Vous êtes sur la page 1sur 2

Sbaouni Mohamed

Le financement des PME et le système bancaire


Pourquoi les PME trouvent des difficultés au niveau du financement ?
• Premièrement la taille de la PME est contrainte de son accès au financement,
dans la mesure où elle ne peut pas accéder aux marchés financiers et
diversifier ainsi ses ressources financières comme les entreprises de grande
taille, la PME plus ses fonds propres ne peut avoir que la banque pour se
financer, alors il s’agit bien d’une opportunité de financement perdue pour
les PME.
• L’absence de garantie matérielle pour le remboursement des crédits
bancaires augmente le risque de ne pas avoir des prêts, or la volonté d’une
entreprise à donner des garanties est un moyen de connaitre sa capacité de à
montrer sa solvabilité, ces moyens de garanties permettent la réduction des
risques morales
• L’asymétrie d’information est un problème parmi plusieurs qui limite
l’opération du financement des PME, ledit problème est dû à une divergence
d’intérêt entre le banquier et l’emprunteur, puisque le premier cherche à
octroyer un crédit et garantir le remboursement, alors que le deuxième
cherche à avoir le crédit avec le minimum de garanties ce qui va pousser la
banque à rationner le crédit
• Le manque de liquidité issue des charges fiscales réduit en effet les fonds de
entreprises et donc une augmentation des besoins de financements
• Le secteur d’activité joue un rôle bien important lors d’une opération de
financement, puisqu’une entreprise qui opte pour un projet consommé n’a
pas les mêmes chances qu’une entreprise innovante vis-à-vis de la banque.
• La question à ce niveau-là est la capacité de la PME à croitre sachent que le
mode de gestion dominé est paternaliste centré sur le pouvoir et la propriété
conduisant les dirigeant à limiter le recours au financement externe
L’indépendance financière est un frein puissant à l’ouverture du capital, au
renforcement des fonds propres par des apports d’actionnaires extérieurs et
à la croissance
• Le déficit du financement peut être dû au déficit du système financier dans
son ensemble, La crise financière et ses répercussions sur la disponibilité du
crédit, en particulier pour les PME, la perspective d’un désengagement
partiel des banques de ce segment de clientèle a redonné au sujet du
financement des PME une brûlante actualité
Comment résoudre ce problème de financement ?
• La bonne gouvernance du secteur bancaire : on ne peut pas parler des
solutions de financement sans passer par la gouvernance du système
bancaire, et plus particulièrement la gestion des risques bancaires à travers la
refonte de la réglementation bancaire et la mise en place de la nouvelle loi
bancaire (2014)
• Le partage d’informations est primordial afin de faciliter l’accès des PME au
crédits bancaires et ce à travers les bureaux de crédit, les registres des crédits
bien plus que les registres de commerce qui ont pour but le remplissement
du manque d’information relatif aux PME, la pertinence, l’exhaustivité bien
plus que la disponibilité des informations relatives aux PME aide les banques
à réduire les asymétries d’informations.
• Les fonds de garantie et financement des PME : les fonds des garanties sont
considérés comme des interfaces entre préteurs et emprunteurs, leur rôle
économique réside dans l’offre des garanties complémentaires pour faciliter
l’accès des PME aux crédits bancaires, pour ce faire le gouvernement
s’appuie essentiellement sur la CCG pour prendre une partie en charge du
risque des prêts bancaires, parmi les produits de la CCG on peut citer
ILAYKI, DAMANE EXPRESS et MOUAKABA
• L’agence nationale de promotion des PME (ANPME)
1. Le programme IMTIAZ : le renforcement et l’accompagnement des
PME les plus performantes à devenir des grandes entreprises et
faciliter l’accès au financement bancaire
2. Le programme MOUSSANADA : un programme
d’accompagnement a comme objectif d’accompagner 700 PME
chaque année dans leur démarche de modernisation et d’améliorer
leur compétitivité.
• le programme INTELAK : Intelaka, le programme de soutien aux
entrepreneurs et aux très petites et moyennes entreprises (TPME), lancé sous
instructions royales, était en marche et il avait tout pour plaire et attirer les
investissements. À commencer par des crédits plafonnés à 1,2 million de
dirhams, un taux d’intérêt de 2% en milieu urbain et 1,75% en milieu rural,
pas de garanties exigées, des frais de dossiers gratuits

Vous aimerez peut-être aussi