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Laboratoire d'Ingénierie des Matériaux Organométalliques, Moléculaires et Environnement

LIMOME

Analyses Des eaux usées

Année universitaire 2019-2020

Faculté des Sciences Dhar El Mahraz - Fès ; BP 1796 Fès-Atlas, Maroc Tél. : 212 535 64 23 98 – Fax : 212 535
64 25 00 – Site web : www.fsdm.usmba.ac.ma
Préambule

L’eau est source de vie, bien commun et élément majeur de notre patrimoine naturel. Il est
donc nécessaire, dans le cadre du respect des principes du Développement Durable, de
ménager cette matière précieuse, d’en maîtriser l’utilisation et de la restituer après usage au
milieu naturel en l’ayant correctement épurée.

L'analyse des eaux usées est une réponse à trois préoccupations essentielles :

 Préserver la qualité de vie et assurer la protection sanitaire des populations ;


 Préserver la ressource en eau, les milieux aquatiques, le patrimoine naturel et la qualité de
l’environnement ;
 Identifier sa charge polluante et proposer une méthode de traitement adéquate pour un éventuel
recyclage.

Le présent document est rédigé à l’attention des étudiants de licence et/ou de master ainsi qu'aux
doctorants du laboratoire d'Ingénierie des Matériaux Organométalliques, Moléculaires et
Environnement LIMOME-Axe Environnement afin de servir de support de référence pour leurs
travaux de recherches.

Ce document représente des notions générales sur l'eau. Il indique les différentes méthodes
d'échantillonnage, de prélèvement et de conservation des échantillons d'eaux usées et il décrit de
façon détaillée les principales méthodes d’analyse des eaux usées normalisées ISO ou selon
AFNOR édictées par RODIER. [1,2]

Ce support est loin d’être complet, et va falloir chercher davantage pour plus amples
informations sur les d'eaux usées et leurs méthodes d’analyses.

Les méthodes décrites serviront de référence aussi longtemps que ces dernières ne seront pas
modifiées
Classification des eaux

Classification des eaux


L’eau est une substance incolore, inodore, insipide qui couvre trois quart
de la surface terrestre et joue un rôle primordial pour tout ce qui a trait à la vie.

I. Eaux naturelles

I.1. Eaux souterraines 


De point de vue hydrogéologique les couches aquifères se divisent en :

- Nappes phréatiques ou alluviales : Peu profondes et alimentées directement par


les précipitations pluvieuses ou les écoulements d’eau en dessus,
- Nappes captives : Plus profondes que le premier et séparées de la surface par une
couche imperméable, l’alimentation de ces nappes est assurée par l’infiltration sur
leurs bordures.
La nature du terrain sous lequel se trouvent ces eaux est un déterminant de
leurs compositions chimiques. Cependant, elles sont appelées aussi les eaux propres
car elles répondent `en général’ aux normes de potabilité. Elles sont moins sensibles
aux pollutions accidentelles cependant elles perdent totalement leur pureté originale
dans le cas de contamination par des polluants.
Quand une eau souterraine contient une concentration en certains minéraux
dépassant les normes de potabilité, elle représente des propriétés thérapeutiques.
On la distribue en bouteilles avec parfois un traitement bien défini ; ces eaux sont
dites eaux minérales.

I. 2. Les eaux de surface


Ce type d'eaux englobe toutes les eaux circulantes ou stockées à la surface
des continents (rivières, lacs, étangs, barrages…).
La composition chimique des eaux de surface dépend de la nature des
terrains traversés par ces eaux durant leurs parcours dans l’ensemble des bassins
versants. Ces eaux sont le siège, dans la plupart des cas, d’un développement d’une
vie microbienne à cause des déchets rejetés dedans et de l’importante surface de

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Classification des eaux

contact avec le milieu extérieur. C’est à cause de ça que ces eaux sont rarement
potables sans aucun traitement.
I. 3. Eaux des mers et océans
Les mers et les océans constituent des énormes réservoirs d’eau. Elles
représentent près de 97 ,4% du volume d’eau existant actuellement sur notre
planète, le reste est la part des eaux continentales (eaux souterraines et
superficielles).
Les eaux de mers sont caractérisées par une grande salinité, elles sont
dénommées aussi «eaux saumâtres », ce qui rend leur utilisation difficile, notamment
leur coût très élevé pour leur traitement.
II. Eaux de consommation 
Ce sont les eaux destinées à la consommation domestique. Elles ont connu
une énorme croissance suite au développement démographique et à l’amélioration
des conditions de vie des populations.
La consommation domestique en eau varie de quelques litres par jour
dans les pays sans adduction publique et à faible confort ménager jusqu’à plusieurs
centaines de litres dans les pays très développés.
Il faut signaler que les établissements distributeurs des eaux de
consommation sont responsables de la conformité de ces eaux aux normes jusqu’à
leurs arrivées au consommateur.

III. Eaux industrielles 


La qualité et la quantité des eaux utilisées dans l’industrie sont très
variables. Elles dépendent du type de l’entreprise productrice et de sa taille. Une eau
qui va entrer dans un cycle de refroidissement d’une chaudière est moins exigeante
que l’eau utilisée dans l’industrie électronique (tableau 1).

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Classification des eaux

Tableau 1: Principales utilisations industrielles de l’eau et sources d’eau possibles


Sources d’eau
Type d'eau Domaine d'utilisation
acceptables*
- Agroalimentaire -Eau moyennement
- Pharmacie minéralisée
Eau de fabrications
- Papiers blancs - Eau potable
nobles
- Textiles - Eaux de forage
- Teintureries - Eaux de surface
- Chimie
- Pharmacie
- Chaudières
- Préparation des bains
Eau déminéralisée divers - Eaux de forage
- Rinçages en - Eaux de surface
galvanoplastie
- Eau ultra pure
- Dessalement par
osmose inverse
- Eaux de surface
Eau de refroidissement - Réfrigération
pauvres en Cl-
en circuit semi-ouvert atmosphérique
- Effluents après
traitement tertiaire
- Eaux de surface
Eau de refroidissement - Condenseurs et
- Eaux de mer
en circuit ouvert échangeurs
- Effluents après
traitement
Eau de lavage de gaz - Lavage gaz - Eaux de surface
ou produit de métallurgique et tamisées et pré-
transport incinération décantées
- Lavage charbon - Effluents secondaires *
souvent après un traitement adéquat

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Classification des eaux

IV. Eaux usées 


L’utilisation des eaux engendre un nouveau produit appelé effluent ou eau
usée. Les problèmes liés aux eaux usées sont aussi anciens que ces eaux elles mêmes
et ils s’aggravent suivant la croissance démographique, l’amélioration de la qualité de
vie des populations et le développement des activités industrielles.
Les eaux usées se divisent en deux grandes catégories : les eaux résiduaires
urbaines (ERU) et les eaux résiduaires industrielles (ERI).
IV.1. Eaux résiduaires urbaines
Les eaux résiduaires urbaines (ERU) regroupent les eaux ménagères, les
eaux de vannes et les eaux de ruissellement. La composition et les caractéristiques
d’une eau résiduaire urbaine sont peu variables par rapport aux eaux usées
industrielles.
Tableau 2: Paramètres indicateurs de pollution des eaux résiduaires
urbaines [3]
Paramètre Valeurs
pH 7,5 – 8,5
MES totales (mg/L) 150 – 500
DBO5 (mgO2/L) 100 – 400
DCO (mgO2/L) 300 – 1000
COT (mg/L) 100 – 300
NTK 30 – 100
N-NH4+ 20 – 80
N-NO2- <1
N-NO3- <1
P 10 – 25

IV.2. Eaux résiduaires industrielles (ERI)


Les caractéristiques des eaux usées industrielles subissent de grandes
variations. Elles dépendent à une multitude de paramètres : type de l’industrie,
production, nettoyage, différentes étapes du procédé industriel, état des appareils,…
Par ailleurs, il existe des caractéristiques communes entre les effluents de la même
industrie.
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Classification des eaux

En termes de volume et type de polluants, les effluents industriels présentent


le plus souvent une charge importante et un risque de dysfonctionnement structurel
et fonctionnel des réseaux d’assainissement et des dispositifs de traitement des eaux
usées. Ces risques sont d’autant plus grands que les industries sont localisées en
amont du réseau d’assainissement.
Les principaux polluants transitant dans les eaux usées d’origine industrielle sont :
 Les métaux toxiques,
 Les toxines organiques,
 Les matières colorées,
 Les huiles et graisses,
 Les sels,
 La pollution organique.
IV.3. Les eaux pluviales
Elles sont issues du ruissellement de l’eau de pluie, et peuvent provoquer
des pollutions importantes des cours d’eau. L’eau de pluie englobe les impuretés de
l’air et ruisselle sur des surfaces terrestres contenant des résidus d’hydrocarbures, de
métaux lourds, d’huiles, etc.

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Méthodes de prélèvement et de
conservation des échantillons
de l’eau
et de préparation au terrain
Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

Méthodes de prélèvement et de conservation des échantillons


de l’eau
I. Méthodes de prélèvements 
En dehors des études de contrôle et des recherches scientifiques, la plupart
des prélèvements d’eau résultent de l’application des textes législatifs et
réglementaires ayant pour objet l’hygiène publique, la lutte contre la pollution, la
surveillance des installations classées et des stations de traitement, la police des
eaux, etc.

Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération délicate à laquelle le


plus grand soin doit être apporté ; il conditionne les résultats analytiques et
l’interprétation qui en sera donnée.
L’échantillon doit être homogène, représentatif et obtenu sans modifier les
caractéristiques physico-chimiques de l’eau (gaz dissous, matières en suspension,
etc.).
I.1. Cas d’une rivière, d’une nappe ouverte, d’un réservoir, d’une citerne
La bouteille sera plongée à une certaine distance du fond (50 cm) et de la
surface, assez loin des rives ou des bords ainsi que des obstacles naturels ou
artificiels, en dehors des zones mortes ou des remous, et en évitant la remise en
suspension des dépôts.

I.2. Cas d’un lac ou d’une retenue d’eau

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

Il y a lieu de choisir plusieurs points de prélèvements et, en chacun d’eux,


de prélever plusieurs échantillons à différentes profondeurs pour tenir compte
soigneusement de l’hétérogénéité verticale et horizontale.
Il existe des dispositifs permettant d’ouvrir les flacons à un niveau
déterminé et ainsi de prélever l’eau en un point donné. Le mélanger S’il est
nécessaire et se servir d’un vase intermédiaire pour le prélèvement, ce vase sera au
préalable lavé et rincé de plusieurs échantillons ainsi recueillis peut donner un
échantillon moyen.
I.3. Cas d’une eau souterraine
Deux cas très différents peuvent se présenter:
S’il s’agit d’un captage ou d’un puits équipé d’une pompe, les
prélèvements se situeront normalement au terme d’une épreuve de pompage
ininterrompue d’une durée totale de l’ordre de 30 heures ou, tout au moins à la fin
de la dernière journée d’une série de trois journées consécutives de pompage de 10
heures.
S’il s’agit d’une source aménagée, effectuer le prélèvement au trop plein,
sinon il convient de procéder à un aménagement provisoire.

I.4. Cas de prélèvement à un robinet


Si le but est le contrôle de l’eau distribuée, il est indispensable d’attendre
que l’eau en stagnation dans les canalisations soit éliminée.

 En pratique, il convient d’ouvrir le robinet à débit maximum pendant 5 à


10 secondes puis de le ramener à un débit moyen pendant 2 minutes. Présenter alors
la bouteille sous le robinet sans l’avoir refermé.

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

Si le but de l’analyse est de contrôler la concentration de certains


éléments relargués par la canalisation, tels que zinc, plomb, cuivre, il convient de
laisser l’eau stagner dans celle-ci pendant toute la nuit et de prélever l’eau
immédiatement à l’ouverture du robinet.

I.5. Cas d'eaux usées

Le prélèvement des eaux usées s’applique selon la norme ISO 5667 - 3 :2018.
Les eaux usées sont caractérisées par une variabilité permanente. D’où la
nécessité de faire un échantillon composite ou proportionnel, en prenant en
considération le débit d’assainissement. Ceci requiert la plupart du temps
l’installation d’un équipement : préleveurs mobiles ou fixes.

I.5.1. Préleveurs automatiques

Sont utilisés pour des prélèvements d’eau résiduaire ou d’eau industrielle. Ils
ont tous comme composants principaux (figure 1) :

 crépine afin d’éviter le bouchage du tuyau d’aspiration ;


 tuyau d’aspiration de 10 à 15 mm d’épaisseur, résistant à l’usure et au
pincement ;
 pompage type péristaltique ou à dépression ;
 répartiteur avec vidange gravitaire ;
 flacons, de 1 à 24, selon les besoins ;
 programmateur avec mémorisation du ou des programmes utilisés, à
démarrage temporisé et prévoyant une purge du tuyau d’aspiration avant et
après chaque prélèvement ;
 alimentation électrique avec batterie interne étanche et facilement
rechargeable ;
 caisson étanche à l’immersion pour les appareils portables. Pour les appareils
fixes l’enceinte doit être réfrigérée à 4 °C.

