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FAJE – FRANCÊS INSTRUMENTAL -2022/1

TEXTO NO 2 - 25 DE MARÇO DE 2022

DESCARTES ET LE NOUVEAU DEPART DE LA PHILOSOPHIE.


(Tirado de : Philosophie, Manuel +. Roger-Pol Droit. Éditions de la Cité. 2004, pages 208-209)

Obtenu au terme d'une longue méditation consistant à rejeter tout ce qui lui paraissait
douteux, le célèbre « je pense, donc je suis » de Descartes inaugure une nouvelle forme de
savoir où le sujet pensant - et non plus la tradition ou l'expérience sensible - est le centre et le
fondement d'un univers infini dont il faut s'assurer la maîtrise.
Obtido ao término de uma longa meditação que consiste em rejeitar tudo que parecia
duvidoso, o célebre “penso logo existo” de Descartes inaugura uma nova forma de saber
(conhecimento) na qual o sujeito pensante – e não mais a tradição ou a experiência sensível –
está o centro e o fundamento de um universo infinito cujo domínio deve ser assegurado.
Pensant = que pensa, pensando, pensante.
Donc = portanto
Dont =
L'esprit connaissant.
C'est pour se remettre de la déception provoquée par l'enseignement scolastique reçu au
collège de La Flèche, qui lui paraissait confus et stérile, que Descartes décide de jeter les
bases d'une nouvelle connaissance, prenant pour guide et modèle la déduction mathématique.
En contact avec les savants de son temps, prenant position sur les problèmes scientifiques
agités par son époque, auteur de découvertes comme celle des principes de la géométrie
analytique, il s'attelle à la rédaction d'un grand Traité du monde et de la lumière dont il
suspend la publication quand il apprend, en 1633, la condamnation de Galilée par le Saint-
Office. À la place, il publie en 1637 trois essais, La Dioptrique, les Météores, la Géométrie,
précédés d'un Discours de la méthode « pour bien conduire la raison et chercher la vérité
dans les sciences » appelé à devenir un des textes les plus célèbres de la philosophie.
C'est

Les quatre préceptes.


Désireux de sortir des controverses interminables entre savants ainsi que du conflit entre la
science et l'autorité religieuse, Descartes propose une véritable refondation du projet contenu
dans l'idée de science. Un premier déplacement est opéré dès les Règles pour la direction de
l'esprit (1628). Il consiste à considérer les sciences non plus, comme le faisaient les Anciens
du point de vue de la diversité de leurs objets, mais de celui du sujet qui les connaît.
« Toutes les sciences ne sont rien d'autre que l’humaine sagesse qui demeure une et
identique à elle-même quelques différents que soient les objets auxquels elles appliquent »
(règle 1).
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L'unité des sciences et de la philosophie provient donc de l'esprit, connaissant. Encore faut-il
se prémunir contre le faux, accroître progressivement la science, conduire à la connaissance
vraie de tout ce qui peut être atteint. Quatre préceptes essentiels définis dans le Discours de
la méthode précisent alors la marche à suivre : n'admettre jamais aucune chose pour vraie qui
ne soit connue évidemment être telle ; diviser chacune des difficultés en autant d'éléments
qu'il est possible ; partir des choses simples pour aller peu à peu vers la connaissance des
choses composées ; pratiquer des dénombrements exhaustifs afin de ne rien omettre.

Éliminer les préjugés.


Les méditations métaphysiques (1641) examinent les conséquences de cette représentation
de la science sur la situation de l'homme et son rapport à Dieu. La pratique du doute
méthodologique et hyperbolique (consistant. à considérer comme faux tout ce qui n'est que
douteux) permet au sujet de faire table rase de tous ces préjugés et de parvenir à la première
vérité de la philosophie, la seule qui soit absolument indubitable, l'existence de l'esprit tel
qu'il se connaît par lui-même.
Cette première vérité délivre le critère de toute vérité possible, à savoir l'idée évidente, claire
et distinctes. Mais elle risquerait de demeurer unique si l'idée d'infini que nous sommes
incapables, en tant que créature finie, de produire par nous-mêmes, ne nous permettez pas de
poser, hors de nous, l'existence d'un Dieu parfait, auteur de notre être et garant de la
conformité de nos représentations claires et distinctes avec le monde hors de notre esprit.
L'univers cartésien se caractérise alors par le dualisme des substances - substance pensante
et substance étendue - qui, en l'homme, sont, comme âme et corps, temporairement unies.
Dépourvue de tout dynamisme propre, la nature peut être entièrement comprise par les lois
du mécanisme et l'on peut sans scrupule décider de s'en rendre « maître et possesseur ».
Doué par son esprit d'une infinie liberté, l'homme peut d'autre part, par sa volonté, maîtriser
ses passions et cultiver la vertu suprême de la générosité.

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