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Cours 1MP-SEER ISSATKasserine

Université de Kairouan
Institut Supérieur des Sciences Appliquées
et de Technologie de Kasserine

***********

Mastère professionnel :
Systèmes Electriques et Energie
Renouvelable

**************

Convertisseurs Statiques DC/AC


« Onduleurs autonomes »

Enseignant : Mohamed Nejib Nehdi

A.U : 2020/2021

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Cours 1MP-SEER ISSATKasserine

Les onduleurs
I- Introduction
I-1 Fonction
C’est un convertisseur statique qui permet d’alimenter une charge en alternatif à partir d’une
source continue.
On les retrouve dans deux types de systèmes :
• Les Alimentations Sans Interruption (ASI ou UPS en anglais). Elles servent
d’alimentation de secours. La source continue est généralement une batterie
d’accumulateurs. La fréquence est l’amplitude sont fixées.
• Les variateurs de vitesse pour machines à courant alternatifs. La source continue est
obtenue par redressement du réseau. La fréquence est l’amplitude sont contrôlées.

Comme le convertisseur relie une source et une charge, ils sont forcément de natures
différentes
• Si la source continue est une source de tension, on a un onduleur de tension.
• Si la source continue est une source de courant, on a un commutateur de courant.
I-2 Symbole

Figure 1 : Symbole
I-3 Utilisation
Alimentations de sécurité, ou d'appoint (protection contre les micro-coupures en informatique,
ou dans les centraux téléphoniques ...).
Alimentations de moteurs synchrones et asynchrones, dans un fonctionnement à V/f constant.

sect eu r ~ utilisatio n
~

re dresse ur o nd uleu r

Figure 2 : Structure
I-4 Principe
Pour l’onduleur le plus simple qui soit donc l’onduleur monophasé à deux bras. H1 et H2 sont
commandés à l’ouverture ainsi qu’à la fermeture.
Les interrupteurs sont constitués par des thyristors ou des transistors fonctionnant en
commutation.
Le basculement des interrupteurs est commandé par une tension périodique générée par un
montage utilisant le principe des multivibrateurs astables.

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K1 K1

E E

uC
uc
uC

C ha rg e C harg e E
iC iC
E E

K1
0
T/2 T t
K1

Prem ière d em i p ério de : u C = E Deuxièm e dem i périod e : u C = - E -E

Figure 3 : Onduleur en demi-pont ; Tension de sortie uc


I-5 Les interrupteurs
Les interrupteurs électroniques sont, ou des transistors ou des thyristors fonctionnant en
commutation; ils sont rendus bidirectionnels par la mise en antiparallèle de diodes.
Par la suite, nous ne préciserons plus la nature des composants : transistors ou thyristors; ils
seront désignés par H.
Justification : dans le cas de charge inductive ou capacitive, le courant dans la charge est
déphasé par rapport à la tension; dans certaines phases de fonctionnement, le courant ne peut
circuler dans les transistors ou thyristors unidirectionnels (par exemple quand iH1 est négatif
même si H1 est commandé), d'où la présence de diodes en anti-parallèle sur ces composants.
I-6 Types de commande des interrupteurs et critère de choix

– symétrique ( à deux états : ± E ):


– décalée (à trois états ± E et 0) : – à MLI : pour l'onduleur en pont
pour les onduleurs à 2 ou 4
pour l'onduleur en pont
interrupteurs ( en pont )

E E
t
T
αT/2 T/2 t
t
–E –E
sinusoïde Dents de scie
H1 H3 Eléments H1 H4 Eléments
commandés commandés
H2 H4 H4 H3 H4
Commande MLI

Un Un Un

f f f
fO fO
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 fO 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22

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Les tensions de commande sont périodiques mais non sinusoïdales.


Les harmoniques sont gênants pour les machines électriques (bruit, vibrations) et un taux
THD de 5% est recommandé par la norme EN 6100-3-2.
La qualité de la tension ou du courant généré est caractérisé par le taux de distorsion en

V −V
2 2 V n
2

courant ou tension THD = = 1 2


ou par le taux global de distorsion
V1 V1

V 2 − V12 V n
2

TGD = = 2

V V
Rappelons cependant que pour un circuit inductif, les harmoniques de rang élevé sont
"étouffés" ( la réactance est X = nLω pour l'harmonique de rang n ).
On cherche à obtenir une tension uc où seules subsisteraient des harmoniques de rangs élevés,
facilement filtrables ( par un filtre passe- bas )
• Avec une commande décalée, l'observation des spectres montre que l'onduleur à
commande décalée présente un spectre plus favorable que celui à commande symétrique.
En effet la décomposition en série de Fourier du signal montre que seuls les harmoniques
4E nαπ
de rang n impair existent et ont pour amplitude : bn = cos . On arrive donc, pour
nπ 2
un décalage convenable (α = 1/3) à supprimer l'harmonique de rang 3.
• Avec une commande MLI, beaucoup plus répandue, les harmoniques proches du
fondamental sont éliminés (les harmoniques de fréquences élevées sont faciles à filtrer) les
courants alimentant un moteur asynchrone sont alors sinusoïdaux.

