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TD N°5 

: cas pratiques, concubinage et PACS.


Cas pratique n°1  :

Une mère de famille ,souhaite avoir des renseignements concernant le PACS des son fils. Elle nous
explique que son fils vivait en concubinage avec son concubin. Le couple tenait un commerce
ensemble. Cependant, le concubin décide de quitter son fils du jour au lendemain pour pouvoir vivre
une autre aventure avec quelqu'un d'autre. Le concubin laisse alors comprendre à Paul qu'il ne veut
plus de lui ni dans leur commerce mais aussi dans son appartement. Paul étant sous le choc par cette
rupture brutale. La mère de famille se demande alors si son fils pourrait bénéficier d'une prestation
compensatoire en sachant que ce dernier à travailler sans rémunération dans leur commerce et a
également été la caution de son concubin lors de son emprunt pour ce commerce.

Ainsi, est ce que la séparation de ce jeune couple va engendrer des conséquences juridiques   ?

I) Le séparation des concubins

A) La rupture de deux concubins

L’article 515- 8 du code civil dispose : «  le concubinage une union de fait, caractériser par une vie
commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes virgule le sexe
différent ou de même sexe, qui vivent en couple. »

Une rupture dans une union libre telle que le concubinage peut venir d’une décision d’un commun
accord ou d’une décision unilatérale.

En l’espèce, c’est son concubin seul qui a pris la décision de se séparer de son fils , il s’agit donc
d’une décision unilatérale. Le principe est que la rupture unilatérale en elle-même n’est pas fautive,
elle n’engage pas la responsabilité de son auteur, même si le partenaire délaissé subit un préjudice
du fait de la rupture.

De plus, Le concubinage peut être rompu librement. Dans un arrêt du 28 octobre 1996, la Cour
d’appel a jugé en ce sens que « l’union libre crée une situation essentiellement précaire et durable,
susceptible de se modifier par la seule volonté de l’une ou l’autre des parties »

L'article 1358 du code civil dispose :  « Hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut
être apportée par tout moyen. »

Par principe, la preuve de concubinage peut être démontré par la vie commune ou encore la durée
de la relation

En l’espèce , il est exposé que depuis quelques années son fils et son concubin entretiennent une vie
commune et vivre en couple. On peut donc considérer qu'ils ont une situation stable et peuvent ainsi
être considérées même deux concubins.

B) Les conséquences de la rupture

Cependant la jurisprudence prend en compte les circonstances de la rupture. En effet elle retient
comme faute un comportement répréhensible, comme une rupture considérée comme brutale par
exemple.

L’article 1240 relatif à la responsabilité civil dispose que « Tout fait quelconque de l'homme, qui
cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »
La responsabilité peut être mise en œuvre lorsque trois conditions sont réunies :

 un fait dommageable ;
 un préjudice indemnisable ;
 un lien de causalité entre les deux.

Un arrêt rendu par la 1ere chambre civile de la cour de cassation le 30 juin 1992 confirme le fait que
la rupture du concubinage ne peut ouvrir droit à indemnité que si elle revêt un caractère fautif.

En l'espèce, la rupture entre son fils et son concubin pourrait être considéré comme brutale en vue
du fait qu'il l'ait quittée pour vivre une seconde aventure du jour au lendemain le laissant sans rien.

La jurisprudence admet que le partenaire délaissé peut dans ces circonstances demander réparation
en justice pour le dommage matériel ou moral causé par la rupture, et obtenir des dommages et
intérêts.

En l’espèce, malgré le fait que son concubin ai fait part de son intention de rompre a son fils, la
rupture reste brutale selon lequel son concubin a obligé le fils à quitter son appartement et son
travail du jour au lendemain, le fils c’est alors retrouver sans toit et au chômage. On peut alors
qualifier cette de rupture de brutale.

En conséquence, le fils pourra alors demander réparation en justice afin d’obtenir une compensation
et pourra donc bénéficier d’une indemnisation.

II) Le dédommagement

Dans ce cas, il y a deux solutions : il est possible d'invoquer soit l'existence d'une société crée de fait,
soit l'existence d'un enrichissement injustifié.

1) La société créée de fait ou société de fait

L’article 1832 cciv dispose : « La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui
conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue
de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter. Elle peut être instituée,
dans les cas prévus par la loi, par l'acte de volonté d'une seule personne. Les associés s'engagent à
contribuer aux pertes. »Il relève de trois conditions pour être valide, l’apport, la qualification de la
société et l’affectio societatis.

L’affectio societatis est une locution d'origine latine utilisée pour désigner l'élément intentionnel
indispensable à la formation du lien qui unit les personnes qui ont décidé de participer au capital
d'une société qu'elle soit civile ou commerciale.

En l’espèce, le fils s'est occupé du commerce et c'est également porter caution de son concubin lors
de l'emprunt en vue d'acquérir le fond de ce fait il a donc bien eu un apport et une contribution au
commerce de son concubin.

