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Biographie du Prophète

Le miracle dans la
vie du prophète
Mohamed (partie
2/2)

Par Dr Mansour Rahmani

Université  de Skikda - Algérie 

Avant d’entamer l’étude sur les causes du miracle dans la vie de Mohamed
SAW, il est nécessaire d’en démontrer les aspects susceptibles de nous guider
vers les principaux éléments et les vrais fondements à l’origine de ce miracle.  

Les aspects du miracle dans la vie de Mohamed SAW :

En résumant, nous pouvons dire qu’il a inversé la situation des arabes dans un
temps réduit et avec des coûts moindres. Ils étaient ennemis et sont devenus
frères, ils étaient athéistes et sont devenus monothéistes, ils étaient analphabètes
et sont devenus instruits, ils étaient plusieurs tribus en guerre et sont devenus un
seul Etat, et ils étaient sous-développés par rapport aux pays environnants et
sont devenus supérieurs.

La communauté arabe était dépassée                      la Perse et Rome en apogée

Qui pensait dès lors que la balance                         allait basculer et changer

Les paysans devinrent glorieux et extravagants     Rome et la Perse furent


déchut dans la boue  

Pour plus de détails, nous ferons allusion brièvement aux situations suivantes :

1.     La capacité de changer l’animosité et l’émiettement des arabes en


union et solidarité : Avant l’Islam, les arabes étaient des tribus hostiles et
belliqueuses en quête de pâturage et d’eau, s’écrasant les unes les autres et
dont le fort abusait du faible. Plusieurs guerres éclataient à cause de cette
situation et furent connues par « les jours des arabes », comme la guerre
Bassous, Dahes, Ghabra’, Foujar et autres. La Perse au nord, Rome à l’ouest
et l’Éthiopie au sud profitaient de cette situation pour asseoir leurs pouvoirs
et imposer des taxes aux arabes. La pensée arabe était loin d’envisager
l’établissement d’un Etat, d’une civilisation ou d’une société comme c’était
le cas dans d’autres pays. A l’issue de seulement dix années, le prophète
Mohamed SAW a déclaré la mise en place de la société et de l’Etat
islamique et pour la première fois, les arabes vont être régis par une
constitution et leur capitale va être déplacée à Yatrib. La création de l’Etat
islamique n’a pas été une fin en soit, mais l’objectif de son fondateur était
de mettre en place une nouvelle civilisation qui s’étendra dans tous les lieux
et les temps et dont la base est l’unicité de Dieu et l’adoption des plus
nobles principes humains, dans un contexte ou plusieurs races et couleurs
respectent les préceptes d’égalité préconisée par la sainte parole de Dieu. 

Cette union était loin d’être des slogans ou un régime que les individus
subissent, elle puisait sa source des cœurs et anéantissait les différences
raciales et tribales. Plusieurs fondements ont été changés et aucune
différence ne subsistait entre le blanc et le noir, le riche et le pauvre, le
gouverneur et le gouverné, le notable et le citoyen commun, et la primauté
est celle des actes « le plus valeureux étant le plus pieux ».    

2.      Les arabes ont été hissés de l’ignorance et l’analphabétisme à la sagesse


et l’éducation : les arabes était une communauté analphabète tel que
l’atteste le saint Coran, et l’ignorance guidait leurs actes et ravivait les sens
de vengeance, de cruauté et de despotisme, tel que rapporté par le poète
Amr Ben Kaltoum :

     Que nul ne soit plus obscur que nous            obligés nous serons de l’être
plus

   Nous boirons l’eau venant à nous claire           et les autres la boiront terne

Peu après l’avènement de l’islam, le prophète insistait à démontrer la vertu


de l’éducation et la valeur des instruits, et considérait l’éducation comme
une obligation identique à la prière ou le jeun, à l’instar de ce qu’il a fait
avec les captifs Koraïchites à Badr et dont l’histoire n’a jamais connu pareil.
Désormais, ils étaient aptes à lire et écrire et pouvaient résoudre des
problèmes jadis difficiles et ils ont mis en place l’ensemble des règles
linguistiques dans un temps très réduit. D’un autre côté, les qualités de
sagesse, de méditation, de tolérance et de bienfaisance se sont substituées à
l’ignorance, tel que cela est décrit par le poète Kais Ben Assem dans ses
vers destinés à sa femme :

