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SCT-2110 Optique cristalline AUT2003 — Luc Harnois

SCT-2110 Optique cristalline

AUT2003 — Luc Harnois

SCT-2110 Optique cristalline AUT2003 — Luc Harnois

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Première partie : Abréviations et symboles. Lumière et matière. Isotropie et anisotropie. Réfringence, relief et liséré de Becke.

Deuxième partie : Description et utilisation du microscope polarisant et de ses accessoires.

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Abréviations des minéraux

Ralph Kretz (1983; American Mineralogist, 68 : 277-279)

Acm : acmite

Czo : clinozoisite

Kln

: kaolinite

Qtz : quartz Rbk : riebeckite Rds : rhodochrosite Rdn : rhodonite Rt : rutile Sa : sanidine Spr :sapphirine Scp : scapolite Srl : schorl Srp : serpentine Sd : siderite Sil : sillimanite Sdl : sodalite Sps : spessartine Sp : sphalerite Spn : sphene Spl : spinel Spd : spodumene St : staurolite Stb : stilbite Stp : stilpnomelane Str : strontianite Tlc : talc Tmp : tbompsonite Ttn : titanite Toz : topaz Tur : tourmaline Tr : tremolite Trd : tridymite Tro : troilite Ts : tschermakite Usp : ulvospinel Vrm : vermiculite Ves : vesuvianite Wth : witherite Wo : wollastonite Wus : wüstite Zrn : zircon Zo : zoisite

Act

: actinolite

Crd : cordierite

Ktp

: kataphorite

Agt

: aegirine-augite

Crn : corundum

Kfs

: K feldspar

Ak

: akermanite

Cv

: covellite

Krn : kornerupine

Ab

: albite

Crs : cristoballite

Ky

: kyanite / disthène

Aln

: allanite

Cum : cummingtonite Dsp : diaspore

Lmt : laumontite

Alm : almandine

Lws : lawsonite

Anl

: analcite

Dg

: digenite

Lpd : lepidolite

Ant

: anatase

Di

: diopside

Lct

: leucite

And : andalusite

Dol : dolomite

Lm

: limonite

Adr

: andradite

Drv : dravite

Lz : lizardite

Anh : anhydrite Ank : ankerite Ann : annite

Eck : eckermannite

Lo : loellingite Mgh : maghemite Mkt : magnesiokatophorite Mrb : magnesioriebeckite Mgs : magnesite Mag : magnetite Mrg : margarite Mel : melilite

Ed

: edenite

Elb : elbaite

An

: anorthite

En

: enstatite (ortho)

Atg

: antigorite

Ep

: epidote

Ath

: anthophyllite

Fst

: fassite

Ap

: apatite

Fa

: fayalite

Apo : apophyllite

Fac : ferroactinolite

Arg

: aragonite

Fed : ferroedehite

Mc

: microcline

Arf

: arfvedsonite

Fs : ferrosilite (ortho)

Mo

: molybdenite

Apy : arsenopyrite

Fts

: ferrotschermakite

Mnz : monazite Mtc : monticellite

Aug : augite

Fl : fluorite

Ax

: axinite

Fo

: forsterite

Mnt : montmorillonite

Brt

: barite

Gn

: galena

Mul : mullite

Brl

: beryl

Grt

: garnet

Ms

: muscovite

Bt

: biotite

Ged : gedrite

Ntr

: natrolite

Bhm : boehmitc

Gh

: gehlenite

Ne

: nepheline

Bn

: bornite

Gbs : gibbsite

Nrb : norbergite

Brk

: brookite

Glt

: glauconite

Nsn : nosean

Brc

: brucite

Gln : glaucophane

O1

: olivine

Bst

: bustamite

Gt

: geothite

Omp : omphacite

Cam : Ca clinoamphibole

Gr

: graphite

Oam : orthoamphibole

Cpx : Ca clinopyroxene

Grs : grossularite

Or : orthoclase / orthose Opx : orthopyroxene

Cal

: calcite

Gru : grunerite

Ccn : cancrinite

Gp

: gypsum

Pg : paragonite

Crn

: carnegieite

Hl

: halite

Prg

: pargasite

Cst

: cassiterite

Hs

: hastingsite

Pct

: pectolite

Cls

: celestite

Hyn : haüyne

Pn : pentlandite

Cbz : chabazite

Hd

: hedenbergite

Per

: periclase

 

