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PARTICULES ET DES LOCUTIONS PRÉPOSITIVES ,

ADVERBIALES ET CONJONCTIVES.

DICTIONNAIRE TOUAREG-FRANÇAIS
DIALECTE DE L’AHAGGAR
1951

LE PÈRE CHARLES DE FOUCAULD


DU TOME I

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«abadah» Particule invariable, adverbe | toujours, jamais . Lorsqu’il accompagne une affirmation, il
signifie «toujours». Lorsqu’il accompagne une négation, il signifie alors «jamais».

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«bennân» Particule invariable| Pour rien (en vain, vainement , en pure perte, sans profit, gratis, sans
motif, sans cause) :
«n bennân» « de rien , sans valeur, sans importance»
«haret n bennân» une chose de rien ( une chose sans valeur)

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«berin» Particule invariable, préposition | vers (dans la direction de) : Quand «berin /éberin» : a
pour régime un pronom personnel (moi, toi, etc.), il se construit non pas avec les pronoms affixes
régime des particules, mais avec les préfixes affixes dépendant des noms «in, innek, ennem,
ennit ..etc»
«ekk berin nit» : va vers lui
«ikka berin nesen» : il est allé vers eux
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«d» particule invariable préposition μ «avec, dans , d’avec » | par extension «et avec , et»

Dans les sens «avec, et avec, et », s’emploie devant les substantifs, les pronoms et les particules,
mais non devant les verbes, ni devant les pronoms affixes de la première personne du singulier

 «igla d Musa» «Il est parti avec Moussa» (il est parti en emmenant Moussa et non emmené
par Moussa, ni Moussa l’accompagnant de son propre mouvement)

 «igla enta d Musa» «il est parti lui avec Moussa» ( il est parti avec Moussa , tous les deux
allant de concert, sans que l’un soit emmené par l’autre, tous les deux allant de concert )

 «Musa igla d es» «Musa est parti avec lui» (Musa est parti en l’emmenant)

 «é d Musa eglen» «Ceux avec Moussa sont partis»

 «Musa d Kenan eglen» «Moussa et Kenan sont partis»

 «nyeγ tameṭṭ ennek d ta nnit» « j’ai vu ta femme et celle de lui»

 «mi d igla» «avec qui il est parti»

 «ma d igla» «avec quoi il est parti»

 «rîγ Aicha full innîn tehusi d innîn tella taytté» «J’aime Aicha parce qu’elle est belle et
qu’elle a de l’intelligence «

Dans le sens de « dans, dedans, de », est synonyme de «daγ» , mais ne s’emploi pas de la même
manière que lui .

L’emploi, en certaines circonstances, de «d» à la place de «daγ», dans le sens de «dans», semble
particulier à l’Ahaggar.

Dans des cas où l’emploi de «d» est obligatoire dans l’Ahaggar, on emploi «daγ» dans l’Ajjer et l’Air
par exemple devant les pronoms affixes régimes, des particules.

Lorsque «dans, dedans, de» a pour régime un pronom affixe qui n’est pas à la première personne du
singulier, on le traduit toujours pas «d», jamais par «daγ»;

Lorsqu’il a pour régime un des pronoms indéfinis «éwa» (le lieu qui , le lieu que, un lieu qui , un lieu
que) «é» (le lieu qui, le lieu que, un lieu qui, un lieu que) , ou une des particules «mani, emmi, d-in-
deγ, dimardeγ, enġûm, kela» , on le traduit toujours par «d» , jamais par «daγ» ;

Lorsqu’il a pour régime un substantif, un pronom relatif ou démonstratif, un pronom indéfini


autre que «éwa / é», ou un pronom affixe à la première personne du singulier, il se traduit
toujours par «daγ», jamais par «d» excepté :
1.Quand il a pour régime le substantif « âmmas (intérieur)»; avec âmmas (dans) se traduit ad libitum
par «daγ» ou «d»

2. Quand il a pour régime un substantif le précédant immédiatement et signifiant lieu : éwa (le lieu
que; le moment que); é (le lieu, le moment) : dans ce cas dans se traduit ad libitum par «daγ» ou «d»

3. Quand il a pour régime directe le pronom indéfini a le précédant immédiatement et formant avec
lui la locution «ad» signifiant «jusqu’à ce que ; lorsque» : dans cette locution (dont le sens littéral est
ce que dans / ce dans quoi) «dans» se traduit toujours par «d» et jamais «daγ»

4. quand il a pour régime le pronom indéfini a le précédant immédiatement et formant avec lui
l’expression «a d» signifiant « c’est … que» , «a» étant lui-même d’une des particules «d-în-deγ, d-
î-reγ , dimardeγ, enġum», ou d’une autre analogue signifiant le lieu ou le temps en général; dans
cette expression (dont le sens littéral est «ce que dans /ce dont quoi» «dans» se traduit toujours par
«d» , jamais par «daγ»

5. Quand il a pour régime le pronom indéfini «a» le précédant immédiatement et formant avec lui
l’expression «a d» signifiant «c’est que», «a» étant précédé lui-même d’un substantif signifiant lieu
(en général), un moment, jour, nuit, année, temps (en général) , ou quelque chose d’analogue : dans
cette expression (dont le sens littéral est «ce que dans/ce dans quoi») , «dans» se traduit ad libitum par
daγ ou d

Exemples de «d» (dans/dedans) ayant pour régime un pronom affixe .

 «Musa ieqqîm d esen» « Moussa est assis dans eux/ Moussa est assis au milieu d’eux «

 «tallit seṭṭfet , u d es tidawen» (m.à.m : le mois noir non dans lui ils se marient) «Le mois
noir, on ne s’y marie pas «

 «elxir wa d eneγ ġid , u tt é nitaw» (m.à.m :Le bien que dans nous tu as fait, nous ne
l’oublions pas ) « Le bien que tu nous as fait , nous ne l’oublions pas»

 «irwel d esen» « il s’est enfui de dans eux / il s’est enfui du milieu d’eux»

 «é d esen ikkes tasengefa» de dans eux il ôtera la pelure (il en ôtera la pelure)

Exemple de d «dans» ayant pour régime un des pronoms indéfinis «éwa», «é» :

 «neyeq q éwa d insa» «je l’ai vu au lieu que dans il a été couché : je l’ai vu au lieu où il était
couché»

 «leγt i éwa d melnet ḍiḍîn» « fais-moi connaitre le lieu dans ont été les femmes / fais-moi
connaitre le lieu dans lequel sont les femmes»

 «éd ekkeγ kenân éwa d é sleγ ifel-d Ahaggar » «J’irai chez K au moment que dans
j’entendrai il a quitté (pour venir ici) l’Ahaggar / J’irai chez Kenan lorsque j’apprendrai qu’il
est venu à l’Ahaggar»
 «é d ill abaraḍ , sedu t » «quelque lieu que dans a été le garçon, réuni-le / en quelque lieu
que soit un garçon , réunis-le»

 «awi âneγ d âman é d ellen» « apporte-nous ici de l’eau , quelque lieu que dans elle a été»

 «é d igla ed eknesen ḍeffer as» «le moment quel qu’il soit que dans il est parti, ils se
disputeront après lui».

Comme on le voit par ces exemples « éwa d ««le lieu que dans / le lieu dans lequel ; le moment que
dans /le moment dans lequel « signifie souvent «lorsque»
«é d» « en quelque lieu que dans/ en quelque moment que dans» signifie souvent « en quelque que /
en quelque moment que»

Exemple de d «dans» ayant pour régime le pronom indéfini «a» :

 «ẓeyder a d isiḍen haret nnît» «patiente ce que il comptera sa chose / patiente jusqu’à ce
qu’il compte sa chose»

 «ẓeyder a d ufaden emmâs» «Patiente ce que dans auront soif les chameaux patiente jusqu’à
ce que les chameaux aient soifs»

 «a d iekk Musa , é has t illeγet» «Ce que dans il ira à Moussa ,il le lui fera
connaitre/Lorsqu’il ira à Moussa, il le lui fera connaitre»

 «d-în-deγ a d iemmût» «Là ce que dans il est mort »

 «dimardeγ a d é igel » «Maintenant ce que dans il partira / C’est maintenant qu’il partira»

 «enġûm a d igla» «Auparavant ce que dans il est parti /C’est précédemment qu’il est parti)»

 «dimardeγ a d iglâ» «maintenant ce qu’il part» (c’est maintenant qu’il part ou c’est
maintenant qu’il partira )

 «enḍ ahel a d iwa» «Hier ce que dans il est né/ C’est hier qu’il est né»

 «éhoḍ wâ-reγ a d é igel» «Cette nuit-ci ce que dans il partira»

 «enḍ ahel a d iwa » «Hier ce que dans il est né /C’est hier qu’il est né»

 «éhoḍ wâ-reγ a d é igel» «Cette nuit-ci ce que dans il partira»

 «tufat a d é émet» «Demain ce que dans il mourra / C’est demain qu’il mourra»

 «awetay wâreγ a d ieddiw (awetay wâreγ a daγ ieddiw) » «Cette année-ci ce que dans il
s’est marié/ C’est cette année qu’il se marie»

«a d» «ce que dans / ce dans quoi» signifie habituellement «jusqu’à ce que» et quelque fois «lorsque»
et «c’est .. que»
Exemple de d «dans» ayant pour régime direct une des particules «mani, emmi, d-in-deγ, dimardeγ,
enġûm, kela »

 «mani d insa ? » «Quoi du lieu dans il a couché ? (Où a-t ‘il couché?)»

 «emmi d igla ? » «quoi du moment dans il parti ?»

 «ed ekkeγ Musa d-în-deγ d ieqqim » «J’irai à Moussa là-bas dans il est assis /J’irai à
Moussa, ce lieu-là ou il est assis»

 «éd ekkeγ Kenan d-in-deγ d é sleγ ifel-d Ahaggar» «J’irai chez Kenan là-bas dans
j’entendrai il a quitté (pour venir ici)/J’irai chez Kenan à ce moment-là que j’apprendrai qu’il
est venu de l’Ahaggar »
 «dimardeγ d ensen , ey în » «Maintenant dans ils ont été couchés, laisse-les /Maintenant
qu’ils sont couchés , laisse-les «

 «ma full u has ten tennid engum d ur iglé» «Quoi pour ne les lui as-tu pas dits auparavant
dans il n’est pas parti /Pourquoi ne lui as- tu pas dit auparavant alors qu’il n’était pas parti ?»

 « enġûm d igla, ma full u hâs ten tennid ?» «Auparavant alors qu’il est parti, pourquoi ne le
lui as-tu pas dit ? /Pourquoi ne le lui as-tu pas dit auparavant, au moment de son départ ?»

 «Musa kela d ikf amis Kenan» «Moussa antérieurement a donné un chameau à Kenan»

Comme on le voit par ces exemples, «mani d ?» d signifie «où ?», «emmi d» signifie «quand ?»,«d-
in-deγ» signifie « à ce lieu-là ou/ à ce moment-là que «,dimardeγ d» signifie «maintenant que»,
«enġûm d» signifie «auparavant alors que »,«kela d» signifie «antérieurement»

Exemples de d «dans « ayant pour régime direct, le précédent, un substantif ou un pronom relatif
signifiant «lieu» (en général), moment, jour, nuit, année, temps (en général) , ou quelque chose
d’analogue, et pouvant être remplacés par un des pronoms indéfinis éwa « le lieu que; le moment
que» é «le lieu quel qu’il soit que/ le moment quel qu’il soit que»

1. «édeg wa d insa» « le lieu que dans il a couché»

2. «ahel wa d igla» «Le jour que dans il est parti (Le jour dans lequel il est parti)»

3. «emir wa d igla» «Le moment que dans il est parti»

4. «awetay wa d igla» «L’année que dans il est parti (L’année dans laquelle il est parti)»

5. «édeg d insa» «Le lieu (quel qu’il soit) dans (lequel) il a couché (En quelque lieu qu’il
couche)»

6. «ahel d igla» «Le jour quelqu’il soit dans (lequel) il est parti (à quelque moment qu’il parte)»
7. «emir d igla» «le moment (quelqu’il soit dans lequel il est parti (à quelque moment qu’il
parte)

8. «awetay d igla» «L’année (quel qu’elle soit) dans laquelle il est parti»

9. «ahen di d igla» « Ce jour de là dans il est parti (ce jour d’alors dans lequel il est parti)»

10. «emir n d-în d igla» «Ce moment là-bas dans (ce moment d’alors dans lequel il est parti)»

11. «awetay n d-în-deγ d igla» «Cette année de là-bas dans il est parti /Cette année d’alors dans
laquelle il est parti «

Dans ces onze exemples, on peut ad libitum mettre «d» ou «daγ».

Les expressions
 «a d»« ce dans quoi jusqu’à ce que, lorsque, c’est..que»;
 «éwa d» « le lieu dans lequel, le moment dans lequel (lorsque)»;
 «é d» «en quelque lieu que ; en quelque moment que» ;
 «mani d» «Où ?»;
 «emmi d» «quand ?»;
 «d-în-deγ d» «au lieu où , au moment que»;
 «dimardeγ d» «maintenant que » ;
 « enġûm d» «auparavant alors que » ;
 «kela d » «antérieurement»;
 «edeg wa d , edeg d» « le lieu dans lequel»,
 «ahel wa d , ahel d , ahen di d » « le jour dans lequel»,
 «emir wa d emir d emir di d » « le moment dans lequel»,
 «awetay wa d , awetay d , awetay d in d» « L’année dans laquelle» ;

Présentent la particularité suivante «d» s’y sous-entend toujours au lieu de s’y exprimer , lorsque le
verbe qui suit est précédé d’un pronom affixe, son régime direct ou indirect , ou d’une des particules
séparables «ed» , «în»

Dans 6 de ces expressions «éwa d», «é d», «mani d», «emmi d», «d-în-deγ d» , «kela d» : la
particule «d» peut ad libitum rester ou disparaitre quand «éwa» , «é», «mani», «emmi», «d-in-deγ»,
«kela» sont suivis d’un des verbes «ell» /«être» , «emel»/«être (dans un lieu)», «emmâl»/«être
habituellement dans un lieu» .Dans les autres cas, «d» s’exprime toujours.

Certaines de ces expressions présentent aussi des particularités en ce qui concerne «é» ou «éd» du
futur
Les particularités sont :

Lorsque «a d» signifie jusqu’à ce que; lorsque (non quand il signifie c’est ... que). Si le verbe qui suit
est au futur, on ne met devant lui aucune particule du futur, ni «é», ni «éd»
Lorsque «d-în-deγ d» et «dimardeγ» sont suivis d’un verbe au futur, ce verbe prend avant lui, non la
particule «éd», mais la particule «é»

Le verbe qui suit «édeg d», «ahel d» , «emir d» , «awetay d» se met toujours au passé, jamais au
présent ni au futur | «d» / «dans» entre dans la formation de plusieurs particules dont les articles
suivants :

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«d-ei-deγ» « ici , là ; d’ici, de là » particule invariable adverbiale | exprime la proximité ou


l’éloignement modérés | composé de « d » «dans» , «ei» syllabe sans signification entrant dans la
composition de certains pronoms et de certaines particules sans rien ajouter à leur sens. ,«deγ»
syllabe sans signification précise exprimant la proximité ou l’éloignement modérés.

Exemples

 «ikka d-ey-deγ» /« il est allé là »

 «illâ d-ey-deγ tekkîd» /«il est là tu vas (il est là où tu vas)»

 «wa-n-d-ey-deγ ar Twat okkoẓ haḍan» «depuis là jusqu’à Touat, 4 nuits (de là à Touat , il y
a 4 jours de marches)»

 «urġiγ âles n d-î-reγ , ales n d-ey-deγ a ten innen» «Non pas un homme d’ici , un non de là
ce qui les ayant dots /Ce n’est pas un homme d’ici, c’est un homme de là qui l’a dit»

 «Kuka teh asekrem, eġreweγ ûdi d-ey-deγ» / Kouka est dans l’askrem , j’ai trouvé du
beurre là (ou de là)/Kouka est à l’Askrem, j’ai reçu du beurre de là (en y allant)/Kouka est à
l’Askrem; j’ai reçu du beurre de là.

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«d- în» « là, là-bas; de là, de là-bas» : préposition invariable adverbiale exprime l’éloignement
absolue | elle est composée de «d»/»dans», et «în»/ «là, là-bas»

Exemples

 «ikka d-în» : il est allé là-bas

 «wa-n d-în ar Tawat , okkoẓ haḍâ» : depuis là-bas jusqu’au Touat , 4 nuits ( de là-bas au
Touat, il y a 4 jours de marches)

 «ur ġiγ âles n dî-reγ, âles n d-în a ten innen»: Non pas un homme d’ici, un homme de là-
bas ce qui les ayant dits /Ce n’est pas un homme d’ici, un homme de là-bas ce qui les ayant
dits/Ce n’est pas un homme d’ici , c’est un homme de là-bas qui l’a dit
 «usen-d midden ed felnin Tit , eweyen i-d terewt d-în» : Sont arrivés ici des hommes ayant
quitté Tit , ils m’ont apporté une lettre de là-bas

«d-în» précédé de la particule «n» du génitif forme l’expression «n d-în» «de là-bas» qui signifie
souvent «d’alors» avec sens d’éloignement absolu dans le passé | «d’alors» exprimant l’éloignement
absolu dans le temps passé.

Peut se placer immédiatement après le substantif

 « âles n d-în» : «l’homme d’alors» ;

 «awetay n d-în» «l’année d’alors»

«n d-în» «d’alors» exprimant l’éloignement absolu dans le temps passé, se joint aux pronoms relatifs
«wa», «wi», «ta», «ti», «a» et forme avec eux les pronoms «wa-n-d-în» , «ta-n-d-în», «wi-n-d-în» ,
«ti-n-d-în» , «a-n-d-în» qui sont synonymes de «wa-n-d-în-deγ», «a-n-d-în-deγ» (voir wa)
«d-în» s’emploi quelque fois pour signifier «voilà, le (la, les ) voilà»

 «amis ennek wa tt-tezzinhed d-în» : ton chameau que tu as acheté là-bas ( voilà ton
chameau que tu as acheté)

 «immâs ennek wi tt tezzinhed , entaniḍ d-în» ( tes chameaux que tu as achetés , eux là-bas
= les chameaux que tu as achetés les voilà)

«d-în» dans le sens «là , là-bas, de là, de là-bas» est synonyme de «d-în deγ» , «n d-în» «d’alors» ;
exprime l’éloignement absolue dans le temps passé et est synonyme de «n d-în-deγ» employé dans le
m.s

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«d-în-deγ» / « là, là-bas, de là, de là-bas» préposition invariable adverbiale : exprime


l’éloignement absolue : est composé de «d» (dans), « în» (là, là-bas) et «deγ» syllabe sans
signification précise exprimant la proximité ou l’éloignement modérés :

Exemples

 «ikka d-în-deγ» : Il est allé là-bas

 «wa n d-în-deγ ar Taouat , ahel ien» : Depuis là-bas jusqu’à touat, un jour ( de là bas au
Touat , il y a un jour de marche)

 «urġiγ tameṭ n d-în-deγ, tameṭ n d-în-deγ a ten innen» : Non pas une femme d’ici , une
femme de là-bas ce qui les ayant dits ( ce n’est pas une femme d’ici , c’est une femme de là-
bas qui l’a dit)

«d-în-deγ» précédé de la préposition «n» du génitif forme d’expression «n d-în-deγ» «de là-bas» ,
qui signifie souvent «d’alors» avec le sens d’éloignement absolu dans le temps passé
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« n d-în-deγ » «d’alors» exprimant l’éloignement absolu dans le temps passé, peut se placer
immédiatement après le substantif

 «tameṭ n d-în-deγ» : la femme d’alors

 «ahel n d-în-deγ » : le jour d’alors

« n d-în-deγ » « d’alors» , exprimant l’éloignement absolu dans le temps passé se joint aux
pronoms relatif «wa» , «wi», «ta», «ti» , «a» , et forme avec eux «wa n d-în-deγ», «ta n d-în-deγ»,
«wi n d în dev» , «ti n d-în-deγ» , «n d-în-deγ» qui sont synonymes de «wa n d-în», «a n d-în»
(voir wa)

«d-în-deγ d» «là-bas dans» signifie à ce lieu «là où ; à ce moment-là que» (voir ci-dessus ) : «d»
«d-în-deγ» «d’alors» exprime l’éloignement absolue dans le temps passé , est synonyme de «n d-în»
employé dans le m.s.

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«d-î-reγ» | d’ici, ici |: préposition invariable adverbiale : exprime la proximité absolue | est composé
de «d» « dans» , « î » contraction de «ei» syllabe sans signification entrant dans la composition de
certains pronoms et de certaines particules sans rien ajouter à leur sens «reγ» syllabe sans
signification précise exprimant la proximité absolue

Exemples

 «illa d-î-reγ» : il est allé ici

 «wa n d-î-reγ ar Tit ahel ien»: Depuis ici jusqu’à Tit un jour ( d’ici à T, il y a un jour de
marche )

 «nyeγ tameṭ iet n d-î-reγ » : J’ai vu une femme d’ici (j’ai vu une femme qui est d’ici)

 «Musa ih Air ; hik é tt asin salân d-î-reγ»: Moussa est dans l’Air ; bientôt lui arriveront des
nouvelles d’ici /Moussa est dans l’Air ; bientôt lui arriveront d’ici des nouvelles

Synonyme de «dâ -deγ» (Ajjer ) qui n’est pas utilisé dans l’Ahagger.
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«dimardeγ» préposition invariable adverbiale | maintenant | semble composé de «d» (dans),


«emir» (moment) «deγ» syllabe sans signification exprimant la proximité ou l’éloignement modérés
«dimardeγ d» «maintenant dans» signifie maintenant que (voir ci-dessus d)
«dimar» préposition invariable adverbiale | même sens que le précédent : très peu utilisé

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«d innîn» préposition invariable conjonction | parce que pour que | est composé de «d» (dans) et
innîn (que) | synonyme de « full innîn» synonyme de « innîn » «s innîn » «in innîn» employé dans
les sens «parce que pour que». Synonyme de «full as» , «full as innîn » employé dans le sens «parce
que» diffère de «d innîn » (et que ) | voir innîn | peu usé
A d | voir ci-dessus «d» (ed, de)

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«éd , d , hé» particule invariable | particule indiquant que le verbe qui la suit a le sens du futur | «éd»
n’a pas de signification et n’a pas d’autre fonction qu’indiquer que le verbe qui le suit a le sens du
futur.Il ne peut se placer que devant un verbe à un temps futur.

Les temps du futur peuvent signifier soit le futur , soit l’imperatif , soit le conditionnel; la presence de
«éd» devant eux indique qu’ils n’ont ni le sens de l’imperatif , ni celui du conditionnel, mais celui du
futur | Dans certains cas determinés par la grammaire «éd» se change en «é» , dans d’autres il se
change en «hé» | «éd» précédant immédiatement un verbe commancant par «t» devient «ét» ; par
suite ; «éd» , précédant immédiatement un verbe devient donc toujours «ét» aux 4 personnes
suivantes : 2ps, 3pfs 2pmp 2pfp ; il devient aussi «ét» à 3 autres personnes, la 1re ps, la 3e pmp, la
3pfp , lorsque le verbe , à ces personnes commence par «t».