Si tu prépares à manger cherche un compagnon                  je ne le mangerai


certes pas seul

                Visiteur ou voisin, parce que j’ai peur                  des reproches


faites dans mon dos

Al Ahnaf Ben Kaïs fût interrogé : De qui as-tu appris la sagesse ? Il


répondit : de Kaïs Ben Assem Al Mankari. Je l’ai vu dans la cour de sa
maison appuyé sur l’étui de son sabre et parlant aux gens. On lui amené un
captif et un mort et on lui dit : Ton neveu a tué ton fils ? Alors il est resté
comme il est et a continué son discours. Puis il s’est tourné vers son neveu et
lui a dit : Ô neveu ! Tu as péché envers ton dieu, tu t’es tué toi-même, et tu
as meurtri ton cousin. Et il dit à son autre fils : Prends ton frère et abrites le
et envoies à sa mère cent dromadaires à titre d’indemnité, elle est
étrangère…Al Ahnaf dit : Je ne suis pas sage mais je m’efforce de
l’être.             

3.      De l’assujettissement et du nomadisme, au pouvoir et à la domination :


Avant l’islam, les arabes étaient indistinctement assujettis aux perses ou aux
romains, sauf une minorité nomade, commerçante ou intrusive, et aucun ne
présumait qu’ils deviendrait des chefs envahisseurs ou des légendes
politiques dont les dires et les actes seront reportés par l’histoire partout
dans le monde. Le cas d’Omar Ben Alkhattab avant et après l’islam est très
révélateur. Le saint prophète a su faire de tous ses compagnons des
membres actifs dans la communauté que ce soit des califes, des
commerçants, des chefs ou des soldats. En des termes plus modernes, ces
personnes développaient une conscience politique, connaissaient l’intérêt
général et le préservaient dans tous leurs actes.

Le saint prophète a su gérer le conflit avec Koraïch quand les musulmans


étaient encore faibles, et même quand ils sont devenus une force après
l’exile à Médine, et il a su éviter toutes les complications qui pouvaient
résulter de cette situation. Ses compagnons qui lui ont succédé ont su
également résoudre des difficultés majeures, notamment lors de la guerre
des renégats ou lors des invasions islamiques. Ils ont su développer de
nouvelles relations avec les nations converties en islam grâce aux
enseignements que le saint prophète a laissé après sa mort et qu’il a résumé
en deux points qui sont le saint coran et sa sainte biographie. Le déclin
qu’ont connu les musulmans est dû au délaissement de ces précieux
préceptes.

4.      Il a su réaliser tous ses grands œuvres au moindre coût : L’œuvre du saint
prophète a été accomplie dans un temps record et à des coûts minimes,
contrairement aux révolutions modernes sacrifiant plusieurs vies et des
moyens financiers énormes et générant d’infimes résultats. Inévitablement,
si les changements sont pacifiques, ils nécessitent des dépenses
pharamineuses, autrement ils nécessitent le sacrifice de plusieurs vies. Notre
prophète préservait les vies humaines et cherchait toujours la facilité, en ce
sens que sa révolution qui a durée vingt trois années n’a coûté que mille
quatre vingt victimes entre musulmans et non musulmans, sachant qu’il a
mené vingt huit guerres. Ceci est dû au fait qu’il considérait la préservation
de la vie humaine comme sa principale priorité, et c’est pour cette raison
qu’il a accepté la trêve injuste de Houdaybia et a accepté l’indemnité de ces
ennemis lors de la guerre de Badr alors même qu’ils souhaitaient sa mort.

