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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

DEPARTEMENT BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme


d’ingénieur en Bâtiment et Travaux Publics

APPLICATION DE L’EUROCODE 2 POUR L’ETUDE


D’UN BATIMENT R + 5 SIS A NOSY BE HELL VILLE

Présenté par : VELONJARA Yves Francklin

Sous la direction de : Madame RAVAOHARISOA Lalatiana

Date de soutenance : samedi 08 septembre 2012 Promotion 2011


UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

DEPARTEMENT BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme


d’ingénieur en Bâtiment et Travaux Publics

APPLICATION DE L’EUROCODE 2 POUR L’ETUDE


D’UN BATIMENT R + 5 SIS A NOSY BE HELL VILLE

Présenté par : VELONJARA Yves Francklin


Président de jury : Monsieur RANDRIANTSIMBAZAFY Andrianirina
Rapporteur : Madame RAVAOHARISOA Lalatiana
Examinateur : Monsieur RABENATOANDRO Martin
Monsieur RAKOTOMALALA Jean Lalaina
Monsieur RIVONIRINA RAKOTOARIVELO
Mémoire de fin d’études

SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
LISTE DES TABLEAU
LISTE DES FIGURES
LISTE DES ABREVIATIONS ET DES NOTATIONS
INTRODUCTION

PARTIE I : IDENTIFICATION DU PROJET


CHAPITRE I : Présentation du projet
CHAPITRE II : Etude socio-économique
CHAPITRE III : Justification du projet

PARTIE II : ETUDE ARCHITECTURALE


PARTIE III : ETUDE TECHNIQUE
CHAPITRE I : Eurocode
CHAPITRE II : Prédimensionnement
CHAPITRE III : Calcul des actions
CHAPITRE IV : Descente des charges
CHAPITRE V : Calcul des structures
CHAPITRE VI : Etude de la superstructure
CHAPITRE VII : Justification au feu
CHAPITRE VIII : Etude de l’infrastructure
CHAPITRE IX : Les seconds œuvres

PARTIE IV : ETUDE FINANCIERE ET ANALYSE ENVIRONNEMENTALE


CHAPITRE I : Devis descriptif
CHAPITRE II : Analyse environnementale

PARTIE V : INFORMATIQUE
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
TABLE DES MATIERES

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page i
Mémoire de fin d’études

REMERCIMENTS

« Béni soit Dieu, qui n’a pas rejeté ma prière, et qui ne m’a pas retiré sa bonté ! Mon âme,
bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ces bienfaits ! » Psaume 66 :20/103 :2

Je voudrais avant tout remercier notre Dieu Eternel tout puissant qui m’a comblé de
grâce, de santé et de courage durant mes études ; et qui m’a toujours accompagné tout au
long de la préparation de ce mémoire.

Ensuite, je tiens à adresser mes vifs remerciements à l’endroit des personnes suivantes pour
l’intérêt qu’ils ont manifesté tout au long des années d’études :

- Monsieur ANDRIANARY Philippe, Directeur de l’Ecole Supérieure Polytechnique


d’Antananarivo, pour ses efforts afin de nous permettre de mener à bien nos études et
d’assurer le bon fonctionnement de l’école ;
- Monsieur RANDRIANTSIMBAZAFY Andrianirina, Chef de Département Bâtiment et
Travaux Publics, malgré ses lourdes responsabilités, n’a pas cessé de nous prodiguer des
conseils visant à nous garantir un carrier professionnel honorable ;
- Madame RAVAOHARISOA Lalatiana, qui est ,en dépit de son emploi du temps très
surchargé, a bien voulu accepter de diriger ce mémoire de fin d’études ;
- A tous les membres du jury qui ont accepté de juger ce mémoire ainsi que d’apporter
des remarque et des suggestions visant à son amélioration ;
- A tous les enseignants ainsi que le personnel de l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo qui nous ont donnés le meilleur d’eux-mêmes tout au long de notre
formation ;
- A mes parents qui n’ont jamais cessé de m’encourager durant toute mes études ; à ma
famille et à mes amis de leur encouragement et à tous ceux qui ont contribué, de près ou de
loin, à la réalisation de ce mémoire.

Qu’ils trouvent tous ici les respectueux témoignages de ma profonde gratitude.

VELONJARA Yves Francklin


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Mémoire de fin d’études

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1:situation climatique dans la région de Nosy be :


Tableau 2: nombre de population par arrondissement :
Tableau 3: Répartition de la population de Nosy Be par tranche d’âge :
Tableau 4: autres cultures vivrières :
Tableau 5: cultures de rente :
Tableau 6: recensement des cheptels 2004 :
Tableau 7: Détail des vols réguliers sur Nosy Be :
Tableau 8: les routes :
Tableau 9: nombre d’arriver des touristes :
Tableau 10: Motifs des visites :
Tableau 11: offre touristique à Nosy Be
Tableau 12: largeur du couloir :
Tableau 13: volume d’air nécessaire par personne :
Tableau 14: les états limites pour l’Eurocode :
Tableau 15: Valeur recommandées de ψ
Tableau 16: Valeurs limites spécifiées applicables à la composition et aux propriétés du béton
Tableau 17:Module de déformation
Tableau 18: Valeur de l’enrobage requis vis-à-vis de la durabilité :
Tableau 19: vérification au flambement :
Tableau 20: section des poteaux
Tableau 21: valeur des pressions dynamique de base :
Tableau 22: valeurs des pressions dynamiques de base corrigées :
Tableau 23: les valeurs de la période T :
Tableau 24: Valeur du coefficient 
Tableau 25: valeur de la vitesse critique :
Tableau 26: valeurs de Ce sur les toitures
Tableau 27: valeur de Ce sur les faces :
Tableau 28: valeur de Ci sur les faces :
Tableau 29: récapitulatif de la valeur de coefficient correcteur
Tableau 30: action statique du vent normal : q bc (n)  163,38 daN/m² :

Tableau 31: action statique du vent ex+trême : q bc (n)  285,63 daN/m²


Tableau 32: poids volumique ou spécifique des matériaux :
Tableau 33: évaluation des charges permanentes :
Tableau 34: valeur des charges d’exploitation selon la nature des locaux :
Tableau 35:Valeur du moment de renversement pour chaque niveau :
Tableau 36: valeur des efforts normaux :
Tableau 37: valeurs totales des efforts normaux sur les poteaux de la file E :
Tableau 38: descente des charges au droit du poteau E2
Tableau 39: valeur des charges arrivées à la fondation au niveau de la E
Tableau 40: valeur des charges arrivées à la fondation après majoration
Tableau 41: valeur des charges arrivées à la fondation au niveau de la file E
Tableau 42: valeur des charges arrivées à la fondation après majoration
Tableau 43: valeur des charges arrivées à la fondation au niveau de la file E
Tableau 44: valeur des charges arrivées à la fondation après majoration

VELONJARA Yves Francklin


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Mémoire de fin d’études

Tableau 45: valeur des charges permanentes pour chaque élément :


Tableau 46: valeur des charges d’exploitations pour chaque élément :
Tableau 47: charge uniforme sur chaque travée
Tableau 48: Valeur des moments d’inerties et des coefficients de rigidité k :
Tableau 49: valeur de θ etφ :
Tableau 56: combinaison de charges considérées ELU :
Tableau 57: combinaison de charges considérées ELS :
Tableau 58: valeur des moments en travée et aux appuis :
Tableau 50 : comparaison des résultats des deux règles :
Tableau 59: Récapitulation des armatures longitudinales en travée :
Tableau 60: Récapitulation des armatures longitudinales en appui
Tableau 61: Récapitulation des armatures transversales :
Tableau 51: comparaison des résultats obtenus
Tableau 52: Récapitulation des armatures longitudinales en travée :
Tableau 53: Récapitulation des armatures longitudinales aux appuis:
Tableau 54 : tableau de Caquot :
Tableau 55: Récapitulation des armatures transversales:
Tableau 62: sollicitation de calcul vis-à-vis des états limites au droit du poteau E2 pour chaque étage :
Tableau 63 : vérification pour effet de 2nd ordre
Tableau 64: résultat de calcul des excentricités :
Tableau 65: valeur des moments réduits résultantes des effets du 1er ordre :
Tableau 66: section des armatures résultantes des effets du 1er ordre :
Tableau 67: sollicitation résultantes des effets du 2er ordre
Tableau 68 : valeur des moments réduits résultantes des effets du 2er ordre :
Tableau 69: section des armatures définitive résultantes des effets du 1er et 2er ordre :
Tableau 70: récapitulation des vérifications des contraintes :
Tableau 71: combinaison de charges considérées ELU :
Tableau 72: combinaison de charges considérées ELS :
Tableau 73: Valeur des efforts internes (moment et effort tranchant) à ELU
Tableau 74: Valeur des efforts internes (moment et effort tranchant) à l’ELS
Tableau 75:Section des armatures longitudinales en travée :
Tableau 76: sections des armatures longitudinales aux appuis :
Tableau 77: valeur des charges sur l’escalier :
Tableau 78: valeur des charges sur l’escalier :
Tableau 79: charges reparties :
Tableau 80: Schéma de calcul de l’escalier :
Tableau 81: valeur des sollicitations :
Tableau 82: calcul des armatures:
Tableau 83: vérification à l’ELS
Tableau 84: vérification de cisaillement au droit de l’escalier
Tableau 85: armature de répartition :
Tableau 86: Dimensions et distances minimales de l'axe des armatures au parement pour les poteaux
de section rectangulaire ou circulaire :
Tableau 87 : Dimensions et distances de l'axe des armatures au parement minimales pour les poutres
continues en béton armé et précontraint :
Tableau 88 : Dimensions et distances de l'axe des armatures au parement minimales pour les nervures
continues en béton armé et précontraint :