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

1. Crépine
2. Tuyau aspiration
3. Pompage
4. Répartiteur
5. Flacons
6. Programmation
7. Alimentation électrique
8. Caisson

Figure 1 : composants principaux d’un préleveur automatique

I.5.2. Prélèvement manuel

II. Analyses à effectuer in situ 


Tableau 3 : Paramètres physicochimique des eaux à analyser dès prélèvement

Paramètre Analyse In Analyse In Référence


situ situ de méthode
indispensable souhaitable
pH * ISO 10523‐
2008
Conductivité * ISO 7888‐1985
Température *
Oxygène dissous * ISO 5814-2012
Turbidité * ISO 7027-1-
2016

III. Méthodes de Conservation d’échantillons  (Rodier 2009) NF EN


ISO 5667-3
Tableau 4 : Méthodes de conservation des échantillons d'eau prélevés
Éléments Techniques Volume Températur
à analyser Récipien de minimum de e de Mesure
t conservations prélèvement conservatio avant
s (mL) n °C
pH P ou V Mesure in situ 100 4 6 h (obsc)

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

Oxygène 24 h
Vb 300 4
dissout (obsc)
Conductivité de 24 h
P ou Vb 100 4
électrique préférence (obsc)
Températur
- - - -
e
24 h
Turbidité P ou V 0 100 4
(obsc)
P ou V Acide 100 4 1 mois
sulfurique
DCO
concentré
P Congeler 100 -20 1 mois
P ou V Remplir
complètemen 1000 4 24 h
DBO5 t pour chasser (obsc)
l’air 1000 -20 1 mois
P Congeler
Phosphore P ou V 24 h
0 250 4
totale (obsc)
Acide
P ou V sulfurique 250 4 1mois
NTK
P concentré 250 -20 1mois
Congeler
Acide
250 4 7 jr
- P ou V chlorhydrique
NO3 24 h
CC 250 4 (obsc)
0
P ou V 24 h
NO2- 0 200 4
(obsc)
SO42- P ou V - 200 4 1 mois
Acide
200 4 21 Jr
+ P ou V sulfurique
NH4 48 h
concentré 200 4 (obsc)
0
Analyse des Acide nitrique
P 100 à 500 - 1 mois
métaux concentré
Coliformes P ou V Flacons 48 h
250 4
fécaux stériles (*) (obsc)

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

* en présence d’une eau traitée par un oxydant, ajouter avant stérilisation 5 gouttes
d’une solution de thiosulfate de sodium à 10 %

Tableau 5 : Paramètre de pollution à analyser pour la détermination de la qualité


des eaux de surface (Bulletin officiel 2016)

Paramètre physico-chimique -Température °C


-pH
-Oxygène dissout mgO2.L-1
-Conductivité µs.cm-1
-Turbidité NTU
- matière en suspension
-DCO mgO2.L-1
-DBO5 mgO2.L-1
-SO42-mg.L-1
-Cl- mg.L-1
Substances indésirables -NO3- mg.L-1
-NO2- mg.L-1
-NTK mg.L-1
-NH4+ mg.L-1
-Phosphore total mg.L-1
-Cuivre mg.L-1
-Zinc mg.L-1
...
Substances toxiques -Cadmium mg.L-1
-Plomb mg.L-1
-Chrome mg.L-1
...
Paramètres Bactériologiques -Coliformes fécaux / 100 mL
...

III. Préparation du matériel pour le terrain


La préparation du matériel est une étape qui doit être planifiée plusieurs
jours à l’avance, afin de prévoir le nombre de bouteilles adéquates et les solutions de
conservation pour les analyses désirées et de s’assurer du bon état des instruments.

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

En règle générale, le matériel d’échantillonnage se compose de  :


- Bouteilles d’échantillonnage (250 mL, 500 mL, 1L), bouteilles en verre,
chalumeau de terrain, briquet, ciseau en bois …
-Glacier
-Solution de conservation en fonction du type d’analyse (H2SO4, HNO3,
Na2S2O3 …)
-Scotch
- Étiquettes
-Marqueur permanant
- Pissettes
-Mouchoirs
- Malette de terrain
Remarques importantes sur le choix et le lavage des bouteilles
Plusieurs types de bouteilles peuvent être utilisés pour réaliser un
prélèvement d’eau : plastique transparent ou opaque, verre transparent ou ambré,
bouteille stérile ou non, avec ou sans agent de préservation.
Bouteilles de 1L sans conservation,
bouteilles de 500 mL qui seront conservés avec quelques gouttes de
l’acide sulfurique (H2SO4),
Bouteilles de 250 mL qui seront conservés par l’acide nitrique (HNO3)
-Rincer les bouteilles avec l’eau à prélever avant les prélèvements
- Pour les prélèvements destinés à une analyse biologique, essayer de :
 ne pas renverser le bouchon pour ne pas le contaminer
 laisser 20 cm entre le flacon et le chalumeau
-Avant d’effectuer aucune mesure, étalonner l’appareil de mesure par les solutions
étalons de pH (= 4, = 8) et de conductivité.
-Vérifier les piles avant chaque prélèvement

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

On /OFF
Démarrage MODE pour
de lire les Électrode Solutions Électrode
différents Thermomètre pH- mètre étalons Conductimètre
l’appareil
paramètres pH et CE

Cas du prélèvement automatique


 Tuyau d’aspiration nettoyé (10 m. En téflon) ;
 Tuyau d’écrasement lavé et rincé à grande eau (< 1 m, en silicone de type
alimentaire), dans le cas d’un échantillonneur automatique à pompe
péristaltique ;
 Bol en verre nettoyé, dans le cas d’un échantillonneur automatique à
dépression ;
 1 flacon collecteur en verre, nettoyé ;
 Pompe péristaltique (débit nominal 0,5 L/min environ) ;

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

 15 L d’eau exempte en micropolluants (p. Ex. Déminéralisée) ;


 1,5 L de détergent alcalin ;
 1,5 L d’eau acidifiée (acide acétique 80% dilué au 1/4) ;
 1,5 L d’acétone ultra-pure ;
 Machine à laver (préférable) ;
 Papier aluminium en rouleau.
IV. Calibrage des appareils
Lorsque des instruments de mesure sont utilisés sur le terrain, leur
calibrage est une étape essentielle à l’obtention de données exactes et précises.
Les trois appareils les plus communément utilisés sont le thermomètre,
l’Oxymètre et le pH-mètre.
Dans le cas d’un thermomètre numérique, un calibrage doit être effectué à
quelques reprises au cours de l’année, mais cet exercice n’est pas nécessaire avant
chaque campagne d’échantillonnage. Par contre, l’Oxymètre et le pH-mètre doivent
être calibrés avant chaque sortie sur le terrain. Cette opération s’effectue au moyen
de solutions standard de pH pour le pH-mètre, et par insertion de l’électrode dans
une cellule offrant un milieu saturé en oxygène et à température connue pour
l’Oxymètre.
Comme la concentration en oxygène dans l’eau est fonction de la
température, la mesure de ce paramètre permet de calculer la concentration en
oxygène dans l’eau saturée (bien brassée) et de calibrer l’appareil en conséquence.
Il existe actuellement plusieurs types d’appareils de mesure disponibles. Il
est fortement recommandé de consulter le manuel d’instruction de l’appareil avant
son utilisation.
V. Cartes topographiques et GPS
Les sites d’échantillonnage doivent être cartographiés et leurs coordonnées
géographiques doivent être validées à l’aide d’un GPS. , ou par téléphone en
installant l’application (mobile topographer)
Le GPS et les cartes topographiques sont essentiels pour la localisation
précise des stations afin notamment de s’assurer que l’échantillonnage est réalisé
exactement aux mêmes endroits d’une fois à l’autre.

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Techniques de prélèvement et de conservation des échantillons d'eau

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[Tapez un texte]

Techniques
d’analyses des paramètres
Physiques
d'eaux usées
Analyses physiques de l'eau

Techniques d'analyses physiques des eaux

I. Paramètres physiques à mesurer insitu le terrain


I.1. Température T (°C)
La température de l’eau est un paramètre de confort pour les usagers.
Elle permet également de corriger les paramètres d’analyse dont les valeurs sont
liées à la température (conductivité notamment). De plus, en mettant en
évidence des contrastes de température de l’eau sur un milieu, il est possible
d’obtenir des indications sur l’origine et l’écoulement de l’eau.
La température doit être mesurée in situ. Les appareils de mesure
de la conductivité ou du pH possèdent généralement un thermomètre
intégré.
I.2. Conductivité χ (µS/cm, ms/cm)
La conductivité mesure la capacité de l’eau à conduire le courant entre
deux électrodes. La plupart des matières dissoutes dans l’eau se trouvent sous
forme d’ions chargés électriquement. La mesure de la conductivité permet donc
d’apprécier la quantité de sels dissous dans l’eau.
La conductivité est également fonction de la température de l’eau : elle
est plus importante lorsque la température augmente. Les résultats de mesure
doivent donc être présentés en termes de conductivité équivalente à 20 ou 25°C.
Les appareils de mesure utilisés sur le terrain effectuent en général
automatiquement cette conversion.
Ce paramètre doit impérativement être mesuré sur le terrain. La
procédure est simple et permet d’obtenir une information très utile pour
caractériser l’eau.
I.3. Potentiel hydrogène pH
Le pH mesure la concentration en ions H + de l’eau. Il traduit ainsi la balance entre
acide et base sur une échelle de 0 à 14. 7 étant le pH de neutralité.
Ce paramètre caractérise un grand nombre d’équilibre physico-
chimique et dépend de facteurs multiples, dont l’origine de l’eau.

16
Analyses physiques de l'eau
Le pH doit être impérativement mesuré sur le terrain à l’aide d’un pH-
mètre ou par colorimétrie.
Tableau 6 : Classification des eaux d’après leur pH
pH < 5 Acidité forte => présence d’acides minéraux ou organiques
dans les eaux naturelles
pH = 7 pH neutre
7 < pH < 8 Neutralité approchée => majorité des eaux de surface
5,5 < pH < 8 Majorité des eaux souterraines
pH = 8 Alcalinité forte, évaporation intense

I.4. Oxygène dissous (OD) et % de saturation en oxygène


Les concentrations en oxygène dissous constituent, avec les valeurs de pH,
l’un des plus important s paramètres de qualité des eaux pour la vie aquatique.
L’oxygène dissous dans les eaux de surface provient essentiellement de
l’atmosphère et de l’activité photosynthétique des algues et des plantes aquatiques.
La concentration en oxygène dissous varie de manière journalière et
saisonnière car elle dépend de nombreux facteurs tels que la pression partielle en
oxygène de l’atmosphère, la température de l’eau, la salinité, la pénétration de la
lumière, l’agitation de l’eau et la disponibilité en nutriments.
La concentration en oxygène dissous est également fonction de la vitesse
d’appauvrissement du milieu en oxygène par l’activité des organismes aquatiques et
les processus d’oxydation et de décomposition de la matière organique présente
dans l’eau. Globalement, plus la concentration en oxygène dissous (OD) est proche
de la saturation, plus l’aptitude de la rivière à absorber la pollution est grande
La mesure de ce paramètre s'effectue au terrain en prenant l'échantillon en
immersion.
La mesure se fait également à l'aide d'une petite cellule (l'O 2) traverse une
membrane poreuse avant de réagir avec un électrolyte et d'être mesurée par un
voltage).

17
Analyses physiques de l'eau

II. Paramètres physiques analysés au laboratoire

Matières en suspension MES (mg/L)


Matières Minérales MM (mg/L); Matières Organiques MO(mg/L)
Norme ???
 Définition

Les matières en suspension (MES) constituent l’ensemble des particules minérales et/ou organiques
présentes dans une eau naturelle ou polluée. Elles peuvent être composées de particules de sable, de
terre et de sédiment arrachées par l’érosion, de divers débris apportés par les eaux usées ou les eaux
pluviales très riches en MES. Elles correspondent à la concentration en éléments non dissous d’un
échantillon. L’abondance des matières en suspension dans l’eau favorise la réduction de la
luminosité et abaisse la production biologique du fait, en particulier, d’une chute de l’oxygène
dissous consécutive à une réduction des phénomènes de photosynthèse.

La détermination des matières en suspension dans l’eau s’effectue soit par filtration ou par
centrifugation.

A. Méthode par filtration sur filtre en verre


 Domaine d’application

La présente méthode décrit une méthode de dosage de la matière en suspension dans les eaux brutes,
les eaux usées et les effluents peu chargés par filtration sur filtre en fibres de verre. La limite
inférieure de dosage est d’environ 2 mg/l.

 Principe

L’eau est filtrée et le poids de matières retenue par filtre est déterminé par pesé différentielle.