La volonté du prophète de protéger la vie humaine est également prouvée


lorsqu’il s’apprêtait à conquérir la Mécque sans en informer personne pour
éviter que Kuraich se prépare à la guerre et que plusieurs vies y périssent. Il
quitta Médine avec ses compagnons sans les informer de leur destination,
que seule sa femme Aïcha et son compagnon Abou Bakr savaient et
gardaient secrète. Les autres compagnons croyaient chacun que la
destination était la Syrie ou Thakif ou Hawazin. De même, notre saint
prophète SAW a envoyé Aba Qatada Ibn Rabii avec huit personnes à Batn
Idam afin que l’on croie que c’est sa destination et que cette information se
propage.

Le porteur de la bannière de la troupe du saint prophète SAW, Saad Ben


Abada, quand il a vu Abou Soufiane il cria : Ô Abou Soufiane ! C’est le jour
de l’apothéose ! Ce jour tout est licite ! Ce jour Dieu humilie Kuraïch !
Quand le saint prophète a approché Abou Soufiane ce dernier lui lanca : Ô
Prophète, as-tu ordonné de tuer ton peuple ! Saad m’a dit : Ô Abou
Soufiane ! C’est le jour de l’apothéose ! Ce jour tout est licite ! Ce jour Dieu
humilie Kuraïch ! Au nom d’Allah épargnes ton peuple, tu es certes le plus
noble, le plus clément et le plus attentionné de tous. Abderahmane Bnou
Aouf et Othmane Bnou Affane disent : Ö Prophète, nous ne croyons guère
que Saad ait un lien avec Koraïch. Alors le saint prophète dit : Ce jour est un
jour de clémence ! Ce jour Dieu glorifie Koraïch ! Il appela Saad et l’écarta
et il donna la bannière à Kaïs Ben Saad.

Les fondements du miracle dans la vie du prophète SAW :    

1. Veiller à maintenir son intégrité et celle des autres : Le


saint prophète était connu avant l’islam par sa franchise et son
honnêteté que ses amis, et même ses ennemis, lui reconnaissent.
Il était également connu par sa loyauté et sa disponibilité à servir
ses proches. En effet, quand il reçu la parole d’Allah, il en fit part
à Khadija qui lui dit : Allah ne t’éreintera guère car tu veilles sur
tes proches, tu supportes les fardeaux, tu es à la rescousse des
démunis, tu es généreux avec tes hôtes et tu aides à rétablir le
bien. Et quand Héraclès demanda à Abou Soufiane s’il pouvait
trahir, ce dernier lui répondit non. Ces qualités ont certes un effet
sur les cœurs des hommes qui les incitent à l’aimer et à le
respecter, et à être prêts à suivre ses enseignements et à éviter
ses interdictions. En plus, le saint prophète se partageait
l’obligation de respecter ces enseignements et par là même il
démontrait la valeur du travail pour la réforme. Les mécréants
avaient assiégé les musulmans à la Mecque les laissant sans
nourriture, ni vêtements, ni conjoints, et certains de ces
mécréants ont proposé au saint prophète plusieurs avantages,
mais ce dernier refusa catégoriquement. Ce n’est plus le cas de
nos jours où nos rois et dirigeants vivent aisément et se
prémunissent contre les lois alors que leurs peuples se déchirent
et subissent.

Le saint prophète était l’exemple même de l’homme pragmatique qui


ordonnait que la parole suit l’acte, il dit ainsi : « Tous les prophètes avant
moi avaient des apôtres et des adeptes qui suivaient leurs chemins et
exécutaient leurs ordres. Leurs succèdent alors des hommes dont les
dires différent des actes, et dont les actes différent des ordres qu’ils se
doivent de respecter. Quiconque les affronte par la main est croyant,
quiconque les affronte par la parole est croyant, quiconque les affronte
par son cœur est croyant, aucune foi n’est en deçà. ». Quand le saint
prophète ordonna ses compagnons de persévérer, il en donnait l’exemple
car il était le plus honorable et le plus généreux de tous les êtres et la
victoire que Dieu lui donna ne résultait pas d’actes extraordinaires, mais
par son mérite puisqu’il a été démenti, outragé, accusé de magie et
d’insanité, sa tête fût fracturée et ses os brisés et il fût trahi. Malgré cela
il persévérait et croyait en Allah.