VELONJARA Yves Francklin


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Mémoire de fin d’études

Tableau 89 : Dimensions et distances de l'axe des armatures à la sous face pour les dalles en béton
armé et précontraint :
Tableau 90: paramètres pressiométriques :
Tableau 91:determination de la charge limite de frottement latéral :
Tableau 92: Détermination de Q pu :
Tableau 93: Valeur de en fonction de la profondeur :
Tableau 94: charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 0,8 m
Tableau 95: charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 1,0 m
Tableau 96 : charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 1,1 m
Tableau 97: charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 1,2 m :
Tableau 98: Récapitulation charge limite et charge de fluage :
Tableau 99: Choix du diamètre des pieux tel que Q  Qu 1,4 et vis-à-vis de la charge de fluage :
Tableau 100: Chargement au droit du poteau E2
Tableau 101: Combinaison d’action :
Tableau 102: détermination de Qmax :
Tableau 103:etat limite de mobilisation de la capacité portante :
Tableau 104: Vérification des contraintes :
Tableau 105: Aire minimale d'armatures longitudinales recommandée dans les pieux forés coulés en
place :
Tableau 106 : Diamètre recommandé pour les armatures transversales :
Tableau 107: récapitulation des armatures du pieu de diamètre 1,10 m :
Tableau 108: récapitulation des armatures de la semelle de 1,50 x 1,50 m² :
Tableau 109: sollicitation agissant sur la longrine :
Tableau 110: Moment à équilibré par les longrines :
Tableau 111: Moment due à la charge permanente des longrines :
Tableau 112: Moment total aux appuis :
Tableau 113: armature longitudinale des longrines aux appuis :
Tableau 114: armature longitudinale des longrines en travée :
Tableau 115: diamètres minimaux des collecteurs :
Tableau 116: diamètres minimaux des chutes d’eaux usées :
Tableau 117: récapitulation des dimensions des fosses septiques :
Tableau 118: Valeur de l’éclairement nominal E selon la nature des locaux :
Tableau 119: caractéristiques des lampes à incandescences en 220 V :
Tableau 120: caractéristiques des tubes fluorescences en 220 V :
Tableau 121: Valeur des débits de base
Tableau 122: Diamètre des canalisations secondaires :
Tableau 123: diamètre de la canalisation primaire :
Tableau 124: devis descriptif
Tableau 125: valeur des « » :
Tableau 126: bordereau Détail Estimatif
Tableau 127: récapitulation
Tableau 128: recette annuelle :
Tableau 129: cash-flow prévisionnelle sans actualisation :
Tableau 130: cash-flow prévisionnelle actualisé :
Tableau 131: les composantes affectées selon la nature des travaux :

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Mémoire de fin d’études

Tableau 132: les principaux impacts sur l’environnement du projet à considérer lors de la réalisation
d’une étude d’impact :
Tableau 133: mesure spécifiques pour l’atténuation des impacts

VELONJARA Yves Francklin


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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Localisation de la région de Diana


Figure 2 : Climat de la région de Diana (source : service de la météorologie nationale)
Figure 3: vue globale du site d’implantation du projet :
Figure 4: l’île de Nosy Be
Figure 5: Aéroport de Nosy Be :
Figure 6: pourcentage des catégories des lieux d’hébergement :
Figure 7: Image panoramique de Nosy Be
Figure 8: Monuments et infrastructures de Nosy Be
Figure 9: Festival Donia à Nosy Be :
Figure 10: Carte de Nosy Be :
Figure 11: schéma fonctionnel du RDC :
Figure 12: schéma fonctionnel du 1er et 2nd étage :
Figure 13: schéma fonctionnel du 3iem et 4 iem étage :
Figure 14: schéma fonctionnel du 5 iem étage :
Figure 15: schéma fonctionnel d’un appartement :
Figure 16:Lien entre les Eurocodes :
Figure 17: mesure de la résistance du béton sur cylindre et sur cube
Figure 18: diagramme simplifié – cas des bétons <C50/60
Figure 19: diagramme à palier incliné :
Figure 20: diagramme à palier horizontale :
Figure 21: cas des plancher
Figure 22: cas de poutre
Figure 23: définition poteau
Figure 24: schéma de base de calcul
Figure 25: forme du bâtiment vue en élévation :
Figure 26: forme du bâtiment vue du dessus :
Figure 27: combinaison des actions Ce – Ci :
Figure 28: Centre de gravité des poteaux du portique étudié :
Figure 29: Effet du vent par poteau :
Figure 30: schéma de calcul des charges verticales :
Figure 31: transmission des charges venant des planchers :
Figure 32: transformation de la charge trapézoïdale :
Figure 33: transformation de la charge triangulaire :
Figure 34: charge venant du mur posé sur le plancher :
Figure 35: schéma de chargement du portique et nomenclature des nœuds (daN/ml) :
Figure 36: modélisation de la structure à l’ELU : (en KN/ml) :
Figure 37: modélisation de la structure à l’ELS (en KN/ml) :
Figure 38: équilibre du nœud A :
Figure 39 : Porté de calcul :
Figure 40:valeur de ai
Figure 41:enrobage et distance entre les barres :
Figure 42:disposition des armatures transversales
Figure 46: section de calcul du poteau :
Figure 47: moment réduite de référence  BC
Figure 48:equilibre des forces dans une section totalement comprimée :
Figure 49: équilibre des forces :

VELONJARA Yves Francklin


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Mémoire de fin d’études

Figure 50: armature transversale


Figure 51: file de nervure à étudier :
Figure 52: position de l’axe neutre :
Figure 53: vue 3D de l’escalier reliant le 1er étage au 2nd étage :
Figure 54: Schéma de chargement de l’escalier
Figure 55: Modélisation de l’escalier :
Figure 56: Principe de mise en œuvre du pieu foré à la boue :
Figure 57: Pression limite équivalente au pressiometre :
Figure 58: Schéma électrique de la protection de l’installation :
Figure 59: boucle à fond de fouille :
Figure 60 : Volume de sécurité dans les salles d’eau :
Figure 61: Interface du logiciel :
Figure 62: choix du bouton de calcul :
Figure 63: fenêtre de calcul d’un poteau en flexion composée :
Figure 64 : Sections des armatures en fonction de leur diamètre et leur nombre :

VELONJARA Yves Francklin


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LISTE DES ABREVIATIONS ET DES NOTATIONS

Minuscule romaines et abréviations

notation Signification
b Béton
c Compression
d Permet de désigner une valeur de dimension ou de calcul
dyn Dynamique
e limite d’élasticité
f fissuration ou flambement
g Centre gravité, granulat
i Initial ou instantanée
j Age de jours j
k Caractéristique
l Longitudinal
max Maximal
min Minimal
n Nord (point cardinal)
red Réduit
s Acier pour armature de béton armée, sud (point cardinal), scellement
ser Service
st Transversale (notamment armatures transversales) ou traction
u Ultime
w ouest (point cardinal)

Notations en minuscules romaines :

Notation Signification Notation


EC2 BAEL 91
beff largeur participante de la table de compression d’une section en T b
bt largeur moyenne de la zone tendue d’une section, b0
bw largeur d’une section rectangulaire, largeur de l’âme d’une section en T, b0
c distance des barres longitudinales a la paroi la plus proche (torsion) -
cmin enrobage minimal, -
cmin, b enrobage minimal vis-à-vis des exigences d’adhérence, -
cmin, dur enrobage minimal vis-à-vis des conditions d’environnement, -
cnom enrobage nominal, -
d distance du centre de gravité des armatures tendues a la fibre d
la plus comprimée d’une section droite,
dg grosseur maximale des granulats, cg
d’ distance du centre de gravité des aciers comprimes a la fibre d’
de béton la plus comprimée,
fbd contrainte ultime d’adhérence, su
fcd contrainte de compression du béton correspondant a la partie fbu
rectiligne du diagramme parabole-rectangle,
fck résistance caractéristique a la compression du béton a 28 jours, fc28
fcm résistance moyenne a la compression du béton a 28 jours,
fctm résistance a la traction du béton a 28 jours, ft28
fcu contrainte uniforme de compression du béton, fbu
fyd résistance de calcul des armatures (limite d’élasticité), fed
fyk limite d’élasticité des aciers, fe

