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Sécurité

Plan du cours

• Sécurité : Approches et concepts

• Sécurité équipements et installations


Sécurité des machines
Chariot élévateur, levage
Sécurité des ATEX (atmosphères explosives)

•Hygiène au travail
Bruit
Eclairage
Qualité de l’air

1
Sécurité : Approches et
concepts

2
5

Approche Facteurs Humains et Organisationnels


de la Sécurité

L’être humain a des propriétés peu modifiables


• Le corps et le fonctionnement humains ont des propriétés qui sont décrites
par diverses disciplines (physiologie, psychologie. . .).
• Le fonctionnement des collectifs humains obéit aussi à des lois qui sont
étudiées par d’autres disciplines (sociologie, anthropologie, psychologie
sociale. . .).
• Lorsque l’on place les êtres humains dans des situations qui ne sont pas
compatibles avec leurs propriétés individuelles et collectives :
• on diminue leur capacité de détection et la performance de leurs
actions ;
• on augmente la probabilité d’erreurs non récupérées ;
• on peut générer un risque pour la santé

FACTEURS HUMAINS ET ORGANISATIONNELS DE LA SÉCURITÉ INDUSTRIELLE UN ÉTAT DE L’ART - ICSI 6

3
Approche Facteurs Humains et Organisationnels
de la Sécurité

Ce sont les situations qui appellent les comportements

• Le comportement humain n’est pas prévisible de façon mécanique, car


différentes personnes peuvent adopter des comportements différents dans
une même situation. Mais il est prédictible en termes de probabilités :
certaines situations favorisent plutôt certains comportements.
• Si ces comportements ne sont pas souhaitables du point de vue de la
sécurité, la seule façon de diminuer sensiblement leur probabilité
d’apparition est d’agir sur les caractéristiques de la situation.
• Ces caractéristiques peuvent être locales (conception du poste de travail,
des outils, d’une procédure) ou beaucoup plus globales (politique d’achats
de l’entreprise, politique de sanctions, plans de formation).

FACTEURS HUMAINS ET ORGANISATIONNELS DE LA SÉCURITÉ INDUSTRIELLE UN ÉTAT DE L’ART - ICSI 7

Approche Facteurs Humains et Organisationnels


de la Sécurité
Le travail n’est jamais simple exécution
• Les entreprises mettent en place des procédures, définissant les objectifs à
atteindre et les étapes à suivre pour les atteindre. Mais le travail des opérateurs
ne se limite jamais à la seule exécution des procédures :
– Les situations d’exploitation sont riches de variabilités
– Les opérateurs doivent aussi gérer leur propre état et ses variations
• Par l’adaptation de leurs modes opératoires, les opérateurs tentent d’accomplir les
tâches d’une façon :
– qui soit performante (quantité de production, qualité, sécurité) ;
– qui ne conduise pas à des effets négatifs sur l’organisme (fatigue, douleurs. . .) ;
– qui leur apporte différents bénéfices (sentiment du travail bien fait, reconnaissance par
les pairs, par la hiérarchie, développement de nouvelles compétences. . .).
• Les modes opératoires mis en œuvre par les opérateurs visent donc à réaliser la
performance à un coût humain acceptable.
• Les modes opératoires qui augmentent nettement le coût pour les
opérateurs ne seront durablement retenus par eux que s’ils leur
apparaissent comme les meilleurs compromis performance/coût humain
dans une situation donnée. 8
FACTEURS HUMAINS ET ORGANISATIONNELS DE LA SÉCURITÉ INDUSTRIELLE UN ÉTAT DE L’ART - ICSI

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Approche Facteurs Humains et Organisationnels
de la Sécurité

L’humain, agent de fiabilité et d’infiabilité


L’erreur humaine est un facteur souvent invoqué comme cause, ou parmi les causes
d’un accident. Or souvent, les erreurs sont les conséquences de caractéristiques de
la situation, qui n’ont pas permis aux opérateurs et aux collectifs de mobiliser leurs
compétences de façon pertinente.

Dans l’ensemble, la contribution humaine à la sécurité est d’abord positive.


• Les opérateurs détectent et gèrent de nombreuses situations à risques, qui n’auraient pas été
détectées ou correctement traitées par un automate.
• L’activité humaine récupère de nombreuses erreurs, soit individuellement soit collectivement.
• Les humains tirent des leçons des situations vécues, et développent leur capacité individuelle
et collective à faire face à des situations similaires.

Il est nécessaire de comprendre les mécanismes de cette contribution à la fiabilité


pour analyser les cas où ils ont été mis en défaut.
Dire qu’une « erreur humaine » est l’origine d’un accident est un raccourci qui ne
favorise pas la prévention
9

Approche Facteurs Humains et Organisationnels


de la Sécurité

L’humain, agent de fiabilité et d’infiabilité


• Les experts qui déterminent qu’une erreur a été commise ne sont pas dans la
même situation que celui qui la commet : eux connaissent la suite de l’histoire, et
disposent d’informations autres que celles qui ont conduit à la décision erronée !
• L’erreur n’a conduit à un accident que parce que, ce jour-là, elle n’a pas été
récupérée. Une même action erronée a pu se produire de nombreuses fois sans
conséquences graves, si les « barrières » techniques et organisationnelles ont
fonctionné. La survenue de l’accident manifeste une défaillance dans l’ensemble des
barrières.
• L’erreur d’un opérateur ne peut engendrer un accident que si elle se combine avec
de nombreux autres facteurs techniques et organisationnels, dont certains sont
permanents. Les erreurs de conception se traduisent par des « erreurs latentes »,
c’est-à-dire des configurations où il est hautement probable qu’une erreur de
réalisation soit commise un jour.

FACTEURS HUMAINS ET ORGANISATIONNELS DE LA SÉCURITÉ INDUSTRIELLE UN ÉTAT DE L’ART - ICSI 10

5
Approche Facteurs Humains et Organisationnels
de la Sécurité

L’humain, agent de fiabilité et d’infiabilité


• Ce sont les mêmes propriétés de l’être humain et de son activité qui permettent sa
contribution à la fiabilité et qui parfois, conduisent à une source d’infiabilité.

Une erreur est toujours involontaire, et doit être distinguée d’une violation qui est
volontaire. Une politique de sanctions qui pénalise erreurs et violations sans
réflexion sur l’intention de l’opérateur et les circonstances dans lesquelles il se
trouvait est contre-productive du point de vue de la sécurité.

FACTEURS HUMAINS ET ORGANISATIONNELS DE LA SÉCURITÉ INDUSTRIELLE UN ÉTAT DE L’ART - ICSI 11

Approche Facteurs Humains et Organisationnels


de la Sécurité

La contribution des collectifs


Les collectifs professionnels (équipe de conduite, de maintenance. . .) peuvent
apporter une contribution importante à la sécurité :
• ils constituent une barrière par rapport aux erreurs susceptibles d’être commises
par l’un des membres (détection et récupération) ;
•ils apportent un soutien limitant les effets sur la sécurité des variations d’état de
chacun (événement personnel), et une entraide permettant de diminuer le coût
humain de la réalisation des tâches ;
•ils peuvent contribuer à la discussion des doutes sur les situations rencontrées, à la
capitalisation de l’expérience sous forme de « règles de métier », et au signalement
de situations anormales ;
•ils peuvent contribuer à la reconnaissance du « travail bien fait »;
•ils contribuent à l’accueil et la formation des nouveaux, auxquels ils peuvent
transmettre des formes de connaissances distinctes de celles enseignées par
l’entreprise (connaissance physique des installations, règles de métier pour faire face
à certaines situations).
12
FACTEURS HUMAINS ET ORGANISATIONNELS DE LA SÉCURITÉ INDUSTRIELLE UN ÉTAT DE L’ART - ICSI

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Approche Facteurs Humains et Organisationnels
de la Sécurité
La contribution de l’organisation et du management

L’entreprise doit donner lieu à des « productions » acceptables pour de nombreuses


parties prenantes :
• les actionnaires ;
• les clients ;
• l’administration ;
• les salariés, leurs représentants ;
• les prestataires extérieurs ;
• les riverains, voire l’opinion publique ;
•...
Chacune de ces parties est porteuse d’une diversité d’attentes. Il s’agit donc pour
l’entreprise de faire tenir ensemble diverses logiques qui ne sont pas spontanément
compatibles. L’organisation est le processus par lequel s’exerce cette mise en
compatibilité relative entre des logiques qui peuvent être différentes. L’organisation
est à la fois une structure (un organigramme, des règles), et un ensemble d’activités
et d’interactions entre les acteurs, permettant de gérer l’application des règles dans
les situations quotidiennes ou de faire évoluer les règles. 13

Approche Facteurs Humains et Organisationnels


de la Sécurité
La contribution de l’organisation et du management
À l’intérieur de la structure organisationnelle, certains sont plus spécifiquement
chargés de porter une des logiques : par exemple, les responsables qualité, sécurité,
environnement. À l’inverse, la direction d’une part et les exploitants d’autre part
doivent intégrer l’ensemble des logiques, dans des compromis raisonnablement
acceptables par toutes les parties prenantes.
À certains moments, l’une des logiques -par exemple celle des actionnaires- peut
prendre le pas sur les autres dans les décisions de gestion. La logique de
sécurité passe au second plan pendant une période. Les personnes qui en sont
porteuses sont moins reconnues, leurs alertes peu entendues.

Un autre risque est que la logique de sécurité soit présente seulement du côté de la
structure : les règles sont produites et diffusées, mais les difficultés de leur mise en
œuvre ne sont pas traitées. L’encadrement est mobilisé pour faire passer de
façon descendante des consignes formelles, mais n’est pas engagé
collectivement dans le traitement des situations réelles complexes ni dans la
remontée d’informations susceptibles d’infléchir la politique de la direction.
14

7
Approche Facteurs Humains et Organisationnels
de la Sécurité
La contribution de l’organisation et du management
Au contraire, l’organisation contribue à la sécurité industrielle lorsqu’elle favorise une
articulation constante entre les règles formelles, porteuses de savoirs généraux, et la
connaissance des situations particulières d’exploitation, portée par les opérateurs et
les collectifs professionnels. Les managers de tous niveaux sont alors clairement
missionnés pour assurer la mise en compatibilité, dans les deux sens, entre les
orientations globales de l’entreprise et la réalité du travail de ceux qu’ils
encadrent. C’est l’un des ingrédients essentiels d’une culture de sécurité.

15

Approche facteurs organisationnels

Cette approche considère que la sécurité est basée sur une gestion des risques
rigoureuse par l’organisation, des référentiels sur les systèmes de management
(OHSAS 18001, ILO OSH,…) ont donc été développés permettant à l’entreprise
d’avoir un modèle sur le management des risques à adopter.

16

8
Prévention - Protection

Certains traitements ont pour objectifs de réduire la fréquence


d’occurrence, ils sont dites les mesures de prévention, d’autres, ont pour
objectifs de réduire l’importance du dommage, ce sont les mesures de
protection

17

Approche sûreté de fonctionnement

Approche sûreté de fonctionnement


Selon cette approche, ce sont les défaillances qui surviennent dans les
équipements qui sont à l’origine des accidents, la sécurité consiste donc à
fiabiliser ces équipements. Cette fiabilisation se fait pendant la phase de
conception, aussi bien sur la partie matériel que logiciel, dans ce sens, des
normes ont été développées qui permettent de s’assurer de la fiabilité de
certains équipements. Elle se fait aussi sur la phase exploitation en assurant
une maintenance convenable.
Cette approche s’est aussi étendue à la fiabilisation des comportements
humains, et consiste à prévenir la survenance des erreurs, considérées
comme défaillances humaines sources des accidents, ceci à travers les
règles et les procédures de travail, les formations et les sensibilisations, et
aussi le contrôle et la surveillance des comportements

18

9
Approche ergonomique

Cette approche considère l’accident comme un résultat d’un manque de couplage


entre l’opérateur et son milieu du travail, la sécurité ici consiste donc à adapter
l’environnement du travail aux caractéristiques physiques et cognitives de
l’opérateur, on agit alors sur l’interface homme machine en réduisant au maximum
les contraintes subies par l’opérateur, sur les facteurs d’ambiance (bruit, contraintes
thermiques…), sur l’affichage des consignes et des informations sur les risques, et
sur aussi la charge cognitive du poste.

19

Sécurité Risques d’accidents technologiques

INERIS oméga 10
20

10
Défense en profondeur
INERIS DHo - 2002-26824

Le concept de défense en profondeur est une méthode de raisonnement et un cadre


général permettant d’examiner complètement la sécurité d’une installation
dangereuse. Il a été développé aux Etats-Unis par l'AIEA4 dans les années 1960,
pour concevoir la sécurité des premiers réacteurs nucléaires. Ce concept consiste
en une suite d'actions, d'équipements ou de procédures, regroupés en niveaux ou
barrières de défense dont chacun a pour objet de prévenir les dégradations
susceptibles de conduire au niveau suivant et de limiter la conséquence de la
défaillance du niveau précédent. Cette démarche s’intéresse donc à la fois à la
prévention des situations anormales et à la limitation de leurs conséquences.

21

Défense en profondeur

1. Prévention des anomalies de


fonctionnement et des défaillances
du système

2. Maintien de l’installation dans le


domaine autorisé.

3. Maîtrise des accidents à l’intérieur


des hypothèses de conception.
4. Prévention de la dégradation des
conditions d’accident et limitation des
effets.
5. Limitation des conséquences pour
les populations en cas d'accidents
graves.
22

11
Défense en profondeur
Le concept de défense en profondeur est actuellement structuré en cinq niveaux.

1. Prévention des anomalies de fonctionnement et des défaillances du système.


Il faut doter les installations d’une excellente résistance intrinsèque à l’égard de ses
propres défaillances (conception prudente) ou d’agressions externes, afin de prévenir
la sortie du domaine de fonctionnement normal.
2. Maintien de l’installation dans le domaine autorisé.
Il faut concevoir des systèmes de contrôle capables d’alerter et d’arrêter une évolution
anormale susceptible de solliciter des matériels ou l’organisation au-delà des
conditions souhaitables.
3. Maîtrise des accidents à l’intérieur des hypothèses de conception.
Il s'agit ensuite de mettre en place les moyens de limiter à des niveaux acceptables les
effets des accidents potentiels, même si cela demande la conception et l’installation de
systèmes n’ayant aucun rôle dans le fonctionnement normal de l’installation. La mise
en service de ces systèmes (dits de sauvegarde) doit être automatique et ne
demander d’intervention humaine qu’après un temps suffisamment long pour que le
diagnostic puisse être réalisé dans des conditions de calme suffisantes.
23

Défense en profondeur

4. Prévention de la dégradation des conditions d’accident et limitation des


effets.
Toujours dans la même perspective, il faut envisager le cas de défaillances
multiples et, plus généralement, les moyens de faire face à des situations non
traitées par les trois premiers niveaux de la défense en profondeur ou considérées
comme faisant partie du risque résiduel. Il s’agit des procédures ultimes cherchant
à limiter les rejets provoqués par une situation très grave, et plus globalement, du
plan d’urgence interne.
5. Limitation des conséquences pour les populations en cas d'accidents
graves.
La nécessité de mesures de protection des populations suppose l’échec des
mesures précédentes. Il s’agit ici des Plans Particuliers d’Intervention (PPI)
élaborés avec la sécurité civile, sous la responsabilité du Préfet.

24

12
Les principes généraux de prévention:
Rég. française loi du 31/12/91

• Éviter les risques ,


• Évaluer les risques qui ne peuvent être évités,
• Combattre les risques à la source,
• Adapter le travail à l’homme,
• Tenir compte de l’évolution de la technique,
• Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou moins
dangereux,
• Planifier la prévention (intégrer technique, organisation du travail, conditions
de travail, relations sociales, facteurs d’ambiances)
• Donner la priorité aux mesures de protection collective sur les mesures de
protection individuelle,
• Donner les instructions appropriées aux travailleurs.

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Traitement des risques suivant le modèle


de survenance de l’accident présenté par
la norme ISO 12100

26

13
PROCESSUS D ’APPARITION D ’UN DOMMAGE

Situation de travail
Phénomène
dangereux n°2 Situation
dangereuse
Phénomène
dangereux n°x
Personne

Phénomène
dangereux n°1

27

Définitions proposées par les normes


ISO 12100 et ISO 14121
Phénomène dangereux (ISO 12100) : Cause capable de provoquer une lésion
physique et/ou une atteinte à la santé (source potentielle de dommage)
Situation dangereuse (ISO 12100) : Toute situation dans laquelle une personne
est exposée à un ou plusieurs phénomènes dangereux ou agents chimiques
pouvant entraîner un dommage immédiatement
Risque (ISO 12100) : Combinaison de la probabilité et de la gravité d’une lésion
physique ou d’une atteinte à la santé pouvant survenir dans une situation
dangereuse.
Evénement dangereux (ISO 14121) : Evénement susceptible de causer un
dommage
Exposition (ISO 14121) : Situation dans laquelle une personne est soumise à un
ou des agents chimiques ou biologiques ou à un ou des phénomènes physiques tel
que le bruit, radiation ionisante…. Pouvant entraîner un dommage à plus ou moins
long terme.
Dommage (ISO 14121) : Lésion physique ou atteinte à la santé.
Risque résiduel (ISO 14121) : Risque qui subsiste lorsque les « mesures de
sécurité » ont été prises, ou risque contre lequel les techniques de « prévention
intrinsèques » » et les techniques de « protection » intégrées et rapportées ne sont
pas ou pas totalement efficaces. 28

14
Traitement des risques

Situation dangereuse Évènement


déclencheur

Phénomène Personne
dangereux

Supprimer le phénomène
dangereux
Dommage

29

Traitement des risques

Situation dangereuse Évènement


déclencheur

Phénomène
dangereux Personne

réduire le phénomène
dangereux
Dommage

30

15
Éviter/réduire les phénomènes
dangereux

31

Traitement des risques

Situation dangereuse Évènement


déclencheur

Phénomène Personne
dangereux

Éviter l’exposition au
phénomène dangereux
Dommage

32

16
PROCESSUS D ’APPARITION D ’UN DOMMAGE

Situation
L’exposition au
dangereuse
risque est
caractérisée
Phénomène par la
dangereux
Personne fréquence et
de la durée
Phénomène des mises en
dangereux Exposition au risque de situation
dangereuse
dommage

temps 33

Éviter ou réduire l’exposition au phénomène


dangereux
- Automatisation de la tâche dangereuse
- emploi des produits chimique en vase clos
- protecteurs pour les parties mobiles de la machine
- séparation des voies de circulation des piétons des voies de circulation des
engins

34

17
Traitement des risques
Éviter l’événement
déclencheur

Situation dangereuse Évènement


déclencheur

Phénomène Personne
dangereux

Dommage
35

PROCESSUS D ’APPARITION D ’UN DOMMAGE

L’événement dangereux est


caractérisé par sa probabilité Évènement
d’apparition déclencheur

Phénomène Personne
dangereux
Blessure superficielle
sans arrêt
Le dommage est Dommage Blessure grave avec arrêt
caractérisé par sa de travail
gravité
Blessure avec séquelle
Décès 36

18
Éviter l’événement déclencheur

37

LE RISQUE LA PROBABILITÉ LA GRAVITÉ


D’OCCURRENCE du
dommage
du dommage
Fréquence et durée pour le
relatif au
d’exposition phénomène
phénomène Est une
Probabilité d’occurrence Et dangereux
dangereux fonctio
d’un événement de considéré
n de
dangereux

Possibilité d’éviter ou
de limiter le dommage

38

19
moyens d’évitement

39

Efficacité des mesures de prévention

40

20
Classification des mesures de sécurité par phase
d’intégration

• Sécurité intrinsèque
• protection collective
• Protection individuelle
• Consignes de sécurité

41

Sécurité intrinsèque -ISO 12100-

Mesures de sécurité qui consistent à :

• éviter ou réduire autant de phénomènes dangereux que possible en


choisissant convenablement certaines caractéristiques de conception et

• limiter l’exposition des personnes aux phénomènes dangereux


inévitables ou qui ne peuvent être suffisamment réduits, ceci s’obtient en
réduisant le besoin, pour l’opérateur, d’intervenir dans des zones dangereuses.