«éd» précédant immédiatement un verbe à la 1re p.pl commençant par «n» , devient «én»;

«éd» précédant immédiatement un verbe commençant par «n» et à une autre personne que la 1re
p.pl , peut ad lib garder la forme «éd» ou devenir «én» ;

Devant les verbes à la 1re p.s, la 3 p.mp, la 3 p.fp commençant par «n», la forme «éd» est beaucoup
plus élégante et plus utilisée que la forme «én».

«éd», précédant immédiatement un verbe commençant par une lettre autre que «t» ou «n» , garde la
forme «éd» .

«éd» (é, hé) se place toujours devant les verbes au futur, sous l’une des 3 formes «éd» , «é» , «hé»,
excepté dans les 3 cas suivants :

1. Quand le verbe au futur est précédé de «a d» «ce que dans» (jusqu’à ce que, lorsque)

2. Quand le verbe au futur a le sens d’un impératif ou d’un conditionnel et non celui d’un futur
3. Quand le verbe au futur est précédé d’un autre verbe au futur ayant ou non le même sujet que
lui et précédé de «éd (é, hé)»

Dans les 2 premiers cas, on ne doit pas mettre «é , hé» .

Dans le 3e cas, on peut ad lib mettre «éd (é , hé)» ou ne pas le mettre

 «é» , suivi d’une consonne , ne s’écrit pas ;

 «hé» suivi d’une consonne s’écrit «h» ;

 «é» , suivi d’un son voyelle , s’écrit «i» ;

 «hé» suivi d’un son voyelle s’écrit «hi»

Exemples

 «ur é nekk» nous n’irons pas

 «emmi hé nekk !» quand irons-nous ?

 «ur é uksadeγ » je ne craindrai pas

 «mi hé ekkin ?» qui devant aller ? (Qui ira ?)

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«ed» particule invariable ajoutant au mot qu’elle accompagne l’idée de rapprochement, de venue,
d’entrée, d’acquisition. «ed» peut quelque fois se traduire par «ici» mais non toujours

Quelque fois, il peut se traduire par un membre de phrase

Quelque fois, il modifie le sens du mot auquel il est joint sans pouvoir se traduire séparément

Il a quelque chose du sens de la préposition latine «ad» en ce qu’il exprime toujours le


rapprochement, une venue, une entrée, une adjonction, une acquisition.

Il est opposé à «în» «là; là-bas», qui a un sens plus précis , et qui exprime proprement l’éloignement ,
et par extension l’abstraction, la sortie, la dépossession , avec quelque chose de la préposition latine
«e,ex»

«ed» ne s’emploi pas seul et il ne se joint pas à tous les mots.

Il ne s’emploi que joint à un verbe, à un pronom affixe régime directe ou indirecte d’un verbe, au
pronom «manekk», et à la particule «denneg».

Il peut se joindre à tous les verbes dont le sens est susceptible de recevoir l’adjonction d’une idée de
rapprochement, de venue, d’entrée , d’acquisition
Quand il est joint à un pronom affixe régime direct ou indirect d’un verbe, c’est le sens du verbe, et
non celui du pronom, qu’il modifie.

Joint à un verbe, il se place selon les cas immédiatement après lui, immédiatement avant lui ou avant
lui et séparé de lui par la particule «é» du futur.

Joint à un pronom affixe, au pronom «manekk» ou à la particule «denneġ», il se place toujours


immédiatement après eux.

 «Musa iusa Dassin» : Moussa est arrivéé chez Dassin

 «Musa iusa-ed» : Moussa est arrivé ici

 «Musa ius- în Dassin» : Moussa est arrivéé la-bas chez Dassin

 «Musa iusa-ed Dassin » : Moussa est arrivé ici chez Dassin (en un lieu quelconque , ici ou
ailleurs , «éd» indiquant une relation de rapprochement , non entre Moussa et celui qui patle
mais entre Moussa et Dassin)

 «Musa ius-ed Dassin d- î -reγ » Moussa est arrivé chez Dassin ici

 «Musa ius-ed Dassin daγ Touat» Moussa est arrivé chez Dassin dans le Touat
 (Cette phrase peut etre dite par quelqu’un étant en n’importe quel lieu au Touat , ou loin de lui
, ed indiquant une relation de rapprochement , nnon entre M et celui qui parle , mais entre M.
et D.)

 «Kenan igla» : Kenan est parti

 «Kenan igla-ed» : Kenann est parti pour venir ici

 «Kenan igl-în» : Kenan est parti pour s’éloignant d’ici

 «Musa iġmeḍ Twat» : Moussa est sorti du Touat

 «Musa iġmeḍ daγ Twat» : Moussa est sorti dans le Touat ( Moussa a paru dans le Touat)

 «Musa iġmeḍ-ed Touat daγ Twat» : Moussa est sorti dans le Touat (Moussa a paru dans le
Touat) (cette phrase peut être dite par quelqu’un étant en n’importe quel lieu au Touat, ou loin
de lui, «ed» indiqunant une relation de rapprochement non entre Moussa et celui qui parle
mais entre Moussa et Touat)

 «Musa iġmeḍ-în Twat daγ Twat » : Moussa est sorti là-bas dans le Touat
 Moussa a paru loin d’ici dans le Touat )

 «iewi tarewt» : il a apporté une lettre

 «iewi-ed tirewt» : il a apporté ici une lettre


 «iewi- în tirewt i Dassin» : il a apporté ici une lettre à Dassin (il a apporté une lettre à D (en
un lieu quelconque ici ou d’aillers , d indiquant une relation de rapprochement , non entre le
porteur de la lettre et celui qui parle , mais entre le porteur de la lettre et Dassin )

 «iewi-d tarewt i Dassin d-î-reγ » : Il a apporté une lettre à Dassin

 «iewi-d tarawt i Dassin daγ Twat» : Il a apporté une lettre à Dassin dans le Touat. (cette
phrase peut être dite par quelqu’un étant en n’importe quel lieu au Touat, ou loin de lui , «d «
indiquant une relation de rapprochement , non entre le porteur de la lettre et celui qui parle ,
mais entre le porteur de la lettre et Dassin)

 «izzinha timẓin » : il a vendu de l’orge (ou achete de l’orge)

 «izzinh-ed timẓin » il a acheté de l’orge

 «izzinh-în timẓin » il a vendu de l’orge

 «ikfa timẓin Dassin» Il a donné de l’Orge a Dassin

 «ikf i-d timẓin» il m’a donné de l’orge (d avec ekf , indique une acquisition faite par celui qui
parle

 «efkiγ în timẓin Dassin» : J’ai donné de l’orge à Dassin («în» avec «ekf» indique une
dépossession de celui qui parle , un don fait par lui)

 «illâ» : il est

 «illâ-d» en-deçà (mot à mot il est en se rapprochant ici )

 «illâ-hin» au-delà : Il est là-bas (il est en s’éloignant d’ici)

«denneg» au-dessus «denneġ-ed» au-dessus et près de


Sur les expressions «illa-d» «illa-hin» : voir «ell»

Les esclaves font habituellement un usage immodéré de «d», le mettant à tout propos sans qu’il n’
ajoute rien au sens , ils commettent en cela des inélégances ; quand «d» n’ajoute rien au sens , on ne
doit pas le mettre.
[Page 149]

«di» particule invariable | ci; là| expression de proximité ou d’éloignement modères dans l’espace ou
dans le temps | di ne s’emploi pas seul et ne se joint pas aux verbes
Il ne s’emploi que
1/ Joint aux substantifs
2/ Joint aux pronoms relatifs «wa», «wi» ,»ta» , «ti» , «a»
3/ Faisant partie de certaines particules dans la composition desquelles il entre
4/ Précédé de la préposition «n» du génitif et formant avec elle l’expression «n di»

Exemples de «di» joint à des substantifs

 «âles di» : cet homme-ci / cet homme là

 «amis in di» : mon chameau ci (ce chameau ci qui est à moi) (Ou mon chameau -là / ce
chameau qui est à moi)

 «tameṭ tuleγet di» la femme ayant été bonne -ci /cette bonne femme-ci/la femme ayant été
bonne là /cette bonne femme là

«di» se joint aux pronoms relatifs «wa/wi/ta/ti/a» et forme avec eux les pronom «wa di / wi di /ta
di /ti di /a di» qui sont synonymes de «wa- di – h», «a di h» voir «wa»
«di» entre dans la composition de plusieurs particules dont les articles suivants :
«di»précédé de la préposition «n» du génitif forme l’expression «n di» « de là» qui signifie souvent
«d’alors» avec le sens d’éloignement modéré dans le temps passé
«n di» « d’alors» exprimant l’éloignement modéré dans le temps passé , peut se placer
immédiatement après les substantifs

Ex

«tameṭ n di» la femme d’alors

«ahel n di» le jour d’alors

«n di» «alors», exprimant l’éloignement modéré dans le temps passé , se joint aux pronoms relatif
«wa» et «a» , et forme avec eux «wa n di» et «a n di», qui sont synonymes de «wa n di h» /
«a n di h» avoir «wa» | «di» est synonyme de «di h»
«di h» particule invariable de même sens que le précédant s’emploi exactement comme «di» | forme
les pronoms «wa di h» et «a di h» , qui sont synonymes de «wa di» et «a di» voir «wa» | forme
l’expression «n di-h» synonyme de «n di» | «n di h» s’emploi comme «n di «et forme les pronoms
«wa n di h» et «a n di h» synonyme de «wa n di» et «a n di» voir «wa» | «di h «est aussi utilisé que
«di»

«di di» particule invariable , adverbe | ensuite ; puis | se dit du passé et de l’avenir
«di-n-di-in» particule invariable , adverbe | en ce temps -là | exprime l’éloignement dans le temps
passé | ne se dit que du passé | signifie mot à mot là de là-bas (en ce temps-là d’autrefois) | synonyme
de «di-n-d-în-deγ » employé dans ce sens
«di-n-d-în-deγ» particule invariable , adverbe | en ce lieu-là d’alors ; en ce temps-là | exprime
l’éloignement dans l’espace et le temps passé réunis, ou l’éloignement dans le temps seul | ne se dit
que du passé | signifie mot à mot là de là-bas (en ce lieu-là d’autrefois; en ce temps-là d’autrefois ) |
dans le sens en ce temps-là est synonyme de «di-n-d-în»
«di-hîn» (Ajjer) particule invariable , adverbe | là ; là-bas | non utilisé dans l’Ahaggar
«di-hîn deγ» particule invariable , adverbe | même sens que le précédant non usuel dans l’Ahaggar
«wa di» voir «wa»
«wa di h» voir «wa»
«wa n di» voir «wa»
«wa n di h» voir «wa»
«da di» voir «da»
«da di h» voir «da»

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«da» Particule invariable, adverbe | Voici ; voilà exprime la proximité ou l’éloignement modères |
«da» se placée après ce qu’on montre
Exemple

 «Musa , da» : Moussa voici ( voici moussa) / Moussa voilà (voilà moussa)

 «amis nnek wa tt tezinhed da» ton chameau que tu as acheté (voici ton chameau, que tu as
acheté) ( ou : ton chameau , que tu as acheté, voilà/ voilà le chameau que tu as acheté)

 «aq da wa iyulaγen» le lait voici qui ayant été bon / voici la bon lait /le lait voilà qui ayant
été bon /voilà le bon lait

 «nek da» me voici (ou me voilà )

 «êred nnek wa tt tezzinhed enta da» ton blé, que tu as acheté , le voici /ton blé, que tu as
acheté le voilà

«da» est synonyme de «da-h» dans l’Ahaggar , on emploi presque toujours «da-h» , presque jamais
«da» , dans l’Air et l’Ajjer , c’est l’inverse | voir «neγ» «voici voila»
«da-h» Particule invariable, préposition | même sens que le précédant
«da-di» Particule invariable, préposition | voici | exprime la proximité modérée | «da di» se place
après ce qu’on montre

Exemples

 «Dassin , da-di» : Dassin voici/ voici Dassin

 «amis wa i deγ s ak enniγ , da di» Ce chameau-là que à je t’ai dit voici/Ce chameau-là pour
lequel je t’ai dit, le voici/Voici le chameau dont je t’ai parlé

 «Dassin da di temmet bahu» Dassin voici ayant dit un mensonge /voici Dassin qui a menti

 «mek da di» me voici


 «entanid da di» les voici

«da di» est synonyme de «da-di-h»


Tous les deux sont utilisés dans l’Ah le 2e plus que le 1er

«da di h» Particule invariable, préposition |même sens que précédant .

«dâ-reγ» Particule invariable, préposition | voici exprime la proximité absolue | «dâ-reγ» se place
après ce qu’on montre

 «Kennan , dâ-reγ » Kennan voici / voici Kennan

 «haret n d in n end ahel dâ-reγ » la chose de là-bas d’hier , voici /voici cette chose d’alors
d’hier.

 «ales dâ-reγ wa irmesen amis» ; l’homme voici qui ayant saisi le chameau/ Voici l’homme
qui a saisi le chameau

 «key dâ-reγ » te voici

 «enta dâ-reγ» le voici

« da deγ » Particule invariable, préposition | ici | synonyme «d i reγ» non utilisé dans l’Ahaggar
Page 221

«daw» particule invariable , préposition «sous, au-dessous de ; de sous , d’au-dessous de | «daw» et


«dag» ne s’emploient pas indistinctement : «dag» ne s’emploi que devant les sons voyelles et les
deux consonnes «y/ w», et il ne s’emploie jamais devant les pronoms affixes même pas devant celui
de la première personne du singulier «daw» s’emploi devant les consonnes autres que «y /w» et
devant les pronoms affixes , y compris celui de la première personne du singulier

«dag» devient «dagg» devant les sons voyelles, il garde la forme «dag» devant les consonnes y et w
«daw/dag» sert quelquefois à exprimer le comparatif d’infériorité, ou un comparatif de supériorité en
mal, ou une supériorité qui est en réalité une infériorité

Exemples

 «Kenan iulâγ, beccân daw Musa» : Kenan est bon, mais sous Moussa/ Kenan est bon, mais
moins que Moussa

 «Kéké teccâḍ daw Mini» : Kéké est mauvaise au dessous de Mini/Kéké est mauvaise encore
plus que Mini

 «Biskra ġezzûl daw Della» : Biskra est court au dessous de Della (Biskra est plus petit de
taille que Della)
Page 239

«daγ» particule invariable , préposition «dans, de dans , de » | Par extension «pendant ; au moyen de;
avec ; au moyen de ; par ; contre»

 «izzâγ daγ akâl » : Il habite dans le pays

 «isteq qen daγ akâl» : Il les a chassés de dans le pays/ il les a chassés du pays

 «iuse-d daγ ahoḍ»: Il est arrivé ici dans la nuit (pendant la nuit)

 «ma daγ eknân kassen wîreγ ? eknân daγ tabarekat» Quoi dedans sont fait ces vases ? Ils
sont fait de dans de tamarix (Ils sont faits en bois de tamarix)

 «iḍâẓẓ daγ i» Il rit dans moi (il se moque de moi)

 «iswaḍ daγ i» il regarde dans moi (il me regarde)

 «tallit tâ-reγ a daγ igla» ce mois-ci ce que dans il parti (c’est dans ce mois-ci qu’il est parti)

 «awetay n Ẓerwân a daγ iwa» L’année d’izerouan ce que dans il est né (c’est l’année
d’izerouan qu’il est né)

 «Ajjer a daγ iemmut» L’Ajjer ce dans il est mort (c’est dans l’Ajjer qu’il est mort)

 «akus ur esineγ a daγ ikna » le vase je ne sais pas ce que dedans il a été fait (je ne sais pas
en quoi il a été fait)

 «haret wâ-reγ taẓuli a daγ ikna » Cette chose-ci, du fer ce que de dans il a été fait (cette
chose-ci, c’est avec du fer qu’elle a été faite)

 «abellaḍ wâ-reγ a daγ ġiγ âllum» : Ce soc-ci ce que dans j’ai fait du grain (C’est dans ce
soc-ci que j’ai mis du grain)

 «ehen wâ-reγ a daγ neyeγ akli hin» : Cette tente-ci ce que dans j’ai vu mon esclave (C’est
dans cette tente-ci que j’ai vu mon esclave)

 «ekf âs a daγ iswa»: Donne-lui ce que dans il a bu(donne-lui ce que dans quoi il boive;
donne-lui quelque chose dans quoi il puisse boire)

 «ekf-âs a daγ ittel aḍaḍ ennit» : Donne-lui ce que dans il a enveloppé son doigt (donne lui
avec quoi il en enveloppe son doigt / quelque chose pour bander son doigt)

 «ekf i-dda da γ ewiγ amen» : donne-moi ce dans quoi j’apporte de l’eau; donne-moi quelque
chose dans quoi je puisse apporter de l’eau

 «tallit tâ-reγ a daγ é igel» : ce mois-ci ce que dans il partira (c’est ce mois-ci qu’il partira)
 «awetay wâ-reγ a daγ ieddiw»/« awetay wâ-reγ a d ieddiw » : Cette année-ci ce que dans il
s’est marié ( C’est dans cette année-ci qu’il s’est marié)

Dans le sens « dans; de dans; de» est synonyme de «d »(ed)


Dans quelques cas , on emploi «daγ» et dans quelques cas on emploi «d» | voir «es»

Page 239

«daγ» particule invariable | encore (aussi, de nouveau, de plus, en outre)

Exemples

 «ma terîd daγ ?» que veux tu encore ? (que veux tu de plus)

 «nek daγ rîγ êred» moi encore je veux du plé ( moi aussi je veux du blé)

 «eglen midden, eglenet ḍiḍîn daγ» sont parti les hommes, sont parties les femmes encore
( les hommes sont partis , les femmes sont aussi parties)

 «ikf êt aselsu , ikf êt êred daγ» : Il lui a donné un vetement, il lui de plus donné du blé |
enner dav voir enner (si)

Page 239

«deγ» Syllabe invariable | syllabe sans signification précise exprimant la proximité ou l’eloignement
moderés | «deγ» ne s’emploi jamais seul, il ne s’emploi que comme partie de certains pronoms et des
certaines particules dans la conposition desquels il entre comme syllabe finale

Exemples

«d-în-deγ» : là, là-bas


«wa-i-deγ»: celui-ci, celui-là
«u-în-deγ» : celui-là
«hin-deγ» : là -là-bas
Page 250

«dât» particule invariable , préposition | «devant; avant; de devant; d’avant»| signifie la priorité dans
l’espace et dans le temps | par extension «Est». «dât» (devant) signifie «Est», comme «ḍeffer»
(derrière) signifie «Ouest», parce qu’en faisant la prière canonique musulmane on a , dans l’Ahaggar.
, l’Est devant soi et l’Ouest derrière soi . Pour la même cause , «dât akal» «devant le pays» , signifie
par extension «Est» et est dans ce sens synonyme de «dât», et «ḍeffer akal» (derrière le pays)
signifie par extension «Ouest» et est à ce sens synonyme de « ḍeffer » | voir elqablet; ehleg tehelge |
Par extension signifie aussi «le devant» (la face) et est opposé à « ḍeffer » signifiant «le derrière» (le
dos) : «ekf dât» (donner le devant) : présenter la face .

Il s’emploi, en parlant d’un combat, dans le sens de «présenter la poitrine; marcher en présentant la
poitrine (à l’ennemi). Il s’emploi , au figuré, dans le sens de «faire bon visage; regarder
favorablement» . Il est opposé à «efk ḍeffer » (donner le derrière) qui signifie «tourner le dos», qui
s’emploi en parlant d’un combat, dans le sens «prendre la fuite», et qui s’emploi au figuré dans le
sens de «faire mauvais visage, délaisser, rejeter». «dât afus» signifie par extension «le devant de la
main / la partie de la main du coté de la paume) .Il est opposé à « ḍeffer afus» signifiant «le derrière
de la main, le dos de la main» | «s dât» « par devant» ; en avant ; par avant (avant cela , auparavant
Page 261

«ḍeffer» particule invariable préposition| derrière; après ; de derrière; d’après | signifie la postériorité
dans l’espace et dans le temps | par extension «Ouest» | par extension « ḍeffer akal» : derrière le pays
: signifie « Ouest» | par extension «le derrière/le dos» | «ekf ḍeffer» : donner le derrière / tourner le
dos | par extension «prendre la fuite « (dans un combat) ; au figuré faire mauvais visage, délaisser ,
rejeter «ḍeffer afus» signifie «le derrière de la main, le dos de la main» | «s ḍeffer » : en arrière ; par
derrière ; par après; après cela; ensuite | «ḍeffer ewa d» «après le moment que dans / après le moment
dans lequel» | « ḍeffer a s» : après ce que dans / après que | voir «dât»
Page 319

«Full» particule invariable préposition | sur; de sur| par extension «contre; pour; à cause de ; pour
que»|
 «ieqqim full eblal» : il est assis sur une pierre ,
 «iuda full tazzayt» : il est tombé sur un dattier /il est tombé du haut d’un datier
 «izhetel full eblal» il s’est appuyé contre une pierre
 «rîγ Hekku full tehûsay nnit» j’aime Hekku pour sa beauté
 «ekf é haret ien full éd isusem» : donne-lui une chose pour qu’il se taira (Pour qu’il se taise)

«ma full» : quoi sur ? quoi pour ? a deux sens : il signifie «sur quoi ?» et «pourquoi» (pour quel
cause) : «ma full igla ?» : sur quoi (sur quelle monture) est-il parti ? (ou pourquoi est-il parti ) | «wa
full» (celui que sur, celui que pour , celui que de sur) a 3 sens ; il signifie «celui sur lequel ; celui pour
lequel et depuis que )

 «ma iemus emis wa full igla» qu’est le chameau celui sur lequel il est parti ?

 «ur essineγ awẓlu wa full igla» je ne sais pas l’occupation celle pour laquelle est parti/ je ne
sais pas pour quelle affaire il est parti

 «wa full igla, ur esliγ i salân nît » depuis qu’il est parti, je n’ai pas appris de ses nouvelles

«awa full» (ce que sur, ce que pour) a 2 sens , il signifie «ce sur quoi» et «ce pour quoi»

 «ur essineγ awa full igla» : je ne sais pas ce sur quoi (sur quelle monture) il est parti ( je ne
sais pas ce pour quoi /pour quelle cause il est parti)

«a full» : ce que sur / la chose quel qu’elle soit que sur «é» ce que pour (la chose quel qu’elle soit que
pour) : a deux sens : il signifie quelque soit la chose pour laquelle / quel que soit la chose sur laquelle

 «mi full» : sur qui ? / pour qui ?

 «mi full tenyed takumbutt in » : sur qui as-tu ma calotte ?

 «mi full teslîd i wâ-reγ » : sur qui as-tu entendu ceci ? (sur qui as-tu entendu dire ceci ?)

 «mi full d yusa» : pour qui est-il venu ? (à cause de qui est-il venu ?)