VELONJARA Yves Francklin


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Mémoire de fin d’études

g Densité de charge permanente : accélération de la pesanteur g


hc, eff hauteur de la section effective de béton autour des armatures -
tendues pour le calcul de l’ouverture des fissures,
hf épaisseur de la table de compression d’une section en T h0
i rayon de giration d’une section droite (béton non fissure), i
j Nombre de jour j
k Coefficient en général, facteur de portance du sol. k
ks Effet du site ks
km Effet de masque km
kh Effet de hauteur kh
lb longueur d’ancrage de référence, -
lbd longueur d’ancrage de calcul, -
lb, rqd longueur d’ancrage requise, -
leff portée utile (de calcul) d’une poutre, d’une travée, l
ln portée entre nus d’appuis, l
l0 hauteur utile d’un poteau (longueur de flambement), lf
q Charge variable unitaire q
Courbure

s Espacement des cours d’armature d’âme s


scl, t espacement des armatures transversales d’un poteau, st
sl, max espacement longitudinal maximal des armatures d’effort -
tranchant
s0 écartement initial des armatures d’âme pour l’application de la méthode st0
Caquot
t Temps t
u Périmètre u
wk ouverture calculée des fissures -
wmax valeur limite de l’ouverture calculée des fissures -

Notation en majuscule romaine

Notation Signification Notation


EC2 BAEL 91
Ac aire de la section droite (béton seul), B0
Ac, eff aire de la section effective de béton autour des armatures tendues, -
As aire totale des armatures longitudinales tendues, A
As1 aire totale des armatures longitudinales tendues, A
As2 aire totale des armatures longitudinales comprimées, A’
As min Section minimale d’armature dans la zone tendue pour la maitrise de la Amin
fissuration
Ec, eff module d’élasticité effectif tangent du béton, Evj
Ecm module de déformation instantanée du béton, Ebj
Es module d’élasticité de l’acier, Es
F Force ou action en général F
Icf moment d’inertie de la section droite fissurée (section homogène réduite), I1
Ich moment d’inertie de la section droite non fissurée -
Mlu moment limite ultime Mlu
Mrc moment résistant béton Mrb
MTser moment fléchissant de service de référence pour le calcul des sections en T MTser
MTu moment fléchissant ultime de référence pour le calcul des sections en T MTu

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Mémoire de fin d’études

MEd moment fléchissant ultime, Mu


M0Ed moment du premier ordre (a l’ELU) tenant compte des -
imperfections géométriques,
M0Eqp moment de service du premier ordre sous la combinaison -
d’actions quasi permanentes (ELS),
NB charge de flambement évaluée sur la base de la méthode de la rigidité -
nominale,
NEd effort normal de compression a l’ELU, Nu
Pl Pression limite Pl
Ple Pression limite équivalent Ple
Q Action ou charge variable Q
VEd effort tranchant de calcul à l’ELU dû aux charges appliquées, Vu
VRd,c effort tranchant résistant de calcul d’un élément sans -
armatures d’effort tranchant,
VRd, max effort tranchant de calcul maximal pouvant être supporte -
sans provoquer l’écrasement des bielles de béton comprime,

Notations majuscules ou minuscules grecques

Notation Signification Notation


EC2 BAEL 91
coefficient d’équivalence, n
cdev marge pour tolérances d’exécution, -
c raccourcissement de la fibre la plus comprimée d’une section, bc
cu2 raccourcissement relatif maximal en flexion du béton dans le -
diagramme parabole-rectangle,
c2 raccourcissement relatif maximal en compression simple du béton -
correspondant a la contrainte fcd dans le diagramme parabole-rectangle,
φ(t,t0 ) coefficient de fluage, φ
λ hauteur relative de la zone de béton uniformément comprimée 0,8
du diagramme rectangulaire simplifie en flexion simple,
λ élancement, λ
λlim Elancement limite d’une pièce comprimée, -
cu
moment fléchissant ultime réduit, bu
lu
moment fléchissant limite ultime réduit, -
1
pourcentage d’armatures longitudinales, -
w
pourcentage d’armatures transversales, -
̅c contrainte limite de compression du béton a l’ELS, ̅̅̅̅
bc
̅s contrainte limite de traction de l’acier a l’ELS, ̅s
Rd, max Contrainte maximale de compression d’une bielle de béton, -
s valeur de la contrainte dans une armature métallique, s

Abréviation :

BAEL : Béton Armé à l’Etat Limite


CA : Chiffre d’Affaire
DRCI : Délai de Récupération de Capital Investi
DTU : Documents Techniques Unifiés

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EC2 : eurocode 2
ELS : Etat Limite de Service
ELU : Etat Limite Ultime
EP : Eaux pluviales
EU : Eaux Usées
EV : Eaux Vannes
LNTPB : Laboratoire National des Travaux Publics et du Bâtiment
RDC : Rez-de-chaussée
TRI : Taux de Rentabilité Interne
TTC : Toutes Taxes Comprises
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
VAN : Valeur Actuelle Nette

VELONJARA Yves Francklin


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Mémoire de fin d’études

INTRODUCTION

Construire a toujours été l'un des premiers soucis de l’homme, et l'une de ses
occupations privilégiées. De nos jours également, la construction connaît un grand essor dans
la plupart des pays, et très nombreux sont les professionnels qui se livrent à l'activité de bâtir
dans le domaine du bâtiment ou des travaux publics.

Cependant, si le métier de construire peut être considéré comme le plus ancien exercé
par l'homme, il faut reconnaître qu'il leur a fallu au cours des dernières décades, s'adapter pour
tenir compte de l'évolution des goûts et des mœurs, mais surtout aux nouvelles techniques de
constructions qui permettent une fiabilité maximum de la structure vis-à-vis des aléas naturels
en perpétuelle gradation tels que les séismes.

Une structure doit être calculée et conçue de telle manière à ce qu’elle reste apte à
l'utilisation pour laquelle elle a été prévue, ne doit pas être endommagée par des événements,
tels que : explosion, choc ou conséquences d'erreurs humaines et doit résister à toutes les
actions et autres influences susceptibles de s'exercer aussi bien pendant l'exécution que durant
son exploitation et qu'elle ait une durabilité convenable au regard des coûts d'entretien.

Pour satisfaire à ces exigences, il faut impérativement se munir des règlements qui
suivent l’évolution des nouvelles techniques de construction offrant une sécurité et une
fiabilité maximum de la structure. Toutefois, le fait que chaque pays a son propre règlement
pose un grand problème, empêchant la création d’un marché unique et le libre accès des
produits de construction, des entrepreneurs, des bureaux d’études aux marchés des autres
pays.

C’est dans cette perspective que nous proposons dans le cadre de ce mémoire la
construction d’un immeuble qui est conçu selon les nouvelles normes de construction du
génie civil intitulé : « Application de l’Eurocode 2 pour la étude d’un bâtiment R + 5 sis à
Nosy Be Hell Ville».

Cet ouvrage rassemble les points essentiels pour l’application de l’Eurocode 2 relative
au béton armé dans les ouvrages de génie civil ; et grâce à l’aspect technique spécifique de ce
type de conception, il va permettre à la fois, d’enrichir nos connaissances, d’apprivoiser les
nouvelles normes de construction et d’élargir les possibilités de réaliser un excellent projet.

Cet ouvrage sera développé sous cinq parties :

 Première partie : environnement du projet ;


 Deuxième partie : études architecturales ;
 Troisième partie : études techniques ;
 Quatrième partie : étude financière et analyse environnementale ;
 Cinquième partie : informatique : programmation d’un logiciel de calcul à
l’Eurocode 2 avec le langage visual basic.