Exemple :
• Automatisation de la tâche dangereuse dans la machine
• éloignement de la portée des personnes des organes mobiles
• Trémie en matière plastique recevant des pièces métalliques pour éviter le bruit
• un grand espace entre les pièces mobiles pour éviter les zones de coincement
• une force d’entraînement ou une vitesse limitée
42

21
Sécurité intrinsèque

Cisaillement

43

protection collective

Mesures de sécurité destinées à protéger plusieurs personnes des


phénomènes dangereux en supprimant ou en réduisant les situations
dangereuses :

- gardes corps,
- filet anti-chute
- aspiration des poussières
- écrans d’isolation acoustique
- fermeture à clé des armoires électriques

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22
protection individuelle

Mesures de sécurité destinées à protéger uniquement l’opérateur :

- gants,
- casque
- masque
- lunettes
- vêtements de travail
- chaussures de sécurité

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protection du pieds
Normes EN 347 ; 346 ; 345

46

23
Protection des Yeux Impossible d’afficher l’image.

Norme EN 166 – EN 169

Les protecteurs des yeux s’utilisent lorsqu’il existe des risques de projections de
solides, de présence de poussière (laine de verre, ciment…), de produits chimiques
et de rayonnement (soudage à l’arc).
· Lunettes simples : projections frontales de solide
· Lunettes avec coques latérales : projections frontales et latérales de solides
· Masques : Projections de solides, de poussières, de produits chimiques et
rayonnement si filtre
· Masques de soudeurs : rayonnements et projections incandescentes
· Ecrans faciaux : Projections de métal en fusion + Chocs

47

100%

Efficacité des
mesures de
prévention

0%
Suppression intégrée Collective Individuelle Consigne
Portée Risque résiduel
100%

Exemple
produit
toxique
0%
Remplacement Utilisation en Captage à la Masque isolant Interdiction de
par de l'eau vase clos source respirer
48
Efficacité globale

24
Consignes sécurité
Deux situations :

• situation normale
• En cas d’incident/accident

Plusieurs formes :

• mode opératoire,
• procédure de consignation
• signalisation
• poi, plan d’évacuation
• permis de feu,
• protocole de chargement déchargement,
• vérification de l’équipement avant prise de poste
• surveillance des paramètres du procédé
• formation d’habilitation
• sensibilisation,
49
•…

Signalisation

Signaux d ’Obligation Signaux d’interdiction

Avertissement du danger Sauvetage secourisme

50

25
Recherche de solution de sécurité

• Réglementation
• Prescriptions des fabricants (équipement, produit chimique..)
• normes
• recommandations des différents organismes (INRS, APSAD, CRAM, IRSST,
SUVA, OIT…)
• recommandations de la médecine du travail
• solutions utilisées par les autres entreprises (benchmarking)
• solution innovante
• ….

51

Sécurité des
Machines

52

26
Sécurité des Machines

Sommaire
• Normes, Directives et législation UE
• protecteurs fixes – protecteurs mobiles
• dispositif de verrouillage – dispositif d’interverrouillage
• Équipements de protection sensibles optoélectroniques
• Équipement de protection sensible à la pression
• protection par éloignement
• protection par limitation des efforts
• Protection contre les zones de convergence
• les systèmes de commande
• Sécurité lors des interventions

53

Sécurité des Machines

Directives et législation UE

Deux directives européennes distinctes réglementent directement la sécurité


des machines et des équipements industriels. Il s’agit de :

1. La directive Machines
2. Les prescriptions minimales de sécurité et de santé pour l’utilisation par les
travailleurs au travail d’équipements de travail

54

27
Sécurité des Machines
La directive Machines
La directive fournit une liste hiérarchique des mesures à prendre pour éliminer les
risques :
(1) Sécurité à la conception—Chaque fois que possible, la prévention des risques
est assurée par la conception elle-même de la machine.
Si cela n’est pas possible, des
(2) Equipements de protection supplémentaires, comme des protecteurs munis
d’interrupteurs de sécurités, des barrières immatérielles comme les barrières
photoélectriques, des tapis de détection, etc., doivent être utilisés.
Tout risque résiduel ne pouvant être géré par l’une des méthodes évoquées doit être
limité par un
(3) Equipement de protection individuelle et/ou une formation. Le fournisseur de la
machine doit alors spécifier ce qui est approprié.

La machine doit être aussi en conformité avec d’autres exigences précisées par la
directive
Le marquage CE constitue une certification de la conformité de la machine aux
55
directives européennes.

56

28
Sécurité des Machines
Normes européennes harmonisées

Ces normes utilisent le préfixe commun EN.


A leur publication, les normes nationales existantes dont le domaine d’application
est identique sont retirées.
Elles sont structurées en 3 groupes : A, B et C.

A. NORMES : couvrent les aspects applicables à tous les types de machines.


B1 NORMES : couvrent certains aspects particuliers de la sécurité et de
l’ergonomie des machines.
B2 NORMES : couvrent les composants et équipements de sécurité.
C. NORMES : couvrent des types ou groupes spécifiques de machines.
Il est important de noter que la conformité à une norme de la catégorie C implique
automatiquement une présomption de conformité avec les exigences essentielles
de santé et de sécurité EESS. En l’absence d’une norme adaptée à la catégorie C,
on peut recourir aux normes des catégories A et B comme preuve partielle ou totale
de la conformité avec les EESS, par pointage de conformité avec les sections
concernées. 57

58

29
Sécurité des Machines
Normes de type "A"
• EN 292 (ISO/CEI 12100-1/2) : Sécurité des machines : Notions fondamentales, principes généraux de
conception
• EN 414 (ISO 78): Règles pour l'élaboration et la présentation des normes de sécurité :
- Partie 1 : Méthodologie terminologique de base
- Partie 2 : Principes techniques et spécifications
• EN 1050 (ISO/CEI 14121) : Evaluation des risques

Normes de type "B1 " : normes traitant d’aspects particuliers de la sécurité (par exemple,
distances de sécurité, température de surface, bruit),

• EN 294 (ISO/CEI 13852) : Distances de sécurité pour empêcher l'atteinte des zones dangereuses par les
membres supérieurs
• EN 349 (ISO/CEI 854) : Ecartements minimaux pour prévenir les risques d'écrasement de parties du
corps humain
• EN 811 (ISO/CEI 13853) : Distances de sécurité pour empêcher l'atteinte des zones dangereuses par les
membres inférieurs
• EN 954 (ISO/CEI 13849-1/2) : Pièces des systèmes de contrôle pertinentes à la sécurité
- Partie 1 : Principes généraux de conception
- Partie 2 : Tests de validation, liste des défauts
• EN 982 (ISO/CEI 4413) : Exigences de sécurité pour les systèmes hydrauliques et leurs composants –
Hydrauliques
• EN 983 (ISO/CEI 4414) : Exigences de sécurité pour les systèmes hydrauliques et leurs composants –
Pneumatiques
•EN 999 (ISO/CEI 13855) : Vitesse main/bras - vitesse d'approche des parties du corps humain pour le 59
positionnement des dispositifs de protection

Normes de type "B2" : normes traitant de dispositifs conditionnant la sécurité (par exemple,
commandes bi-manuelles, dispositifs de verrouillage, dispositifs sensibles à la pression,
protecteurs).

•EN/CEI 60204 : Equipement électrique des machines


•EN 418 (ISO/CEI 13850) : Equipements d'arrêt d'urgence
•EN 574 (ISO/CEI 13851) : Commandes bi-manuelles
•EN 953 (ISO/CEI 14120) : Exigences générales de conception et de fabrication des écrans
•EN 1037 (ISO/CEI 14118) : Prévention de la mise en marche intempestive
•EN 1088 (ISO/CEI 14119) : Dispositifs d'interverrouillage avec et sans verrouillage du protecteur
•EN 1760 (ISO/CEI 13856) : Dispositifs de protection sensibles à la pression CEI/EN 60947-5-1:
Dispositifs de circuit de contrôle électromécanique
•CEI/EN 61496 : Equipement de protection électrosensible - Exigences générales [3 parties] (barrières
immatérielles...)

Normes de type "C" normes de sécurité par catégorie de machines

Machines de travail des métaux à froid


EN 692 : Presses mécaniques
EN 693 : Presses hydrauliques, presses plieuses, presses pneumatiques
EN 12622 : Presses plieuses hydrauliques
EN 13736 : Presses pneumatiques
Machines du caoutchouc et des matières plastiques
EN 201 : Machines de moulage par injection
EN 289 : Presses de moulage par compression et par transfert
EN 422 : Machines de moulage par soufflage pour la fabrication des corps creux
EN 1114 : Extrudeuses et lignes d'extrusion
- Partie 1 : Extrudeuses
- Partie 2 : Palettiseurs en sortie de filière
EN 1417 : Mélangeurs à deux cylindres 60
EN 1612-1 : Machines de moulage par réaction

30
Equipements et systèmes de manutention continue
EN 617 : Stockage des produits en vrac en silos, soutes, trémies et réservoirs
EN 618 : Manutention mécanique des produits en vrac à l'exception des
Machines d'emballage
EN 415-1 : Exigences communes
EN 415-2 : Machines pour emballages rigides préformés
EN 415-3 : Machines à former, remplir et sceller
EN 415-4 : Machines à palettiser et dépalettiser
Machines papetières et graphiques
EN 1034 : Machines papetières
Machines pour les produits alimentaires
EN 1678 : Coupe-légumes
EN 1974 : Trancheurs
Machines pour le travail du bois
EN 691 : Exigences communes
EN 848 : Machine à fraiser sur une face, à outil rotatif
- Partie 1 : Toupie monobroche à arbre vertical
- Partie 2 : Défonceuse monobroche à avance manuelle mécanisée
EN 859 : Machines à dégauchir à avance manuelle
EN 860 : Machines à raboter sur une face
EN 861 : Machines combinées à raboter et à dégauchir
EN 940 : Machines combinées pour le travail du bois
EN 1218 : Tenonneuses
EN 1807 : Scies à ruban
Machines de tannerie
EN 972 : Machines à cylindres alternatifs
EN 930 : Machines à carder, à verrer, à polir et à fraiser
EN 931 : Machines pour la fabrication de chaussures - Machines à monter
pr EN 1035 : Machines à plateaux mobiles 61
EN 1845 : Machines de moulage pour chaussures

Sécurité des Machines


Les protecteurs

pour les éléments mobiles


• de transmission
• de travail

les protecteurs peuvent être


• fixes ou réglables ou mobiles
• avec ou sans verrouillage ou inter verrouillage
• avec ou sans auto surveillance
• avec ou sans redondance

62

31
Protecteur fixe

Protecteur fixé (par exemple, au moyen de vis ou d’écrous ou par soudage) de


telle manière qu’il ne puisse être ouvert ou démonté qu’à l’aide d’outils ou par
destruction des moyens de fixation.
• Le protecteur fixe fait partie de la machine et empêche par son installation
permanente d’entrer en contact avec la zone dangereuse
• Il doit être installé sur une zone ou on intervient rarement pour éviter les
contraintes de production.
• ne doit pas limiter plus que nécessaire l’observation du cycle du travail

63

Protecteur fixe

protecteur fixe de maintien à


distance ;

64

32
Protecteur mobile

Protecteur pouvant être ouvert sans l’aide


d’outils.

65

Protecteur muni d’un


dispositif de verrouillage (ISO 14119)
EN 1088

Protecteur associé à un dispositif de verrouillage de manière à assurer, avec le


système de commande de la machine, les fonctions suivantes :

- les fonctions dangereuses de la machine dont le protecteur permet de se


protéger ne peuvent pas être activées tant que le protecteur n’est pas fermé ;

- un ordre d’arrêt est donné si l’on ouvre le protecteur pendant que les fonctions
dangereuses de la machine sont activées ;

- les fonctions dangereuses de la machine dont le protecteur permet de se


protéger peuvent être activées lorsque le protecteur est fermé, mais la fermeture
du protecteur ne provoque pas à elle seule leur activation.

66

33
Protecteur muni d’un
dispositif de verrouillage

Interrupteurs de position à commande mécanique

67

Interrupteurs de position à commande


mécanique

La manoeuvre positive d’ouverture

La manoeuvre positive d’ouverture des contacts est : « l’accomplissement de la


séparation des contacts résultant d’un mouvement de l’organe de commande et
effectuée au moyen de pièces non élastiques ».
L’ouverture des contacts normalement fermés est assurée même en présence
de certains défauts (par exemple, contacts collés).

68

34
Interrupteurs de position à commande
mécanique

69

Protecteur muni d’un


dispositif de verrouillage
Interrupteur à clé captive

Interrupteur à languette

70

35
Protecteur muni d’un dispositif de
verrouillage

Interrupteurs à commande magnétique

les interrupteurs sont actionnés par la détection


d’une cible aimantée. L’interrupteur ouvre le
circuit lors de l’ouverture du protecteur sur lequel
la cible est généralement installée.

Pour améliorer la sécurité et diminuer les


possibilités de fraude, plusieurs fabricants
proposent des modèles appelés «à aimants
codés». La cible est alors constituée de
plusieurs aimants disposés de façon à créer un
champ complexe difficilement reproductible avec
cible un aimant commun.

71

Interrupteurs à commande magnétique


De par leur conception, et contrairement aux interrupteurs électromécaniques les
interrupteurs magnétiques ne mettent pas en œuvre le principe d’actionnement positif
et d’ouverture forcée des contacts.
Leur utilisation pour des applications de sécurité demande donc des précautions
particulières. on applique généralement le principe de redondance par l’emploi d’un
contact normalement ouvert et d’un contact normalement fermé reliés à un contrôleur
de discordance. Le rôle du contrôleur est de vérifier le bon fonctionnement du
détecteur en s’assurant, par exemple, de la complémentarité de l’état des
interrupteurs.

72

36
Protecteur muni d’un dispositif d’interverrouillage
(ISO 14119) EN 1088
Protecteur associé à un dispositif de verrouillage et à un dispositif de blocage de
manière à assurer, avec le système de commande de la machine, les fonctions
suivantes :
• les fonctions dangereuses de la machine dont le protecteur permet de se protéger
ne peuvent pas être activées tant que le protecteur n’est pas fermé et bloqué ;
• le protecteur reste bloqué en position de fermeture jusqu’à ce que le risque
attribuable aux fonctions dangereuses de la machine dont le protecteur permet de se
protéger ait disparu ;
• quand le protecteur est bloqué en position de fermeture, les fonctions dangereuses
dont le protecteur permet de se protéger peuvent s’accomplir.
• La fermeture et le blocage du protecteur ne déclenchent pas par eux-mêmes
l’activation des fonctions dangereuses de la machine.
Lorsque le phénomène dangereux requiert un certain temps avant de disparaître
complètement (inertie d’une scie en mouvement), l’utilisation d’un dispositif
d’interverrouillage s’avère nécessaire. Ce dispositif remplit deux fonctions :
• Une fonction de verrouillage empêchant les parties dangereuses de la machine de
fonctionner tant que le protecteur n'est pas fermé
• Une fonction de blocage mécanique du protecteur empêchant l'ouverture de celui-ci
jusqu'à ce que le risque de blessure dû aux fonctions dangereuses de la machine ait
disparu. On utilisera, par exemple, une temporisation ou un détecteur de rotation 73 pour
n' autoriser le déblocage du protecteur que lorsque les parties mobiles sont à l'arrêt

Protecteurs réglables
Protecteur fixe ou mobile qui est réglable dans son ensemble ou qui comporte des
parties réglables. Le réglage demeure fixe pendant une opération particulière.

Permet l’accès à la zone dangereuse par une ouverture conçue sur mesure pour
permettre uniquement le passage du produit
Doit être bien ajusté au produit afin d’isoler la zone dangereuse du travailleur
• doit être facilement réglable sans avoir à utiliser un outil
• doit prévenir le risque de projection

Scie circulaire à table

Scie à ruban 74
Machine outil : perceuse

37
Choix du type de protecteur

75

Choix du type de protecteur

76

38
Les barrages immatériels
Équipements de protection sensibles optoélectroniques

Ce système permet de :
• Couper ou désactiver l’alimentation lorsqu’une personne pénètre dans la zone à
risque.
• Empêcher la mise sous tension ou l’activation de l’alimentation quand une personne
se trouve dans la zone à risque. 77

installation d’un équipement de protection


sensible optoélectronique

Paramètres importants :

• hauteur
• portée
• sensibilité
• distance de sécurité

Lorsque le champs de protection ne couvre pas


parfaitement tous les accès possibles vers la
zone dangereuse, il faut ajouter des protecteurs
complémentaires
78

39
Sensibilité et Distance de sécurité

La sensibilité d correspond à la distance entre les faisceaux à laquelle on ajoute


deux fois le diamètre de ceux-ci

79

Exercice
Chez TISSO – TISSUS DE PERFORMANCE, un travailleur s'apprêtait à
effectuer le nettoyage des lames d'une carde*. Après avoir mis la machine hors
tension, il s'est penché, a ouvert le protecteur et s'est glissé dans les rebuts
accumulés sur celles-ci. Cependant, étant donné la force d'inertie, le rouleau
détacheur/exprimeur était toujours en mouvement; sa main a été happée et est
demeurée coincée.
a - Quelle solution proposez vous pour éviter la survenance d'un tel accident ?
b - on équipe la carde par un protecteur muni d'un dispositif de verrouillage,
sachant que la distance entre la zone dangereuse et le protecteur est de 700
mm, le temps d'arrêt + le temps de réponse est de 0.42 s et la vitesse
d'approche est de 2000 mm/s, est ce que la machine est ainsi sécurisée ?

*Le cardage consiste à démêler et


aérer les fibres textiles à partir de
divers matériaux bruts.

80

40
Contrôle par barrière immatérielle
détection du doigt ou de la main

d≤ 40 mm : Barrage immatériel

Norme EN999
S = 1600 (t1+t2) + 8 (d-14)
Si S ≥ 500
sinon
S = 2000 (t1+t2) + 8 (d-14)

81

détection surfacique
Les détecteurs surfaciques sont constitués d’un émetteur et d’un récepteur
intégrés dans un même boîtier. Une source lumineuse à impulsion est émise sur
un miroir rotatif de façon à former une surface de détection.

À chacune de ces impulsions, la distance des objets présents dans la surface de


détection est déterminée par le retour du faisceau réfléchi par l’objet

Les limites de la zone sensible sont définies par programmation :


Dans l’exemple : 2 zones, l’accès à la zone 2 provoque une alarme ou le
passage à une vitesse réduite, l’accès à la zone 1 provoque l’arrêt d’urgence 82

41
Protection par éloignement

Atteinte vers le haut

83

Protection par éloignement

Atteinte par-dessus un protecteur fixe de maintien à distance

84

42
Protection par éloignement

Atteinte par-dessus un protecteur fixe de maintien à distance


Risque élevée EN 294

85

Protection par éloignement

Atteinte à travers une des ouvertures d’un protecteur

fente carré rond

86

43
Protection par éloignement
Atteinte à travers une des ouvertures d’un protecteur – membres supérieures

EN 294

distance de
sécurité « sr »
en fonction de
l’ouverture
existante

87

Sécurimètre
Expliquez comment on utilise le sécurimètre

88

44
Protection par éloignement

Protection par éloignement


d’une vis sans fin
Broyeur de plastique

89

Équipements de protection sensibles


conçues pour la détection des personnes
Équipement de protection sensible à la
pression
• Tapis sensible à la pression
• plancher sensible à la pression
• pare-choc sensible à la pression
• bord sensible à la pression
• barre sensible à la pression

S = 1600 (t1+t2)+ 1200 90

45
Protection par limitation des efforts et de l’énergie

• S’il n’y a pas de remontée


automatique du piston, il ne faut pas
dépasser la série de valeurs n°1.
• Si le piston remonte
automatiquement il ne faut pas
dépasser la série de valeurs n°2.