Cc

: chalcocite

Hem : hematite

Prv

: perovskite

Autres abréviations :

Ccp :chalcopyrite

He

: hercynite

Phl

: phlogopite

Als : And, Ky ou Sil Amph : amphibole Carb : carbonate Fld : feldspath Foïd : feldspathoïde Hy : hypersthène Olg : oligoclase Op : opaque Px : pyroxène Src : séricite

Chl

: chlorite

Hul : heulandite

Pgt

: pigeonite

Cld

: chloritoid

Hbl : hornblende

Pl : plagioclase

Chn : chondrodite

Hu

: humite

Prh

: prehnite

Chr

: chromite

Ill : illite Ilm : ilmenite Jd : jadeite Jh : johannsenite Krs : kaersutite Kls : kalsilite

Pen

: protoenstatite

Ccl

: chrysocolla

Pmp : pumpellyite Py : pyrite

Ctl

: chrysotile

Cen : clinoenstatite

Prp

: pyrope

Cfs

: clinoferrosilite

Prl

: pyrophyllite

Chu : clinohumite

Po : pyrrhotite

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Première partie : Abréviations et symboles. Lumière et matière. Isotropie et anisotropie. Réfringence, relief et liséré de Becke.

Abréviations et symboles des indices de réfraction et directions optiques (X, Y, Z) pour les minéraux biaxes

Petit indice de réfraction

n p

α

X

Moyen indice de réfraction

n m

β

Y

Grand indice de réfraction

n g

γ

Z

Abréviations et symboles des indices de réfraction et directions optiques (O, E) pour les minéraux uniaxes

ω

O

ε

E

Autres informations dans Bloss (1961; page 151) et Shelley (1985; pages xv – xvii)

Abréviations et symboles

ω :

indice de réfraction oméga.

ε :

indice de réfraction epsilon.

έ:

rayon ou indice de réfraction intermédiaire entre ω et ε.

LPA :

lumière polarisée analysée.

Parfois appelée lumière en nicols croisés ou en polariseurs croisés.

LPNA :

lumière polarisée non analysée. Parfois appelée lumière “naturelle” (LN).

OAP :

plan des axes optiques.

O

:

direction optique O ou rayon ordinary ray.

E

:

direction optique E ou rayon extraordinary ray.

R

:

retard. Le retard correspond à la biréfringence.

, δ :

biréfringence (delta majuscule, delta minuscule).

RI, n :

indice de réfraction.

2V :

angle des axes optiques par rapport à X ou Z.

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Lumière et matière

Lumière et matière 4
Lumière et matière 4

4

Lumière et matière

Lumière et matière L’indice de réfraction est définie par le rapport suivant : n = V

L’indice de réfraction est définie par le rapport suivant :

n =

V AIR / V M

Où V AIR est la vitesse de la lumière dans l’air (la vitesse de la lumière dans l’air est pratiquement égale à la vitesse de la lumière dans le vide), et v M est la vitesse de la lumière dans le milieu considéré.

5

Loi de Snell (1621) : n i sin i = n r sin r Où

Loi de Snell (1621) :

n i sin i

=

n r sin r

Où n i et n r sont les indices de réfraction du milieu dans lequel se trouve le rayon incident et du milieu dans lequel se trouve le rayon réfracté, respectivement. Exemple avec la figure ci-dessus :

2.0 × sin 20°

=

1.0 sin CC’

sin CC’ =

( 2.0 × 0.34 ) / 1.0

= 0.68

arcsin CC’ = arcsin 0.68 = 43°

Angle critique et réflexion totale

Il y a angle critique (et réflexion totale) quand la relation suivante est vérifiée :

( n i / n r ) sin i

=

1.0

( 2.0 / 1.0 ) × sin 30° =

( 2.0 / 1.0 ) × 0.5

6

=

1.0

1.0

Lumière et matière Réfraction des rayons lumineux

Lumière et matière Réfraction des rayons lumineux 7

7

Dispersion de la lumière visible solaire par un prisme

Il y a dispersion de la lumière blanche par un prisme de verre car les longueurs d’ondes ne voyagent pas toutes à la même vitesse dans le verre. L’indice de réfraction du verre est 1.600 pour le violet (390 nm), alors que le même verre a un indice de réfraction de 1.500 pour le rouge (770 nm).