 «full âs » pour lui (pour cela ) : signifie souvent «parce que»

«full innîn» : pour que | signifie «parce que; pour que

«full âs innîn» pour lui que ( pour cela que ) : signifie souvent «parce que» : dans le sens «parce-
que», «full-âs» est synonyme de «full innîn» , de «full âs innîn», de « innîn», de «d innîn» de «s
innîn» et de «ininnîn» voir innîn
«full » accompagnant unn nom de temps signifie souvent «au bout de «

 «usiγ-d d-î-reγ full keraḍ haḍan» je suis arrivé ici sur 3 nuits (au bout de 3 jours)
 «tâggan isem i abaraḍ full essa haḍan» ils font habituellement le nom à l’enfant sur 7 nuits :
on donne habituellement le nom à l’enfant au bout de 7 jours
Page 334

«effô» particules invariable ; interjection | pouah ! (interjection exprimant le degoût) | exprime un


degout plus grand que «êq» et que «terd» , qui sont synonymes et signifient «fi!»

Page 334

«Fô» Particule invariable . Adverbe | absolument; complétement ; vraiment | s’emploie pour fortifier
une affirmation ou une négation, ou pour exprimer que quelque chose est fait completement ou est
vraiment fait .

 «Kuka tuġei fô» | Kuka a absolument refusé

 «âx immenda fô» | le lait est entierement fini (le lait est complétement épuisé)

 «tellfed âs fô ? ellifeγ âs fô» | tu l’as absolument(vraiment) répudiée ? je l’ai


absolument(vraiment) répudiée

Peut quelquefois se traduire par «tout à fait» quand il accompagne uune affirmation, et pas «du tout»
quant il accompagne une négation

Dans le sens «absolument», est synonyme de «gedgat»; differe de gedgat en ce que celui-ci ne
signifie ni «complétement»ni «vraiment»

«a- ġen-deγ » particule invariable adverbe | sans faute / sans manquer | est composé de «a» /ce que +
«iġen»/ s’étant fait + «deγ» (syllabe exprimant la proximité ou l’éloignement modérés) | s’emploi
surtout pour exprimer l’extreme probabilité ou la certitude d’un evenement futur, ou pour insister
fortement sur l’execution d’un commandement ou d’une recommandation | « a- ġen-deγ », Dassin
ettegel tufat , sans faute , Dassin partira demain | « a- ġen-deγ», a- ġen-deγ, ur teglid a kay în-
aseγ» / sans faute, sans faute, ne pars pas avant que je ne vienne chez toi.

Page 380

« a- ġin» particule invariable, adverbe | alors ? / en cas-là ? / il est donc vrai ? | peut quelquefois se
traduire par «bah ?» interjection francaise exprimant l’étonnement avec une nuance d’interrogation :

« eġmeieγ amis in , u tt eġreweγ, a-ġin ixrek ? ixrek » : j’ai cherché mon chameau, je ne l’ai pas
trouvé – alors a été égaré ? (alors il est égaré) – il a été égaré ? (alors il est égaré) |

«Musa ius-ed a- ġin» Moussa est arrivé ici – il est donc vrai ? ( c’est vrai ? bah ?)

«a- ġin-deγ» particule invariable , adverbe | probablement / vraisemblablement | par extention «alors/
en ce cas là/ donc»

«a ig âs» particule invariable , conjonction | expression incorrecte

Page 480
«ġir» particule invariable / préposition | entre| « ġir is» entre lui/elle | signifie quelque fois par
extension «entre lui/elle et lui/elle-même.

Dans ce sens « ġir is» est synonyme de « ġir is d mân nît » : entre lui/elle et sa personne.

«tawsit temmezzei ġir is daγ menna; a s ġen eckân , tuseγ ġir is» : la tribu s’est séparée en elle-
même dams la secheresse ; ce que dans se sont faites les plantes , elle s’est jointe en elle-meme (la
tribu s’est fractionnée en plusieurs groupes, dans le temps de la secheresse; quand est arrivée l’herne,
elle s’est réunie en un seul bloc)
TOME II

Page 501

«oh» particule invariable exclamative | «oh» particule sans sens précis s’emploi en n’importe
quelle circonstance pour les choses les plus différentes

«ah» particule invariable exclamative «ah» même sens que précedent .

«éh» particule invariable exclamative «éh !» particule exprimant le blame le mécontentement , le


dédain

«h» son sans signific entrant comme son final dans la compositionde certains pronoms et de
certaines particules, sans rien ajouter à leur sens | h entre dans la composition de «wa-h»
«wa-di-h» , «wa-n-di-h» , «awa-h», «a-di-h », «di-h», «dé-h», «sé-h». «da-h», «da-di-h»

Page 502

«h» lettre euphonique qui se place dans certaines circonstances déterminées par la grammaire,
devant certains pronoms et certaines particules, sans en modifier en rien le sens | ex «in» (de
moi ) pronom affixe dépendant des noms deviens dans certains cas «hin» = «i» (moi) aneγ
(nous) ( p raf rég dir des v) deviennent dabs certains cas «hi» «hâk» «hâm» «hâs» «hâneγ» etc =
«é» , particule indiquant que le verbe qui le suit a le sens du futur, devient dans certains cas hé =
în; (là-bas; là) devient dans certains cas hIn
hi (i) voir u(é)
hé (é) | voir éd (é, hé)

Page 544

«hei» pi interj vocative «hé!» | ne s’emploi que pour appeler quelqu’un de loin en criant peut être
précédé ou suivi d’un nom propre ou commun ou d’un pronom personnel sujet
«hé Musa ! =

 «hêi Dassin ! » hé Dassin !

 «tameT hêi» hé femme!

 «hêi âles» hé homme !

 «kai hêi » hé toi !

 «hêi eggemtiD » hé vous !


Page 613

«hund» Particule invariable | comme ( de même que; ainsi que; tel que (tels que, telle que, telles
que) | «hund» ne peut avoir pour régime un pronom affixe quant il a pour régime un pronom
personnel comme «moi, toi, lui, etc.», ce ne sont pas les pronoms affixes régime des particules
qui sont employés pour l’exprimer, se sont les pronoms personnels sujets isolés «nek, kai, kem,
enta. Etc.» | par extension «comme si» | «hund innîn» «comme que» signifie habituellement
«comme si». Dans ce sens, il est synonyme de «hund» et moins élégant que lui . Pour signifier
«comme si» , on peut dans tous les cas, employer ad lib «hund» ou «hund innîn» ; il est toujours
plus élégant d’employer «hund» ; le mot «innîn», à la suite de «hund», n’est qu’une longueur
inutile.

Exemples

«iessûsem hund ur issin awâl » «iessusem hund innîn ur issin awâl » : Il se tait comme s’il ne
sait pas les paroles / il se tait comme s’il ne savait pas parler.

Page 691

«i» ⵉ pr. indéfini ; ms. (pl. i ⵉ ; fs. ti ⵜⵉ ; fp. ti ⵜⵉ) ‖ celui [quel qu’il soit] qui ; celui [quelqu’il
soit] que ; un qui ; un que ‖ «i» s’emploie accompagné d’un verbe, dont il est sujet, régime direct,
ou régime indirect, ou accompagné d’un substantif ou d’un pronom affixe dépendant des noms ;
quand il est régime indirect d’un verbe, ou qu’il se rapporte à un substantif, il peut être
accompagné d’une préposition telle que « à ; dans ; avec ; chez ; de ; etc. » ‖ i diffère du pronom
relatif «wa» « celui qui ; celui que ; qui ; que ; lequel ; celui » ; «wa» a toujours un sens défini ;
«i»a toujours un sens indéfini ‖
Ex.
«i dd-iusen éd iġru, ti tt-tuset ét teġru «[celui quel qu’il soit qui étant arrivé ici trouvera, celle
quel qu’elle soit qui étant arrivée ici trouvera/ celui quel qu’il soit qui viendra recevra, celle quel
qu’elle soit qui viendra recevra]

«i tekkĭd é kai iekf haret ien» [celui quel qu’il soit que tu es allé chez te donnera une chose.
(celui quel qu’il soit chez lequel tu iras tu donneras quelque chose)]

«âles wâ-reγ i iccâḍen» [cet homme-ci un qui étant mauvais (cet homme-ci est mauvais) ]

«ur riγ amis mellen, essûfeγ i seṭṭĕfen » [ je ne veux pas un chameau ayant été blanc, je préfère
un qui ayant été noir (je ne veux pas un chameau blanc, je préfère un noir)]

«amis wa-reγ i m Mûsa» [ ce chameau-ci un qui de M. (ce chameau-ci est à M.)]

«akli w-în i nnu» [cet esclave-là un qui de moi (cet esclave-là est à moi)]

«i n» « un qui de » suivi d’un substantif s’emploie souvent pour exprimer la possession ; dans ce
cas, il peut se traduire par « être à (appartenir à) ».
Exemple.
«amis wâ-reγ i n Biska » [ ce chameau-ci un qui de B. (ce chameau-ci est à B.)]

«i n» «un qui de» , suivi d’un substantif s’emploi souvent aussi pour désigner une personne, un
animal, une chose par une particularité quelconque.
Exemple.

«neieγ ti n ami mellen » [ j’ai vu une qui de la bouche ayant été blanche (j’ai vu une femme aux
dents blanches)]

«nĕieγ i n tiṭ » [ j’ai vu un qui d’un œil [invalide s. e.] (j’ai vu un homme (Ou un animal) borgne
(ou presque borgne))]

Souvent «i n» suivi d’un substantif exprimant une particularité est employé comme nom propre
ou surnom de personne, d’animal, ou de chose.

Exemples.

 «ti-n-amêsi » [ une qui du bord tressé du bandeau de cheveux de front (np. de fem.)]

 «ti-n-ami-mellen» [une qui de la bouche ayant été blanche (une aux dents blanches)
(surnom de fem.)]

 «i-n-tameẓẓuk » [un qui d’une oreille [informe s. e.] (un à l’oreille informe) (np.
d’animal ; surnom d’animal)»

 «i-n-tabarekkat» [un qui de la tabarekkat (un de la tabarekkat) (np. de lieu) (la


tăbarekkat est un arbre)]

 «i-n-bebṛen» [ un des mottes (np. de lieu))]

«i» suivi d’un pronom affixe dépendant des noms exprime toujours la possession ; il peut se
traduire par « être (appartenir) » suivi d’« à moi ; à toi ; à lui ; etc. ».

 «amis wâ-reγ i nnu» [ ce chameau-ci un qui de moi (ce chameau-ci est à moi) ]

 «i nnu, imnâs wî-reγ » [ des qui de moi, ces chameaux-ci (ils sont à moi, ces chameau-
ci)]

 «taklit ta-hi, ti nnek » [ cette esclave-là, une qui de toi (cette esclave-là est à toi) ]

 «ti nnît, ulli t-în» [ des qui de lui, ces chèvres-là (elles sont à lui, ces chèvres-là)]
«i» ne s’écrit pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit ⵉ quand il est suivi d’un son-
voyelle. «ti» s’écrit ⵜ quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit ⵜⵉ quand il est suivi d’un son-
voyelle.

Page 692

«é» ⵉ pronom indéfini ; (masculin pluriel et féminin pluriel) ‖ ceux qui ; celles qui ‖ ne se dit que
des personnes, et ne s’emploie que suivi de «d» « avec » ayant pour rég. un mot exprimant un
homme ou une femme déterminés. «é d» signifie « ceux qui [sont] avec [un tel] (ceux qui
habitent avec un tel, ceux qui font partie du campement d’un tel) ; celles qui [sont] avec [une
telle] (celles qui habitent avec une telle, celles qui font partie du campement d’une telle) ».

Le régime de «d» ne peut pas être un pluriel (p. ex. « les fils d’un tel ») ni une énumération de
noms (p. ex. « Moûsa et Biska »), il est toujours un nom propre singulier d’homme ou de femme,
ou un nom commun désignant clairement une personne déterminée (p. ex. « ton père », « ta sœur
», «l’ămenûkal », « l’amγar »).

Le verbe dont «é» est sujet se met au pluriel : au masculin pluriel si le régime de «d» est un nom
d’homme, au féminin pluriel s’il est un nom de femme. Que le verbe soit au masculin ou au
féminin, et qu’«é» se traduise par « ceux qui » ou par « celles qui », «é» désigne toutes les
personnes , hommes et femmes, ayant leur domicile au campement de la personne désignée ; ex.

 «é d Mûsa eġġĕlin» ⁒ ceux qui [sont] avec Moussa ont déménagé (les gens qui ont leur
domicile avec M. ont changé leur campement de place [tous, hommes et femmes, y
compris ceux qui sont temporairement absents du campement, et y compris Moussa, que
celui-ci soit actuellement avec son campement ou qu’il en soit temporairement absent]

 « é d Dâssin eglĕnet» ⁒ celles qui [sont] avec Dassin sont parties (les gens qui ont leur
domicile avec Dassin sont partis [y compris D. elle-même])

 «ma ġĕnet é d Dâssin ?» ⁒ qu’ont fait celles qui [sont] avec D. ? (Comment vont les gens
qui ont leur domicile avec D. [et comment va D.] ?) ‖ «é» ne s’écrit pas ; il est toujours
suivi de la consonne «d» « avec ».

Page 692

«é» ⵉ pronom indéfini ; masculin singulier. ‖ le lieu [quel qu’il soit] qui ; le lieu [quel qu’il soit]
que ; un lieu [quel qu’il soit] qui ; un lieu [quel qu’il soit] que ; quel que lieu que ‖ ne s’emploi
qu’accompagné d’un verbe, dont il est sujet, régime direct, ou régime indirect sujet, il signifie «
le lieu [quel qu’il soit] qui ; un lieu [quel qu’il soit] qui » ; régime direct, il signifie « le lieu [qu’il
soit] que ; un lieu [quel qu’il soit] que » ; régime indirect, il signifie « quel que lieu que ».

Quand «é» est régime indirect, il peut être accompagné de la préposition «d» « dans », qui se
place immédiatement après lui ; il ne peut être accompagné d’aucune autre préposition. «é d» «
quel que lieu que dans » peut avoir 2 sens : il signifie habituellement « en quel que moment que
», et quelque fois « en quel que moment que » ‖ «é d» « en quel que lieu que ; en quel que
moment que » présente des particularités :

1º quand le verbe qui le suit est précédé d’un pronom affixe, son régime direct ou indirect, ou
d’une des particules séparables «d», «în» ;

2° quand ce verbe est «ell» « être », «emel» « être (dans un lieu) » ou «emmâl» « être
habituellement (dans un lieu) ».

Voir ces particularités à ⴷ «d (ed)»

Exemples :

 «é d ill ăbaraḍ, sedu t» ⁒ quel que lieu que dans a été un garçon, réunis-le (en quel que
lieu que soit un garçon, réunis-le ; en quel que lieu qu’il ait des garçons, réunis-les)

 «é ill ăbaraḍ, sedu t» ⁒ même sens que le précédent

 «eḍen daṛ é ferôren» ⁒ pais dans un lieu [quel qu’il soit] étant bon [pour la marche] (pais
tes animaux dans un lieu bon pour la marche) |

 «é ikk, ekkĭq» ⁒ le lieu [quel qu’il soit] que il est allé à, je suis allé à lui (en quel que lieu
qu’il soit allé, j’y suis allé)

 «é d iglă, éd eknesen ḍeffer es» ⁒ en quel que moment qu’il est parti, ils se disputeront
après lui (en quel que moment qu’il parte, ils se disputeront après son départ) || «é» ne
s’écrit pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit ⵉ quand il est suivi d’un son-
voyelle.

Page 693

«i « ⵉ particule invariable, préposition μ ‖ à ; pour ‖ «i «et «s (es)» « à ; pour » sont les 2


prépositions du datif. Quand le substantif ou le pronom au datif sont après la préposition, celle-ci
est toujours «i» ; quand ils sont avant la préposition, celle-ci est toujours «s»
Exemples.

 «ennĕn i midden» ⁒ ils ont dit aux hommes

 «awi i Dâssin» ⁒ apporte à Dassin.

 «eẓmi i ḍiḍîn iselsa nesnet» ⁒ couds aux femmes leurs vêtements

 «eken i meġâren ămekci» ⁒ arrange aux hôtes la nourriture (prépare aux hôtes leur
nourriture)

 «âles wa s ekfĭγ tăkûba»⁒ l’homme que à j’ai donné une épée (l’homme auquel j’ai
donné une épée)

 «midden wi s ennĕn awa-h» ⁒ les hommes que à ils ont dit cela ( les hommes auxquels
ils ont dit cela)

 «tămet ta s iéwĕi ûdi» ⁒ la femmme que à il a apporté du beurre (la femme à laquelle il a
apporté du beurre)

 «mi s tennĭd awa-h?» ⁒ à qui as-tu dit cela ?

 «ma s teslĭd ?» ⁒ à quoi as-tu entendu ? (Qu’as-tu entendu ?)

 «mané̆kk-awa s ilâss, Biska ? – ilâss i Mîmi» ⁒ qu’est-ce que à s’habille-t-il, Biska ?


(Pour quoi (en l’honneur de quoi) fait-il belle toilette, Biska. ?). – il s’habille à M. (il fait
belle toilette pour M.)

Les prépositions «i» et «s» du datif signifient « à » dans le sens de « pour », non dans le sens de
« de ; de chez ; d’auprès de », sauf les cas dans lesquels le sens général indique avec évidence le
contraire.

Exemples.

 «ermĕseγ telemt i âles» ⁒ j’ai saisi une chamelle à l’homme. (J’ai saisi une chamelle pour
l’homme. (Pour la donner à l’homme.)

 «ekkĕseγ amis i tămet» ⁒ j’ai ôté une chamelle à la femme (j’ai ôté une chamelle pour la
f. (pour la donner à la f.))
 «mi s tuhĕṛed amis ?» ⁒ à qui as-tu razzié un chameau ? (Pour qui (pour le donner à qui)
as-tu razzié un chameau ?)

« J’ai saisi une chamelle à l’h. (En la lui enlevant) » se dirait :


 «ermĕseγ telemt daγ âles» ⁒ j’ai saisi une chamelle de dans l’homme ; ou bien

 «ermĕseγ telemt γur âles» ⁒ j’ai saisi une chamelle de chez l’homme.

« j’ai ôté un chameau à la fem. (En le lui enlevant) » se dirait :

 «ekkĕseγ amis daṛ tămet» ⁒ j’ai ôté un chameau de dans la f. ; ou bien :

 «ekkĕseγ amis γur tămet» ⁒ j’ai ôté un chameau de chez la f.).

Quand les prépositions «i», «s» ont le sens opposé, le sens général de la phrase l’indique avec
évidence ;

Exemples.

 «iswă i âles ăx ennît» ⁒ il a bu à l’homme son lait

 « mi s tekehĭd taġella nnît ?» ⁒ à qui as-tu mangé son pain ?)

«i» « pour » signifie par extension « au lieu de ; à la place de ».

Exemples .

 «ezzeγ i Tit Ăsekrem» ⁒ habite pour T. Ă. (habite Ă. au lieu de T.)

 «ezzeγ Ăhaggar Tăouat» ⁒ habite pour l’Ăh. le Touat (habite le T. au lieu de l’Ăh.)

 «ekk i ădeg wâ-reγ w-în» ⁒ va pour ce lieu-ci à celui-là (va à ce lieu-là au lieu d’aller à
celui-ci)

 «ennĭγ âs : « ekk Tăouat » ; ikkă i Tăouat Ăjjer» ⁒ je lui ai dit : « va au Touat » ; il est
allé pour le Touat à l’Ăj. (Il est allé à l’Ăj. au lieu d’aller au T.)

 «eγhel i Hekku Kûke» ⁒ aime pour H. K. (aime K. à la place de H.) = «Moûsa iγhĕl i
Dâssin Mîmi»⁒ M. a aimé pour D. M. (M. a aimé M. à la place de D.)

 «ermes i ĕmis wâ-reγ w-în» ⁒ saisis pour ce chameau-ci celui-là (prends ce chameau-là
au lieu de celui-ci)

 «ekf i-d i tiγsé tâ-reγ t-în» ⁒ donne-moi pour cette chèvre-ci celle-là (donne-moi cette
chèvre-là au lieu de celle-ci)
 «ăwt i ĕkli wâ-reγ w-în» ⁒ frappe pour cet esclave-ci celui-là (frappe cet esclave-là au
lieu de celui-ci)
 «eṭkel i tăkûba tâ-reγ t-în» ⁒ lève pour cette épée-ci celle-là (prends cette épée-là au lieu
de celle-ci)

 «awi i Kûka Hekku» ⁒ prends pour K. H. (épouse H. au lieu de K.)

 «eġ i ăfeġġaġ wâ-reγ w-în» ⁒ fais pour cette perche-ci celle-là (mets cette perche-là au
lieu de celle-ci)

 «els i ăselsu wâ-reγ w-în» ⁒ vêts-toi pour ce vêtement-ci de celui-là (revêts-toi de ce


vêtement-là au lieu de celui-ci)
 «eġmi i ĕmis wâ-reγ ien haḍen» ⁒ cherche pour ce chameau-ci un autre (cherche un autre
chameau à la place de celui-ci))

‖ v. ⴾ «ekk» et à ⴾⵔⵎ «ekrem», «sekkerembi», l’emploi d’«i» avec ces verbes ‖ «i» ne s’écrit
pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit ⵉ quand il est suivi d’un son-voyelle.

Exemple .

«enn âs i Moûsa» ⁒ ⵏⵙⵎⵙⴰ ⁒ dis-lui à M. (dis à M.)

«enn âs i âles» ⁒ ⵏⵙⵉⵍⵙ ⁒ dis-lui à l’homme. (Dis à l’homme.).

[Page 694]

«ê» pi interj vocative | ne s’mploi que suivi d’un substantif (np ou nom commun ou du pronom
indéfini mendam «un tel»

 «ê Mess -ȋneγ !» Ô Dieu !

 «ê Mussa» Ô Moussa

 «ê tamȋditt in !» Ô mon amie !

 «ê amȋdi hin !» Ô mon ami !

«ê» ne s’ecrit pas quand il est suivi d’une consonne , il s’écrit i quand il est suivi d’un son voyelle

Exemples :

 «ê Mess -ȋneγ !» Ô Dieu !


 «ê amȋdi hin !» Ô mon ami !

[Page 694]

«ei» syllabe invariabe | syllabe sans signification entrant dans la composition de certains pronoms
et de certaines particules , sans rien ajouter a leur sens
«ei» (i, î) ne s’emploi jamais seul .

Il entre dans laa composition de «wa-i-deγ», «a-i-deγ», «d-ei-deγ», «s- ȋ -deγ» | «i» et «ȋ»
s’écrivent pas quand ils sont entre deux consonnes
ils s’ecrivent «i» quand ils sont précédés ou suivis d’un son voyelle
«wa-i-deγ» «a-i-deγ» «d-ȋ-deγ s-ȋ-reγ»
«é» (hé.éd) voir éd (é, hé)

Page 724

«ak» adjectif invariable ( masculin et féminin; singulier et pluriel) || chaque , chaques || ne


s’emploie qu’accompagné d’un substantif, des pronoms relatifs «wa», «ta», «wi», «ti» suivis
d’un verbe, des pronoms indéfinis «ien»,«iet», «wiyoḍ», «tiyoḍ», d’un nom de nombre cardinal
ou ordinal , de «wi n» [ceux de], «ti n» [celles de] suivis d’un nom de nombre cardinal || «ak»
appartient à demi à la classe des mots µ, voici comment :

[1] quand un substantif de la classe φ immédiatement précédé de «ak» se trouve dans des
conditions telles que, si «ak» n’était pas là, il éprouverait la modification du son voyelle initial, il
éprouve cette modification malgré la présence de «ak» comme si «ak» n’était pas là.

