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Année académique

UTT LOKO 2019 - 2020

Licence 2 de GMPE

Enseignant
Doctorant ABBEY Assa Maxime
Introduction

1. Qu’est-ce qu’un mémoire ?

2. Pourquoi faire un mémoire ?

3. Comment choisir un sujet de mémoire ?

4. Comment tester la pertinence d’un sujet ?

5. Recherche, méthodes, techniques

6. Les étapes de la réalisation d’un mémoire

7. Une technique de travail : le “ Classeur ”

8. Combien de pages et combien de temps ?

10. La connaissance des langues

11. Travail individuel ou travail de groupe ?

12. Le directeur du mémoire

13. À quoi servent les livres ?

14. La recherche bibliographique

15. Le plan

16. À qui s’adresse le mémoire ?

17. Une aventure

18. Suggestions pour l’écriture

19. Pourquoi et comment faire des citations ?

20. L’utilisation des notes

21. L’élaboration de la bibliographie

22. La mise au point du manuscrit

23. Indications pour la diffusion du mémoire

Conclusion
Chapitre 1 : REDACTION D’UN MEMOIRE DE FIN DE FORMATION

INTRODUCTION

Préparer un mémoire est une affaire d’organisation rigoureuse. Pour la première fois au cours de votre
carrière universitaire, vous devez mener un travail sur une année entière. Il vous appartient de gérer
scrupuleusement votre calendrier, en prenant bien en compte la charge de travail qui varie suivant les périodes
de l’année, votre propre capacité d’investissement variable elle-aussi au cours de l’année (fêtes, vacances,
période d’évaluations etc.). Inutile de penser réaliser son mémoire lors des dernières semaines de l’année
universitaire.

Vous êtes des centaines, vous êtes des milliers, chaque année. La fin de vos études approche et vous allez
entreprendre la rédaction d’un mémoire. Vous avez des idées, vos connaissances sont copieuses. Mais,
pratiquement, comment organiser cette tâche. Votre plume hésite ? Vous êtes aussi des centaines appelés à
diriger un mémoire. C’est toujours une aventure : curiosité, invention, mais aussi multiples problèmes
techniques. Des questions vous sont posées :

Comment faire des citations ? Comment établir une bibliographie ?

Vous êtes encore des centaines à devoir rédiger un rapport d’envergure dans le cadre de votre activité
académique. Celles et ceux qui parviennent au terme de leurs études sont généralement placés devant
l’exigence de réaliser un mémoire, clé d’obtention du diplôme. Positivement, si vous vous trouvez dans cette
situation, c’est une période privilégiée au cours de laquelle vous pourrez vous attacher à définir et à analyser
un problème de manière approfondie et relativement autonome. Pour l’essentiel, cette partie de vos études
vous appartient, vous devez l’organiser ; à vous l’autonomie, à vous aussi les risques. Beaucoup abordent cette
étape de manière très détendue. La vie et les études les ont comblés, ils disposent de temps et de ressources
convenables, ils sont entourés de conseils. Plus, ils ont pu bénéficier d’un enseignement explicite sur les
modalités de réalisation d’un mémoire.

D’autres sont inquiets. Ils s’interrogent aussi bien sur la manière de choisir un sujet que sur les
modalités d’organisation d’un tel travail,… et, comment écrire ? Leur temps est compté ; ils doivent réaliser
leur mémoire parallèlement à la gestion de multiples responsabilités professionnelles ou privées.

Les lieux d’élaboration d’un mémoire

De très nombreuses voies de formation inscrivent dans leur programme la réalisation d’un mémoire :

— dans les universités, le mémoire est très généralement exigé pour l’obtention d’une maîtrise, d'un DEA
(Diplôme d'Études Approfondies), d'un DESS (Diplôme d'Études Supérieures spécialisées) et pour accéder
aux études de troisième cycle ;
— dans les écoles professionnelles, l’exigence du mémoire est aussi fort répandue (BTS, DUT, Ingénierie) ;

— enfin, de nombreuses formations complémentaires longues, qui s’adressent à des praticiens au bénéfice
d’une certaine expérience professionnelle, exigent la rédaction d’un mémoire (observons que celui-ci doit être
réalisé dans des conditions souvent difficiles, parallèlement à une activité à plein temps ou à d’autres
obligations).

Toutes ces situations sont différentes. Chaque institution de formation a ses règlements, ses traditions, son
ambiance intellectuelle. Souvent, la définition même du mémoire est une occasion de marquer les différences
et les spécificités. Il serait vain de vouloir nier cette diversité. Elle exprime des efforts d’adaptation de la tâche
aux situations différentes des étudiants.

Intérêt de la rédaction d’un mémoire

La réalisation d’un mémoire est une activité qui permet d’apprendre plusieurs choses :

 à délimiter un problème ;
 à découvrir et à rassembler une documentation à son propos ;
 à ordonner des matériaux ;
 à conduire une réflexion personnelle sur le problème choisi ;
 souvent, à établir des contacts directs avec des personnes, des institutions, des champs d’activités ;
 à analyser l’information et à exercer son esprit critique ;
 à exprimer par écrit, et donc à communiquer les résultats de cette procédure d’étude… et - à “ faire
avancer la science ”.
I – QU’EST-CE QU’UN MÉMOIRE ?

Le mémoire est un travail écrit et personnel par lequel l’étudiant montre qu’il est capable d’exposer et
développer une question relevant de sa spécialité et prouve sa capacité à mettre en œuvre les connaissances et
les méthodes acquises au cours de ses études, selon une démarche argumentée, logique et cohérente.

Ce mémoire fait partie des épreuves de la dernière année du 2e cycle. Le nombre de crédits attribué
pour le mémoire de fin d'études est renseigné, pour chaque intitulé de diplôme de master, dans le programme
des cours »

Le mémoire est un travail d’intégration des connaissances. Qu’il soit orienté vers le développement et/ou vers
la recherche, il prend la forme d’une contribution personnelle et originale dans un champ d’étude déterminé
des sciences de l’ingénieur.