 Appareillage et verrerie

- Équipement de filtration sous vide ;


- Disques ou filtres en microfibres de verre ;
- Fioles jaugées ou éprouvettes graduées.

18
Analyses physiques de l'eau

 Mode
opératoire

- Prendre le filtre et la marquer avec précaution pour ne pas l’abîmer ;

- Peser le filtre et noter sa masse à vide M0 ;

- Placer le filtre sur la rampe de filtration ;

- Bien agiter l’échantillon ;

- Prélever un volume de l’échantillon et le transvider sur le filtre ;

- Procéder à la filtration ;

NB : Le volume filtré ne doit pas dépasser 1 litre et la filtration ne doit pas durer plus d’une
demi-heure.

- Récupérer le filtre après la filtration, puis le placer dans une étuve à 105°C pendant 1h pour
enlever l’excès d’eau ;

- Peser de nouveau le filtre, après séchage, puis noter sa masse M1.

 Expression des résultats 

Le rapport entre la différence des masses et le volume filtré donne la concentration de matières en
suspension dans l’échantillon. La teneur en matières en suspension est donnée par l’expression
suivante :

( M 1−M 0 )
MES ( mg/ L )=
V

Avec :

M0 : masse de la membrane avant filtration (mg) ;

M1 : masse de la membrane après filtration (mg) ;

V : volume d’échantillon filtré (L).

19
Analyses physiques de l'eau
B. Méthode par Centrifugation
 Domaine d’application

Cette méthode est surtout réservée aux eaux trop chargées contenant beaucoup de matières
colloïdales, en particulier si le temps de filtration est supérieur à une heure.

Les MES étant susceptibles de variations dans les 24 h, il convient de pratiquer cette mesure très
rapidement dans les 6 h qui suivent le prélèvement.

 Principe

L’eau est centrifugée à 5000 tr/20 min. Le culot est recueilli, séché à 105°C et pesé. Il peut ensuite
être calciné à 105°C et pesé de nouveau.

 Appareillage et verrerie

- Centrifugeuse susceptible de 4 500 tr / min ;

- Tubes à centrifugeuse ;

- Capsule de 100 mL verre borosilicaté, platine, ou silice.

 Mode opératoire

- Centrifuger un volume d’eau de façon à recueillir au moins 30 mg de matières ;

- Séparer le liquide surnageant par siphonage avec précaution, sans perturbation du dépôt et
jusqu’à une hauteur de 10 mm de liquide au-dessus du dépôt ;

- Transvaser les culots de matières dans une capsule séchée et tarée ;

- Rincer les tubes à centrifuger (3 fois) avec une petite quantité d’eau distillée ;

- .Introduire les eaux de lavages avec les culots dans la capsule ;

20
Analyses physiques de l'eau
- Évaporer l’eau de la capsule au bain-marie ;

- Sécher ensuite à l’étuve à 105 °C jusqu’à masse constante ;

- Laisser refroidir au dessiccateur, peser ;

Afin de déterminer les matières minérales et organiques :

- porter ensuite la capsule à 525 °C ± 25 °C / 2h ;

- Laisser refroidir au dessiccateur et peser, jusqu’à masse constante ;

 Expression des résultats

 La teneur de la matière totale en suspension est donnée par l’expression suivante :

( M 2−M 1 )
MES ( mg/ L )= ×1000
V

 La teneur de la fraction minérale est donnée par l’expression suivante :

( M3 −M 1)
MM ( mg/ L )= ×1000
V

 Les matières organiques sont donc :

MO ( mg/ L )=MES ( totale )−MM

Avec :

M1 : masse de la capsule vide (mg) ;

M2 : masse de la capsule pleine après séchage à 105°C (mg) ;

M3 : masse de la capsule pleine après calcination à 525°C (mg) ;

V : volume d’échantillon filtré (mL).

21
Analyses physiques de l'eau

Résidu et sels dissous totaux


Norme ??

Principe

Une certaine quantité d’eau bien mélangée est évaporée dans une capsule tarée, le
résidu est ensuite pesé.

Mode opératoire

 Tracer un bécher à 110 °C et noter la masse m0.


 Évaporer progressivement au bain-marie dans une capsule de Platine tarée
500ml d’eau filtrée. La capsule n’étant remplie qu’à mi-hauteur.
 Laver le ballon qui a servi à mesurer le volume d’eau avec l’eau distillée, les
eaux de lavage seront ajouté en cours d’évaporation.
 Une fois toute l’eau évaporée, porter la capsule à l’étuve à 110°C pendant 4h
et laisser refroidir ¼ d’heure au dessiccateur.
 Peser immédiatement et rapidement le résidu et noter m1, le résidu étant en
général hygroscopique.
 Cet inconvénient sera évité en prenant la précaution de déposer 1 ou 2 g de
fluorure de sodium (NaF) au fond de la capsule de platine avant d’en
déterminer la tare. En effet, les fluorures alcalino-terreux sont facilement
débarrassés de leur être de leur excès d’eau à 105 °C ; protégés contre
l’hydrolyse par leur insolubilité, ils cristallisent anhydres en poudre fine.

Expression résultats

La masse du résidu sec multipliée par 2 donne la masse du résidu sec de 1litre d’eau.
m 1−m0
R é sidu ( g /L )= × 1000
V

m1−m0 6
R é sidu ( mg/ L )= × 10
V

Avec :

m0 : masse de la capsule tarée (g) ;

22
Analyses physiques de l'eau
m1 : masse de la capsule après séchage (g) ;

V : volume de la prise d’essai (mL).

23
Analyses physiques de l'eau

Résidu minéralisé et perte au feu

Généralités

La détermination du résidu sur l’eau non filtrée permet d’évaluer la teneur en


matières dissoutes et en suspension d’une eau, c’est le résidu total. Si l’eau est filtrée
préalablement à la mesure, le résidu correspond alors aux matières dissoutes.

Le résultat obtenu est influencé par la température et la durée de la dessiccation.

Température (°C) Interprétation


100-105 une partie ou la totalité tant de l’eau interstitielle que de
l’eau de cristallisation de certains sels peut s’évaporer
105-110 les hydrogénocarbonates se transforment en carbonates, ce
qui entraine une perte d’anhydride carbonique
105 -180 En plus de l’eau de cristallisation, il peut y avoir : perte
d’ammoniaque à partir des combinaisons ammoniacales,
d’acide sulfhydrique à partir de sulfures alcalins, de matières
organiques à partir de composés organiques.
Le chlorure de magnésium peut aussi s’hydrolyser et
précipiter sous forme d’hydroxyde
180 Le résidu sec est obtenu et se rapproche le plus de la somme
des différents résultats d’analyses
Il est pratiquement exempt d’eau de cristallisation
Le résidu à 525°C permet d’estimer (par différence avec le résidu à 105°C) la teneur
en matières organiques.
Le résidu sulfaté permet, en particulier, pour les eaux fortement minéralisées
d’obtenir des résultats plus stables.
Principe

Cette mesure ne permet de déterminer qu’approximativement les matières


organiques du résidu sec, en raison des décompositions et volatilisations des sels
minéraux.

Minéralisation du résidu sec à 525°C = 25°C.

Mode opératoire

24
Analyses physiques de l'eau
- Calciner le résidu sec obtenu à 525°C pendant une heure et demie ;
- Mettre la capsule à refroidir dans un dessiccateur puis peser la masse ;

Expression résultats

La masse du résidu à 525°C multipliée par 2 donne la masse du résidu minéralisé par
litre d’eau. La différence entre le résidu sec et le résidu minéralisé donne la perte au
feu.

Poids s é ch é −Poids
Masse de fibres= '
×100
Masse de l é chantillon

25
Techniques d'analyses
chimiques de l’eau
Analyses chimiques de l'eau

Paramètre Méthodes d’analyses Norme


Chlorure Cl-
DCO Distillateur (PRO-NITRO M) (PRO-NITRO S )
SEMI-AUTOMATIQUE ET (PRO-NITRO A)
AUTOMATIQUE
DBO5 Système Velp capteur de pression 6D gamme
PV2000
Phosphore Méthodes spectrométrique UV-visible au T 90-023
totale Pt molybdate d’ammonium indice de classement
NTK Distillateur Kjeldahl (PRO-NITRO A) –Dosage de
l’azote Kjeldahl 4002430 : méthode après
minéralisation
NO3- Méthodes spectrométrique UV-visible avec NFT 90-040
l’acide salicylate de sodium
NO2- Méthodes spectrométrique UV-visible au NF EN ISO 7890-
réactif de Zambelli Norme 3
NH4+ Méthodes spectrométrique UV-visible NF EN ISO
Automatique 15587-2 /NF EN
ISO 11885
SO42- Méthodes spectrométrique UV-visible

Analyse des NF 11885 Analyse par spectrométrie d’émission


métaux atomique ICP AES
ULTIMA 2 –JobinYvon. Après minéralisation
dans l’eau régale

26
Analyses chimiques de l'eau

Dosage des Chlorure


 
« ISO9297(2000) »
(Méthode de Mohr)
I. Définition

Les ions chlorures sont très répandus dans la nature généralement sous forme
de sels (NaCl, KCl, CaCl2...) constituant 0,05 % de la lithosphère (majorité dans
les océans). Ils ont deux origines principaux :

Naturelle :
 Lessivage des terrains, érosion des sols, dissolution des minerais dont le sel
gemme
 Émanations volcaniques
 Embruns, pénétration de l'eau de mer dans le sol
Anthropique :
 Déglaçage routier
 Effluents industriels et urbains (chimie, exploitation des puits de pétrole,
mines de potasse, drainage d'irrigation, eaux usées)
 Lixiviation des décharges
 Utilisation de chlorures dans le traitement des eaux (coagulants) ou
désinfection au chlore
II. Objectif 

Le but de cette manipulation est déterminer la concentration des ions chlorures


Cl-contenus dans un échantillon moyennant un dosage argentimetrique (par une
solution de nitrate d’argent AgNO3)en présence du chromate de potassium
K2CrO4comme indicateur coloré
III. Principe 
 Les chlorures sont dosés en milieu neutre par une solution titrée de nitrate
d’agent en présence de chromate de potassium.
 La fin de la réaction est indiquée par l’apparition de la teinte rouge
caractéristique du chromate d’argent.

IV. Domaine d’application 

27
Analyses chimiques de l'eau

Le dosage des chlorure suit la norme ISO9297 – 2000. La présente Norme


internationale spécifie une méthode de titrage pour la détermination du
chlorure dissous dans l'eau. La méthode est applicable à la détermination
directe du chlorure dissous à des concentrations comprises entre 5 mg / l et 150
mg / l. La plage de travail peut être étendue à 400 mg / l en utilisant une burette
de plus grande capacité ou en diluant l'échantillon. En raison de nombreuses
interférences, la méthode n'est pas applicable aux eaux fortement polluées à
faible teneur en chlorure.

V. Protocole expérimental

1. Essai à blanc

On prélevé10 ml d’eau distilléeque l’on verse dans un erlen Meyerauquel on


ajoute 1ml de chromate de potassium. On remplitla burette par une solution de
nitrate d’argent AgNO3(0,02M) On réalisele dosage et dès que la solution
possèdeune coloration rouille , on note le volume correspondant qu’on appelle
volume de correction ou volume d’essai à blanc Vcorr

2. Dosage de l’étalon

On prélèvecette fois-ci 10 ml d’un étalon(matériaude référence)chlorure de


sodiumNaClque l’on verse dans un erlen Meyerauquel on ajoute 1ml de
chromate de potassium.On dose les ions chlorures et on note le volume
d’équivalenceVequ, mais il faut déterminerle volumed’équivalenceréel ou
corrigé en faisant soustraire le volume de correction pour obtenir le volume
d’équivalencecorrigé Vequ_Corr

3. Dosage d’un échantillon

On prélevécette fois-ci 10 ml échantillonque l’on verse dans un erlen


Meyerauquel on ajoute 1ml de chromate de potassium.On dose les ions
chlorures et on note le volume d’équivalenceVequ , mais il faut déterminerle
volumed’équivalenceréel ou corrigé en faisant soustraire le volume de
correction pour obtenir le volume d’équivalencecorrigé Vequ_Corr

Nitrate d’argent 28
100mL d’eau à analyser
Analyses chimiques de l'eau
2 à 3 gouttes d’acide nitrique pur

 
  Pincée de carbonate de Ca
 
250mL
3 goutes de solution de chromate de potassium à 10 %

VI. Expression des résultats 

Pour une prise de 100 mL :

 V×10× 3,55 donne la teneur en chlorures, exprimée en milligrammes de Cl -


par litre d’eau.
 V×10× 5,85 donne la teneur en chlorures, exprimée en milligrammes de NaCl
par litre d’eau.
VII. Appareillages , matériels et réactifs
Matériels Réactifs
Balance de précision Acide nitrique pur
Erlen Meyer 250mL Carbonate de calcium pur
Solution de chromate de potassium à 10%
Burette
Solution de Nitrate d’argent 0,1 N
Verre à montre
Dessiccateur

29
Analyses chimiques de l'eau

30
Analyses chimiques de l'eau

Dosage des sulfates SO42-


Principe

Les sulfates sont précipités en milieu chlorhydrique à l’état de sulfate de baryum, le précipité ainsi
obtenu est stabilisé à l’aide d’une solution de tween 20 ou de polyvinyl-pyrrolidone. Les suspensions
homogènes sont mesurées au spectromètre.