Il apprenait cette réalité à ses compagnons. Quand Khabab Ben Arth


demanda au prophète « Ô prophète, ne pris-tu pas pour nous !» le
prophète lui répondit, alors même que cette demande fût légitime : « Il
fût des hommes avant vous dont on ratissait la chair des os par le fer
sans qu’ils reviennent sur leur foi….on leur sciait la tête en deux sans
qu’ils reviennent sur leur foi…et Allah achèvera cet acte jusqu’à ce que
les voyageurs aillent de Sanaa à Hadramaout ne craignant qu’Allah et le
loup pour leur bétail, mais vous vous impatientez. ».  

2. Veiller au respect des règles d’intérêt général et au


maintien des droits quelles qu’en soient les
conséquences : Il n’acceptait pas le pardon quand il s’agissait de
sanctions pour vol, injures ou autres et il disait « Pardonnez vos
affronts entre vous, mais quand vous me les soumettez, les
châtiments sont dus. ». Mais dans sa vie privée, le prophète optait
toujours pour la clémence, à l’instar de ce qu’il avait fait lors de la
conquête de la Mecque lorsqu’il leur dit : Partez vous êtes libres. Il
a été clément vis-à-vis de la juive qui a empoisonné sa nourriture,
et également vis-à-vis des hypocrites qui l’ont tant maltraité. Le
saint prophète se mettait en colère à chaque fois que quelqu’un
tentait de transgresser ces règles. Ainsi, le récit de la femme
Makhzomite rapporte que cette femme avait commit un vol et sa
famille souhaitait qu’elle échappe à la sanction. Ils envoyèrent en
émissaire auprès du saint prophète Oussama Ben Zayd qui
implorait sa clémence, alors le saint prophète rougit de colère et
dit : « Ô Oussama, tu implores le pardon pour un péché
transgressant les limites d’Allah ! Il s’éleva alors et dit : Vos
prédécesseurs ont connu leur perte parce qu’il graciaient leurs
riches et châtiaient leurs pauvres, et je jure devant dieu si Fatima
la fille de Mohammed vola je lui couperai la main. »

De même, le saint prophète veillait à défendre un droit quoi qu’il coûte,


que ce soit dans le cadre des actes, tel qu’interdire les médisances et
encourager la bienfaisance, ou dans le cadre des dires, tels que les
témoignages ou autres. Ainsi, il enseignait à ses compagnons la droiture
et la vérité. Abi Said Al Khoudari raconta : J’ai entendu le saint prophète
dire « Si quelqu’un voit une médisance, qu’il la corrige par la main, s’il
ne peut pas, alors par la langue, et s’il ne peut pas il le fait par le cœur,
c’est la moindre foi ». Obada Ben Essamit dit : Nous avons juré
allégeance au saint prophète pour l’obéir en apogée ou en crise,
contraints ou pas, de part notre initiative, que nous ne contraignons
personne, sauf flagrante apostasie dûment prouvée, et que nous disions
toujours la vérité au nom d’Allah sans craindre les reproches ».    

3.      Harmoniser la parole avec l’état du public : Ses paroles et ses récits


étaient considérés comme un remède personnalisé, de telle sorte que ce
qui était destiné à un individu ne pourrait convenir à un autre. Ainsi,
quand il fût questionné par un homme sur les actes préférables pour
Allah, il lui répond : le respect des horaires de prière, et il répondit à un
autre : la foi en Allah et son prophète, mais quand on lui demanda qui est
le plus plaisant des hommes pour Allah, il répondit : Un croyant oeuvrant
au nom d’Allah par sa vie et ses biens. Quand Fadala voulu le tuer deux
fois, le prophète posa sa main sur son cœur et la haine fût transformée en
amour. Il a gracié Mouaouya et Ikrima, mais n’a pas été clément avec
Habar Ben Asouad, ce qui prouve sa parfaite compréhension des esprits
humains et de ce qui leur convient, ainsi que la sincérité de son intuition.