Le format attendu est une monographie de 50 à 80 pages maximum hors annexes, à l’exception de la filière
construction-architecture qui préconise un format « article scientifique » d’une longueur maximum de 30
pages.

Tous les mémoires quel que soit le format doivent répondre règlementairement aux exigences suivantes :

- être en anglais ou en français.

Présenter :

- une table des matières ;

- un abstract en anglais et mots-clés dans les deux langues ;

- le texte du mémoire lui-même,

- l’indication complète des travaux et des sources auxquels l’étudiant se sera référé (bibliographie).

La couverture du MFE reprendra les éléments suivants :

- le nom de l’étudiant ;

- le titre du mémoire de fin d’études, tel qu’il a été approuvé par la faculté ;

- l’indication “University of Abidjan ou Ecole Polytechnique de Yamoussoukro” ;

- l’année académique ;

- la spécialité ou le nom du service sur la page de garde ;

- le nom du Directeur de mémoire ;

- la mention « Mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de Licence ou Master.


1) Structure du mémoire

1. Page de garde

2. Page de remerciements (directeur, contacts professionnels, proches…).

3. Liste des acronymes (SODEMI, ONU, PETROCI, ANADER, UA, UE, BAD, FMI)

4. Sommaire avec pagination (avec uniquement les titres des parties, des chapitres, I).

5. Introduction :

6. Corps du texte

7. Conclusion

8. Sources et bibliographies

9. Annexes

10. Table des matières

2) Les sept règles de bonne pratique incontournable

1. Se doter d’un outil pour garder des traces de son travail comme les comptes rendus, les différents résultats,
les procédures, les idées, les premiers textes … Par exemple et selon les habitudes de la filière, il est très utile
de tenir un journal de bord, un carnet de recherche, un portfolio…sous format papier ou électronique.

2. Protéger ses documents informatiques : enregistrer sur deux supports différents le produit de son travail,
régler l’intervalle des backups…

3. Soigner le texte. Les fautes de forme et de grammaire agacent inutilement le lecteur : utiliser
systématiquement le correcteur et faire relire le manuscrit.

4. Faire preuve d’esprit de synthèse. La valeur du mémoire ne se mesure pas au nombre de pages…

5. Utiliser le « je » ou le « nous » de modestie relève de votre choix mais veiller à la cohérence. Les
remerciements, le cas échéant, s’écrivent toujours à la première personne du singulier.

6. Tenir à jour un planning et ne pas perdre de vue que la rédaction prend toujours plus de temps que prévu.

7. Un bon ingénieur est un ingénieur qui respecte les délais. Remettre en première session dans l’intérêt de
vos démarches de recrutement et de vos vacances. L’aptitude à respecter un planning fait partie intégrante des
critères d’évaluation d’un mémoire.
3) La détermination du sujet

Pour le choix du sujet de mémoire, vous devez arbitrer entre vos goûts personnels, la valorisation que vous
espérez en tirer (sur le plan professionnel) ; et la faisabilité de l’enquête et l’encadrement réel et effectif du
directeur du mémoire. Un sujet de mémoire est d’abord une question d’intérêt personnel. Il vous faut trouver
un sujet capable de vous intéresser tout au long de l’année : il doit vous donner envie de vous plonger à tout
moment de l’année, même quand vous êtes débordé par le rythme des travaux à rendre ou les révisions.
N’oubliez pas non plus qu’il n’est pas interdit de concilier votre réflexion dans le cadre d’un mémoire et
d’autres travaux demandés (une fiche de lecture, une note de synthèse… que vous pouvez orienter sur une
thématique de votre mémoire, de manière à faire des économies d’échelle dans vos travaux.) D’une manière
générale, il y a deux façons d’envisager le mémoire.

Un mémoire doit surtout être faisable ! Les conférences de méthode vous aideront à déterminer les conditions
de réalisation de votre mémoire, ainsi que les conseils du directeur.

Un sujet faisable répond d’abord à votre curiosité (avez-vous vraiment envie de consacrer autant de temps que
cela à cette question ?) et surtout, réalisable (capacité d’accès aux sources d’information - archives officielles
ou personnelles, statistiques, ouvrages, témoins... - capacité d’accès aux personnes ressources, etc.).

Enfin, c’est un sujet réalisable dans le temps imposé et dans la limite de vos compétences ou de celles que
vous pouvez acquérir.

 Sujet de recherche

Le choix du sujet est la première étape fondamentale du travail de mémoire. Sa détermination dépend de
plusieurs choses :

-centre d’intérêt de l’auteur

-lectures antérieures

-objectifs professionnels

-discussion avec les enseignants

-discussion avec des étudiants ayant déjà rédigé un mémoire

Une fois le champ de recherche délimité, il faut encore se poser un certain nombre de questions avant de se
lancer dans ce travail.

-Ce sujet correspond-il à un besoin?

-Existe-t-il une littérature suffisante? (Les sources doivent être accessibles et traitables)
-Les méthodes de recherche requises sont-elles adaptées à mes capacités? (La méthode utilisée doit être
maîtrisable)

-Peut-il être traité dans un délai raisonnable?

-Quels sont les résultats espérés?

-Avec qui le réaliser?

Il est donc essentiel de ne pas se précipiter sur un thème jugé intéressant avant d’en avoir évalué les
possibilités de réalisation et avant de l’avoir localisé dans une problématique générale. Il convient pour
cela de se documenter, de demander conseil à des personnes compétentes.

Une fois le sujet choisi, il faut être capable de le préciser en formulant une QUESTION CENTRALE
UNIQUE résumant toute la problématique du travail ! Il faut être précis. Eviter les sujets vagues. La
formulation de la question de recherche est une étape décisive.

La relation avec le directeur/directrice de mémoire

Le choix du directeur de mémoire est une étape importante pour la concrétisation de votre projet. Certaines
questions peuvent vous aider lors de ce choix :

-Travaille-t-il dans le domaine de recherche qui vous intéresse ? Et le maîtrise-t-il ?

-Est-il habilité à diriger votre recherche ? (Enseignant universitaire ?)

-Est-il intéressé par le sujet que vous voulez traiter ?