[2] quand un substantif de la classe φ immédiatement précédé de «ak» ne se trouve pas dans des
circonstances telle que si «ak» n’était pas là. Il éprouverait la modification du son voyelle initial,
il peut ad libitum subir ou non cette modification.

Exemple :

 «ius-ed ak ekli» : il est arrivé ici chaque esclave

 «ak ekli ius-ed» : chaque esclave est arrivé ici

 «ekka ak tamet» : va à chaque femme

 «ak ta teglet tewi êred» : chaque celle qui étant partie a emporté du blé (chaque de celles
qui sont parties a emporté du blé)

 «ak âles , ekf î» : chaque homme donne lui


 «awi-dd ax γur ak ti ḍennîn» : apporte ici du lait de chez chaque ayant fait paitre
/apporte ici du lait de chez chacune de celles qui font paitre.

 «Midden eẓunen ; ġen ak semmus amis, ak semmus amis » : les hommes ont partagé ;
ils ont fait chaque 5 (hommes) un chameau, chaque 5 (hommes) un chameau / les
hommes ont partagé ; ils ont fait chaque (les parts ainsi) ; chaque groupe de 5 un
chameau, chaque groupe de 5 un chameau.

 «tiḍiḍin , ak ta s kerâḍet ekf êt tiγsé » : les femmes , chaque elle que à est 3, donne-lui
une chèvre / Les femmes chaque celle à qui est 3, donne-lui une chèvre; les femmes,
chaque troisième , donne-lui une chèvre.

«ak ien» « «ak iet» signifie «chacun(e) ; chacun(e) qui ; ; chacun(e) que ; chaque
«ak wiyoḍ» «ak tiyoḍ» signifie « chaque uns ; chaque uns qui ; chaque uns que; chaque
quelques-uns ; chaque groupe de quelques-uns ; chaque quelques-uns qui; chaque quelques un
que; chaque; chaque quelques»

Exemples :

 «ak ien iġ i isalân» : chacun m’a fait des nouvelles / chacun m’a donné des nouvelles

 «eġmi ax γur ak tiyoḍ» cherche du lait de chez chaque quelques-unes /cherche du lait de
chez chaque groupe de quelques femmes

 «ak tiyoḍ daγ eġmeieγ ax , egreweq q» chacune que de dans j’ai cherché du lait , je l’ai
trouvé (chaque groupe de quelques femmes duquel j’ai demandé du lait , j’en ai reçu)

 «ak ien d esen ikf i haret ien» : chacun de dans eux m’a donné une chose /chacun d’eux
m’a donné quelque chose.

 «ak tiyoḍ d esnet γur ensiγ ekfenet i ax» chacune de dans elles que chez j’ai couché
m’ont donné du lait / chaque groupe de quelques femmes d’entre elles chez qui j’ai passé
la nuit m’a donné du lait.

Page 725

«aked» || particule invariable, conjonction | et aussi; aussi| semble composé de «ak» et de «d»
[avec; dans] et par extension [et avec; et] || s’emploie devant les substantifs, les pronoms
personnels isolés, les pronoms relatifs, les pronoms indéfinis, mais non devant les verbes ni
devant les pronoms affixes régime des particules .

Exemples :

«Ahaggar iġrew anġi, aked Air, aked Ajjer» : L’Ahaggar a recu de l’eau courante provenant de
pluies récentes , et aussi l’Air , et aussi l’Ajjer .
«tufat Dassin é tt-tas , aked Kuka é tt-tas, aked Hekku é tt-tas» : Demain Dassin arrivera ici,
et aussi Kouka arrivera ici , et aussi Hekkou arrivera ici / Demain Dassin viendra, et aussi Kouka
viendra aussi, et Hekkou viendra aussi .

«eġreweγ ûdi γur Dassin, aked γur Hekku» : j’ai trouvé du beurre chez Dassin, et aussi chez
Hekkou / j’ai reçu du beurre chez Dassin , et aussi chez Hekkou
«Musa igla , aked nek éd egleγ » : Moussa est parti, et aussi moi je partirai / Moussa est parti,
moi aussi je partirai.

Page 725

«âk» suffixe invariable || «âk» ne s’emploi que comme suffixe joint à un pronom personnel sujet
exprimé ou sous-entendu. Il n’ajoute rien au sens, il ne fait que déterminer un peu plus le pronom
auquel il est joint | «âk» peut se joindre à tous les pronoms personnels sujets quand ils sont
exprimés, excepté à «nekkunan», «kaiunan»,»kemmunan». «kai-âk» et «kem-âk» sont très
usités, surtout dans le langage familier ; «nek-âk», «enta-âk», «nekkanid-âk», etc. sont
employés quelque fois mais beaucoup moins souvent.

Exemples :

 «nek-âk, ma γhedeγ » moi, qu’ai-je abimé (qu’ai-je gaté ? ou : quel mal ai-je fait ?)

 «susem , kai-âk» tais-toi, toi

 «kem-âk, éo !» toi, viens !

 «entaniḍ-âk , mani s ekken ?» : eux, ou vers ils sont allés ? (eux, ou sont-ils allés ? ).

«âk» peut se placer après tous les pronoms personnels sujets sous-entendus, mais seulement dans
3 cas :

[1] quand ces pronoms sont sous-entendus après un verbe suivi d’un pronom affixe son régime
direct ou indirect.

[2] quand ils sont sous-entendus après un substantif (accompagné ou nom d’un pronom affixe ou
d’un pronom démonstratif) placé au commencement d’une phrase, en opposition au sujet, au
régime direct ou au régime indirect du verbe qui suit ;

[3] quand ils sont sous-entendus après un nom propre ou commun au vocatif non accompagné
d’un pronom affixe dépendant de lui.

La présence de «âk» équivaut , dans ces 3 cas, à celle du pronom sous-entendu.


L’emploi de «âk» après un pronom personnel sujet sous-entendu n’est pas fréquent ;
Exemples

 «isalân , teslid âsen âk ?» les nouvelles , tu les as entendues , toi ?

 «imnâs, tenyimet ten âk ?» les chameaux, les avez-vous vus, vous ?

 «awâ-reγ, ennimet âs ten âk» ceci, dites-les-lui , vous (ceci, dites-le lui , vous)

 «amis in âk , ma iġâ ?» : mon chameau, toi (ou vous) , que faut-il ? (Mon chameau, toi
(ou vous), comment va-t-il ?)

 «Dassin âk, mani s tekka ?» : Dassin, toi (ou vous) ou vers est-elle allée ?

 «âles in âk, tenyit t ?» : mon mari , toi , l’as-tu vu ?

 «isalân wî-reγ âk, teslmet âsen?»: Ces-nouvelles-ci, vous, les avez-vous entendues ?

 «abaraḍ âk, susem »: garçon, toi , tais-toi

 «tameṭṭ âk , eġġeh» femme, toi, entre

 «Dassin âk, awt âneγ imẓad» : Dassin, toi, frappe-nous le violon (Dassin, toi, joue-nous
du violon | voir enh, enh âk âk

Page 742

«Kud» (ku, kudit) : particule invariable | si (exprimant la condition ou le doute) | «kud» signifie
proprement la condition ou le doute. Il diffère de «enner» «si» exprimant le souhait, ou bien la
condition mise en souhait.

Exemples

«Musa hân t sûf , itâġġ inûf i eddûnet; kud u t hin sûf, ur é itâġġ inûf» : Moussa est dans lui
le fait de donner, il fait des cadeaux aux gens ; si n’est pas (n’était pas) dans lui le fait de donner,
il fait des cadeaux aux gens; si n’est pas (n’était pas) dans lui le fait de donner, il ne fera pas
(ferait pas) de cadeau (Moussa est libéral, il fait des cadeaux aux gens ; s’il n’était pas libéral , il
ne ferait pas de cadeaux)

Si, dans cette phrase, on remplaçait «kud» par «enner» , le sens serait «si seulement il n’était pas
libéral ! il ne ferait pas de cadeaux (et il ne serait pas toujours à court d’argent et endetté) | Par
extension «kud» s’emploi quelque fois pour exprimer des souhaits, mais alors encore il reste
conditionnel, car il ne peut s’employer pur exprimer un souhait que lorsque celui-ci forme
comme le premier membre d’une phrase conditionnelle dont le deuxième membre est sous-
entendu est se devine; ainsi employé, «kud» est synonyme de «enner»

Exemples

«Kud daγ i ikkes Mess-îneγ turna tâ-reγ !» || Si de dans moi a ôté Dieu cette maladie / si Dieu
m’ôtait celle maladie ( sous-entendu comme je serais heureux) | mais on ne peut pas dire , pour
exprimer le souhait de mourir «kud emmuteγ !» parce que le deuxième membre de la phrase
conditionnelle ne se devine pas assez surement pour qu’on puisse le sous-entendre; il faut dire
«enner emmuteγ !» « si seulement je suis mort !» (si seulement j’étais mort/ si seulement je
mourrais !), ou bien exprimer le deuxième membre de la condition et dire

«kud emmuteγ, rîγ aw-în» « si je suis mort, j’aime cela» (si j’étais mort, cela me plairait; si je
mourais, cela me plairait )

«kud» diffère aussi de «enner» en ce que le verbe qui suit peut etre au passé, au présent, ou au
futur, tandis que le verbe qui suit «enner» ne peut être qu’au passé ou au présent . «kud»
exprimant la condition, est suivi d’un verbe au passé ou au présent ;
«kud», exprimant le doute, est suivi d’un verbe au passé, au présent, ou au futur

Exemples :

«Kud eglen, elkem âsen» % S’ils sont partis, suis-les

«Kud eglân ahel wâ-reγ, é hâsen ekfeγ têra» % S’ils partent aujourd’hui, je leur donnerai des
lettres
«ur essineγ kud eglen , ur essineγ kud eglân ahel wâ-reγ, ur essineγ kud éd eglin tufat» %
Je ne sais pas s’ils sont partis, je ne sais pas s’ils partent aujourd’hui, je ne sais pas s’ils partiront
demain
«enner» , ne signifiant que le souhait, sans condition exprimée , est toujours suivi d’un verbe au
passé ou au présent :

Exemples :

 «enner eglen!» % Si seulement ils sont partis ! (Si seulement, ils étaient partis! Si
seulement ils partaient !)

 «enner eslen i awâl in, u ten enγin henga ! » % Si seulement ils ont écouté mes paroles,
ne les ont pas tués les ennemis (si seulement ils avaient écouté mes paroles, les ennemis
ne les auraient pas tués)

 «enner ezzâyeγ Mîmi irû, awieq qet !» % Si seulement je connais Mimi, il est ancien , je
le prendrais ! (Si seulement j’avais connu M. autrefois, je l’aurais épousée !)

«kud» s’emploi souvent dans les formules de serment telles que « je jure par … que je veux être
châtié par Dieu si… » «que Dieu me châtie si…», etc. ; souvent, on emploie la formule «par
Dieu» est sous-entendu; ces formules ont toutes pour but de nier par serment la proposition
précédée de «kud»

«kud» , employé pour nier une chose passée ou présente, est suivi d’un verbe au passé ou au
présent ; employé pour nier avec serment une chose future , il est suivi d’une verbe au passé;
jamais dans les formules de serment , il n’est suivi d’un verbe au futur.

 «Mess-îneγ ikkes i daγ amaḍal ku tet nyeγ» : Que dieu m’ôte de dans la terre si je l’ai
vue /Que Dieu m’ôte de ce monde si je l’ai vue /Que Dieu me fasse mourir de ce monde si
je l’ai vue

 «haḍeγ âk Mess-îneγ kud ukereγ amis ennek» : Je te jure par Dieu (que je veux être
châtié par lui) / Si j’ai volé ton chameau /je te jure par Dieu que je n’ai pas volé ton
chameau

 «hâdeγ elkettâben ku tet ezzâyγ» Je te jure par les livres ( que je veux être châtié par
dieu ) si je la connais / Je jure par les livres saints que je ne la connais pas

 «hâdeγ âk Mess-îneγ ku kai ekseneγ abadah» : je te jure par Dieu [ que je veux être
châtié par lui ] si je t’ai haï jamais / je te jure par dieu que je ne te haïrai jamais / je te jure
par dieu que je t’aimerai toujours

 «hâḍeγ âwen kud ukereγ a d emmeteγ» je vous jure (que je veux être châtié par Dieu) si
j’ai volé ce que dans je mourrai (je te jure que ne volerai pas jusqu’à ma mort)
 «hâḍeγ kud ekreheγ ar essin haḍan γur es» jure que je veux être châtié par Dieu)si j’ai
acquis si ce n’est 2 nuits chez lui ( je jure que je n’ai passé que 2 nuits chez lui ; ou; je
jure que je ne passerai que 2 nuits chez lui)

voir «ixram»

On n’emploie pas indifféremment «kud», «kudit», «ku».

«kud» et «kudit» peuvent s’employer en toutes circonstances, mais dans certains cas la phrase se
construit différemment selon qu’on emploie l’un ou l’autre

«ku» ne s’emploie que dans un petit nombre de circonstances déterminées. «kud», suivi d’un
verbe au passé ou au présent accompagné de pronom affixe régime direct ou indirect ou
accompagnés des particules «ed» [d, id, hid] , «în» [hîn] , veut ces pronom affixes et ces
particules avant le verbe :

Exemples :

 «kud kai nyeγ tufat , é kai ekfeγ êred» : Si je t’ai vu demain; je te donnerai du blé / Si je
te vois demain, je te donnerai du blé

 «kud hâsen ilkem, é ten iawed» : S’il les a suivis, il les atteindra (s’il les suit, il les
atteindra)

 «Kud hîn ezzinheγ amis, é kai ekfeγ éhéré» : Si je t’ai vendu un chameau, je te donnerai
de l’argent / Si je vends un chameau, je te donnerai de l’argent

 « kud hîn eglen ahel wâ-reγ , ekf âsen tera» : s’ils partent aujourd’hui, donne-leur les
lettres.

«kudit» suivi d’un verbe au passé ou au present accompagné d’un pronom affixe regime direct
ou indirect ou accompagné des particules «ed» [d, id, hid] , «în» [hîn] veut ces pronom affixes et
ces particules après le verbe :

Exemples

 «kudit neyeq kai tufat, é kai efkeγ êred» : même sens que plus haut

 «kudit ilkem âsen , é ten iaweḍ» : même sens que plus haut

 «kudit ezzinheγ In amis , é kai ekfeγ éhéré» : même sens que plus haut

 «Kudit eglân-în ahel wâ-reγ , ekf âsen têra» : même sens que plus haut
«kud» et «kudit» , suivis d’un verbe qui n’est pas accompagné ni de pronom affixe régime direct
ou indirect , ni de particules «ed» [d, id, hid] , «în» [hîn] , ou suivis d’un verbe accompagné
d’une négation ou au futur , se construisent de la même manière l’un que l’autre :

Exemples :

 «kud nyeγ Musa tufat, é tt ekfeγ êred» : Si j’ai vu Moussa demain, je lui donnerai du
donnerai du blé / si je vois Moussa demain, je lui donnerai du blé.

 «kudit neyeγ Musa tufat , é tt ekfeγ êred» même sens que le précèdent

 «kud u kai neyeγ tufat, u kai é kfeγ êred» si je ne te vois pas demain, je ne te donnerai
pas de blé.

 «kudit u kai neyeγ tufat , u kai é kfeγ êred» : même sens que le précèdent

 «ur essineγ kud é tet ekkeγ tufat » : Je ne sais pas si j’irai chez elle demain

 «ur essineγ kudit é tet ekkeγ tufat» : même sens que le précèdent

«ku» ne s’emploi que suivi d’un verbe au passé ou au présent accompagné de pronom affixe
régime direct ou indirect ou des particules «ed» [d, id, hid] , «în» [hîn] , et non accompagné
d’une négation, ni suivi d’un verbe au futur, ni suivi d’un verbe non accompagné des pronoms
affixes regimes direct ou indirect ou des particules «ed» [d, id, hid] , «în» [hîn];

Exemples

 «Ku kai neyeγ tufat, é kay ekfeγ êred» : même sens que plus haut

 «Ku hâsen ilkem , é ten iaweḍ» : même sens que plus haut

 «ku hîn eglân ahel wâ-reγ , ekf Asen têra» même sens que plus haut.

 «ku hâs aba êred, é hAs t ekfeγ » s’il n’y a plus à lui de blé, je le lui donnerai (s’il plus
de bas, je lui en donnerai)

Dans les cas ou on peut employer ad libitum «ku» ou «kud», il est plus élégant d’employer «ku»
que «kud».

Dans tous les cas, il est plus élégant d’employer «kud» que «kudit»; ce dernier mot n’est qu’un
allongement inutile du premier ; bien que correct; il est toujours inélégant.
«kud-ba-t» | voir «aba»
«kud-eba» | voir «aba»
«kund-eba» | voir «aba»
Page 788

«Kela d» « mot à mot : le temps antérieur que dans , un temps antérieur que dans» : Particule
invariable, adverbe || est composé de «kela» «temps antérieur que» et de «d» «dans» .

Le mot «kela» ne s’emploi jamais seul; il ne s’emploie qu’accompagné de «d» [dans] exprimé ou
sous-entendu.

«kela d» a le même sens que «enġûm» [auparavant, précédemment, antérieurement]; il en differe


par son emploi : «enġûm» s’emploie en beaucoup de cas ou on ne peut employer «kela d»; on
peut toujours se servir de «enġûm» à la place de «kela d» , mais non inversement. || «kela d» ne
s’emploie pas autrement que suivi d’un verbe dont «kela» est régime indirect. Il présente une
double particularité :

[1] le «d» de «kela d» se sous-entend au lieu de s’exprimer quand le verbe qui le suit est précédé
d’un pronom affixe , son regime direct ou indirect ou d’une des particules «ed» [d, id, hid], în
«hîn»;

[2] le «d» de «kela d» peut ad libitum être exprimé ou sous-entendu quand le verbe qui le suit est
«ell» [être], «emel» [être dans un lieu] ou «emmâl» [être habituellement dans un lieu] || Dans les
autres cas, le «d» de «kela d» s’exprime toujours. Voir «d» (ed).

Exemples :

 «kela t tâkkeγ Tawat ak awétay» [antérieurement je vais au Touat chaque année /


autrefois j’allais au Touat chaque année].

 «kela d éwiγ tameṭ daγ Air» [ antérieurement j’ai pris femme dans l’Air / autrefois j’ai
épousé une femme dans l’Air]

 «kela d ekkiγ Ajjer» [antérieurement je suis allé dans l’Ajjer/autrefois je suis allé dans
l’Ajjer]

 «kela d eriγ éd egleγ tufat, erîneγ, eqqîmeγ » [antérieurement j’ai voulu je partirai
demain mais je suis malade je reste]

 «kela d eqqimeγ, ebdedeγ» [antérieurement j’ai été assis, je me suis levé / auparavant,
j’étais assis, je me suis levé]

 «kela d sâsseγ daγ ax, dimardeγ éd ekceγ isân» [antérieurement, je bois de dans le lait ,
maintenant je mangerai de la viande / auparavant je buvais du lait, maintenant je vais
manger de la viande]

 «Kela d esdewenniγ, a s iwet imẓad essusemeγ» [ anterieurement, j’ai conversé ce que


dans a frappé le violon je me suis tu ]
 «kela hi ikfa Biska amis» [antérieurement Biska m’a donné un chameau/ autrefois Biska
m’a donné un chameau]

 «kela hîn ezzinheγ amis ien i Biska» [ antérieurement/autrefois j’ai vendu un chameau à
Biska]

 «kela tt tusa Hekku d-î-reγ» [ antérieurement / autrefois est arrivée Hekkou ici /
autrefois Hekkou est venue ici]

 «kela d illa γur i emis n Kûka , erriγ âs t» [ antérieurement a été chez moi le chameau
de Kouka, je le lui ai rendu / précédemment le chameau de Kouka a été chez moi, je le lui
ai rendu]

 «kela illa γur i emis n Kûka , erriγ âs t» : même sens que le précèdent

TOME III

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«Mi» | Pronom interrogatif ; masculin singulier (sans féminin et sans pluriel) | «qui/quelle personne »
(dubitatif, non interrogatif) | Ne s’emploie que pour designer des personnes. Bien que toujours
masculin singulier, peut designer un homme ou une femme, des hommes ou des femmes | est
habituellement interrogatif.

Peut s’employer sans être interrogatif, mais seulement dans des phrases exprimant l’ignorance et le
doute, non dans celles qui expriment la connaissance.

Dans les phrases qui expriment la connaissance, «qui» non interrogatif se rend par le pronom relatif
«wa» (celui qui) ou par le pronom indéfini «i» [celui (quel qu’il soit) qui] , selon qu’il désigne une
personne déterminée ou indéterminé

Peut être sujet , régime direct, et régime indirect des verbes. Quand il est sujet, le verbe se met au
participe ; quand il est régime direct ou indirect, le verbe se met à l’indicatif; dans les 3 cas, le verbe
se place après lui | peut être accompagné de prépositions, telles que «à» «chez». «sur» , «avant» ;
«celles-ci» se placent immédiatement après lui

Exemples :

 «mi iġġehen éhen ?» : qui étant entré dans la tente ? (qui est entré dans la tente ?)

 «mi tenied γur es ?» : qui as-tu vu chez lui ?

 «mi s tennid wâ-reγ ?» : qui à as-tu dit ceci ? (À qui as-tu dit ceci ?)

 «mi s teslid iggât imẓad d-î-reγ?» : qui à as-tu entendu il frappe le violon ici ? / qui as-tu
entendu jouer du violon ici ? / de qui as-tu entendu dire qu’il sait jouer du violon ici ?

 «mi s tewid ax ?» : qui à as-tu apporté du lait ? / à qui as-tu apporté du lait ?

 «mi γur tensid ?» : qui chez as-tu couché / chez qui as-tu couché ?

