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CHAPITRE 3 : Théories du

commerce international et
balance des paiements
Section 1 :Les théories du
commerce international
Parmi les théories du commerce
international, nous pouvons retenir:
celles d’Adam SMITH, de David
RICARDO et d’Elie HECKSCHER-
Bertil OHLIN – Paul Anthony
SAMUELSON.
A- La théorie d’Adam SMITH
Pour SMITH, chaque pays doit se
spécialiser dans la production du bien
où Il a un « avantage absolu » c’est-
à-dire où il a le coût absolu le plus
faible.
Le coût absolu de production d’un bien
est la quantité de facteur travail
nécessaire pour produire une unité du
bien. Par exemple considérons deux
biens : le coton et le maÏs et deux
pays « C » et « D ».
Les coûts absolus de production de
ces deux biens dans ces deux pays
sont donnés par le tableau suivant :
Pour produire un kg de coton dans le
pays C il faut 5h et dans le pays D
6h.
Pour produire un kg de maïs dans le
pays C il faut 18h et dans le pays D
10h.
Le coût absolu de production du coton
est plus faible dans le pays C ; le
pays C va se spécialiser dans le
coton.
Le coût absolu de production du maïs
est plus faible dans le pays D, le pays
D va se spécialiser dans le maïs.
Cette thèse de SMITH a été critiquée
par RICARDO.
B- La théorie de David RICARDO
Pour Ricardo, si l’on considère la
thèse de Smith, il peut arriver qu’un
seul pays produise les deux biens.
Ce serait le cas si nous avons les
coûts absolus de production suivants
pour par exemple deux pays A et B
pour le tissu et l’huile :
A partir de ce tableau on voit que le
pays A dispose pour les deux biens
du coût absolu de production le plus
faible. Il devrait alors selon Smith se
spécialiser dans les deux biens.
Pour Ricardo dans cette situation le pays B
ne bénéficierait pas de l’échange.
Cependant il pense qu’un commerce
mutuellement avantageux peut
cependant intervenir entre les pays A
et B si deux conditions sont réunies:
-- première condition ou condition
nécessaire :le coût d’opportunité ou
coût relatif de la production d’un bien
dans chaque pays doit être différent.
Le coût d’opportunité de la production
d’un mètre de tissu est la quantité
d’huile que l’on doit sacrifier pour
pouvoir produire un mètre de tissu.
Réciproquement, le coût d’opportunité
de la production d’un litre d’huile est
la quantité de tissu que l’on doit
sacrifier pour produire un litre d’huile .
.
-- deuxième condition ou condition
suffisante
Le rapport d’échange international
doit être compris entre les deux coûts
d’opportunité de la production d’un
bien dans les deux pays.
Le rapport d’échange international
d’un mètre de tissu est la quantité
d’huile qu’il permet d’obtenir au
niveau international.
Le rapport d’échange international
d’un litre d’huile est la quantité de
tissu qu’il permet d’obtenir au niveau
international.
Si ces deux conditions sont réunies,
chaque pays se spécialiser dans la
production du bien où il a un
avantage relatif ou comparatif
c’est-à-dire où il a le coût
d’opportunité le plus faible.
Calculons les coûts d’opportunités
de la production des deux biens
dans les pays A et B:
Pays A:
Co t/h = tissu = 8h = 2
huile 4h
1 m de tissu = 2 litres d’huile
Donc pour produire un mètre de tissu,
on doit sacrifier 2 litres d’huile.
Co h/t = huile = 4h = 0,50
tissu 8h
1 litre d’huile = 0,50 m de tissu
Donc pour produire un litre d’huile, on
doit sacrifier 0,50 m de tissu.
Pays B:
Co t/h = tissu = 10h = 0,40
huile 25h
1 m de tissu = 0,40 litre d’huile
Donc pour produire un mètre de tissu,
on doit sacrifier 0,4 litre d’huile.
Co h/t = huile = 25h = 2,5
tissu 10h
1 litre d’huile = 2,5 m de tissu
Donc pour produire un litre d’huile, on
doit sacrifier 2,5 m de tissu .
Les coûts d’opportunité de la
production des biens sont différents
dans les deux pays. La première
condition est réalisée.
On peut résumer ces coûts
d’opportunité dans le tableau suivant :
.Vérifions la deuxième condition:
Supposons que le rapport d’échange
international soit :
1 m tissu = 1 L d’huile
Nous avons :
-- pour le tissu // à l’huile
0,40 < 1 < 2
Ou
-- pour l’huile // au tissu
0,50 < 1 < 2,5
Le rapport d’échange international est
compris entre les coûts d’opportunités.
La deuxième condition est aussi vérifiée.
Le pays A va se spécialiser dans l’huile
car il le coût d’opportunité le plus faible
0,50 contre 2,5 pour le pays B.
Le pays B va se spécialiser dans le
tissu car il a le coût d’opportunité le plus
faible 0,40 contre 2 pour le pays A.
Cette spécialisation sera mutuellement
avantageuse car elle entraine des
gains en produits et en facteur travail.
Les gains en produit :
D’abord pour le pays A : dans ce pays