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Mémoire de fin d’études

PARTIE I
IDENTIFICATION DU PROJET

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CHAPITRE I .PRESENTATION DU PROJET

I. PRESENTATION DE LA REGION DE DIANA :

1. Description de la région :

Située à l’extrême nord-Ouest de Madagascar dans la province d’Antsiranana, la région


de Diana s’étendant entre 11" et 15" de latitude Sud et 47" et 50" de longitude Est, couvre 20
942 km2 soit 3,6 % de l'ensemble de la Grande île avec une cote de longueur 1 100 km. Elle a
pour capitale la ville d’Antsiranana et est frontalière avec la région de Sava dans sa partie
orientale et de Sofia dans sa partie méridionale. Le District d'Antsiranana 1 inclu la Baie de
Diego Suarez, réputée pour être la deuxième meilleure du monde après Rio de Janeiro. La
Région est en grande partie tournée vers la mer ; en effet, quatre de ces cinq districts sont
bordés par le Canal de Mozambique.
Figure 1 : Localisation de la région de Diana

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 3
Mémoire de fin d’études

II. PRESENTATION DU SITE D’INSTALATION DU PROJET :

L’installation du projet est prévue à Nosy-Be plus précisément à Hell Ville le chef-lieu
de l’ile. La ville est située à l’extrême Sud de l’île aux coordonnées 13° 24’ 16" Sud 48° 16’
22" Est.
Appelé par le même nom le port de Nosy Be, Hell-Ville, assure les échanges avec la grande,
tous les besoin de l’ile passent par la ville.
Donc parmi les cinq Districts de la région de Diana, ce qui nous intéresse au plus dans le
cadre de notre étude est le District de Nosy Be.
Généralement, lorsqu’on parle de Hell-ville, c’est de l’île de Nosy be en général qu’on
parle étant donné que c’est la ville la plus importante de l’île et que ces deux noms sont
couramment réunis pour n’enformer qu’un: « Nosy Be Hell-Ville ». Alors pour la
présentation de Hell-Ville, site d’installation du projet, nous allons présenter l’île de Nosy Be
en général.
Figure 2: vue globale du site d’implantation du projet :

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 4
Mémoire de fin d’études

1. Généralités sur Nosy be :

Située au nord-ouest de Madagascar, Nosy Be, île paradisiaque, riche en faune et flore.
Terre promise des plongeurs, avec un immense foret de récifs coralliens, l’île s’étend sur 321
km² ; c’est la vitrine touristique de Madagascar, une destination de rêve qui abrite de
nombreuses plages de sable blanc.

Figure 3: l’île de Nosy Be

1.1. Délimitation de l’île :

Située dans l’extrême nord-ouest de la grande terre dans le canal de Mozambique, à


l’entrée de la baie d’Ampasindava, l’île de Nosy be se trouve à 900 km d’Antananarivo,
capital de Madagascar et à 20 km de côte nord-ouest malagasy (région de Sambirano). Avec
une superficie de 321 km², elle mesure 75 km de circonférence pour 24 km de sa plus grande
longueur et 18 km de sa plus grande largeur. Le nom de l’ile apparait souvent écrit sous la
graphie francisée de Nossi-Bé et parfois nommée Ambariobe par les habitants de la région

Le point culminant de Nosy be est le Mont lokobe à 455 m et Mont Passot à 329 m.

Deux villes importantes : la bourgade d’Hell- Ville ( nom malagasy officiel, mais non
usité : Andoany) qui est la capitale centre où se trouve le port principal de l’île , située sur la
côte sud et Dzamandzar où se trouve la sucrerie ; appelée aussi l’île aux parfums, Nosy be
alterne les cultures d’ylang-ylang, de canne à sucre, de café, de cacao, de cannelle, de poivre
et d’autres épices.

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En plus de sa végétation verdoyante et de son relief volcanique, Nosy be offre de


magnifiques plages dont celles de l’ouest sont les plus connues. Il est vrai que la perle de
tourisme malagasy a de nombreux atouts. Elle bénéficie d’un climat privilégie avec des
températures tropicales et un ensoleillement toute l’année, avec plus de 340 jours de beau
temps.

Grace à sa situation, Nosy be permet de s’évader sur les franges de ce côté aux îles
vierges où plage et fond sous-marins riment avec sérénité, beauté et nature à l’état brute. Nosy
be est entouré par un chapelet d’îlots paradisiaques aux normes qui chantent : Mitsio, Sakatia,
komba et autre.

1.2. Un peu d’histoire :

Si l’histoire de Nosy Be est aussi riche, c’est probablement à sa géographie


particulière qu’elle le doit. Située à l’une des extrémités du courant de la mousson, véritable
route maritime vers l’Inde et l’Asie, la configuration de la baie d’Ampasindava en fait l’un
des mouillages les plus surs de l’Océan Indien, abrité des alizés et des cyclones.

La région de Nosy be était donc naturellement prédisposée à être une zone de contact
entre les civilisations, les religions, les cultures, les flux commerciaux et les trafics de tous
genres, dont l’esclavage. Seule une erreur stratégique du General Gallieni en 1896 a fait que
la baie d’Ambavatoby n’est pas devenue le grand port du nord de Madagascar, la construction
de Diego Suarez étant déjà commencée au moment de l’annexassions du reste de Madagascar.

C’est ainsi que les marins arabes ont été les premiers étrangers à se montrer dans la
région, vers l’an 800 ; en 1830, Nosy be compte 200 habitants Antakarana. Ils sont rejoints en
1837 par Tsiomeko, reine des sakalava, et ses 12 000 guerriers, pourchassés par les merina sur
la grande- Terre.

Occupée par les français des 1841 intéressante par sa belle rade soit 55 ans avant le
reste de Madagascar, puis rapidement colonisée, Nosy Be est devenue au XIXème siècle un
comptoir commercial important de la côte Ouest de Madagascar. Elle est rattachée à
Madagascar à la fin du siècle.

Ainsi, la petite île devient une colonie agricole , recouverte de champs de cannes
d’indigo, de café, mais aussi de sésame, de riz, de maïs , de patate et de manioc. Elle récolte

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les fleurs d’ylang-ylang à partir des années 1920. C’est de cette activité que lui vient le
surnom d’île aux parfums.

Chaque année depuis 19 ans, Nosy Be vit au rythme endiablé du festival de Donia.
Après le traditionnel carnaval d’ouverture, les artistes malgaches, mais aussi ceux de tout
l’océan Indien, se succèdent sur scène. Salegy et Sega enfièvrent la foule durant toute la nuit.

1.3. Origine du nom Hell-Ville :

La capitale de l’île a été baptisé Andoany puis Ampasimbazaha avant de porter


définitivement le nom d’Andoany.

La capitale de l’île a aussi été baptisée Hell-Ville grâce au contre-amiral de Hell,


gouverneur de l’île Bourbon devenu île de la Réunion qui a signé un accord de protectorat
avec la reine Tsiomeko souveraine de Nosy Be de 1836 à 1843 le 14 juillet 1840.

2. Géographie de Nosy be :

2.1. Le relief :

Morphologiquement, Nosy Be est l’un des quatre grands ensembles volcaniques de


l’extrême nord de Madagascar auxquels on peut rattacher le volcan de la presqu’île
d’Ambato. La côte est de l’île est découpée en baies ouvertes non abritées des houles. Du
nord au sud, on a la baie de : Mahazandry, Fascene et Ambatozavavy qui sont très
importantes pour les activités touristiques. A côté de ces baies, on a aussi de nombreux caps
splendides comme Ampalahoa, Andranogoaka et Tafondro.

Dans les zones des marais maritimes, la forêt cède la place à des mangroves qui se
sont établies aux embouchures des cours d’eau. Une pointe de cratère marque l’extrémité sud
de Nosy be. Cette zone est formée d’un large cratère dont les parois du nord atteignent 102
mètres de haut et celle du sud, en partie effondrées, formant ainsi une anse. Cette partie est
dominée par le pic de Lokobe qui culmine à 445 m d’altitude.

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La cote de Nosy be est généralement basse, c’est une plaine littorale où les altitudes ne
dépassent guère 45 m. les principaux sites balnéaires accessibles de l’île sont tous (presque)
situés le long de cette côte occidentale.

La pointe d’Ampalahoa marque l’extrémité nord est des massifs avancés qui forment
l’île de Nosy Be et qui domine la colline d’Ankoataka (209m).

Les récifs coralliens entourant l’île de Nosy Be occupent une superficie d’environ 176
ha auxquels viennent s’ajouter ceux des autres îlots de Nosy Sakatia.

2.2. Faune :

Nosy-Be constitue un véritable "parc zoologique" par sa faune terrestre de lémuriens,


papillons, amphibiens et reptiles. Certaines espèces sont endémiques. Le milieu aquatique
rengorge une grande variété de crustacés et de poissons, de mollusques et de coquillages, de
tortues de mer.

2.3. Climat :

Nosy Be est l’une des rares îles de Madagascar que l’on peut considère comme un
paradis climatique.

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L’île de Nosy Be et ces environs sont dotés d’un climat de type tropical humide et
chaud. Le total pluviométrique est considérable dans l’île de Nosy Be. Ces conditions
exceptionnelles ont pour origine l’influence du relief massif de Tsaratanana, situé plus à l’est ;
en été austral, l’ascendance orographique de la mousson au contact des fortes pentes nord-
ouest des montagnes de Tsaratanana intensifie la pluviométrie affectant toute la région de
Sambirano et de Nosy Be.