Réactifs

- Solution d’acide chlorhydrique au 1/10.


- Solution de polyvinyl-pyrrolidone. Ou de teween 20 à 25%.
- Solution de chlorure de baryum stabilisée :
 Chlorure de baryum……………………………………………………………10g
 Teween 20 à 25% ………………………………………………………….…..5mL
 Ou polyvinyl-pyrrolidone……………………………………………………..20mL
E.D……………………………………..QSQ…………………………….....100mL
- Solution étalon de sulfate de sodium à 150g/l de SO42-
 Sulfate de sodium anhydre……………………………………………………0.221g
 E.D……………………………………..QSQ………………………….....1000mL

Etablissement de la courbe d’étalonnage

N° de tubes T 1 2 3 4 5 6
Solution étalon de sulfate de
0 1 3 5 7 9 10
sodium (mL)
Acide chlorhydrique au 1/10 (mL) 1 1 1 1 1 1 1
Solution de chlorure de baryum
5 5 5 5 5 5 5
stabilisée (mL)
E.D (mL) 50 49 47 45 43 41 40
Correspondance en mg/L de SO42- 0 3 9 15 21 27 30

Mode opératoire

50mL d’eau à analyser

1mL d’acide chlorhydrique au 1/10

5mL solution de chlorure de baryum stabilisée

Agiter énergiquement

Laisser reposer 15 minutes

Lire au spectrophotomètre à la longueur de 650 nm.

31
Analyses chimiques de l'eau

32
Analyses chimiques de l'eau

Demande chimique en oxygène (DCO)


(NF T90-101)

 Introduction
La demande chimique en oxygène (DCO) est la quantité d’oxygène consommée par
les matières existant dans l’eau et oxydables dans des conditions opératoires définies.
En fait la mesure correspond à une estimation des matières oxydables présentes dans
l’eau, quelle que soit leur origine organique ou minérale (fer ferreux, nitrites,
ammonium, sulfures et chlorures). Ce test est particulièrement utile pour
l’appréciation du fonctionnement des stations de traitement.
Pratiquer la détermination de la DCO très rapidement après le prélèvement qui doit
être représentatif et homogénéisé. Cependant, on peut conserver 7 jours l’échantillon
s’il a été acidifié par l’acide sulfurique à pH <2.

 Principe
Dans des conditions définies, certaines matières contenues dans l’eau sont oxydées à
l’ébullition (148 °C) par un excès de dichromate de potassium, en milieu acide et en
présence de sulfate d’argent jouant le rôle de catalyseur d’oxydation et de sulfate de
mercure (II) permettant de complexer les ions chlorure. L’excès de dichromate de
potassium est dosé par le sulfate de fer et d’ammonium.

Les matières oxydables (et en particulier les matières organiques) de l’échantillon sont
oxydées par le dichromate de potassium dans les conditions précitées.

Le dichromate de potassium est réduit :


3+¿+ 7H O ¿
2
−¿ → 2Cr ¿
2−¿+14 H + ¿+6 e ¿
¿
Cr 2 O 7

Le dichromate de potassium résiduel est dosé par une solution de sulfate de fer (II) et
d’ammonium (donc de Fe2 +), en présence de ferroïne (indicateur d’oxydo-réduction) :
3+ ¿+ e−¿ ¿ ¿

Fe2+ ¿→ Fe ¿

33
Analyses chimiques de l'eau
La réaction globale du dosage est la suivante :
3+¿+ 7H O ¿
2
3+ ¿+ 6Fe ¿
−¿ +6Fe 2+¿ → 2Cr ¿¿
+ ¿+6 e ¿
2−¿+14 H ¿
Cr 2 O 7

Il est alors possible de déterminer la quantité de dichromate de potassium consommé


lors de l’essai et d’en déduire la quantité d’oxygène équivalente.

On pourra déterminer :

– la DCO totale (matières dissoutes et en suspension) de l’échantillon (DCOtotale).

– la DCO dissoute, après décantation de l’échantillon pendant 2 heures (DCOad2).

Pour limiter l’interférence des chlorures, on ajoute du sulfate de mercure, qui conduit à
la formation de chloromercurate (II), soluble et peu oxydable :
−¿→Hg Cl 2 ¿

Hg 2+¿+2 Cl ¿

Préparation des solutions


– Acide sulfurique (d = 1,84).

– Solution d’acide sulfurique à 4 mol/L :

Acide sulfurique (H2SO4) (d = 1, 84): 220 mL

Eau déionisée q.s.p. 1 L

Verser l’acide sulfurique dans de l’eau. Après refroidissement, compléter le volume à


1 L.

– Solution de sulfate d’argent à 10 g/L dans l’acide sulfurique :

Sulfate d’argent cristallisé (Ag2SO4) : 10 g

Acide sulfurique (d = 1,84) q.s.p. 1 L

Dissoudre le sulfate d’argent dans 40 mL d’eau déionisée, ajouter 960 mL d’acide


sulfurique avec précaution.

– Solution de sulfate de fer et d’ammonium à 0,12 mol/L :

34
Analyses chimiques de l'eau
Sulfate de fer (II) et d’ammonium (FeSO4(NH4)2SO4, 6H2O) : 47,0 g

Acide sulfurique (H2SO4) (d = 1,84) : 20 mL

Eau déionisée q.s.p. 1 L

Dissoudre le sulfate de fer et d’ammonium dans de l’eau, ajouter l’acide sulfurique.


Aprèsrefroidissement, ajuster le volume à 1 L.

Le titre de cette solution (sulfate de fer et d’ammonium) doit être vérifié tous les jours.

– Solution de ferroïne :

1,10-phénanthroline : 1,5 g

Sulfate de fer (II) (FeSO4, 7H2O) : 0,7 g

Eau déionisée q.s.p. 100 mL

Dissoudre la phénanthroline et le sulfate de fer dans de l’eau et compléter le volume.


Onpeut également utiliser une solution commerciale.

– Solution étalon de dichromate de potassium à 0,04 mol/L, contenant du sulfate


deMercure (II) :

Sulfate de mercure (II) (HgSO4) : 80 g

Acide sulfurique (d = 1,83) : 100 mL

Dichromate de potassium (K2Cr2O7) :11,767 g

Eau déionisée q.s.p. 1 000 mL

Dissoudre 80 g de sulfate de mercure (II) dans environ 800 mL d’eau déionisée.


Ajouteravec précaution 100 mL. Laisser refroidir puis ajouter 11,767 g de dichromate
de potassium (préalablement séché à 105 °C pendant 2 heures). Transvaser la solution
quantitativement dans une fiole jaugée de 1 000 mL et compléter au volume. Cette
solution est stable environ 1 mois.

 Mode opératoire

35
Analyses chimiques de l'eau

Etape : 1
Oxydation chimique de la matière oxydable contenue dans l’échantillon

- Dans un tube de réaction introduire 10,0 mL d’échantillon


- Ajouter 5,00 mL de la solution de dichromate de potassium (0,040 mol/L)
- Ajouter, lentement et avec précaution, 15 mL de la solution d’acide sulfurique
contenant le sulfate d’argent, en agitant soigneusement le tube
- Rajouter 2 petites Pierres ponces
- Placer le tube dans le bloc chauffant et porter à ébullition (148 °C ± 5 °C)
pendant 2 heures
- Arrêter le chauffage. Retirer les tubes avec leurs réfrigérants, les laisser
refroidir.

Etape : 2
Dosage de l’excès de dichromate par une solution de sulfate fer et d’ammonium

-Récupérer l’échantillon résultant de l’étape 1 dans une fiole jaugée de 100 ml et


compléter avec de l’eau distillée (75 ml d’ED), puis rajouter 2 à 3 gouttes de la
ferroine

-Titrer l’échantillon par la solution de sulfates de fer jusqu’à changement de la


coloration.

 Expression des résultats


La demande chimique en oxygène (DCO) exprimée en milligrammes d’oxygène par
litre est égale à :

mg 8000 ( V 0 −V 1 ) T
DCO ( )
L
=
V

V0 = Volume de sulfate de fer et d’ammonium (II) nécessaire au dosage(mL).

V1 = Volume de sulfate de fer et d’ammonium (II) nécessaire à l’essai àblanc (mL).

T = Titre de la solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium (en mol/L).

V = Volume de la prise d’essai (en mL).

36
Analyses chimiques de l'eau
Si nécessaire, tenir compte pour ce calcul de la dilution pratiquée sur l’échantillon.
Préciser le traitement préalable éventuel (décantation ou éventuellement filtration).

 Liste des produits


- Acide sulfurique (H2SO4)
- Sulfate d’argent cristallisé (Ag2SO4) 
- Sulfate de fer (II) et d’ammonium (FeSO4(NH4)2SO4, 6H2O)
- 1,10-phénanthroline (C12H8N2)
- Sulfate de fer (II) (FeSO4, 7H2O) 
- Sulfate de mercure (II) (HgSO4)
- Dichromate de potassium (K2Cr2O7).

 Liste des matériels


- Appareil de minéralisation kjeldahl

- Eprouvettes

- Balance de précision
- Burette
- Fiole
- Erlenmeyer.

37
Analyses chimiques de l'eau

Demande Biochimique en Oxygène (DBO5)


 Définition

La demande biochimique en oxygène (DBO) est définie comme la quantité d’oxygène consommée
nécessaire à oxyder ou à dégrader la matière organique biodégradable présente dans un échantillon
d’eau, sous action des microorganismes et dans des conditions bien définies ; généralement, après
incubation durant 5 jours à 20°C, et dans l’obscurité : DBO5.

 Domaine d’application

Cette méthode sert à déterminer la demande biochimique en oxygène dans les eaux brutes
(résiduaires), eaux usées et les effluents industriels.

 Principe

La demande biochimique en oxygène (DBO5) est déterminée selon la méthode respirométrique


(ounanométrique) basée sur le principe du respiromètre de WARBURG au cours duquel la
respiration des microorganismes est directement mesurée par un appareil équipé d’un capteur de
pression.

Lors de la mesure de la DBO5, les microorganismes présents dans l'échantillon d'eau consomment
l'oxygène qu'il contient sous forme dissoute. Cet oxygène est remplacé en permanence par de
l’oxygène en provenance du volume d’air situé au-dessus de l’échantillon. Le dioxyde de carbone
produit simultanément est piégé par de l'hydroxyde de potassium. Cela entraîne une chute de
pression dans le système, qui est directement proportionnelle à la valeur de la DBO mesurée par le
capteur. La DBO est exprimée en mg d’O2/L.

 Matériels

 Système de mesure DBO (type VELP Scientifica).


 Incubateur à 20 °C.
 Agitateurs et barreaux magnétiques.

38
Analyses chimiques de l'eau

 Mode opératoire 

A. Choix de plages de mesure et volumes d’échantillon


Le volume d’échantillon à introduire dans le flacon à DBO dépend de la DBO 5 mesurée et de
l’appareillage utilisé.

N.B :

- Le système VELP Scientifica mesure des valeurs DBO inférieures à 90-250-600-1000 ppm
respectivement. Ainsi, des volumes d’échantillons bien précis ont été maintenus pour chaque
plage (Tableau 1).
- Une estimation préliminaire de la valeur de DBO de l’échantillon est nécessaire (Tableau 2).
- La DBO est d’environ 80% de la valeur DCO (demande chimique en oxygène).

Tableau 1 :Volume d’échantillon à choisir


DBO5 Plage Volume-échantillon (mL)
0-1000 100
0-600 150
0-250 250
0-90 400

Tableau 2 : Exemples des valeurs de DBO5


Eaux usées DBO5 mg d’O2/L
Effluents des papeteries 200 - 4 000
Effluents des tanneries 500 -1 500
Effluents des distilleries 12 000 - 35 000
Effluents oléicoles (margines) 15 000 - 70 000
Effluents des laiteries 200 - 6 000

39
Analyses chimiques de l'eau
Effluents des abattoirs 1 000 - 25 000
Effluents du textile 1 000 – 12 00

B. Prétraitement des échantillons

Dans certains cas l’échantillon d’eau à analyser doit être prétraité avant mesure de la DBO :

1. Le pH de l’échantillon doit être compris entre 6,5 et 7,5. Dans le cas contraire,il sera amené dans
cette gamme à l’aide de solutions d’acide chlorhydrique ou d’hydroxyde de sodium à 1 N.

