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RECEUIL DES QUESTIONS TECHNIQUES

PREMIER VOLET :

La Loi Organique n°130-13 relative à la Loi des Finances :

 Question 1 : Quels sont les types de Lois des Finances ?


Réponse :

La loi de Finance de l’Année, la Loi Rectificative et la Loi de règlement

 Question2 : Qu’est-ce qu’on entend par la Loi de Finance de l’Année ? La Loi Rectificative et la
Loi de règlement ?

Réponse :

-La Loi de Finance de l’année prévoit, évalue, énonce et autorise, pour chaque année budgétaire,
l’ensemble des ressources et charges de l’Etat

Pour rappel (L’année budgétaire commence le 01/01/N et se termine le 31/12/N)

-La loi de Finance rectificative intervient au cours de l’année budgétaire pour modifier les
dispositions de la loi de Finance de l’année.

§ Toute disposition prévue au niveau de la Loi des Finances, ne peut être modifiée que par le biais
d’une Loi de finances, ceci dit que si nous avons l’obligation d’opérer cette modification,
sans attendre la LF de l’année, nous devons passer par la LF rectificative.

Pourquoi ?

Quand le parlement vote une loi de Finance, il s’agit d’une sorte d’autorisation émanant du peuple qui
a choisi ses députés, et par obligation toute modification ou suppression ou ajout doit faire l’objet
d’une loi voté encore une fois dans le parlement.

-La loi de règlement de la loi des finances constate et arrête le montant définitif des recettes encaissées et
des dépenses visées et arrête le compte de résultat de l’année.

§ La Loi de règlement est un acte comptable, qui a pour objet de statuer sur les réalisations de
chaque Loi de finance initiale, puisque la LF de chaque année est un acte de prévision, qui se
prononce sur des prévisions de réalisation d’un nombre de recettes et d’un volume de dépenses.

 Question 3 : Quelle restriction est faite au contenu des lois de finances ?

Réponse : Les lois de Finances ne peuvent contenir que des dispositions concernant les ressources et
charges ou tendant à améliorer les conditions de recouvrement des recettes et le contrôle de l’emploi des
fonds publics ;
 Question 4 : Quelle obligation est faite aux ressources et dépenses du Budget général ?

Réponse :

L’ensemble des recettes doivent assurer l’exécution de l’ensemble des dépenses de l’Etat, sans orientation
des recettes pour des dépenses précises.

§ Exemple : Une recette collectée au niveau de la Région CASABLANCA, peut servir dans le Financement
d’un projet dans la ville de FES.

 Question 5 : Quelles dérogations sont données à ce principe de non affectation d’une recette à
une dépense ?

Réponse :

Certaines Recettes peuvent être affectées à certaines dépenses dans le cadre des budgets des SEGMA, des
CST ou des Fonds de Concours.

 Question 6 : Quelles sont les charges du Budget Général ?

Réponse :

Le BG est présenté en deux parties, la première partie concerne les Recettes et la deuxième partie concerne
les Charges, à savoir les Dépenses de Fonctionnement, les Dépenses d’Investissement et les Dépenses
relatives au Service de la Dette ;

 Question 7 : Citer quelques dépenses de fonctionnement ?

Réponse :

Dépenses de personnel, Dépenses relatives aux décisions judiciaires à l’encontre de l’Etat, les dépenses
relatives à la dette viagère, dépenses relatives aux charges communes.

§Charges communes : il s’agit des dépenses qui ne peuvent être imputées au budget d’aucun ministère,
elles sont pris en compte dans le volet charges communes, par exemple : la cotisation patronale de l’Etat en
matière de la retraite pour tous les fonctionnaires de l’administration marocaine.

§Dette viagère : il s’agit de la dette en relation avec les pensions

 Question 8 : Qu’est-ce qu’on entend par dépenses de personnel ?

Réponse :

Il s’agit des traitements, salaires et indemnités, ainsi que les cotisations de l’Etat au titre de la prévoyance
sociale et de la Retraite.

 Question 9 : Quelles obligations sont faites aux dépenses de fonctionnement ?