4.      Il a donné une nouvelle définition du pouvoir et de la


gouvernance : Il a appris à ses compagnons que la responsabilité est une
lourde tâche qui ne peut être confiée à la demande. En effet, cela signifie
que soit le demandeur ignore les implications de cette responsabilité, soit
qu’il les connaît mais son intention est d’en profiter, et dans les deux cas,
il n’en est pas apte. Abou Dar a rapporté qu’un jour il a dit au prophète :
« Ô Prophète, pourquoi ne m’utilises-tu pas ? Il lui tapa sur les épaules
et lui dit : Ô Aby Dar, tu es faible et ceci est une responsabilité
regrettable le jour du jugement, sauf pour ceux qui ont sérieusement
appréhendé et honoré leurs dus ». Abou Moussa El Achâari rapporta
qu’un jour il est allé visiter le prophète avec deux de ses cousins dont
l’un dit au prophète : « confies nous une partie de ce qu’Allah t’as
conféré ! l’autre en dit de même, alors le prophète répondit : Je jure par
Allah que je ne confierai guère cette tâche à un homme qui la demande
ou la convoite ».     

Cet enseignement est véritablement illustré par le récit de Rabiaa Ben


Ziada Al Hariti quand il rencontra Omar et que ce dernier se plaignait
d’un repas pesant, alors Rabiaa lui dit : « Ô commandeur des croyants, tu
mérites la plus douce des nourritures et le plus lisse des habits », alors
Omar pris un document et lui tapa sur la tête en rétorquant : « Je jure que
tu souhaites plus ma bénédiction que celle d’Allah par tes dires. Honte à
toi, ne sais tu pas ce que je suis pour ces hommes ? »

Alors Rabiaa lui répondit : « Qu’es-tu pour ces hommes ? », Omar dit :
« Vois tu quand des hommes voyagent et qu’ils confient leurs biens à l’un
d’eux et lui demandent de se charger des dépenses, est-ce que cet homme
peut disposer de ces biens ? », Rabiaa dit « Non commandeur des
croyants », et Omar dit : « C’est ce que je suis pour ces hommes. » et il
reprit : « Je n’emploi guère mes hommes pour agresser les vôtres, ni les
injurier ou les spolier ! Je les emploi pour vous apprendre la parole
d’Allah et les récits de son prophète. »  

« Quiconque est maltraité n’a aucune excuse pour ne pas m’en informer
pour que je lui rend son droit. » Alors Amr Ibn Alas lui dit : « Et si un
Emir éduque l’un de ses sujets, rendrais-tu son droit au sujet ? », et
Omar dit : « Et pourquoi ne le ferais-je pas alors que j’ai vu le saint
prophète se le faire lui-même ? », alors Omar envoi un écrit à ses
généraux destinés au soldat leur disant : « Ne frappez aucun musulman
pour l’humilier ! Ne les priver pas jusqu’à ce qu’ils renient ! Ne les
éloignez pas trop de leurs épouses jusqu’à ce qu’ils subissent les
tentations ! Et ne les oppressez pas jusqu’à les perdre ! ».

La conception du pouvoir que le saint prophète a érigé n’a d’équivalent


ni dans les temps anciens ni de nos jours, au contraire, l’état des
musulmans a empiré quand le pouvoir est devenu une convoitise
successorale.