 «ur essineγ mi iġġehen éhen . nek essâneγ wa iġġehen éhen» : je ne sais pas qui étant entré
dans la tente – moi , je sais celui qui étant entré dans la tente

 «Mi iéwenen adrar, mi ihân abâda ? kel-ulli emdân éwenen adrar ; ihaggAren hân
abâda » qui étant monté sur la montagne, qui étant dans le pied des pentes ( qui est monté
dans la montagne, qui est au pied des pentes ?) : les gens des chèvres ils sont complets sont
montés sur la montagne; les Touaregs nobles sont dans le pied des pentes ( tous les ameghids
sont montés dans la montagne; les nobles sont au pied des pentes )

«mi» n’est pas employé suivi de l’indicatif présent du verbe «umas» (être) pour signifier «qui suis-
je?/qui es-tu? Qui est-il ? etc.», ni «qui je suis ? /qui tu es? /qui il est; (dubitatif, non interrogatif), si
ce n’est dans le cas auquel on questionne quelqu’un sur les gens desquels il fait partie, desquels il est ,
c’est-à-dire sur da famille , sa tribu, sa nationalité , ou dans le cas auquel on énonce une proposition
dubitative : qui es-tu ? [comme gens desquels tu es?] – kel Gh (tribu des kel gh)

«Mi mûsen midden wî-reγ ? -Ahaggar» : qui sont [comme gens desquels ils sont ces hommes ci?] –
Ahaggar (kel-ahaggar)

Dans les deux exemples, les réponses «kel Ghela» et «Ahaggar» ne signifient pas que les personnes
en question sont, par leur sang, de la tribu des kel Ghela ou du peuple des kel Ahaggar, mais que cette
tribu et ce peuple sont les collectivités dont elles font partie politiquement, les réponses peuvent être
faites par des esclaves des kel-Ghela ou des kel-Ahaggar, ou par des arabes établis chez eux, comme
par des des kel-Ghela ou des kel-Ahaggar de race. Si celui à qui on dit «mi temûsed?» veut préciser et
dire de quel sang il est , il répond :

«ien daγ kel γela ?» [un de dans les kel Ghela / un d’entre les kel Ghela], ou «u γela» [fils de Ghela/
homme de la tribu des kel Ghela].

Ce cas est le seul dans lequel on emploi «mi» suivi de l’indicatif présent de «umas». Nos expressions
«qui suis-je?/qui es-tu?/qui est-il? Etc.», employées pour demander le nom de quelqu’un ou divers
renseignements sur une personne, se rendent par «ma» [quoi? Que? Ce que ] suivis de l’indicatif
present de «umas» , signifiant [que suis-je? Qu’es-tu ? etc] [ce que je suis etc.] . Voir ci-dessous
«ma»
Quand on interroge quelqu’un sur les gens desquels il est , on peut employer ad libitum «mi» ou
«ma» : «mi» est plus précis ; il signifie qu’on questionne sur les gens desquels on est ; «ma» est plus
vague, et n’indique pas sur quoi on questionne, si c’est sur le nom , la profession, la condition ou
autre chose | voir à | el le sens de «mi ilen»

Page 1141

«ma» | pronom interrogatif ; masculin singulier ( sans féminin et sans pluriel) | quoi ? que ?
(Interrogatif) ; ce que (quoi); ce qui (quoi) (dubitatif, non interrogatif) | ne s’emploi que pour désigner
des animaux ou des choses ou en parlant d’une manière vague, sans préciser s’il s’agit de personnes
ou d’animaux ou de choses.

Bien que toujours masculin singulier, «ma» peut designer des masculins ou des féminins, des
singuliers ou des pluriels | est habituellement interrogatif.

Peut s’employer sans être interrogatif mais seulement dans les phrases exprimant l’ignorance et le
doute, et non dans celles qui expriment la connaissance.

Dans les phrases qui expriment la connaissance, «quoi» non interrogatif se rend par le pronom relatif
«awa» [ce qui] ( la chose déterminée qui]; etc. , ou par le pronom indéfini «a» [ce qui] (la chose
indéterminé qui) ; etc , selon qu’il désigne quelque chose de déterminé ou d’indéterminé | «ma» non
interrogatif a un sens indéterminé , il a le sens de pronom indéfini «a» [ce qui] ( la chose indéterminée
qui) ; etc ; dans les phrases ou il peut être employé, on peut mettre ad libitum «ma» ou «a» | peut être
sujet, régime direct, et régime indirect des verbes. Quand il est sujet, le verbe se met au participe;
quand il est régime direct ou indirect le verbe se met à l’indicatif; dans les trois cas, le verbe se place
après lui | peut être accompagné de prépositions, telles que «à». «chez», «sur», «avant», etc. ; celles-
ci se placent immédiatement après lui | on entend quelque fois employer «ma» au lieu de «mi» : c’est
une incorrection
Exemples :

 «ma iġġehen éhen ?» / quoi étant entré dans la tente ? (Qu’est ce qui est entré dans la tente ?
(Comme personne animal ou chose))

 «ma inγen amis inek» quoi ayant tué ton chameau ? (qu’est-ce qui a tué tin chameau (une
personne , un animal , une chose, la fatigue )

 «ma tenyed γur es ?» : qu’as-tu vu chez lui ? (en fait de personne , d’animal ou d’une chose)

 «ma s tesâlled ?» : quoi à entends-tu ? (qu’entends-tu ? quel est le son que tu entends ?)

 «ma s telkemed» quoi à as-tu suivi ? (qu’as-tu suivi ( en fait de personne , d’animal, ou de
chose)

 «ma daγ eknen kassen wî-reγ ?» : quoi de dans ont été faits ces vases ? (avec quoi ont été
faits ces vases ?)

 «ma full insa ?» : quoi sur s’est-il couché ? (sur quoi (c’est à dire sur quelle éminence : ou
sur quel objet formant tapis; ou : sur quelle nourriture (après avoir pris quel aliment )) s’est-il
couché ?); ou : quoi pour s’est-il couché (pourquoi s’est-il couché ? pour quelle cause s’est-il
couché ?)

 «ma full igla ?» quoi sur est-il parti ? (Sur quelle monture) est-il parti ?); ou : quoi pour est-il
parti ? (pourquoi est-il parti ? pour quelle cause est-il parti ?)

 «ma ikkan Air ? téméḍé n emis ed meraw midden» quoi allant à l’Air ? (qu’est-ce qui va
dans l’Air ?) . – 100 chameaux et 10 hommes |

«ma» suivi de la préposition «full» (sur; pour), signifie souvent «pourquoi ?» (interrogatif); pourquoi
(dubitatif, non interrogatif) et «pourquoi» (dubitatif, non interrogatif)

Exemples :

«Ma full iḍaẓẓ ? ur essineγ ma full – essâneγ awa full iḍaẓẓ ?» quoi pour rit-il ? (Pourquoi rit-il ?)
– je ne sais pas quoi pour (je ne sais pas pourquoi) – je sais ce que pour il rit (je sais ce pourquoi il rit)
(voir 2 des exemples qui sont plus hauts)

«ma» , suivi de l’indicatif présent du verbe «umas» (être) , signifiant «que suis-je ?, qu’es-tu ?
qu’est-il ? etc (interrogatif) ; ce que je suis, ce que tu es , ce qu’il est , etc. (dubitatif, non interrogatif),
a souvent les sens : qui suis-je ? qui es-tu ? qui est-il? Quel est ? lequel est ? etc. ; qui je suis; qui tu
es; qui il est ; quel est ; lequel est ; etc.

Exemples :
«ma mûseγ ? tezzâyed, miγ kala ?» que suis-je ? (qui suis-je?) me reconnais-tu, ou non ?
«ma temûsed ? -nek Kenan : qu’es-tu ?» (qui es-tu ?) -moi Kenan (moi je suis Kenan)
«ma iemûs awa-h ? » qu’est cela ?
«ma iemûs abareqqa wa teġid ? » qu’est le chemin que tu as fait ? (quel est le chemin que tu as
pris ?)

«ma temûs tameṭ ta tessenet imẓad d-î-reγ ?» qu’est la femme ayant su le violon ici ? (quelle est la
femme qui sait jouer du violon ici ?)

«ma temûs ta tessûfed daγ ulli t-î-reγ ?» : qu’est celle que tu préfères dans ces chèvres-ci ?
(laquelle est celle que tu préfères dans ces chèvres ?)

«ma mûsen midden wî-reγ ? Biska d Kenan» : que sont ces hommes-ci (qui sont ces hommes-ci ?
Biska et Kenan

«n à eket»; «éwîn; emmek» , le sens de «ma-n-ekît», «ma-n-ewîn», «ma-n-emmek» | v. à ekk le


sens du verbe «ekk» : aller à ; ayant pour régime direct «ma»
Page 1143

ma-n-eket | voir eket


ma-n-ewîn | voir éwîn
ma-n-emmek | voir emmek

Manekk : Pronom interrogatif ; u (pluriel manekken ; féminin singulier menekket; féminin pluriel
menekkenet | quel est ? lequel est ? (interrogatif); quel est ; lequel est (dubitatif, non interrogatif) |
semble formé de la particule mani : où ? (interrogatif) ; où (dubitatif, non interrogatif) qui vient peut-
être de «ma n é» quoi du lieu que ? et de «ikka, tekka, ekken, ekkent» il est allé à. elle est allée à,
ils sont allés à , elles sont allées à : «manekk» signifie où va ? c’est-à-dire ou est ?

Dans le sens «quel est ?» «lequel est ?», dans le sens «dans quel lieu est ?» ; il est plus exact de la
rendre par «quel est ?» «lequel est ?», non dans le sens «dans quel lieu est ?» ; il est plus exact de la
rendre par «quel est ?» «lequel est ?» que par sa traduction littérale «où est ?», «où est» signifiant
«dans quel lieu est ?» , ne se rend pas par «mannek» mais par «mani d illâ? mani t tellâ ?» etc. «ou
est-il ?» «ou est-elle?» etc | «manekk» s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se
rapporte.

Il s’emploi en parlant des personnes, des animaux, et des choses | «manekk» est habituellement
interrogatif. Il peut s’employer sans être interrogatif, mais seulement dans des phrases exprimant
l’ignorance et le doute, non dans celles qui expriment la connaissance. Dans les phrases qui
expriment la connaissance, «quel est; lequel est» ne se traduisent pas, le sens de la phrase se rend par
une autre tournure | «manekk» accompagne toujours un substantif ou un pronom relatif ; il peut se
placer soit avant eux, avec le sens de «quel est ? lequel est ? etc» ou le sens «quel est-il ? lequel est-
il? Etc.» , soit après eux, avec le sens «quel est-il ? lequel est-il ? etc. «, soit après eux, avec le sens
«quel est-il ? , lequel est-il ? etc. « . Quand «manekk» est après le nom ou le pronom qu’il
accompagne, le verbe «ekk» contenu dans «manekk» a pour sujet le pronom personnel «il»
Exemple : «Biska, manekk ?» : Biska, lequel est-il ?

Quand «menekk» est avant le nom ou le pronom qu’il accompagne, avec le sens «quel est-il ?»
«lequel est-il ?», le verbe «ekk» contenu dans
Dans «manekk» a pour sujet le pronom personnel «il» ;
Exemple : «Manekket , Dassin ?» : laquelle est-elle , Dassin ?

Quand «manekk» est avant le nom ou le pronom qu’il accompagne, avec les sens «quel est ? lequel
est ?», le verbe «ekk» contenu dans «manekk» a pour sujet le nom ou le pronom qui le suit ; si c’est
un nom, il suit les règles concernant les substantifs placés après les verbes dont ils sont sujets , et ils
éprouvent la modification du son-voyelle de leur articulation initiale ;

Exemples :
«manekket Dassin ?» : laquelle est Dassin ?
«manekkenet ḍiḍîn nawen ?» : lesquelles sont vos femmes

On peut joindre à «manekk» la particule «ed» [d, id, hid], qui ajoute au mot qu’elle accompagne
l’idée de rapprochement, comme on la joint aux verbes; elle se place immédiatement après
«manekk», jamais avant.
On ne peut pas joindre à «manekk» la particule «în» [hîn] (là-bas) .
«Manekk-id» (pluriel manekken-d ; féminin singulier «manekked-d» ; (pluriel manekkend-d) est
synonyme de «manekk», avec cette différence qu’il indique que les objets auxquels se rapporte
«mannek» sont très proches et sous les yeux

Chaque fois qu’on parle d’objets très proches et sous les yeux, on peut employer ad libitum
«manekk» ou «manekk-id»; le deuxième est plus élégant parce qu’il précise davantage | «manekk»,
tout en ayant pour sens vrai [quel est ?/lequel est? ] garde quelque chose de son sens littéral [ou
est ?] ; aussi , bien que dans beaucoup de cas il ait la même signification que «ma iemûs» [qu’est-
il ?] employé dans le sens [quel est ?/lequel est ?]; il y a des cas dans lesquels on ne peut pas
employer indifféremment l’un ou l’autre. En toutes circonstances, on peut rendre [quel est ? / lequel
est ?] pst «ma iemûs»; on ne peut rendre [quel est ?/lequel est ?] par «manekk» que dans les phrases
ou on peut remplacer [quel est ?/lequel est ?] par [ou est ?] (ayant le sens de quel est ?/lequel est ?).

Exemples :

 «ma mûsen midden wî-reγ ? Biska d Kenan »: que sont ces hommes-ci ? (qui sont ces
hommes-ci ? Biska et Kenan. (Dans cet exemple, on ne peut pas mettre «manekken» , parce
qu’on ne peut pas dire, au lieu de [quels sont ces hommes ci ?] les mots [ou sont ces hommes
-ci ?] qui serait un non-sens)

 «ma mûsen eklân wi n Dassin » : quels sont les esclaves ceux de Dassin ? / quels sont les
esclaves de Dassin ? (dans cet exemple ad libitum «ma mûsen» ou «manekken», parce que
[quels sont] peut s’y remplacer par [ou sont ] ayant le sens [quels sont]

 «ma mûsen eklan wi tessûfed ?» : que sont les esclaves que tu préfères ? / quels sont les
esclaves que tu préfères ? (dans cet exemple, on peut mettre ad lib «ma mûsen» ou
«manekken», parce que [quels sont] peut s’y remplacer par [ou sont] ayant le sens de [quels
sont]

Dans les phrases ou «manekk», non interrogatif, peut être remplacé par «ma iemûs», il peut être
remplacé aussi par «a iemûs» ; les 3 expressions non interrogatives, mais dubitatives «manekk», «ma
iemûs», «a iemus», bien que différant dans leurs significations littérales «ou est (ayant le sens de
(quel est; lequel est) / (quoi est; ce qu’est)) sont toutes employés dans le même sens «quel est ; lequel
est «

Exemples

«manekket tameṭ ta tessenet imẓad d-î-reγ ?»: quelle est la femme qui ayant su le violon ?/ quelle
est la femme qui sait jouer du violon ici ?

«manekket ta tessûfed daγ ulli tî-reγ? »: quelle est celle que tu préfères dans ces chèvres-ci ?

«manekk abareqqa wa teġid ?»: quel est le chemin que tu as fait ? / quel est le chemin que tu as pris
?

«manekkenet ti dd usenîn enḍ ahel ?» quelles sont celles qui étant arrivées ici hier ?/quelles sont
celles qui sont arrivés ici hier ?)
«Dassin , manekked-d daγ ḍîḍîn tî-reγ?» Dassin, laquelle est-elle dans ces femmes-ci (ici
présentes )

«manekk-awa» : pronom interrogatif ; masculin singulier (sans féminin et sans pluriel)


qu’est ce que ? (interrogatif); ce que (qu’est ce que) (dubitatif, non interrogatif) | est formé de
«manekk» (quel est ?/ lequel est ?) (mot à mot : «ou est ?» : ayant le sens de quel est ? lequel est ?) et
de «awa» (ce qui; ce que) | ne s’emploi que pour designer des animaux ou des choses, ou en parlant
d’une manière vague, sans préciser s’il s’agit de personne, d’animal ou de chose. Bien que toujours
masculin singulier, peut designer des masculins ou des féminins , des singuliers ou des pluriels. | est
habituellement interrogatif. Peut s’employer sans être interrogatif , mais seulement dans les phrases
exprimant l’ignorance et le doute, non dans celles qui expriment la connaissance

Dans les phrases qui expriment la connaissance «ce que» se rend par «awa» (ce qui : la chose
déterminée qui, une chose déterminée qui / ce que :la chose déterminée que, une chose déterminée
que) | «awa» interrogatif a toujours le sens « qu’est-ce que ?», jamais le sens «ce qui».
«manekk-awa» , interrogatif ou non , est toujours suivi d’un verbe dont «que» contenu dans
«manekk-awa» est régime direct ou indirect ; ce verbe habituellement exprimé , est quelques fois
sous-entendu | «manekk awa» peut être accompagné de prépositions , telles que «à», «chez», «sur»,
«avant» ; celles-ci se placent immédiatement après lui | «manekk-awa», tout en ayant pour sens vrai
«qu’est-ce que ?»; garde quelque chose de son sens littéral
«où est-ce que ?» ; cependant on peut toujours le remplacer par «ma iemûs awa ?» «qu’est ce que ?»

Exemples

 «manekk-awa hi tennid ?» qu’est ce que tu m’as dit ?

 «manekk-awa ren?» qu’est-ce qu’ils ont voulu ?

 «manekk-awa inna? ur essineγ manekk awa inna – nek essâneγ awa inna « : qu’est-ce qu’il a
dit ? – je ne sais pas ce qu’il a dit. - moi je sais ce qu’il a dit.

 «manekk-awa s ilkem ?» qu’est-ce que à il a suivi ? ( qu’est-ce qu’il a suivi?)

 «manekk-awa s teslid ?» : qu’est-ce que à tu as entendu ? (qu’est ce que tu as entendu ?)

 «manekk-awa s ilâss, Biska ? -ilâss i Mimi » qu’est-ce que à s’habille-t-il, Biska ?


(pourquoi fait-il une belle toilette, Biska ?) – il s’habille à Mini (il fait sa belle toilette pour
Mimi)

 «manekk-awa s tessûkelem, Air miγ Tawat ?» qu’est-ce que vers vous voyagez, l’Air ou le
Touat ? (pour où est-ce que vous partez en voyage, pour l’Air ou pour le Touat)

 «manekk-awa s é tekked ?»: qu’est-ce que vers tu iras ? (où est-ce que tu iras?)

 «manekk-awa s ed-hen ?» : qu’est-ce que dans ils sont venus ?(d’ouu est-ce qu’ils sont
venus ?)
 «Dassin, manekk-awa s teggât imẓad, tessan t hullan . miγ ur tessin ? » Dassin , qu’est-ce
que dans frappe-t-elle le violon, le sait-elle beaucoup, ou ne le sait-elle pas ? (Dassin, dans
quelle manière (comment) joue-t-elle du violon, le sait-elle bien, ou ne le sait-elle pas ?)

 «Bibi , manekk-awa s isâwâl tamâhaq, issân tet hullan, miv kala ?» / Bibi, qu’est ce que
dans parle t’il tamasheq , le sait-il beaucoup ou non ?/ Bibi , dans quelle manière (comment)
parle-il tamasheq, le sait-il bien ou non ?

 «manekk-awa s kâmen taġella ? » : qu’est-ce que par le moyen de ils font le pain ? / par
quel moyen (comment) fait-on le pain ?/ au moyen de quoi (avec quelles matières) fait-on le
pain?
 «manekk-awa full é tensed ?» qu’est ce que sur tu coucheras ? /sur quoi (sur quelle
iminence; ou sur quel objet formant tapis; ou sur quelle nourriture (après avoir pris quel
aliment) est-ce que tu coucheras ?

 «manekk-awa d ellen ?» : qu’est-ce que dans ils ont été ? (où est-ce qu’ils ont été ? / où est-
ce qu’ils sont ?)

 «manekk-awa d ezzeγen ?» qu’est-ce que dans ils ont habité ? / où est-ce qu’ils ont habité ? /
où est ce qu’ils habitent ?

 «manekk awa» suivi de la préposition «d /ed» (avec; dans; de dans ; de) signifie souvent
«est-ce que ?»

 «manekk awa» , suivi de la préposition «s/es» ( à, pour; dans, chez, vers; de dans , de chez,
de vers; de; par, au moyen de ) signifie souvent «vers où est-ce que ? d’où est-ce que ?
comment est-ce que ? avec quoi est-ce que ?) voir exemples ci-dessus

Page 1146

«mani» particule invariable adverbiale | où ? (quoi du lieu que ? quel est le lieu que ?); quoi su lieu ?
(quel est le lieu ?) (interrogatif); ouu ( quoi du lieu que / quel est le lieu que ) ; quoi du lieu/quel est le
lieu (dubitatif non interrogatif)

«mani» est peut-etre une déformation de ma n é «quoi de lieu que ?» | est habituellement interrogatif.
Peut s’employer sans etre interrogatif, mais seulement dans les phrases exprimant l’ignorance et le
doute , non dans celles exprimant la connaissance.

«mani» peut être suivi d’un verbe , d’un substantif , d’une préposition «d | ed» (dans) et «s|es» (vers;
de) ; il peut être placé à la fin d’une phrase sans être suivi de rien ; il peut former à lui seul une
proposition.

Il ne peut pas être le sujet d’un verbe. Quand il a le sens «où?» (quoi du lieu que ? quel est le lieu
que ?), le (que) qui y est contenu peut-être régime direct ou indirect d’un verbe ; celui-ci se place
après «mani» et se met à l’indicatif; lorsque «que» est régime indirect, «mani» doit être suivi de «d»
(dans) (qui se sous-entend dans certains cas comme on le verra plus bas), ou de «s» (vers; de» (qui ne
se sous entend pas )
Quand «mani» est devant un substantif , ou qu’il est placé à la fin d’une phrase , ou qu’il forme à lui
seul une proposition , il a le sens «ouu?» (quoi du lieu ? / quel est le lieu ?)

Quand «mani» est régime direct ou indirect d’un verbe , le sujet de ce verbe se place toujours avant
«mani» ou apres le verbe mais jamais entre eux

Exemple : on peut dire

«Biska, mani d insa ?» / Biska, ouu a-t-il couché ? (Biska, quoi du lieu que dans il a couché ?);
on peut dire :

«mani d insa Biska ?» / où a couché Biska ? (quoi du lieu que dans a couché Biska ?);
On ne peut pas dire : mani d Biska insa ?

«mani» | suivi de la preposition «d (ed)» , «dans» , signifie «où?» (quoi du lieu que dans ? quel est le
lieu que dans ? quel est le lieu dans lequel ?)

«mani» ne peut etre suivi de «d» que quand il est régime indirect d’un verbe.
«mani» présente, en ce qui concerne son emploi avec «d / ed» (dans) les particularités suivantes :

«1» lorsque le régime indirect d’un verbe, il doit être suivi de «d /ed» (dans), «d» se sous-entend au
lieu de s’exprimer quand le verbe est précédé d’un pronom affixe, son régime direct ou indirect ou
d’une des particules séparables «ed», «în»;

«2» lorsque le verbe dont «mani» est régime indirect est «ell» (être), «emel» (être dans un lieu), ou
«emmâl» (être habituellement dans un lieu), la préposition «d» (dans) qui doit suivre «mani», peut ad
lib, se sous-entendre ou s’exprimer

Dans tous les cas, «d» doit s’exprimer | voir «d»(ed)

«mani» suivi de la préposition «s» (vers; de), signifie «vers où?» (quoi du lieu que vers ?) quel est le
lieu que vers ? quel est le lieu vers lequel ?);
d’où ? (quoi du lieu que de ? quel est le lieu que de ? que est le lieu duquel ?)

«mani» ne peut être suivi de «s» que quand il est régime indirect d’un verbe.
La préposition «s» suivant «mani» ne se sous-entend jamais ; son emploi après «mani» ne présente
pas de particularité.