1 L d’huile = _4h__ = 0,50


1 m tissu 8h
Ou
1 L d’huile = 0,50 m tissu
Avec la spécialisation dans l’huile et
l’échange international ,
1 L d’ huile = 1m tissu
Le gain de A en tissu = 1 – 0,50 =
O,50 m de tissu pour chaque litre
d’huile exporté
Pour le pays B :
dans ce pays
1 m tissu = 10h = 0,40
1 L d’huile 25h
Ou
1m tissu = 0,40L d’huile
Avec la spécialisation dans le tissu et
l’échange international :
1m tissu = 1L d’huile
Le gain de B en huile = 1 – 0,40 =
O,60 litre d’huile pour chaque
mètre de tissu exporté.
Les gains en travail:
On constate qu’il ya un gain en travail
de 4h dans le pays A et de 15 h
dans le pays B soit au total 19 h qui
pourront selon Ricardo servir à
produire d’autres biens.
Remarque pour Ricardo, si une seule
des deux conditions n’est pas
respectée , il n’y aura pas de
spécialisation.
Par exemple si le rapport d’échange
international était :1 m tissu = 0,25
L d’huile :
le pays B ne va plus se spécialiser
dans le tissu car il n’ y aurait plus un
intérêt.
En effet sa perte en produit
serait = 0,40- 0,25= 0,15L
pour chaque m de tissu qu’il aurait
exporté.
C’est le pays A qui aurait intérêt à la
spécialisation dans l’huile car :
le rapport d’échange international
devient pour lui :
1d’huile = 1/O,25 m tissu = 4 m
tissu
Il gagnerait : 4 – 0,50 = 3,5 m de
tissu pour chaque litre d’huile exporté.