• si la porte n’est pas équipé d’un dispositif de protection


qui provoque automatiquement sa réouverture, il ne faut
pas dépasser la série de valeurs n°1.
• si la porte est équipé d’un dispositif de protection qui
provoque automatiquement sa réouverture, il ne faut
91
pas dépasser la série de valeurs n°2.

Protection contre les zones de convergence

92

46
Protection contre les zones de convergence

EN 294

Max 6mm Max 6mm


Max 6mm

Max 6mm Max 6mm Max 6mm

Max 6mm

Protecteurs d’angle rentrant pour un


cylindre en contact avec une bande 93

Protection contre les zones de convergence

Prévention à l’étape de
la conception pour
un cylindre et une
partie fixe

Paire de cylindre
sans contact

94

47
Commande bimanuelle

Le principe de la commande bimanuelle consiste à l’utilisation synchrone des


deux mains pour qu’un signal de départ soit émis pour le démarrage de la
machine.

L’utilisation des deux mains de l’opérateur étant nécessaire, on assume que


celles-ci ne se trouvent pas dans la zone dangereuse pendant le fonctionnement
de la machine.

Exemples de machines utilisant la commande bimanuelle : les presses

Fonctionnement non autorisé Commande du fonctionnement


95

Commande bimanuelle

Les caractéristiques fonctionnelles


suivantes devraient être respectées :

• les deux organes de commande doivent


être disposés de telle manière qu’ils ne
puissent être actionnés que par les deux
mains sans être une gêne pour l’opérateur.
• un ordre de commande ne peut être
délivré que par une action simultanée sur
les deux organes de commande, le
relâchement d’un seul devant entraîner son
interruption.
• L’action sur les deux organes de
commande doit être synchrone, un décalage
de 0.5 s maximum est toléré.
96

48
Commande bimanuelle

Distance de sécurité : Protection contre la neutralisation :

Neutralisation avec une seule main

Neutralisation avec une main et un coude


S = 1600 (t1+t2)+250

97

Systèmes de commande

Dispositif de commande qui met et maintient en


Commande d’action maintenue marche les éléments d’une machine uniquement
lorsque l’organe de service est actionné.
Lorsqu’on lâche l’organe de service, il revient
automatiquement dans la position correspondant
à l’arrêt.
Dispositif de validation
Dispositif de commande supplémentaire utilisé
conjointement avec une commande de mise en
marche et qui, lorsqu’il est actionné de façon
permanente, permet à une machine de
fonctionner.

Commande de marche par Permet un mouvement court lorsque la


à-coups commande est actionnée. Pour avancer à
nouveau, la commande doit être réactionnée.
98

49
Dispositifs d’arrêt d’urgence

En prévision des nombreuses situations


anormales pouvant se produire sur une
machine,
la fonction d’arrêt d’urgence devrait être
reliée de façon à agir directement sur les
constituants de la machine pour parer à
l’ensemble des conséquences des
perturbations possibles.

99

Circuits de commande
norme ISO 13849

Choix d’une catégorie

100

50
Circuits de commande ISO 13849-1:1999

101

Circuits de commande

Principe de "concept éprouvé"


(la conception d'un
équipement est dite
"éprouvée"
lorsque l'équipement est
utilise depuis plusieurs
années sur des sites
industriels et que le
retour d'expérience sur son
application est bon, ou qu'il a
subi des tests de ≪
qualification ≫ par l'utilisateur
ou d'autres organismes)

102

51
Dispositifs de sécurité -
efficacité recherchée

103

Dispositifs de sécurité -
efficacité recherchée

104

52
Dispositifs de sécurité -
efficacité recherchée

105

Dispositifs de sécurité -
efficacité recherchée

106

53
Sécurité lors des interventions
Installation – entretien – maintenance

107

Consignation déconsignation

Consignation :
C’est l’ensemble des dispositions permettant de maintenir en sécurité une machine,
un appareil ou une installation de façon qu’un changement d’état (remise en état de
marche d’une machine, fermeture d’un circuit électrique, ouverture d’une vanne…)
soit impossible sans l’action volontaire de tous les intervenants.

Déconsignation :
C’est l’ensemble des dispositions permettant de remettre en état de fonctionnement
une machine, un appareil ou une installation préalablement consigné en assurant la
sécurité des intervenants et des exploitants.

108

54
Consignation déconsignation
Procédure de consignation :

109

Consignation déconsignation

Procédure de consignation :

110

55
Consignation déconsignation

exemple de verrouillage :

111

Travail en espace confiné

112

56
Espace clos - Espace confiné

Définition

Tout espace totalement ou partiellement fermé, notamment un réservoir, un silo,


une cuve, une trémie, une chambre, une fosse, un égout, un tuyau, une
cheminée, un puits d’accès, une citerne de wagon ou de camion..., qui possède
les caractéristiques inhérentes suivantes :

1º il n’est pas conçu pour être occupé par des personnes, ni destiné à l’être,
mais qui à l’occasion peut être occupé pour l’exécution d’un travail;

2º on ne peut y accéder ou on ne peut en ressortir que par une voie restreinte;

113

Espace confiné
Exemples
- puits,
- fosses,
- conduites, égouts, collecteurs visitables,
- chambres de visite ou à vannes,
- certains regards,
- galeries étroites et longues,
- citernes,
- réservoirs,
- cuves,
- postes de dégrillage, (Le dégrillage est destiné à retenir les matières volumineuses et déchets de
toutes sortes contenus dans les eaux usées. Il est situé généralement en amont d'une filière de traitement des
eaux usées)
- locaux de traitement ou de stockage des boues,
- postes de chloration, d’ozonation, (La chloration est l'action de désinfecter avec des produits
chlorés : eau de Javel, di chlore…; L'ozonation est un traitement chimique par oxydation. L'utilisation de
réactifs chimiques oxydants pour le traitement des eaux a visé au départ la stérilisation de l'eau ).
- locaux de stockage de certains produits chimiques.
- réacteurs (industrie chimique),
- silos, 114
- cheminées.

57
Travail en espace clos

Il peut présenter des risques pour la santé, la sécurité ou l’intégrité physique pour
quiconque y pénètre, en raison de l’un ou l’autre des facteurs suivants :

a) l’emplacement, la conception ou la construction de l’espace,


b) l’atmosphère ou l’insuffisance de ventilation naturelle ou mécanique qui y règne;
c) les matières ou les substances qu’il contient;
d) les autres dangers qui y sont afférents.

115

Travail en espace confiné

LES DANGERS RELIÉS À L’ATMOSPHÈRE

Une grande partie des accidents, dont certains mortels, qui surviennent en espace
clos sont reliés à une atmosphère déficiente en oxygène, à une explosion ou
un incendie, ou encore à la présence de gaz ou de vapeurs toxiques.

116

58
Travail en espace confiné

1. La déficience en oxygène

Concentration
Effets sur le corps humain
en oxygène
Atmosphère enrichie en oxygène.
23,0 %
Limite supérieure à partir de laquelle il est interdit d’entrer.
21,0 % Concentration normale d’oxygène.
Concentration minimale pour pouvoir entrer dans un espace clos sans
19,5 % respirateur autonome ou avec un respirateur à adduction d’air avec une
réserve d’air.
Respiration saccadée, anxiété, fatigue anormale lorsque l’on fait des
12 % à 16 %
mouvements, concentration insuffisante pour maintenir une flamme allumée.
Accélération de la respiration et du rythme cardiaque, euphorie, maux de
10 % à 11 %
tête.
Nausées et vomissements, incapacité à bouger librement, possibilité de perte
6 % à 10 %
de conscience et d’effondrement tout en restant conscient.
Moins de 6 % Arrêt respiratoire suivi d’un arrêt cardiaque, mort en quelques minutes.
117

Travail en espace confiné

Causes et exemples d’une déficience en oxygène


A. Par consommation de l’oxygène :

• la rouille (réservoir en acier sans revêtement, vannes et tuyauterie, etc.);


• l’action de bactéries aérobies (décomposition de matières organiques, par
exemple en présence d’eaux usées);
• la combustion (par exemple, lors de travaux de soudage et d’oxycoupage);
• l’adsorption : phénomène de surface par lequel des molécules se fixent sur la
surface de l’adsorbant par des liaisons faibles (par exemple, dans les silos
d’entreposage de charbon activé en présence d’une certaine quantité
d’humidité).

118

59
Travail en espace confiné

Causes et exemples d’une déficience en oxygène

B. Par déplacement de l’oxygène par d’autres gaz ou vapeurs :

Plusieurs gaz ou vapeurs peuvent déplacer l’oxygène :


• les gaz inertes comme l’argon et l’azote, les gaz utilisés dans les extincteurs
portatifs, les gaz de réfrigération, etc.;
• les biogaz (ex : méthane) produits par l’action des bactéries anaérobies (sans
oxygène) lors de la décomposition de la matière organique;
• le déversement d’une substance produisant des vapeurs nuisibles (solvants de
toutes sortes, hydrocarbures lourds et légers, ammoniaque).

119

Travail en espace confiné

2. Les explosions et les incendies

L’oxygène

Une atmosphère enrichie en oxygène (supérieur à 23 %) augmente le niveau


d’inflammabilité des matériaux. Elle peut être causée par :

• une mauvaise obturation de conduits d’alimentation en oxygène;


• une ventilation avec de l’oxygène au lieu de l’air
• une fuite sur un équipement de soudage.

120

60
Travail en espace confiné

3. Les substances toxiques


La ventilation naturelle déficiente et le faible volume d’air de plusieurs espaces
clos font que les travailleurs peuvent être exposés à des concentrations
importantes de contaminants. Une atmosphère toxique contient des gaz,
vapeurs, fumées, brouillards et poussières connus pour avoir des effets nocifs
sur le corps humain. L’effet toxique est indépendant de la concentration
d’oxygène dans l’air.

Les contaminants de l’air dans les espaces clos peuvent provenir :


• du procédé ou du travail (vapeurs, brouillards, poussières ou gaz d’un
moteur à combustion ou du soudage, etc.);
• de matières résiduelles (la fermentation de la matière organique produit du
sulfure d’hydrogène)
• de l’extérieur de l’espace clos (gaz d’échappement, etc.);
• de réactions chimiques entre différents produits (par exemple, de
l’aluminium dans de la soude caustique génère de l’hydrogène, un gaz
inflammable et asphyxiant simple).
121

Travail en espace confiné

3. Les substances toxiques


Propriétés de quelques contaminants pouvant être retrouvés en espace clos

122

61
Travail en espace confiné

3. Les substances toxiques


Propriétés de quelques contaminants pouvant être retrouvés en espace clos

123

Travail en espace confiné

3. Les substances toxiques


Propriétés de quelques contaminants pouvant être retrouvés en espace clos

VEMP : VME
124

62
Travail en espace confiné
Exemples d’incidents :

125

Travail en espace confiné

LES AUTRES DANGERS

Il existe de nombreux autres dangers dans un espace clos à savoir :


- Noyade,
- ensevelissement,
- écrasement,
- chute,
- choc électrique,
- mauvaise visibilité,
- température,
- bruit,
- radiation.
-…

126

63
Sécurité espace confiné
• Rédiger une procédure adaptée au type d’intervention à réaliser, qui définit,
l’organisation du travail, les consignes à respecter et les moyens et équipements de
sécurité à mettre en œuvre.
• Désigner un responsable qualifié et formé ; l’opération doit toujours être
supervisée et dirigée sur place par un agent ayant compétence en la matière, même
si l’opération est sous-traitée ;
• Désigner les salariés capables d’assurer la mission (qualification, expérience,
aptitude médicale, sensibilisation aux risques détectés…) ;
• Désigner un "surveillant" ayant les aptitudes, les connaissances et les
compétences pour intervenir en cas de problème, d’incident ou d’accident pendant
l’opération ;
• Présenter le(s) mode(s) opératoire(s) aux intervenants avant l’intervention,
s’assurer de la bonne compréhension des informations transmises ;
• Etablir les permis et les autorisations nécessaires (permis de pénétrer, permis
de feu…) qui devront être renseignées par le responsable désigné avant que les
personnes ne pénètrent dans l’espace confiné ;
• Arrêter le plan d’urgence pour un sauvetage en cas d’accident
Voir INRS ED 6184 127

Réglementation
Arrêté du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle
n° 93-08 du 6 joumada I 1429 (12 mai 2008) - Section II – Art 6

Les travaux dans les puits, conduits de gaz, canaux de fumée, fosses
d'aisances, cuves ou appareils quelconques pouvant contenir des gaz
nocifs, ne doivent être entrepris qu'après que l’atmosphère aura été
assainie par une ventilation efficace.

128

64
Réglementation sur les machines

129

Réglementation équipements BO 6214


• Dispositions générales :
- utilisation conforme aux prescriptions du constructeur
- Stable
- accessibilité des organes en toutes sécurité
- équipement approprié à la tâche
• Installation, utilisation et maintenance
- installation et disposition de manière à permettre l’utilisation et la maintenance en
sécurité.
- espace libre suffisant entre élément mobile et autre
- installation et disposition de manière à permettre l’utilisation de l’outillage prévu
pour l’exploitation ou la maintenance
- accès sécuritaire pour le réglage l’exploitation et la maintenance
- passages de 80 cm minimum
- vérification des dispositifs de sécurité après démontage montage
-Arrêt et empêchement de mise en marche inopinée avant chaque opération
accédant à des éléments en mouvements. Sinon d’autres mesures devraient prises et
consignées sur un mode opératoires à respecter par le personnel de la maintenance
- vêtements flottants et pièces en mouvements
- si l’utilisation de l’équipement présente un danger des personnes spécifiées doivent
être désignées.
-Éclairage convenable à la tâche 130

65
Réglementation équipements BO 6214
- Sécurité contre la rupture et l’éclatement des éléments tournants
- utilisation correcte de l’équipement et des dispositifs de sécurité
• Installation, utilisation et maintenance des appareils et machines alimentées en
énergie électrique
- installation et entretien conformément aux exigences légales et aux normes de
manière à prévenir les risques électriques
- l’arrêt ou la variation du courant électrique ne doit pas engendrer une situation
dangereuse
- dispositifs de coupure de l’alimentation
- dispositifs de séparation permettant de s’assurer de l’isolation de la source
d’énergie électrique
• Organes de service de mise en marche et d’arrêt
- Mise en marche par actionnement de l’opérateur sauf situation sécurisée ou
automatique
- organes de service visibles et identifiables situées dans une zone sans risques
et évitant un déclenchement non intentionnel pouvant être dangereux
- disposition des organes de commande dans des zones permettant de s’assurer
de l’absence de risque ou avertissement sonore ou visuel
- Commande d’arrêt général ou partiel
- Commande d’arrêt d’urgence
131

Réglementation équipements BO 6214


• Moyens de protection et vérification de l’équipement
- avertissements, signalisation et dispositifs d’alerte nécessaires pouvant être
perçus compris facilement et sans ambigüité
- indications et signalisation permettant de reconnaître lors du réglage le
fonctionnement sûr de la machine
- captage à la sources des aérosols
- insonorisation
- sécurité ATEX
- isolation des parties des équipements pouvant causer des brûlures
- dissipation des énergies accumulées en sécurité
- interdiction d’accès aux salles de machines motrices ou génératrices
• Vérification des appareils ou des machines (Voir bulletin officiel 6700)
- Prévoir la vérification initiale pour les équipements prévus à cette effet dans la
réglementation en vigueur
-Prévoir la vérification périodique pour les équipements prévus à cette effet dans la
réglementation en vigueur
- la vérification devrait se faire par des personne qualifiée désignée par la
réglementation
-Mise à la disposition du comité HS de la réglementation sur les équipements
-Les autorité gouvernementales fixent les conditions d’installation et d’utilisation de
132
certains équipements

66
Équipements sous
pression

133

EQUIPEMENTS SOUS PRESSION

Équipements sous pression


Les équipements sous pression sont constitués par l’ensemble des appareils
destinés à la production, la fabrication, l’emmagasinage ou la mise en œuvre, sous
une pression supérieure à la pression atmosphérique,des liquides, des vapeurs ou
gaz comprimés liquéfiés ou dissous. Les tuyauteries et accessoires de sécurité en
font également partie.

134

67
EQUIPEMENTS SOUS PRESSION

• la pression : force par unité de surface Unité: Le Pascal (Pa) : 1 N/m²


1 bar = 100 000 Pa = 0,1 MPa 1 bar = 0,987 atmosphère

Une énergie stockée considérable

• Camion de 10 T roulant à100 km/h:


E = ½mv2= 3 860 000 J

• Récipient 1 m³ de gaz comprimé à 10 bar : E ≈ PV (PV = 10.100 000 . 1 =


1 000 000 J) En pratique: 2 300 000 J

Seuils réglementaires exprimés en termes de produit P 135


xV

EQUIPEMENTS SOUS PRESSION

Exemples

• Les équipements sous pression de vapeur : (autoclaves, chaudières, turbine à


vapeur... )
• Les équipements sous pression de gaz comprimés liquéfiés ou dissous (réacteurs
chimiques, bouteilles de gaz, extincteurs à pression permanente, compresseurs,
cuves et réservoirs ... ),
• les canalisations de distribution des fluides sous pression,

Pipeline

136

68
EQUIPEMENTS SOUS PRESSION

Evénements dangereux : Rupture du contenant


L’énergie contenue dans ces équipements est très importante et peut, en cas de
rupture de l’enceinte à cause de la :

- Corrosion,
- Détérioration mécanique (chocs,....),
- utilisation à une pression à laquelle ils ne sont pas destinés,
- une mauvaise utilisation.
- échauffement excessif
- fatigue des matériaux

entraîner la destruction de l’équipement avec des projections de fragments et une


libération brutale de gaz ou de vapeurs parfois toxiques ou inflammables,
provoquant des dégâts humains et matériels dans le voisinage des lieux de
l’accident.
137

EQUIPEMENTS SOUS PRESSION

Evénements dangereux : Fuite


Brides, vannes et raccords de tuyauteries, flexibles,…

Causes
• Usure
• mauvais serrage
• Rupture
• …

138

69
Etude INERIS : “ Les éclatements
de réservoirs“
à partir de données issues de la base ARIA du BARPI (période 1943-2003),
et de la littérature (Holden, 1988), un recensement des accidents a été mené et
décomposé en quatre grandes catégories :

· les éclatements consécutifs à un incendie sous un réservoir contenant un liquide


vaporisable,

· les éclatements consécutifs à une mise sous pression accidentelle, (La mise sous
pression accidentelle d’un réservoir peut être due par exemple à la perte de
régulation de débit ou à une injection accidentelle de produit dans le réservoir.)

· les éclatements consécutifs à un affaiblissement mécanique,

· les éclatements induits par une explosion interne. (différents phénomènes peuvent
être à l’origine d’une explosion interne : une combustion, un emballement de réaction
chimique, un changement de phase brutal…)
139

EQUIPEMENTS SOUS PRESSION

Risques par type de fluide

Les appareils à pression de gaz :


Pour ces appareils, il faut craindre les projections d’éclats en cas de rupture de
l’enceinte ou en cas de défaillance d’une partie fragile, mais aussi les fuites de
gaz qui peuvent conduire à des intoxications et à des explosions.

Les appareils à pression de vapeur :


Les risques principaux résultent de jets de vapeur ou d’eau surchauffée en cas
de fuite, de projections d’éclats en cas de rupture brutale de l’enceinte ou des
tubulures.