5.      La valorisation des compétences pour l’octroi des fonctions : En ce


sens que le saint prophète profitait de toutes les compétences et les
énergies disponibles. Ainsi, il confia le commandement de l’armée à
Khalid Ibn Al Oualid nouvellement adepte de l’Islam, et il confiait à
Mouaouia la transcription de la parole de Dieu alors que son père était
l’un de ses pires ennemis. L’on constate aujourd’hui que les fonctions
politiques et militaires sont confiées selon l’ancienneté des attributaires
ou leurs orientations, le résultat est que les fonctions ne sont pas
attribuées selon les compétences et les aptitudes, mais en fonction de
l’allégeance et de la sujétion. Nombre de responsables des vies et des
biens des musulmans leurs affligent défaite après l’autre dans tous les
domaines, et ce du fait que leurs responsabilités sont acquises par des
voies sinueuses et sur des bases partisanes, régionales ou
d’intéressements sans aucun regard aux compétences actuellement
délaissées.

6.      Conquérir les cœurs avant les nations : On a proposé au saint


prophète la seigneurie et le pouvoir qui auraient pu lui faciliter la voie
vers l’extension de l’Islam, mais il a compris par son incroyable sens que
le pouvoir acquis par des voies douteuses, même s’il peut faciliter la
propagation de l’islam, il ne permettrait pas de conquérir les cœurs. C’est
pour cela qu’il a persévéré sur cette voie et a enseigné à l’humanité
entière les méthodes idéales de se comporter avec les hommes et de les
influencer. Il est à constater que les sciences humaines s’inspirent
fortement de la vie du saint prophète, lui qui a dit : « Vous ne pourrez
conquérir les hommes par l’argent, mais par votre comportement. », et il
dit à Mouad quand il l’envoya au Yémen : « Prends garde de leur excès
d’argent. ». Il disait également « Ne sous-estimez guère un acte de bonté,
ne serait-ce que rencontrer les gens avec un visage apaisé. »

Résumé :

Le monde actuellement est devenu un petit village du fait du développement


des moyens de communication. Le concept de mondialisation a dépassé
toutes les frontières et ouvert toutes les portes. Cette ouverture englobe les
biens, les pensées, les religions et les conceptions. Dans ce contexte, le rôle
des musulmans est de profiter de cette ouverture pour communiquer les
préceptes de l’islam à tout le monde et honorer le devoir d’information.

Les sciences modernes ainsi que tous les nouveaux concepts socio
psychologique sont de nature à faciliter l’illustration au monde de la
grandeur et de la véracité des préceptes de l’islam issus du saint coran et de
la sainte biographie du prophète. De ce fait, les musulmans ont essayé de
trouver les concordances entre la science moderne et les textes sacrés pour
relever leurs miracles. Nombre de chercheurs et théoriciens, occidentaux ou
orientaux, se sont convertis à l’islam au fur et à mesure des nouvelles
découvertes prouvant le miracle scientifique, prédicateur, psychologique,
législatif …etc du coran et de la sunna.

Sont apparues en parallèle des études modernes portant sur les conditions
requises pour le succès de la réforme sociologique, ainsi que les dépenses et
sacrifices nécessaires. Divers témoignages, même des non musulmans,
attestent que les réalisations du saint prophète ne peuvent être reproduites.

Si les communistes ont réussi à exporter les doctrines et les insanités de


Marx, Lénine et Staline, malgré leur moindre importance, l’étude de la
réforme sociologique dans la vie du saint prophète demeure cruciale pour
démontrer la grandeur de l’Islam et du saint prophète, vu les coûts moindres
engagés et les résultats extraordinaires obtenus. Il s’en suit que le miracle lié
aux faits du saint prophète durant son existence est un moyen de démontrer
la grandeur de l’Islam et de son prophète, et par là même, d’inciter les
chercheurs dans les méthodes de réforme sociologique à adopter l’Islam, et
de permettre aux musulmans d’avoir une meilleure connaissance à même de
les sortir du gouffre où ils se trouvent.

La présente intervention traite des réalisations du saint prophète pour


valoriser l’humanité, et les causes ayant motivé ces réalisations. Ceci dit,
elle reste à compléter par plus de recherches relatives aux phénomènes de
changement de la vie des arabes et des musulmans après l’Islam et les
causes résidant derrière.

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