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La matière et l’esprit

Analyse de la notion
D’une manière métaphysique l’expression matière grise emprunté au vocabulaire des
anatomistes du cerveau est synonyme d’intelligence. Cela renvoi au problème difficile
existant entre la matière et l’esprit. Préciser les termes courants n’est pas simple. On va parler
des matières d’un enseignement, on parle de table des matières d’un livre, de la fission de la
matière en philosophie, de la matière travaillé par un sculpteur qui lui donne une forme. En
généralisant d’une manière abstraite on distingue 2 couples de catégories : matière et contenu
et matière et forme. Ces abstractions sont paradoxales dans la mesure où la notion de matière
renvoi à quelque chose de concret, tangible et de palpable, ceux qui renvoi au sens courant :
matérialiste. On entend aussi par matière ce qu’en quoi et de quoi les choses sont faites.
Le mot matière vient du latin « matéria » partie du tronc de l’arbre dont on se servait pour
faire du bois de construction par extension c’est devenu le mot « bois ». Le latin « matéria »
est un mot dérivé de matière « la mère nourrice » en grec ça se dit « huilê » signifie également
la matière et le bois. « holz » en allemand signifie le bois désigné à la construction, on le
retrouve en français avec le mot matériau. A partir de ce sens le mot matière a désigné ce de
quoi tout ai fait. Si un des principes premier qui permet d’envisager chaque chose comme un
composé de matière et de forme. Cette forme sans quelle serait informe. Si elle n’est pas
matière elle apparaît comme un autre immatériel qui est la réflexion ou l’esprit, différence
que fait Spinoza entre étendue et pensée. Tout d’abord la substance est ce qui est cause de
soi, elle a une infinité d’attribue, mais l’être humain n’en connaît que 2 : étendue et la pensée.
L’étendue c’est la matière mais au sens du physicien moderne (espace vide, énergie). Pour la
pensée on peut très bien savoir que quelqu’un rêve, ça c’est de la matière car le cerveau c’est
de la matière mais on ne peut pas savoir à quoi il rêve.
Esprit vient du latin spiritus qui signifie souffle, le saint esprit insuffle un message, mais le
mot à plusieurs sens : l’esprit d’un peuple, il est un grand esprit, faire de l’esprit, retrouver ses
esprits, perdre l’esprit. Dans tous les cas le mot se distingue ou s’oppose dans ces
manifestations au processus corporel et matériel. Pour les grecs l’esprit est dans les pieds,
pour les romains dans le cœur et pour nous dans le cerveau. On peut envisager une
convergence entre matière et esprit et la pensée non pas seulement sur le monde de
l’opposition et de confrontation mais sur réciprocité et selon une certaine intrication. Il se
révèle trop simpliste de définir la matière étant dépourvus de toute dimension spirituelle de
l’esprit comme étant dissocié de toute matérialité. La matière dans son développement
intrinsèque se complexifie et passe de l’inorganique à l’organique étant de ce fait vers la
spiritualité. L’intelligence humaine pure produit de l’évolution. Quant à l’esprit il est
envisageable sans l’activité du cerveau et de ses composants.