Mais il n’y aura pas de


spécialisation car le pays B n’y a
pas intérêt.
C- La Théorie d’Elie HECKSCHER-
Bertil OHLIN - Paul Anthony
SAMUELSON.(HOS)
Ils estiment que les thèses de Ricardo
et Smith sont insuffisantes car elles
ne tiennent pas compte des dotations
en facteurs capital et travail dont
dispose chaque pays.
Leur théorie est qualifiée de « théorie
des dotations factorielles ».
Selon HOS, certains pays disposent
relativement plus de facteur capital et
d’autres relativement plus de facteur
travail.
Si l’on sait que la production de
certains biens exige relativement plus
de capital( c’est-à-dire sont plus
intensifs en capital) et d’autres
relativement plus de travail ( c’est-à-
dire sont plus intensifs en travail).
Ils en déduisent que le pays
relativement mieux doté en capital
doit se spécialiser dans la
production du bien qui exige
relativement plus de capital.
Réciproquement le pays relativement
mieux doté en travail doit se
spécialiser dans la production du
bien qui exige relativement plus de
travail.
C- 1-La détermination du pays
relativement mieux doté en capital ou
en travail
Nous avons deux méthodes :
-- première méthode
Si nous avons deux pays A et B avec
les dotations en facteurs capital et
travail suivantes:
Dotations en Dotations en
capital(K) travail(W)
Pays A 390 130
Pays B 400 800
Détermination du pays relativement
mieux doté en capital :
Il faut calculer les rapports K/W pour
chaque pays et les comparer.
Le pays qui a le rapport K/W le plus
élevé est relativement le mieux doté
en capital.
KA = 390 = 3
WA 130
KB = 400 = 0,50
WB 800
On constate que :
KA = 3 > KB = 0,50
WA WB
Donc le pays A est relativement le
mieux doté en facteur capital.
Détermination du pays relativement
mieux doté en travail :
Il faut calculer les rapports W/K pour
chaque pays et les comparer.
Le pays qui a le rapport W/K le plus
élevé est relativement le mieux doté
en travail.
WA = 130 = O,33
KA 390
WB = 800 = 2
KB 400
On constate que :
WB = 2 > WA = 0,33
KB KA
Donc le pays B est relativement le
mieux doté en facteur travail.
Deuxième méthode de détermination
du pays relativement mieux doté en
capital ou travail:
C’est à partir des coûts unitaires des
facteurs capital et travail.
Si nous prenons le tableau des coûts
unitaires de facteurs capital et travail
suivant pour les deux pays A et B:
Coût unitaire Coût unitaire
du capital( i ) du
travail ( s )
Pays A 2 8
Pays B 10 5
Le pays relativement mieux
doté en facteur capital est le
pays qui a le rapport i/s le
plus faible .
iA / sA = 2/8 = 0,25
et

iB / sB = 10/5 = 2
On constate que
iA / sA = 0,25 < iB / sB = 2
Donc le pays A est relativement
mieux doté en facteur capital.
Le pays relativement mieux doté en
facteur travail est le pays qui a le
rapport s/i le plus faible .
sA/iA = 8/2 = 4
et

sB/iB = 5/10 = 0,5


On constate que
sB/iB = 0,5 /
< sA iA = 4
Donc le pays B est relativement
mieux doté en facteur travail.
C-2- Détermination du bien le plus
intensif en capital ou en travail
Si nous avons deux biens X et Y
dont la fabrication d’une unité
nécessite les quantités de
facteurs capital et travail figurant
dans le tableau qui suit
Quantité de Quantité de
facteur capital travail
nécessaire (K) nécessaire (W)
Bien X 3 4
Bien Y 5 2
Détermination du bien le plus intensif
en capital :
Il faut calculer les rapports K/W pour
chaque bien et les comparer.
Le bien qui a le rapport K/W le plus
élevé est plus intensif en capital.
Kx = 3 = 0,75
Wx 4
Ky = 5 = 2,5
Wy 2
On voit que Kx = 0,75 < Ky =2,5
Wx Wy
Donc le bien Y est plus intensif en
capital.
Détermination du bien le plus intensif
en travail :
Il faut calculer les rapports W/K pour
chaque bien et les comparer. Le bien
qui a le rapport W/K le plus élevé est
plus intensif en travail.
Wx = 4 = 1,33
Kx 3