Les appareils à pression de liquide :


Les risques résultent principalement de jets du liquide contenu en cas de fuite,
ou de «fouettement» des tuyauteries flexibles en cas de rupture.
140

70
DIRECTIVE EQUIPEMENTS SOUS PRESSION
Directive 97/23/CE

champ d’application
Le champ d’application de la directive, s’étend à de nombreux équipements
(récipients, tuyauteries, accessoires, dispositifs de sécurité) sous pression de
gaz ou de liquide de plus de 0,5 bar.

141

DIRECTIVE EQUIPEMENTS SOUS PRESSION


Directive 97/23/CE
Classification des équipements
En plus de l’énergie emmagasinée et qui peut être évaluée par le produit PV

Trois facteurs principaux sont à prendre en compte pour déterminer la


classification d’un équipement :

• le type d’équipement (réservoir, tuyauterie, …),

• la nature physique du fluide contenu : gaz, liquide, ou vapeur,

• la dangerosité du fluide contenu : fluide dangereux du groupe 1 ou fluide du


groupe 2

En fonction de ces trois facteurs, les tableaux de l’annexe II de la directive


permettent de déterminer la catégorie de chaque équipement en tenant
compte de sa pression maximale de service, ainsi que de son volume (pour
142
les réservoirs) ou de son diamètre nominal (pour les tuyauteries).

71
DIRECTIVE EQUIPEMENTS SOUS PRESSION
Directive 97/23/CE

groupe 1 : fluides
•explosifs,
•Extrêmement inflammables,
•facilement inflammables,
•inflammables avec point éclair inférieur à la température
maximale de service,
•très toxiques,
•toxiques,
•comburants.

groupe 2 : tous les autres fluides.

143

DIRECTIVE EQUIPEMENTS SOUS PRESSION


Directive 97/23/CE

144

72
Classification des équipements sous pression
Directive 97/23/CE

Tableau 1

145

DIRECTIVE EQUIPEMENTS SOUS PRESSION


Directive 97/23/CE

Les procédures d’évaluation de la conformité

AQ : assurance qualité
(ex : ISO 9001) 146

73
Règlementation Marocaine
Textes régissant les appareils à pression de gaz :

Dahir du 25 août 1914 (B.O n° 97 du 7 septembre 1914) portant règlement sur les établissements
insalubres, incommodes ou dangereux, modifié et complété par les dahirs des 13 octobre 1933 (B.O n°
1101 du 1er décembre 1933), 11 août 1937) (B.O n° 1301 du 1er octobre 1937), 9 juin 1938 (B.O n°
1341 du 8 juillet 1938), 9 novembre 1942 (B.O n° 1574 du 25 décembre 1942), et 18 janvier 1950 (B.O
n° 1954 du 7 avril 1950) ;

Dahir du 2 mars 1938 réglementant la manutention et le transport par voie de terre des matières
dangereuses, des matières combustibles, des liquides inflammables (autres que les hydrocarbures
et les combustibles liquides), explosifs, munitions et artifices, des gaz comprimés, liquéfiés, et
dissous, des matières vénéneuses, caustiques et corrosives et des produits toxiques ou
nauséabonds. (B.O. n°1340 du 1er juillet 1938);

Dahir portant loi n° 1.72.255 du 22 février 1973 (B.O. n° 3151 du 21 mars 1973) sur l’importation,
l’exportation, le raffinage, la reprise en raffinerie et en centre emplisseur, le stockage et la
distribution des hydrocarbures, modifié et complété par le dahir n°1-95-141 du 4 août 1995 (B.O. n°
4323 du 06 septembre 1995);

Dahir du 12 Janvier 1955 (B.O n°2207 du 11 février 1955) portant règlement sur les appareils à
pression de gaz, complété par le dahir n° 1-62-302 du 18 janvier 1963 (B.O n°2623 du 1er février 1963);

Décret n°2-72-513 du 7 avril 1973 (B.O n°3155 du 18 avril1973) sur l’importation, l’exportation, le
raffinage, la reprise en raffinerie et en centre emplisseur, le stockage et la distribution des
hydrocarbures pris pour l’application du dahir n°1-72-255 du 22 février 1973, modifié et complété par
147le
décret n° 2-95-699 du 22 mai 1996 (B.O n°4384 du 06 juin 1996);

Règlementation Marocaine
Textes régissant les appareils à pression de gaz :

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 17 Décembre 1953 réglementant l’emploi de
la soudure à bords fondus sur fer ou acier dans la construction, la réparation des appareils à pression
de vapeur (texte applicable aux appareils à pression de gaz, conformément à l’article 5 de l’arrêté du
directeur de la production industrielle et des mines du 13 Janvier 1955) (B.O. n°2149 du 1er janvier 1954);

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 29 Décembre 1953 (B.O. n°2151 du 15
janvier 1954) relatif à certains récipients d’emmagasinage d’hydrocarbures liquéfiés, modifié et
complété par les arrêtés du ministre de l’énergie et des mines n°1185-85 du 9 décembre 1985 (B.O. n°3836
du 07 mai 1986) et n°1185-07 du 25 juillet 2007 (B.O. n°5558 du 06 septembre 2007) ;

Arrêté du 12 Janvier 1955 fixant les taxes perçus à l’occasion des épreuves d’Appareils à pression de
Gaz (B.O. n°2207 du 11 février 1955);

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 13 Janvier 1955 (B.O n°2207 du 11 février
1955) réglementant la construction et l’emploi des appareils à pression de gaz, complété par l’arrêté du
ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande n° 556-62 du 18 janvier
1963 (B.O n°2623 du 1er février 1963);

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 14 Janvier 1955 (B.O n° 2207 du 11février
1955) fixant certaines modalités d’application du dahir du 12 Janvier 1955 portant règlement sur les appareils
à pression de gaz modifié et complété par les arrêtés du ministre du commerce, de l’industrie, des mines et
de la marine marchande n° 436-73 du 14 avril 1973 (B.O n° 3165 du 27 juin 1973) et n°484-75 du 7 avril
1975 (B.O n° 3264 du 21 mai 1975) et les arrêtés du ministre de l’énergie et des mines n° 181-80 du 7
janvier 1980 (B.O n° 3552 du 26 novembre 1980), n° 1184- 85 du 9 décembre 1985 (B.O n° 3836 du 148 07 mai
1986) et n° 941-07 du 11 mai 2007 (B.O n° 5552 du 16 août 2007) ;

74
Règlementation Marocaine
Textes régissant les appareils à pression de gaz :

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 15 Janvier 1955 portant règlement des
générateurs d’acétylène (B.O n°2207 du 11 février 1955);

Arrêté du sous-secrétaire d’état au commerce et à l’industrie du 11 Avril 1957 relatif aux appareils
extincteurs d’incendie (B.O n°2323 du 3 mai 1957);

Arrêté du ministre du commerce, de l’industrie, des mines, de l’artisanat et de la marine marchande n° 053-62
du 02 janvier 1962 (B.O n° 2571 du 02 février 1962) relatif aux caractéristiques des GPL, modifié et
complété par arrêté de la ministre de l’énergie des mines de l’eau et de l’environnement n°699-09 du 25 mars
2009 (B.O n° 5736 du 21 mai 2009);

Arrêté conjoint du ministre de l’énergie et des mines, du ministre des travaux publics, de la formation
professionnelle et de la formation des cadres et du ministre des transports n°1263-91 du 1er Avril 1993)
approuvant le règlement général relatif aux normes de sécurité applicable aux centres emplisseurs, aux
dépôts en vrac ou en bouteilles et aux stockages fixes à usage industriel ou domestique de gaz de pétrole
liquéfiés ainsi qu’aux conditionnement, la manutention, le transport et l’utilisation de ces produits (B.O n°4201
du 5 mai 1993);

Circulaire n° 2456 du 02 décembre 2005 relative aux agréments des organismes de contrôle
réglementaire des appareils à vapeur et à pression de gaz;

Circulaire n° 01-09 du 8 janvier 2009 relative au renforcement du contrôle des appareils à pression de
pétrole liquéfiés. 149

Règlementation Marocaine
Textes régissant les appareils à vapeur :

Dahir du 22 juillet 1953 portant règlement sur l'emploi des appareils à vapeur à terre (B.O n° 2132 du
04/09/1953), complété par le dahir n° 1-62-301 de 9 novembre 19 62 (B.O n°2623 du 1er février 1963) ;

Décret n°2-97-341 de 30 juin 1997 relatif aux rémunérations des services rendus par le ministère de
l’énergie et des mines à l’occasion des épreuves ou vérifications des appareils à vapeur (B.O N°4495
bis du 30/06/1997) ;

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 19 août 1953 réglementant la


construction, l'entretien et l'établissement des appareils à vapeur à terre (B.O N°2132 du
04/09/1953), complété par l’arrêté du ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine
marchande n° 555-62 du 10 novembre 1962 (B.O n°2623 du 1er février 1963) ;
et arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 19 août 1953 fixant certaines modalités
d'application du dahir du 22 juillet 1953 (B.O n°2132 du 04/09/1953) ;

Arrêté du directeur de la production industrielle et des mines du 17 décembre 1953 réglementant l'emploi
de la soudure à bords fondus sur fer ou acier dans la construction et la réparation des appareils à
vapeur à terre (B.O n° 2148 du 25/12/1953) (B.O n° 2149 du 01/01/1954) ;

Circulaire n° 2456 du 02 décembre 2005 relative aux agréments des organismes de contrôle
réglementaire des appareils à vapeur et à pression de gaz.

150

75
Manutention mécanisée
• Chariots élévateurs

• Appareils de levage

151

Chariot élévateur

éléments à maitriser

Conducteur Milieu du travail Chariot élévateur

152

76
Conduite en sécurité
Réglementation française
(décret du 2 décembre 1998)

L'autorisation de conduite est établie et délivrée au travailleur, par le chef


d'établissement, sur la base d'une évaluation effectuée par ce dernier qui
prend en compte les trois éléments suivants :

a) Un examen d'aptitude réalisé par le médecin du travail ;


b) Un contrôle des connaissances et savoir-faire de l'opérateur pour la
conduite en sécurité de l'équipement de travail ;
c) Une connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les
sites d'utilisation

153

Formation du cariste

CACES

La recommandation R389 de la caisse nationale de l’assurance maladie


(CNAM) préconise de ne confier la conduite des chariots qu’à des conducteurs
dont les connaissances ont été reconnues par un « certificat d’aptitude à la
conduite en sécurité » (CACES)

Le CACES est reconnue comme un bon moyen pour satisfaire à l’obligation de


contrôle des connaissances.

154

77
Instructions - consignes

Pour chaque établissement, des instructions et/ou consignes


sont établies à l’usage des conducteurs. Les instructions au
conducteur concernent :

• les spécificités de l’établissement (passages de portes,


largeur d’allée, état des sols…),
• les vérifications et entretiens de son ressort,
• la procédure à suivre par le conducteur pour informer sa
hiérarchie des difficultés et des dangers,
• la procédure à suivre en cas de dysfonctionnement,
• l’organisation des secours,
• la nature et les conditions de consultation des documents :
plan de prévention, protocole de sécurité, livret d’entretien.
•…

155

Chariot élévateur – équipement approprié

Choix du chariot élévateur


Chariot élévateur adapté aux
• charges manutentionnées
• opérations de manutention à réaliser.
• sols et surfaces de circulation.

156

78
Chariot élévateur : Dispositifs de sécurité

points de contrôle
• les pneus (état, pression);
• l’éclairage ;
• les fourches;
• le dosseret de charge;
• l’état des chaînes ;
• les contrôles hydrauliques
du mât (inclinaison /
élévation) ;
• le klaxon;
• la direction;
• l’indicateur de voltage (en
marche);
• la fiche de connexion de la
batterie (à l’arrêt) ;
• les freins ;
• la batterie.
157
suite

Milieu du travail - allées de circulation

• les allées de circulation devraient être suffisamment large.


• Allées séparées de celles réservées aux piétons
• Améliorer la visibilité et signaler le danger aux intersections
• S’assurer de l’absence des défectuosités sur le sol
• équiper les rampes des quais de glissières.
• Utiliser des passerelles de liaison qui ne peuvent pas se déplacer en glissant
• Mise en place du plan de circulation de l’entreprise et des panneaux de signalisation.

Sens obligatoire

158

79
Plan de circulation

159

Milieu du travail - Visibilité


Amélioration de la visibilité sur l’intersection

Barrière installée à
une sortie pour
miroirs empêcher le piéton de
convexes surgir dans la voie de
circulation.

160

80
Milieu du travail - Visibilité

• Équiper les piétons circulant dans les zones de chargement déchargement de


baudriers réfléchissants pour les rendre plus visibles aux caristes et de
chaussures antidérapantes avec embout de protection et des casques.

• Assurer un bon éclairage au niveau des dépôts et sur les zones de


chargement déchargement.

• Réduire au maximum la différence des valeurs d'éclairement entre l'intérieur et


l'extérieur pour éviter de troubler la vue des caristes.

• Utilisez un éclairage approprié la nuit.

161

Exercice

• On vous demande d’analyser la circulation dans l’entreprise dans l’objectif


d’aménager des solution techniques dans le milieu du travail

Risque Facteur de risque Points à vérifier Actions possibles

162

81
LEVAGE
•Les dispositifs de sécurité
•Milieu du travail
- Règle d’implantation d’une grue
- pont roulant, palan….
•Conduite, manœuvres
•Référentiel des connaissances pour le grutier
•consignes particulières au grutier
•gestes de commandements
•Conduite en sécurité (pont roulant – palan)
•Élingues

163

LEVAGE
éléments à maitriser

Gréage : Manœuvres,
Appareils de levage : grue,
élingues et accessoires
palan, pont roulant ….

Milieu du travail

Conduite

164

82
Réglementation marocaine, BO N° 2142 - Arrêté viziriel du 29 hija 1372 (9 septembre 1953)

Titre Premier : Installation des Appareils et des Voies.

Article 2 : Les appareils de levage et leurs supports doivent être assez solides pour résister
aux contraintes résultant de leur usage et, s'il y a lieu, à la poussée du vent.

Implantation d’une grue


L’implantation d’une grue doit tenir compte :
- de la résistance du sol supportant la grue,
- du survol éventuel du domaine public, d’autres
grues, de lignes électriques, de bâtiments…etc.
- de la vitesse du vent dans la zone du chantier,
- du mouvement à effectuer avec les charges en
fonction de la situation de la zone
d’approvisionnement et de l’étendue du chantier.

165

Article 3 : Si l'appareil comporte une ou plusieurs passerelles accessibles, l'une


ou l'autre des mesures de sécurité énumérées ci-dessous doit être appliquée afin
de soustraire les travailleurs se trouvant sur ces passerelles au danger résultant de
la présence au-dessus de celles-ci d'objets fixes ou mobiles :
a) Une distance verticale de 2 mètres au moins doit séparer les passerelles et
tous objets susceptibles de se présenter au-dessus du trajet suivi par l'appareil de
levage ;
b) Un grillage ou une armature rigide, de résistance mécanique suffisante,
formant plafond et obligeant les travailleurs qui se trouvent sur la passerelle à
rester en dehors des zones dangereuses, doit être installé.
A défaut de l'une ou l'autre de ces mesures l'accès des passerelles doit être
interdit par des dispositifs appropriés aussi longtemps que l'appareil se trouve
en service.
Les prescriptions ci-dessus sont applicables lorsque deux appareils doivent se
mouvoir l'un au-dessus de l'autre.

Article 4 : Les extrémités des appareils situés au-dessus du sol ainsi que celles
des chemins de roulement doivent être munies de dispositifs destinés à atténuer
les chocs, soit en fin de course, soit en cas de rencontre avec un autre appareil
circulant sur la même voie.
Ces dispositifs doivent être agencés de manière à éviter le déraillement et le
renversement des appareils. 166

83
Article 5 : Les appareils de levage montés sur roues, tels que ponts, portiques roulants,
monorails, grues, seront immobilisés à l'arrêt par des moyens de calage, d'amarrage ou
de freinage qui devront également, s'il y a lieu, empêcher le déplacement de ces appareils sous
l'action du vent. Il sera tenu compte pour le choix et la mise en place de ces dispositifs des
poussées de vent les plus fortes à prévoir suivant les conditions locales.

Titre II : Installations Electriques.

Article 6 : A leur poste de travail ou sur le chemin qu'ils sont autorisés à prendre pour s'y
rendre, les travailleurs doivent être à l'abri de tout contact avec les fils des lignes de prise
de Courant. Les dispositifs matériels utilisés à cette un doivent être capables de résister
aux efforts auxquels ils peuvent être soumis, compte tenu du travail des manutentions et des
transports usuels.

Article 7 : Toutes mesures seront prises et toutes consignes données afin qu'à aucun moment,
les organes des appareils de levage et les charges suspendues ne puissent entrer en
contact direct avec les conducteurs nus sous tension ou détériorer les conducteurs isolés.
Il sera placé entre le branchement et le trolley général un interrupteur ou un disjoncteur
permettant de couper toutes les phases ou tous les pôles. Cet appareil sera muni d'un dispositif
permettant de le fixer dans la position d'ouverture. Sa manœuvre, si elle est effectuée à
distance, devra faire l'objet de consignes spéciales et être effectuée par un personnel désigné à
cet effet.
Un interrupteur ou un contacteur général permettant d'isoler tout l'appareil de la source
d'énergie sera installé à l'arrivée de l'alimentation. Sa commande devra être parfaitement 167
accessible.

Article 8 : Dans les cabines d'appareils de levage, les pièces nues sous tension mettant en
œuvre d'autres courants que ceux dits à très basse tension, doivent être soustraites à tout
contact fortuit.
L'accès des ouvriers non qualifiés aux pièces sous tension et aux organes dont le réglage
intéresse la sécurité doit être interdit par des dispositifs matériels dont la solidité doit être en
rapport avec les contraintes auxquelles ils sont exposés.
Si ces dispositifs sont métalliques, ils doivent être reliés électriquement à l'ossature de la cabine
et de l'appareil de levage.

Article 9 : Les masses métalliques fixes ou mobiles devront être mises à la terre, quelle que
soit la tension d'alimentation.
Cette mise à la terre ne devra pas se faire Uniquement par contact coulant ou glissant sur une
ligne spéciale.

Titre III : Cabines et Moyens d'Accès.

Article 10 : Les cabines qui ne sont pas, en toutes circonstances, accessibles du sol, doivent
être construites en matériaux résistant au feu. Elles seront disposées de telle manière que,
de son poste de travail, le machiniste puisse voir toutes les manœuvres et que, même s'il doit
se pencher au dehors pour les diriger, il ne soit pas obligé de se trouver dans une position
dangereuse. Dans les ateliers où peuvent se produire des projections de matières brûlantes
ou corrosives, les cabines devront présenter toutes dispositions de sécurité nécessaires
contre les dangers qui peuvent en résulter pour les travailleurs. Les conducteurs devront être à
l'abri des rayonnements, fumées, gaz, vapeurs toxiques et autres émanations nuisibles.
Toutes mesures utiles seront prises pour que la vapeur d'échappement provenant des engins de
levage ne gêne pas la visibilité en tout lieu de travail occupé par le personnel en service dans
168 la
cabine ou aux abords de l'appareil de levage.

84
Article 11 : Sur les appareils neufs, mis en service postérieurement à la date d'entrée en vigueur du présent
arrêté, le plancher de service et les passerelles devront être en matériaux résistant au feu. Les appareils
en service à la même date et sur lesquels cette prescription ne serait pas observée devront être modifiés en
conséquence dans les six mois de ladite date.
Si les planchers et passerelles sont constitués par des tôles perforées, caillebotis ou tous autres
matériaux ne formant pas une surface continue, les dimensions des perforations ou des interstices ne
devront pas dépasser 2 centimètres en tous sens.

