Vous êtes sur la page 1sur 2

Matière : E.G.S. Partie 4 : Echanges Extérieurs 2ème BAC S.

E
Définition Politique économiques qui reposent sur l’application de mesures visant à favoriser les activités nationales et pénaliser la concurrence étrangère
Les barrières Elles consistent à appliquer aux produits étrangers pénétrant sur le marché national des droits de douanes importants dans le but d'augmenter artificiellement
tarifaires leur prix et de les rendre ainsi plus chers. C'est la forme de protectionnisme la plus ancienne.

Formes et techniques du
- Les contingents (ou quotas d’importations) fixent des limites quantitatives maximales à l’importation de catégories de produits ;

protectionnisme
Les barrières non
- Les barrières techniques sont mises en place par l’obligation de respecter certaines « normes » de qualité ou labels.
protectionnisme

tarifaires
- Les barrières administratives (le protectionnisme gris) ont pour objet d’accroître le coût du produit ou de rallonger les délais d’entrée sur le territoire national par des formalités
administratives lourdes et pénalisantes.
Les fondements théoriques

- Les restrictions volontaires d’exportation sont des mesures par lesquelles les pouvoirs publics d’un pays importateur s’entendent avec ceux d’un pays exportateur en vue de
restreindre le volume d’exportation de ce dernier.
- Les subventions à l’exportation versées par l’Etat permettant aux entreprises nationales qui en bénéficient de réduire artificiellement leurs coûts et d’abaisser leur prix se vente à
l’étranger.
Le protectionnisme monétaire (ou dumping monétaire) : consiste à maintenir la parité de la monnaie nationale à un cours artificiellement bas pour être
protectionnisme monétaire
compétitif sur les marchés mondiaux et favoriser les exportations.
Apport de F. F. List (1789-1846) pour sa thèse du protectionnisme éducateur. Il ne s'agit pas d'être contre le libre échange mais de ne pas le pratiquer dans un contexte où les industries
List naissantes ont d'abord besoin d'être protégées avant d'être compétitives à l'international.
Les limites du - La perte du bien être pour tous les agents qui doivent payer un prix élevé pour obtenir le produit taxé et qui vont donc réduire leur consommation ;
protectionnisme - Un frein à la capacité d’adaptation des industries nationales. En effet, elles ne seront pas incitées à innover pour réduire leurs coûts ou pour présenter de nouveaux produits.
Définition Politique économique prônant la liberté de circulation de tous les biens économiques (produits, services, capitaux, monnaie) entre les pays.
A. Smith : avantages absolus Un pays dispose d'un avantage absolu pour la production d'un bien s'il peut produire ce bien pour un coût inférieur à celui d'un autre pays.
Le libre –échange

 Quand un pays dispose de plusieurs avantages absolus, il doit se spécialiser là où son avantage est comparativement le plus grand.
D. Ricardo : avantages comparatifs
 Quand un pays ne dispose d’aucun avantage absolu, il doit se spécialiser dans la production du bien où il est relativement le plus avantagé.
 Le problème des « industries dans l’enfance » : le protectionnisme permet de protéger une industrie au moment du démarrage, c'est-à-dire qu’elle a donc besoin d’une
protection temporaire, d’un « protectionnisme éducateur », pour se développer.
Les limites du  Les spécialisations inégales : La spécialisation ne correspond aux tendances actuelles du commerce mondial même si un pays dispose d’un avantage comparatif dans une
libre-échange production. Certains pays dominent les produits manufacturés à haute valeur ajoutée (les pays du Nord) et d’autres se spécialisent dans les produits primaires de faible valeur
ajoutée (les pays du sud).
 Le commerce de similitude : Les théoriciens contemporains du libre-échange constatent que la plus grande partie des échanges internationaux ne sont pas des échanges de
spécialisation, mais des échanges de produits identiques entre pays identiques (commerce intra-branche).
balance des paiements
(composition) : la
Présentation