1.600 pour le violet (390 nm), alors que le même verre a un indice de réfr
1.600 pour le violet (390 nm), alors que le même verre a un indice de réfr

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Lumière et matière : lumière polarisée

Comme le montre la figure 2-1, le rayon non polarisé IO génère deux rayons partiellement polarisés à la surface de contact entre deux milieux isotropes : 1) le rayon réfléchi OL dont les vibrations sont surtout perpendiculaires au plan d’incidence STUV; et 2) le rayon réfracté OR dont les vibrations sont principalement contenues dans le plan d’incidence STUV. Brewster a remarqué en 1812 que le maximum de polarisation est atteint lorsque l’angle d’incidence et l’angle de réfraction sont complémentaires (c’est-à-dire lorsque la somme de ces deux angles est 90°).

et l’ angle de réfraction sont complémentaires (c’est-à-dire lorsque la somme de ces deux angles est

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Figure 5.2. La figure ci-dessus illustre la séparation de la lu mière en deux. Les

Figure 5.2. La figure ci-dessus illustre la séparation de la lumière en deux. Les atomes sont arrangés serrés le long de l’axe X, modérément éloignés les uns des autres le long de l’axe Y, et largement espacés le long de l’axe Z. La force du champ électrique produit autour de chaque atome doit donc être maximum, intermédiaire, et minimum le long des axes X, Y et Z, respectivement. Dans un front d’onde quelconque (surface grise), la force du champ électrique doit avoir un maximum dans une direction et un minimum à angle droit. La lumière incidente non-polarisée interagit avec le champ électrique et est séparée en deux rayons ou deux ondes qui vibrent parallèlement aux directions minimum et maximum du champ électrique dans le plan du front d’onde.

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Lumière et matière : lumière polarisée

Lumière et matière : lumière polarisée Lumière et matière : polarisation atomique/électronique Les minéraux sont

Lumière et matière : polarisation atomique/électronique

Lumière et matière : polarisation atomique/électronique Les minéraux sont formés d’atomes. Ces atomes sont co

Les minéraux sont formés d’atomes. Ces atomes sont composés de noyaux dans lesquels sont concentrées les charges positives, et ces noyaux sont entourés de nuage d’électrons chargés négativement. Ces nuages d’électrons ne sont pas toujours sphériques : ils sont souvent déformés à cause des forces d’attraction et de répulsion des noyaux (+) et nuages d’électrons (–) voisins. La figure 2-7 montre la déformation du nuage électronique d’un atome se trouvant entre deux surfaces chargées électriquement : c’est ce que l’on appelle la polarisation du nuage électronique. La polarisation électronique (parfois appelée polarisation atomique) est donc simplement la déformation du nuage d’électrons entourant un atome

Considérons un minéral silicaté sur lequel on envoie un rayon lumineux. Si l’énergie de la lumière incidente ne correspond pas à l’énergie d’une transition électronique, les électrons ne seront pas excités et ne changeront pas d’orbitale. Au lieu de cela, les orbites des électrons les plus faiblement liés à l’atome, seront déformées : cette déformation, c’est-à-dire cette polarisation électronique, s’ajoute à la déformation préexistante du nuage électronique puisqu’une onde lumineuse est un champ électrique oscillant surimposé sur des forces de polarisation électronique préexistante. L’intensité de cette polarisation électronique dépend de l’intensité du champ électrique surimposé et des propriétés de l’atome lui-même.