N.B :Le volume d’acide ou de base ajouté ne doit pas dépassé 0.5%. Si nécessaire, des solutions plus
concentrées devraient être utilisées.

2. Si l’échantillon est désinfecté par le chlore, ozone, ... . L’élimination de ces agents est effectuée
par l’ajout d’un faible volume de la solution de sulfite de sodium à 0,05%.

N.B :L’ajout d’une semence bactérienne est nécessaire après l'élimination du désinfectant.

3. Présence des substances toxiques pour les microorganismes (cas des effluents industrielles de
forte charge métallique). Dans ce cas, l’échantillon nécessite une simple dilution pour réduire sa
toxicité.

4. Si l’échantillon est riche en bactéries nitrifiantes. Dans ce cas, il est nécessaire d’ajouter un
volume d’inhibiteur de nitrification Allyl thio-urée (C4H8N2S) à 0,05 %. Le volume à ajouter
dépend du volume d’échantillon.

Volume-échantillon (mL) Volume d’inhibiteur de nitrification (mL)


100 0,3
150 0,5
250 0,8
400 1,3

5. Si l’échantillon à analyser n’est pas riche en microorganismes, nous pourrons ajouter selon les
casl’un des inoculum suivants :
 Eau résiduaire urbaine fraîche (de préférence après décantation),
 Boue urbaine fraîche prélevée par exemple dans un bassin d’épuration biologique,
 Eau de rivière, prélevée quelques kilomètres en aval d’une station épuration urbaine.

40
Analyses chimiques de l'eau
6. Si l’échantillon à analyser n’est pas riche en nutriments, l’ajout des solutions A, B, C, D à raison
de 1 ml de chaque solution à un litre d’échantillon est nécessaire

N.B :
- Si une dilution d’un échantillon est nécessaire, c’est préférable de préparer une eau de
dilution en ajoutant les nutriments à l’eau distillée ; 1 mLde chaque solution (A, B, C, D)
pour un litre d’eau distillée.

- Dans le cas d’eaux résiduaires brutes ou traitées, l’ajout de nutriments et/ou d’inoculum
(microorganismes) n’est pas nécessaire. Il peut par contre être indispensable pour des
effluents industriels.

C. Procédure

Jour 0

 Rincer le flacon avec l’échantillon préliminairement prétraité (cas de besoin)


 Mesurer levolume exact de l’échantillon (bien homogénéiser)
 Mettre le barreau magnétique dans le flacon.
 Mettre 2 ou 3 pastilles de KOH dans le col de la bouteille (Attention : les comprimés ne
doivent jamais être en contact avec l’échantillon).
 Fermer hermétiquement le flacon.
 Régler la plage de mesure de la DBO en fonction de volume d'échantillon en appuyant sur
"Set".
 Placer les flacons dans l’incubateur.
 Presser pendant 2 secondes sur "Star" l’afficheur indique ".".
 Après avoir atteint la mesure de température (1h ou plutôt 3h au plus tard : fonction auto-
temps), Sensor système démarre automatiquement la mesure de la consommation en oxygène.

Jour 5

 Appuyer sur "Star" pour que la valeur actuelle de DCO s’affiche.

 La valeur affichée est la valeur de la DBO5 exprimée en mg d’O2/L.

 Réactifs

 Pour l'absorption du dioxyde de carbone (CO2) :

41
Analyses chimiques de l'eau
 Pastilles de KOH ou NaOH.

 Si l’échantillon doit être neutralisé avant incubation :


 Solution d’acide sulfurique H2SO4 à 1 N.
 Solution d’hydroxyde de sodium à 1 N.

 Si l’échantillon doit être complété par des éléments nutritifs :

 Solution A : Chlorure de fer (III) hexahydraté (FeCl3, 6 H2O) 0,25 g


Eau distillée q.s.p.1L

 Solution B :Chlorure de calcium (CaCl2) 27,5 g


Eau distillée q.s.p. 1L

 Solution D (pH=7,2) :
Dihydrogénophosphate de potassium (KH2PO4) 8,50 g
Hydrogénophosphate de dipotassium (K2HPO4) 21,75 g
Hydrogénophosphate de sodium heptahydraté (Na2HPO4, 7H20) 33,40 g
Chlorure d’ammonium (NH4Cl) 1,70 g
Eau distillée q.s.p.1 L

 Si l’échantillon contient du chlore (échantillon désinfecté) :


 Solution du sulfite de sodium (Na2SO3) à 0,025N : Sulfite de sodium (Na2SO3) 1,58 g
Eau distilléeq.s.p. 1L

 Si la nitrification dans l’échantillon doit être inhibée :


 Solution d’Allylthio-urée (C4H8N2S) à 0,05 % : Allyl thio-urée (C4H8N2S) 50 mg
Eau distilléeq.s.p. 100mL

 Solution de contrôle glucose/acide glutamique


 D-glucose anhydre (C6H12O6) 150 mg
 Acide glutamique (C5H9NO4) 150 mg
 Eau distillée avec nutriments (1 mL/L de chaque solution A, B, C, D) q.s.p. 1L

N.B :Cette solution doit être préparée chaque jour avec des réactifs préalablement séchésà 105 °C
pendant 1 h. Sa DBO5 = 210 mg/L ± 20 mg d’O2/L.

 Expression des résultats 

42
Analyses chimiques de l'eau
La valeur affichée dans le capteur est la valeur réelle de la DBO5, elle est exprimée en mg d’O2/L

DBO5 réelle (mg d’O2/L) = Valeur de la DCO5Affichée

N.B : Dans le cas d’unéchantillon de forte charge polluante (hors gammes de mesure de DBO
mentionnées pour l’appareil). Nous procèderons à une dilution de l’échantillon par de l’eau distillée.
Dans ce cas une mesure de la DCO d’eau distillée est mesuré (Essai à blanc). La valeur de la DCO
est calculée selon la relation suivante :

DBO5 réelle (mg d’O2/L) = (Valeur de la DCO5ECH - Valeur de la DCO5Témoin) * Facteur de dilution.

43
Analyses chimiques de l'eau

Dosage des nitrates NO3- par spectrométrie


d’absorption  moléculaire (ISO-7890-3)

 Définition :
Les nitrates (ou azote nitrique) NO3- :
 Représentent la forme azotée souvent la plus présente dans les eaux
naturelles.
 Constituent la composante principale de l’azote inorganique (N inorganique)
ou minéral, lui-même inclus majoritairement dans l’azote global (NGL) ou
azote total (NT) avec une autre composante, l’azote organique (N organique).

N inorganique = N -NH4++ N-NO3-+N-NO2- = NT - Norganique

Une autre classification des formes d’azote consiste à différencier :


 Les formes oxydées (N-NO3- et N-NO2-)
 Des formes réduites (N-NH4+ et Norganique)

N-NO2-
Formes oxydées Ninorganique Oxydé
-
NT N-NO 3

N-NH4+
Formes réduites NK

Norganique

NK : Azote Kjeldahl

NT : Azote total

 Domain d’application :
Cette méthode sert à déterminer la concentration en ions
nitrate (NO3-) dans l’eau potable, les eaux usées, les eaux
souterraines et les eaux de surface.

44
Analyses chimiques de l'eau

 Méthode par spectrométrie moléculaire d’absorption:

La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire avec l’acide


sulfosalicylique ; Applicable aux quantités comprises entre 1 et 5 µg. N
(soit 0.2 à 1 mg / L de nitrates)
Principe :
En présence de salicylate de sodium C 7H5NaO3, les nitrates
donnent du paranitrosalicylate de sodium, Le dérivé obtenu donne en
présence d’ammoniaque une coloration jaune stable. Et susceptible d’un
dosage spectrométrique à une longueur d’onde λ voisine de 415 nm de
cette coloration.

 Réactifs
Paranitrosalicylate de
 Salicylate de sodium de coloration
Nitrates
 Préparation des solutions pour la courbe d’étalonnage
sodium incolore Jaune
 Solution de NaOH :
-Dissoudre avec précaution 12. 5 g de NaOH dans 50 mL d’eau Distillée;
-Ajouter 3 .12 g du sel sodique EDTA.
-Après dissolution et refroidissement, transvaser la solution dans une fiole jaugée de
100 mL, puis ajuster le volume jusqu’au trait de jauge
- Conserver cette solution dans un flacon de polyéthylène.

45
Analyses chimiques de l'eau

 Solution d’azoture de sodium :


-Azoture de sodium (NaN3) : 25 mg
-Eau Distillée : 50 mL

 Solution mère étalon d’azote nitrique à 100 mg/L :


-Nitrate de potassium anhydre (KNO3)36.1 mg
-Eau Distillée 50 mL
À renouveler tous les deux mois.

 Solution fille étalon d’azote nitrique à 50 mg/L.


Amener 25 mL de la solution mère à 50 mL avec de l’eau Distillée.
Diluer au moment de l’emploi.

 Établissement de la courbe d’étalonnage


Dans une série des erlenmyer de 60 ml, introduire successivement :

Numéro des T I II III IV


capsules
Solution étalon 0 1 2 5 10
d’azote nitrique
5 mg/L (mL)
Eau Distillée 10 9 8 5 0
(mL)
Solution 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5
d’azoture
de sodium (mL)

46
Analyses chimiques de l'eau

Acide acétique 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2


(mL)

Correspondance 0 0.5 1 2.5 5


en mg/L d’azote
nitrique

-Attendre 5 minutes puis évaporer à sec au bain-marie ou dans une étuve


portée à 75-80 °C (ne pas surchauffer ni chauffer trop longtemps).
-Laisser refroidir
-Ajouter 1 mL de solution de salicylate de sodium dans chaque capsule.
-Mélanger puis évaporer.
-Laisser refroidir.
-Reprendre le résidu par 1 mL d’acide sulfurique concentré dans chaque
capsule (ayant soin de l’humecter complètement). (Formation de l’acide
sulfosalicylique)
C7H5NAO3+¿H2SO4→ C7H6O6S
- Attendre 10 minutes, ajouter 15 mL d’eau Distillée puis 10 mL de solution
d’hydroxyde de sodium qui développe la couleur jaune. (Formation de
paranitrosalicylate de sodium)
C7H5NaO3+¿NO3-→ C7H5NaNO3
-Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 415 nm.
Soustraire des unités d’absorbance, lues pour les étalons, la valeur relevée
pour le témoin.
- Construire la courbe d’étalonnage représentant l'absorbance en fonction
de la concentration en nitrates (A = f [NO3-])

Abs

47
Analyses chimiques de l'eau

[NO3-] (mg/L)
 Dosage de l’échantillon d’eau à analyser
-Introduire 10 mL d’eau dans une capsule de 60 mL (pour des
teneurs en azote nitrique supérieures à 10 mg/L, opérer une dilution).
-Alcaliniser faiblement avec la solution d’hydroxyde de sodium.
-  Ajouter 1 mL de solution de salicylate de sodium puis
poursuivre le dosage comme pour la procédure d'étalonnage :
-Evaporer chaque flacon à sec au bain-marie ou dans une étuve portée à
75-80 °C (ne pas surchauffer, ni chauffer trop longtemps). (Mêmes
réactions que le paragraphe précédent)
- Laisser refroidir. 
-Reprendre le résidu par 2 mL d'acide sulfurique concentré en ayant soin
de l'humecter complètement. 
- Attendre 10 minutes, ajouter 15 mL d’eau Distillée puis 10 mL de solution
d’hydroxyde de sodium qui développe la couleur jaune. (Formation de
paranitrosalicylate de sodium)
-Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 415 nm.
-Préparer de la même façon un témoin avec 10 ml d’eau Distillé.
- Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 415 nm et
tenir compte de la valeur lue pour le témoin.
-Déterminer graphiquement [NO3-] dans l'échantillon à partir de la droite
d'étalonnage.

 Expression des résultats


-Etablir la courbe d’étalonnage à partir des concentrations des
solutions d’étalonnage,

48
Analyses chimiques de l'eau

-en déduire la teneur en azote de la prise d’essai en tenant


compte des éventuelles dilutions pratiquées (l’expression en mg d’azote
nitrique/L).
- Pour obtenir la teneur en nitrate NO3-, on multiple par 4.43.
[NO3-] = [NO3-] de la droite d’étalonnage × 4.43

4.43 : le rapport de la masse du groupe NO3 sur la masse atomique de


l’azote.
M(NO3)=14+3.16=62  ; M(N)=14

M (NO 3)
M ( N)
=4.43
62
Donc  : 14 = 4.43

Remarque :
- L’adjonction de sel disodique de l’EDTA dans la solution d’hydroxyde de
sodium évite la précipitation du calcium et du magnésium.
-(On passe à pH Basique par l’ajout de la soude pour avoir la forme de
Paranitrosalicylate de sodium)
-L’azoture de sodium élimine l’interférence des nitrites.
- La Loi de Beer-Lambert est observée pour des concentrations de 0 à 10
mg/L.