Article 12 : L'accès des cabines doit être facile et sans danger. A défaut de passerelles desservies par des
escaliers munis de rampes, des échelles fixes avec rampes, ou crinolines ou dispositifs équivalents
seront placées de façon à donner accès à des paliers munis de garde-corps, au niveau et en retrait dés
cabines ou chemins de roulement.
II est interdit d'utiliser les chemins de roulement comme voie normale d'accès. Seul le personnel chargé
de l'entretien peut être autorisé à les utiliser.
Si le déplacement de la cabine ne permet pas d'utiliser la voie normale d'accès, le personnel doit disposer
d'une échelle lui permettant de quitter facilement la cabine et sans qu'il ait à pénétrer dans un
compartiment dont l'accès est réservé au personnel d'entretien.
Il ne doit exister aucun espace libre au-dessus du vide sur le trajet que parcourent normalement les ouvriers
pour gagner leur poste de travail.

Article 13 : Les chemins de roulement, situés au-dessus du sol et accessibles pendant quelles appareils
sont en service, doivent être construits de manière à laisser un espace libre d'au moins 50 centimètres
entre les pièces les plus saillantes des appareils et les parois des bâtiments ou entre les pièces les plus
saillantes de deux appareils se déplaçant au même niveau.
Des dispositifs matériels doivent, pendant que les appareils sont en service, empêcher l'accès des chemins
de roulement situés au-dessus du sol et qui ne remplissent par les conditions fixées au paragraphe précédent.
Toutefois, sur les installations existant à la date d'entrée en vigueur du présent arrêté et où ces conditions ne
pourraient être réalisées sans d'importantes transformations, il sera installé tous les 10 mètres au maximum
soit des refuges, soit des boutons très visibles permettant de provoquer l'arrêt de la translation des 169
appareils et d'actionner un signal sonore.

échelles à crinolines

170

85
Les chemins de roulement doivent être munis, du côté opposé au pont, d'un garde-corps rigide de 1
mètre de hauteur composé d'une main-courante, d'une lisse et d'une plinthe de 15 centimètres. Si ce côté
est constitué par un mur, celui-ci sera muni d'une main-courante rigide.

Article 14 : Pendant la saison froide, les cabines doivent être chauffées, si l'abaissement de la
température le justifie. L'emploi des braseros et des, résistances incandescentes est interdit. L'emploi des
poêles n'est autorisé que dans les cabines non suspendues et à la condition qu'ils soient installés de façon
rationnelle, bien entretenus et correctement utilisés.

Article 15 : Tout emmagasinage de chiffons, déchets, huiles ou autres matières combustibles dans la
cabine de manoeuvre, est interdit. Des récipients métalliques fermés doivent être placés à l'extérieur des
cabines pour recevoir les chiffons ou déchets ; ils seront vidés périodiquement.

Article 16 : Les cabines doivent être munies d'appareils extincteurs d'incendie d'une puissance
suffisante. Le produit utilisé pour l'extinction doit être sans danger pour le personnel.

Titre IV : Moteurs, Chaînes et Câbles, Limiteurs de Course.

Article 17 : Toutes les pièces mobiles énumérées à l'article 30 du dahir précité du 2 juillet 1947 (13
chaabane 1366) doivent être munies de protecteurs partout où leurs mouvements pourraient constituer un
danger. Cette prescription est applicable même dans les cas exclus par ledit article. Les galets de
roulement doivent être munis de garde-roues, à moins que leur, agencement n'assure une sécurité
équivalente. Tous les organes mobiles des moteurs ou des commandes du pont, montés on porte-à-faux,
doivent être munis d'un carter ou d'une enveloppe métallique capable de les retenir en cas de chute.

Article 18 : Toutes mesures utiles seront prises pour éviter les chutes d'objets du haut des appareils ou
voies de roulement, ainsi que pour soustraire le personnel aux dangers résultant de ces chutes.
Les parties amovibles telles que couvercles, boîtiers, enveloppes, doivent être reliées aux bâtis de
façon à empêcher leur chute. 171

Article 19 : Les crochets de suspension doivent être d'un modèle empêchant le décrochage accidentel des
fardeaux. Les élingues seront calculées, choisies, disposées et entretenues de façon telle qu'elles ne
puissent pas se rompre, glisser ou être coupées. Elles ne devront pas être en contact direct avec les
angles vifs des fardeaux qu'elles soutiennent. Les brins des élingues reliés aux crochets devront former
un angle tel qu'il ne puisse y avoir de risque de rupture.
Il est interdit de raccourcir les chaînes au moyen de nœuds. Toutes précautions seront prisés pour qu'elles ne
soient pas endommagées par frottement contre les arêtes vives.
Les œillets et épissures des câbles métalliques devront comporter au moins trois tours avec un toron entier du
câble et deux tours avec la moitié des fils coupés dans chaque toron. Toutefois, toute autre forme d'épissure
d'une efficacité équivalente pourra être utilisée.

Protection des sangles


Protection des câbles

172

86
Article 20 : Tous les appareils de levage mus mécaniquement seront pourvus de freins ou de tout dispositif
équivalent, capable d'arrêter la charge ou l'appareil en toute position et susceptible de fonctionner même
en cas d'interruption de l'alimentation de l'appareil en énergie motrice.
Cette dernière prescription ne sera toutefois pas applicable en ce qui concerne les mouvements de direction
lorsque, toute action du vent exclue, et la source d'alimentation étant brusquement coupée, l'organe intéresse
s'arrêtera de lui-même sur 50 centimètres.
Les dispositifs prévus au premier alinéa seront installés de façon à pouvoir fonctionner automatiquement ou à
être actionnés immédiatement et directement de son poste de travail par la personne préposée à la manœuvre
de l'appareil.

Article 21 : La descente des charges sous le seul contrôle d'un frein n'est autorisée que si le mécanisme
comporte un limiteur de vitesse et si, quelle que soit la position des charges, le frein se trouve
automatiquement serré dès que le machiniste cesse de le contrôler. L'adjonction du limiteur de vitesse au
mécanisme de descente n'est exigée ni pour la montée des charges, ni pour les grues à destination spéciale,
telles que les pelles de terrassement. La présence d'un frein normalement serré n'est pas obligatoire sur ces
grues.

Article 22 : Tous les appareils de levage doivent être munis de tous les dispositifs de sécurité qui s'avèrent
nécessaires tels que limiteurs de course, limiteurs de relevage et, éventuellement, limiteurs d'orientation.
Ces dispositifs seront de construction robuste et, s'il y a lieu, réenclenchables de la cabine ou du poste de
manœuvre. Les limiteurs de course seront réglés pour éviter la rupture des chaînes ou des câbles.

173

Appareils de levage
Les dispositifs de sécurité

2
dispositifs de sécurité de la grue 7
6
1 – fin de course haute et basse du
crochet
2 – fin de course du chariot 3
3 – limiteur d’orientation 5
4 – fin de course de translation 1
5 – anémomètre 4
6 – limiteur de charge
7 – limiteur de moment

174

87
grue : dispositifs de sécurité
fin de course haute et basse du crochet
Le fin de course haut est destiné à éviter le bloc à bloc de la moufle et du chariot qui
provoquerait une surtension dans le câble de levage, éventuellement sa rupture et
aussi des déformations du chariot.
La fin de course bas est destiné à maintenir un minimum de trois tours
d’enroulement de câble sur le tambour de treuil et à éviter un enroulement à
contresens sur le tambour qui endommagerait le câble au niveau de sa fixation et
inverserait les mouvements de monté et de descente par rapport aux commandes

fin de course du chariot


Il est destiné à éviter le bloc à bloc du chariot sur les structures d’extrémités de la
flèche qui provoquerait une détérioration des structures, une surtension et la rupture
éventuelle du câble de chariotage

Le limiteur d’orientation
L’amplitude d’orientation est limité à trois tours afin d’éviter une torsion excessive du
câble d’alimentation électrique.

Fin de course de translation


Pour les grues mobiles sur voies de roulement, ce dispositif est destiné à éviter un
175
heurt brutal sur les boutoirs de fin de voie

L’anémomètre
permet de mesurer la vitesse du vent

limiteur de charge
destiné à ne pas dépasser les charges maximales

limiteur de moment
destiné à ne pas dépasser la capacité de la grue

Capacité de levage

176

88
Le limiteur de zone

Des limiteurs complémentaires d’orientation et de course de chariot peuvent être


installés et combinés pour interdire le survol de zones critiques : (école, ligne
électrique…)

Le dispositif anticollision

Ce dispositif est destiné à éviter les heurts éventuels entre le câble de levage
d’une grue avec la flèche d’une autre, il peut aussi être utilisé pour interdire le
survol de zones critiques : (école, ligne électrique …). Il s’agit généralement d’un
dispositif électronique qui traite les informations de position du crochet de la grue
et de ceux des grues voisines.

177

Article 23 : Les poulies de mouflage devront être munies de dispositifs permettant de les déplacer au
moment de l'accrochage des charges sans que les ouvriers soient obligés de toucher les câbles ou
les chaînes.

Article 24 : L'usage des appareils de préhension électromagnétique et des bennes preneuses n'est autorisé
que s'ils sont munis de dispositifs propres à éviter la chute de la charge. L'emploi de ces dispositifs n'est
pas obligatoire si des mesures efficaces sont prises pour interdire au personnel l'accès des zones où
des chutes peuvent se produire.

Titre V : Manœuvres.

Article 25 : II est interdit de soulever avec un appareil une charge d'un poids supérieur au poids
maximum indiqué sur l'appareil, compte tenu des conditions de son emploi.
Il est interdit de transporter habituellement des charges au-dessus du personnel. Chaque conducteur
d'appareil doit disposer d'un avertisseur sonore de puissance suffisante qu'il fera fonctionner avant
tout déplacement et à l'approche des zones dangereuses telles que croisement ou superposition de
ponts, portiques, monorails ou voies ferrées. Lorsqu'un appareil de levage est commandé d'une cabine
suspendue, un agent doit constamment assurer la liaison par signaux entre le conducteur et les
ouvriers occupés au sol que la charge est susceptible de surplomber. Cet agent doit diriger l'amarrage,
l'enlèvement, la translation, la dépose et le décrochage des charges, et veiller au respect par le
personnel de l'interdiction de monter sur les charges ou de se suspendre aux crochets et aux
élingues. Lorsque la charge d'un appareil de levage croisera un passage, des mesures efficaces devront
être prises pour prévenir les dangers résultant de la chute éventuelle des charges.

Article 26 : II est interdit d'utiliser les appareils de levage pour le transport des personnes.

Article 27 : Si plusieurs appareils fonctionnent dans des plans différents et superposés, un ordre de
manœuvre devra être établi et toutes mesures convenables prises pour éviter le heurt des charges
par les appareils circulant dans les plans inférieurs. Les mêmes dispositions sont applicables lorsque les
voies de translation sont perpendiculaires. Dans l'un et l'autre cas, des signaux sonores ou lumineux devront
178
aviser les pontonniers et amarreurs du passage de l'appareil ayant la priorité.

89
gestes de commandements

179

Exemples de consignes pour les


manœuvres de gréage
- Vérification de la défectuosité (élingues, crochets, manille …)
- utiliser le type d’élingues, accessoires et attaches appropriés à la charge.
- utilisation des palonnier pour les charges longues
- utiliser des élingues assez longs pour assurer un angle d’élinguage se
rapprochant de 60°.
- Vérification de la capacité des différents éléments (élingues, crochets, manille …)
et ce en tenant compte du type d’attache et de l’angle d’élinguage.
- protéger les élingues et accessoires contre les risques d’usure (surface abrasive,
produit chimique….)
- S’assurer de la solidité de la charge et bien choisir les poins d’attache.
- déplacer la charge prés du sol, la relever pour franchir des obstacles
- déposer la charge sur des cales pour pouvoir dégager les élingues

180

90
Article 28 : II est interdit de balancer les charges pour les déposer en un point qui ne peut être atteint
normalement par l'appareil de levage, sauf nécessité absolue et sous la responsabilité d'un chef de
manœuvre, toutes précautions étant alors prises pour éviter les accidents. Dans le cas de tractions
obliques, toutes dispositions seront prises pour éviter le balancement. En aucun cas, le personnel ne
devra exercer directement un effort sur les charges. Il est interdit d'utiliser les engins de levage pour
la traction de quelque véhicule que ce soit.

Titre VI : Visite et Entretien.

Article 29 : II sera prévu des accès réservés au personnel chargé des opérations de vérification, de graissage
ou d'entretien, afin de lui permettre d'atteindre sans danger les points de travail.

Article 30 : Le graissage, le nettoyage, l'entretien et les réparations des appareils doivent être opérés à l'arrêt.
Lorsque des travaux de construction, d'installation, de réparation ou d'entretien sont effectués à proximité d'un
appareil de levage, tout mouvement de cet appareil est interdit tant que des travailleurs se trouvent occupés
dans la zone dangereuse. L'appareil peut toutefois être mis en mouvement hors de son service s'il est
nécessaire d'effectuer certains travaux spéciaux. Ces travaux doivent être exécutés sous la direction d'un
surveillant qualifié. Celle-ci est également obligatoire pour l'exécution de travaux nécessitant l'accès au
voisinage des conducteurs nus sous tension ou l'accès aux chemins de roulement sur lesquels tous les
appareils ne sont pas mis à l'arrêt.

Article 31 : Les appareils seront éprouvés avant leur mise en service dans les conditions fixées par un
arrêté du directeur du travail et des questions sociales. Ils seront soumis à nouvelle épreuve dans les cas
prévus par ledit arrêté. Conformément à l'article 2 du présent arrêté, les appareils devront, dans toutes leurs
parties, résister sans rupture ni déformation permanente aux contraintes résultant de ces épreuves.

Article 32 : indépendamment des épreuves mentionnées à l'article précédent, les appareils seront examinés à
fond une fois au moins tous les douze mois. Les chaînes, câbles, cordages, élingues, palonniers et crochets
de suspension seront vérifiés une fois au moins tous les douze mois. Ils seront vérifiés, en outre, avant d'être
remis en service après un arrêt lorsque la dernière inspection normale remontera à plus de trois mois. 181
Ils seront également vérifiés lorsqu'ils auront subi des démontages ou des modifications.

Exemple de fiche de vérification (pont roulant)

182

91
Article 33 : Le chef d'établissement doit faire exécuter les épreuves, examens et inspections par des
techniciens qualifiés et spécialisés appartenant soit à l'établissement lui-même, soit à un organisme
autorisé à exercer cette activité dans les conditions prévues à l'alinéa suivant. L'inspecteur du travail peut
prescrire au chef d'établissement de faire procéder à l'épreuve, à l'examen ou l'inspection de tout ou partie
dos appareils de levage par un vérificateur ou par un organisme agréé choisi par le chef d'établissement sur
une liste dressée par le directeur du travail et des questions sociales. Un arrêté du directeur du travail et des
questions sociales fixera les conditions et modalités d'agrément de ces vérificateurs ou organismes.

Article 34 : Les résultats des épreuves examens et inspections prévus aux articles précédents, les dates de
chacune de ces opérations ainsi que les noms, qualités et adresses des personnes qui les ont effectuées
doivent être consignés sur un registre ou carnet spécial sur lequel chaque appareil de levage sera décrit,
avec tous ses accessoires. Les résultats des épreuves, examens et inspections prescrits par
l'inspecteur du travail devront être notifiés à celui-ci dans les quatre jours par le chef d'établissement.

Titre VII : Dispositions Diverses.

Article 35 : II est interdit de confier la conduite des appareils de levage à des ouvriers que leur
ignorance ou leur connaissance imparfaite des consignes et des manœuvres, leur état de santé ou
leurs aptitudes physiques rendent impropres à remplir ces fonctions.

183

Conduite en sécurité
Règlementation française (décret du 2 décembre 1998)

pour la conduite des équipements de travail appartenant aux catégories


énumérées ci-dessous, les travailleurs doivent être titulaires d'une autorisation de
conduite :

- grues à tour ;
- grues mobiles ;
- grues auxiliaires de chargement de véhicules ;
- chariots automoteurs de manutention à conducteur porté ;
- plates-formes élévatrices mobiles de personnes ;
- engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté

184

92
Conduite en sécurité
Réglementation française (décret du 2 décembre 1998)

L'autorisation de conduite est établie et délivrée au travailleur, par le chef


d'établissement, sur la base d'une évaluation effectuée par ce dernier qui
prend en compte les trois éléments suivants :

a) Un examen d'aptitude réalisé par le médecin du travail ;


b) Un contrôle des connaissances et savoir-faire de l'opérateur pour la
conduite en sécurité de l'équipement de travail ;
c) Une connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les
sites d'utilisation

185

CACES

grutier
La recommandation R377 de la caisse nationale de l’assurance maladie
(CNAM) préconise de ne confier la conduite des grues qu’à des conducteurs
dont les connaissances ont été reconnues par un « certificat d’aptitude à la
conduite en sécurité » (CACES)

186

93
R 377 : Référentiel des connaissances pour le grutier

187

Article 36 : Des consignes seront établies par le chef d'établissement après accord de l'inspecteur
divisionnaire du travail. Ces consignes prévoiront notamment :
1° Les mesures de sécurité à appliquer à l'occasion du service normal de l'appareil et notamment
l'interruption de l'alimentation en énergie lorsque le conducteur quitte son poste de travail ;
2° Les précautions à prendre pour éviter les chutes d'objets transportés par l'appareil de levage ou
heurtés par celui-ci ou par sa charge au cours de ses déplacements ;
3° Les mesures de sécurité destinées à assurer la sauvegarde du personnel participant aux opérations
de visite, de graissage, de nettoyage, d'entretien ou de réparation.
Les consignes seront affichées en français et en arabe dans les locaux ou emplacements où chacune
d'elles s'applique et dans la cabine de manœuvre des appareils de levage.

Article 37 : Chaque appareil devra porter l'indication du ou des poids maximums des charges qu'il peut
mouvoir dans les différents cas d'emploi. Les accessoires, chaînes, câbles, cordages, élingues,
palonniers, crochets de suspension doivent porter l'indication du poids maximum qu'ils peuvent
soutenir. Ces indications seront marquées en chiffres ou lettres bien lisibles sur l'appareil ou les accessoires
eux-mêmes ou, à défaut, sur une plaque ou un anneau solidement fixé à ceux-ci.

Article 38 : Le directeur du travail et des questions sociales, peut, par arrêté pris après enquête de l'agent
chargé de l'inspection du travail, accorder à un établissement dispense permanente ou temporaire de tout ou
partie des prescriptions du présent arrêté, si l'application de ces prescriptions est impossible, et si la sécurité
des travailleurs est assurée de façon suffisante dans des conditions correspondant dans toute. la mesure du
possible à celles qui sont fixées par le présent arrêté.

188

94
Arrêté viziriel du 2 Avril 1952 (7 Rejeb 1371) (BO 2066)

189

ATMOSPHERES
EXPLOSIVES ATEX

190

95
ATMOSPHERES EXPLOSIVES ATEX

191

ATMOSPHERES EXPLOSIVES ATEX

Art. 4 ATEX 137 (employeur)

(1) Dans l’accomplissement de ses obligations, l’employeur évalue les risques


spécifiques créés par des atmosphères explosives, en tenant compte au
moins:

■ de la probabilité que des atmosphères explosives se présenteront et


persisteront;
■ de la probabilité que des sources d’inflammation, y compris des décharges
électrostatiques, seront présentes et deviendront actives et effectives;
■ des installations, des substances utilisées, des procédés et de leurs
interactions éventuelles,
■ de l’étendue des conséquences prévisibles.

Les risques d’explosion doivent être appréciés globalement.