-Vous a-t-il incité à faire une recherche avec lui ?

-Est-il assez disponible pour bien vous encadrer ?

-Est-il sérieux dans son travail de directeur ? (Donne-t-il suffisamment d’attention aux travaux qui lui sont
remis ?)

Le travail du directeur de mémoire consiste à vous diriger par la transmission de certains conseils (aider à
établir la question centrale, fournir de la bibliographie, méthodologie, relecture du document,…). N’oubliez
pas que ses remarques ont pour but de vous aider plutôt que de vous contrarier. Mais attention, il ne
faut pas confondre enseignant et tuteur. Lorsque vous avez rendez-vous avec lui, il faut impérativement
préparer l’entretien en élaborant des questions précises à poser.

Prenez l’habitude de communiquer régulièrement avec celui-ci (planifiez ensemble les différentes étapes du
travail et les entretiens). Cela peut vous éviter de mauvaises surprises (ex: recommencer toute une partie déjà
rédigée).
5) Recherche de la documentation

C’est une tâche importante mais assez difficile à réaliser car la tentation est grande de rassembler un trop grand
nombre d’informations avec le risque de ne plus maîtriser cette masse documentaire. Il ne vous est pas
demandé de compiler tous les articles existant sur le sujet, mais d’opérer des choix et de définir des domaines
précis de recherche.

Il faut tout d’abord rassembler une bibliographie préliminaire. L’objectif de cette étape est la rédaction de
fiches bibliographiques (auteurs, résumé de l’article, mots clés,…) et de faire des fichiers par thème avec les
différentes références. Il est préférable d’aller du général au particulier.

-le plus général : ouvrages, traités, manuels, certains périodiques

-le plus spécialisé : les revues, articles qui concernent votre sujet

-Les banques de données

-Internet

N’hésitez pas de vous faire conseiller/orienter sur vos recherches par le directeur, celui-ci pouvant déjà
posséder de nombreux articles utiles.

6) Choisir un directeur de mémoire

Vous devez tenir compte de la capacité d’encadrement de votre (futur-potentiel) directeur de mémoire :

• pour vous aider à définir le choix d’un sujet, la problématique, faciliter votre accès à un terrain...

• pour vous permettre de délimiter votre champ d’investigation (calibrage de votre envie, orientation vers
d’autres pistes, évaluation de la faisabilité...)

• pour vous conseiller de manière régulière tout au long de l’année.

Choisir un directeur suppose donc de se renseigner : sur sa spécialité (secteur d’activité professionnel,
domaine de recherches, réseaux professionnels, etc.), sa disponibilité (quel est son statut au sein de l’IEP,
ses périodes d’enseignements, s’il a déjà de nombreux travaux à encadrer, etc.)…

La relation à mettre en place avec votre directeur est importante : étant donné la finalité professionnelle de
votre mémoire, il n’a pas vocation à se substituer à votre investissement ! Tout comme dans le monde
professionnel, préparez vos rendez-vous ! (fiches, questions…)

Le nom de votre directeur de mémoire doit être validé par le responsable de la spécialité avant fin octobre.

7) La construction de la problématique
Après avoir choisi un sujet, il faut construire celui-ci en objet scientifique. La problématique est l’ensemble
construit, autour d’une interrogation principale, des questions (ou des hypothèses) qui permettent d’aborder
scientifiquement le sujet choisi.

La problématique démontre que vous vous êtes approprié le sujet. Elle doit refléter votre réflexion. Celle-ci
ne peut

se résumer à une série de questions, mais bien la façon dont vous avez l’intention d’appréhender ce sujet.

Votre problématique pourra répondre aux interrogations suivantes :

- Pourquoi : l’objectif de l’introduction est justifier les raisons pour lesquelles vous avez choisi ce sujet. Il
faut donc faire œuvre de démonstration pour emporter la conviction de votre lecteur. 


- Comment : il s’agira d’expliciter comment vous avez l’intention de traiter ce sujet. Il faudra donc justifier
votre protocole de recherche (utilisation de telle source et pas telle autre, utilisation de telle démarche et pas
telle autre...). 


- Hypothèses : devront également figurer des hypothèses, qui seront en partie ou en totalité confirmer dans
vos développements. Le mémoire est un travail de recherche scientifique. 
 La problématique se construit à
partir d’une réflexion basée sur des lectures, des entretiens, une exploration d’un secteur professionnel
(analyse organisationnelle, étude d’un secteur d’activité professionnelle…).

Votre problématique, en tant que telle, est la matrice de tout votre mémoire : c’est à partir de cette réflexion
préalable - qui permet de porter une évaluation objectivée d’une situation - que vous devez apporter quelque
chose de neuf : un questionnement inédit, une manière différente de positionner un concept, etc. La
problématique est l’ensemble construit, autour d’une interrogation principale, des questions (ou des
hypothèses) qui permettent d’aborder scientifiquement le sujet choisi. Elle doit constituer une réponse à cette
interrogation. En effet, un terrain ne suffit pas à faire un mémoire. Il faut une énigme, une « grande question
», qui est un mélange de curiosité personnelle (elle vient d’abord des questions que vous vous posez
spontanément) et du travail de lectures.

8) Construire le mémoire

La construction doit être rigoureuse : rigueur de l’enchaînement, utilisation des données, interprétation
logique des données, mises en perspective comparative, etc. La clarté est essentielle dans un mémoire :
présentation formelle (orthographe, syntaxe…), choix graphique (mise en forme de la présentation,
iconographie, supports numériques…).
La taille du mémoire est fixée entre 60 et 100 pages. Le format peut faite l’objet d’adaptation en fonction des
objectifs professionnels visés, des contraintes de l’enquête, de l’objectif théorique. En dernier ressort, le
directeur du mémoire doit valider ces adaptations et définir la taille minimale de votre travail.

Avant de vous lancer dans la rédaction, il est conseillé de prendre rendez-vous avec votre directeur de mémoire
pour faire valider votre plan.

9) La construction du plan

Le plan répond à une logique rigoureuse. Il doit être mis en relation avec la problématique.