N.B. : Les graphes ci-contre donnent le principe de la commande d’un onduleur MLI : on
compare un signal en dents de scie de fréquence très élevée à une sinusoïde. La sortie du
comparateur, un créneau de largeur variable sert de commande aux interrupteurs électronique
de l’onduleur

I-7 Les Phases de fonctionnement


Selon le type d'onduleur, le type de commande et la nature de la charge, on peut observer trois
phases de fonctionnement :
• une phase d'alimentation de la charge par la source
• une phase de récupération pour laquelle la charge fournit de l'énergie à la source ( la
source doit être réversible )
• une phase de roue libre pour laquelle la charge dissipe de l'énergie par circulation dans une
maille du circuit ne comprenant pas la source.

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II- Onduleur de tension monophasée à 2 interrupteurs


II-1 Schéma de principe

i E1
V iD 1
E iH1 K1

H1 D1

uC

iC
E V

K1
H2 D2

Figure 4 : Onduleur en demi-pont

II-2 Alimentation d’une charge résistive


Le courant suit la tension et est donc de la même forme au coefficient R près ( uc =Ric)
II-3 Alimentation d’une charge inductive
Dans le cas d’une charge inductive, l’annulation du courant et celle de la tension ne sont pas
simultanées.
Lorsque H2 est ouvert et H1 fermé (uc=E), le courant est soit positif soit négatif.
H1 est unidirectionnel en courant et ne laisse passer le courant que si celui-ci est positif.
Pour assurer la circulation du courant dans les deux sens, on doit placer une diode en
antiparallèle avec H.
L'onduleur de tension à commande symétrique impose aux bornes de la charge, quelle que
soit la nature de celle-ci, une tension alternative de valeur efficace U = E, de fréquence f égale
à celle de la commande

Figure 6 : Allures des grandeurs

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II-4 Analyse

a- Séquence des commandes des interrupteurs :


• De 0 à T/2 : K1 est commandé
• De T/2 à T : K2 est commandé
La diode placée en antiparalèlle permet le passage du courant dans les 2 sens.

b- Etude de uc(t) :
• De 0 à T/2 : uc(t) = E
• De T/2 à T : uc(t) = -E
La valeur moyenne de uc(t) : uc (t ) = 0

La valeur efficace de uc(t) : U c = E


Décomposition spectrale de uc(t) :
La tension uc(t) est une fonction créneau impaire, sa décomposition ne contient que des
termes en sinus et ne présente que des harmoniques pairs :

4E
uc (t ) =  sin (2 k + 1 )ω t
k = 0 (2 k + 1 )π

c- Etude des courants :


Exemple de courants pour diverses valeurs de l’inductance d’une charge RL.
uc_1

100.00

50.00

0.0

-50.00

-100.00

ic_1 ic_2 ic_3

10.00

5.00

0.0

-5.00

-10.00

100.00 110.00 120.00 130.00 140.00


Time (ms)

Figure 7 : Allures des grandeurs pour diverses valeurs de l’inductance.

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Constatations
Comme le courant n’es pas sinusoïdal, il est riche en harmoniques (de même fréquences
que la tension) qui
• génèrent des couples pulsatoires néfastes sur les machines tournantes
• génèrent des parasites radioélectriques pouvant perturber des signaux de commande.
Méthode d’étude
On peut associer une impédance complexe Z(nω) à chaque harmonique de rang n de la
tension.
D’après le théorème de superposition, le courant i(t) ne contient que les harmoniques de la
tension u(t)
Ainsi pour chaque harmonique :

( )

4E
i (t ) =  sin ( 2k + 1) ωt − arg Z ( 2 k +1)ω 
k = 0 ( 2k + 1) π Z
 
( 2 k +1)ω

Approximation du premier harmonique


On approxime le courant à son 1er harmonique
I 2
iE = cos θ1 θ1 = arg ( Z1ω )
Le courant fourni par une source est donc π . Avec
EI 2
p1source = E × iE = cos θ1
La puissance fournie par une source est donc π
2 EI 2
pch arg e = cos θ1
La charge absorbe la puissance de chaque source soit le double π

Figure 8 : Allure du premier harmonique du courant..