I La matière et l’esprit en tant qu’ordres de réalité


1) L’opposition de la matière et de l’esprit est elle une évidence du sens commun ?
Les connaissances scientifiques portent sur la réalité en tant qu’elle directement ou
indirectement observée. Mais cette approche rationnelle et scientifique est éloignée de
l’expérience ordinaire. Les données immédiates de l’expérience commune ne sont pas
forcément transposables directement en intuition philosophique ou en connaissance
scientifique. Il y a au niveau des intuitions tous les mythes d’origines. Grande distance entre
atome envisagé comme un principe d’une philosophie épicurienne et celui étudié par la
physique moderne. Epicure : pour lui dans la nature il n’y avait que du plein (matière) et du
vide (espace). Objectivement il n’as pas tout à fait tort. La lettre à Hérodote « comprenons
donc que l’âme est un corps subtile rependu dans toute l’étendue de l’organisme, qu’elle
ressemble beaucoup à un souffle mêlé d’une certaine quantité de chaleur. Quant à ces parties,
elle l’emporte de beaucoup de subtilité sur le souffle et la chaleur même. Par conséquent ceux
qui disent que l’âme est au sens propre un être incorporel prononce des paroles vaines. » Il
affirme une position philosophique matérialiste, donc l’âme n’existe pas, c’est l’esprit pensé
qui va exister. Du point de vue métaphysique antique qui n’a aucune prétention d’exprimer la
nature. Einstein, L’évolution des idées métaphysiques, 1938 « pouvons nous considérer la
matière et le champ comme des réalités différentes et distinctes la théorie de la relativité nous
a appris que la matière a représenté d’immense réservoir d’énergie, et que l’énergie
représente la matière. Nous ne pouvons pas distinguer qualitativement entre la matière et
champs puisque la distinction entre masse et énergie n’est pas d’ordre qualitatif. Pour la
physique moderne tout est matière. D’une part les particules, il y a les forces fondamentales
de la nature qui permettent d’exister. Théorie de la gravitation, force électro magnétique qui
nous permet à nous d’exister. Pour qu’elle puisse exister il faut un agent médiateur : la
lumière, on ne peut pas repérer qualitativement, la différence est quantitative = équation de la
physique théorique. Les atomes de la physique ne sont pas des intuitions mais des concepts
cohérents, le sens commun ne peut en avoir l’idée. Cependant rien ne semble plus clair que la
distinction entre un cadavre ou une statue qui ne pense pas avec un homme qui pense. La
science étant le dépassement des données immédiates du sens commun, elle ne peut s’en tenir
à ses évidences premières. L’opposition de la matière et de l’esprit n’est absolument pas une
évidence du sens commun.

2) A quelles conditions la matière et l’esprit peuvent ils être objet de connaissance


scientifique ?
Ni les sciences de la matière ni les sciences de l’esprit n’étudient la matière et l’esprit en
général. A chaque fois elles adoptent un point de vue particulier en découpant par la pensée
un domaine déterminé d’étude : processus d’objectivation qui implique une procédure de
constitution spécifique de son objet. Dans le cadre d’une science comme la physique on peut
délimiter son objet d’étude, dans les 2 cas on utilise n’y les mêmes objets en maths ni les
mêmes protocoles expérimentaux. Se donner la matière ou l’esprit comme objet d’étude
implique selon Bachelard de rompre au moins avec un préjugé. Le fait de dire ou penser par
principe étudier la matière serait avoir à faire à du simple alors que l’esprit à di complexe =
cela est faux, on compare la difficulté des contenus de la psychanalyse à la complexité de la
biologie = même niveau. Contenu matériel extrêmement complexe.