Le plan est une stratégie de démonstration. Il ne peut donc être construit qu’après que la problématique ait été
clairement formulée et les hypothèses énoncées, que « l’enquête » ait été réalisée et les conclusions validées
par le directeur. Chaque nouveau paragraphe doit s’enchaîner logiquement avec le précédent. Il part des
éléments apportés par ses prédécesseurs et lui apporte une plus-value. Il doit y avoir une progression : du plus
simple au plus complexe ; du déjà connu aux éléments les plus novateurs de votre démonstration. Les titres
doivent être simples et clairs.

Cette exigence de cohérence et de fluidité (le lecteur ne doit jamais perdre le sens de votre réflexion : pas de
digression inutile) est à l’origine d’une des plus grosses frustrations du mémoire : vous devrez renoncer à
des analyses ponctuelles auxquelles vous tenez mais qui ne trouvent pas leur place dans la démonstration
globale. Il faut éviter les passages trop descriptifs. Vous ne pourrez jamais tout dire dans votre mémoire. Si
perdre une idée géniale vous fait mal au cœur, la solution peut alors consister à faire un court encadré digressif
ou renvoyer à une annexe de quelques pages où vous développerez un point précis. Si cette idée est très
courte, exposez-la en note de bas de page, mais celle-ci ne doit pas excéder quelques lignes. En tout état de
cause, la règle générale est la suivante : si le propos est important pour votre démonstration, il doit figurer
dans le corps du texte ; sinon, il n’y a pas lieu de le faire apparaître. La construction du plan doit s’adapter à
votre pratique de recherche (à vous de valoriser une technique de construction du plan plutôt qu’une autre, en
fonction de votre aptitude, de vos habitudes de travail, etc.). Le plan doit être équilibré. Evitez un découpage
excessif : pas de a) toutes les 10 lignes ! et aérez la présentation ! Pour un mémoire de cycle master, vous
pouvez adopter le plan suivant :

• Partie 1

• Sous partie 1.1.

• Petit 1)

• Petit a)

Avant de vous lancer dans la rédaction, il est conseillé de prendre rendez-vous avec votre directeur de mémoire
pour faire valider votre plan. Ce sera l’occasion d’obtenir des conseils sur les dernières étapes.
II. Rédaction du mémoire

L’élaboration du plan (= squelette du mémoire) est une étape indispensable car elle facilite la rédaction du
document. Elle permet de s’assurer que les principaux points à développer ne seront pas oubliés et que
l’enchaînement des idées suivra une logique claire et structurée. Un plan est amené à être souvent révisé ; il
est un guide à la rédaction ; mais en aucun cas il ne doit être rigide. Il n’existe pas de plan type, mais un
mémoire de recherche se compose généralement de 6-7 chapitres distincts :

 Introduction
 Méthode
 Résultats, Interprétation et ou Discussion
 Conclusion suivie de perspectives et ou recommandations
 Bibliographie
 Annexes
 Résumé et mots clés avant l’introduction

1) Introduction

L’introduction doit pouvoir répondre à la question POURQUOI ?

L’introduction est essentielle car elle représente le premier contact avec le lecteur. Elle doit donc l’accrocher
et susciter son intérêt.

L’introduction comporte une seule partie (pas de sous-chapitre) et se structure en entonnoir : elle doit guider
progressivement le lecteur vers le fond du sujet (il faut débuter en des termes assez généraux pour petit à petit
cerner le sujet de façon de plus en plus détaillée). Elle comprend en général les points suivants :

- un préambule qui amène le sujet et le replace dans son contexte général (s’appuyer sur quelques
documents de référence et indiquer les principaux résultats et modèles explicatifs déjà énoncés dans ce
domaine, faire le point sur l’avancement des recherches dans le domaine)

- la définition des termes ambigus

- la problématique de l’étude qui doit aboutir à la question centrale de la recherche

- l’originalité, l’intérêt de la recherche (expliquer le point précis auquel il vous semble que l’ensemble des
études effectuées avant vous n’a pas répondu)

- les objectifs poursuivis par la recherche

- l’hypothèse centrale
2) Méthode

Cette partie doit pouvoir répondre à la question COMMENT ?

Avec quels moyens vous comptez vérifier votre hypothèse ? Il faut expliquer en détail comment vous avez
mené votre étude. Il faut respecter l’ordre chronologique de l’expérience. Il est dès lors conseillé de rédiger
cette section juste après l’expérimentation.

Cette partie comprend en général les 4 points suivants (certains thèmes de mémoire n'auront pas les 4 points
à traiter):

a) Les sujets (ou objets de mesure)

Qui sont-ils ?

Y avait-il une raison particulière pour se centrer sur cette population ?

Combien sont-ils ?

Comment ont-ils été sélectionnés ?

Certains se sont-ils désistés ou ont-ils été écartés ? Pourquoi ?

Ont-ils été payés ?

Ces renseignements sont tout à fait indispensables pour évaluer jusqu’à quel point les résultats peuvent être
généralisés. En plus de ces réponses, il faut ajouter quelques renseignements anthropométriques : âge, taille,
poids, sexe,…

b) Le matériel

Liste des outils de mesure utilisés, leurs caractéristiques techniques en détail ainsi que leur validation.

c) Le protocole (expérimental)

On décrit le déroulement de l’expérience étape par étape. Une bonne technique consiste à considérer le
lecteur comme un sujet, à lui faire découvrir pas à pas ce à quoi les sujets ont été exposés, ce qu’ils ont
ressenti. Décrire le déroulement (avec dates et lieux) le plus précisément possible.

d) L’analyse des données

Décrire le matériel pour traiter les résultats : traitement mathématique,

(Développement des formules, calculs pour arriver aux résultats présentés,…)

e) Le traitement statistique
3) Résultats

Cette partie doit pouvoir répondre à la question QUOI ?

On y présente un résumé des données collectées et les résultats statistiques qu’elles ont permis d’obtenir. On
décrit les résultats, on ne les discute pas encore !

ATTENTION, les tableaux et figures doivent être supportés par une légende simple et agréable à lire.