En conséquence, il pourra
invoquer société créée de fait
et pourra demander la
liquidation et partage de l’actif
et du
passif.
En conséquence, il pourra
invoquer société créée de fait
et pourra demander la
liquidation et partage de l’actif
et du
passif.
En conséquence, il pourra
invoquer société créée de fait
et pourra demander la
liquidation et partage de l’actif
et du
passif.
En conséquence, il pourra invoquer société créée de fait et pourra demander la liquidation et partage
de l’actif et du passif.

2) L’enrichissement injustifié (ou sans cause)

L’article 1303 du code civil prévoit : « En dehors des cas de gestion d'affaires et de paiement de
l'indu, celui qui bénéficie d'un enrichissement injustifié au détriment d'autrui doit, à celui qui s'en
trouve appauvri, une indemnité égale à la moindre des deux valeurs de l'enrichissement et de
l'appauvrissement. »

Permet d'indemniser le concubin ou la concubine de son travail, par exemple dans le commerce de
l'autre lorsque cette activité n'a pas été rémunérée. La preuve de cet enrichissement injustifié
incombe au demandeur. Il doit démontrer un appauvrissement et un enrichissement corrélatifs. Il
faudra également apporter la preuve de ce que cet enrichissement est injustifié.

De plus selon l’article 1303-4 du code civil : « L'appauvrissement constaté au jour de la dépense, et
l'enrichissement tel qu'il subsiste au jour de la demande, sont évalués au jour du jugement. En cas de
mauvaise foi de l'enrichi, l'indemnité due est égale à la plus forte de ces deux valeurs. »

En l’espèce, la preuve pour l’appauvrissement sans cause du fils peut être par apporté à l’aide la
caution, mais l’enrichissement sans cause on ne peut le prouver.

Tel a été le cas, par exemple, dans un arrêt du 15 octobre 1996, aux termes duquel la Cour de
cassation a jugé que la collaboration d’une concubine à l’exploitation du fonds de commerce de son
concubin sans que celle-ci ne perçoive de rétribution impliquait, par elle-même un appauvrissement
et corrélativement un enrichissement injustifié

De plus en l'espèce, il apparaissait que du fait du travail non rémunéré du fils le travail de son
concubin se soit enrichi. Corrélativement le fils n'ayant perçu aucun salaire, il s'est appauvrit. aucune
règle de droit ne prévoit que le fait que, pour un concubin de travailler sans rémunération pour
l'autre fait partie des relations de concubinage et qu'aucune convention n'avait été passée entre eux.

Par conséquence, le fils pourra donc exiger de la part de son concubin une indemnité compensatoire
pour le travail accompli gratuitement. Seulement si les conditions de la société de fait ne sont pas
réunis.

Cas pratique n°2

Le second fils de cette mère de famille à contracter un pacs avec sa partenaire. Cependant, quelque
temps après, le fils découvre que sa partenaire a commis une tromperie avec un de ses amis. il
souhaite rompre avec elle. Le fils percevant des revenus assez onéreux craint que sa partenaire qui
est-elle sans profession ne lui demande une sorte de pension alimentaire. Peu de temps après il
apprend que sa partenaire, avait fait un emprunt de 20000€à la banque pour un véhicule
automobile, pour lequel elle ne peut payer, la banque demande alors au fils le paiement de son
emprunt sur le fondement de la solidarité entre les partenaires.

I) Concernant les partenaires de PACS

Rémi et Mado constituent-t-ils des partenaires de Pacs  ?


II) Pour être valide, le pacs
suppose que les parties
soient des personnes
physiques et majeurs,
qu’elles
III) ne fassent pas l’objet d’un
empêchement.
IV)En l’espèce, il est indiqué
que Adèle et Romain ont
conclu un PACS. A priori,
les conditions du
V) fond du PACS sont
réunies. Par conséquent, il
convient d’appliquer les
règles spécifiques au
PACS.
En principe, en vertu de l’article 515-1, le pacs est « Un pacte  civil de solidarité est un contrat conclu
par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie
commune. »

Pour être valide, le pacs suppose que les parties soient des personnes physiques et majeurs, qu’elles
ne fassent pas l’objet d’un empêchement.

En l’espèce, il est indiqué que son fils et sa partenaire ont conclu un PACS. A priori, les conditions du
fond du PACS sont réunies.

Par conséquent, il convient d’appliquer les règles spécifiques au PACS.

A) La séparation des deux pacsés.

Ainsi, le fils peut-il rompre unilatéralement le PACS contracté avec Mado ?

B) En principe la rupture est


libre.
C) En vertu de l’article 515-7
du Code Civil, la rupture
peut résulter de quatre
causes différentes : la
D) déclaration conjointe, la
décision unilatérale, le
mariage et le décès.
E) En l’espèce, Adèle aura
donc la possibilité de
rompre le pacs par décision
unilatérale.
F) En principe, si la rupture
intervient par le biais d’une
décision unilatérale de l’un
des partenaires, le
G) partenaire qui décide de
mettre fin au pacs le fait
signifier par l’autre (par voie
d’huissier).
H) Ensuite, il doit remettre
ou adresser une copie
de cette signification à
l’OEC du lieu de son
I) enregistrement ou au
notaire instrumentaire qui a
procédé à l’enregistrement
du pacs.
J) L’OEC ou le notaire
enregistre la dissolution et
fait procéder aux formalités
de publicité.
En principe la rupture est libre.