Cette situation climatique est bien tranchée ; de novembre à avril, on assiste à six mois
de pluies abondantes réparti sur 111 jours de pluies.

De mais à octobre, on assiste à six mois de précipitations de moyenne importance (306


mm) répartis sur 29 jours de pluie.

Dans la région de Nosy Be – Sambirano, le massif de Tsaratanana constitue un écran efficace


qui détourne les vents vers le nord et le sud. Ainsi, à Nosy Be, l’Alizé n’est-il pas sensible.

Le « talio » et le « varatraza » soufflent quotidiennement tout le long de l’année : l’un


au cours de la matinée et l’autre dans l’après-midi. La vie des insulaires se règle
systématiquement sur ces vents.

En ce qui concerne le régime thermique, il est caractérisé par l’alternance de deux


saisons (chaude et fraiche). La saison chaude correspond à la saison sèche :

 De novembre à avril, les températures sont relativement élevées avec 27° C de


moyenne : c’est la période la plus chaude et la plus pluvieuse de l’année ;
 De mai à août, les températures sont moins élevées avec 24,5° C en moyenne :
c’est le période la moins chaude et la moins pluvieuse de l’année.

Le trimestre août-septembre-octobre est la période la mieux ensoleillée. Elle est assez


chaude par rapport aux autres périodes avec 25,5° C la moyenne.

Tableau 1:situation climatique dans la région de Nosy be :

J F M A M J J A S O N D total
Pluie (mm) 610. 493. 395. 186. 68.1 45.4 40.2 32.3 33.6 87.3 196. 453. 2643.0
2 9 5 0 1 8
Nb j 23.0 22.0 20.0 13.0 7.0 5.0 4.0 3.0 4.0 6.0 16.0 21.0 144.0
Humidité (%) 88.0 87.0 86.0 86.0 84.0 84.0 82.0 79.0 79.0 76.0 79.0 86.0 83.0
Temp. max (°C) 31.1 31.1 31.8 32.0 31.2 30.0 29.6 29.9 31.0 32.0 32.0 31.5 31.1
Temp. min (° C) 22.6 22.8 22.8 22.4 20.9 19.0 18.0 17.8 19.1 22.0 22.0 22.5 20.8
Insolation (h et 136 170 222 244 269 247 262 282 276 247 247 218. 238.1
1/10)
Force du vent en 6.0 6.00 5.0 4.0 4.0 4.0 5.0 6.0 7.0 7.0 7.0 5.0 5.5

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km/h
Direction du vent N/N N/N NE/ NE/ NE/ NE/ NE/ NE/ NW/ NE/ NE/ NE/
W W NW NW NW W W W W NW NW NW
Temp. moyenne 26.8 26.9 27.3 27.2 26.0 24.5 23.8 23.8 25.0 26.4 27.0 27.0 26.0
Source : service météo

Pendant les cinq dernières années, seul le passage de cyclone tropical GAFILO a
affecté la plupart de la population endommageant quelques sites d’implantation des villages.

1.4. Hydrographie et hydrogéologie :

Les réseaux hydrographiques de l’île sont constitués par les rivières et les lacs. Les
rivières de Nosy Be peuvent être subdivisées en deux suivant la pérennité de leur débit :

 Celles avec débit satisfaisant en saison sèche : Andranobe, Fascene et Dzabala;


 Celles à faible débit en saison sèche : Dzamandzar, Ambaribongo, Ambalamanga
et Antsahahely

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CHAPITRE II: ETUDE SOCIO ECONOMIQUE :

Un projet construit a pour objectif le développement socio-économique et culturel de


la région ou l’on implante le projet.

Ainsi, une étude socio-économique permet de déterminer les différents acteurs économiques,
puis évaluer le comportement social d’une population au point de vue économique et enfin
évaluer la rentabilité du projet.

En outre, on met en évidence le délai de récupération du capital investi au projet, par rapport à
la potentialité de la région.

I. DEMOGRAPHIE DE NOSY BE :

1. Population :

Nosy Be présente une densité relativement élevée du fait de son attrait touristique et
de la présence des usines crevettières
En janvier 2007, date du dernier recensement, la commune urbaine de Nosy be comptait 70
655 habitants dont les jeunes sont en majorité repartis dans les 05 arrondissements. Ils
tiennent 60 % de la population active. La population augmente chaque année à raison de 2 à 3
% .La densité moyenne de la population est évaluée à 220 habitants au km². Le taux
d’accroissement annuel est de 3,5 % et celui de l’immigration avoisine 12 % de la population
par an. La taille moyenne du ménage est de six (06).

Tableau 2: nombre de population par arrondissement :

Arrondissement quartier Nombre d’habitants


Andoany Camp Vert, La Batterie, Senganinga, 35 713
(Hell-Ville) Andavatokoto, Ambanoro, Djabalabe
Dzamandzar Dzamandzar, Ambatoloaka, Orangéa, 21 105
Antanamitarana, Androaroatra
Ambatozavavy Ambatozavavy, Ampasipohy, Andranobe, 3 657
Antafondro, Marokindro
Ampangoriana Ampangoriana, Ampasibe, Anjiabe, Antamotamo, 3 901
(Nosy Komba) Antitorona
Bemananondro Bemanondrobe, Antafianambitry, Fasenina gara,
Andimakabo, Mahazandry, Antsatrabevoa, 6 279
Befotaka, Maromaniry, Belamandy, Andrahibo
TOTAL 70 655
Source : district de Nosy Be janvier 2 007
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D’après ce tableau, on constate que la majeure partie de la population de Nosy be est


installée à Hell- Ville, la raison en est simple, puisque cette ville constitue la capitale
administrative de l’île. C’est là qu’on trouve les différentes infrastructures. L’arrondissement
de Dzamandzar se place en seconde position en nombre de population :

 en premier lieu, c’est la présence de l’usine des pêcheries de Nosy Be et de


l’ex SIRAMA ce qui entraine une forte concentration humaine
 en second lieu, il faut signaler que la plupart des établissements hôteliers de
l’île sont concentrés dans cette partie sud-ouest, ce qui a incité l’installation
humaine.

La population de Nosy Be est concentrée à plus de 75 %, dans les zones comprises


entre Andoany et Dzamandzar.

2. Répartition de la population par tranche d’âge :

La population est majoritairement jeune.

Tableau 3: Répartition de la population de Nosy Be par tranche d’âge :

Tranche d’âge pourcentage


0 à 17 ans 45 %
18 à 60 ans 49 %
Plus de 60 ans 6%
Source : Mémorandum d’information Nosy Be

La croissance démographique s’avère forte dans la région de Nosy be. Cette situation
mérite une étude sérieuse, car elle constitue un enjeu majeur dans l’aménagement futur de
Nosy be. Chaque année, l’île de Nosy Be ne cesse de recevoir des migrants malagasy, en
effet, pousser par les problèmes économiques et sociaux dans leur région d’origine, beaucoup
de gens des cotes malagasy choisissent volontairement Nosy Be pour y chercher du travail et
pour y s’établir.

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II. LA STRUCTURE ADMINISTRATIVE ET POUVOIR


TRADITIONNEL

L’organisation territoriale de Madagascar repose sur deux types de collectivités : les


régions et les communes. Nosy Be fait partie de la région Diana. La Commune Urbaine de
Nosy Be est subdivisée en cinq zones dont les Firaisana :
 Andoany ou Hell-Ville dans la zone Sud (considéré comme chef-lieu de la
commune),
 Dzamandzar sur la côte Ouest,
 Ambatozavavy, Bemanondrobe dans la zone Nord,
 Et Ampangoriana ou l’île de Nosy Komba au large de la côte Ouest.

La commune urbaine de Nosy Be compte 32 Fokontany. Le Fokontany constitue


l’autorité territoriale de base dans l’organisation des communes. A la tête de la commune se
trouve le maire, élu au suffrage universel. Il est assisté de deux adjoints. Les présidents de
chaque Fokontany, quant à eux, interviennent auprès de leur population en tant qu’agents
exécutifs du maire en matière de service de proximité.
En parallèle, les autorités traditionnelles ont également leur place dans la gestion de l’île toute
entière. L’Ampanjaka manjaka (Prince régnant) ou Ampanjaka Be (Grand Roi) ou encore
Ampanjaka tompon’ny sainy (Prince propriétaire du drapeau) est un souverain que la
population vénère et écoute.

La sécurité :
La sécurité à Nosy Be est assurée par la Direction Régionale de Sécurité Publique
(DSRP) qui s’occupe de différents domaine, les renseignements généraux, la sécurité publique
et la police judiciaire.
Chaque sous-préfecture doit être dotée d’un poste de commissariat de police.