II Fondement philosophique de la distinction entre matière et esprit


1) Peut-on comprendre la relation de la matière et de l’esprit ?
On ne la connaît pas mais on peut la comprendre. Envisagé la matière et l’esprit comme objet
de connaissance rationnelle renvient à essayer de découvrir les lois qui règlent leurs
fonctionnement respectif. Mais il y a une objection de méthode à cette démarche : problème
est ce que se sont les mêmes lois qui permettent de comprendre la structure et le
fonctionnement de ces 2 ordres ?
Oui pour la tradition moniste : un seul principe explicatif au monde et de séparation complète.
Pour les dualistes il y a séparation nette entre ces deux ordres. Dans le passé parmi les
monistes : tradition hermétique, Hermès Timegiste = changement de sens ou ce que ne peut
pas découvrir, cela a durée jusqu’au XIX. Texte du XIII, La table d’émeraude « tabula
smarodina » ce qui signifie « ce qui est en haut comme ce qui est en bas » les lois de ces 2
ordres sont les mêmes, les lois qui régissent les phénomènes cosmologiques sont les mêmes
que celles qui régissent les phénomènes microscopique. Il y a dans le monde une unité de
principe.
Descartes (1592-1650) c’est un dualiste « La connaissance ne peut atteindre la clarté et la
distinction en aucun domaine si elle confond des notions appartenant à deux catégories
fondamentalement séparées : la matière et l’esprit. » Principes de la philosophie 1644 « ce
n’est pas l’apesanteur, ni la dureté, ni la couleur etc. qui constituent la nature des corps mais
l’extension seule. Se faisant nous saurons que la nature de la matière et du corps en général ne
consiste point en ce qui est une chose dure, colorée ou pesante ou qui touche nos sens de
quelles autres façons, mais seulement en ce qui concerne une substance étendue, longueur,
largeur, profondeur. » C’est une pensée du XVII. Réponse moderne, équation mathématique
qui représente la nature de la matière étendue. Pour l’homme qui est composé d’une cime et
d’un corps d’esprit inétendu et d’une matière étendue.
Lettre à Elisabeth du 21 mais 1643 « Puisque dans les méditations que votre altesse daigne les
lire, j’ai taché de faire concevoir des notions qui appartiennent à l’âme seule et distinguant de
celle appartenant au corps seul. Première que je dois expliquer ensuite est la façon de
concevoir celles qui appartiennent au corps seul ou à l’âme seule. » Jamais réussi à démontrer,
d’où l’abandon du dualisme pour se tourner vers le monisme.
Spinoza (1632-1677) L’Etique écrit en 1670 il pose au départ la substance comme ce qui est
la cause de soi, c'est-à-dire Dieu et la nature, deussive natura : dieu qui se voit comme la
nature. Elle a une infinité d’attribue, parmi cela les hommes en connaissent 2 :l’étendue et la
pensée. Ce qui se passe dans le cerveau c’est de la matière : on peut savoir qu’il rêve mais on
ne peut pas savoir de quoi il rêve car le rêve c’est de la pensée. Cela provient d’une même
partie donc on peut comprendre. Donc pour les Dualistes on ne peut pas comprendre la
relation de la matière et de l’esprit en revanche pour les monistes oui même si on ne la connaît
pas.

2) La matière précède t elle l’esprit ?


Même si pour la connaître la raison sépare radicalement la matière de l’esprit, la matière reste
une notion abstraite qui est le produit de l’activité réflective de l’humain, matière = concept.
Cette activité réflective ne peut s’exercer qu’à partir s’une base matérielle. En ce sens ces 2
notions se conditionnent mutuellement. Entre matière et esprit l’une des 2 notions a-t-elle une
primauté sur l’autre ? Il semble difficile de ne pas admettre qu’il existe des processus
matériels qui se déroulent indépendamment de tout esprit qui les aurait pensés : le monde
existait bien avant l’apparition de l’homme. Par ailleurs l’esprit ne peut exister sans ses
matériels nécessaires à son fonctionnement. Ceci implique que la matière aurait une présence
ou une antériorité sur l’esprit et c’est elle qui se trouverait au fondement. Selon la science la
production pensée est un produit tardif de l’évolution dans l’état actuel : seule notre espèce est
capable de la double articulation.
Gerald Edelman, Biologie de la conscience 1992 « les résultats obtenus par les neurosciences
permettent de penser que les processus mentaux résultent du fonctionnement des systèmes
cérébraux extrêmement complexes à de nombreux niveaux d’organisation. Combien existe-t-
il de niveaux ? Nous ne le savons pas vraiment. Mais je mentionnerai certainement des
niveaux moléculaires, cellulaires, des niveaux organiques (concernant l’individu dans son
ensemble) et des niveaux transorganiques c'est-à-dire des communications. Le fait que si nous
ne parvenons pas à comprendre comment l’esprit se fonde sur ma matière il subsistera
toujours un immense abime entre nos connaissances scientifiques et notre connaissance de
nous-mêmes. » Edelman pensait que la pensée était dans des zones précises du cerveau, et que
ce dernier se spécialisait. Cela est faux l’activité mentale concerne tout le cerveau. Les
niveaux d’organisations on ne sait toujours pas combien il y en a mais on peut en nommer
certains : moléculaire : ça serait notre ADN qui existe dans chacune de nos cellules. Niveau
cellulaire : l’ADN ce n’est pas de la vie mais de la chimie = on ne sait pas comment cette
chimie a pu générer d’autres être vivants : est ce qu’un virus est un être vivant ? En plus des
bactéries et des virus il y a d’autres organismes : archées : ordre du vivant. Niveau organique :
rapport au monde, tout va être déterminé par notre corps « je n’ai pas un corps je suis un
corps. » Transorganique correspond à la communication si on n’a pas de contact avec les
autres on ne pourra jamais parler. 1999 2000 Théories de l’émergence : le tout est + grand que
la somme de tous les tous. La matière précède l’esprit mais quels sont les liens qui les
unissent on ne sait pas.