 Réactifs

- Solution de salicylate de sodium (C7H5NAO3) à 10 g/L (5 %) à renouveler


toutes les 24 heures
-Acide sulfurique concentré H2SO4 (d = 1,84).
-Solution d’hydroxyde de sodium(NaOH) :

49
Analyses chimiques de l'eau

-Sel disodique de l’acide éthylène diamine tétracétique(EDTA)


-Eau distillée.
-Azoture de sodium (NaN3)
-Nitrate de potassium(KNO3)
-Acide acétique

 Matériels
- Béchers
- Fioles
- Eprouvettes
- Pipettes de 1mL, 2 mL, 5 mL
- Pro-pipette
- Spatule
- Balance de précision

50
Analyses chimiques de l'eau

Dosage des nitrites NO2-


Méthode au réactif de Zambelli
(045 ISO 7890-3)
 Introduction
Suivant l’origine des eaux, la teneur en nitrites est assez variable. La méthode
au réactif de ZAMBELLI a une sensibilité de l’ordre de quelques microgrammes par
litre. Il sera nécessaire d’en tenir compte pour l’interprétation des résultats et de
prendre toutes précautions utiles pour la pureté des réactifs et la propreté de la
verrerie.

 Définition
Les nitrites sont les sels de l’acide nitreux. La formule de l’ion nitrite est NO2-,
la contamination des eaux souterraines et superficielles par les nitrites est un problème
rencontré de plus en plus fréquemment.

Les nitrites sont considérés comme un polluant très nuisible à la santé de l’être humain
et aux animaux.

 Domaine d’application
Cette méthode sert à déterminer la concentration des nitrites dans les eaux usées
et les effluents industriels.

 Principe
L’acide sulfanilique, en milieu chlorhydrique en présence d’ion ammonium, et
de phénol, forme avec les ions NO2- un complexe coloré jaune dont l’intensité est
proportionnelle à la concentration en nitrite.

51
Analyses chimiques de l'eau

 Réactifs
- Ammoniaque pur (NH3)d = 1.19 

- Solution mère étalon de NO2- 0.23 g/L :

Nitrite de sodium (NaNO2) : 0.172g

Eau distillée :500mL

- Solution fille étalon d’ion NO2-à 0.0023 g/L :

Préparer cette solution dans une fiole jaugée de 100mL à partir de

1mL de la solution mère avec de l’eau distillée.

- Réactif de ZAMBELLI :

Acide chlorhydrique (HCl) : 260mL

Acide sulfanilique (C6H7NO3S) : 5g

Phénol cristallisé : 7.5g

Chlorure d’ammonium (NH4Cl): 135g

Eau distillée : 625ml

Préparation du réactif de ZAMBEILLI :


 Introduire dans une fiole jaugée de 1L l’eau distillée et l’HCl ;
 Dissoudre dans le mélange l’acide sulfanilique et le phénol en
chauffant légèrement au bain-marie jusqu'à dissolution complète ;
 Ajouter le chlorure d’ammonium et agiter jusqu'à dissolution ;
 Après refroidissement ajuster jusqu'à 1L avec de l’eau distillée.

52
Analyses chimiques de l'eau

 Les réactions mise en jeu :



+¿+Cl → HSO 3−C 4 H 4−N =N −Cl +2 H2 O ¿
NH 2−C6 H 4 HSO 3+ NO 2 +2 H

HSO3 −C 4 H 4−N =N−Cl +C6 H 5−OH → HSO3 −C 4 H 4−N =N−C 6 H 5 −OH

 Etablissement de la courbe d’étalonnage


Dans une série de tubes à essai numérotés introduire successivement les réactifs
en agitant après chaque addition :

Numéro de tube T 1 2 3 4 5

Solution fille étalon (mL) 0 1 5 10 15 20

Eau distillée (mL) 50 49 45 40 35 30

Réactif de Zambelli 2 2 2 2 2 2

ATTENDRE 10 MINUTES, PUIS AJOUTER


Ammoniaque pur (mL) 2 2 2 2 2 2
Correspondance en mg/L 0 0.046 0.23 0.46 0.69 0.92
de NO2-

 Effectuer la lecture au spectrophotomètre à la longueur d’onde de 435 nm.


Soustraire des unités d’absorbance, lues pour les étalons, la valeur relevée pour
le témoin.
 Construire la courbe d’étalonnage.

53
Analyses chimiques de l'eau

 Mode opératoire
 50ml d’échantillon à analyser
 2mL du réactif de Zambelli
 Agiter et laisser reposer 10 min
 2mL d’ammoniaque pur
 Lecture à la spectrophotométrie 𝞴 = 435 nm

 Résultats
 Dresser la courbe d’étalonnage à partir des concentrations des solutions
d’étalonnage.

DO
Nitrite

Concentration (mg/L)

 Pour prise d’essai de 50mL la courbe donne directement la teneur en NO2-


exprimée en mg dans NO2-/L.
 Pour connaitre la teneur en azote nitreux on multiplie la valeur trouvée par :
MN
M NO −¿
2
=0.305 ¿

 Liste des produits


54
Analyses chimiques de l'eau
- Ammoniaque pur (NH3) 
- Nitrite de sodium (NaNO2)
- Acide chlorhydrique (HCl)
- Acide sulfanilique (C6H7NO3S)
- Phénol cristallisé (C6H6O)
- Chlorure d’ammonium (NH4Cl)

 Liste du matériel
- Fiole jaugées : 1L (1), 100 mL (1)
- Béchers : (6)
- Eprouvette : 5 mL (1), 10 ml (1), 50 mL (1)
- Pipette : 1mL (1), 2mL (1), 5mL(1), 10mL (1)
- Tube à essai
- Balance de précision.

55
Analyses chimiques de l'eau

Dosage de l’Ammonium (NH4+)


Principe :

En milieu alcalin et en présence de nitroprusate qui agit comme catalyseur, les ions NH 4+
traités par une solution de chlore et le phénol donnent du bleu d’indophénol susceptible d’un dosage
colorimétrique, le délai du prélèvement ne doit pas dépasser les 48h (conservation à 4°C).

Laver la verrerie avec une solution d’HCl à 5%, la rincer à l’eau dé-ionisée ou fraichement
distillée.

Mode opératoire

20ml de l’eau à analyser

1 ml de solution de nitrop de Na+

1 ml de la solution chlorée

Agiter et placer à l’obscurité pendant 6 h au moins

Effectuer la lecture au spectrophotomètre à 630 nm

Réactifs

 Solution chlorée :
- 20 g d’Hydroxyde de sodium
- 380 g de Citrate trisodique (Na3C6H5O,2H2O)
- 4 g de l’Acide dichlorocyanurique (C3HCl2N3O3)
- 1000 ml d’E.D

Dissoudre NaOH et Citrate trisodique dans 800ml (E.D), porter la solution à l’ébullition, maintenir
celle-ci pendant 20 min après refroidissement, ajouter l’acide dichlorocyanurique, puis ajuster à 100
mL.

 Solution Nitroprussiate de Na+ et de phénol :


- 35 g de Phénol
- 0.4 g de Nitrop de Na+
- 1000 mL d’E.D

Renverser la solution dans un flacon brun et conserver au réfrigérateur. Cette solution est stable
pendant un mois.

 Solution mère étalon à 0.1 g/L d’NH4+


- 0.297 g d’NH4+
- 1000 mL d’E.D

 Solution fille étalon à 0.001 g/L d’Ammonium


- 1 ml de la solution mère

56
Analyses chimiques de l'eau
- 1000 mL d’E.D

Expression des résultats

Pour une prise d’essaie de 200 mL la courbe donne directement la teneur en ions NH4+.

Courbe d’étalonnage : Dans une série de fioles jaugées de 100 mL, préparée une série de dilution.

N° de fioles T 1 2 3 4 5 6
Solution fille
0 0.2 0.4 1 2 3 4
étalon à 0.001g/L
E.D 20 19.8 19.6 19 18 17 16
Correspondance
0 0.01 0.02 0.05 0.1/0.1 0.15/0.15 0.2
en mg/L d’NH4+

Détermination du phosphore total et du phosphore


organique
Méthode spectrophotométrique au molybdate d’ammonium
(NF EN ISO 6878)

 Introduction
Le phosphore peut exister dans les eaux en solution ou en suspension, à l’état
minéral ou organique.
La présence de phosphore dans les eaux naturelles provient du lessivage de certains
minéraux et de la décomposition de la matière organique. Le rejet des eaux
domestiques et industrielles ainsi que le drainage des terres agricoles fertilisées
contribuent à en augmenter la concentration.

57
Analyses chimiques de l'eau

Ptotal = Porganique + Pminéral


Ptotal= Porganique + (Ppolyphosphates + Porthophosphates)

 Principe
Par oxydation au persulfate en milieu acide, de nombreux composésorganiques
sont minéralisés en orthophosphates. Une minéralisation plusénergique peut être
effectuée avec un mélange d’acide nitrique et d’acidesulfurique.
Les composés phosphorés organiques sont obtenus par différence entre lephosphore
total et la somme des orthophosphates et des polyphosphates.

 Minéralisation de l’échantillon
 Méthode au persulfate de sodium
- Introduire 40 mL d’échantillon dans le tube de minéralisation (ou un volume
plus faible si la concentration en phosphore total est élevée).
- Ajouter 4 mL d’acide sulfurique concentré (H2SO4).
- Ajouter 4 mL de persulfate de sodium (Na2S208) à 50 g/L.
- Faire bouillir doucement pendant environ 40 minutes en ajoutant régulièrement
de l’eau déionisée pour maintenir le volume entre 25 et 35 mL.
- Refroidir puis ajuster le pH entre 1.5 et 2 à l’aide d’hydroxyde de sodium à
environ 2 mol/L.
- Ce mode opératoire sera pratiqué sur tous les échantillons et sur un essai à blanc
(en remplaçant l’échantillon par le même volume d’eau déionisée).

58
Analyses chimiques de l'eau

 Méthode à l’acide nitrique/acide sulfurique


- Il est important d’effectuer cette opération sous une hotte bien ventilée.
- Introduire 40 mL d’échantillon dans le tube de minéralisation (ou un volume
plus faible si la concentration en phosphore total est élevée).
- Ajouter avec précaution 2 mL d’acide sulfurique concentré (d = 1,84) et agiter.
- Ajouter un régulateur d’ébullition (quelques billes de verre par exemple) et
chauffer doucement jusqu’à l’apparition de fumées blanches.
- Refroidir, puis ajouter goutte à goutte 0,5 mL d’acide nitrique concentré (d =
1,40).
- Agiter, puis chauffer jusqu’à disparition des fumées rousses.
- Si la solution obtenue n’est pas limpide et incolore, reprendre ce traitement à
l’aide d’acide nitrique.
- Refroidir puis ajouter avec précaution 10 mL d’eau distillée tout en agitant.
- Chauffer jusqu’à l’apparition de fumées blanches. Refroidir puis ajouter avec
précaution 20 mL d’eau déionisée tout en agitant. Ajuster le pH à une valeur
comprise entre 3 et 10 à l’aide d’hydroxyde de sodium à environ 2 mol/L.
- Ce mode opératoire sera pratiqué sur tous les échantillons et sur un essai à blanc
(en remplaçant l’échantillon par le même volume d’eau déionisée).

 Dosage des orthophosphates obtenus


Avec le dosage des orthophosphates par spectrophotométrie, le volume de prise
d’essai de 40 mL permet d’analyser des concentrations inférieures à 0,8 mg/L de
phosphore. Pour des teneurs plus élevées, diminuer ce volume ou diluer l’échantillon.

 Principe

En milieu acide et en présence de molybdate d’ammonium, les orthophosphates


donnent un complexe phosphomolybdique qui, réduit par l’acideascorbique,
développe une coloration bleue susceptible d’un dosage spectrométrique. Certaines
formes organiques pouvant être hydrolysées aucours de l’établissement de la

59
Analyses chimiques de l'eau
coloration et donner des orthophosphates, ledéveloppement de la coloration est
accéléré par l’utilisation d’un catalyseur, le tartrate double d’antimoine et de
potassium.
 Réactifs

– Solution d’acide sulfurique (H2SO4) (d = 1,84) à 15 % environ en volume.

– Solution de molybdate d’ammonium à 40 g/L.

 molybdate d’ammonium tétrahydraté ((NH4)6Mo7O24 ,4H2O)

20 g

 eau déionisée500 mL

Filtrer si nécessaire, à conserver en flacon de polyéthylène à 4 °C.

– Solution d’acide ascorbique à 20 g/L :

 acide ascorbique(C6H8O6)2 g
 eau déionisée 100 mL

Préparer la solution de l’acide ascorbique le jour de l’emploi.