III- Onduleur de tension monophasée à 4 interrupteurs ou en pont


III-1 Commande symétrique

a- Schéma :
Schéma du montage: (R: 40 Ω; C: 10µF)

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Pour une fréquence donnée (100Hz), suivant la valeur de L on peut observer différents
comportements de l'intensité en fonction de u:
• L > 0.25 H: i est en retard sur u.
• L < 0.25 H: i est en avance sur u.
• L = 0.25 H : u et i sont en phase.

i iD 1 iH 1

D1 H1 D2 H2
E uC
V
iC

D4 H4 D3 H3

Figure 9 : Onduleur en pont.

b- Allures des grandeurs :


pour L = 0.4 H

Figure 10 : Allures des grandeurs.

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c- Etude de uc(t) :
• De 0 à T/2 : uc(t) = E
• De T/2 à T : uc(t) = -E
La valeur moyenne de uc(t) : uc (t ) = 0

La valeur efficace de uc(t) : U c = E


Décomposition spectrale de uc(t) :
La tension uc(t) est une fonction créneau impaire , sa décomposition ne contient que des
termes en sinus et ne présente que des harmoniques pairs :

4E
u c (t ) =  s i n ( 2 k + 1 )ω t
k = 0 ( 2 k + 1 )π

d- Etude des courants :


Exemple de courants pour diverses valeurs de l’inductance d’une charge RL.
uc_1

100.00

50.00

0.0

-50.00

-100.00

ic_1 ic_2 ic_3

10.00

5.00

0.0

-5.00

-10.00

100.00 110.00 120.00 130.00 140.00


Time (ms)

Figure 11 : Allures des grandeurs pour diverses valeurs de l’inductance.


Constatations :
Comme le courant n’es pas sinusoïdal, il est riche en harmoniques (de même fréquences
que la tension) qui
• génèrent des couples pulsatoires néfastes sur les machines tournantes
• génèrent des parasites radioélectriques pouvant perturber des signaux de commande.
Méthode d’étude :
On peut associer une impédance complexe Z(nω) à chaque harmonique de rang n de la
tension.
D’après le théorème de superposition, le courant i(t) ne contient que les harmoniques de la
tension u(t)
Ainsi pour chaque harmonique :

( )

4E
i (t ) =  sin  ( 2 k + 1) ω t − arg Z ( 2 k +1)ω 
k = 0 ( 2 k + 1) π Z
 
( 2 k +1)ω

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Approximation du premier harmonique :


On approxime le courant à son 1er harmonique
2I 2
iE = cos θ1 θ1 = arg ( Z1ω )
Le courant fourni par la source est donc π . Avec
2 EI 2
pch arg e = EiE = cos θ1
La charge absorbe la puissance de la source soit π

Figure 12 : Allure du premier harmonique du courant.

e- Critique du montage :
Uceff ne peut être réglée sauf si E varie. UC = E
Cette commande génère beaucoup d’harmoniques de tension et de courant qui servent peu
au transfert d’énergie.
Pour avoir un transfert d’énergie correct, il faut diminuer les harmoniques de tension et
courant de façon à les rendre sinusoïdaux.
Il y a possibilité de filtrer soit la tension soit le courant mais le calcul du filtre est délicat et
son coût peut être important.
On préfère modifier la commande de telle sorte que le courant ou la tension se rapproche
du sinusoïdal. (suppression d’harmoniques). C’est la commande décalée ou la commande
MLI.

III-2 Commande décalée


La commande des interrupteurs est décalée.
Ce décalage permet de faire varier la valeur efficace de la tension d’alimentation.
Suivant la valeur de ce décalage des harmoniques sont éliminés.

a- Courbes représentatives
Il suffit pour cela de décaler la commande des interrupteurs.