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Lumière et matière : polarisation atomique/électronique

Lumière et matière : polarisation atomique/électronique La figure 2-9 illustre l’effet de la lumière sur les

La figure 2-9 illustre l’effet de la lumière sur les atomes d’un minéral phyllosilicate. Les couches de feuillets tétraédriques et octaédriques (en gris sur la figure 2-9) sont tenues ensembles par des cations (cercles sur la figure 2-9). Les feuillets ont une forte densité atomique. Supposons qu’un faisceau de lumière non polarisée frappe perpendiculairement cette page. Les plans de vibrations (de la partie électrique) du rayon lumineux, dont quelques-uns uns sont représentés schématiquement par des flèches doubles, sont perpendiculaires au trajet du rayon lumineux. La lumière vibrant dans le plan AA est parallèle au plan du cristal qui contient le plus grand nombre d’atomes. À cause de la proximité des atomes et de la facilité avec laquelle ces nuages atomiques peuvent être polarisés, le moment dipolaire dans cette direction atteint un maximum. Le plan de vibration BB, à angle droit avec AA, est parallèle à une direction de polarisation minimum.

Dans presque chaque plan passant dans un cristal anisotrope, il existe des directions perpendiculaires de polarisation maximum et minimum. Si la direction de vibration de la lumière incidente n’est pas une de ces directions, elle sera décomposée en ces deux composants vibrationnels. Donc, la vibration CC de la figure 2-9 est décomposée en un composant qui vibre dans le plan AA et en un composant qui vibre dans le plan BB. Une telle lumière vibrant selon deux plans mutuellement perpendiculaires est appelée lumière doublement polarisée.

La polarisation d’un atome affecte fortement la vitesse des ondes lumineuses transmises par cet atome. En général, plus la polarisation d’un atome est grande, plus faible sera la vitesse de propagation de cette onde lumineuse qui agit pour accroître cette polarisation.

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Lumière et matière : la lumière dans la calcite (uniaxe –)

Lumière et matière : la lumière dans la calcite (uniaxe –) 15
Lumière et matière : la lumière dans la calcite (uniaxe –) 15
Lumière et matière : la lumière dans la calcite (uniaxe –) 15

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Lumière et matière : la lumière dans la calcite (uniaxe –) 15

Lumière et matière : la lumière dans la calcite (uniaxe –)

Figure 6.3. Propagation de la lumière dans la calcite

La lumière se propageant le long de l’axe c ou de l’axe optique vibre dans le plan (001) et est un rayon ω, parce que l’environnement électronique est uniforme dans toutes les directions de vibration dans (001).

La lumière se propageant à angle droit de l’axe c est séparée en un rayon ω dont les vecteurs de vibration sont dans le plan (001) et en un rayon ε qui vibre parallèlement à l’axe c. L’indice du rayon ε (n ε ) est très différent de l’indice du rayon ω (n ω ), la biréfringence est donc alors maximum.

La lumière se propageant dans une direction quelconque est composée d’un rayon ω dont les vecteurs de vibrations sont dans le plan (001) et d’un rayon ε qui vibre avec un angle par rapport à (001). Ce rayon ε a un indice intermédiaire, la biréfringence est donc alors intermédiaire.

Dans la calcite, la polarisation atomique/électronique est très forte dans le plan des atomes de calcium (plan horizontal imaginaire sur le dessin représentant la structure de la calcite). La lumière voyageant parallèlement à l’axe c vibre dans le plan des atomes de calcium, tentant d’accroître une polarisation électronique déjà grande, ce qui la ralentit (gros indice de réfraction ω). La lumière vibrant perpendicu- lairement au plan des atomes de calcium avance donc à plus grande vitesse (petit indice de réfraction ε), comparée à la lumière vibrant selon ω.

avance donc à plus grande vitesse (petit indice de réfraction ε ), comparée à la lumière

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Lumière et matière : isotropie versus anisotropie

Lumière et matière : isotropie versus anisotropie 17

17

La réfringence ou indice de réfraction

Définition de l’indice de réfraction

Au microscope, on étudie des minéraux soit en grains baignant dans une huile, soit en plaques minces en contact les uns avec les autres ou avec de l’époxy. Quoi qu'il en soit, chacun de ces milieux (minéraux de toutes natures ou matériel de support) possède un ou des indice(s) de réfraction caractéristique(s) exprimé(s) en fonction de l'air (n=1). L’indice de réfraction est définie par le rapport suivant :

n =

V AIR / V M

Où V AIR est la vitesse de la lumière dans l’air (la vitesse de la lumière dans l’air est pratiquement égale à la vitesse de la lumière dans le vide), et v M est la vitesse de la lumière dans le milieu considéré.