Réponse : Leurs crédits sont annuels, c’est-à-dire ils tombent en annulation en fin d’année, s’ils ne sont
pas consommés, et ne feront pas l’objet de report d’année en année.
 Question 10 : Les dépenses d’investissement peuvent-elles contenir des dépenses de personnel
ou de matériel ?

Réponse :

Non, en aucun cas les dépenses d’investissement peuvent contenir les dépenses de personnel ou de
matériel destinés au fonctionnement des services publics.

 Question 11 : Qu’est-ce qu’on entend par CP et CE ?

Réponse :

Les Crédits d’Engagement et les Crédits de Paiement constituent la limite maximale des dépenses que les
ordonnateurs sont autorisés à engager pour l’exécution des investissements prévus ;

Toutefois, les dépenses engagées sur des CE, doivent attendre l’année d’après pour être payées, une fois
l’opération de consolidation effectuée.

La consolidation vise à convertir les crédits d’engagement en crédits de paiement.

Ce mécanisme vise à prendre en charge des dépenses d’investissement qui s’étalent sur plusieurs années,
compte tenu le délai d’exécution. Par exemple : Construction d’une Route.

Réellement, ça ne sert à rien d’engager une dépense, en réservant des crédits de paiement pour sa
totalité, alors que la dépense en elle-même ne peut être payée que sur plusieurs années.

 Question 12 : De quoi est constituée la limite maximale des dépenses pouvant être ordonnancées
dans le cadre d’une année budgétaire ?

Réponse : Les Crédits de Paiement

 Question 13 : Qu’est-ce qu’on entend par un SEGMA ?

Réponse :

Il s’agit d’une dérogation au principe budgétaire de non affectation d’une Recette à une Dépense.
(Question N°4).

Les SEGMA : Des services de l’Etat, dotés de l’autonomie financière, et non dotés de la personnalité
morale, et dont certaines dépenses, non imputées sur les crédits du BG, sont couvertes par des Ressources
Propres relatives aux biens et services offerts par ledit SEGMA.

Par exemple : un service de l’Etat qui offre des services rémunérés, a la possibilité d’être un SEGMA, et
d’affecter ces recettes pour ces besoins, et non les incorporer dans le Budget général.

La TGR est un SEGMA qui offre des services aux usagers et administrations publiques contre
rémunération : par exemple, la tenue de la paie à travers le système de gestion des Ressources Humaines
WADIF OUJOUR développé au sein de la TGR, au profit de quelques entités qui n’en disposent pas,
est facturée, et les recettes collectées contribuent dans le financement des dépenses de la TGR.
Si vous arrivez à donner cet exemple, dans une réponse, vous allez montrer que vous vous êtes efforcés
dans la recherche.

 Question 14 : Quelles Obligations sont faites aux SEGMA ?

Réponse :

-Les SEGMA sont créés et supprimés par la Loi des Finances.


-La création d’un SEGMA est conditionnée par la justification d’existence de ressources propres
provenant de la rémunération des biens et services rendus.
-Les ressources propres doivent représenter à compter de la 3 ème Année 30% (SEGMA créés à partir du
01/01/2016) et ceux qui ne répondent pas à cette obligation sont supprimés par la LF de l’année
suivante.
-Il est interdit d’imputer au budget d’un SEGMA des dépenses de personnel
-Aucun versement au profit d’un CST ou d’un SEGMA n’est autorisé depuis un SEGMA

 Question 15 : Comment est présentée le Budget d’un SEGMA ?

Réponse :

Le Budget d’un SEGMA est présenté en deux parties, une première partie relative aux Recettes et aux
Dépenses d’Exploitation et le cas échéant une deuxième partie relative aux Dépenses d’investissement
et les ressources affectées à ces dépenses.

 Question 16 : Qu’est-ce qu’on entend par CST ?

Réponse :

Les CST ont pour objet :

-Soit décrire des opérations qui, en raison de leur spécialisation ou d’un lien de cause à effet
entre la recette et la dépense, ne peuvent être incluses dans le BG.
-Soit décrire des opérations en conservant leur spécificité et en assurant leur continuité d’année
en année.
-Soit de garder trace, sans distinction d’année budgétaire, d’opérations qui se poursuivent
d’année en année.