(2) Il est également tenu compte, pour l’évaluation des risques d’explosion, des
emplacements qui sont, ou peuvent être, reliés par des ouvertures aux
emplacements où des atmosphères explosives peuvent se présenter.
192

96
ATMOSPHERES EXPLOSIVES ATEX
Art. 3 ATEX 137

Aux fins de la prévention des explosions et de la protection contre celles-ci,


l’employeur prend les mesures techniques et/ou organisationnelles
appropriées au type d’exploitation, par ordre de priorité et sur la base des
principes suivants:

■ empêcher la formation d’atmosphères explosives ou, si la nature de l’activité


ne le permet pas,
■ éviter l’ignition d’atmosphères explosives et
■ atténuer les effets nuisibles d’une explosion dans l’intérêt de la santé et de la
sécurité des travailleurs.

Au besoin, ces mesures sont combinées avec des mesures contre la


propagation des explosions et/ou complétées par de telles mesures; elles
font l’objet d’un examen périodique et, en tout état de cause, sont
réexaminées chaque fois que des changements importants se produisent.

193

ATMOSPHERES EXPLOSIVES
ATEX

• Mesures qui empêchent ou restreignent la formation d’atmosphères


explosibles dangereuses
• Mesures qui empêchent l'ignition d'atmosphères explosibles
dangereuses
• Mesures constructives
• Mesures organisationnelles et autres

Guide de bonne pratique à caractère non contraignant en vue de la mise en oeuvre de la directive 1999/92/CE du Parlement
européen et du Conseil
194

97
Mesures qui empêchent ou restreignent
la formation d’atmosphères explosibles
dangereuses

•Remplacement
•Limitation des concentrations
•Inertage
•Systèmes fermés
•Ventilation
•Surveillance des concentrations
•Eviter les accumulations de poussières

195

Remplacement
Il est souvent possible de remplacer une substance inflammable par une autre
incapable d'engendrer une atmosphère explosible. Parmi les diverses possibilités,
on peut considérer:
■ les solutions aqueuses
■ les hydrocarbures halogénés ininflammables (ex halogène : fluore, chlore, iode)
utilisés en tant que solvant
■ les solvants ou mélanges avec point éclair supérieur à 30 °C et/ou point éclair
suffisamment supérieur à la température de travail,15 °C pour les mélanges et 5 °C
pour les liquides purs. Les installations dans lesquelles des liquides inflammables
sont chauffés doivent être munies d'un élément de sécurité à fonctionnement
indépendant de la commande de température (par ex. déclencheur thermique avec
arrêt automatique du chauffage), élément qui empêche de manière contraignante
le dépassement de la température maximum admissible. Cependant le critère du
point d'éclair n'est pas applicable pour les liquides inflammables sous forme de
brouillard (aérosols) car ils sont capables d'exploser même à des températures
inférieures au point d'éclair
■ les matières de remplissage incombustibles
■ les matériaux peu poussiéreux à gros grains
■ les produits pâteux, ainsi que l'humidification de la poussière de manière à
empêcher sa mise en suspension dans l'air 196

98
Limitation des concentrations

Si la concentration doit être maintenue au-dessous de la limite inférieure


d'explosibilité, alors la température du liquide doit se situer à au moins 15 °C
au-dessous du point d'éclair pour les mélanges, et à au moins 5 °C au-
dessous du point d'éclair pour les liquides inflammables purs.

A l'intérieur des appareils, le fait de limiter la concentration de vapeurs à un


niveau supérieur à la limite supérieure d'explosibilité doit être surveillée car
cette concentration traverse le domaine d'explosibilité lors de la mise en marche
ou de l'arrêt de l'installation.
La surveillance, par ex. au moyen d'installations de détection de gaz ou de contrôle
de flux, doit être couplée à des alarmes, à d'autres systèmes de protection ou à
des mesures d'urgence automatiques.

197

Inertage

On désigne par inertage l'ajout d'une substance inerte pour empêcher la création
d'une atmosphère explosible, par ex. le remplacement partiel de l'oxygène
atmosphérique par un gaz inerte dans un espace délimité.

L'inertage par des gaz inertes consiste à diminuer la concentration d'oxygène


atmosphérique afin que le mélange combustible-air-gaz inerte ne soit plus explosible.

La concentration d'oxygène maximum admissible est déterminée par la concentration


limite en oxygène dont on soustrait une marge de sécurité.

La plupart des mélanges combustibles ne sont plus inflammables lorsque, en


conditions normales, la teneur de l'air en oxygène est inférieure à 8% (4% pour les
mélanges hydrogène/air et monoxyde de carbone/air).

Pour inertiser, on utilise généralement l'azote ou le dioxyde de carbone.

198

99
199

Systèmes fermés
Lorsque les installations dans lesquelles sont traités des produits inflammables sont
construites comme des systèmes fermés, elles présentent l'avantage d'éviter que
des gaz, des vapeurs ou des poussières ne s'en échappent, et que presque
aucune poussière combustible ne se disperse dans l'espace environnant.

Ceci peut être réalisé par les mesures suivantes:


■ addition dosée par le biais de tuyaux
■ récupération des gaz
■ équilibrage de pression à l'extérieur et en un lieu ne présentant aucun risque
(soupape à l’extérieur)
■ remplissage et vidage par système d'écluses ou de sas
■ conduites soudées en continu
■ appareils techniquement étanches à long terme

Pour diminuer les taux de fuite et empêcher la propagation de substances


combustibles, il est, par ex., possible de prendre les mesures suivantes:

■ limiter nombre et dimensions des éléments de liaison démontables à un minimum.


■ assurer l'intégrité des conduites, ex. par protection ou par agencement spatial
adéquats contre les effets mécaniques et les influences thermiques trop importants
200
■ limiter les conduites flexibles à un minimum.

100
Systèmes fermés

201

Systèmes fermés

récupération des gaz

202

101
écluses

Cet appareil est utilisé pour assurer l'étanchéité ou du moins limiter la


fuite d'un circuit en pression ou en dépression. Les pales tournantes
d'un rotor forment des sas qui isolent la partie supérieure de la partie
inférieure.

203

Ventilation
Les mesures de ventilation permettent de limiter la formation d'atmosphère
explosible aux alentours des installations et appareils, et de restreindre ainsi
la zone menacée par un risque d'explosion.

La conception d'une ventilation efficace dépend en premier lieu de la probabilité


de présence et de l'importance de la source, ainsi que des propriétés des gaz,
liquides ou poussières combustibles impliqués.

La ventilation peut s'effectuer de diverses manières:


■ aération naturelle
■ aération artificielle: ventilation des locaux ou aspiration à la source

Une aération artificielle est indispensable dans les situations suivantes:

■ lors d'emploi, transformation ou manipulation en système ouvert de


substances combustibles susceptibles de former une atmosphère explosible
■ lors d'entreposage de liquides inflammables de point d'éclair inférieur à 30 °C, et
de gaz combustibles plus lourds que l'air, en sous-sol ou dans des locaux fermés.
204

102
Ventilation

Ventilation
naturelle

Ventilation
artificielle

205

Surveillance des concentrations


La surveillance des concentrations à proximité des appareils et autres
installations au moyen de détecteurs de gaz qui déclenchent automatiquement
des mesures de protection additionnelles permet de restreindre la zone
soumise à un risque d'explosion.

Lors de l'installation, à cette fin, d'une installation de détection de gaz, certaines


conditions doivent être remplies :

■ il est indispensable de connaître le risque présenté par la partie d'une installation à


surveiller afin de choisir le détecteur de gaz adéquat.
■ l'installation de détection de gaz doit toujours déclencher automatiquement
d'autres circuits ou mesures de protection telles que
•la mise hors service de sources d'ignition,
•une ventilation tempête,
•un arrêt sécurisé de l'installation
•ou d'autres mesures similaires.

206

103
Surveillance des concentrations
■ en cas d'atteinte du seuil d'alarme (par ex. 10 % de la limite inférieure d’explosibilité
LIE), lors de dérangements ainsi qu'en cas de panne du détecteur de gaz, les mesures
de protection doivent s'enclencher automatiquement.
■ le temps de réponse du système (temps écoulé jusqu'à ce que les mesures de
protection soient efficaces) doit être suffisamment bref pour qu'aucune ignition ne soit
possible.
■ la concentration à laquelle doit réagir le détecteur de gaz doit être fixée
suffisamment bas. La santé des personnes occupant le local ne doit en aucun cas être
mise en danger par suite du choix d'un seuil de concentration d'alarme trop élevé.
■ aux endroits où l'on peut s'attendre à la formation d'une atmosphère explosible, des
détecteurs doivent être placés en nombre suffisant.
■ l'installation de détection de gaz doit faire l'objet d'une maintenance régulière
effectuée par des spécialistes;

207

Eviter les accumulations de poussières

Pour empêcher la formation d'une atmosphère


explosible par dispersion de dépôts de poussières, les
équipements de travail ainsi que l'environnement
de travail doivent être conçus de manière à prévenir les
dépôts de poussières combustibles. Ceci peut être
réalisé comme suit:

■ habiller les éléments de construction


■ incliner les surfaces de dépôt inévitables
■ utiliser des surfaces lisses sur lesquelles la poussière
ne s'accroche pas, et qui sont faciles à nettoyer
■ Nettoyage

208

104
Mesures qui empêchent l'ignition
d'atmosphères explosibles
dangereuses

•Zones
•Elimination des sources d'ignition

209

Emplacements où des atmosphères


explosibles peuvent se présenter

Art. 7 ATEX 137

(1) L'employeur subdivise en zones les emplacements où des atmosphères


explosives peuvent se présenter.

(2) L'employeur s'assure que les mesures de prévention des explosions d'ordre
technique et organisationnel soient appliquées dans les zones.

(3) Si nécessaire, les emplacements où des atmosphères explosives peuvent se


présenter en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé et la
sécurité des travailleurs sont signalés au niveau de leurs accès respectifs

210

105
Zones

La classification en différentes zones constitue un outil pour la prévention des


explosions. Cette classification permet d'identifier :
• les emplacements dans lesquels les sources d'ignition doivent être empêchées
• la probabilité de la formation de mélanges explosibles lors de la fabrication, de la
mise en œuvre, du traitement, du stockage, du transvasement et du transport de
gaz et liquides inflammables ou de poussières combustibles.
Les matières pouvant donner lieu à la formation d'atmosphères explosibles:
■ tous les gaz inflammables
■ les liquides combustibles
– dont le point d'éclair est inférieur à 30 °C.
– qui sont chauffés au-dessus de leur point d'éclair ou
– qui se présentent sous forme de brouillard
■ les poussières combustibles formées de particules de taille inférieure à
0,5 mm

211

Zones pour les gaz, vapeurs et brouillards


combustibles
ANNEXE I/2 ATEX 137

Zone 0
Emplacement où une atmosphère explosive consistant en un mélange avec l'air
de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard est
présente en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment.
Zone 1
Emplacement où une atmosphère explosive consistant en un mélange avec l'air
de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard est
susceptible de se présenter occasionnellement en fonctionnement normal.
Zone 2
Emplacement où une atmosphère explosive consistant en un mélange avec l'air
de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard n'est
pas susceptible de se présenter en fonctionnement normal ou, si elle se
présente néanmoins, elle n'est que de courte durée.

212

106
Exemple

213

Zones pour les poussières combustibles

ANNEXE I/2 ATEX 137

Zone 20
Emplacement où une atmosphère explosive sous forme de nuage de poussières
combustibles est présente dans l'air en permanence, pendant de longues
périodes ou fréquemment.

Zone 21
Emplacement où une atmosphère explosive sous forme de nuage de poussières
combustibles est susceptible de se présenter occasionnellement en
fonctionnement normal.

Zone 22
Emplacement où une atmosphère explosive sous forme de nuage de poussières
combustibles n'est pas susceptible de se présenter en fonctionnement normal,
ou, si elle se présente néanmoins, elle n'est que de courte durée.

214

107
Exemple : filtre à manches

INRS ED 945

215

Guide pour la classification

Zone 0
L'intérieur des réservoirs, des installations, des appareils
et des tuyaux est généralement classé zone 0.
Zone 1
Sont en général considérés comme zone 1:
■ l'environnement immédiat de la zone 0
■ l'environnement immédiat des ouvertures d'alimentation
■ le voisinage immédiat des équipements de remplissage et de vidange
■ le voisinage immédiat des presse-étoupe dont l'étanchéité est insuffisante
(par ex. sur les pompes et les vannes)
■ le voisinage immédiat des appareils qui peuvent se briser facilement

En industrie chimique :
■ dans les appareils et installations inertisés
■ dans les conduites et la robinetterie qui sont complètement remplies de
liquides en fonctionnement normal
un presse-étoupe d’une pompe est une pièce métallique cylindrique qui assure l'étanchéité
entre l'axe en rotation et le corps des pompes. 216

108
Guide pour la classification
Zone 2
Sont en général considérés comme zone 2:
■ l'environnement immédiat des zones 0 ou 1
■ l'environnement immédiat des soupapes de sécurité
■ les locaux de stockage de liquides et gaz inflammables en réservoirs fermés

Zone 20
La classification en zone 20 doit en général être appliquée uniquement à l'intérieur des
récipients, conduites, appareils, etc.
Zone 21
La zone 21 comprend notamment les emplacements suivants:
■ les appareils et installations inertisés
■ les emplacements situés à proximité immédiate des points de soutirage et de
remplissage de matières pulvérulentes
■ les emplacements dans lesquels apparaissent des dépôts de poussière qui, en
fonctionnement normal, peuvent former une concentration explosible de poussières
combustibles en mélange avec l'air.
Zone 22
Peuvent être notamment classés en zone 22 les emplacements situés à proximité
d'appareils contenant de la poussière, appareils à partir desquels de la poussière peut
s'échapper par des inétanchéités pour former des dépôts de poussières en quantités
217
dangereuses.

INRS ED 911

218

109
Exemple

Zone2

INRS ED 911

Pompe

219

Exemple

Z2

INRS ED 911
Z1

220

110
Étendue de l'emplacement exposé
au danger d'explosion

Les facteurs suivants doivent être pris en compte lors de la détermination de l'étendue
de l'emplacement exposé au danger d'explosion (= distances, éloignement par
rapport à la source potentielle du danger):

■ Quantité et comportement prévisibles des gaz, vapeurs, brouillards et poussières


prévisibles. Les points importants qui permettent d'estimer l'étendue de
l'emplacement exposé au danger d'explosion sont par ex.:
– la quantité maximale susceptible de s'échapper
– l'intensité de la source,
– la grandeur donnée ou prévisible de la surface d'évaporation d'un liquide
facilement inflammable
– la propagation des gaz et des vapeurs, en particulier en fonction de leur
densité; toutes les vapeurs et tous les gaz sont plus denses que l'air et tendent
par conséquent à se répandre sur le sol, à l'exception de l'acétylène, de
l'ammoniac, de l'acide cyanhydrique, de l'éthylène, du monoxyde de carbone, du
méthane et de l'hydrogène
221

222

111
Étendue de l'emplacement exposé
au danger d'explosion
■ Mesures qui restreignent la propagation d'une atmosphère
explosible
En général, les éléments de construction tels que parois, écrans
massifs (murs pare-feu) et bassins de rétention limitent
l'emplacement exposé au danger d'explosion.
Les zones qualifiées de non dangereuses, telles que les entrées et
les cages d'escaliers, doivent être séparées des emplacements
contigus exposés au danger d'explosion, p. ex. par des sas, des
portes à fermeture automatique ou des clapets d'explosion ou clapets
coupe-feu

■ Autres facteurs
– température et pression des matières
combustibles et de leur environnement
– thermique et diffusion
– organisation de l'entreprise
223

Sources d'ignition et mesures de


protection
L'expérience a montré que, parmi les nombreuses sources d'ignition possibles,
seules les suivantes sont importantes :

■ flammes
■ surfaces chaudes
■ équipements électriques
■ électricité statique
■ étincelles d'origine mécanique
■ foudre
■ réactions chimiques

224

112
Flammes

Exemple travaux de soudure ou de coupe


De telles sources d'ignition sont interdites dans les zones 0 et 20; elles ne sont
tolérées dans les zones 1, 2, 21 et 22 qu'à la condition que soient prises des
mesures préventives spéciales d'ordre technique et organisationnel (par ex. captage
de particules incandescentes et systèmes avec flammes confinées). Lors de travaux
générant des étincelles, une attention particulière sera accordée à la projection de
matières incandescentes

225

Elimination des sources d'ignition

Il faut avant tout éviter ou éliminer les sources d'ignition dans les zones à risque
d'explosion. Lorsque ce n'est pas possible, d'autres mesures seront prises pour
neutraliser les sources d'ignition ou du moins réduire leur efficacité potentielle.
Catégories d'appareils

Les appareils des catégories M1 et M2 sont destinés aux travaux


souterrains dans les mines et dans leurs installations de surface susceptibles
226
d'être mises en danger par le grisou ou des poussières combustibles.

113
Surfaces chaudes
Outre les surfaces chaudes facilement reconnaissables telles que les étuves, les
serpentins de chauffe…, des processus mécaniques (par ex. freinage de chariots de
manutention et de centrifugeuses, échauffement de pièces en mouvement à cause
d'une lubrification insuffisante) ainsi que l'usinage par enlèvement de copeaux
peuvent également conduire à la formation de surfaces chaudes dangereuses.
Dans les zones 1 et 2, la température de surface ne doit pas dépasser la
température d’auto-inflammation des matériaux présents. Dans la zone 0, il faut
de plus respecter une marge de sécurité de 20 % par rapport à la température
d'inflammation. Il faut en outre veiller au moyen de mesures adéquates, à ce que,
par ex. le chauffage soit coupé avant d'atteindre la température d'inflammation.

Dans un objectif de simplification (en particulier pour les essais des équipements
électriques), les températures d'inflammation des gaz et vapeurs sont réparties en
différentes classes selon le tableau suivant:

227

Surfaces chaudes

Dans les zones 20, 21 et 22, les températures de l'ensemble des surface qui peuvent
entrer en contact avec des nuages de poussières ne doivent pas dépasser deux tiers
de la température minimale d'inflammation du nuage de poussières. De plus, les
températures des surfaces sur lesquelles peut se déposer de la poussière doivent
présenter une marge de sécurité d'au moins 75 °C inférieure à la température
minimale d'inflammation du dépôt pouvant se former à partir de ladite poussière.

Les dépôts de poussières ont un effet isolant et empêchent de ce fait la dissipation de


la chaleur dans l'environnement. Ce phénomène peut conduire à une accumulation
de chaleur et provoquer une hausse supplémentaire de la température, jusqu'à
atteindre une inflammation du dépôt de poussière.

228

114
Modes de protection pour le matériel électrique – Atmosphères gazeuses
Normes : EN 60079-… CEI 60079-…

229

Modes de protection pour le matériel électrique – Atmosphères gazeuses


Normes : EN 60079-… CEI 60079-…

230

115
Modes de protection pour le matériel électrique – poussières
Normes : EN 61241-… CEI 61241-…

231

Modes de protection pour le matériel électrique – poussières


Normes : EN 61241-… CEI 61241-…

232

116
Modes de protection pour le matériel non électrique

233

Modes de protection pour le matériel non électrique

234

117
Indice de protection (EN 60529)

235

IEMS : Interstice Expérimental Maximal de


Sécurité
• Appareil pour la détermination de l'IEMS :

236

118
237

Marquage des équipements ATEX

Groupe d’appareils
I : souterrain
II : industries de surface

238

119
Electricité statique
Dans les zones à risque d'explosion, il faut par ex. prendre les mesures suivantes:
■ éviter les matériaux et les objets à faible conductivité électrique
■ raccorder et mettre à la terre tous les éléments conducteurs
■ utiliser des récipients métalliques lors du transvasement de liquides facilement
inflammables (les récipients en plastique sont autorisés jusqu'à un volume de 5 l)
■ augmenter la conductivité électrique grâce à des additifs spéciaux afin d'abaisser
la résistance spécifique au-dessous de 108 Ω m.
■ maintenir une vitesse d'écoulement peu élevée, c.-à-d. en dessous de 1 m/s.
■ utiliser des revêtements de sols conducteurs (résistance d'isolement inférieure à
108 Ω) ou porter des chaussures conductrices avec résistance d'isolement inférieure
à 108 Ω, par ex. lors du transvasement de liquides facilement inflammables.

