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Les rappels de TVA très traditionnels

Il s’agit d’abord tout naturellement des rappels de TVA collectée effectués à la suite de la
constatation de négligences déclaratives, commises de bonne foi ou non.

Hormis éventuellement des minorations flagrantes du chiffre d’affaires, le fait de déposer


en retard ses déclarations est assimilé par l’administration fiscale à une « rétention » de
TVA qui entraîne automatiquement un rappel, assorti le cas échéant d’une majoration de
40 % pour manquement délibéré si les sommes non déclarées s’avèrent significatives.

Corrélativement, les représentants du fisc sont aussi à la recherche de rappels plus


« techniques » et plus ciblés …

Ainsi, figurent aussi en bonne place les rappels de TVA collectée pour des motifs se
rapportant à la législation fiscale. Plus précisément, les inspecteurs font la chasse aux
entreprises qui estiment de bonne foi ou non, ne pas être redevables de cet impôt en
raison de la nature même de l’activité habituellement exercée ou au moins pour certaines
de leurs opérations.

Et plus simplement aussi, les « chefs de redressements » peuvent provenir de


l’application d’un taux inférieur à celui prévu expressément par le Code général des
impôts (CGI), soit par exemple, celui de 10 % au lieu de 20 % notamment dans le
secteur artisanal.

Par ailleurs, les rappels de TVA déductible reviennent très souvent, surtout quand le
vérificateur a fait « chou blanc » au regard de la TVA collectée puisqu’il doit trouver
quelque chose à redire pour sauvegarder la moyenne des résultats de son Service.

Ces rappels se ventilent essentiellement entre les rappels de droits en raison de la non-
production des factures et/ou de tous documents justificatifs faisant ressortir la TVA
facturée et ceux relatifs à l’imputation de la TVA sur des achats et/ou des prestations
n’ouvrant pas droit à déduction au regard des dispositions fiscales et de la doctrine
administrative.

Enfin, les inspecteurs sont également « friands » des rappels de TVA déduite par
anticipation quand l’entreprise a opéré prématurément la déduction pour dégager de la
trésorerie.

Les rappels de TVA plus spécifiques


Avec le développement accru des échanges au sein de l'Union européenne,
l’administration fiscale française renforce continuellement ses moyens en liaison avec
ses partenaires pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales en matière de TVA. Bercy
se dote en particulier de bases de données informatiques de plus en plus performantes
pour surveiller la régularité des transactions intracommunautaires de toute nature.

Par conséquent, les rappels de droits qui résultent par définition de la non-application des
règles propres à la TVA intracommunautaire ont tendance à augmenter chaque année.

Excepté les rappels de TVA proprement dits, les représentants du fisc ont la possibilité
dans « la foulée », de faire application de l’amende de 5 % prévue à l’article 1788 A. 4.
du CGI, dans une situation bien précise qu’il vaut mieux connaître…

Le fournisseur étranger ne mentionne pas la TVA sur sa facture. Si l’entreprise a


communiqué son numéro de TVA français, celle-ci est naturellement redevable de la
TVA au titre de la transaction. Elle est donc tenue de la collecter et de la déduire sur la
même déclaration.

Même s’il s’agit finalement d’une opération financièrement neutre, la TVA collectée doit
être déclarée pour éviter l’amende de 5 % sur le montant de la TVA déductible.

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