Wy = 2 = 0,40
Ky 5
On voit que Wy = 0,40 < Wx =1,33
Ky Kx

Donc le bien X est plus intensif en


travail.
C- 3- La spécialisation
Le pays A relativement mieux doté en
capital va se spécialiser dans la
production du bien Y qui est plus
intensif en capital.
Le pays B relativement mieux doté
en travail va se spécialiser dans la
production du bien X qui est plus
intensif en travail.
Cette théorie a été critiquée par W
LEONTIEF. La critique de ce dernier est
connue sous le nom de « Paradoxe de
LEONTIEF ».
En essayant de vérifier la validité de la thèse
HOS dans les années cinquante et
soixante, il remarqua que les USA pays
fortement doté en facteur capital exportait
des produits plus intensifs en facteur
travail par rapport aux produits qu’il
importait.
Ce paradoxe n’est pour lui qu’apparent.
Il explique qu’en réalité les Etats-Unis sont
plus riche en « travail qualifié ».
Et le « travail qualifié » lié à la formation
professionnelle joue aussi un rôle
important dans la spécialisation des pays.
Section 2 : La Balance des
paiements
C’est document qui recense l’ensemble
des échanges économiques entre un
pays et le Reste du Monde.
Il se décompose en fait en trois
principales balances :
La balance des transactions courantes, le
compte capital et d’opérations financières
et la balance globale.
A- La balance des transactions courantes
Elle enregistre les opérations suivantes :
La balance courante est déficitaire.
Ce déficit traduit un besoin de
financement.
Remarque : PIBpm = C+I+X-M
X-M = E-I
Si X-M <0 ; E-I <0 . Donc il y a un
BF
B- Le compte capital et
d’opérations financières
Il renseigne sur la manière dont ce
besoin de financement a pu être
réglé. Il se décompose en deux
comptes :le compte capital et le
compte d’opérations financières.
B-1-Le compte capital enregistre les
transferts en capital ( tels que les
subventions d’ équipement et les
remises de dettes ) et les opérations
relatives aux acquisitions et cessions
d’actifs non reproductibles (tels que
les terrains et les actifs incorporels).
Les actifs incorporels sont par exemple
les brevets d’invention ,les marques
commerciales, les œuvres musicales
etc.
B-2-Le compte d’opérations
financières enregistre :
l’investissement direct ,
l’investissement de portefeuille et les
autres investissements tes que les
crédits commerciaux et les dépôts
monétaires .
Par exemple si :
6 –Compte Capital = 420

7-Compte d’opérations financières=960

8- Solde du compte Capital et


d’opérations financières= 6+7 = 1380
C- La balance globale
Elle nous donne le solde de la
balance des paiements et nous
renseigne sur la variation des
réserves de change du pays.
Solde de la balance globale = Solde de
la balance des transactions courantes
+ Solde du compte capital et
d’opérations financières + Erreurs et
Omissions.
Si : Erreurs et Omissions = 5
Solde de la balance globale
= -1100+1380+5
Solde de la balance globale = 285
Solde de la balance globale=Variation des
réserves change =285 milliards de FCFA.
Remarque :
La balance des paiements peut être
présentée toujours en équilibre si l’on
pose : SBP = SBG – ΔR = 285-285 = 0
D-Quelques instruments de
correction d’un déséquilibre de la
balance des paiements
D-1 – L’utilisation de l’Absorption
Cette proposition vient de S.
ALEXANDER
Pour équilibrer la balance commerciale
en cas de déficit on pourrait réduire
« l’Absorption » du pays.
L’Absorption représente les dépenses
de consommation finale et
d’investissement à l’ intérieur d’ un
pays; en d’autres termes la Dépense
Intérieure Brute.
Par exemple , nous savons que
PIBpm = C + I + X – M
Ou
Y = C+I+X-M
Avec C+I = A C’ est à dire l’Absorption
Donc
Y = A +X-M
Y- A = X-M
Y- A = Solde de la balance
commerciale
Si la Balance Commerciale est
déficitaire , pour l’équilibrer il faudrait
:
-si Y constant diminuer A
-si A constant augmenter Y
-si A et Y varient : ΔY > ΔA
D-2- La dévaluation de la monnaie du
pays
Pour essayer d’équilibrer sa balance
commerciale, un pays peut dévaluer
sa monnaie.
La dévaluation est un acte officiel par
lequel un pays diminue la valeur de
sa monnaie par rapport aux monnaies
étrangères.
Le taux de change est le taux qui
donne la valeur d’une monnaie
nationale par rapport à une monnaie
étrangère( ou la parité d’une monnaie
nationale).
Par exemple :
655,957 FCFA = 1 €
ou
500 FCFA = 1$
Par exemple une dévaluation du FCFA
par rapport au dollar serait de dire :
1000 FCFA = 1$
Ainsi avec 1$ on peut acheter un
produit qui coûte dans l’UEMOA
500 FCFA avant dévaluation.
Avec la dévaluation on peut acheter
avec 1$ deux produits coûtant
500FCFA.
Réciproquement
Avant dévaluation il faut 500FCFA pour
acheter un produit coûtant 1$.
Avec la dévaluation il faut 1000 FCFA
pour acheter un produit coûtant 1$.
Ainsi la dévaluation ( ou la
dépréciation) de la monnaie d’un
pays rend ses exportations moins
chères. Mais elle rend aussi ses
importations plus chères.
C’est pourquoi un pays doit réfléchir
avant de prendre une telle décision.
Aujourd’hui la plupart des monnaies ne
fonctionnent plus selon un système
de change fixe mais selon un
système de change flexible ou
flottant .
Le système de change flexible ou
flottant est un système ou la valeur
des monnaies est fixée sur les
marchés des changes.
La valeur d’un monnaie peut ainsi
s’apprécier ou se déprécier selon la
loi de l’offre et de la demande.
D-3– L’utilisation du droit de douane
La douane est l’administration chargée
du contrôle et de la taxation des
produits à la frontière d’un pays. Le
droit de douane est un impôt qui
frappe les produits importés.
La protection assurée par les droits de
douane peut être évaluée à l’aide
d’un indicateur : « le taux de
protection effective » .
Le taux de protection effective se
définit comme le taux
d’accroissement de la valeur ajoutée
brute d’un secteur économique ou
d’une industrie suite à l’instauration
de droits de douane.
Application Numérique
L’industrie d’un pays A produit un bien
X dont le prix en l’absence de droits
de douane est « P » tel que
P = 100F.
Les consommations intermédiaires
nécessaires pour produire une unité
de
bien X en l’absence de droits de
douane « CI » = 60F.
L’Etat de ce pays veut protéger son
industrie en appliquant des droits de
douane sur le produit X et sur les
consommations intermédiaires.
Si :
dp = droits de douane sur le produit X
= 0,20
di = droits de douane sur les
consommations intermédiaires = 0,10
TPE = taux de protection effective

