des caches nez et des gants pendant tout le séjour à l'aéroport de l'ensemble du
personnel, des passagers et du public ;
- réduire la fréquentation de l’aérogare au strict minimum nécessaire ;
- organiser le personnel en alternance ou en quart selon les métiers ;
- à tous les points de files d’attente (PIF, enregistrement, immigration, contrôles d'accès,
embarquement, accès navettes bus etc.) respect obligatoire des distanciations sociales de 1,5 m ;
- marquage au sol des séparations de 1, 5 m à tous les points de files d’attente ;
- pendant l'attente dans la salle d'embarquement respecter les distanciations sociales en disposant les
banquettes et réduisant le nombre de passagers dans la salle ;
- mise en œuvre des mesures de sureté renforcées tout en assurant la protection des agents commis
à ces tâches (mesures barrières, revoir les armements des PIF et PARIF pour tenir compte des
distanciations sociales) ;
- désinfection journalière systématique de toute l’aérogare et les lieux fréquentés ;
- pour le compagnies aériennes, désinfection systématique de l’aéronef après chaque débarquement
ou avant chaque embarquement ;
- port obligatoire de caches nez à bord de l’aéronef pendant toute la durée du vol, par les passagers et
le personnel naviguant ;

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