 Question 17 : Comment sont créés les CST ?


Réponse :
Les CST sont créés par la LF dans l’une des catégories des CST.
Cette LF prévoit les recettes et les dépenses de ces comptes et fixe le montant maximum des dépenses qui
peuvent être imputés sur ceux-ci.

 Question 18 : Quels sont les types des CST prévus par la LOLF ?

Réponse :

-Les Comptes d’Affectation Spéciale à savoir les CAS


Ils retracent les recettes affectées au financement d’une catégorie déterminée de dépenses.
Aucun versement n’est autorisé depuis un CAS au profit d’un autre CST ou d’un SEGMA
Des versements peuvent être autorisés au profit du BG à partir d’un CAS
Une obligation est faite aux CAS d’avoir au moins 40% au titre de sa 3ème année de création des produits
des taxes et ressources qui leur sont affectés, sinon ils vont être supprimés au titre de la LF de l’année
suivante.
-Les comptes d’adhésion aux organismes internationaux : Versements et Remboursements au
titre de la participation du Maroc aux Organismes Internationaux
-Les comptes de Financement : Versements de plus de deux ans ou avances inférieures ou égales à
deux ans effectués par l’Etat sur les ressources du Trésor et accordés pour Intérêt Public.
-Les comptes d’Opérations Monétaires : Ils décrivent les mouvements de fonds d’origine
monétaire

-Les Comptes de Dépenses sur Dotations à savoir les CDD : Ils retracent des Opérations relatives à
une catégorie spéciale de dépenses dont le financement est assuré par des dotations du BG.

 Question 19 : Quels types de comptabilités sont tenus par l’Etat ?

Réponse :

L’Etat tient une comptabilité budgétaire des recettes et des dépenses.


Il tient également une comptabilité générale de l’ensemble de ses opérations.
Il peut également tenir une comptabilité analytique destinée à analyser les coûts des différents projets
engagés.
LES COMPTES DE L’ETAT DOIVENT ETRE REGULIERS, SINCERES et DONNER UNE IMAGE FIDELE
DE SON PATRIMOINE ET SA SITUATION FINANCIERE

La Cour des Comptes certifie la régularité et la sincérité des comptes de l’Etat.

 Question 20 : Quels sont les règles de gestion de la comptabilité budgétaire concernant les recettes
et les dépenses ?
Réponse :
Les recettes sont prises en considération au titre de l’année au cours de laquelle elles sont encaissées
par un comptable public.
Et les Dépenses sont prises en compte au cours de l’année budgétaire au cours de laquelle les
ordonnances ou mandats sont visés par les comptables assignataires.

 Question 21 : Quels ont les règles de gestion de la comptabilité générale ?

Réponse :
-La comptabilité générale de l’Etat est fondée sur le principe de constatation des droits et des obligations.

-Les opérations sont prises en compte au titre de l’exercice auquel elles se rattachent indépendamment de
leur date d’encaissement ou décaissement. Cette Comptabilité générale de l’Etat ne se distingue de celle
appliquée aux entreprises de droit privée que par les spécificités de son action.
-Les comptables publics sont chargés de la tenue de la comptabilité de l’Etat.
 Question 22 : Qu’est-ce qu’on entend par fonds de concours ?

Réponse :

Il s’agit d’une dérogation au principe de non affectation d’une recette à une dépense. (Question 4)
Il s’agit de fonds versés par des personnes morales autres que l’Etat ou physiques pour concourir avec
ceux de l’Etat à des dépenses d’intérêt public.
Ces fonds sont directement affectés en recettes, selon le cas, au BG, au SEGMA ou CST en addition des
crédits accordés par la LF.
L’affectation et l’utilisation de ces fonds doivent respecter ce qui a été convenu avec la partie versante ou le
donateur et le reliquat est inscrit en recette au BG ;
Les dons et legs sont gérés de la même manière.