III. ECONOMIE DE NOSY BE :


En 2010, il ne reste plus grand-chose de l’ancienne activité agricole de Nosy Be. La
SIRAMA (Siramamy Malagasy : compagnie sucrière nationale malagasy) a déposé le bilan
depuis 2006, et l’infrastructure est laissée à l’abandon. En décembre 2007, la réhabilitation du
site a été annoncée, grâce à des investisseurs chinois, afin de retrouver la capacité de

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production historique, à savoir 16 000 tonnes de sucre et 11 000 hectolitres d’alcool pur par
an. Mais le projet n’a pas encore eu de réalisation concrète. Les terres agricoles de la
SIRAMA sont désormais progressivement cédées parcelle après parcelle, et transformées en
hôtels ou habitations, hypothéquant définitivement la possibilité d’un redémarrage de
l’exploitation agricole de ces terres, activité qui a fait vivre plus de 3 000 personnes sur l’île
dans le passé.

Les principales activités économiques de l’île sont :


 la pêche industrielle axée surtout sur la crevette qui assure environ 2500 emplois
fixe et saisonniers ;
 le tourisme qui fournit environ 1200 emplois directs ;
 l’extraction d’ylang ylang en huile qui emploie 11 agents fixes.

1. Agriculture :

Destinée à l’autoconsommation, l’agriculture occupe 13 % de la superficie de la


commune urbaine Nosy be soit plus de 4000 ha et porte sur des cultures vivrières (riz,
manioc, maïs, patate), des cultures de rente (café, poivre, vanille, canne à sucre, ylang-ylang)
et des cultures maraîchères. Certaines denrées sont importées des Grandes Terres pour
satisfaire les besoins de la population.

1.1. Les cultures vivrières :

Constituées par la culture de riz, manioc, maïs, patate douce et taro, elles se pratiquent
dans les bas-fonds et sur les flancs de colline.

1.2. La riziculture :

Dans la commune, la riziculture occupe 271 ha (campagne 2004/05), 584 ha


(campagne 2005/06) dont respectivement 61 ha et 295 ha irrigués et 100 ha aménageables
(2005/2006).
Suite à l’aménagement des bas-fonds à Mahabo d’Andranobe, avec une superficie
approximative de 66 ha, elle pourrait augmenter de deux fois pendant la campagne
2005/2006).
D’après la superficie cultivée de cette campagne, la production prévisionnelle est de :
 riz irrigué = année 2005 : 295 ha donnent 538 tonnes ;
 riz pluvial = année 2005 : 70 ha donnent 56 tonnes ;

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 soit au total = tanety 217 ha qui donnent 195 tonnes de paddy.

1.3. Les autres cultures vivrières :

La surface occupée et la production totale par type de spéculation figurent dans le


tableau suivant :

Tableau 4: autres cultures vivrières :


Types de Dzamandza Ambatozavavy Bemanondrobe Nosy Hell- total
spéculations r Komba Ville
Riz irrigué Surface (ha) 38 48 193 0 16 295
Production (t) 70.6 88.2 352.8 0 26.5 538
Riz Surface (ha) 6 25 37 0 2 70
pluvial Production (t) 5 20 30 0 1 56
Manioc Surface (ha) 25 20 30 5 10 90
Production (t) 50 40 60 10 20 180
Maïs Surface (ha) 25 15 35 5 8 88
Production (t) 28 15 37 5 8 93
Patate Surface (ha) 2 0.5 5 0 0 7.5
douce Production (t) 4 1 20 0 0 25
taro Surface (ha) 3 4 5 5 1 18
Production (t) 9 12 20 15 3 59
Source : commune urbaine de Nosy Be 2006

1.4. Les cultures maraîchères :

Destinées à approvisionner le marché local et à l’autoconsommation, les légumes


(concombre, tomates, carotte, laitue, brèdes…) occupent 30 Ha des bas-fonds. Elles
améliorent l’alimentation locale et constituent également une source de revenu pour les
ménages.

1.5. Les cultures de rente :

Tableau 5: cultures de rente :

Type de spéculation Surface occupé (ha) Production annuelle (t)


Café 340 85
Vanille 106 50
Poivre 27 4.2
Ylang ylang 869 154
Source : commune urbaine de Nosy Be 2006
D’après ce tableau, parmi toutes les cultures de rente, il ressort que l’Ylang-Ylang est
la culture qui occupe la plus grande superficie dans la Commune urbaine de Nosy Be. Sa

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distillation permet d’extraire une huile essentielle destinée à la préparation de cosmétiques et


de parfums.
Le café vient en second plan car il est cultivé sur 340 Ha.
La vanille et le poivre n’occupent qu’une petite surface respectivement de 30 et de 50Ha.

1.6. La culture industrielle :

La culture de canne à sucre est surtout opérée dans la seconde ville de Nosy Be
appelée Dzamandzar. Les produits sont destinés à approvisionner l’usine SIRAMA qui
produit 14 600 tonnes de sucre par an. La superficie des terrains occupés par la culture de
canne à sucre est estimée à 2300 ha.

1.7. Elevage :

Tableau 6: recensement des cheptels 2004 :

Année 2003 Année 2004 Année 2005


Bovins race locale 8 954 5 305 5 162
Bovins race laitière 0 2 -
Caprins 2 115 250 250
Porcins 1734 30 120
Ovins 0 60 60
Volailles 360 000 310 000 52 000
asines 0 2 -
Source : commune urbaine de Nosy Be 2006

La Commune compte 9 000 têtes de bovin (2003), 2000 têtes de caprins, 200 têtes de
porcin et 360.000 volailles dont 10.000 en élevage intensif.
En plus Nosy Be s’approvisionne annuellement de 2500 têtes de bovins.
Le charbon bactérien et symptomatique, le streptothricose et fasciolose bovine, ainsi que la
tuberculose constitue le principal problème de l’élevage bovin et la maladie de Teschen ; la
peste porcine et les maladies parasitaires sont celles de l’élevage porcin.
Ces maladies ont pratiquement décimé l’élevage bovin, porcin et caprin en 2004 et le
problème s’intensifie en 2005.
Marché hebdomadaire de zébus : 1
Marché hebdomadaire de porc : 1
Les débouchés du marché :
Nombre de bovins vendus : 300 / mois
Nombre de porcins vendus: 30 / mois

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Nombre de caprins vendus : 30 à 60 / mois

1.8. Pèche :

Il existe trois types d’activités de pêche à Nosy-Be :


 La pêche traditionnelle, exercée par les pêcheurs riverains, soit à la ligne soit
avec des filets et utilisant des pirogues ;
 La pêche artisanale utilisant des engins assez améliorés avec des embarcations
motorisées inférieurs à 50 CV.
 La pêche industrielle destinée à la pêche crevettière et pratiquée avec des
bateaux –chalutiers. La pêche s’effectue en dehors de Nosy-Be, seul des usines de traitement
basées à Nosy-Be.

On exploite plusieurs espèces de produits halieutiques à Nosy-Be : les poissons, les


crevettes, les langoustes, les calmars (peu exploités) et les holothuries.
On estime aux environs de 1500 le nombre de pêcheurs traditionnels à Nosy-Be. Le
nombre de collecteurs varie entre 15 à 20 chaque année. Six sociétés de pêche (UNIMA/PNB
et MULTIPECHE) sont agréées pour l’exploitation des produits congelés et deux autres
sociétés pour les produits séchés (Holothuries).

Production artisanale :
- Crevettes : 20 à 30 tonnes par an
- Ailerons de requin : 26 kg / an,
- Trépangs : 25 à 40 tonnes / an
- Poissons : 60 à 100 tonnes / an
- Crabes : 20 à 25 tonnes / an

Production industrielle : 2562 tonnes comprenant :


- 88 tonnes de trépang, dont 68 exportés,
- 0,28 tonnes de calmars,
- 9 tonnes de crabes,
- 1 200 à 600 tonnes de poissons dont 1,43 exportés,
- 1800 à 950 tonnes de crevettes dont la totalité exportée
- 249 tonnes d’invertébrés entièrement exportés.

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2. Mines :
Une prospection de saphir a lieu à Befotaka et à Maromaniry, l’extraction de différents
produits se fait d’une manière informelle, tels :
_ Le sable de plage dont l’extraction pose de grands problèmes. En effet, elle se fait
directement sur la plage, menaçant ainsi les zones d’habitations ou d’autres utilisations car
elle favorise l’érosion de la côte. Beaucoup de villageois ont demandé à la commune de
fermer ces chantiers.
_ L’argile verte est utilisée pour la fabrication de poterie et d’objets d’ornementation
destinés aux touristes, à Nosy Komba.
_ La pouzzolane est disponible sur plusieurs carrières, Nosy Be étant une île
volcanique. Il est surtout utilisé pour le remblayage des terrains et des pistes.
La carrière la plus exploitée actuellement est celle de Madirokely / Ambondrona, à l’intérieur
du domaine privé de la SIRAMA.
_ Les blocs de coraux utilisés pour les fosses septiques sont exploités dans le
fokontany d’Ambanoro, Ampasindava. Cependant, leur extraction est encore faible et
n’intéresse que de rares exploitants. Actuellement, cette extraction des coraux est strictement
interdite par la plupart des CLB dans la Commune.
_ Les pierres pour les constructions en dur (fondation, dallage) Leur extraction
présente beaucoup d’intérêts pour les opérateurs économiques nationaux et étrangers
résidents.