3) La matière peut elle tout expliquer ?


Si on s’en tient à la position d’Edelman, il devient envisageable de réduire les déterminations
de l’esprit à un ensemble de processus physico chimiste. Thèse classique de la philosophie
matérialiste, Diderot « Il n’y a que la matière et elle suffit qu’à tout expliquer en dernière
instance, les lois de l’esprit seraient réductibles aux lois de la matière et n’en seraient à peine
plus complexe. Denis Diderot (1712-1784) Le rêve d’Alembert 1769 « Ne substitué pas à une
cause qui est et qui explique tout une autre cause qui ne se conçoit pas dont la liaison avec les
faits se conçoivent encore moins qui engendre une multitude de difficulté et qui n’es résout
aucune. » Guillaume de Octhan disait la même chose, il a inventé le rasoir d’Occam et que
l’on appelle le principe de parcimonie : c’est ce que dit Diderot. Trouver une cause à
l’intérieur de la matière et non à l’extérieur. Non la matière ne peut pas tout expliquer en
termes d’ontologie morale mais en science il est toujours nécessaires de trouver l’explication
matérielle c’est ce que Kant a démontré.

4) La matière est elle spirituelle ?


On peut également estimer que la matière sinon dans son existence brute et du moins dans son
intelligibilité présuppose toujours l’activité de l’esprit qui rend cette intangibilité possible. Si
le problème difficile de savoir si l’univers existe sans l’homme, c’est l’esprit qui désigne ce
qui existe indépendamment de lui, de manière brut sous le nom de matière. La matière devient
un concept c'est-à-dire une production de l’esprit qui confère à l’objet. Kant : ce constituer un
objet pour l’esprit c’est également fixer les conditions de l’expérience où cet objet va exister.
Cette distinction dans les rapports entre la sensibilité et l’entendement : sujet connaissant et
objet à connaître. Nos représentation nous sont données par le biais des catégories de
l’entendement que l’objet devient un phénomène. Les mots ne sont pas les choses. D’une
manière + radicale avant Kant, Berkeley prône l’immatérialisme selon laquelle se qu’on
nomme ordinairement matière n’a pas d’existence en dehors du fait qu’elle est perçue « ESSE
EST PERCIPI » = être c’est être perçu. Cette perception ayant pour cause ultime la volonté
divine fonde sur nos sens puis l’induction. Berkeley est un idéaliste : pensée précède de la
matière. Traité des principes : de la connaissance humaine 1710 « Quand à ce que l’on dit de
l’existence absolu des choses non pensantes sans aucun rapport avec le fait qu’elles restent
perçues cela me semble intelligible, l’essai de choses là c’est leur percipi et il n’est pas
possible qu’elle aient une existence quelconque en dehors des esprits et des choses pensantes
qui les perçoivent. » Cela n’est pas idiot, il fonde la connaissance sur la stricte perception,
delà qu’une chose existe sans qu’on puisse se la représenter c’est vrai. Si le matérialisme tente
de ramener des processus psychiques à ceux matériels, l’idéalisme tombe donc dans la
généralisation inverse, voyant toute chose des traces ou des potentialités. On serait alors
contraint de voir dans la matière + d’énergie et de l’étendue qui trouverait dans sa raison
immatérielle.
Principe d’organisation et d’unification de la matière. Idée pensée par Leibniz (1646-1716),
pour Aristote c’était hypokeiman = substrat est + parfaite, entéléchie étant les hommes ou les
esprits capables de penser la matière étant composée d’atomes matérielles alors que les
atomes spirituels ne sont point immatériels dont la stabilité repose sur leur stabilité réflective :
c’est ce qu’un physicien appelle les cordes. La monadologie 1714 « On voit par là que chaque
corps vivant à une entéléchie dominante qui est l’âme dans l’animal, mais les membres de ce
corps vivant sont pleins d’autres vivants : plantes, animaux dont chacun à encore son
entéléchie ou âme dominante. » « Mais il ne faut pas imaginer avec quelques uns qui avaient
mal pris ma pensée que chaque âme a une masse ou portion de la matière propre ou affecté à
elle pour toujours et qu’elle possède par conséquent. » Il y a la plus petite partie de la
matière : ça serait de la taille de 10 puissances -35. Du fait de ces vibrations tout existeraient.
Est-ce que la matière est spirituelle, ce n’est pas d’une évidence pure.

