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Cas de portique dans l’espace

5.1 Discrétisation
Définissons les coordonnées des nœuds
et la table de connexion des éléments

Nœuds X Y Z
1 0,00 0,00 0,00
2 0,00 5,00 0,00
3 8,00 0,00 0 ,00
4 8,00 5,00 0,00
5 0,00 0,00 24,00
6 0,00 0,00 12,00 Figure 5-1 Portique dans l’espace

7 8,00 5,00 24,00 Elément Origine Extrémité Type


8 8,00 5,00 12,00 1 1 2 1
9 0,00 5,00 24,0 2 3 2 4
3 1 4 4
10 8,00 0,00 12,00
4 2 4 2
11 0,00 5,00 12,00
5 3 4 1
12 8,00 0,00 24,00 6 8 4 3
Table des coordonnées des nœuds 7 8 7 3
8 7 12 1
Type E (GPa) A Izz Iyy
9 8 10 1
1 210 10 11 8 2
2 210 11 11 6 1
3 210 12 11 9 3
4 210 13 9 5 1
14 9 7 2
15 2 11 3
Table de connexion

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5.2 Matrice de rigidité locale

Chaque nœud à 06 déplacements nommément :

 u1 et u7 Déplacement normaux suivant ox

 u2 et u8 Déplacement torsion autour de ox

 u3 et u9 flèche dans le plan xoy

 u4 et u10 rotation des flèche respectives u3 et u9

 u5 et u11 flèche dans le plan xoz

 u6 et u12 rotation des flèche respectives u5 et u11


L’élément dans cette structure dans l’espace à deux nœuds et donc la matrice de rigidité locale élémentaire
est de dimension (06x02) = 12 soit (12x12)
Elle est obtenue par superposition des types de déplacements qui composent l’élément soit les déplacements
normaux, la torsion autour de ox, la flexion dans le plan xoy et la flexion dans le plan xoz. Les matrices ainsi
utilisées dans la superposition sont les suivantes
ii. Matrice de rigidité due aux déplacements normaux
( ) ( )
1 −1 1
x ( )
=
uj
( )
−1 1 7
1 7
j

ui i

Degrés de liberté numéro 1 et 7

47
iii. Matrice de rigidité due aux déplacements de torsion
x
( ) ( ) 1 −1 2
( ) G J
k =
L( )
−1 1 8 τj
j
2 8

Degrés de liberté numéro 2 et 8 τi i

iv. Matrice de rigidité due au la flexion dans le plan xoy


v.

x 12 6 −12 6 3
⎧ ⎡ ⎤
⎪ ( ) ⎢6 4 −6 2 ⎥ 4
j = ⎢ ⎥
vi.
ϴj ⎨ ⎢−12 −6 12 −6 ⎥ 9
⎪ ⎣6 2 −6 4 ⎦ 10
i ωj ⎩ 3 4 9 10

ϴi ωi
Degrés de liberté numéro 3, 4, 9 et 10
y
z

vii. Matrice de rigidité due au la flexion dans le plan xoz

x
12 6 −12 6 5
j ⎧ ⎡ ⎤
⎪ ( ) ⎢6 4 −6 2 ⎥ 6
ϴj = ⎢ ⎥
⎨ ⎢−12 −6 12 −6 ⎥ 11
i ωj ⎪ ⎣6 2 −6 4 ⎦ 12
⎩ 5 6 11 12
ϴi ωi
Degrés de liberté numéro 5, 6, 11 et 12

z
y

Finalement en superposant les 04 matrices [ka(e)] (2x2), [kτ(e)] (2x2), [kxy(e)] (4x4), [kxz(e)] (4x4) on obtient la
matrice de rigidité locale [k(e)] de dimension (2+2+4+4)x(2+2+4+4) = (12x12) (12 lignes et 12 colonnes)
Les numéros des degré de liberté donnent la position des termes des 04 matrices, [k a(e)], [kτ(e)], [kxy(e)] et [kxz(e)] ,
dans la matrices [k(e)] .