www.eecogestion.com Page 14 Eecogestion


Matière : E.G.S. Partie 4 : Echanges Extérieurs(suite) 2ème BAC S.E
La réduction progressive des barrières protectionnistes ;
Évolution des échanges internationaux Le progrès dans le domaine des transports et des télécommunications ;
La mise en place d’une division internationale du travail au sein des entreprises avec le développement des firmes multinationales.
Zones de Accord entre pays qui supprime ou réduit les obstacles tarifaires et non tarifaires qui freinent les échanges entre les pays de la zone. Chaque pays conserve ses
libre-
Conception propres tarifs douaniers vis-à-vis des pays qui n’appartiennent pas à la zone
échange ALENA (Accord de libre Echange Nord-Américain) : Zone de libre échange qui regroupe des Etats-Unis, le Canada et le Mexique). Il est entré en vigueur le 1er janvier
Illustration
Pôles et 1994.
zones Unions Conception Ce sont des zones de libre-échange avec, en plus, une politique extérieure commune ou un tarif extérieur commun.
d’intégration douanières
Illustration
MERCOSUR : il est né le 26 mars 1991, avec la signature du traité d'Asunción. C'est le troisième marché intégré au monde après l'Union européenne et l'ALENA. Il
régionale regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, le Chili et la Bolivie.
Union L'union économique et monétaire prévoit, elle, l'adoption d'une monnaie commune et la convergence des économies. C'est le choix de l'Union européenne en 1992 à
économique
Conception Maastricht.
et monétaire Illustration Union Européenne : 27 membres
Principes défendus par
Un commerce sans discrimination - Encourager le développement et les réformes économiques - Libéralisation du commerce progressive et par voie de négociation ………
L’OMC
Les principaux organes et * L’autorité suprême: la Conférence ministérielle, * Deuxième niveau: le Conseil général, *Troisième niveau: un conseil pour chaque grand domaine du commerce et d’autres
fonctions de l’OMC organes.

Calcul et lecture de différents éléments et soldes :


Indicateurs Formule Lecture (Exemples)
Solde commercial Au Maroc, en 2018, le déficit commercial s’élève à 204.4 milliards dh.
Exportations (FOB) – Importations (CAF)
(Biens) Au Maroc, en 2018,Les importations en biens excédaient les exportations en biens de
Exemple :SC= -204.4 MM dhs
204.4 milliards dh.
variation du solde (SC2019 –SC2018) / SC2018
commercial Exemple : variation du solde commercial = 23% Au Maroc ,le déficit commercial a baissé de 23% en 2018 par rapport à 2017
Solde du compte des =solde commercial + solde invisible
transaction courantes = total crédit ( Biens + Services +revenu +transfert) – total débit ( Biens + Au Maroc, le compte (ou la balance) des transactions courantes est déficitaire de 23
Services +revenu +transfert) milliards dhs ;

Exemple : Solde du compte des transactions courantes = -23 Ou : Le déficit de la balance courante s’élève à 23 milliards dh
Taux de couverture (Exportations (FOB)/ Importations (CAF)) *100 Au Maroc en 2018 ,les exportations des biens ne couvrent que 54 % des importations
(Biens ) Exemple : Taux de couverture=54 % des biens .
Termes de l’échange réels Au Maroc, en 2018, le prix d’une tonne exportée représente 92% d’une tonne importée ;
(Prix moyen de la tonne exportée/ prix moyen de la tonne importée) x100 Ou, l’entrée de devise des ventes (exportations) à l’étranger ne permet de régler que
(Biens)
Exemple : Termes de l’échange réels=92%
92% des sorties de devises (importées) réalisées avec l’étranger ;
Termes de l’échange nets Au Maroc le prix d’une tonne exportée à l’étranger ne représente que 94% d’une tonne
(Indice des Prix des exportations/ indice des prix des importations) x100 importée de l’étranger (dégradation des termes de l’échange ;
(Biens)
Exemple : Termes de l’échange nets=94%
Ou : On vend à l’étranger moins cher qu’on lui achète
Le taux d’ouverture
((X + M )/2)/PIB)*100 ; Au Maroc, en 2018, les échanges extérieurs ( ou l’environnement extérieur, ou la
(Biens et services) moyenne des exportations et importations en biens et services) représentent 35 % de la
Exemple : Le taux d’ouverture=35%
richesse créée ;
L’effort à l’exportation (X /PIB) *100
(Biens et services) Exemple : L’effort à l’exportation=38% : Au Maroc, les exportations en biens représentent 38% de la richesse créée ;

Le taux de pénétration
M/ ( PIB + M – X) *100 34% : Au Maroc, en 2018, les importations en biens représentent 34% des biens vendus
(Biens et services)
Exemple : Le taux de pénétration= 34% sur le marché intérieur (national)
Remarque:
 L'évaluation FOB et CAF at une évaluation douanière. L’expressions FOB et CAF sons des incoterms. Ces derniers permettent de préciser la responsabilité de l'acheteur et celle du vendeur ainsi que les risques à
supporter par chacun en matière de commerce international.
 Pour le calcul du : taux d’ouverture, effort à l’exportation et taux de pénétration, on tient compte des X et des M des biens et services.

www.eecogestion.com Page 15 Eecogestion

Vous aimerez peut-être aussi