Substance

Indice de réfraction (n)

Baume de Canada

1.534

Époxy

1.540 – 1.555

Colle Lakeside 70

1.54

Quartz

1.55

Verre basaltique

1.58 – 1.64

Le relief

1.55 Verre basaltique 1.58 – 1.64 Le relief Faible relief Fort relief Pratiquement, lorsque nous

Faible relief

Fort relief

Pratiquement, lorsque nous observons une préparation, la réfringence se traduit par ce que l'on appelle le relief du grain. L'importance des ombres le long des bordures de grains — ou relief — indique grossièrement la différence entre les indices de réfraction des milieux en présence. Ainsi, plus la différence des indices de réfraction entre deux milieux sera grande, plus le relief observé sera fort, le milieu dont l'indice est le plus grand apparaissant en relief positif. De même, plus la différence entre les indices est faible, moins il y a de relief. A la limite, si l'on prend l'exemple d'un grain baignant dans une huile de même indice (compte tenu de la température), le relief est nul et le grain pratiquement invisible. Le relief est une estimation de la différence entre deux indices de réfraction : c’est donc une valeur relative, et non pas une valeur absolue.

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Le relief

Le relief 19

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La réfringence ou indice de réfraction

Détermination de l’indice de réfraction : le liséré de Becke Éclairage orthoscopique

réfraction : le liséré de Becke Éclairage orthoscopique Photos et dessins représentant des grains de minéraux

Photos et dessins représentant des grains de minéraux dans un liquide d’immersion

A) Grains ayant un indice de réfraction plus grand que le liquide d’immersion. Quand l’indice de réfraction d’un minéral est plus grand que ce qui l’entoure, une frange lumineuse, résultant de la concentration de la lumière, apparaît à l’intérieur du minéral. Cette frange lumineuse est le liséré de Becke (minéralogiste autrichien) qui se déplacera vers l’intérieur quand on abaisse la platine porte-objet du microscope. C’est- à-dire quand la distance entre l’objectif et la lame mince augmente.

B) Grains ayant un indice de réfraction plus petit que le liquide d’immersion. Quand l’indice de réfraction d’un minéral est plus petit que ce qui l’entoure, une frange lumineuse, résultant de la concentration de la lumière, apparaît autour du minéral. Cette frange lumineuse est le liséré de Becke qui se déplacera vers l’extérieur quand on abaisse la platine porte-objet du microscope. C’est-à-dire quand la distance entre l’objectif et la lame mince augmente.

On peut donc déterminer exactement l’indice de réfraction d’un minéral en procédant par essais et erreurs si l’on dispose d’une série de liquides d’immersion ayant un indice de réfraction connu.

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La réfringence ou indice de réfraction

Détermination de l’indice de réfraction : le liséré de Becke Éclairage conoscopique

réfraction : le liséré de Becke Éclairage conoscopique Explication simplifiée du liséré de Becke (ou frange

Explication simplifiée du liséré de Becke (ou frange de Becke) dans une lame mince en lumière convergente.

Un procédé très ingénieux, dû au minéralogiste autrichien Becke, permet de comparer avec précision les indices, même très voisins, de deux sections minérales contiguës ou d'une section minérale et du baume du Canada de la préparation. Grâce à ce procédé, on peut déceler des différences d'indices très faibles de l'ordre de 0.001.