239

Etincelles d'origine mécanique

Dans les zones 0 et 20, aucune étincelle ne doit se former par


frottements, chocs ou abrasions.

Dans les zones 1 et 2, elles ne sont tolérées que lorsque des mesures
techniques ou organisationnelles spéciales sont appliquées:
■ Les étincelles dues au frottement ou aux chocs peuvent être évitées efficacement
par des combinaisons adéquates de matériaux.
■ Lors du meulage, un refroidissement à l'eau de la pièce meulée permet d'éviter
les étincelles.

Les outils
■ Les outils manuels en acier dont l'utilisation ne peut provoquer que des étincelles
uniques (ex. clé plate, tournevis) peuvent être utilisés dans les zones 1, 2, 21 et 22.
■ Les outils qui provoquent une gerbe d'étincelles ne peuvent être utilisés que si :
– dans les zones 1 et 2, s'il est garanti qu'il n'y a pas d'atmosphère explosible
dangereuse au poste de travail
– dans les zones 21 et 22, si le lieu de travail est protégé et si les dépôts de
poussières ont été éliminés du lieu de travail, ou encore si le lieu de travail est
maintenu à un niveau d'humidité tel que la poussière ne peut pas former de nuage
240
ni provoquer de feu couvant

120
Foudre Réactions chimiques
Les bâtiments et les installations Parmi les mesures appropriées, il faut citer:
comprenant des zones à risque ■ la stabilisation
d'explosion ■ l'amélioration de la dissipation de chaleur
doivent être protégés par des mesures ■ la régulation de la température et de la
adaptées de protection contre la foudre pression
telles que par ex. formation de «cage ■ la limitation des temps de séjour
de Faraday" de manière à ce que toute ■ le stockage à plus basse température
surtension potentielle soit évacuée sans ■ l'inertage
danger.

Sources d'ignition mobiles


Les sources d'ignition mobiles ne peuvent être introduites dans des zones à risque
d'explosion que lorsque, par expérience, il est possible d'assurer qu'aucune
atmosphère explosible ne peut s'y trouver simultanément. Les appareils
électroniques non protégés contre le risque d'explosion peuvent être introduits
momentanément en zone 2, s'ils sont suffisamment protégés contre le bris. Les
engins de manutention (par ex. chariots élévateurs) autorisés pour la zone 2 ne
doivent séjourner que pour une courte durée dans la zone 1 (entrer et sortir, par241
ex.
pour la livraison de marchandises).

Mesures constructives

• construction résistant aux explosions


• décharge de la pression d'explosion
• suppression de l'explosion
• isolement et interruption de l'explosion (découplage)

242

121
Construction résistant aux explosions
Il y a deux façons fondamentales de réaliser une
construction «résistant aux explosions»:

1.Les récipients ou les appareils construits pour résister


à la pression de l'explosion supportent la pression
prévisible sans subir de déformation plastique.

2.Les récipients ou les appareils résistant à l'onde de


choc de l'explosion sont conçus pour absorber une onde
de choc de l'ordre de grandeur de celle prévisible, et cela
en subissant une déformation non réversible.

Si une mesure de protection «construction résistant aux


explosions» est appliquée, il faut également veiller à
«l'isolement et interruption de l'explosion» pour les
parties d'installations placées en amont et en aval.
243

Décharge de la pression d'explosion

244
évent

122
Suppression de l'explosion

La suppression des explosions par des appareils d'extinction automatique est un


mode de prévention par lequel l'explosion est détectée par des capteurs adéquats
immédiatement après son déclenchement. L'explosion est alors étouffée par une
rapide pulvérisation d'agent extincteur avant qu'elle n'atteigne une puissance
destructrice.

245

Isolement et interruption de l'explosion


(découplage)
Lorsqu'une explosion se produit dans une partie d'installation, elle peut se propager
aux parties connectées en amont et en aval et y provoquer de nouvelles explosions.
Les effets d'accélération induits par les assemblages ou la propagation dans des
canalisations peuvent renforcer les effets de l'explosion. Il est important de confiner
les explosions potentielles dans chaque partie de l'installation. Ce résultat s'obtient au
moyen du découplage technique.

Pour le découplage technique de parties d'installations, on utilisera par exemple les


systèmes suivants:

• arrêtes flammes
• barrage mécanique à réponse rapide
• Injection d'agents extincteurs
• immersion,
• vannes rotatives

246

123
arrête-flammes pour les gaz les vapeurs et les
brouillards
Pour éviter les retours de flamme dans une atmosphère explosive, par exemple à
travers des canalisations, des dispositifs de respiration et des conduites de remplissage
et de vidange qui ne sont pas remplies de liquide en permanence, des dispositifs de
sécurité arrête-flammes peuvent être utilisés.
Le fonctionnement des arrêtes flamme est basé sur le laminage du front de flamme à
travers une matrice formée d’un ou plusieurs disques arrête-flammes.

Ces disques fonctionnent comme des


échangeurs thermiques. Au fur et à
mesure de sa progression dans le jeu
de disques, la flamme va transférer sa
chaleur vers les parois du (ou des)
disque(s). Ce transfert de chaleur va
permettre d’abaisser la température du
mélange gazeux en dessous de sa
température d’auto-inflammation, et
ainsi permettre une extinction de la
flamme en quelques centimètres.
247

Systèmes de découplage pour les


poussières

Vanne à fermeture rapide, volet à


fermeture rapide:
l'explosion qui se propage à travers la
canalisation est détectée par des
capteurs. Un mécanisme actionne la
fermeture de la vanne ou du volet en
quelques millièmes de seconde.

Barrage à agent extincteur:


des capteurs détectent l'explosion. Des
agents extincteurs sont injectés à partir
de buses dans les tuyauteries et
éteignent les flammes.

248

124
Systèmes de découplage pour les
poussières
• écluse (Vanne rotative)
Le principe de fonctionnement des vannes rotatives est basé sur l’extinction de la
flamme lorsqu’elle traverse d’étroits passages. Ce dispositif est donc principalement
utilisé aux points de chargement et déchargement des produits.

249

Systèmes de découplage pour les


poussières

• Système d'étouffement (produit utilisé comme arrêt barrage):


Ces dispositifs engendrent une accumulation de pulvérulent qui peut empêcher
la propagation de poussières enflammées d’un bout à l’autre de l’installation.
Le mouvement de la vis permet de s’assurer que le bouchon formé reste
toujours présent dans le transporteur.

250

125
Systèmes de découplage pour les
poussières
CHEMINEES DE DECHARGE

La « cheminée de décharge » est un dispositif permettant de réduire la pression


d’une explosion cheminant dans une conduite en l’évacuant vers l’extérieur de
l’appareil

251

Mesures organisationnelle

252

126
Document relatif à la protection contre les
explosions Art. 8 ATEX 137

Lorsqu'il s'acquitte de ses obligations, l'employeur s'assure qu'un document, ci-après


dénommé «document relatif à la protection contre les explosions», est établi et
tenu à jour.

Le document relatif à la protection contre les explosions doit, en particulier, faire


apparaître:

■ que les risques d'explosions ont été déterminés et évalués;


■ que des mesures adéquates seront prises pour atteindre les objectifs des
prescriptions minimales;
■ quels sont les emplacements classés en zones;
■ quels sont les emplacements auxquels s'appliquent les prescriptions
minimales;
■ que les lieux et les équipements de travail, y compris les dispositifs d'alarme, sont
conçus, utilisés et entretenus en tenant dûment compte de la sécurité;
■ que des dispositions ont été prises pour que l'utilisation des équipements de travail
soit sûre.
253

Information des travailleurs


Pour les travaux effectués dans les emplacements dans lesquels une
atmosphère explosible est susceptible de se produire, l'employeur doit informer
suffisamment les travailleurs, à intervalles réguliers et de manière adaptée,
quant aux dangers potentiels ainsi qu'aux mesures de prévention des
explosions, et instruire quant au comportement correct à adopter.

Instructions écrites et autorisation d'exécuter


des travaux
Les instructions de travail doivent régler le comportement des employés à la fois
dans des conditions de service normales ainsi qu'en cas de dérangements.

Les responsabilités quant à la prise de mesures doivent être clairement fixées. Par
activités dangereuses, on entend notamment le soudage, le meulage ou la
maintenance de matériels électriques.

254

127
Maintenance
Il faut veiller à une maintenance régulière des installations et des appareils:
■ inspection (mesures, contrôles, enregistrement des données),
■ maintenance (par ex. nettoyage, entretien, graissage) et
■ remise en état (échange de pièces, réparations)
Il faut accorder une attention particulière à la remise en état des équipements
techniques de sécurité, tels qu'installations de ventilation, dispositifs arrête-
flammes, clapets de décharge d'explosion, éléments des systèmes
de suppression de l'explosion, sondes de mesures, vannes à fermeture
rapide, et les équipements ou les éléments d'installation qui peuvent agir
comme sources d'ignition (par ex. paliers ou câbles électriques).

Lors des travaux de maintenance, il faut veiller à respecter les points suivants:
■ Les éléments d'installation à entretenir sont, si nécessaire, vidés, mis hors
tension, nettoyés, rincés et sont exempts de substances combustibles. Lors des
travaux, ces substances sont interdites sur le lieu de travail.
■ Des écrans appropriés doivent être installés lors des travaux au cours
desquels une projection de particules incandescentes est possible (par ex.
soudage, combustion, meulage).
255

Les ambiances du milieu du travail

- Contraintes thermiques

- Traitement du bruit

- Eclairage

- Qualité de l’air

256

128
Evaluation des contraintes thermiques

Evaluation qualitative
Enquête auprès des salariés sur l’ambiance thermique du travail

Evaluation quantitative
Ambiances de travail chaudes
• Indice WBGT
• Indice de sudation requise

Confort thermique
• Indices PMV et PPD

Ambiances froides
• Isolement vestimentaire requis
• indice de refroidissement
257

Ambiance thermique
Mesures techniques de maitrise
réduire les échanges thermiques des murs et toitures:
• par une meilleure isolation thermique : Toiture et murs à double parois, double vitrage
• par une réflexion du rayonnement solaire: Parois extérieures peintes en blanc
• par un refroidissement extérieur : arrosage
• par une orientation des vitrage hors du rayonnement solaire : orientation nord
• mise en place des stores extérieures pour les vitrages orientés sud

réduction des apports de chaleur ou de froid internes:


• isolation thermique (conduites, parois...)
• évacuation à la source des gaz chauds et humides générés (cheminée…)
• élimination de toutes les fuites d’eau et de vapeur. 258

129
Ambiance thermique
Mesures techniques
ventilation générale, climatisation :
• ventiler avec de l’air extérieur, en respectant la vitesse d’air appropriée, de
préférence de bas en haut en été.

Ecran de protection contre les rayonnement

Adaptation des vêtements


• En cas de rayonnement : vêtement avec couleur blanche ou réfléchissantes
• si forte humidité prévoir un tissu absorbant la transpiration et très perméable à
la vapeur
• si contrainte par la chaleur: prévoir un vêtement permettant une ventilation
interne, très peu isolant et très perméable à la vapeur et le plus léger possible.
• si contrainte par le froid prévoir une tenue vestimentaire avec une isolation
convenable, assurant une protection de l’ensemble du corps (pieds, bras, mains,
visage, tête)

Charge physique de travail


• utiliser des moyens mécanisés pour des charges de travail lourdes
• améliorer l’ergonomie au poste du travail 259

Ambiance thermique
Mesures organisationnelles

Programmation des opérations


• Planification des opérations à l’extérieur durant la saison chaude
• Planification des opérations chaudes durant la saison fraîche ou froide
• Programmation des travaux lourds et chauds aux moments de la journée les
plus frais
• Réajustement des horaires de travail durant la période chaude.

Optimisation du cycle de travail-repos


• Pendant le travail en ambiance très froide (entrepôts frigorifiques), des
périodes de repos de 15 à 30 min doivent être programmées en milieu chaud
avec boissons chaudes, à intervalles réguliers (30 à 45 min)
• Des périodes de repos courtes (10 min) doivent être réparties régulièrement au
cours du travail à la chaleur avec présence d’eau potable. Cette répartition doit
être programmée sur base de l’évolution de la sudation et de la température
centrale

260

130
Maitrise du bruit au travail
1. Sources de bruit
2. plan de mesurage
3. Actions pour réduire le bruit sur les sources fluides
• Actions sur l’écoulement primaire
• Les silencieux
• Cas de la cavitation
4. Actions sur les sources solidiennes
• Actions sur la force
• Actions sur la structure
5. Actions sur la propagation aérienne
• Cloisonnement
• Encoffrement
• Écran
• Absorption du local
6. Actions sur la propagation solidienne : suspension élastique
7. Actions sur le récepteur
• Cabines
• EPI
261

Sources solidiennes

Son généré à partir d’une source vibrante ou


d’un impact mécanique

• Chocs entre solides


• Contact de deux solides
• vibrations d’une paroi
•…
262

131
Sources aérienne

Son généré à partir d’une variation de pression

263

Source liquidienne

Le contact du liquide avec un corps


génère des vibrations qui produit du
bruit

264

132
Sources du bruit

Dans les installations industrielles le bruit peut présenter une origine :

• pneumatique
• mécanique (grincement de pièces non lubrifiées, vibrations de
parois…)
• électrique (fermeture de relais, ronflement des circuits magnétiques
des transformateurs…)
• hydraulique (turbulence, aspiration des pompes…)
• aéraulique (ventilation, turbines…)

265

Propagation du bruit

Propagation
aérienne

Propagation
solidienne

266

133
Actions pour réduire le bruit

On peut agir sur :

• La source du bruit

• La propagation du bruit

• Le récepteur

267

Les actions sur les sources fluides

- Assurer une surface de contact


équipement-fluide aussi lisse que
possible

- Rendre les obstacles aéro-ou


hydrodynamiques et diminuer leur
taille

- Réduire les vitesses d’écoulement

268

134
Les actions sur les sources fluides

- Eviter les variations brusques de géométrie

269

Les actions sur les sources fluides : Les silencieux


Le silencieux est un dispositif qui est mis en place au niveau de la source fluide de
bruit pour en atténuer l’intensité, plusieurs techniques peuvent être utilisés :

Par réflexion : la réflexion est générée


lors de la rencontre d’une discontinuité
géométrique sur le trajet de l’onde

Par dissipation : en transformant


l’énergie sonore en chaleur par le
frottement de molécules. Il sont en
général utilisés sur des systèmes
de ventilation pour des débits
d’écoulement faible

270

135
Les actions sur les sources fluides : Les silencieux

Par détente : réduisent le bruit généré par la détente du gaz


comprimé, ils assurent une diminution progressive au
travers d’un dispositif poreux

Les accumulateurs à gaz : pour les écoulements liquides, on


trouve principalement des silencieux par accumulateurs à gaz
: une cavité remplie de gaz « amortissant » est en contact
avec le liquide par l’intermédiaire d’une membrane souple.

Les actions sur les sources fluides : Contrôle actif


Le contrôle actif consiste à créer un bruit opposé à celui qu’on veut atténuer,
de telle sorte que le bruit résultant soit idéalement nul. On place une source
de bruit artificiel à proximité de la source à atténuer contrôlée par un
récepteur. Cette technologie est efficace sur les basse frèquences et sur les
bruits périodiques 271

Les actions sur les sources fluides


cavitation

La cavitation correspond à la formation de bulles de vapeur,


sans élévation de température. Dans les liquides, sous
l'action d'une certaine agitation, comme le mouvement
d'une hélice, il se produit localement une baisse de
pression suffisante pour provoquer leur vaporisation, En
implosant, les bulles formées créent des ondes de choc

Mesures de prévention
Il s’agit d’éviter la dépression qui vaporise le liquide, il y a plusieurs possibilités :
• augmenter la pression statique du réseau d’écoulement
• réduire la vitesse de l’écoulement
• diminuer les pertes de charge : géométrie et état de surface des conduites

272

136
Actions sur les sources solidiennes
Actions sur la force

273

Actions sur les sources solidiennes


Actions sur la force

• lisser les efforts (éviter les à-coups)

Exemple :
• découpe par sciage au lieu par guillotine,
• fixation par boulonnage au lieu de fixation par rivet

Scie guillotine

Scie circulaire
• lubrifier

• Diminuer les vitesses, éviter les jeux

274

137
Actions sur les sources solidiennes
Actions sur la structure
Une force appliquée à une structure
engendre une vibration qui donne lieu
à un bruit

L’amortissement
L’amortissement permet de réduire
l’amplitude de la vibration transmise
et donc réduit l’intensité sonore du
bruit généré

275

Actions sur les sources solidiennes


Augmentation de la raideur de la structure :
Rendre les structures moins flexibles
permet de réduire l’amplitude des
vibrations et donc diminue l’intensité
sonore

Utilisation de parois perforées :

276

138
Actions sur les sources solidiennes

Réduire la surface de la paroi Isolation de la source de vibration

277

Les actions sur la propagation aérienne

Cloisonnement

L’onde sonore incidente fait vibrer la paroi


qui devient source de bruit de l’autre côté

Plus la masse surfacique est grande moins


la paroi vibre

Une paroi multiple constituée de plusieurs éléments


séparés par une lame d’air, de préférence « enfermé »
dans un complexe absorbant te type laine de verre.
on obtient un fort isolement pour une masse globale de
paroi faible 278

139
Les actions sur la propagation aérienne

Cloisonnement

279

Les actions sur la propagation aérienne

Écrans

Sauf si on installe des éléments


absorbants sur le plafond

280

140
Les actions sur la propagation aérienne

Encoffrement

281

Les actions sur la propagation aérienne

Absorption du local

Les panneaux de bois posés sur


les parois absorbent les basses
fréquences

Les panneaux de matériaux poreux posés


sur les parois ou suspendus au plafond
absorbent les basses fréquences 282

141
Les actions sur la propagation solidienne

Exemple de suspension élastique

283

Les actions sur la réception

Cabines

284

142
Les actions sur la réception

Protecteurs
individuels contre le
bruit (PICB)

285

L’ÉCLAIRAGE
ECLAIREMENT

L’éclairement représente la densité de flux lumineux reçu par une surface.


L’éclairement s’exprime en lux (lx).

Flux lumineux :
Puissance lumineuse émise dans toutes les directions par une source.
Le flux s’exprime en lumens (lm).
Ex : Le flux lumineux d’une source a incandescence de 100 W est d’environ 1500 lm

Source lumineuse
ponctuelle

dF
E= L’éclairement est mesurée à l’aide d’un luxmètre 286
dS

143
Réglementation
Les locaux du travail doivent disposer d’une lumière naturelle suffisante. A défaut les
locaux fermés affectés au travail, leurs dépendances notamment les passages et
escaliers, doivent être suffisamment éclairés pour assurer la sécurité du travail, la
sécurité de la circulation des salariés et éviter la fatigue visuelle, ainsi que les
affections de la vue.