Cette partie du mémoire étant la plus rébarbative, vous veillerez à ne pas l’encombrer de trop de résultats. Les
résultats mineurs, non pertinents par rapport aux hypothèses seront placés dans les annexes.

Avant de présenter les résultats, il est intéressant d’expliquer en quelques mots dans quel ordre vous allez les
donner. De manière générale, on commence toujours par présenter les résultats les plus importants. On les
explique et ensuite, on présente les tableaux et figures qui s’y rapportent. De cette façon, les lecteurs qui ne
sont pas familiarisés avec les statistiques peuvent éviter les chiffres tout en comprenant les résultats.

Quelques recommandations :

- Ne pas commencer directement à parler de chiffres, introduire d’abord le(s)résultat(s).

- Toujours fournir le seuil de signification de vos résultats (pour prouver la validité des résultats).

- Les tableaux ne doivent pas être utilisés à l’excès.

- Les tableaux doivent pouvoir être lus sans difficulté, ils doivent donc être introduits par un titre clair et
précis. Au sein du texte, vous pouvez prendre le lecteur par la main et le guider à travers vos tableaux et figures
(« comme il est possible de constater dans la première colonne du tableau A, les … »).

- Chaque section dans la présentation des résultats doit être ponctuée d’un résumé de ce qui a déjà été
dit. Le lecteur n’a pas à revenir systématiquement en arrière pour poursuivre sa lecture sans difficulté.

4) Discussion

Cette section est destinée à discuter les implications des résultats que vous venez d’exposer. En QUOI les
résultats répondent-ils à la question initiale ? Sont-ils en accord avec l’hypothèse ? Jusqu’ici, vous étiez limité
aux faits. Il faut maintenant placer les résultats dans une perspective plus large.

La discussion doit constituer un miroir de l’introduction. Qu’est-ce qu’on a appris depuis ? L’hypothèse a-t-
elle été infirmée ou confirmée ?

C’est également le moment de comparer vos résultats avec les données obtenues par d’autres chercheurs (dans
la littérature) avant vous, expliquer les différences (s’il y en
a).

S’il y a des résultats surprenants, vous pouvez vous pencher sur les éléments méthodologiques
susceptibles de les expliquer. Comment pourriez-vous améliorer votre protocole ? Mentionner les limites de
l’étude, de la méthode.

Si vos résultats donnent lieu à de nouvelles interrogations, essayez de suggérer des pistes de recherches
susceptibles d’y apporter réponses.

Proposition d'une structure de la Discussion:

- Rappel du (des) résultat(s) principal (aux) de l'étude (un paragraphe qui répond à votre question)

- Comparaison des résultats avec la littérature

- Discussion des résultats

- Limites méthodologiques

- Conclusion

5) Conclusion

La conclusion est aussi importante que l’introduction. Elle donne la dernière impression au lecteur du
mémoire. En aucun cas, elle ne devra laisser le lecteur sur une impression d’inachevé !

En règle générale, la conclusion comprend les éléments suivants :

- un rappel de la problématique ou de la question centrale

- les principaux résultats de l’étude

- les apports théoriques de l’étude

- les limites de la recherche au niveau théorique, empirique et méthodologique

- les voies futures de recherche (ouvrir le débat sur une question plus large)

Attention, la conclusion doit être très synthétique.

6) Bibliographie

Tout d’abord, lorsqu’il y a des références dans le texte, elles s’inscrivent entre parenthèses :

- Si un seul auteur :

(Nom de l’auteur, année de publication)

Exemple : (Martinez, 1993)

- Si deux auteurs :
(Nom du 1er auteur et Nom du 2ème auteur, année de publication)

Exemple : (Belli et Borrani, 1999)

- Si plus de deux auteurs :

(Nom du 1er auteur et al., année de publication)

Exemple :

(Schmidt et al., 2003)

Ensuite, après la conclusion, toute une section (bibliographie) reprend tous les livres et articles qui ont été
cités dans le corps du texte (liste des références complètes des travaux mentionnés dans le mémoire). Vous
veillerez à chaque fois d’utiliser le même format.

Les références peuvent être regroupées en trois parties distinctes :

- les ouvrages

- les articles

- les sites internet

Les références sont alors présentées par ordre alphabétique en fonction du nom de famille du premier auteur
(et, pour un auteur, par ordre chronologique des dates de parution).

Une bibliographie s’adresse autant au spécialiste qu’au non-initié. Elle permettra de compléter la connaissance
de l’un, ou au contraire, d’initier l’autre. N’oubliez pas que pour construire votre mémoire vous avez utilisé
les bibliographies des autres et pu apprécier celles qui étaient bien faites.

a) pour un article, indiquer :

Nom, initiale du prénom de l’auteur ou des auteurs (année de publication).

Titre. Revue, n°, première page-dernière page de l’article.

Exemples :

Le Her, M. (1992). Imagerie mentale et apprentissage en golf. STAPS, 29, 7-17.

Magill, R.A. et Hall, K.G. (1990). A review of the contextual interference effect in motor skil acquisition.
Human Movement Science, 9, 241-289.

b) pour un livre, indiquer :

Nom de(s) l’auteur(s), Initiale du prénom (année de publication). Titre.

Editeur, lieu de publication.

Exemple : Defrance, J. (1987). L’excellence corporelle. AFRAPS, Paris.


c) pour une contribution dans un ouvrage, indiquer :

Nom de(s) auteur(s), Initiale du prénom (année de publication). Titre de l’article. In titre de l’ouvrage
(coordonné par ou edited by Initiale du prénom Nom), pp première page-dernière page. Editeur, Lieu
d’édition.

Exemple :

Schmidt, R.A. (1991). Frequence augmented feedback can degrade learning: Evidence and interpretations. In
Tutorials in motor neurosciences (edited by J. Requin and G.E. Stelmach), pp 59-85. Kluwer, The
Netherlands.

d) pour un texte non publié, thèse, mémoire, rapport de recherche, indiquer :

Nom de l’auteur, Initiale du prénom (année). Titre. Nature du document. Institution, Lieu. (indiquer la nature
du document dans la langue d’origine).