En posant = , = , = = alors on obtient par superposition :

48
( )

C( ) 0 0 0 0 0 −C ( ) 0 0 0 0
⎡ ⎤
⎢ 0 D( ) 0 0 0 0 0 −D( ) 0 0 0 ⎥
⎢ 0 0 12B( ) 6 ( ) B( ) 0 0 0 0 −12B( ) 6 ( ) B( ) 0 ⎥
⎢ 0 0 6 ( )B( ) 4 ( ) B( ) 0 0 0 0 −6 ( ) B( ) 2 ( ) B( ) 0 ⎥
⎢ 0 0 0 0 12B′( ) 6 ( ) B′( ) 0 0 0 0 −12B′( ) 6 ( ) B′( ) ⎥
⎢ 6 ( ) B′( ) 4 ( ) B′( ) −6 ( ) B′( ) 2 ( ) B′( ) ⎥
= ⎢ 0( ) 0 0 0 0 0 0 0

−C 0 0 0 0 0 C( ) 0 0 0 0
⎢ ⎥
0 −D( ) 0 0 0 0 0 D( ) 0 0 0
⎢ ⎥
0 0 −12B( ) −6 ( ) B( ) 0 0 0 0 12B( ) −6 ( ) B( ) 0
⎢ ⎥
⎢ 0 0 6 ( )B( ) 2 ( ) B( ) 0 0 0 0 −6 ( ) B( ) 4 ( ) B( ) 0 ⎥
⎢ 0 0 0 0 −12B′( ) −6 ( ) B′( ) 0 0 0 0 12B ( ) −6 ( ) B′( ) ⎥
⎣ 0 0 0 0 6 ( ) B′( ) 2 ( ) B′( ) 0 0 0 0 −6 ( ) B′( ) 4 ( ) B′( ) ⎦

5-1

5.3 Transformation

Figure 5-2 Figure 5-3

Pour pouvoir assembler toutes les matrices de rigidité élémentaire de la structure il est nécessaire de les écrire
par rapport au même système d’axes.
Jusqu’à maintenant la matrice de rigidité de chaque élément est calculée par rapport à son propre axe neutre
et repère oxyz.

On doit réécrire les 15 matrices des 15 éléments (pour l’exemple donné) dans un repère commun qui n’est
autre que le système d’axes de la structure OXYZ appelé repère global.
Le passage du système local au système global s’appelle la « transformation. » En usant des vecteurs unitaires
des 06 axes (03 locaux ox , oy et oz et 03 globaux OX, OY et OZ) on peut écrire des relations de liaison entre
eux.

49
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
⎧u =l U +m U +n U
⎪u ( ) =l
( ) ( )
U +m
( ) ( )
U +n
( )
U
( )
⎪ ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
⎪u =l U +m U +n U
⎪ ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
⎪u =l U +m U +n U
⎪ u( ) =l
( ) ( )
U +m
( ) ( )
U +n
( ) ( )
U

⎪ u( ) =l
( )
U
( )
+m
( ) ( )
U +n
( ) ( )
U
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) 5-2
⎨u =l U +m U +n U
⎪ u( ) =l
( ) ( )
U +m
( ) ( )
U +n
( ) ( )
U

⎪ u( ) =l
( ) ( )
U +m
( ) ( )
U +n
( ) ( )
U

⎪ u( ) =l
( )
U
( )
+m
( ) ( )
U +n
( )
U
( )
⎪ ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
⎪u =l U +m U +n U
⎪ ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
⎩ u =l U +m U +n U

Pour calculer ainsi les 09 cosinus directeurs on procèdera en deux étapes.


i. La première étape

Cette étape est un cas particulier où l’axe oz est choisi parallèle au plan XOZ du système global. Cet axe est

nommé alors oz’

Dès lorsoz’ étant parallèle au plan XOZ., alors on peut dire que oz’ est normal à l’axe OY. On sait aussi que oz’
est normal à ox , repère oxy’z’ orthonormé.

Donc le produit vectoriel d’un vecteur porté par OY par un vecteur sur ox donnera un vecteur perpendiculaire

au deux vecteurs soit sur oz’. En divisant ce vecteur ainsi obtenu par sa norme on obtient un vecteur unitaire

Les vecteurs portés par respectivement OY et ox sont le vecteur unitaire ⃗J et le vecteur unitaire ⃗ı Ils
s’écrivent :
⃗= ⃗ + ⃗ + ⃗
5-3
⃗J = 0 ⃗I + 1 ⃗J +0 K⃗

Ici lox , mox nox sont les cosinus directeurs du vecteur ⃗i ⃗J et par ailleurs des angles formées par
l’axe des abscisses local ox et les axes du repère OXYZ globale, soit OX, OY et OZ.

Alors on écrit :

⃗′ = ⃗⋀ ⃗
⃗⋀ ⃗
5-4

  
I J K
 
lox mox nox  ( nox .I  lox . K ) 5-5
0 1 0

Avec ⃗ı ⋀ ⃗J = n +l =d 5-6
50
⃗I K⃗
⃗′ = 5-7

Si d= 0 alors k′⃗ ne peut être calculé et donc il faut trouver une autre manière de calculer les cosinus directeurs.

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