 Question 23 : Qu’est-ce qu’on entend par Programmes et Projet ou actions ? (La


nouvelle nomenclature de la nouvelle LOLF) ?
Réponse :

Le Programme est un ensemble cohérent de projets ou actions relevant d’un même département
ministériel.
Un Projet ou une action est un ensemble délimités d’activités et d’opérations entreprises dans le but de
répondre à un ensemble de besoin dans le cadre d’un programme.
Par exemple :

Le programme de lutte contre les maladies contagieuses du Ministère de la Santé, est le chapeau, qui
englobe des projets comme : Projet de lutte contre la tuberculose, Projet de lutte contre le choléra…
Les actions peuvent être : le vaccin, campagne de sensibilisation…
(Exemple pour expliquer uniquement)

L’ancienne nomenclature était basée sur : CHAPITRES-PARAGRAPHES ET ARTICLES

 Question 24 : quels sont les délais prévus par la LOLF concernant la présentation du projet de LF
et son adoption ?
Réponse :

-Le Ministre chargé des Finances est tenu d’exposer le cadre général de préparation de la LF
aux commissions des Finances du Parlement et ce avant le 31/07. (Cet exposé donne lieu à débat
sans vote)

-Le PLF est déposé sur le bureau de la chambre des représentants au plus tard le 20/10 de
l’année en cours, il est immédiatement soumis à l’examen de la commission chargée des
finances de la chambre des représentants.

-La chambre des représentants se prononce sur le PLF dans un délai de 30j

-Dès le vote ou à l’expiration du délai de 30j, le Gouvernement saisit la chambre des conseillers.
-La chambre des conseillers se prononce dans un délai de 22j.
-La chambre des représentants examine les amendements votés par la CC et adopte en dernier
ressort le PLF dans un délai n’excédant 6j.

-Si au 31/12 la LF n’est pas votée, le gouvernement ouvre les crédits nécessaires à la marche des
services publics et à l’exercice de leurs missions en fonction des propositions soumises à
approbation.

 Question 25 : Comment seront perçus les recettes dans le cas où la LF n’a pas été voté au 31/12 ?
Réponse : les recettes continuent à être perçues conformément aux dispositions réglementaires les
concernant, à l’exception des recettes dont le PLF non voté a prévu la suppression. Quant à celles pour
lesquelles ledit projet prévoit une diminution de taux, elles seront perçues avec le taux réduit.

 Question 26 : Quels sont les délais prévus par la LOLF concernant le PLF rectificative ?

Réponse :

-Le PLF Rectificative est voté par le parlement dans un délai n’excédant pas 15j
-La chambre des représentants doit se prononcer dans un délai de 8j
-La chambre des conseillers se prononce dans un délai de 4j
-La chambre des représentants examine les amendements de la CC dans un délai de 3j

 Question 27 : Qui précède dans le vote du PLF, la première partie ou la deuxième ?

Réponse :
La première partie, et en aucun cas, la deuxième partie n’est présentée au Vote avant le vote de la
Première partie.

Le rejet de la première partie par l’une des chambres du parlement est considéré comme rejet du PLF
dans son ensemble.
Le PLF est présenté sous forme de deux parties, une première partie réservée aux données générales, et
aux prévisions des agrégats macroéconomiques, tandis que la deuxième est réservée aux crédits alloués à
chaque département.

 Question 28 : Qu’est-ce qu’on entend par la deuxième lecture ?

Réponse :
Il s’agit d’une disposition introduite par la LOLF, dans le cas où la chambre des conseillers a rejeté le PLF
dans son ensemble, le projet est présenté à la chambre des représentants dans le cadre de la deuxième
lecture.

 Question 29 : Quand est ce que le gouvernement peut s’opposer aux amendements des
deux chambres du parlement ?
Réponse :
Il s’agit des amendements qui vont entrainer soit la diminution des ressources publiques ou
l’aggravation de la charge publique et ce en application de l’article 77 de la constitution.