Dans ce procédé, on emploie encore les réflexions totales qui se font au contact de deux plages d'indices différents. L'utilisation de la méthode de Becke se fait de la façon suivante : la mise au point étant soigneusement réalisée sur le trait de séparation des deux minéraux dont on veut comparer les indices, ou sur le bord de la préparation si on veut comparer l'indice du minéral à celui du baume, on augmente le relief et on diminue l'éclairage de la préparation. Pour cela, on interpose le condenseur sur le trajet des rayons incidents, en le baissant autant que possible, et on déplace légèrement le miroir de façon à éclairer obliquement la lame mince. Ceci fait, on détruit progressivement la mise au point à l'aide de la vis micrométrique. A ce moment apparaît, au contact de la ligne de séparation et parallèlement à celle-ci, un petit liséré lumineux, dit liséré de Becke, qui se déplace soit vers l'un, soit vers l'autre des minéraux. Le sens de ce déplacement est fonction de la valeur relative des indices des plages en présence et obéit à la règle suivante :

Le liséré de Becke se déplace vers le minéral le plus réfringent quand on détruit la mise au point en augmentant la distance entre la lame mince et l’objectif.

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La réfringence ou indice de réfraction

Indices de réfraction des principaux minéraux

La réfringence ou indice de réfraction Indices de réfraction des principaux minéraux 22

22

La réfringence ou indice de réfraction

Indices de réfraction des principaux minéraux

La réfringence ou indice de réfraction Indices de réfraction des principaux minéraux 23

23

La réfringence ou indice de réfraction

Indices de réfraction des principaux minéraux

La réfringence ou indice de réfraction Indices de réfraction des principaux minéraux

La réfringence ou indice de réfraction

Indices de réfraction des principaux minéraux

La réfringence ou indice de réfraction Indices de réfraction des principaux minéraux 25

25

Deuxième partie : Description et utilisation du microscope polarisant et de ses accessoires.

Les microscopes Leitz sont décrits dans les documents (disponibles sur Internet) :

2110-manuel-leitz-laborlux-fr.pdf (en français

2110-manuel-leitz-hm-pol-fr.pdf ( en français)

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Microscope polarisant HM-POL de Leitz

Microscope polarisant HM-POL de Leitz 27

27

Microscope polarisant LABORLUX 11 de Leitz

Microscope polarisant LABORLUX 11 de Leitz 28

28

Diagramme générale et simplifié des éléments se trouvant sous la platine du microscope

Diagramme générale et simplifié des éléments se trouvant sous la platine du microscope 29

29

Éclairage orthoscopique (ou lumière parallèle) versus éclairage conoscopique ou convergente 30

Éclairage orthoscopique (ou lumière parallèle) versus éclairage conoscopique ou convergente

Éclairage orthoscopique (ou lumière parallèle) versus éclairage conoscopique ou convergente 30

30

Objectifs

Objectifs Pol 40 / 0,65 160/0,17 Pol : cet objectif peut être utilisé en lumière polarisée.

Pol

40 / 0,65

160/0,17

Pol :

cet objectif peut être utilisé en lumière polarisée.

40 :

grossissement.

0,65 :

ouverture numérique (numerical aperture, N.A.). N.A. = n sin u = n sin (A.A./2) Exemples :

0.65

= 1.0 sin u

u = 40°

0.85

= 1.0 sin u

u = 58°

Cette relation entre N.A. et d’autres paramètres est expliquée dans les dessins ci-dessous. n : indice de réfraction du milieu entre l’objectif et l’échantillon.

160 :

longueur du tube pour lequel l’objectif a été conçu.

0,17 :

épaisseur idéale de la lamelle de protection pour

laquelle cet objectif donnera une image optimum.

pour laquelle cet objectif donnera une image optimum. Cette figure sera expliquée et utilisée dans le

Cette figure sera expliquée et utilisée dans le chapitre 5

pour laquelle cet objectif donnera une image optimum. Cette figure sera expliquée et utilisée dans le

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Centrage des objectifs

Centrage des objectifs Pour le centrage des objectifs on déplace ceux- ci au moyen des deux

Pour le centrage des objectifs on déplace ceux-

ci au moyen des deux clefs à six pans creux de

façon que l'axe optique de l'objectif (et par conséquent le centre de l'image) coïncide avec l'axe de rotation de la platine. Quand le centrage est correct un détail observé sur la préparation ne sort pas du champ quand on fait tourner la platine. Un point de l'objet se trouvant à la croisée des traits du réticule ne change pas de position quand la platine effectue une rotation complète. Pour le centrage des objectifs utiliser autant que possible une préparation bien contrastée, avec de nombreux détails. Réduire l'ouverture du diaphragme d'ouverture dans le condenseur. Éliminer l'analyseur, la lentille de Bertrand et le diaphragme à trou. Pour le centrage des objectifs il existe deux méthodes analogues :