On se sert quelque fois, pour préciser le sens de «mani s», des particules «ed (d, id, hid)» et «în
(hîn)» jointes au verbe, la première lui ajoutant l’idee de rapprochement , la deuxième signifiant «là-
bas» ; quand le verbe est accompagné de «ed(d, id, hid)» , «mani s» signifie «d’où ?» ; quand le
verbe est accompagné de «în» (hîn) , «mani s» signifie «vers où ?»

«mani», placé devant un substantif, ou placé à la fin d’unn phrase signifie quelquefois par extension
«comment ?» (quoi de l’état ? / quel est l’état ?) dans le sens «comment est-il ?» (dans quel état est-
il ?comment va-t-il ?) : formule interrogative servant à demander des nouvelles d’une ou plusieurs
personnes , animaux, ou choses |
«mani», formant à lui seule une proposition, s’emploie quelquefois comme formule de négation ou
de refus , «où ? où cela ?) prenant le sens de «jamais / jamais de la vie»exemples :

«ekfiq kai telemt . mani ? mani ? urgiγ nek s tet tekfid» : je t’ai donné une chamelle -où ? où? non
pas moi ce que à (ce à quoi ) tu l’as donnée. Où cela ? où cela ? (jamais ! jamais ! ce n’est pas à moi
que tu l’as donnée. / Où cela ? où cela ? ( jamais ! jamais ! ce n’est pas à moi que tu l’as donnée )

Exemple

«mani ifel ?» où a-t-il quitté ? (quoi du lieu qu’il a quitté ? quel est le lieu qu’il a quitté ?)

«mani ekkenet ?» où sont-elles allées à ? (quoi du lieu que à elles sont allées ? quel est le lieu auquel
elles sont allées ?)

«ur essine γ mani ekkenet .- nek essâneγ éwa kkenat» / je ne sais pas où elles sont allées – moi je
sais le lieu que elles sont allées à ( moi je sais le lieu auquel elles sont allées)

«mani s teḍned ?» vers où ? as-tu pait ? (quoi du lieu que vers tu as pait ? quel est le lieu vers lequel
tu as pait ?)

«mani s ekken ?» vers où sont-ils allés ? (quoi tu lieu que vers ils sont allés ? que est le lieu vers
lequel ils sont allés ? vers quel côté sont-ils allés ?)

«mani s é tawied kaya ?» vers où porteras-tu du bagage ? (quoi du lieu que vers tu porteras du
bagage ? quel est le lieu vers lequel tu porteras du bagage ? vers quel coté porteras-tu du bagage?); ou
: d’où porteras-tu du bagage ? (quoi du lieu que de tu porteras du bagage ? quel est le lieu duquel tu
porteras du bagage ?)

«mani d edd é tawid kaya ?» d’où porteras-tu du bagage ?

«mani s hîn é tawid kaya ?» vers ouu porteras-tu du bagage ?

«mani s ellânet ḍiḍîn ?» vers où sont les femmes ?

«mani s teġrewed awâ-reγ ?» d’où as-tu trouvé (recu) ceci

«mani t teḍned ?» où as-tu pait ? (quoi du lieu que dans tu as pait ? / quel est le lieu dans lequel tu
as pait ?)

«mani d ensen ?» où ont-ils couché ? (quoi du lieu que dans ils ont couché ? quel est le lieu dans
lequel ils ont couché ?)

«mani d é tawid kaya ?» où porteras-tu du bagage ? quoi du leiu que dans tu porteras du bagage ?

«mani hâs é tawid kaya ?» où lui porteras-tu du bagage ? quoi du lieu que dans tu lui porteras du
bagage.
«mani hâkmet inn awâ-reγ ?» où vous a-t-il dit ceci ? (quoi du lieu que dans il vous a dit ceci ? quel
est le lieu dans lequel il vous a dit ceci ?

«mani dd é tawid kaya i Mûsa ?» où porteras-tu du bagage à Moussa ? quoi du lieu que dans tu
portera du bagage à Moussa ? / quel est lieu dans lequel tu porteras du bagage à Moussa ?

«mani d ellânet ḍiḍîn ?» (où : mani ellânet ḍiḍîn ?) ou sont les femmes ? quoi du lieu que dans sont
les femmes ? quel est le lieu dans lequel sont les femmes ?

«mani d melnet ḍiḍîn ? / mani melnet ḍiḍîn ? »: ouu ont été (sont) les femmes ? (quoi du lieu que
dans sont les femmes ? quel est le lieu dans lequel sont les femmes ?
Massin , mani ? mani d illâ ? Massin, où ? où est-il ? (Massin, quoi du lieu ? quoi du lieu que dans
(dans lequel) il est ?)

«massin, mani ? ma n ewîn nît ?» Massin, comment ? quoi de l’état de lui ? Massin, comment va-t-
il ? comment est son état ?

«tefaled-dd ihanân . Mani Biska ? elxir γâs . – mani Hekku ? tekreh abaradh . – Dassin, mani ?
teġûdey . - mani, Kenân ? ierîn » : tu viens des tentes. Comment Biska (comment va-t-il Biska ?). –
le bien seulement (il n’y a que le bien ; il va bien). - comment, Hekkou ? (comment va-t-elle,
Hekkou ?) – elle a acquis un enfant (elle a eu un enfant) – Dassin, comment ? (Dassin, comment va-t-
elle ?) – elle rend grâce (à dieu) (elle ne va pas mal). – comment Kennan (comment va-t-il, Kenan). –
il est malade

«édeles , ma d iûla ? ieġûḍei – mani , Tit ? – teccâḍ . – tamanγaset, mani ? tulâγ fô» É, quoi avec
est-il pareil (É, comment va-t-il ?) . – il rend grâces (à dieu) (il ne va pas mal; c’est-à-dire ses cultures
ne vont pas mal ) – comment , T ? (comment va-t-elle, T ?) – elle est laide (c’est-à-dire l’état de ses
cultures est laid ; la récolte s’y annonce mauvaise). - T, comment ? (T comment va-t-elle ?) – elle est
bonne tout à fait (ses cultures sont tout à fait belles). Édeles,Tit, Tamenghest sont des noms de
villages; demander des nouvelles de villages, c’est demander des nouvelles de leurs cultures; les
réponses indiquent donc l’état des cultures. Si, au lieu de nommer des villages, on nommait des
vallées, des massifs montagneux, des régions, les nouvelles demandées seraient celles des pâturages,
les réponses indiqueraient l’état des pâturages

«essûkeleγ ahel wâreγ mani ? es Tawat» / je voyage aujourd’hui / je pars en voyage aujourd’hui -
où ? (pour où ?) – vers le Touat (pour le T)

«hânneyeγ âles ien . – mani ? – full edrar u-în» : je vois un homme . – ouu ? – sur cette montagne
là.

«mani-dé» préposition invariable adverbe | ou cela ? (quoi du lieu, là ? dans quel lieu cela ?)
(interrogatif); où cela (dans quel lieu cela) (dubitatif, non interrogatif) || est composé de «mani» (où ?
où) et de «dé» (là) | est habituellement interrogatif. Peut s’employer sans être interrogatif, mais
seulement dans des phrases exprimant l’ignorance et le doute, non dans celles qui expriment la
connaissance. Dans les phrases qui expriment la connaissance «où cela» ne se traduit pas ou se rend
par «éwa» «le lieu que ; le lieu que; etc» accompagné d’un verbe | ne s’emploie que comme dernier
mot d’une proposition, ou comme formant à lui seul une proposition distincte | exemples :
«egel, ermes-edd amis in – mani dé ? - daγ Ahaggar – mani dé daγ Ahaggar ? – γur Biska» :
pars, saisis (pour l’amener) mon chameau, - ouu cela ? – dans l’Ahaggar – chez Biska

«neyeγ âles ien dé . – mani dé ?» j’ai vu un homme là – où cela ?

«igla -mani dé ? -ur essineγ mani-dé . nek essâneγ éwa ikka» : il est parti -où cela ?
-je ne sais pas où cela. – moi je sais le lieu qu’il est allé à (moi je sais le lieu auquel il est allé)

«mani-dé-h» pi.adv | même sens que le précèdent | est composé de «mani» (où ? où) et de dé-h (là) |
s’emploi exactement comme «mani-dé» | aussi usité que «mani-dé»

«mani-sé» pi.adv | vers où cela ? (quoi du lieu, vers là ? vers quel lieu cela ?) (interrogatif) : vers où
cela (vers quel lieu cela ) (dubitatif, non interrogatif, mais seulement dans des phrases exprimant
l’ignorance et le doute, non dans celles qui expriment la connaissance. Dans les phrases qui
expriment la connaissance, «vers où cela» ne se traduit pas ou se rend par «éwa» (le lieu qui; le lieu
que; etc) suivi de «s» (vers) et d’un verbe | ne s’emploie que comme dernier mot d’une proposition,
ou comme formant à lui seul une proposition | exemples :

«eglîγ .- mani-sé ? .- hâk é nneγ mani-sé . – leγt i mani-sé . -essâneγ éwa s tekkîd .- mani-sé ? -
Mimi »/ je pars vers où cela ? - je ne te dirai pas vers où cela. = fais-moi connaitre vers où cela ? .- je
sais le lieu que vers tu vas ( je sais le lieu vers lequel tu vas ) . – vers où cela ? – Mimi (vers chez
Mimi)

«mani-sé-h» pi.adv | même sens que le précédant | est composé de «mani» (où ? où) et de «sé-h»
(vers là) | s’emploie exactement comme «mani-sé» | aussi usité que «mani-sé»

Page 1150

«emmi» | quand ? (quoi du moment que ? quel est le moment que ? ; quoi du moment ? ; quel est
moment que ? «interrogatif» ; quand ? (quoi du moment que ? quel est le moment que ? ; quoi du
moment ? ; quel est moment que ? (dubitatif, non interrogatif) |
«emmi» est peut être une déformation de «ma n amir» (quoi du moment ?) | est habituellement
interrogatif. Peut s’employer sans être interrogatif, mais seulement dans des phrases exprimant
l’ignorance et le doute, non dans celles qui expriment la connaissance.

Dans les phrases qui expriment la connaissance, «quand» (quel est le moment que) se traduit par
«éwa» (le lieu qui; le lieu que; etc) suivi de «d» (dans), et quand (quel est le moment) ne se traduit
pas ou se rend par «éwa» suivi de «d» (dans ) et d’un verbe || «emmi» peut être suivi d’un verbe, de
la préposition «d» (dans), peut être placé à la fin d’une phrase sans être suivi de rien , ou former à lui
seul une proposition. Il ne peut être ni sujet ni régime direct d’un verbe quand il a le sens «quand ?»
(quoi du moment que ?) le «que» qui y est contenu peut être regime indirect d’un verbe; celui-ci se
place après «emmi» et se met à l’indicatif ; lorsque «que» est regime indirect, «emmi» doit être suivi
de «d» (dans) (qui se sous-entend dans certains cas, comme on le verra plus bas ).

Quand «emmi» est placé à la fin d’une phrase sans etre suivi de rien, ou qu’il forme à lui seul une
proposition, il a le sens «quand ?» (quoi du moment ? quel est le moment ?) | quand «emmi» est
regime indirect d’un verbe , le sujet de ce verbe se place toujours avant «emmi» ou apres le verbe,
jamais enntre eux
Exemples :

«Biska, emmi d igla ?» Biska , quand est-il parti ? / quand est parti Biska ? (quoi du moment que
dans est parti Biska ?). On ne peut pas dire : «emmi d Biska igla ?»

«emmi», suivi de la préposition «d» signifie «quand ?» ( quoi du moment que dans ? quel est le
moment que dans ? quel est le moment que dans lequel ?). «emmi» ne peut etre suivi de «d» que
quand il est régime indirect d’un verbe.

«emmi» présente. en ce qui concerne son emploi avec «d» , les deux particularités suivantes «1»
lorsque , régime indirect d’un verbe , il doit etre suivi de «d» (dans), «d» se sous-entend au lieu de
s’exprimer quand le verbe est précédé d’un pronom affixe , son régime direct ou indirect ou d’une des
particules séparables «ed», «în»; «2» lorsque le verbe dont «emmi» est régime indirect est «ell»
(être), «emel» (être dans un lieu) , ou «emmâl» (être habituellement dans un lieu) , la préposition «d»
(dans), qui doit suivre «emmi» peut ad lib, se sous-entendre ou s’exprimer. Dans tous les cas, «d»
doit s’exprimer . Voir «d»

Exemples

«emmi d erinen ?» : quand ont-ils été malades ? (quoi du moment que dans ils ont été malades / quel
est le moment dans lequel ils ont été malades )

«emmi d felen ihanân ?» : quand ont-ils quitté les tentes ? (quoi du moment que dans ils ont quitté
les tentes ?/quel est le moment dans lequel ils ont quitté les tentes )

«emmi d iua ?» : quand est-il né ? quoi du moment que dans il est né ? quel est le moment dans
lequel il est né ?)

«emmi d é kkin Tawat ?» : quand iront-ils au Touat ? (quoi du moment que dans ils iront au
Touat ? / quel est le moment dans lequel ils iront au Touat ?)
«ur essineγ emmi d iemmut .-nek essâneγ éwa d iemmut « : je ne sais pas quand il est mort ( je ne sais
pas quel est le moment dans lequel il est mort ) – moi je sais le moment que dans il est mort (moi je
sais le moment dans lequel il est mort )

«emmi d é tawid kaya i Biska ?» quand porteras-tu du bagage à Biska ? (quoi du moment que dans
tu porteras du bagage à Biska ? / quel est le moment dans lequel tu porteras du bagage à Biska ?)

«emmi hâs é tawid kaya ?» quand lui porteras-tu du bagage ? ( quoi du moment que (dans) tu lui
porteras du bagage ? quel est le moment (dans) lequel tu lui portera du bagage ?)

«emmi dd é tawid kaya i Biska ? » quand porteras-tu du bagage à Biska ? (quoi du moment (dans)
lequel tu porteras du bagage à Biska ?)

«emmi hîn é tawid kaya i Biska ?» : quand porteras-tu là-bas du bagage à Biska ? /quoi du moment
que (dans) tu porteras là-bas du bagage à Biska ? quel est le moment (dans) lequel tu porteras la-bas
du bagage à Biska ?)
«emmi d ellenet γur wen , tiḍiḍîn ? / emmi ellenet γur wen , tiḍiḍîn ?» quand ont-elles été chez
vous, les femmes ? / quoi du moment que dans elles ont été les femmes chez vous ? quel est le
moment dans lequel ont été les femmes chez vous ?)

«emmi d melnet ḍiḍîn γur wen ? / emmi melnet ḍiḍîn γur wen ?» : quand ont été les femmes chez
vous ? (quoi du moment que dans ont été les femmes chez vous ? quel est le moment dans lequel ont
été les femmes chez vous ?)

«igla. -emmi ? ur essineγ emmi . – nek essâneγ ( nek essâneγ éwa d igla )» il est parti . -quand ? –
je ne sais pas quand. – moi je sais (moi je sais le moment que dans il est parti; moi je sais le moment
dans lequel il est parti)

«emmi-dé» pi.adv || quand cela ? (quoi du moment, là ? dans quel moment cela ? ) (interrogatif);
quand cela (dans quel moment cela ) (dubitatif, non interrogatif) | est composé de «emmi» (quand) et
de «dé» (là) || est habituellement interrogatif . Peut s’employer sans être interrogatif, mais seulement
dans des phrases exprimant l’ignorance et le doute, non dans celles qui expriment la connaissance.

Dans les phrases qui expriment la connaissance , «quand cela» ne se traduit pas ou se rend par «éwa»
(le lieu qui, le lieu que ; etc ) suivi de «d» (dans) et d’un verbe || ne s’emploie que comme dernier mot
d’une proposition, ou comme formant à lui seul une proposition distincte |

Exemples :

«awi ûdi i Dassin . – emmi-dé ? tufat » porte du beurre à Dassin. – quand cela ? – demain .

«Kenan iemmut . -emmi-dé ? -awetay wâ-reγ . -emmi-dé., awetay wâ-reγ ? – daγ tefsit »: Kenan
est mort . – quand cela ? -cette année-ci. -quand cela, cette année-ci ? -dans le printemps

«igla -emmi-dé ? -ur essineγ emmi-dé. – nek essâneγ (nek essânev éwa d igla )» il est parti, -quand
cela ? – je ne sais pas quand cela. -moi je sais ( moi je sais le moment que dans il est parti : moi je
sais le moment dans lequel il est parti)

«emmi-dé-h» : pi.adv || même sens que le précédant || est composé de «emmi» (quand ? quand) et de
«dé-h» (là) || s’emploie exactement comme «emmi-dé» || aussi usité que «emmi-dé»
«m» pronom affixe dépendant des noms ; deuxième personne du féminin singulier (forme irrégulière)
|| de toi || voir i (é)

«îm» : pronom affixe régime direct des verbes; deuxième personne du féminin singulier (forme
irrégulière) || toi || voir «i (é)»

«âm» (hâm) : pronom affixe régime indirect des verbes ; deuxième personne du féminin singulier ||
toi || voir «i (é)»

«mb» || certains mots commencant par «nb» se prononcent quelquefois à tort «mb» | Par suite
d’incorrections de ce genre dans la parole ou l’écriture, il peut se faire qu’on cherche dans le
dictionnaire à «mb» ce qui est à «nb» . Chercher à «nb» ce qu’on ne trouve pas à «mb»
Page 1207

«min» pi.prép.u || sans || peut avoir pour régime un substantif ou un pronom signifiant une personne,
un animal, ou une chose || quand «min» a pour régime un pronom personnel «moi, toi, etc « , il se
construite non pas avec les pronoms affixes régimes des particules, mais avec les pronoms personnels
sujets (isolés)

Exemples

«éd eġrueγ amis min kai» : je trouverai un chameau sans toi (sans ton concours)

«egel min nek» pars sans moi

«igla min Musa» il est parti sans Moussa

«tezzâγ min ma s» elle habite sans sa mère

«eġmi tameṭ min nek» cherche une femme sans moi (cherche une femme autre que moi / cherche
une femme sans mon concours

«igla min entanetiḍ » il est parti sans elles

«kenân ur ieddiw abadah ; ieqqim min tameṭ, min barâḍen» : kenan ne s’est jamais marié; il reste
sans femme, sans enfants

«ulli hin min ahûlaγ awetay wâ-reγ, wienet i min aq, min ûdi, min tkemmârîn » mes chèvres (ont
été) sans bouc cette année-ci (mes chèvres n’ont pas été couvertes par le bouc cette année); elles
m’ont laissé sans lait, sans beurre , sans fromage de lait frais

«ekk Tawat, awi-d d es téyné . – ed eġruweγ téyné min tîkawt n Tawat»; va au Touat, apporte de
dans lui des dattes (apporte en des dattes) je trouverai des dattes sans l’allée du Touat (sans aller au
Touat)

«ekk Kûka , é hâm tilal daγ aẓamay ennem . – é tt ekneγ min telilt n kûka » va à K, elle t’aidera
dans ta couture (va trouver K, elle t’aidera dans ton travail de couture) – je la ferai sans l’aide de K
Par extension «sans que» dans ce sens, «min» est une locution conjonctive suivie d’un verbe.

Exemples :

«Biska igrew téyné d-î-reγ , min ikka tawat» B. a trouvé des dattes ici , sans que il est allé au Touat
(sans aller au Touat)

«Kûka tekn aẓamay nnit, min hâs tellil Mimi» : K a fait sa couture sans que l’a aidé M. (K. a fait
son travail de couture , sans que M. l’ait aidée)

«essâneγ awa ira Bédé, min é hi ienn haret» je sais ce qu’a voulu B, sans qu’il me dira chose je sais
ce que veut B , sans qu’il me dise rien ) || synonyme de «ula» et de «sel» (asel, slid , aselid)
[Page 1208]
«mendam» pronom indéfini ; ms «pluriel mendâmen; fs :tamendam; fp :timendâmîn), daγ
tmendâmîn || un tel (un tel homme) || ne désigne jamais que des personnes || les pluriels «mendâmen
et timendâmîn» sont peu us. || « mendam » ne s’emploie qu’accompagné d’un verbe dont il est
sujet, régime direct, ou régime indirect quand il est régime indirect quand il est régime indirect, il
peut être accompagné de prépositions telles que «à»; «chez»; «dans» ; etc. || exemples :

«memdam igla» : un tel est parti

«ekk tamendam» : va chez une telle

«ensiγ γur mendam» : j’ai couché chez un tel

«ekk mendâmen wi s hâk enniγ» va à tes hommes que à (pour lesquels


, au sujet desquels) je t’ai dit (d’aller à eux) (va chez ces hommes chez qui je t’ai dit d’aller)

«ensiγ γur tmendâmîn, ti-n-d-în tessened ; ismawen nesnet effâreq ken» j’ai couché chez telles
femmes, celles de là-bas (celles d’alors) que tu as sues; leurs noms je les cache (j’ai couché chez ces
femmes d’alors que tu sais; je ne veux pas dire leurs noms)

«mendam» : un tel | est employé quelquefois dans les sens de verge (membre viril d’homme) vagin
(de femme); «tamendam» : une telle | est employé quelque fois dans le sens d’anus | voir «haḍen»
«a-mendam» | pronom indéfini masculin singulier (sans féminin et sans pluriel) | telle chose; telle
chose qui; telle chose que || est toujours masculin singulier | est composé de «a» «ce qui; ce que» et
de l’adjectif «mendam» (tel) || quand «a-mendam» signifie «telle chose», il se place après le verbe
s’il est régime direct ou indirect, avant ou après lui ad lib. S’il est sujet.

Quand «a-mendam» signifie «telle chose qui ; telle chose que», il se place avant le verbe. Le verbe
se met au participe si «a-mendam» est sujet, à l’indicatif s’il est régime direct ou indirect

Exemples :

 «a-mendam iffâr daγ edrar» : telle chose est cachée dans la montagne

 «Biska il a-mendam daγ ulli» : Biska a telle chose dans les chèvres (B a tant en fait de
chèvres; B a tel nombre de chèvres)

 «esliγ i a-mendam full Dassin» : j’ai entendu à telle chose sur Dassin (j’ai entendu telle
chose sur Dassin)

 «esliγ i a-mendam iney Bêdé» : j’ai entendu parler de telle chose qu’a vue B. (j’ai entendu
telle chose qu’a vue B / j’ai entendu parler de telle chose qu’a vue B)

 «ennen i a-mendam s isla Dûa : a-di bahu» il m’ont dit telle chose que à a entendu D ; cela
mensonge (on m’a dit telle chose qu’a entendue D; cette chose est un mensonge (c’est-à-dire
on m’a dit que D. a entendu dire telle chose ; cette chose est un mensonge)

«mendam» adjectif invariable (m. et f. ; s et pl) || tel || «mendam» ne s’emploie que précédé du
pronom indéfini «a» (ce qui; ce que) (voir ci-dessus a-mendam) , ou d’un substantif.
Le substantif qui le précède peut être masculin ou féminin, singulier ou pluriel ; il peut designer
n’importe quoi, personnes, animaux ou choses.