– Solution de tartrate double d’antimoine et de potassium à 2,8 g/L :

 tartrate double d’antimoine et de potassium (C8H4O12K2Sb2, 3H2O)0,28 g


 eau déionisée 100 mL

– Réactif combiné :

 solution d’acide sulfurique 50 mL


 solution de tartrate double d’antimoine et de potassium 5 mL
 solution de molybdate d’ammonium 15 mL
 eau déionisée 100 mL

60
Analyses chimiques de l'eau
Conserver le réactif au réfrigérateur à 4 °C.

– Solution mère étalon à 50 mg/L de phosphore :

 dihydrogénophosphate de potassium desséché au préalable à l’étuve à 100°C


0,219 g
 eau déionisée100 mL

Acidifier la solution par 1 mL d’acide sulfurique à 15 % avant d’ajuster le


volume.

– Solution fille étalon à 1 mg/L de phosphore :

Diluer au 1/50 la solution précédente avec de l’eau déionisée au moment de


l’emploi.

 Établissement de la courbe d’étalonnage

Introduire dans une série de fioles jaugées de 25 mL :

Numéro des fioles T 1 2 3 4 5


Solution étalon de phosphore 0 1 5 10 15 20
à 1 mg/L (mL)
Eau déionisée (mL) 20 19 15 10 5 0
Correspondance en milligrammes 0 0.001 0.005 0.010 0.015 0.020
de phosphore

- Introduire dans chaque fiole 1 mL de solution d’acide ascorbique, agiter,puis


ajouter 4 mL de réactif combiné, mélanger soigneusement, compléter
éventuellement le volume à 25 mL.
- Attendre 30 minutes la stabilisation de la coloration et effectuer les mesures au
spectromètre à la longueur d’onde de 700ou 800 nm en cuve de 1 cm.

61
Analyses chimiques de l'eau
- Construire la courbe d’étalonnage.
 Mode opératoire
- Vérifier le pH de l’échantillon qui doit être compris entre 1.5 et 2.5, l’ajuster si
nécessaire.
- Introduire 20 mL d’eau dans une fiole jaugée de 25 mL, ajouter 1 mL de
solution d’acide ascorbique puis poursuivre comme pour l’établissement de la
courbe d’étalonnage.
- Tenir compte de la valeur lue pour le témoin.
- Se reporter à la courbe d’étalonnage.
 Les réactions mise en jeu
2−¿ ¿

2 PO3−¿+3
4
H 2 SO 4 →2 H 3 PO4+3 SO 4 ¿

H 3 PO 4 + 12 MoO3 → H 3 PO 4−¿
H 3 PO 4 −¿

 Expression des résultats


Déterminer la concentration en orthophosphates de chacun des
échantillonsminéralisés (eau à analyser et essai à blanc) à l’aide de la courbe
d’étalonnage. L’exprimer en mg/l de phosphore.
La concentration en phosphore total, exprimée en mg/L de phosphore(mg/L P) se
calcule alors comme suit :
V1
Ptotal (mg/ L P)=(C e −C0 )
V2

Ce : concentration en orthophosphates (exprimée en mg/L de P) déterminée avec un


volume V0 d’échantillon minéralisé.

C0 : concentration en orthophosphates (exprimée en mg/L de P) déterminée avec un


volume V0 d’essai à blanc minéralisé.

V1 : volume (en mL) de la fiole jaugée utilisée pour la mise au volume del’échantillon
minéralisé.

62
Analyses chimiques de l'eau
V0 : volume (en mL) de la prise d’essai (en principe 40 mL).

 Remarques
– Le rendement de minéralisation dépend de la nature des composés organohalogénés.
Si la minéralisation semble incomplète avec le persulfate (liquidecoloré ou trouble),
on pourra réduire le volume de la prise d’essai ou procéderà une oxydation par le
mélange acide nitrique/acide sulfurique.

– L’oxydation au persulfate n’a pas un bon rendement en présence de


quantitésélevées en matière organique.

– L’oxydation au persulfate peut se pratiquer dans un autoclave, à une température


comprise entre 115 et 120 °C pendant 30 minutes.

– Pour déterminer le phosphore total dissous, filtrer l’échantillon avant l’analysesur


une membrane filtrante de porosité 0,45μm, préalablement lavée avec200 mL d’eau
distillée chauffée entre 30 et 40 °C pour éliminer les phosphates.

 Liste des produits


- Persulfate de sodium (Na2S208)

- Acide sulfurique concentré (H2SO4)

- Acide nitrique concentré (HNO3)


- Hydroxyde de sodium(NaOH)

- Molybdate d’ammonium tétrahydraté ((NH4)6Mo7O24 ,4H2O)

63
Analyses chimiques de l'eau

- Tartrate double d’antimoine et de potassium (C8H4O12K2Sb2, 3H2O)

- Dihydrogénophosphate de potassium(KH2PO4)

- Acide ascorbique (C6H8O6)

 Liste du matériel
- Tubes de minéralisation de 200 mL (type matras Kjeldahl).
- Unité de minéralisation (plaque chauffante, bloc chauffant, bain de sable…).
- Hotte ventilée
- Fiole jaugées : 500 mL (1), 100 mL (1)
- Béchers : (6)
- Eprouvette : 5 mL (1), 10 ml (1), 20 mL (1)
- Pipette : 1mL (1), 5mL(1), 10mL (1)
- Propipette
- pH-mètre
- Balance de précision.

64
Analyses chimiques de l'eau

Dosage du calcium

Principe du dosage :

La concentration des ions calcium dans une solution peut être déterminée par titrage
(dosage). Au départ on mesure exactement un volume de la solution à analyser qui
contient les ions calcium Ca2+. Ce volume est appelé prise d’essai. Elle est placée dans
un erlenmeyer dans lequel on ajoute une solution tampon (qui stabilise le pH) et un
indicateur coloré, le NET. On verse alors progressivement dans la prise d’essai une
solution d’EDTA (l’éthylène diammine tetraacétique) à l’aide d’une burette graduée
jusqu’au virage (changement de couleur) de l’indicateur du violet-rose au bleu. On
note alors VE le volume de solution d’EDTA versée.

Avec les réactifs choisis, il suffit de multiplier le volume versé exprimé en mL par 80
pour obtenir la concentration en mg/L :

Taux Ca2+ = 80 · VE (exemple si VE = 5 mL alors Taux Ca2+ = 400 mg/L )

Attention l’EDTA est un poison


Matériel utilisé :

65
Analyses chimiques de l'eau

agitateur
burette graduée erlenmeyer fiole jaugée
magnétique pipette jaugée

66
Analyses chimiques de l'eau

Expériences préliminaires:

 Dans 3 tubes à essais, introduire 2 mL de solution tampon pH = 10. Ajouter 2 gouttes de NET et
noter la couleur.
 Garder le premier tube comme témoin.

 Dans les tubes 2 et 3, ajouter 3 gouttes de chlorure de calcium en solution, noter la couleur.
 Garder le deuxième tube comme témoin.

 Dans le tube 3, verser ensuite goutte à goutte une solution d'EDTA, puis observer.

Protocole du titrage :
a. Mesurer 100 mL de solution à titrer à l’aide d’une fiole jaugée de 100
mL (Le bas du ménisque formé par la solution à la surface de l’eau doit
être au niveau du trait de jauge). Les verser dans un erlenmeyer (prise
d’essai).

b. Ajouter 10 mL de solution tampon dans la prise d’essai (ils seront


EDTA mesurés à l’aide d’une éprouvette graduée).
Ajouter alors 10 gouttes de NET avec une pipette.

c. Fermer le robinet de la burette et la remplir avec la solution d’EDTA.


Chasser la bulle d’air située sous le robinet et ajuster le volume du liquide
au zéro en faisant couler le trop plein par le robinet dans un bécher en
plastique (poubelle). (Le bas du ménisque formé par la solution doit être
sur la graduation zéro.)
Prise d’essai

d. Placer la prise d’essai sur un agitateur magnétique en- dessous de la


burette (cf schéma ci-contre). Introduire un aimant dans la prise d’essai et
allumer l’agitateur.

e. Verser la solution d’EDTA dans la prise d’essai jusqu’au virage du


violet-rose au bleu. Le virage a lieu à une goutte près !
Noter la valeur du volume d’EDTA versé : VE en mL

f. Calculer le taux d’ions calcium dans la solution.

Remarque : En cas de solution colorée, la couleur est gênante pour observer le virage, il faut la diluer pour l’éclaircir
avant de la titrer. (Exemple : diluer 20 fois, c’est-à-dire que la concentration en ions calcium sera divisée par 20 dans la
solution titrée).

a. À l’aide d’une pipette jaugée de 5 mL et d’une poire aspirante, prélever 5 mL de la solution colorée et les placer
67
Analyses chimiques de l'eau
dans une fiole jaugée de 100 mL.

b. Compléter avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge et agiter la solution diluée obtenue.

68
Préparation : EDTA à 2,0.10-1 mol/L

Réaction chimique

En milieu assez basique (pH = 10), l’EDTA, que l’on notera plus simplement YH 4 , réagit selon
l’équation : YH4 + 4 OH - = 4 H2O + Y 4 - l’ion Y 4- est incolore

En présence de Ca 2+ ou Mg 2+ ( X2+ ), on obtient les complexes [ CaY ] 2 - ou [ MgY ] 2 – ( [ XY ] 2 - ) très


stables et incolores, selon l’équation :

X 2+ + Y 4 - = [ XY ] 2 – l’ion [ XY ] 2 – est incolore

A noter : ce dosage fonctionne pour les ions Ca 2+ et Mg 2+ mais il faut rester simple pour les élèves de
seconde. De plus on considère la quantité de Mg 2+ comme faible à côté du Ca 2+.

D’autre part le noir d’ériochrome T ( N.E.T. ) est bleu à pH = 10 ; on le notera In 3 - .

En présence d’ions Ca 2+ ou Mg 2+, il forme un autre complexe rose [ CaIn ] - ou [ MgIn ] - ( [ XIn ] - ) moins
stable que les précédents, selon l’équation :

X 2+ + In 3 - = [ XIn ] -

bleu rose

Utilisation du NET comme indicateur de fin de réaction

Par conséquent, à pH = 10, dans un mélange composé de très peu de NET + Ca 2+ et / ou Mg 2+ , il se


forme un complexe [XIn] - rose , on ajoute de l’EDTA qui forme un complexe plus stable et incolore [XY]
2-
avec X2+.

A l'équivalence, X2+ a disparu, alors l’EDTA détruit le complexe [XIn] - rose peu stable, ce qui régénère In
3-
qui est bleu. (réaction 2)

A l'équivalence, les quantités de matière de réactifs mis en présence sont en proportions


stœchiométriques :

n0(Ca2++Mg2+) = Ve. c

82
En considérant qu’il n’y a pas de Mg2+

[Ca2+]0= Ve. c EDTA / V prise d’essais = Ve . 2,0.10-1 / 0,10 = Ve . 2,0 mol/L

Soit un taux de calcium = [Ca2+] . M Ca2+ = Ve . 80 g/L avec Ve en L

ou alors

un taux de calcium = Ve (en mL) . 80 en mg/L

Dosage des ions cuivriques


La mesure de la concentration de la solution chargée en ions cuivriques est effectuée
par :

- Spectrophotométrie d’absorption moléculaire lorsque la concentration est inférieure à


0,15 mol.L-1.

- Dosage volumétrique pour des concentrations supérieures à 0,8 mol.L-1.

II.1.1. Dosage par spectroscopie d’absorption moléculaire


Pour déterminer la teneur des ions cuivriques dans les échantillons d’eau, nous avons
employé un spectrophotomètre J.P.SELECTA, S.A.

La méthode spectroscopique d’absorption du rayonnement visible est basée sur


l’application de la loi de Beer Lambert :

A =ε C l

- A = Absorbance (sans unité)

- l = longueur de la cuve

- C = concentration de la solution (en mol.L-1 ou g.L-1)

- ε = coefficient d'extinction spécifique

La longueur d’onde correspondant au maximum d’absorbance, est déterminée par des


mesures d’absorbance pour des valeurs de longueur d’onde variant de 550 à 850 nm.
Une fois le maximum d’absorption est déterminé, nous avons fixé la longueur d’onde à
82
son maximum et établi la courbe d’étalonnage pour des solutions d’ions cuivriques de
concentration variant de 0,06 g.L-1 à 9,52 g.L-1 afin de mesurer la concentration des
ions cuivriques après traitement.

II.1.2. Dosage volumétrique


La teneur des ions cuivriques est déterminée par un titrage indirect à l’aide des ions
iodures et d’une solution de thiosulfate de sodium. On prélève un volume V1=10 mL
de la solution chargée en ion cuivrique que l'on place dans un bécher sur un agitateur
magnétique. On ajoute avec uen spatule de l'iodure de potassium KI(s). La solution se
teinte en brun dû à la formation du diiode (Réaction 1).

Le titrage est réalisé avec une burette contenant une solution de thiosulfate de sodium
de concentration CT[S2O32-aq)]=1mol.L-1, jusqu'à disparition complète de la coloration
due à la disparition du I2 (Réaction 2). Le volume de la solution versé correspond au
volume du titrage VT (S2O32-(aq)).