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Figure 13 : Allures des grandeurs.

b- Tension aux bornes de la charge :


Valeur efficace de la tension:
En traçant u2(t) , on obtient :
T 
E 2  −τ 
U2 = 2  ce qui donne
T
2
 2τ 
U = E 1 − 
 T 
En faisant varier τ son peut faire varier la tension efficace de la tension fournie par
l'onduleur.
Harmoniques de la tension:
La décomposition en série de Fourier d’une telle tension est :

v(t)

E
ωt
-π+β -β π+β 2π-β
0 β π-β 2π

-E

4E  1 
v(t ) = × cos ( (2k + 1) ⋅ β ) ⋅ sin ( (2k + 1) ⋅ ωt ) 
π k =0  2k + 1 

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Attention β=τ/2
On s’aperçoit que l’on peut éliminer certains harmoniques par un choix judicieux de β.
Il suffit pour cela de choisir la valeur de β qui annule l’harmonique k choisi, ce qui est
cos ( (2k + 1) ⋅ β ) = 0
vérifié par
Exemple : pour éliminer l’harmonique 3 : k=1 donc cos3β=0 ce qui vérifié pour 3β=π/2
donc pour β=π/6

c- Courants dans la charge:


uc(V)
ic(A) Fondamental de uC H1 H2

E iD iH
Fondamental de iC i
D1 T1 D2 T2
E u
V
θ τ
T/2+ t2
β τ T/2 T iC

D4 T4 D3 T3

H4 H3
H1 H4
Eléments commandés
H2 H3 H2

signe de la puissance
reçue par la charge

D1 D1 T1 D4 D4 T4 Eléments passants
T2 D3 T3 T3 D2 T2

Figure 14 : Allure du fondamental du courant de charge.

i =
I 2
π
( cosτ − cos (θ − τ ) )
La valeur moyenne de i est

P=E i =
EI 2
π
( cosτ − cos (θ − τ ) )
La puissance fournie par la source est

III-3 Commande à modulation de largeur d’impulsion : MLI


La commande des interrupteurs se fait par des tensions modulées. La tension de sortie est
alors découpée et le courant est pratiquement sinusoïdal.

a- Commande à modulation de largeur d’impulsion : MLI


Elaboration de la commande MLI.
On compare deux tensions :

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- une en triangle ou en dents de scie vt de fréquence fp(porteuse).


- une sinusoïdale v de fréquence f.
Si v>vt , vsortie =1 ; Si v<vt , vsortie =0
Exemples de modulations :
s i nu s o ï d e D en t s d e s c ie

C o m m a n d e M LI

b- Commande à angles pré calculés :


On cherche à éliminer les harmoniques de faibles rang .On élimine les harmoniques de
rang 3f,5f,7f… par l’introduction de fentes dans une forme d’onde rectangulaire.
u (θ)

t
β 1 β2 β3

Il faut déterminer les angles β1, β2, β3…. β5.


On considère que u est la somme algébrique de forme d’onde en créneaux du type :
v(t)

E uβ1

ωt
-π+β -β π+β 2π-β
0 β π-β 2π uβ2

-E
uβ3

t

 1 
T
4E
v (t ) = × cos ( (2k + 1) ⋅ β ) ⋅ sin ( (2k + 1) ⋅ ωt 
π k = 0  2k + 1 

u(θ)=uβ1+uβ3+uβ5-uβ2-uβ4
Dans l’expression ci-dessus, pour éliminer les harmoniques n, il faut
cos nβ1+ cos nβ3+ cos nβ5- cos nβ1- cos nβ4=0
5 angles donc 5 équations sont nécessaires.
La résolution donne :
β1=18,17°, β2=26,64°, β3=36,87°,β4=52,9°, β5=56,69°.

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Dans ce cas là, Ueff est fixe et dépend de β1, β2, β3…. β5.

c- Caractéristiques de la MLI :
Indice de modulation : m= fp/ f
Coefficient de réglage : r= Vmax / Vtmax

d- Avantages de la MLI :
-Permet de produire un courant de charge très voisin d’une sinusoïde.
-Permet de réaliser une tension uc(t) aux bornes de la charge dont la décomposition en
série de Fourier ne contient pas d’harmoniques à fréquence trop basses (difficilement
filtrable) ou interdites (résonances...)

IV- Onduleurs triphasés


IV-1 Schéma de principe

K1 K2 K3

T1 D1 T2 D2 T3 D3
vA
E/2 iA
A
vB
iB
E 0 B N
vC
iC
C
E/2 K4 K5 K6 Charge

T4 D4 T5 D5 T6 D6

Figure 15 : Structure de l’onduleur triphasé.