Exemples

 «ales mendam igla» tel homme est parti

 «ekk tameṭ mendam» va chez telle femme

 «insa daγ ahen mendam» il a couché dans telle tente

 «usened-d tiklâtîn mendam» sont arrivées ici telles esclaves

 «usiγ ickân mendam» je suis arrivé à telles plantes

 «ensiγ dagg edrar mendam» j’ai couché sous telle montagne (j’ai couché au pied de telle
montagne)

Page 1225

«animir» pi. adv || encore (jusqu’à présent; de nouveau; davantage) ; pas encore || accompagnant une
affirmation exprimée ou sous entendue, signifie «pas encore»

«iddâr animir ? -animir» vit-il encore. -encore (il vit encore)

«iemmut ? -animir » est-il mort ? -pas encore (il n’est pas encore mort)

«terîn animir ? -animir » elle est encore malade ? -encore (elle est encore malade)

«kut tukered animir, é kay awteγ animir » si tu as vole encore (si tu voles encore), je te frapperai
encore
«lân éhéré , ġâmmyen t animir » ils ont du bien, ils le cherchent encore (ils ont de la fortune, ils
cherchent à en avoir encore davantage

«ekf i-d aq animir» donne-moi du lait encore (donne-moi encore du lait)

«egraweγ ûdi , rîq q animir» j’ai trouvé du beurre , je le veux encore (j’en veux encore)

«tegrawed ûdi ? – animir » as-tu trouvé du beurre ? -pas encore

«tennid âs ten ? -animir » les lui as-tu dits ? (le lui as-tu dit?) -pas encore.

Synonyme : «d’ar wa» et «d’ar wa-h» employé sans ce sens, et beaucoup plus usité qu’eux
Page 1233

«miγ» pi conj || ou, ou bien || miv est une conjonction alternative qui a toujours le sens «ou bien» ||

Exemples

 «amis wâ-reγ i nnek miγ i n Biska ?» ce chameau un qui de toi ou un qui de Biska ? (ce
chameau est il à toi ou à Biska ?)

 «ur essineγ Dûa igla miγ animiγ» je ne sais pas (si) Doua est parti ou pas encore

 «ed enseγ γur Bedé miγ γur Dûa» je coucherai chez B. ou chez D.

 «ed ekkeγ Tewat miγ Air» j’irai au Touat ou à l’Air

 «γiym miγ egel, awa terid» reste ou pars, ce que tu as voulu (reste ou pars, comme tu
voudras)

 «Dassin tegla miγ kala ?» Dassin est elle partie , ou non ?

 «tameṭ t-în Kûka miγ Hekku ?» cette femme-là (est-ce) K ou H ?

Assez souvent, on fait suivre les propositions interrogatives des mots «miγ kela ?» (ou non ?) ;
quelquefois on les fait suivre de «miγ» seul, le mot «kala» étant sous-entendu et le sens étant le
même que si «kala» était exprimé.

Exemples :

 «Biska igla , miγ kala ?» : B. est-il parti , ou non ?

 «Biska igla , miγ ?» B. est-il parti, ou (non) ? (même sens que le précèdent)

 «tessâned aw-în, miγ kala ?» sais-tu cela, ou non ?

 «tessâned aw-în, miγ?» sais-tu cela, ou (non) ? ? (même sens que le précèdent)

 «sâlled i, miγ kala ?» m’entends-tu , ou non ?

 «sâlled i, miγ ?» m’entends-tu , ou (non) ? ? (même sens que le précèdent) «tennid âs ten,
miγ kala» les lui as-tu dits, ou non ? «tennid âs ten, miγ » les lui as-tu dits, ou (non)?


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«n» pi. prep u | de | «n» est la préposition du génitif

Exemples :

 «takûba n Biska» l’épée de Biska

 «tiṭṭawin n Dassin» les yeux de Dassin

 «éγef n ûdad » la tête de mouflon

 «ekfiγ âs aγil n awa graweγ daγ éred» je lui donné la moitié de ce que j’ai trouvé de dans le
blé (je lui ai donné la moitié de ce que j’ai reçu en blé)

 «Kenan émeġġi n a iccâḍen» Kenan est un faiseur de ce qui étant mauvais (K est un homme
qui fait le mal)

«n» suivant un substantif, le pronom relatif «awa» (celui), ou un nom de nombre cardinal a
quelquefois le sens de «qui est» ; «qui sont». Le substantif qui précède «n» peut le précéder
immédiatement , ou avoir entre lui et «n» un pronom démonstratif ou un nom de nombre cardinal ||

Exemples :

 «âles ien n amenûkal ius-ed» Un homme de chef suprême est arrivé ici ( un homme qui est
un chef suppreme est arrivé ici)

 «tameṭ tâ-reγ n tenebbidelt eksâneq qet» Cette femme de bonne à rien , je la hais ( cette
femme qui est nue bonne à rien je ne l’aime pas )

 «ma iemûs ales wâ-reγ n anesbaγur ?» qu’est cet homme de riche (qui est cet homme qui
est riche ? quel est cet homme riche ?)

 « usen-d ḍiḍîn kerâdet n tleqqéwîn» sont arrivés ici 3 femmes de pauvres (sont arrivés ici 3
femmes qui sont des pauvres ; 3 femmes de pauvres sont arrivées ici) |

 «neyeγ senâtet n tnebbuya» J’ai vu deux de femmes qui ne sont aimées de personne; j’ai vu
deux femmes qui sont des femmes qui ne sont aimées de personne / j’ai vu 2 femmes qui
déplaisent à tout le monde)

 «usen-d kerâdet n tmejjâl» sont arrivés ici 3 jolies femmes (sont arrives ici 3 femmes qui
sont de jolies femmes/ 3 jolies femmes sont arrivées ici

 «wa n abâbah in ius-ed» celui de mon cousin germain est arrivé ici (celui qui est mon cousin
germain est arrivé ici, mon cousin germain est arrivé ici)

 «wi n âraben eglen» ceux d’arabes sont partis (ceux qui sont des arabes sont partis / les
arabes sont partis)
 «neyeγ Mimi ta n Adexxenon» j’ai vu M. celle de Adekhenon (j’ai vu M celles qui est
Adekhenon /j’ai vu M surnommée Adekhenon)

 «uksem wa n Aragus ig éhen» Ouksem celui d’A a fait tente (Ouksem celui qui est Aragous
s’est marié / Ouksem surnommé A, s’est marié)

 «Kenan n alhin !» K de mauvais esprit ! K qui est diable ! diable de K!)

 «ig âḍu n alhin» il a fait un vent de mauvais esprit (il a fait un vent qui est un diable; il a fait
un vent très violent)

 «Mimi n tamenhuk animir u tt tusi» M. de folle pas encore arrivée ici (M. qui est une folle
n’est pas encore arrivée ici : cette folle de M n’est pas encore arrivée ici)

 «Kûka teġâ tihûsay n tmenhâġ , n tmenhâġ» K. fait une beauté de folle , de folle (K a une
beauté qui est une folle, qui est une folle; K. est d’une beauté folle/ K. est d’une beauté
merveilleuse) | voir «à» : «wa» les sens de «wa-n»et de «a-n»

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«în» (hîn) || pi || là; là-bas || particule ajoutant au mot qu’elle accompagne l’idée d’éloignement,
d’abstraction, de sortie, de dépossession || «în» a quelque chose de la préposition latine «e, ex» ; il
s’exprime proprement l’éloignement, et par extension l’abstraction, la sortie , la dépossession. il est
opposé à «ed» (d, id, hid) qui exprime le rapprochement, la venue, l’entrée , l’adjonction,
l’acquisition, avec quelque chose du sens de la préposition latine «ad» || «în» ne s’emploie pas seul et
ne se joint pas à tous les mots . D’une part, il s’emploie joint aux verbes, aux pronoms affixes régime
direct ou indirect des verbes, aux substantifs; il ne se joint pas à d’autres mots. D’autre part, il entre
dans la composition de certains prénoms et certaines particules || în (hîn) peut se joindre à tous les
substantifs; joint à eux, il est une expression démonstrative exprimant l’éloignement absolu dans
l’espace et dans le temps. Il ne peut pas avoir la forme «în» qu’après les noms terminés par une
consonne; il peut avoir la forme «hîn» après tous les noms; après les substantifs, «hîn» est beaucoup
plus usité et plus élégant que «în», qui s’emploi rarement joint aux noms.

 «âles-hîn» cet homme là-bas / cet homme qui est là-bas

 «amis ennek hîn» ton chameau là-bas / ton chameau qui est là-bas

 «tamet-hîn ennek» ta femme là-bas / ta femme qui est là-bas

 «acek-hîn meqqren» cet arbre là-bas ayant été grand (ce grand arbre qui est là-bas)

 «adrar meqqren hîn» cette montagne ayant été grande là-bas (cette grande montagne qui est
là-bas )

«în» entre dans la composition des pronom «w-în», «aw-în», «w-în-deγ», «aw-în-deγ», qui
expriment l’éloignement absolue dans l’espace et dans le temps ; voir les pronoms à : «wa»

«în» peut se joindre à tous les verbes dont le sens est susceptible de recevoir l’adjonction d’une idée
d’éloignement, d’abstraction, de sortie, de dépossession. Quand il est joint à un pronom affixe régime
direct ou indirect d’un verbe, c’est le sens des verbes et non celui du pronom qu’il modifie. Joint à un
verbe, il se place, selon les cas, immédiatement après celui, immédiatement avant lui, ou avant lui et
séparé de lui par la particule «é» du futur. Joint à un pronom affixe, il se place toujours
immédiatement après lui . joint à un verbe ou à un pronom affixe régime direct ou indirect de celui-ci,
il peut quelquefois se traduire par «là; là-bas» mais non toujours; quelquefois, il peut se traduire par
un membre de phrase; quelquefois , il modifie le sens du verbe sans pouvoir se traduire séparément ;
il ajoute au verbe l’idée d’éloignement , d’abstraction, de sortie, de dépossession || voir l’emploi de
«în» avec les verbes à «d» (id, hid) || illâ-hîn : voir «ell» || «ahel-în sel tufat, ahen-d-în sel enḍ
ahel» . Voir «ahel»«hîn-deγ » pi.adv |là; là-bas|exprime l’éloignement absolue | il est composé de
«în» (hîn) (là; là-bas) | exprime l’éloignement absolue, et de «deγ» syllabe sans signification précise
exprimant la proximité et l’éloignement modérés |

«hîn-deγ» ne s’emploi pas seul . Il s’emploi exclusivement joint aux substantifs. Il ne se joint ni aux
pronoms, ni aux particules || «hîn-deγ» peut se joindre à tous les substantifs. ; joint à eux, il est une
expression démonstrative exprimant l’éloignement absolu dans l’espace ou le temps . Il est synonyme
de «în» (hîn) joint aux substantifs et s’emploie exactement comme lui; mais il est moins usité que lui
(voir ci-dessus în (hîn))
d-în || voir «d»
d-în-deγ || voir «d»
di-n-d-în || voir «di»
di-hîn || voir «di»
di-hîn-deγ || voir «di»
d-în || voir «es»
s-în-deγ || voir «es»

Page 1287

sé-n-d-în || voir «es»


sé-n-d-în-deγ || voir «es»
sé-hîn || voir «es»
sé-hîn-deγ || voir «es»
ana || voir «iwi»
anet || voir «iwi»
ini || voir «eni»
ena || voir «enag»
TOME IV

Page 1559

«éré» pronom indéfini ; ms || quiconque ; celui ( quel qu’il soit) , qui, celui (quel qu’il soit) que ||
est toujours ms , n’a ni féminin ni pluriel; les mots qui s’accordent avec lui se mettent au ms | ne se
dit que des personnes. Se dit indistinctement des hommes et des femmes || ne s’emploie
qu’accompagner d’un verbe, dont il peut être régime direct ou indirect. Lorsqu’il est régime indirect,
il est accompagné d’une préposition telle que «à» , «chez», «sur», «avant», etc. || les verbes dont
«éré» et sujet se placent après lui et se mettent au participe; ceux dont «éré» est régime direct ou
indirect se placent après lui et se mettent à l’indicatif . Quand «éré» est régime direct ou indirect d’un
verbe et accompagné d’une préposition, celle-ci se place après lui

Exemples

 «éré hi iren , rîq q» celui (quel qu’il soit) qui m’ayant aimé, je l’aime (quiconque m’aime je
l’aime_

 «éré iẓẓâlem éd iksen ibbekkâḍen» quiconque étant droit haïra les péchés (quiconque est
juste hait les péchés)

 «éré tehâ tulluq , rîn t eddûnet» celui (quel qu’il soit) que est dans la bonté, l’aiment les
gens (celui dans lequel est la bonté, les gens l’aiment; quiconque est bon les gens l’aiment)

 «éré neieγ iulâγ , iġrâẓ î » celui (quel qu’il soit ) que j’ai vu il est bon, me plait (quiconque
je vois bon me plait)

 «ûhûḍ , ei ê» celui (quel qu’il soit) que dans tu as vu la méchanceté, laisse-le (celui dans
lequel tu vois de la méchanceté, laisse-le; quiconque tu vois méchant , laisse-le de coté)

 «éré γur neieγ haret in , é tt ermeseγ» celui (quel qu’il soit) que chez j’ai vu ma chose , je la
saisirai (celui chez lequel j’aurai vu mon bien, je prendrai mon bien; quiconque chez lequel je
verrai mon bien , je le lui prendrai )

 «ur teflised éré ur en ilé taitté» n’aie pas foi en celui (quel qu’il soit) qui n’ayant pas
d’intelligence ( n’aie pas confiance en quiconque est inintelligent)

 «ur telkimed i éré u ren iẓẓil» ne suis pas celui (quel qu’il soit) qui n’étant pas droit (ne suis
pas de sentiments ni de conduite quiconque n’est pas droit moralement )
 «éré» suivi d’un verbe au participe présent signifie quelque fois «heureux celui qui …» (le
verbe qui suit étant au conditionnel)

 «éré iéwâien Hekku» (heureux celui qui épouserait H !) | «éré ilân» : voir el
Page 1559

«ar» pi prép || jusqu’à ; jusque || ne peut avoir pour régime ni les pronoms personnels sujets (isolés),
ni les pronoms personnels affixes régimes des particules; ne peut accompagner les verbes et n’a pas le
sens «jusqu’à ce que». Ne peut avoir pour sujet que des substantifs, des pronoms relatifs, des
pronoms interrogatifs, des pronoms interrogatifs, ou certaines particules

Exemples :

 «ekk ar éhen in » va jusqu’à ma tente

 «ur néieγ Kuka ar ahel wâ-reγ» je n’ai pas vu K jusqu’à aujourd’hui

 «ẓeider ar tufat» patiente jusqu’à demain

 «éd ieqqaim d-î-reγ ar taġrest» il restera ici jusqu’à l’hiver

 «eġmi isalân γur âles wa-h; kud u ten teġréwed, ekk ar w-în» cherche des nouvelles de
chez cet homme-ci ; si tu ne les trouves pas, va jusqu’à celui-là (cherche des nouvelles chez
 Cet homme-ci; si tu n’en trouves pas, va jusqu’à chez lui)

 «awi ûdi ar d-î-reγ» apporte le beurre jusqu’ici

 «awi kaya ar γur ecek w-în» apporte les bagages jusqu’à auprès de cet arbre là

 «ekk ar dagg edrar w-în, ét teġruwed ihanân »va jusqu’à sous cette montagne-là , tu
trouveras les tentes

 «enγen ar tiḍiḍîn , ar ibarâḍen» il ont tué jusqu’aux femmes, jusqu’aux enfants

 «ul liγ haret , ar âman u ten liγ , ar êred u t liγ» je n’ai pas chose, jusqu’à de l’eau je ne l’ai
pas jusqu’à blé je ne l’ai pas (je n’ai rien, pas même de l’eau , pas même du blé)

 «ẓeider are mmi ? ar ahel în sel tufat» patiente jusqu’à quand ? jusqu’à après demain

 «ġewei Tamenγast ar mani ? ar denneġ edrar u-în» remonte Tamanrasset (remonte la


vallée de Tamanrasset) jusqu’ouu ? jusqu’au-dessus de cette montagne-là/jusqu’en amont de
cette montagne-là. (jusqu’en amont de cette montagne là)

 «iṭṭes wa-n tufa tar tadeggat» il a dormi depuis le matin jusqu’à l’après-midi (il a dormi
depuis le matin jusqu’au soir)

 «ius-ed ar γur i» il est arrivé jusque chez moi (ou : il est arrivé jusqu’auprès de moi ; il est
arrivé jusqu’à moi)

 «ekka ar γur senet» va jusqu’à chez elles (ou : va jusqu’auprès d’elles / va jusqu’à elles)
 «ar ahel ien» jusqu’à un jour (à un autre jour)

 «ar tufat» jusqu’à demain (à demain)

 «are émir ien» jusqu’à un moment (à un autre moment)

«ar essaret» jusqu’à une heure (à une autre heure) ; formules d’adieu signifiant «au revoir» | en
parlant de distances ou de temps, «ar» s’emploi quelques fois dans des cas où , en français , on
n’emploi aucune préposition et où on donne les substantifs qui , est régime de «ar» dépend .

Exemple :

«sikel ar keraḍ haḍan, hâneγ tesenkered aw âdem» voyage jusqu’à 3 nuits, envoie-nous une
personne (voyage 3 jours, et ensuite envoie-nous quelqu’un)

«éd eqqaimin d-î-reγ ar okkoẓ haḍân » ils resterons ici jusqu’à 4 jours (ils resterons ici 4 jours)

En parlant de temps, «ar» s’emploie quelques fois dans des cas où, en français, on se sert de «dans ;
à»

Exemples

 «ar senâtet tlil éd igel » jusqu’à 2 mois il partira (dans 2 mois il partira)

 «éhen nît, emmi ? ar kerâḍet tlil » sa tente quand ? ( son mariage, quand aura-t-il lieu ?)
jusqu’à 3 mois (dans 3 mois)

 «alek in , emmi ? ar êred » mon salaire , quand ? (mon salaire quand me sera-t-il donné ?) –
jusqu’à blé (au blé ; au moment de la récolte du blé)

 «iselsa hin , emmi ? ar teġrest » mes vêtements, quand (me seront ils donnés) ? jusqu’à
l’hiver (à l’hiver; au moment de l’hiver )

 «ar essin haḍân é kai ekfeγ êred » jusqu’à 2 nuits je te donnerai du blé ( dans deux jours je
te donnerai du blé)

 «awetay ar awetay » une année jusqu’à une année / d’année en année (chaque année)

 «tiusé awétay ar awétay» la redevance annuelle fixe politique d’année en année l’impôt se
paie d’année en année; l’impôt se paie chaque année

 «Biska ihâkk u kerteba awétay ar awétay» B me donne un pantalon d’année en année


(chaque année)

 «awétay ar awétay tâkkeγ Tawat» d’année en année je vais au Tawat (chaque année je vais
au Touat)
«ar wa» jusqu’à celui-ci; jusqu’à celui-là et «ar wa h « même sens que le précèdent sont synonymes
et signifient «encore» (jusqu’à présent; de nouveau ; davantage); «pas encore»; accompagnant une
affirmation exprimée ou sous-entendu. ils signifient «encore»; accompagnant une négation exprimée
ou sous entendue, ils signifient «pas encore»
«ar wa » et «ar wa h» employés dans ce sens sont synonymes de «animir» et beaucoup moins usité
que lui

Exemples :

 «iddâr ar wa ?» vit-il encore ? encore (il vit encore)

 «iemmut ? ar wa h » est-il mort ? pas encore (il n’est pas encore mort)

 «ekf idd aq ar wa » donne-moi du lait encore (donne-moi encore du lait)

 «eġreweγ ûdi rîq q ar wa-h» j’ai trouvé du beurre, je le veux encore (j’en veux encore)

 «ar éwa d» jusqu’au moment que dans (jusqu’au moment dans lequel) signifie «jusqu’à ce
que» .

Dans ce sens «ar éwa d» est synonyme de «a d « et beaucoup moins usité que lui .
«Biska ieqqim ar éwa d igla kenân» B est resté jusqu’à ce qu’à ce qu’arriveront ici des nouvelles
(reste jusqu’à ce que des nouvelles arrivent) voir «d» /»ed»

Page 1561

«ar» pi prép || si ce n’est ; excepté || peut avoir pour régime un substantif, un pronom personnel sujet
(isolé) , un pronom relatif, un pronom indéfini, un nom de nombre cardinal, certaines particules ; peut
accompagner un verbe . Ne peut pas avoir pour régime un pronom personnel affixe; quand il a pour
régime un pronom personnel «moi, toi, lui, etc,» celui-ci est exprimé par le pronom personnel isolé
«nek, kai, kem, enta, etc» ; non par un pronom affixe régime des particules

Exemples

 «ur neieγ u lien ar Biska» je n’i vu aucun si ce n’est B (je n’ai vu personne excepté B )

 «ul li γar iet takûba» je n’ai si ce n’est une épée ( je n’ai qu’une seule épée)

 «ur riγ âman ar anḍerren» je ne veux d’eau si ce n’est un peu (je ne veux qu’un peu d’eau)

 «u hâs tekfid ar anḍerren daγ êred» ne lui donne si ce n’est un peu de dans le blé ( ne lui
donne qu’un peu de blé)

 «ur neieγ ûdaden ar daγ âhaggar» je n’ai vu de mouflons si ce n’est dans l’Ahaggar ( je
n’ai vu de mouflons que dans l’Ahaggar)
 «u tt ill amekci ar dagg edrar u-în» ne l’est pas de la nourriture si ce n’est sous cette
montagne là ( il n’y a de nourriture (pâturage pour le bétail) que sous cette montagne-là.

 «u tt ellin âman ar d-î-reγ» ne l’est pas de l’eau si ce n’est ici (il n y a d’eau qu’ici)

 «u iuḍé ar nek» il n’est tombé si ce n’est moi (il n’est tombé que moi)

 «ur uiiγ ar enta» je n’ai laissé si ce n’est lui ( je n’ai laissé que lui)

 «ur eglin ar wi-h» ne sont partis si ce n’est ceux-là ( ne sont partis que ceux-là; ceux-là seuls
sont partis)

 «ur eġréweγ ar wâ-reγ» je n’est trouvé si ce n’est celui-ci (je n’ai trouvé que celui-ci)

«u tt ill ar » ne l’est pas si ce n’est (il n’y a que) à || ell || «ul ar» voir || ula|| syn de sel (asel selid
aselid) employé dans le sens si ce n’est /excepté, et beaucoup plus usité que lui .
diffère de sel en ce que «sel» a d’autres sens que n’a pas «ar «
On peut toujours remplacer «ar» par sel mais non réciproquement

Page 1765

«γur» pi prép | chez ; auprès de ; de chez ; d’auprès de | peut avoir pour régime des personnes, des
animaux, ou des choses | par extension « de la part de ; à partir de « | dans le sens de «de la part de « ,
ne peut avoir pour régime que des personnes | dans le sens de « à partir de « , peut avoir pour régime
des personnes, des animaux , des choses , des lieux , des jours, des mois, des années, des temps
quelconques || dans les sens de «de chez; d’auprès de ; de la part de ; à partir de « , peut quelques fois
se traduire par «de» || exemples

 «neieγ Biska γur Dassin» j’ai vu B chez D

 «ensiγ γur ulli » j’ai couché auprès des chèvres

 «ioia takûba nnît γur kaya» il a laissé son épée auprès des bagages

 «iewei êred γur eγrem es hanân» il a apporté du blé à partir du village dans les tentes (il a
apporté du blé depuis le village jusqu’aux tentes ; il a apporté du blé du village aux tentes)

 «γur tufat awi âs aq ak ahel» à partir de demain apporte-lui du lait chaque jour

Par extension «dans tel ou tel temps

 «egel γur keraḍ haḍân» pars dans 3 nuits (pars dans 3 jours)

 «γur ehel wâ-reγ , eglet γur meraw haḍân» à partir de ce jour-ci, partez dans dix nuit ( en
comptant à partir d’aujourd’hui , partez dans dix jours)
Par extension «dans les environs de, à peu près, environ)

 «êred wâ-reγ , atuġ ennit γur ametγâl » Ce blé , son prix (est) dans les environs de 2 francs
et 50 sous

 «ed ieqqaim γur i γur okkoẓ haḍân» il restera chez moi dans les environs de 4 nuits (il
restera chez moi environ 4 jours) || voir «s» (es, se)

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«γâs» pi adv | seulement (uniquement) || quand «γas» a pour regime personnel «moi, toi, etc.», il se
construit non pas avec le pronom affixe régime des particules , mais avec les pronoms affixes
dépendant des noms «in, ennem, ennek,ennît, etc.»