TPE = VAB’ - VAB


VAB
VAB = VAB en l’absence de droits de
douane
VAB’ = VAB avec instauration des
droits de douane
VAB = P – CI = 100F – 60F = 40F
VAB’ = P’ – CI’
P’ = prix du bien X avec droit de
douane = 100F + 0,20.100F = 120F
CI’= consommations intermédiaires
avec droit de douane
= 60F+ 0,10.60F = 66F
Et
VAB’ = 120F- 66F = 54F
Donc
TPE=VAB’ – VAB = 54F – 40F =0,35
VAB 40F

ou 35%
L’application des droits de douane a
entraîné une hausse de la valeur
ajoutée brute par unité de produit de
35%.
Le taux de protection effective évolue
en fonction des droits de douane.
En effet :
TPE = VAB’ - VAB = [P’-CI’] - [P-CI]
VAB P- CI
Or P’ = P + dpP
CI’ = CI + di CI
Remplaçons P’ et CI’ par leur
expression, nous avons :
TPE = VAB’ - VAB = [P’-CI’] - [P-CI]
VAB P- CI

TPE = [(P+dpP)-(CI+diCI)] - [P-CI]


P- CI
TPE = P+dpP –CI - diCI– P+CI =
P-CI

TPE = dpP - diCI


P-CI
dTPE = P__ > 0 car P- CI >0
ddP P- CI
Donc le taux de protection effective est
une fonction croissante du droit de
douane sur le produit .En d’autres
termes si le droit de douane sur les
consommations intermédiaires est
constant et si le droit de douane sur le
produit augmente le taux de protection
effective augmente
Si le droit de douane sur le produit diminue
le taux de protection effective diminue.

dTPE = -CI__ < 0 car P - CI > 0


ddi P- CI
Donc le taux de protection effective est
une fonction décroissante du droit de
douane sur les consommations
intermédiaires. En d’autres termes si le
droit de douane sur le produit est constant
et si le droit de douane sur les
consommations intermédiaires augmente le
taux de protection effective diminue. Si le
droit de douane sur les consommations
intermédiaires diminue le taux de
protection effective augmente.

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