Dans les locaux fermés et


affectés au travail et
pendant l’existence des
salariés, les niveaux
d'éclairage mesurés aux
niveaux de travail ou au
niveau du sol doivent être
au moins égaux à la valeur
minimale d’éclairement
indiquée dans les tableaux
suivants :

287

Réglementation
Dans les zones de travail, le niveau d'éclairement doit en outre être adapté à la nature de la
précision des travaux à exécuter.
En cas d’éclairage artificiel, le rapport des niveaux d'éclairement, dans un même local, entre
celui de la zone de travail et l'éclairement général doit être compris entre 1 et 5 ; il en est de
même pour le rapport des niveaux d'éclairement entre les locaux contigus en communication.
Les postes de travail situés à l'intérieur des locaux de travail doivent être protégés du
rayonnement solaire gênant soit par la conception des ouvertures soit par des protections,
fixes ou mobiles, appropriées.
Les dispositions appropriées doivent être prises pour protéger les salariés contre
l'éblouissement et la fatigue visuelle provoqués par des surfaces à forte luminance ou par
des rapports de luminance entre les surfaces voisines.
Les sources d'éclairage doivent avoir une qualité de rendu des couleurs en rapport avec
l'activité prévue et elles ne doivent pas compromettre la sécurité des salariés.
Toutes les mesures doivent être prises afin que les salariés ne puissent se trouver incommodés
par les effets thermiques dus au rayonnement des sources d’éclairage mises en ouvre. Ces
sources d’éclairage doivent être aménagées ou installées de façon à éviter tout risque de brûlure.
Les organes de commande d'éclairage doivent être d’accès facile. Ils doivent être munis du
voyant lumineux dans les locaux ne disposant pas de lumière naturelle.
L'employeur fixe les règles d'entretien périodique des matériaux d'éclairages. Ces règles
d'entretien doivent être consignées dans un document qui doit être communiqué aux membres du
comité d'hygiène et de sécurité ou, à défaut, aux représentants syndicaux et aux délégués des
salariés.
288

144
Éclairage latéral

Les aspects thermiques et l’éblouissement


On doit, éviter la pénétration directe des
rayons du soleil sur les postes de travail afin
d’empêcher l’éblouissement et l’effet
thermique. Plusieurs moyens sont utilisés :
• L’orientation des parois vitrées
Une orientation au nord ou en double
exposition au nord et au sud est conseillée.
En ce qui concerne l’orientation sud, les
vitrages sont plus faciles à protéger des
rayons solaires, que pour les orientations
ouest ou est, par des auvents, brise-soleil
horizontaux ou dispositifs fixes
Un brise-soleil constitué de lames
dégagées de la façade permet à l’air
chaud de remonter le long de la façade
et donc de diminuer l’effet de serre.
289

Éclairage latéral

brise-soleil
290

145
Éclairage latéral

brise-soleil
291

Éclairage latéral

Les aspects thermiques et l’éblouissement

Les stores ou dispositifs mobiles


Pour l’exposition est, ils assurent une protection le matin, en particulier en été. Pour
l’exposition ouest, ils assurent une protection l’après-midi, notamment en été où il y
a cumul de la température maximale de jour et un rayonnement solaire important.

Stores
extérieures

Les stores intérieures peuvent être efficace


contre l’éblouissement mais pour la Stores
protection thermique seuls les stores intérieures
extérieurs peuvent être efficaces.
292

146
Éclairage zénithal

Les ouvertures d’éclairage sont mis au niveau de la toiture


• Les sheds

C’est la meilleure solution pour l’éclairage naturel. Le vitrage sera orienté au nord. Ils
peuvent être verticaux, inclinés à 45°- 60° par rapport à l’horizontale.
Plus le vitrage se rapproche de la verticale, plus sa surface doit être importante pour
un facteur de lumière du jour directe équivalent. Il est donc plus économique d’avoir un
vitrage incliné qui évitera aussi le rayonnement direct sur le poste de travail. Une
inclinaison de 60° permet d’éviter totalement ce rayonnement, même en été. Une
inclinaison de 45° est acceptée mais elle est moins favorable à cause du rayonnement
direct du soleil au zénith en été.
Une répartition des sheds sur toute la toiture permet une homogénéité de
l’éclairement. Près des murs, dans le sens de la longueur, l’éclairement est plus faible
et l’on doit compenser par des vitrages latéraux.

293

Éclairage naturel

Éclairage zénithal

294

147
Éclairage artificiel

Pour un éclairement inférieur ou égal à 300 lux, l’éclairage général est suffisant.

295

Éclairage artificiel
INRS ED 85

Principes à respecter

• assurer un éclairement suffisant


• éviter l’éblouissement
- Aucune source lumineuse ne
devrait être à moins de 30° au
dessus du plan horizontal passant
par les yeux
- les tubes fluorescents sont placés
perpendiculairement par rapport à la
ligne de vision.
- les parois brillantes sont à éviter,
utiliser des surfaces mates ou L’utilisation des grilles de
satinées pour les plan de travail, les défilement permet
machines… d’éviter l’éblouissement,

296

148
Éclairage artificiel

Principes à respecter
• Éviter un contraste trop important
-Éclairage homogène au niveau du champs de vision rapport max de 3
-Écart entre éclairement zone de travail et éclairement général < à 5
-Éviter les zones d’ombre et les effet de masques (luminaires placés au dessus
du plan du travail, installation d’un grand nombre de luminaires de faible
intensité au lieu de peu de luminaire de grandes intensités)
• Tenir compte des caractéristiques de l’opérateur (tâches nécessitent un
éclairement élevé)
- Hauteur et orientation des luminaires réglables
- Intensité réglable par Allumage ou extinction des sources lumineuse ou par
gradient d’éclairement.
• assurer un rendu de couleur compatible avec la tâche à accomplir.

297

Éclairage artificiel

indice de rendu des couleurs IRC


Cet indice définit l'aptitude d'une lampe à nous faire distinguer toutes les couleurs.
la valeur maximale d'IRC est 100.

La lumière du jour a un IRC de 100. Les ampoules à incandescence et halogènes


ont un IRC proche de 100. Par contre, les tubes lumineux et les lampes
fluocompactes (dites aussi "économes") ont un IRC qui dépend de la composition
de la poudre fluorescente qui tapisse leur verre.

Lampe
halogène 298

149
Aération
Assainissement de l’air

•Agressions respiratoires, risques respiratoires


•Règlementation française :
•Locaux à pollution non spécifique : Ventilation naturelle
•Locaux à pollution non spécifique : Ventilation mécanique
•Locaux à pollution spécifique
•Valeurs limites de concentration admissibles
•Débits minimaux d’air neuf pour les locaux à pollution spécifique
•Locaux à pollution spécifique - Hiérarchie des mesures
•Principe du captage à la source
•Principaux dispositifs de captage
•Recyclage de l’air
•Installation de ventilation particulière : espace clos
•EPI
•Règlementation marocaine
299

Agressions respiratoires
• Gaz ou vapeurs neutres réduisant l'apport en O2 : CO2, azote, argon, vapeur
d'eau...
• Gaz ou vapeurs toxiques: chlore, benzène...
• Particules liquides neutres ou toxiques: peinture en bombe, insecticides....
• Particules solides neutres, toxiques ou radioactives: poussières, fumées,
aérosols...
• Eléments infectieux: bactéries, virus, microbes

Risques respiratoires
• Asphyxie
• Allergies (asthme, rhinite) provoquées par poussières de certains produits (arsenic,
enzymes...)
• Irritation (toux, laryngite), bronchite, oedème pulmonaire provoqués par des
toxiques: acide nitrique, trichloréthylène....
• Ulcérations, cancers provoqués par les fumées de soudure, benzène, acide
chromique...
• Pneumoconioses provoquées par des poussières de charbon, silice, farine, ciment.
300
• Maladies infectieuses

150
Locaux à pollution non spécifique
Règlementation française

Ventilation naturelle

C’est la ventilation assuré naturellement par le vent ou par l’écart de température


entre l’extérieur et l’intérieur. Dans ce cas, les locaux doivent comporter des
ouvrants donnant directement sur l’extérieur et dont les dispositifs de commande
sont accessibles aux occupants.

Volume d’air par personne

L’aération exclusive par ouverture de fenêtres ou autres ouvrants donnant


directement sur l’extérieur est autorisée quand le volume par occupant est égal ou
supérieur à :
- 15 m³ pour les bureaux et pour les locaux où est effectué un travail physique léger.
- 24 m³ pour les autres
Si le volume minimal par personne n’est pas atteint il sera alors nécessaire de
procéder à la ventilation mécanique pour au moins permettre l’aération des locaux
pendant la saison froide.
301

Locaux à pollution non spécifique


Ventilation mécanique

C’est la ventilation assuré par une installation mécanique.

Le débit minimal d’air neuf à introduire par occupant est fixé comme suit :

302

151
Locaux à pollution spécifique
Ce sont les locaux dans lesquels des substances dangereuses ou gênantes sont
émises sous forme de gaz, vapeurs, aérosols solides ou liquides autres que celles
qui sont liées à la seule présence humaine, locaux pouvant contenir des sources de
micro-organismes potentiellement pathogènes ou locaux sanitaires. Dès lors qu’un
polluant est émis dans le local, celui-ci devient un local à pollution spécifique.

L’installation doit permettre d’atteindre deux objectifs :

1- apporter de l’air neuf dans les mêmes conditions que celles prévues pour la
ventilation mécanique des locaux à pollution non spécifique.

2- respecter les valeurs limites admissibles de concentration de poussières, gaz,


aérosols, liquides ou vapeurs pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs.

Exemple d’activité à pollution spécifique :

Mines souterraines, Soudage à l’arc, Cabine de peinture, sciage du bois


minoteries, filature
303

VLE - VLCT - VME

Valeur limite plafond : la concentration maximale à ne pas dépasser même


instantanément

VLE : La valeur limite d'exposition est la concentration maximale admissible,


pour une substance donnée, dans l'air du lieu de travail, à laquelle le travailleur peut
être exposé pour une courte durée (c'est-à-dire inférieure ou égale à 15 minutes).

VLCT (VECD au canada) : est la valeur limite mesurée sur une période de
référence de 15 mn pendant le pic d’exposition

VME : La valeur moyenne d'exposition est la concentration maximale admissible,


pour une substance donnée, dans l'air du lieu de travail, où le travailleur est amené
à travailler une journée entière (8 heures).

304

152
VLE - VLCT - VME

305

Evaluation de la qualité de l’air

Identification des sources polluantes : Inventaire des produits


• les matières premières,
• les sous-produits (y compris ceux qui sont émis par des procédés ou des
opérations : émissions de fumées, produits de dégradation, brouillards,
poussières…),
• les produits finis,
• les produits de nettoyage ou d’entretien,
• les déchets.

Caractérisation des dangers


• étiquettes des produits,
• fiches de données de sécurité,
• Fiches Internationales de Sécurité Chimique: www.cdc.gov/niosh/ipcs/french.html
• Portail substances chimiques de l’Ineris : www.ineris.fr/substances/fr/
• Répertoire toxicologique du CSST : http://www.reptox.csst.qc.ca/
• http://esis.jrc.ec.europa.eu/
• http://monographs.iarc.fr/ENG/Classification/index.php
306

153
Evaluation de la qualité de l’air

Elaborer la stratégie de mesurage

• groupe d’exposition similaire (travailleurs d’un même atelier effectuant la


même tâche)
• travailleurs les plus exposés
• prélèvement individuel ou par poste
• durée des prélèvements : mesurage VLE, mesurage VME
• nombre de prélèvements
• exploitation des résultats

307

Valeurs limites de concentration admissibles

308

154
Valeurs limites de concentration admissibles

309

Ventilation des locaux à pollution


spécifique : Débits minimaux d’air neuf

310

155
Locaux à pollution spécifique -
Hiérarchie des mesures

311

Locaux à pollution spécifique -


Hiérarchie des mesures

312

156
Principaux dispositifs de captage

dispositifs de captage enveloppant

313

Principaux dispositifs de captage

dispositifs de captage inducteurs

Travail de pierres

314

157
Principaux dispositifs de captage

dispositifs de captage récepteurs

315

316

158
Recyclage de l’air

317

Espaces clos

Absence de risque inhérent au lieu de travail et travaux produisant les


émissions de polluants

Risques liés à l’atmosphère ou au contenu des lieux


de travail et travaux produisant les émissions de
polluants

318

159
Espaces clos

Absence de risque inhérent au lieu de travail et travaux ne produisant


pas d’émission de polluant

Risques liés à l’atmosphère ou au contenu des lieux


de travail et travaux ne produisant pas d’émission de
polluant

319

EPI

•Filtre contre les particules


•Filtre contre les gaz et vapeurs
•Filtres combinés poussières – antigaz – antivapeurs
•Appareil respiratoire isolant
320

160
EPI - R.231-54-9
Filtre contre les particules :
• Ils sont de couleur blanche, portent la lettre « P » et arrêtent les particules solides
et liquides. (Ponçages, Grenaillage -poussières-, Déversement de granulés dans le
mélangeur –poussières-, Pulvérisation de résine par pistolet airless -brouillard,
aérosols-, Nettoyage du mélangeur –fumées-
• Il existe 3 niveaux de protection :
P1 (arrêtent 80% de ces aérosols) - P2 : (94%) - P3 : (99,95%)
Filtre contre les gaz et vapeurs :
Ce sont des filtres à charbon actif. La nature du gaz ou de la vapeur est associée à
une couleur. Il existe 3 niveaux de protection : classes 1, 2 et 3.
Type Couleur Domaine d’utilisation
A Marron Gaz et vapeurs organiques dont le point d’ébullition est
supérieur à 65°C
B Gris Gaz et vapeurs inorganiques sauf le monoxyde de
carbone (ex : Cl2, Br2, H2S, HCN…)
K Vert Ammoniac et dérivés organiques aminés

AX Marron Produits organiques à point d’ébullition inférieur à 65°C

E Jaune Vapeurs acides (HCl), dioxyde de soufre. 321

EPI

Filtres combinés poussières – antigaz – antivapeurs :


Dans de nombreux cas, la protection doit être efficace à la fois contre les particules
et contre les gaz ou vapeurs.
Il faut utiliser des filtres combinés, de niveaux : 1, 2 ou 3.

Exemples Protections
A1P2 Vapeurs organiques, poussières
B2P2 Vapeurs inorganiques, brouillard
A2B2P2 Vapeurs organiques, HCN, fumées
A2B2E2K2P2 Vapeurs organiques, HCN, durcisseur aminé, aérosol

322

161
EPI
Quelques exemples concrets :

Opérations Filtres

Décapage à l’acide chlorhydrique EP Vapeur d’acide, brouillard


Déchargement d’un filler dans un mélangeur P Poussières

Application au rouleau d’une résine polyester A Vapeur organique


solvantée

Application au pistolet airless d’une résine AP et éventuellement K, Vapeur organique, aérosol


solvantée si durcisseur aminé

Application au pistolet airless d’une résine époxy P et éventuellement K, si Aérosol


non solvantée durcisseur aminé

Décapage au dichlorométhane AX Produit organique à point


d’ébullition <65°C

Décapage au chalumeau d’un mélangeur ayant ABP Vapeur organique, acide


contenu des polyuréthanes cyanhydrique, fumées

Soudure à chaud d’un film PVC EP Vapeurs acides (HCl),


fumées 323

Arrêté du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle n° 93-08 du


6 joumada I 1429 (12 mai 2008)

ART. 11. – Conformément aux dispositions de l'article 281 de la loi précitée n° 65-
99, l'air doit être renouvelé dans les locaux fermés où les salariés sont appelés à
séjourner , de façon à :
– maintenir un état de pureté de l'atmosphère propre à préserver la santé des
salariés ;
– éviter les élévations exagérées de la température, les odeurs désagréables et
les condensations.

ART. 12. – Les poussières et gaz incommodes, insalubres ou toxique doivent


être évacués directement des locaux du travail de façon continue et régulière.
Les installations de captage et de ventilation doivent être réalisées de telle sorte
que la santé et la sécurité des salariés soient préservées.
Un dispositif d'avertissement automatique doit être installé dans les locaux du
travail pour signaler toute défaillance des installations de captage.

ART. 13. – Dans les cas où il est impossible d’exécuter des mesures de protection
contre les poussières ou gaz irritants ou toxiques, des masques et dispositifs de
protection appropriés doivent être mis à la disposition des salariés.

L'employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour que ces masques et
dispositifs de protection soient maintenus en bon état de fonctionnement et 324
désinfectés avant d'être attribués à un nouvel utilisateur.

162
Réglementation risque chimique - BO 6214
• Evaluation des risques
- Etiquetage, FDS compatibles conformes aux normes
- évaluation du risque chimique en cas d’exposition
- Prise en compte lors de l’évaluation des : dangers du produit chimique,
données sur les FDS, conditions d’exposition, les valeurs limites d’exposition
professionnelle, l’effet des mesures de sécurité, les rapports établis par le
médecin de travail.
- évaluation aussi pour travaux de maintenance et prise en compte de
l’exposition à une combinaison de produits
- le démarrage d’une activité nouvelle mettant en œuvre les produits chimique
est subordonné à l’évaluation du risque chimique et à la mise en œuvre de
mesures préventives
- Communication des résultats de l’évaluation au comité HS
- les résultats de l’évaluation sont mis à la disposition de l’inspection du travail

• Mesures et moyens de prévention


- Mesures : méthodes de travail adaptées, matériel adéquat et entretenu,
réduction du nombre des salariés exposés, réduction de la durée et de
l’intensité d’exposition, mesures d’hygiène appropriées, réduction de la
quantité sur la zone de travail, procédures et moyens pour un travail sécurisé
325

Réglementation risque chimique - BO 6214

- Dans le cas de risque élevé :


 suppression ou substitution
 en cas d’impossibilité de substitution :
 procédés de travail et contrôle techniques appropriés
 équipements et matériels avec minimum d’émission
 Protection collective : captage, ventilation organisation du travail
 Protection individuelle
 Mesures techniques et organisationnelles sur les dangers physico-chimique :
 Mesures techniques et organisationnelles sur le stockage, la manutention
et l’isolement des produits incompatibles
 mesures empêchant la présence de concentration de produits chimique
inflammables ou de quantité importante de produit chimique instable
 mesures pour éviter les débordements et les ruptures de parois
sinon
 absence de sources d’ignition ou des condition de réaction dangereuse de
produits instables
 atténuer les conséquences d’incendie explosion ou des réactions
violentes de produits instables
 Entretien des EPI
326
 Mesures d’hygiène alimentaires

163
Réglementation risque chimique - BO 6214

 signalisation et limitation d’accès aux zones dangereuses


 sécurité spécifique pour le travail en espace clos
 Entretien des équipements de protection collective avec procédure d’entretien
et de surveillance
 visite au moins une fois par an des équipements de stockage : cuves,
bassin..comprenant des produits corrosifs
 Mesurage au moins une fois par an des concentrations des substances
dangereuses
 les substances pour lesquelles il y a des valeurs limites d’exposition
professionnelles doivent être contrôlées régulièrement
 tout dépassement de valeurs limites nécessite la mise en place des mesures
 le dépassement est pris en compte pour décider l’évaluation du risque
chimique
 les dépassements des valeurs limites biologiques nécessitent la réalisation
d’une évaluation du risque chimique et la mise en place des mesures
 prévoir des systèmes d’alarme pour avertir le personnel en cas d’accident
chimique
 prévoir du matériel de premier secours appropriés et des exercices dans les
locaux présentant un risque chimique.
 en cas d’accident ou incident des mesures d’atténuation et de rétablissement
327
doivent être prises

signalisation et limitation d’accès aux zones dangereuses


 les intervenants sont désignés et doivent disposer d’équipements de protection
individuelle
 Mise à la disposition des intervenants des informations sur les mesures
d’urgence

• Information des salariés


 information régulière des salariés et du comité sur les risques présentés par les
substances utilisées et les valeurs limites d’exposition professionnelle et les
valeurs limites biologiques, mise à leur disposition des FDS et formation
information sur les mesures de sécurité mises en place
 Elaboration des notices de poste

• Surveillance médicale
 liste des personne exposées comprenant la substance, la durée et la
concentration
 Élaboration des fiches d’exposition par salarié
 le salarié est informé de l’existence de la fiche et a accès aux informations
 la fiche est transmise au médecin du travail
 la liste et les fiches sont communiquées au comité HS
 élaboration de la fiche d’aptitude physique par le médecin du travail renouvelée
au moins une fois par an
 examen médical des salariés exposés à des substances par exemple en cas 328 de
demande du salarié

164

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