Les réactions produites lors du dosage sont :

2 Cu2+ + 4I- I2 + 2 CuI (réaction 1)

I2(aq)+ 2 S2O32- (aq) 2 I - (aq)+ S4O62- (aq) (réaction 2)

A l'équivalence du titrage (réaction 2), la quantité n(I 2) de diiode initialement présente


dans la solution est liée à la quantité n T (S2O32-) de thiosulfate de potassium versée par
la relation :
n( I 2 )=nT ¿ ¿

La quantité de diiode n(I2) est liée à la quantité d'ions cuivriques n(Cu2+) mises en jeu
lors de la réaction 1 par la relation :
n( I 2 )=n ¿ ¿

Donc nT (S2O32-)= n(Cu2+)


82
¿

Dosage du Chrome
Méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire
(AFNOR NF T90-043)

 Introduction
Dans les eaux de surface et les eaux potables, la répartition du chrome sous ses
différentes valences est encore imparfaitement élucidée. En fonction des problèmes
techniques, de la réglementation ou des risques toxicologiques, il conviendra de choisir la
méthode la plus adaptée au problème posé. Le chrome hexavalent sera susceptible d’être
individualisé par spectrométrie d’absorption moléculaire ou par spectrométrie d’émission à
l’aide d’un générateur inductif de plasma.
Dans le cas de la mesure du chrome total, l’échantillon additionné d’acide nitrique jusqu’à
pH < 1,5 pourra être conservé deux mois.
Dans le cas du dosage du chrome hexavalent, l’échantillon prélevé sans addition de
conservateur sera filtré et conservé à 4 °C ; pratiquer l’analyse dans les 24 heures.
Dans le cas d’eaux de pH < 7, le chrome hexavalent étant susceptible d’être réduit en
présence de sulfites et de sulfures, il conviendra de neutraliser et d’aérer l’échantillon.

 Principe
En solution légèrement acide, le chrome hexavalent réagit avec la diphénylcarbazide pour
donner une coloration rouge violet susceptible d’undosage par spectrométrie d’absorption
moléculaire.

 Préparation des solutions


– Eau déionisée exempte de toute trace de chrome.

82
– Acide nitrique (d = 1,40).
– Acide sulfurique chimiquement pur (d = 1,83).
–Solution d’acide sulfurique à 176 g/L environ :
 acide sulfurique 100 mL
 eau déionisée q.s.p. 1 L
Verser avec précaution 100 mL d’acide sulfurique dans 100 mL d’eau. Après
refroidissement, transvaser dans une fiole jaugée de 1 L. Ajuster le volume.
– Alcool éthylique à 95 °
– Solution acide de diphénylcarbazide :
 1-5 diphénylcarbazide chimiquement pure 0,2 g
 alcool éthylique à 95 ° q.s.p. 100 mL
 solution d’acide sulfurique à 176 g/L : 400 mL
Conservée au réfrigérateur et en flacon teinté, cette solution est stable un mois environ.
– Solution mère étalon de chrome à 1 g/L :
 dichromate de potassium (K2Cr2O7) 2,829 g
 eau déionisée 1 000 mL
– Solution fille étalon de chrome à 5 mg/L :
 solution mère étalon 5 mL
 eau déionisée 1000 mL

 Établissement de la courbe d’étalonnage


Préparer, à partir de la solution fille, des dilutions couvrant la gamme desconcentrations
souhaitées.

N° de fioles T 1 2 3 4 5 6
Solution fille
étalon à 5 mg/l
0 1 2 5 10 15 20  Mo
E.D 20 19 18 15 10 5 0
diphénylcarbazid
3 3 3 3 3 3 3
de
e
Correspondance
0 0.25 0.5 1.25 2.5 3.75 5
en mg/l
opératoire

82
 Dans une fiole jaugée bouchée émeri, introduire 50 mL d’eau à analyser et3 mL de la
solution acide de diphénylcarbazide.
 Agiter et laisser au repos10 minutes. Préparer un témoin dans les mêmes conditions
avec 50 mL d’eau déionisée.
 Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 540 nm et tenir compte
de la valeur lue pour le témoin.
 Se reporter à la courbe d’étalonnage.

 Résultats
 Dresser la courbe d’étalonnage à partir des concentrations des solutions d’étalonnage.

DO
Chrome

Concentration (mg/L)

 Pour prise d’essai de 20 mL la courbe donne directement la teneur en chrome


exprimée en mg/L.

 Remarques
– La méthode est directement applicable pour les eaux destinées à la consommation
humaine, les eaux de surface et les eaux résiduaires industrielles dontla concentration en
chrome (VI) est inférieure à 0,5 mg/L.

82
– La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire est très spécifique duchrome à
l’état d’oxydation maximum. Une oxydation du CrIII en CrVI est cependant possible.
– Les interférences pratiquement inexistantes pour les eaux naturelles apparaissent pour les
eaux industrielles et résiduaires. Certains ions métalliques :molybdène, mercure, vanadium et
fer, peuvent gêner le dosage.
Les eaux résiduaires en provenance de stations de détoxication d’ateliers de traitement
desurface sont riches en réducteurs ou oxydants. Les sulfites en excès peuventprovoquer une
réduction du chrome hexavalent au moment de l’acidification del’échantillon après filtration,
alors qu’un excès d’oxydant est susceptible d’entraîner une oxydation du chrome (III) en
chrome (VI).

 Liste des produits


- Acide nitrique (HNO3)
- Acide sulfurique chimiquement pur (H2SO4)
- 1-5 diphénylcarbazide chimiquement pure (C13H14N4O)
- Alcool éthylique (C2H5OH)
- Dichromate de potassium (K2Cr2O7)

 Liste des matériels


- fioles jaugées
- béchers
- Eprouvettes 
- Pipettes 
- Propipette
- Balance de précision

82
Dosage du cadmium par spectroscopie d’absorption moléculaire
(AFNOR NF EN ISO -5961)

1. Introduction 
Classé dans les métaux lourds ; le cadmium (Cd) est un élément présent en faible
quantité dans la croute terrestre. C’est un métal blanc, malléable, étroitement lié
aux minéraux de zinc et de plomb.
Comme le plomb, le cadmium est présent dans l’alimentation la fume de
cigarette, dans les eaux usées et dans l’atmosphère
Les principales sources d’exposition sont le cadmiage des métaux (fer acier
cuivre), les alliages avec l’acier (fabrication des roulements à billes), fabrication des
accumulateurs électriques au cadmium nickel, la fabrication des pigments pour peinture,
l’industrie des matières plastiques comme stabilisant
2. Domain d’application 
Cette méthode sert à déterminer la concentration en ions (Cd2+) dans l’eau potable,
les eaux usées, les eaux souterraines et les eaux de surface.
3. Méthode par spectrométrie moléculaire d’absorption
La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire permet des dosages sans
disposer de matériel très spécialisé mais nécessite de nombreuses manipulations ; sa limite
de détection est de 20 μg/L.

 Principe de la méthode

Le cadmium réagit sous certaines conditions avec la dithizone C13H12N4S en


donnant une coloration rouge extractible par le chloroforme et susceptible d’un dosage
spectrométrique
4. Solution à préparer
-Solution d’hydroxyde de sodium à 20 %( Conserver cette solution en flacon de
polyéthylène.)
- Solution de tartrate double de sodium et de potassium :
- tartrate de sodium et de potassium 3H2O : 12.5 g
- eau distillée q.s.p. 50 mL
- Solution de bleu de thymol à 0,4 % : qlq gouttes
82
– Solutions d’hydroxyde de sodium et de cyanure de potassium :
1) - hydroxyde de sodium : 50 g
-cyanure de potassium : 0.25 g
- eau distillée q.s.p: 50 mL

2) - hydroxyde de sodium : 50 g
-cyanure de potassium : 6.25 mg
-eau distillée q.s.p : 50 mL

Ces solutions doivent être conservées en flacon en polyéthylène, elles sont stables 1 à 2
mois.-

– Solution de chlorhydrate d’hydroxylamine à 20 %.


– Chloroforme pur.
– Solution chloroformique de dithizone à 100 mg/L :

- diphénylthiocarbazone : 10 mg
-chloroforme pur q.s.p. 100 mL

Conserver cette solution au réfrigérateur à l’abri de la lumière.


- Solution chloroformique de dithizone à 10 mg / L.
Diluer au 1/10 la solution précédente avec du chloroforme.

– Solution d’acide tartrique à 20 g/L :


-acide tartrique : 2 g
-eau distillée q.s.p. 1 00 mL
Conserver cette solution au réfrigérateur. Elle doit être froide au moment de l’emploi.

– Solution mère étalon de cadmium à 100 mg/L :


- cadmium pur : 100 mg
-eau distillée : 20 mL
-acide chlorhydrique concentré : 5 mL

- Chauffer jusqu’à dissolution du métal puis ajuster la solution à 1 000 mL avec de l’eau
permutée.
Conserver cette solution en flacon en polyéthylène.

– Solution fille étalon de cadmium à 1 mg/L :


-solution à 100 mg/L : 1 mL
-acide chlorhydrique (d = 1,19) : 1 mL
-eau distillée q.s.p: 100 mL

82
5. Établissement de la courbe d’étalonnage

Dans une série de béchers introduire les quantités de réactifs suivants en


agitant après chaque addition :

Numéro des
ampoules à T I II III IV V
décanter
Solution étalon
de cadmium
0 2 4 6 8 10
à 1 mg/L (mL)

Eau distillée
(mL)
25 23 21 19 17 15

Correspondance
en μg de
0 2 4 6 8 10
cadmium

82
Solution de
tartrate double
1 1 1 1 1 1
de sodium et de
potassium (mL)

Solution 1
d’hydroxyde de
5 5 5 5 5 5
sodium cyanure
de potassium
(mL)
Solution de
chlorhydrate
1 1 1 1 1 1
d’hydroxylamin
e (mL)
Solution de
dithizone 15 15 15 15 15 15
à 10 mg/L (mL)

-Boucher les ampoules et agiter 1 minute en prenant la précaution d’ouvrir le robinet de


temps en temps pour permettre à la pression de s’équilibrer.
-Décanter rapidement la phase chloroformique dans une ampoule à décanter contenant 25
mL de solution froide d’acide tartrique.
- Faire une nouvelle extraction en ajoutant 10 mL de chloroforme dans chaque ampoule de
la première série.
- Agiter 1 minute et décanter rapidement ce chloroforme dans
la deuxième série d’ampoules.
-Agiter les ampoules de la deuxième série 2 minutes et rejeter la phase chloroformique,
- laver la phase aqueuse par 5 mL de chloroforme.
-Ajouter successivement dans chaque ampoule 0,25 mL de solution de chlorhydrate
d’hydroxylamine, 15 mL de solution de dithizone à 10 mg/L et 5 mL de solution 2
d’hydroxyde de sodium-cyanure de potassium.
-Agiter immédiatement 1 minute. Introduire un tampon de coton hydrophile dans la tige de
chaque ampoule et filtrer la couche chloroformique.
- Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 518 nm.
-Construire la courbe d’étalonnage.

6. Mode opératoire
-Prélever 25 mL d’eau ou un volume d’eau convenable de façon à avoir une concentration
comprise entre 0 et 0,010 mg.
-Opérer ensuite comme pour l’établissement de la courbe d’étalonnage en ayant soin de
traiter de la même manière un témoin constitué par de l’eau permutée.

82
-Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de
518 nm et tenir compte de la valeur lue pour le témoin.
- Se reporter à la courbe d’étalonnage.
7. Expression des résultats

La courbe donne la teneur de cadmium contenu dans la prise d’essai.

Remarque 
– La limite de détection est de 0,02 mg/L.
– Les ions métalliques habituellement rencontrés dans l’eau n’interfèrent pas.
Des concentrations dans la prise d’essai de 6 mg de plomb, 3 mg de zinc et 1 mg de cuivre
n’interfèrent pas.
– Si l’eau à analyser contient moins de 10 μg/L de cadmium, procéder à une concentration.
Pour cela, ajouter 0,5 mL d’acide chlorhydrique à 200 mL d’eau et concentrer à 20 mL.
Amener aux environs du pH 2,8 en présence de bleu de thymol par la solution d’hydroxyde
de sodium. Ajuster à 25 mL avec l’eau distillée
8 . Matériels 
Toute la verrerie doit être nettoyée à l’acide chlorhydrique dilué au 1/2 et rincée à l’eau
Distillée
-Fioles
-burettes
-Eprouvettes
-pipettes
-pro pipette
-agitateur /chauffage
-balance
9. Réactifs
- Hydroxyde de sodium
- Tartrate double de sodium et de potassium
- Solution de bleu de thymol
- Cyanure de potassium 
- Solution de chlorhydrate d’hydroxylamine
-Chloroforme pur.
- Diphénylthiocarbazone 
-Acide tartrique
- Cadmium pur 
-Acide chlorhydrique concentré 

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