Exemple :

Martinez C. (1993). Microgenèse de la compétence enseignante. Thèse de doctorat non publiée, Université
Montpelllier I, Montpellier.

e) pour une référence prise sur un site internet (attention, source non-vérifiée)

Adresse complète du site et « de quoi il s’agit »

Exemple :

http://www.humans.be/physio2.html (notions physiologiques de base)

7) Annexes

Les annexes doivent être précédées d’un plan des annexes. Elles font l’objet d’une pagination à part et doivent
être numérotées en chiffres romains en majuscule (I, II, III, IV,…).

On y place les copies du matériel utilisé dans l’expérience, trop volumineux pour être inclus dans le corps du
texte : questionnaire, images, résultats périphériques ou trop détaillés. Mais il ne doit y avoir que les
informations pertinentes, ciblées et, nécessaires à la compréhension du travail.

Il est très important d’inclure tous vos résultats. Cela permet à votre directeur, par exemple, de déterminer si
vous avez utilisé les analyses statistiques qui s’imposaient.

Attention cependant, les annexes ne dispensent en rien d’être complet dans le corps du texte. En aucun cas,
le lecteur ne devra se reporter aux annexes pour comprendre votre raisonnement.
8) Résumé et mots clés (français et anglais)

Il s’agit d’un très bref résumé (entre 150 et 250 mots) de l’article permettant au lecteur de décider si son
contenu l’intéresse. Il est assez difficile à écrire car il doit être très condensé, il est donc conseillé de l’écrire
en tout dernier lieu quand vous avez une idée claire de ce que contient votre travail. Le résumé est placé en
général dans le quatrième de couverture (sur la page de reliure au dos du mémoire).

A la suite du résumé, faire une liste des différents mots-clés de l’étude.

Le résumé et mots clés se font en français et anglais.

III. Présentation du mémoire

1) Dactylographie

Les normes de dactylographie suivantes doivent être respectées :

- marge de droite : 5cm (d'après le règlement SSP)

- marge de gauche : 2,5 cm

- haut et bas de page : 2,5 cm

- police de caractère : Times New Roman ou caractère de même taille

- taille des caractères pour le corps du texte : 12 points

- taille de caractère pour les notes en bas de page : 10 points

- interligne : 1,5 cm

- impression : recto verso

- pas de ligne seule (isolée du reste du paragraphe) en début ou en fin de page.

- Format du texte : Justifier (et non Aligné à gauche)

2) Présentation

- Les différentes parties du mémoire doivent respecter l’ordre suivant :

-Page de couverture

-Dédicaces, s’il y a lieu !

-Remerciements, s’il y a lieu !

-Table des matières


-Listes des tableaux et des figures (avec indication des pages)

-Abréviations, termes à définir

-Introduction

-Développement (méthode, résultats, discussion)

-Conclusion

-Bibliographie (ouvrages, articles, site internet (sources non-vérifiées))

-Table des matières des annexes

-Annexes

-Résumé et mots clés (à placer sur la page de reliure au dos du mémoire)

- Sur la première page du mémoire doivent figurer :

-le titre du mémoire

-le nom de l’étudiant

-le nom du directeur/rice

-l'intitulé de la licence visée

-la session de l’examen (mois, année)

Page de titre (spécimen)

- La pagination :

La pagination commence à partir de la première page de l’introduction. Les pages de garde, de titre, les
dédicaces, les remerciements, la table des matières, la liste des schémas et des tableaux doivent faire l’objet
d’une pagination à part en chiffres romains en minuscules (i, ii, iii ,iv, etc.). Les annexes peuvent également
faire l’objet d’une pagination à part en chiffres romains en majuscules (I, II, III, IV, etc.).

Il y a donc 3 paginations :

-les pages qui précèdent l’introduction

-de l’introduction jusqu’à la bibliographie


-les annexes

- Les chapitres doivent toujours commencer dans une nouvelle page.

- Pas de ligne seule (isolée du reste du paragraphe) en début ou fin de page.

- Les schémas et les tableaux doivent être numérotés et avoir un titre.

Lorsqu’ils sont empruntés à la littérature, la source doit être indiquée juste après. Une liste des tableaux et des
figures doit être dressée si ceux-ci sont suffisamment nombreux.

- Présentation d’une page de mémoire :

Mettre en mode « Justifier » (texte aligné à gauche et à droite)

En-tête : titre du chapitre (taille des caractères = 10)

Pied de page : numéro de page (taille des caractères = 10)

Règles typographiques

Présentation : le texte doit être en Times new roman, taille 12, interligne 1,5. Eventuellement utiliser la police
Arial (taille 11) ou Garamond (taille 13).

Le texte doit être justifié, c’est-à-dire parfaitement aligné à gauche et à droite. Un paragraphe commence par
un alinéa (entre 0,5 et 1cm).

Les notes de bas de page sont d’une taille inférieure au corps du texte. Par exemple, pour un texte en Times
12, les notes seront en Times 10.

Les pages doivent être numérotées. Et le n° de page doit être reporté dans le sommaire.

Les formats de la page : Dans WORD, vous réglez les marges dans Fichier/Mise en page. Marge de gauche :
3 Marge de droite : 2,5 Marge du haut : 2,5 Marge du bas : 2,5

Utilisez la feuille de style (fonction word et open office) qui permettent de constituer un réglage automatique
pour créer une table des matières

3. La soutenance

La soutenance est l’occasion de défendre votre travail et d’avoir un retour détaillé sur celui-ci. Le jury se
compose de deux membres (le directeur du mémoire et un invité, universitaire ou professionnel).
Elle dure environ 30 minutes. Pendant 10 minutes, vous commencez par présenter votre travail. Il est inutile
(et même maladroit de rentrer dans un résumé trop détaillé : les membres du jury ont déjà lu votre mémoire
!). Il s’agit plutôt de le défendre : expliquez rapidement comment vous avez choisi le sujet. Puis présentez
votre problématique, votre méthode d’enquête. Exposez les principaux résultats auxquels vous aboutissez.
Enfin, essayer de prendre un peu de recul critique face à votre travail : quelles sont les difficultés rencontrées
? Quels résultats mériteraient d’être nuancés et pourquoi ?