Méthode I : Introduire les clefs de centrage dans les ouvertures situées au-dessus de l'objectif à centrer. Faire tourner la platine et repérer le détail de l'objet qui ne se déplace pas suivant un cercle. Ce détail correspond à l'axe de rotation mécanique de la platine. Amener le

détail ainsi repéré au centre du réticule, en agis- sant sur les deux clefs de centrage. Faire tourner

la platine et parachever au besoin le centrage.

Méthode II : Amener un détail caractéristique

A de l'objet à la croisée du réticule M. Faire

tourner la platine pour amener ce détail dans sa position la plus éloignée du centre M (position A). A la limite le point A (= écart maximal du détail de l'objet) peut même se trouver en dehors du champ. Introduire les deux clefs de centrage dans les ouvertures au-dessus de l'objectif à centrer. Déplacer l'image micros- copique, en tournant les clefs de centrage, de façon que le détail A vienne au milieu (= position B) de la distance entre la position la plus éloignée de A et le centre M. Déplacer l'ob- jet à la main ou à l'aide du guide-objet de façon à amener le détail A au centre du réticule M. Faire tourner la platine et vérifier si son axe de rotation coïncide avec le centre du réticule dans l'oculaire. Si la coïncidence n'est pas bonne, recommencer le centrage. Tant que l'on ne dévisse pas l'objectif le centrage est conservé.

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Accessoires : lames auxiliaires

Accessoires : lames auxiliaires Lames auxiliaires pour microscopes Zeiss Lames auxiliai res pour microscopes Leitz La

Lames auxiliaires pour microscopes Zeiss

: lames auxiliaires Lames auxiliaires pour microscopes Zeiss Lames auxiliai res pour microscopes Leitz La lame

Lames auxiliaires pour microscopes Leitz

La lame teinte sensible ou quartz teinte sensible (symbole λ sur la lame; en anglais : gypsum plate, first order red plate ) est une lame qui introduit un retard de 550 nm, c’est-à-dire 1 λ. C’est une lame de quartz ou de gypse orienté dans un écrin de métal de façon à introduire entre les deux rayons vibrant à 90°l’un de l’autre une différence de chemin de 550 nm. La ligne droite gravée et marquée γ.

La lame de mica (aussi appelée glimmer ou λ/4) est une lame qui introduit un retard de 147 nm, c’est-à-dire

λ/4.

Le biseau de quartz (aussi appelé quartz compensateur ou quartz wedge) permet d’introduire un retard variable. Il s’agit d’une lamelle de quartz taillée en biseau et qui permet de produire un retard variable proportionnel à l’épaisseur lors de son introduction dans la fente prévue à cet effet.

un retard variable proportionnel à l’épaisseur lors de son introduc tion dans la fente prévue à

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Accessoires : filtre bleu

Accessoires : filtre bleu La lumière entrant dans le microscope doit être blanche, c’est-à- dire que

La lumière entrant dans le microscope doit être blanche, c’est-à- dire que ce doit être un mélange presque parfait de toutes les couleurs du spectre visible dans les mêmes proportions.

La lumière solaire représentent une combinaison de toutes les longueurs d’ondes du spectre visible, mais pas dans les mêmes proportions : il y a un peu plus de jaune-orange-rouge que de bleu-indigo-violet.

La lumière d’une lampe à filament de tungstène (incandescent light sur la figure 2-3) représentent une combinaison de toutes les longueurs d’ondes du spectre visible, mais pas dans les mêmes proportions : il y a nettement plus de jaune-orange-rouge que de bleu-indigo-violet.

plus de jaune-orange-rouge que de bleu-indigo-violet. En insérant un filtre bleu (figure 2-5) dans le trajet

En insérant un filtre bleu (figure 2-5) dans le trajet de la lumière d’une lampe à filament de tungstène avant que la lumière soit introduite dans le microscope, on obtient une lumière plus blanche car le filtre bleu posé sur la lampe de chaque microscope élimine cet excès de jaune, orange et rouge en laissant passer préférentiellement le bleu, l’indigo et le violet, produisant ainsi une lumière qui est parfaitement blanche car elle contient une proportion égale de chaque longueur d’onde du spectre visible.

qui est parfaitement blanche car elle contient une proportion égale de chaque longueur d’onde du spectre

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Accessoires : cadre mécanique mobile pour lame mince

Accessoires : cadre mécanique mobile pour lame mince Accessoires : platine universelle (P.U.) 35

Accessoires : platine universelle (P.U.)