IV-2 Mode de calcul
a- Méthode 1 :
• Détermination de vAO, vBO, vCO selon la commande des interrupteurs
Exemple : Si K1 fermé et K4 ouvert, vAO=E/2. Si K1 ouvert et K4 fermé, vAO= -E/2.
• Puis grâce à une loi des mailles (uAB= vAO - vBO ...) uAB, uBC, uCA.
1
• Puis vAN, vBN, vCN si l’on a un couplage étoile : v A N = v A 0 − ( v A 0 + v B 0 + v C 0 )
3
Démonstration
En effet
 u AB = v AN − v BN = v A 0 − v BO (1)

 u BC = v BN − vCN = v B 0 − vCO (2)
u = v − v = v − v
 CA CN AN C0 AO (3)

Or v A N + v B N + v C N = 0 ( 4 ) charge triphasée équilibrée

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Et
(4) → v A N = − v B N − v C N (5)
{{
(1) (3)
− v BN − vC N
6 447 44 8 6 447 4 48
(5) avec (1) et (3) donne v AN = v A 0 − v B O − v AN − v C 0 + v A O − v A N
 3 ⋅ v A N = 2 ⋅ v A 0 − v BO − v C 0
en ajoutant et retranchant v A 0
3 ⋅ v A N = 3 ⋅ v A 0 − v A O − v BO − v C 0
1
 v AN = v A 0 − ( v A O + v BO + vC 0 )
3

b- Méthode 2 :
• Détermination directe de uAB, uBC, uCA selon la commande des interrupteurs.
Exemple : uAB dépend des interrupteurs K1,K2,K4,K5.
Si K1,K5 fermés ,uAB= E.
Si K2,K4 fermés ,uAB= -E.
Si K1,K2 fermés ou K4,K5 fermés, uAB= 0.
u − uCA u − u AB u − u BC
• Puis détermination de v AN = AB , vBN = BC , vCN = CA .
3 3 3
Démonstration
En effet
u AB = v AN − vBN = v A 0 − v BO (1)

u BC = vBN − vCN = vB 0 − vCO (2)
u = v − v = v − v (3)
 CA CN AN C0 AO

Or v AN + v BN + vCN = 0 (4) charge triphasée équilibrée


Donc
u AB − u CA = v AN − v BN − vCN + v AN
u AB − u C A = 2 v AN − v BN − vC N
142 43
( 4 )→ v AN

 u AB − u CA = 3v AN
u AB − u CA
 v AN =
3

IV-3 Commandes

a- Commande adjacente :Type 180°


Chaque interrupteur est commandé pendant 180°.
Les commandes des interrupteurs d’une même branche sont adjacentes.

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Les commandes des interrupteurs de deux branches différentes sont décalées de 120°.

K1 K4 K1
K5 K2 K5
2
K6 K3 K6
3

La tension de sortie est fixe quelle que soit la charge. On retrouve la même forme pour la
tension entre phases que pour un pont monophasé avec commande décalée et
t1=60°.(minimum d’harmoniques et suppression du 3)

u A B ( t )
E

π
2 π / 3 2 π
0

- E

u B C ( t )
E

π
2 π / 3 2 π
0

- E
u C A ( t )
E

π
2 π / 3 2 π
0

- E

v A ( t )

2 E / 3
E / 3
π
2 π / 3 2 π
0

v B ( t )

π
2 π / 3 2 π

v C ( t )

π
2 π / 3 2 π

K 3 K 6 K 3 K 6

K 5 K 2 K 5 K 2

K 1 K 4 K 1

Figure 16 : Allures des grandeurs.

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2
La valeur efficace de U est U = E
3
2
La valeur efficace de la tension simple est V = E
3

Les harmoniques de vA sont v (t ) =
2E
π

1
2k + 1
s in (( 2 k + 1 )ω t )
k=0

b- Commande disjointe :type 120° ou 150°.


Chaque interrupteur est commandé pendant 120° ou 150°. Il y a un « trou » de 60° (ou
30°) entre les commandes de deux interrupteurs d’une même branche.(commande
disjointe).
Les commandes des interrupteurs d’une branche sont décalées de 120°par rapport aux
interrupteurs d’une branche voisine.

K1 K4 K1
K2 K5
5 2
K6 K3 K6

La forme de la tension de sortie dépend de la nature de la charge.


La commande disjointe permet d’avoir des courbes plus voisines de la sinusoïde. Le taux
de composantes harmoniques de rang faible est minimal pour 150°. Ce choix simplifie le
problème de filtrage mais complique la commande (enclenchement et déclenchement
d’interrupteurs tous les 30°).

c- Commande MLI :
Les commandes des interrupteurs sont obtenues par comparaison de 3 signaux
sinusoïdaux décalés de 2π/3 avec un signal triangulaire. Même forme de tension de sortie
qu’en monophasé.

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