La soutenance pourra se poursuivre pendant 20 minutes de discussion avec les membres du jury. Vous
répondez aux questions et critiques à la fin de l’intervention de chacun des examinateurs.

L’organisation, la date de la soutenance et la composition du jury sont établies en accord avec le directeur de
la spécialité, en fonction du calendrier général des examens.

Le mémoire doit être rendu au plus tard le 20 mai 2016. Les soutenances se dérouleront entre le 26 mai et le
6 juin 2016.

4. Fiche résumée

4.1. L’esprit de l’exercice : produire une problématique élaborée

1. Le mémoire est un exercice de recherche, destiné à produire une « intrigue » élaborée.

Le mémoire ne doit évidemment pas être un travail de synthèse de la littérature existante. Il s’agit «d’apporter
votre pierre à l’édifice ». Il est nécessaire de vous approprier le sujet, il s’agit d’un travail de réflexion
personnelle.

2. Le mémoire se construit à partir d’une construction théorique et d’une enquête.

3. Le mémoire permet de construire une confrontation scientifique entre son intuition et l’état de la recherche
scientifique.

Ce n’est pas un exercice de synthèse générale.

4.2. Consignes : recommandations pratiques

A. Un contenu qui suscite le débat théorique

1. Maîtriser l’état de l’art scientifique et un terrain d’investigation afin de proposer une contribution originale
à une interrogation scientifique, en restant crédible et légitime.

2. L’objectif général : proposer une contribution originale à la formulation d’un enjeu scientifique.

B. Un travail (50-100 pages) construit, allant à l’essentiel, mais dominant un sujet complexe

3. Problématisation originale – contribution à l’élaboration d’une réflexion innovante sur un cas spécifique,
un enjeu théorique…
4. Introduction rigoureuse : cadrage de l’état de la réflexion sur le sujet, problématique, annonce du plan.

5. Equilibrer la construction de la démonstration (plan en 3 ou 4 parties, nombre de pages équivalent par


parties) et orienter vers une réflexion logique et continue.

6. Confronter les questions théoriques et les avancées de votre terrain.

7. La bibliographie crédibilise le travail scientifique : dans le document et dans la présentation finale.

8. Les notes de bas de page doivent être rigoureuses dans leur présentation et utiles à la démonstration (évitez
l’inflation des sources non-lues…).

9. Soigner l’utilisation et la présentation des annexes (retranscription d’entretien, etc.).

C. Format, ton et style : une analyse lisible et claire qui défend la problématique personnelle

10. Présentation : Times New Roman police 12, interligne 1,5; texte justifié. Paginez le document.

11. Ton et style : style nuancé, retenu mais efficace (sans jargon).

4.3. Calendrier et déroulement de la soutenance (exercice de dialogue)

1. Les mémoires seront impérativement remis le 20 mai 2016 au plus tard, sous format papier en 3
exemplaires recto-verso au secrétariat de la spécialité. On peut également vous demander le mémoire sous
format électronique (word) aux deux membres du jury.

2. Soutenance : entre le 26 mai 2016 et le 6 juin 2016 devant un jury de 2 enseignants. 30 minutes environ.

Dans les notes en bas de page :

Lorsque vous citez pour la première fois un texte, vous en donnez toutes les mentions sans oublier la page que
vous citez.

Pour les deuxièmes citations on ne remet pas l’ensemble mais après le nom de l’auteur on met uniquement :

Pour les ouvrages : op. cité. et la page

Pour les articles : art. cité. Et la page

Pour les notes qui se suivent et utilisent la même référence : Ibid

Comment citer un ouvrage ?

Prénom AUTEUR, Titre de l’ouvrage, Lieu d’édition : nom de l’éditeur, année de publication de l’ouvrage
référencé (éventuellement année de 1ère publication), numéro de la page citée.

Exemple : Daniel GAXIE, La démocratie représentative, Paris : Montchrestien (coll. Clefs politique), 4ème
édition, 2003 (1993), p. 114.
Si vous avez déjà cité le livre : Prénom AUTEUR, Titre de l’ouvrage, op. cit., numéro de la page citée. Si
vous l’avez cité dans la note qui précède directement : Prénom AUTEUR, Ibid., numéro de la page citée.

Comment citer un article ?

Prénom AUTEUR, « Titre de l’article », in NOM Prénom du directeur de l’ouvrage (dir.), Titre de l’ouvrage,
Lieu d’édition : nom de l’éditeur, année de publication de l’ouvrage référencé, numéro de la page citée.

Exemples : Pierre BOURDIEU, « La représentation politique », in Langage et pouvoir symbolique, Paris :


Seuil, 2001, p. 218. Jean-Michel EYMERI, « Frontière ou marches ? De la contributionde la haute
administration à la production du politique », in LAGROYE Jacques (dir.), La politisation, Paris : Belin, coll.
Socio-histoires, 2003, p. 52.

Prénom AUTEUR, « Titre de l’article », Nom de la revue, Année, tome, n° du fascicule, numéro de la page
citée.

Exemple : Daniel GAXIE, « Économie des partis et rétributions du militantisme », Revue française de science
politique, 1977, vol. 27, n°1, p. 142.

Normes pour la bibliographie en fin de mémoire

Si votre bibliographie est particulièrement abondante, vous pouvez séparer les monographies (livres et
mémoire ou thèses) des articles. Classez par ordre alphabétique du nom d’auteur puis, pour un même auteur,
par ordre chronologique de publication.

Pour un livre

AUTEUR Prénom, Titre de l’ouvrage, Lieu d’édition : nom de l’éditeur, année de publication de l’ouvrage
référencé (éventuellement année de 1ère publication si vous citez un livre réédité), nombre de pages

Exemple : GAXIE Daniel, La démocratie représentative, Paris : Montchrestien (coll. Clefs politique), 4ème
édition, 2003 (1993), 157 pages.