 Question 30 : Quelles sont les dépenses qui ont un caractère limitatif et celles ayant un caractère
évaluatif ?
Réponse :
Les crédits ouverts sont limitatifs, de ce fait, les dépenses ne peuvent être engagées, ordonnancées et
payées que dans la limite des crédits ouverts par la LF. Cette limitation concerne également les dépenses de
personnel qui étaient jusqu’à l’adoption de cette nouvelle LOLF évaluatives.
Toutefois, les crédits relatifs aux dépenses se rapportant à la dette publique, à la dette viagère et aux
remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, demeurent avec un caractère évaluatif.
Ces dépenses peuvent s’imputer au-delà des crédits autorisés.
Les dépassements éventuels sont constatés et autorisés à titre de régularisation au niveau de la Loi de
règlement.

 Question 31 : Est-ce qu’il peut y avoir l’ouverture de crédits supplémentaires ? Et qu’est-ce


qu’on entend par le fait de surseoir l’exécution des dépenses d’investissement ?
Réponse :

En cas de nécessité impérieuse d’intérêt public, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par
décret en cours d’année. Les commissions parlementaires chargées des finances en sont préalablement
informées.

En ce qui concerne, le sursis des crédits d’investissement, il s’agit d’une disposition prévue par la LOLF
qui permet au gouvernement de surseoir l’exécution de certaines dépenses d’investissement en raison de
la conjoncture économique. Dans ce cas les commissions parlementaires chargées des finances seront
préalablement avisés.

 Question 32 : Quelle obligation est faite au report des crédits d’investissement ?


Réponse :
Les Crédits ouverts au titre des dépenses d’investissements du BG sont reportés, sauf dispositions
contraires prévues par la LF, dans une limite de 30% des crédits de paiement ouverts au titre du Budget
d’investissement pour chaque département ministériel.
Ledit plafond peut être revu à la baisse par voie réglementaire.

 Question 33 : Qu’est-ce que fait la Loi de règlement, en addition de l’arrêt du montant définitif
des recettes encaissées et des dépenses visées ?
Réponse :

La loi de règlement approuve le compte de résultat de l’exercice de l’année concernée. Elle affecte au
Bilan le résultat comptable de l’Exercice.
Le cas échéant, la Loi de règlement :

 Ratifie les crédits supplémentaires ouverts par décret


 Constate et autorise à titre de régularisation les dépassements des crédits ouverts et ouvre les
crédits nécessaires pour les régulariser tout en donnant les justifications nécessaires. (Crédits
évaluatifs)
 Constate l’annulation des crédits n’ayant pas été consommés.

 Question 34 : Quels sont les délais prévus par la Constitution et la LOLF concernant la Loi de
règlement ?
Réponse : le Projet de Loi de règlement est déposé annuellement, en priorité, au bureau de la chambre des
représentants, au plus tard à la fin du premier trimestre de la deuxième année qui suit celle de
l’exécution de la LF concernée.

 Question 35 : Quels sont les documents et rapports qui accompagnent le PL de règlement ?

Réponse :
-Le compte général de l’Etat, appuyé du Bilan et des autres états financiers ainsi que d’une
évaluation des engagements hors bilan
-D’une annexe relative aux crédits supplémentaires ouverts, accompagnée de tous les justificatifs
nécessaires
-Rapport annuel de performance élaboré par le MEF (une synthèse des rapports de performance de
tous les départements ministériels)
-Rapport sur les ressources affectées au CT
-Rapport d’audit de la performance.

 Question 36 : Comment peut-on définir une LOLF ?

Réponse :

-La Loi Organique est considérée comme étant la constitution financière d’un pays, qui a comme objet
de définir les relations financières qui puissent exister entre les pouvoirs de chaque Etat, à savoir : le
Pouvoir exécutif (Gouvernement), le pouvoir législatif (Parlement) et le pouvoir juridictionnel (Justice)
;
-Au Maroc, à chaque révision de la constitution, on constate qu’elle est suivie d’une révision de la
LOLF, pour permettre de prendre en charge sur le plan financier, le nouveau ordre politique ;
-N’oubliez pas que la LOI ORGANIQUE, prime sur une loi normale, toute loi normale doit respecter les
prescriptions d’une loi Organique.
C’est dans ce sens, que la loi des finances qui est une loi normale votée chaque année, doit respecter
toutes les prescriptions de la Loi Organique relative aux lois des finances (LOLF) ;

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