3. Artisanat.
Deux types de produits artisanaux existent : des produits d’artisanat d’art (broderie,
couture, sculpture en bois, tee-shirt, tapisserie, peinture, vannerie…) et des produits
d’artisanat de production (bijouterie, menuiserie, forge).
Actuellement, des marchés locaux commencent à s’implanter dans les villages afin
d’attirer les touristes et afin de faciliter leurs achats de souvenirs.
Il existe deux types de produits artisanaux à Nosy Be :
- Les produits d’artisanat d’art comme la broderie (richelieu) et couture, la sculpture, la
décoration de tee-shirt et la peinture, pour ne citer que ceux-là.
- Les produits d’artisanat de production comme la bijouterie, la menuiserie et la forge.

Par type d’activités, les artisans se regroupent dans des Associations comme :
- l’AFB (Association des Femmes Brodeuses) ;

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- l’Association des Sculpteurs ;


- l’Association des Artistes Peintres ;
- l’AAM (Association des Artisans Maçons) ;

IV. INFRASTRUCTURES ET TRANSPORT


Il y a 3 types de transport dans la Commune urbaine de Nosy-Be : terrestre, aérien, et
maritime.

1. Aéroport :
Le transport aérien est assuré par la compagnie nationale Air Madagascar qui relie l’île
aux autres provinces de Madagascar. D’autres compagnies relient Nosy Be à l’île de La
Réunion et à l’Europe.
L’aéroport de Nosy Be est situé à Fascene, à 12km d’Andoany (Hell-Ville). Composé d’un
bâtiment moderne récemment réhabilité, il est le second aéroport international de Madagascar.
Sa longueur est de 2180 m. Le nombre de rotation de liaison entre la Grande terre et Nosy Be
est en nette amélioration (au moins une rotation par jour).Avec l’extension et l’équipement de
la piste et de son aérogare, des vols directs internationaux sont exploités.
Figure 4: Aéroport de Nosy Be :

Tableau 7: Détail des vols réguliers sur Nosy Be :

Lignes compagnies fréquence Aéronefs sièges


Paris-Nosy Be Tana Corsair fly 1 Airbus 330 350
Milan-Nosy Be Blue Panorama 1 B767 250
Air Italy 1 B767 250
La Réunion-Nosy Be Air Austral 2 B735 106
La Réunion Diego- Air Mad 2 B733 130
Nosy Be
Dzaoudzi-Nosy Be Air Austral 2 B733 106
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Tana-Nosy Be Air Madagascar 10 B733 /AT7 130/70


Mahajanga Nosy Be Air Mad 1 ATR 72
Diego- Nosy Be Air Austral 1 B733 106
Source : PIC 2008

2. Transport maritime
Nosy Be est reliée à la Grande Terre par :
 Des navettes en bateau à moteur depuis le petit port d’Ankify, village situé sur
la commune d’Ambanja. Les touristes provenant d’Antsiranana (Diégo Suarez au Nord de
Madagascar) par la route empruntent habituellement cet accès.
 Des ferries reliant Nosy Be à Antsiranana (Diégo Suarez) et à Mahajanga. La
traversée se fait en deux jours.
Les usagers ont recours à divers moyens de transport tels les bateaux de croisière, les
voiliers ou les catamarans
La longueur du quai de Nosy Be au Nord-est de 150m et il est de 85 m à l’Est. Des
paquebots longs courrier, des caboteurs et des chalutiers en nombre moyen de 1250 par an
accostent au port de Nosy Be.
La capacité du trafic de manutention est estimée à 850 tonnes/jour en sacherie et 400
tonnes/jour en marchandises diverses.
Le réseau maritime assure également la liaison avec la Grande île par un bac pour le
transport de passagers et par bateaux pour les marchandises.

3. Route :
Le réseau routier de l’île comporte 227 km de routes revêtues et de pistes en terre.
Tableau 8: les routes :

Types Longueur
Routes praticables toute l’année 103 km
Route Nationale 39 km
(Andoany/Andilana : 27km-
Andoany/Fascene: 17km - Andoany/Port :
1km
RIP (Route d’Intérêt Provincial) 69 km
RIC (Route d’Intérêt Communal) 20 km
Bitumées 59 km
Non –bitumées 44 km
Routes praticables de façon 72km (RIP&RIC)
temporaire
Pistes à créer 3 km
Source : commune urbaine de Nosy Be 2006

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Mémoire de fin d’études

Les 3 principales villes de Nosy Be n’ont pas de gare routière. Les voitures se garent
au bord de l’avenue Général Gallieni (face Bazar Be) pour Andoany (Hell-Ville), à l’entrée de
la ville pour Dzamandzar et Ambatoloaka.
Andoany est reliée à la côte ouest par une route bitumée de 27 km jusqu’à Andilana.
Du côté est, la liaison Andoany-Fascene (aéroport)-Bemanondrobe est assurée également par
une route bitumée de 17 km.
Le centre de l’île est accessible à partir d’Andoany, par une piste.
Le nord reste encore la zone la plus enclavée de l’île, en raison de l’état des pistes qui sont
difficilement praticables en saison des pluies, où il faudra créer 30km de piste.
Le transport terrestre est assuré par des taxis. Les contraintes liées aux difficultés de transport
et d’approvisionnement, surtout en haute saison, entravent sérieusement le fonctionnement du
secteur tourisme.

4. Télécommunication
Trois opérateurs sont présents à Nosy Be : Telma (opérateur fixe et mobile). Airtel et
Orange (opérateurs mobiles). Airtel couvre presque la totalité de Nosy Be, la connexion dans
le Nord de l’île est assez difficile.

5. Adduction en eau potable et en électricité


Pour renforcer le système existant, des travaux d’amélioration de l’alimentation en eau
potable ont été réalisés par le projet PIC en 2007. Ces travaux concernent la station de
pompage d’eau brute et de traitement d’Amparihibe, la station de reprise de Maroakatsaka et
la construction de deux réservoirs de stockage, la mise en place de réseaux de distribution
d’eau dans les agglomérations de Dzamandzar et de Hell Ville et la construction
d’équipements tels que les bornes fontaines entre autres.
La capacité de production et de distribution d’électricité sur Nosy Be reste insuffisante
face au nombre croissant d’établissements hôteliers. La plupart des hôtels de Nosy Be
disposent d’un groupe électrogène afin de pallier à de fréquentes coupures.

V. LE TOURISME A NOSY BE
A compter de l’indépendance de Madagascar, en 1960, Nosy Be s’est partiellement
reconvertie dans le tourisme. Du fait de la beauté de ses écosystèmes et de ses plages, Nosy
Be fût et figure encore parmi les premières destinations touristiques de Madagascar.

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Le tourisme est la principale activité de Nosy Be. Elle accueille environ 16% des touristes
internationaux venant à Madagascar.

Les activités touristiques principales de la région incluent :


 les établissements hôteliers,
 les agences prestataires de service (excursion, bivouac, location de matériel de plongée
 les agences de location (voiture, motocyclette, bicyclette, embarcation)
 la pêche sportive (pêche au gros, pêche sous-marine…).

Les 20,3% des touristes venant à Madagascar passent par Nosy Be. La Haute saison
d’affluence se situe entre juin et octobre. (Source : Estimation enquêtes MADIO).
Au niveau du port de Nosy Be, des croisiéristes ont été enregistrés, et une quarantaine de
paquebots y ont touché port.

1. Le nombre d’arrivées des touristes


En 2007, le nombre de touristes a atteint 55.580. Le taux de progression en 2006,
supérieur à la moyenne des 7 dernières années antécédentes, est essentiellement dû à la
nouvelle desserte Milan - Nosy Be.
Tableau 9: nombre d’arriver des touristes :

Année Nombre d’arrivées Taux de progression


2000 26 500
2001 27 000 1,89%
2002 11 971 -55,66 %
2003 22 842 90,81 %
2004 36 148 58,25 %
2005 40 875 13,08 %
2006 52 315 27,99 %
2007 55 580 6,24 %
Taux de progression moyen (2001 à 2007) 20,37 %
Source : PIC SAGE 2008

2. Profil des touristes


 Marchés émetteurs : Pendant les quatre dernières années, 44% des touristes
visitant Nosy Be viennent d’Italie, 31% de la France (Réunion inclus), 13% d’Angleterre,
4% d’Allemagne et de la Suisse, 1% des Etats-Unis.
L’essor des marchés italiens et français est favorisé par l’existence de liaisons
aériennes directes entre Nosy Be et ces pays.