Pour un article

AUTEUR Prénom, « Titre de l’article », in NOM Prénom du directeur de l’ouvrage (dir.), Titre de l’ouvrage,
Lieu d’édition : nom de l’éditeur, année de publication de l’ouvrage référencé, pagination de l’article.

Exemples : BOURDIEU Pierre, « La représentation politique », in Langage et pouvoir symbolique, Paris :


Seuil, 2001, pp. 213-258.

EYMERI Jean-Michel, « Frontière ou marches ? De la contribution de la haute administration à la production


du politique, in LAGROYE Jacques (dir.), La politisation, Paris, Belin, coll. Socio-histoires, 2003, pp. 47-77.
AUTEUR Prénom, « Titre de l’article », Nom de la revue, Année, tome (ou volume), n° du fascicule,
pagination de l’article.
Exemple : GAXIE Daniel, « Économie des partis et rétributions du militantisme », Revue française de science
politique,

1977, vol. 27, n°1, pp. 123-154

IV. La soutenance

1) A quoi sert la soutenance ?

La soutenance consiste à se présenter, présenter son travail et répondre aux questions des membres du jury.

Pour le candidat :

- Mettre en valeur son travail de recherche

- Mettre en valeur les connaissances acquises pendant ses 4 ans d’études

Pour le jury :

- Evaluer le travail du candidat ainsi que ses compétences

- Mieux comprendre certains points présentés dans le mémoire

-Evaluer l’aptitude du candidat à exposer clairement ses idées et à répondre aux questions posées

Les compétences évaluées :

-rigueur

-souci de qualité

-dynamisme

-initiative

-originalité

-planification

-qualités de communication

-connaissances du sujet

2) Présenter son travail

La présentation orale dure entre 15 et 20 minutes!


La première chose à faire est d’exposer le plan de la présentation orale. Pour cela il est conseillé de le faire
sur un transparent indépendant (ou écrit sur le tableau) de manière à ce qu’il puisse être projeté pendant toute
la durée de la soutenance (sert de point de repère pour le jury).

Ensuite, de la même façon qu’à l’écrit, on retrouve une brève introduction avec l’exposé du sujet et l’intérêt
du sujet (petite revue de la littérature si nécessaire), la méthodologie, les principaux résultats, la discussion et
une conclusion.

Pour supporter votre présentation, il est vivement conseillé d’utiliser des transparents.

Le nombre de transparents ne doit pas dépasser les 7-8. En effet, en moyenne, il est nécessaire de passer 2 à 3
minutes par transparent pour que l’audience puisse le lire et en comprendre le contenu. Ces transparents
doivent être dactylographiés, clairs, lisibles, sans surcharge de texte. En aucun cas, le transparent ne doit être
une photocopie des pages du mémoire, pas même de la table des matières.

Une autre possibilité qui vous est recommandée est l’utilisation d’un logiciel tel que PowerPoint. Des
projecteurs (« beamer ») se trouvent dans les salles ou peuvent être mis à disposition (se renseigner auparavant
pour la réservation).

Quelques petits conseils :

a) Il faut bien préparer la soutenance. Elle est tout aussi importante dans l’évaluation du candidat que
le rapport lui-même.

b) Il est vivement recommandé de rédiger à l’avance le plan d’intervention, en insistant sur la manière de
commencer le discours et la manière de le conclure.

c) Attention au débit de parole (inutile de parler trop vite, on ne comprend rien et cela peut vite être monotone,
de plus les membres du jury prennent en général des notes et/ou essaient de retrouver dans le texte ce que vous
êtes en train de dire), au langage utilisé, et éviter les expressions familières, ainsi ?que les apocopes (ex. :
compta. pour comptabilité, anat. pour anatomie,…).

d) Il est évidemment possible d’avoir des fiches et de les consulter en cas d’oubli ou d’hésitation. Mais en
aucun cas, la présentation ne doit être basée sur la lecture de ces fiches. Le contact visuel avec le jury doit être
maintenu !

e) En cas de stress extrême, demandez un temps de réflexion, respirez et ne reprenez la parole qu’une fois
détendu !

f) ATTENTION de respecter le TIMING !!! La présentation dure entre 15 et 20 minutes maximum.

g) Entraînez-vous devant un jury « fictif » de camarades, etc. C’est une très bonne préparation et peut amener
certaines questions que vous ne vous étiez pas posées.
h) Si vous avez découvert entre la remise du mémoire et sa soutenance des fautes grossières, annoncez-les
avec modestie au tout début de votre exposé, cela évite au membre du jury qui s’en est aperçu de vous le faire
remarquer au moment des questions/remarques.

i) Essayer de prévoir à l’avance une liste de questions qui peuvent pertinemment vous être posées par le jury.

3) Répondre aux questions

Les membres du jury vont vous poser des questions pour vous amener à expliquer vos choix, à justifier telle
ou telle des explications que vous fournissez, à revenir sur le texte lui-même (page x, vous avez écrit que…).
Attention, tout ce que vous avez écrit dans votre mémoire doit pouvoir être expliqué et justifié. Si vous avez
jugé bon de citer un article, un auteur, c’est que l’on peut supposer que vous y avez trouvé un intérêt. Il ne
faut dès lors pas essayer de s’échapper en disant que c’est la pensée d’un autre.

Il est important de savoir écouter le jury, afin de bien comprendre les questions posées, et de prendre le temps
de la réflexion. En cas d’incompréhension, l’étudiant peut reformuler la question pour être sûr de bien
répondre.

Attention, certains étudiants peuvent être tentés de répondre à côté de la question lorsque celle-ci les
embarrasse. Mais les membres du jury ne sont pas dupes, même s’ils ne disent rien. Il faut rester honnête. Il
ne faut pas faire semblant de connaître une information, une théorie,… Mieux vaut dire simplement que l’on
ne sait pas. Dites-vous que le jury n’est pas là pour vous déstabiliser, mais pour estimer si vous avez le niveau
de connaissance suffisant pour l’acceptation de votre mémoire. Rappelez-vous qu’on ne peut pas tout
connaître !

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