III Science de la matière et science de l’esprit


1) Que reste-t-il du concept scientifique de matière ?
Les sciences contemporaines de la nature et plus précisément les sciences physiques et chimie
confirment la complexité tangible de la matière. Les physiciens par le biais de la théorie
antique des champs + encore par le développement actuel de la théorie des cordes ou
gravitation antique à Boude montrent à quel point le concept même de matière est
problématique. Equivalence matière énergie permet de parler d’énergie du vide ou de matière
noire. La matière ne désignerait non pas une réalité mais ne serait un terme commode pour
désigner un moteur de la recherche guidant les chercheurs à ce représenter ce qu’il manipule.
Les physiciens ont tendance à faire disparaître le mot matière.

2) Les activités de l’esprit sont elles assimilables aux opérations d’une machine ?
Les comparés n’a pas de sens. Les sciences cognitives et neurosciences on pour but
d’identifier et de décrire avec précision l’ensemble des processus du cerveau. En supposant
que ce but soit atteint un jour, est ce que pour autant toutes les fonctions de l’esprit seraient de
se fait élucider ? Comme la production d’œuvre d’art il semble difficile de comprendre le
fonctionnement organique du cerveau à partir d’une représentation purement organique. Jean
Toussaint Desanti (1918-1998) La philosophie silencieuse 1970 « On peut rêver d’une
épistémologie matérialiste forte, malheureusement quelques pièces maitresses manquent pour
permettre l’’adéquation dans un modèle adéquat. Tant qu’on ignore en quoi consiste le
système par le quel l’homo-sapiens organise et contrôle le corps pratiquement infini des
informations dont il dispose, la constitution d’un modèle adéquat de l’appareil ne peut être
chimérique il faut donc se résoudre à une épistémologie matérialiste et faible. » Il faut évacuer
de ce fait tout concept finaliste, néo métaphysique. Les sciences de l’esprit se heurtent à une
double limite, d’une part la complexité biologique du cerveau d’autre part le fait que le
cerveau ne rend que partiellement compte des activités mentales. Le rapport que nous avons
au monde n’est que sur nos sens. Modèle mécaniste dut à une l’analogie entre le cerveau et
l’ordinateur ne peut être mis au service d’une conception complètement matérialiste.
Physicalisme : le fait de penser faire éprouver n’a rien de psychologique.
Bernard Besnier 1955 article « Esprit de l’encyclopédie philosophique universelle 1992 « La
version la + récente de l’explication mécaniste du fonctionnement de l’esprit est sans doute
avancé par celles des sciences cognitives qui s’appuient essentiellement sur les résultats de
l’intelligence artificielle et les espérances plus ou moins fondées qui peuvent être susciter.
Pour certains neurobiologistes comme Jean Pierre Changeux, il ne s’agit pas de repousser la
conception mécaniste que suggère pour le cerveau le rapprochement avec l’ordinateur, car cet
ordinateur est vivant en ce qu’il a les caractères de l’auto organisation, ce qui permet de ne
pas le soumettre à la dualité du logiciel et du matériel technologique. » D’une manière plus
nuancée c’est une voir médiane entre dualisme classique selon lequel l’esprit distingue des
processus organiques par essence et ceux qui pensent que l’esprit est réductible à des
processus mécanique. Problème rencontré depuis le développement des nano technologies,
notamment dans la conception d’ordinateur mille fois plus petit que ceux qui existent
actuellement ont permis d’illustrer la position de John Searle, Le mystère de la conscience
2007 « L’impression de mystère lié à la question de la relation de la matière et de l’esprit
disparaitra lorsque nous comprendrons la biologie de la conscience avec la même profondeur
dans la compréhension que celle avec la quelle nous comprenons à présent la biologie de la
vie. »