En vertu de l’article 515-7 du Code Civil, a rupture peut résulter de quatre causes différentes : la
déclaration conjointe, la décision unilatérale, le mariage et le décès.

La rupture peut résulter de manière tacite(le décès ou par le mariage de l’un des deux )ou de façon
expresse (décision unilatérale ou par la déclaration conjointe)

En principe, si la rupture intervient par le biais d’une décision unilatérale de l’un des partenaires, le
partenaire qui décide de mettre fin au pacs le fait signifier par l’autre (par voie d’huissier). Ensuite, il
doit remettre ou adresser une copie de cette signification à l’OEC du lieu de son
enregistrement ou au notaire instrumentaire qui a procédé à l’enregistrement du pacs.

L’OEC ou le notaire enregistre la dissolution et fait procéder aux formalités de publicité.

Dès lors, la dissolution du pacs


prend effet entre les
partenaires à la date de son
enregistrement, et
devient opposable aux tiers
une fois les formalités de
publicité accomplies. La
dissolution du pacs
prendra effet entre Adèle et
Romain à compter de son
enregistrement, et sera
opposable aux tiers à
compter de sa publicité.
Dès lors, la dissolution du pacs prend effet entre les partenaires à la date de son enregistrement, et
devient opposable aux tiers une fois les formalités de publicité accomplies. La dissolution du pacs
prendra effet entre le fils et sa partenaire à compter de son enregistrement, et sera opposable aux
tiers à compter de sa publicité.

En l’espèce, le fils est victime d’adultère c’est pourquoi il aura la possibilité de rompre le pacs donc
par décision unilatérale.

En conséquence, la dissolution du pacs est possible, sans l’accord du partenaire.

B) La possibilité d’obtenir une indemnisation

Le fils devra-t-il verser une indemnisation a sa partenaire   ?

L’article 515-4 du code civil dispose : «  Les partenaires liés par un pacte civil de solidarité s'engagent
à une vie commune, ainsi qu'à une aide matérielle et une assistance réciproques. Si les partenaires
n'en disposent autrement, l'aide matérielle est proportionnelle à leurs facultés respectives. Les
partenaires sont tenus solidairement à l'égard des tiers des dettes contractées par l'un d'eux pour les
besoins de la vie courante… »

Selon cet article, les partenaires pacsés sont soumis a l’obligation de loyauté et on peut notamment
voir que selon l’arrêt rendu par le tribunal de grande instance de Lille le 5 juin 2002 relève du fait que
l’infidélité constitue un défaut de loyauté contractuelle, énoncé dans l’article 515-4 du code civil.

L’article 1240 dispose :  « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige
celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. 

La responsabilité peut être mise en œuvre lorsque 3 conditions sont réunies :

 un fait dommageable
 un préjudice indemnisable
 un lien de causalité entre les 2
En l’espèce, la partenaire a eu une adultère elle constitue alors un manquement contractuelle du
devoir de loyauté.

En conséquence, le fils ne craint rien il ne devra verser « une sorte de pension alimentaire » a sa
partenaire, mais a l’inverse le fils lui peut demander une indemnité a sa parteanire sur le fondement
du manquement du devoir de loyauté.

C) concernant l’emprunt et la solidarité des partenaires.

Rémi est-il tenu solidairement au paiement de l’emprunt du véhicule automobile effectué par Mado   ?

Adèle est-elle tenue


solidairement au paiement du
téléviseur haut de gamme
commandée par
Romain.
Adèle est-elle tenue
solidairement au paiement du
téléviseur haut de gamme
commandée par
Romain.
L’article 525-4 dispose : « Les partenaires sont tenus solidairement à l'égard des tiers des dettes
contractées par l'un d'eux pour les besoins de la vie courante. Toutefois, cette solidarité n'a pas lieu
pour les dépenses manifestement excessives. Elle n'a pas lieu non plus, s'ils n'ont été conclus du
consentement des deux partenaires, pour les achats à tempérament ni pour les emprunts à moins
que ces derniers ne portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante et
que le montant cumulé de ces sommes, en cas de pluralité d'emprunts, ne soit pas manifestement
excessif eu égard au train de vie du ménage. »

En l’espèce, sa partenaire constitue a un manquement à cet article car tout d’abord le fait d’acheter
un véhicule automobile d’une somme de 20000 euros ne fait pas partis des besoins de la vie
courante, de plus le montant de l’emprunt est excessif, et enfin sa partenaire a effectué cet emprunt
à des fins personnels, et n’était pas un besoin nécessaire et a été fait sans l’accord de son partenaire
de le fils .

En conséquence, le fils ne devra pas payés les paiement des mensualités d’emprunt de sa partenaire
pour son achat si celui-ci est considéré comme un achat excessif, si il n’est pas considérer comme un
achat onéreux alors le fils devra payer l’emprunt fait par sa partenaire.

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