 «egliγ γâs in» je suis parti seulement moi / je suis parti moi seul/ je suis parti seul.

 «γaim γâs ennem» reste seulement toi / reste toi seule/reste seule

 «usen-d γâs nesen » ils sont arrivés seulement eux / ils sont arrivés eux seuls / ils sont
arrivés seuls

 «ius-ed enta γâs» il est venu lui seulement / il est venu lui seul / il est venu seul

 «ekf i dd aq γâs» donne moi du lait seulement ( ne me donne que du lait)

 «ur riγ ar Kuku γâs» je n’aime si ce n’est K seulement / je n’aime que K seule

 «ur ksuḍeγ ar Mess îneγ γâs» je ne crains si ce n’est dieu seulement / je ne crains que Dieu
seul

 «ermes amis ien γâs» saisis un chameau seulement / prends un seul chameau.

 «ieqqim essin haḍân γâs» il est resté 2 nuits seulement / il n’est resté que deux nuits

 «inn i awâ-reγ γâs» il m’a dit ceci seulement / il ne m’a dit que ceci

 «ur ir ar êḍes γâs» il ne veut si ce n’est le sommeil seulement ) il ne veut que dormir

 «ul liγ ar âman γâs » je n’ai si ce n’est de l’eau seulement ( je n’ai que de l’eau)

 «neieγ senât ulli γâs» j’ai vu 2 chèvres seulement / je n’ai vu que deux chèvres

«γâs» est le mot habituellement employé pour rendre les expression «seul», «tout seul», «moi seul, toi
seul, etc «, «moi tout seul, toi tout seul, etc» , soit qu’elles signifient «sans compagnon», soit qu’elles
signifient «l’unique personne, l’unique chose» quand «seul» signifie «sans compagnon» , les
expressions «seul», «tout seul», «moi tout seul», se rendent ad lib par «γâs» suivi des pronoms affixes
dépendants noms, ou par les pronoms personnels isolés suivis de «γâs» suivi lui-même des pronoms
affixes dépendants des noms .
«γâs in» signifie «seulement moi / moi seul, moi tout seul»
«nek γâs in» signifie «moi seulement moi» «moi seul, moi tout seul»

Les deux expressions on le même sens mais la deuxième est plus fortement déterminée que la
première . Toutes deux peuvent s’employer en toutes circonstances , que «moi seul» soit en
opposition à des noms ou des pronoms , et que ceux-ci soient sujets, régime direct ou indirect

Exemples

1. «ieqqim γâs ennît» il est resté seulement lui / il est resté seul

2. «ieqqim enta γâs ennît » il est resté lui seulement lui ( même sens que le précèdent)

3. «usiq qet γâs ennît» je suis arrivé à elle seulement elle (je l’ai trouvée seule)

4. «usiq qet γâs enta ennît» je suis arrivé à elle elle seulement elle (même sens que le précèdent
)

5. «ekfiq qawen awâ-reγ γâs nawen» je vous ai donné ceci seulement vous ( je vous ai donné
ceci à vous seuls / et non à d’autres)

6. «ekfiq qawen awâ-reγ egganiḍ γâs nawen» je vous ai donné ceci vous seulement vous
(même sens que le précèdent)

7. «enniγ âkmet awâ-reγ γâs nekmet» je vous ai dit ceci seulement vous (je vous ai dit ceci à
vous seules / et non à d’autres)

8. «enniγ âkmet awâ-reγ eggemetiḍ γâs nekmet» je vous ai dit ceci vous seulement vous
( même sens que le précèdent)

Les ex 5,6,7,8 sont tels que bien que «seul» y signifie «sans compagnon» , leur sens est le même que
si «seul» y signifiait «l’unique personne , l’unique chose» pour donner à l’exemple 5 le sens «je vous
ai donné ceci lorsque vous étiez seuls» , il faudrait employer une autre tournure et dire

«ekfiq qawen awâ-reγ a s temusem γâs nawen» je vous ai donné ceci ce que dans vous avez été
seulement vous ( je vous ai donné ceci lorsque vous étiez seuls)

Lorsque «seul» signifie l’unique personne, l’unique personne , l’unique chose, les expressions seul ,
tout seul se traduisent par «γâs» placé immédiatement après le nom auquel se rapporte seul ; les
expressions «moi seul, moi tout seul» se traduisent par le pronom personnels sujets isolés suivis de
«γâs».

Les noms qui sont suivis de «γâs» peuvent être régime direct et régime indirect mais non sujet ;
quand, d’après le sens de la phrase , ils devraient être sujet on place après «γâs» en opposition au nom
, le pronom indéfini «a» (ce qui) (indéterminé) qu’on fait suivre du verbe au participe; quand ils sont
régime direct ou indirect , le verbe se place avant eux et se met à l’indicatif . Les pronoms personnels
sujets suivis de «γâs» peuvent suivre les particules qui se construisent avec le pronom personnel sujet
, telles que «ar» (si ce n’est , excepté) , sel (si ce n’est excepté) , «hund» «comme»

Exemples

 «tameṭṭ in γâs a iglen» ma femme seulement ce qui étant parti ( c’est ma femme seule qui est
partie)

 «iewi ûdi γâs» il apporte du beurre seulement ( il a apporté du beurre seul, il n’a apporté que
du beurre)

 «éd enneγ awa-h i Fendu γâs» je dirai cela à F seulement ( je dirai cela à F seule)
 «ur neieγ γur sen ar Biska γâs» je n’ai vu chez eux si ce n’est B seulement ( je n’ai vu chez
eux que B seul)

 «nekkaniḍ γâs a ineien Kuka » nous seulement ce qui ayant vu K ( c’est nous seuls qui
avons vu K)

 «ekfiq qawen awâ-reγ egganiḍ γâs» je vous ai donné ceci vous seulement ( je vous ai donné
ceci à vous seuls (et non à d’autres))

 «enniγ âkmet awâ-reγ eggemetiḍ γâs» je vous ai dit ceci vous seulement ( je vous ai dit ceci
à vous seules (et non à d’autres))

 «ekf eddûnet emdân ; ar enta γâs , ei ê» donne aux gens ils sont complets; excepté lui seul,
laisse-le (donne à tout le monde ; excepté lui seul , laisse-le (sans rien lui donner) ; donne à
tous excepté à lui seul ))

«γâs» s’emploi quelques fois après un verbe ayant le sens de l’impératif , dans le sens de «soit !» ( je
le veux bien; j’y consens) , pour exprimer l’assentiment , ou bien dans le sens de «tu verras !» ( tu
verras ce qui t’arrivera ; tu verras que tu auras à t’en repentir)pour exprimer une menace ou prédire un
insuccès ou un dommage

«Kenan d Biska rân id ekkin Tawat ekkinît tet γâs» K et B veulent ils iront au Touat (K et B
veulent aller au T) – qu’ils aillent à lui seulement ( qu’ils y aillent , soit ! ils n’ont qu’à y aller)

«rîγ ed erġemeγ Fendu – kala , u t terġimed – e tt erġemeγ – erġem t γâs» je veux faire une
épigramme contre F (je veux faire une épigramme contre F) – non ne fait pas d’épigramme contre lui.
– je ferai une épigramme contre lui. – fais une épigramme contre lui seulement (fait une épigramme
contre lui , tu verras ce qui t’arriveras )

«γâs» s’emploi quelques fois, suivant immédiatement un pronom personnel sujet à n’import quelle
personne du singulier ou du pluriel, dans un sens purement explicatif, sans que sa présence n’ajoute
rien à la signification de la phrase. Cet emploi de «γâs» , bien que correct, est inélégant puisqu’il est
une longueur inutile ; il est très rare en prose et n’a naguère lieu qu’en poésie
«amidi hin igla kem γâs» mon compagnon est parti, O toi seulement ! mon compagnon est parti,
femme)

«nekcît , nekkaniḍ γâs » mangeons, nous seulement (mangeons , nous !)


«abaraḍ , ma iga ? iṭṭâs kai γâs » le petit garçon , qu’a-t-il fait ? (le petit garçon, que fait-il ?) il
dort , Ô toi ! il dort, homme

«end ahel eiiueneγ taḍeẓẓa , kemγ γâs» hier , je mme suis rassasiée de rire, toi seulement ( hier j’ai
ri à satiété , O toi ! hier j’ai ri à satiété , femme))

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«s» pi prép || à , pour, vers, dans , chez , auprès , à (dans; auprès de ); de vers , de dans, de chez,
d’auprès de , de (de dans ; d’auprès de ); par, au moyen de , avec (au moyen de) || «i» et «s» à ; pour
sont les deux prépositions du datif . Quand le substantif ou le pronom ou le datif sont après la
préposition, celle- ci est toujours «i» ; quand ils sont avant la préposition, celle-ci est toujours «s»
voir des exemples : à «i» (à; pour)

Les prépositions «i» et «s» du datif signifient «à» dans le sens


de «pour» , non dans le sens de «de, de chez, d’auprès de », sauf les cas dans lesquels le sens général
indique avec évidence le contraire voir des exemples «a» «i» ( à , pour) || dans le sens de «vers, chez,
auprès de , à (dans, auprès de ) , «s» s’accompagne souvent des substantifs ou des pronoms exprimant
des personnes , des animaux , ou des lieux auxquels on va; il peut souvent se traduire par «à» (dans ,
auprès de ). Dans ces mêmes sens, il accompagne des mots signifiant des heures du jour ou de la nuit,
par exemple «lever du soleil», «matin», «milieu du jour», «après-midi», «coucher du soleil», «lever
de la lune» etc.

Il se traduit habituellement par «à (dans)». il accompagne souvent les mots jour et nuit ; il peut se
traduire par «de jour, dans le jour» «de nuit, dans la nuit».

Il accompagne parfois des noms de lieux ou de temps, avec lesquels il peut se rendre par «n» (dans)
quelques fois ,il peut se remplacer par «berin» vers , «daγ» (dans) «γur» (chez, auprès de) , mais non
toujours ; il n’est pas synonyme de ces mots; ils s’emploient dans des cas ou on n’emploie pas «s», et
réciproquement ; «s» , dans ces sens , signifie habituellement «à (dans , auprès de ), c’est-à-dire qu’il
a un sens plus précis que «vers» et que «auprès de « , et moins précis que «dans « et que «chez»

 «awi ûdi wâ-reγ s Fendu » apporte ce beurre vers F (apporte ce beurre à F)

 «elwi tiγsi tâ-reγ s ulli» conduis cette chevre vers les chèvres ( conduis cette chevre vers le
troupeau de chèvres )

 «ekteb têrewt s Tamanγaset » écris une lettre vers T (écris une lettre vers à T)

 «ius ed es tufat , igla s tadeggat» il est arrivé dans le matin , il est parti dans l’après-midi (il
est arrivé dans le matin , il est parti l’après-midi)
 «Kenan ius-ed s ahel, Biska ius-ed s éhaḍ» K est arrivé dans le jour , B est arrivé dans la
nuit (K est arrivé de jour , B est arrivé de nuit; K est arrivé le jour, B la nuit)

 «ius-ed es tagrest , igla d awîlen» il est arrivé dans l’hiver , il est parti dans l’été ( il est
arrivé en hiver, il est parti en été ; il est arrivé l’hiver, il est parti l’été)

 «irn ê s azzal» il le vainc dans la course (il le vainc à la course; il est plus rapide à la course
que lui)

Dans le sens de vers, de dans, de chez, d’auprès de , de (dedans, d’auprès de, «s» peut avoir pour
régime une personne, un animal ou une chose ; il est très rarement employé dans ces sens , excepté
quand il accompagne des régimes indirects du verbe «eġmi» (chercher), du verbe «etter» (demander
(de dieu) dans la prière) , ou de quelques autres verbes analogues.

 «eġmi ûdi s Hekku» cherche du beurre de chez H (demande du beurre à H)

 «eġmi amis es Biska, es têrewt » cherche un chameau de chez B, par lettre (demande un
chameau à B, par lettre)

 «eġmi ax s ulli» cherche du lait d’aupres des chèvres

 «eġmi téiné s Tawat» cheche des dattes de dans le Touat (cherche des dattes au T)

Dans le sens par, au moyen de , avec (au moyen de ), «s» peut avoir pour régime une personne, un
animal ou une chose , qui sont , la cause, l’instrument, le moyen , la matière, etc. d’un fait d’un acte,
d’une chose, etc.

Dans les sens au moyen de, avec , «s» est quelques fois mais non toujours synonyme de «daγ»

 «eġmi awâ-reγ γur Bede s Hakku » cherche ceci de B par H (demande ceci à B par le
moyen de H)

 «ezzinheγ êred s emis » j’ai acheté du blé au moyen d’un chameau ( au prix d’un chameau,
en donnant en paiement un chameau)

 «akal iccâḍ es menna » le pays est laid par la sècheresse ( le pays est lait par suite de la
sècheresse.

 «iwet u s takûba» il m’a frappé au moyen d’un épée (il m’a frappé avec une épée)

 «eẓmi s stenfus wâ-reγ» couds au moyen de cette aiguille-ci (couds avec cette aiguille-ci)

 «akus wa-h iknâ s aseγir , wa-h iknâ s dâroγ, wa-h iknâ s talaq» ce vase à boire est fait
avec du bois, celui-là est fait avec du laiton , celui-là est fait avec de l’argile.

 «et teġruwed témsé s bekkâḍen nek» tu trouveras le feu au moyen de tes pêchés ( tu
recevras l’enfer comme prix de tes péchés )
«mani s» voir mi mani || « a s» «ce que dans (ce dans quoi) signifie par extension «que, lorsque, des
que « . Quand «a s» signifie «que» , il s’emploi comme «innîn» (que)

Dans son sens propre ; voir l’emploi de «a s» (que) à , «innîn» .

Quand «a s» signifie «lorsque», il est synonyme de «a d» (ce que dans) et de «éwa d » (le lieu que
dans; le moment que dans ) employée dans le sens de lorsque

Exemple

 «ur essineγ a s igla» je n’ai pas vu ce que dans il est parti (je n’ai pas su qu’il fut parti )

 «ab a s emûsen haret » il n’y a plus de ce que dans ils sont chose (ils ne sont plus rien)

 «ab a s lân haret » il n’y a plus de ce que dans ils ont chose (ils n’ont plus rien)

 «a s igla iéwi takûba hin» ce que dans il est parti, il a apporté mon épée (quand il est parti , il
a emporté mon épée)

 « a s t neieγ ekkiq q» ce que dans je l’ai vu je suis allé à lui (dés que je l’ai vu je suis allé à
lui)

«s» «vers, dans, à (dans, auprès de)» s’emploie quelque fois en sous-entendant devant lui un verbe
signifiant «jeter, faire aller, forcer, d’aller, pousser, pousser de force)
le régime de «s» étant une personne, un animal, une chose , un acte.

«laẓ irẓ âneγ es tikra» la faim nous a cassé dans le vol (la faim nous a fait éprouver un grave
dommage et nous a jetés dans le vol; la faim nous a brisés et nous a jetés dans le vol.

«menna terẓa Biska daγ Ahaggar s Air» la sécheresse a case B dans l’Ah à l’Air ( la sécheresse a
fait éprouver un grave dommage à B dans l’Ah et l’a forcé d’aller dans l’air ; la sècheresse a brisé B
dans l’Ah et l’a jeté dans l’Air)

«s» (vers, dans, à (dans , auprès de) s’emploie quelques fois suivi de certaines particules comme
«dât , ḍeffer, enġûm , kela d,etc.» ; dans ces cas , il peut habituellement se traduire par «en» ou
«par».

Souvent, quand il est employé ainsi, on peut ad lib le mettre ou ne pas le mettre ; quand il peut
indifferemment se mettre ou non, sa presence constitue une longueur inutile et inélégance, et il est
préférable de ne pas le mettre

 «es dât» par devant ; en avant ; par avant (avant cela , auparavant)

 «es ḍeffer» en arriere ; par derriere ;par apres (apre cela , ensuite)
 «es kela d » par anterieurement (auparavant)

 «s enġûm» par auparavant (auparavant)

 «ekk ulli , eken taġella s dât» va aux chevres , fais du pain par avant (auparavant)

 «ur teqqimed es dât , eqqel es ḍeffer » ne reste pas en avant , retourne en arriere .

 «ekk ḍassin ; es ḍeffer tekked Kuka» va chez D; par apres va chez K (ensuite va chez K)

 «s enġûm lîγ imnâs , dimardeγ ab a s ten lîγ» par auparavant j’ai des chameaux, maintenant
il n’y a plus de ce que dans je l’ai ( auparavant j’avais des chameaux, maintenant je n’en ai
plus)

 «enġûm lîγ imnâs, dimardeγ ur ten liγ» auparavant j’ai des chameaux, maintenant je n’en ai
pas (même sens que le précèdent ; plus élégant que le précèdent)

 «es kela d lîγ tameṭ tulâγet ; dimardeγ ul liγ ar ti teccâḍet » par antérieurement j’ai une
femme étant bonne; maintenant je n’ai si ce n’est une qui étant mauvaise ( auparavant j’avais
une bonne femme; maintenant je n’en ai qu’une mauvaise)

 «kela d lîγ tameṭ tulâγet ; dimardeγ ul liγ ar ti teccâḍet» anterieurement j’ai une femme
étant bonne; maintenant je n’au su ce n’est une qui étant mauvaise. (même sens que le
précèdent ; plus élégant que le précèdent) | voir «ser»

«s-ei-deγ» pi adv | vers là ; de vers là || exprime l’éloignement modéré dans l’espace || est composé de
«s» vers et de «ei» syllabe sans signification entrant dans la composition de certains pronoms et de
certaines particules sans rien ajouter à leur sens, «deγ» syllabe sans signification précise exprimant la
proximité ou l’éloignement modérés || peut habituellement se traduire par «là ; de là» ||

 «γaim s-ei-deγ» reste vers là

 «iewi êt s-ei-deγ» il est allé vers là

 «eqqel s-ei-deγ» retourne vers là

 «illâ s-ei-deγ» il est allé vers là

 «illâ s-ei-deγ tekkîd » il est vers là (où) tu vas

 «Kuka teh âsekrem; eġreweγ ûdi s-ei-deγ» K est dans A; j’ai trouvé du beurre vers là (ou :
de vers là) / j’ai recu du beurre là (en y allant); ou : j’ai recu du beurre de là ( qu’on m’a
apporté de là)

 «âles en s-ei-deγ a ten innen» un homme de vers là ce qui les ayant dits (c’est un homme de
là qui l’a dit)
«s-în» pi adv || vers là; vers là-bas; de vers là ; de vers là-bas || exprime l’éloignement absolu dans
l’espace || est composé de «s» (vers) , et «în» (là-bas, là)

 «γaim s-în » reste vers là-bas

 «eqqel s-în» retourne vers là-bas

 «ikka s-în» il est allé vers là-bas

 «usen-d midden ed felnîn Tit ; éweien i-d têrewt s-în» sont arrivés ici des hommes ayant
quitté T, ils m’ont apporté une lettre de là-bas)

 «âles en s-în a ten innen» un homme de vers là-bas ce qui les ayant dits (c’est un homme de
là-bas qui l’a dit)

«s-în-deγ» pi adv || même sens que le précédant || est composé de «s» (vers) , «în» (là; là-bas), «deγ»
syllabe sans signification précise exprimant la proximité ou l’éloignement modérés

«s-î-reγ» pi adv || vers ici; de vers ici || exprime la proximité absolue dans l’espace || est composé de
«s» vers et de «î» contraction de «ei» syllabe sans signification entrant dans la composition de
certains pronoms et de certaines particules sans rien ajouter à leur sens , «reγ» syllabe sans
signification précise exprimant la proximité absolue || peut souvent se traduire par «ici», «d’ici»

«γaim s-î-reγ» assieds-toi vers ici

«eqqel s-î-reγ» retourne vers ici (reviens ici)

«éw s-î-reγ» viens vers ici (viens ici)

«Fendu il Air ; hik é tt asin salân s-î-reγ » F est dans l’Air ; vite lui arriveront des nouvelles de
vers ici (Bientôt lui arriveront des nouvelles d’ici)

Page 1851

«ser» preposition | du coté de par extension «vers», «auprès de « ; à ( dans , auprès de ) , au moyen de
; avec . Dans ce sens est synonyme de s «se, es» | ne s’emploi ni devant les substantifs ni devant les
pronoms relatifs, ni devant les verbes, ni devant les particules; s’emploi exclusivement devant les
pronoms affixes régimes des particules | voir der | peu usite dans l’ahaggar

Page 1393
«s innȋn» pi conj | que | p. ext parce que pour que | syn d’innȋn et de ininnȋn | dans le sens que est syn
de «innȋn» «ininnȋn» et de «a s» | dans le sens de «parce que» est synonyme de «innȋn» «uninnȋn»
«d innȋn» , «full innȋn» «full âs» «full ȃs innȋn» | dans le sens «pour que» est synonyme de «finnȋn»
, «ininnȋn» «full innȋn» | voir innȋn
«a s» | voir «s»
«a s innȋn» voir innȋn
«sé» pi adv | vers là | exprime l’éloignement moderé dans l’espace | peut se traduire pas «là» | «er ell
ȃn sé» il sont vers là | «ekken sé» ils sont allés vers là | «mani d insa ? sé ?» ou s’est-il couché ? vers
là | «γaim sé» assieds toi vers là

sé-h pi adv |msq le prec | sé h ien voir ien


sé n d ȋn pi adv vers ce lieu là (d’autrefois) | exprime l’éloignement modéré dans l’espace et
l’éloignement absolu dans le temps réunis
sé n d ȋn deγ pi adv | msq précéd
sé hȋn pi adv msq preced | non usité dans Ahaggar
se hȋn deγ pi adv | msq preced | non usité dans Ahaggar
sé wa h pi adv syn de sé h | expression incorrecte
sé h sé hah pi adv msqpr | non usité dans l’Ahaggar
mani sé | voir mi
mani sé h | voir mi

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