Accessoires : cadre mécanique mobile pour lame mince Accessoires : platine universelle (P.U.) 35

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Vérification des microscopes

Vérification de l’orientation du polariseur

Dans la plupart des microscopes modernes, le petit indice du polariseur est orienté EST-OUEST. Pour vérifier qu’il en est bien ainsi, on peut utiliser la biotite. Le petit indice de la biotite (monoclinique) est perpendiculaire au clivage.

Explication : la lumière sortant d’un polariseur normal vibrera EST-OUEST. Le reste ne passera pas. Cette lumière vibrant EST-OUEST passera bien au travers d’une biotite dont le petit indice sera orienté EST- OUEST (image de droite ci-dessous) et sera très absorbée par une biotite dont le grand indice (parallèle au clivage) sera orienté EST-OUEST (image de gauche ci-dessous)

sera orienté EST-OUEST (image de gauche ci-dessous) La Bt est généralement brune ou brun rougeâtre en

La Bt est généralement brune ou brun rougeâtre en LPNA, mais elle peut aussi être verte. La couleur de la Bt dépend du contenu en fer et surtout du rapport fer ferreux/fer ferrique.

Ce test est fait avec le petit ou le moyen objectif dans les conditions suivantes : 1) Condenseur retiré; 2) Diaphragme ouvert; 3) Lentille de Bertrand retirée; 4) Lame auxiliaire retirée; 5) Analyseur retiré.

Conclusion : si tout est normal, votre Bt sera à son plus sombre quand son clivage est orienté EST-OUEST, alors qu’elle sera très pâle ou presque incolore quand son clivage est orienté NORD-SUD

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Vérification de la perpendicularité mutuelle du polariseur et de l’analyseur

Ne touchez pas au polariseur et mettez en place l’analyseur. Puis enlevez votre lame mince : si tout est noir et que vous ne voyez rien, alors tout est normal.

Explication : le petit indice du polariseur est orienté EST-OUEST laissant passer uniquement la lumière vibrant EST-OUEST. Le petit indice de l’analyseur est orienté NORD-SUD alors que son grand indice est orienté EST-OUEST. L’analyseur va donc absorber la lumière vibrant EST-OUEST qui est sortie du polariseur. Le résultat est une noirceur totale comme le montre la figure ci-dessous.

EST-OUEST qui est sortie du polariseur. Le résultat est une noirceur tota le comme le montre

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SCT-2110 — Vérification des microscopes

Numéro(s) du microscope :

Nom de l’utilisateur :

Date :

 

O.K.

Non, ça ne va pas, le problème persiste : description du problème.

Description du test

C’est bon

1 — Centrage des objectifs (petit, moyen et gros)

   

2 — L’élévation du condenseur est-elle bonne ? Il est possible d’élever ou de baisser le condenseur. La partie supérieure du condenseur doit être exactement au niveau de la surface de la platine pour toutes les observations faites au microscope polarisant.

   

— Vérification de l’orientation du polariseur (test de la biotite).

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— Vérification de la perpendicularité mutuelle du polariseur et de l’analyseur.

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— Optionnel. On peut aussi vérifier la

   

perpendicularité mutuelle et l’orientation des polariseur/analyseur en vérifiant que la figure optique

d’un uniaxe donne bien un + et non pas un × ou autre truc étrange.

Ceci est un autre test pour confirmer que le polariseur et l’analyseur sont bien orientés, ça se fait avec une calcite coupée perpendiculairement à l’axe c ou avec tout autre uniaxe coupé de la même façon (c’est beaucoup plus spectaculaire avec la calcite ou la dolomite).

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