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 Classe d’âge : Les touristes venant à Nosy Be sont majoritairement composés


de 41% de personnes âgées de 25 à 40 ans, et à 45% de personnes âgées de 40 à 60 ans. La
seconde catégorie correspond à des personnes qui ont un niveau de vie élevé.
 Durée de séjour et motifs de visite: La durée moyenne de séjour des touristes
sur Nosy Be est de 9 jours sur les 15 jours passés à Madagascar. Les jours restants
consistent à visiter d’autres circuits.
Tableau 10: Motifs des visites :

Motif Nombre de personne Durée moyenne de séjour


avec l’enquêté Madagascar Nosy Be
Affaires 2,33 10,16 9,50
Visites d’amis et autres 3,00 18,70 7,58
Ecotourisme 1,20 42,00 5,00
Tourisme 2,56 14,00 9,35
Etudes 3,50 18,60 7,00
Séminaires, réunion … 1,00 7,00 6,50
Source : PIC, SAGE, 2005

Les touristes se répartissent entre :


 ceux qui choisissent Nosy Be comme lieu principal de séjour,
 ceux qui viennent à Nosy Be dans la deuxième partie de leur séjour dans le
cadre d’un combiné écotourisme/plage,
 les croisiéristes.
- Haute saison : La haute saison se situe en Avril Mai et de Juillet à Octobre.
- Les motivations de visite : Nosy Be est la première destination balnéaire
de Madagascar : la plage, la plongée et les activités nautiques.

En ce qui concerne l’écotourisme, pour 52,69% de touristes enquêtés, voir les


lémuriens a dicté le choix de la destination Nosy Be - les cultures et traditions locales (pour
51,16%) – la flore (pour 41,94% - incluant la visite du parc à orchidées) – les forêts tropicales
(pour 41,76%).

3. L’offre touristique à Nosy Be


 Offre en hébergement : Un effectif de 4 à 5 hôtels, toute catégorie inclus, est
mis en exploitation chaque année. Cependant, l’offre touristique est largement inférieure à
celle de la demande.

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Tableau 11: offre touristique à Nosy Be

Offre en hébergement Arrivée des touristes


Nbre Nbre Taux de progression Nbre Taux de
hôtels chambres (Nbre chambres) touristes progression
2004 72 956 36 148
2005 81 1 010 5,64 % 40 875 13,08 %
2006 84 1 098 8,71 % 52 315 27,99 %
2007 91 1 198 9,10 % 55 580 6,24 %
moyenne 7,81 % 15,77 %
Source : DELTO Nosy Be

 Qualité des lieux d’hébergement : La majorité des hôtels à Nosy Be sont


catégorisés "Ravinala" à 37% et en chambres d’hôtes à 30%.
Figure 5: pourcentage des catégories des lieux d’hébergement :

Source : Ministère de l’Environnement, des Forêts et du Tourisme, 2007

 Evènement culturel : Le festival Donia de musique et de danse de l’Océan


Indien se déroule chaque année (en Mai – Juin) depuis 1994. Des artistes de tout l’océan
Indien viennent s’y produire. Plusieurs personnes viennent spécialement d’Europe pour
assister à ce festival.

VI. POTENTIALITES ET FAIBLESSE DE LA REGION :

Nosy Be est une île riche et dispose d’énorme potentialité. La volonté du


développement est bien réelle pour cette région. Mais la question est toujours de trouver les
moyens dont le « nerf de guerre » qu’est l’argent pour réaliser les projets. Même si les

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ressources locales sont encore mal ou peu exploitées (sites touristiques, café, cacao, crevettes,
mines) son économie reste encore fragile.

1. Diversité biologique
Nosy Be est réputée pour sa végétation climatique qui est une forêt dense humide. La
faune et la flore y sont caractérisées par un taux croissant d’endémicité.
Dans l’ensemble, les principaux types de formations végétales que l’on peut rencontrer sont
très variés et épousent les conditions climatiques et édaphiques du milieu.

Malheureusement, le niveau de menace est important et est constitué principalement


par les défrichements occasionnés par la pratique de la culture du riz pluvial et du café.
La superficie limitée de ce domaine accroît le niveau de menace.

2. Tourisme
Nosy-Be constitue l’avant-garde du développement du tourisme malgache. En effet,
Nosy Be occupe le 1er rang de destination touristique à Madagascar devant sainte Marie et
Fort Dauphin.
La région de Nosy Be du fait de sa potentialité touristique, de l’existence d’infrastructures
d’accueil et de liaisons aériennes connait un réel développement du secteur tourisme ; les
environs immédiats offrent une grande diversité de paysage allant des forets humides et des
montagnes, aux baies sablonneuses et plages de sable fin,…etc. c’est une zone riche en
circuits de découvertes associés aux produits balnéaires.
Figure 6: Image panoramique de Nosy Be

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Figure 7: Monuments et infrastructures de Nosy Be

Sans oublier le festival Donia de musique et de danse de l’Océan Indien qui se déroule
chaque année (en Mai – Juin) depuis 1994 et qui attire près de 45 à 55 000 spectateurs.
Figure 8: Festival Donia à Nosy Be :

De ce fait, ce secteur d’activité ne cesse de prendre de plus en plus de place dans le


développement économique de l’île, mais aussi du pays.
Le potentiel touristique de la Région se développe progressivement avec l’installation de
nouveaux hôtels.
Les potentialités de la Région font d’elle une zone phare en matière d’industrie
touristique par rapport aux autres régions malgaches. Le nombre de touristes recensés connaît
une croissance rapide.

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3. Pêche :

Au niveau de la pêche, apparaît un potentiel considérable dont on peut mesurer


l’ampleur, soit au nombre de pêcheurs traditionnels soit à la production de la pêche artisanale,
soit encore à la réalisation du secteur industriel : Pêcherie de Nosy-Be
La pêche constitue l’activité principale de Nosy Be et ses environs. La production crevettière
est de plus de 2 000 tonnes de crevettes à Nosy-Be.

4. Agriculture :

Compte tenu de la pluviométrie et de la présence des sols d’origine volcanique, Nosy-


Be a une importante potentialité agronomique qui occupe 13% de la superficie de la
Commune urbaine de Nosy Be, soit plus de 4000Ha. Elle est constituée essentiellement de
cultures vivrières et maraîchères, de cultures de rente et de plantations industrielles.

5. Crises internationales et politiques


La crise politique a fortement touché l’un des piliers de l’économie de la région qui est
le tourisme. Une diminution de 95% de fréquentation a été enregistrée depuis le début de la
crise.
Les hôtels et restaurants sont en chômage technique.
Concernant le secteur pêche, la crise financière internationale a eu des impacts néfastes pour
le secteur. Des sociétés ont dû faire des licenciements économiques. La diminution des
ressources aggrave la situation. En plus, la recherche pétrolière a fait fuir les poissons.

6. Redressement
La région est décidée à redresser son économie. En partenariat avec l’office national
du tourisme, l’office régional du tourisme relance le secteur par différentes actions dont les
éduc-tours et la levée du nom de Madagascar dans les destinations à risque. L’ouverture des
lignes reliant cette région au reste du monde a favorisé le développement du tourisme.

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CHAPITRE III : JUSTIFICATION DU PROJET


Nous avons choisi une zone bien adaptée à la demande de construction d’un immeuble
à usage commercial, à usage de bureau et d’habitation dans la ville de Nosy Be Hell-Ville
pour les raison suivantes :
 C’est une zone qui est assez éloignée des principaux supermarchés, donc nécessite
des espaces commerciaux dans la région ;
 Il est avantageux de créer une nouvelle apparence de l’urbanisme sur l’île de Nosy
Be ;
 C’est une zone qu’il faut encore occuper pour l’urbanisation de la ville de Hell
Ville ; qui est la première destination touristique de Madagascar.
 Développement du secteur immobilier de la région ;
 Le loyer des appartements est très cher à Nosy Be ;
 Insuffisance des immeubles à usage de bureaux pour les entreprises, les
organismes nationaux et internationaux, ainsi que les coopérants étrangers sis à
Nosy Be.
Figure 9: Carte de Nosy Be :

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PARTIE II
ETUDE ARCHITECTURALE

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CHAPITRE I : CONCEPTION ARCHITECTURALE :

L’architecture est l’art d’imaginer, de concevoir et de réaliser des édifices selon


l’esthétique et des règles techniques bien déterminées. De ce fait, les normes requises, des
exigences de la clientèle, mais aussi des conditions dans lesquelles, le bâtiment sera construit
devront être prises en compte.

I. CONDITIONS D’IMPLANTATION :

Plusieurs sont les contraintes qui peuvent influencer la construction d’un bâtiment,
comme les conditions du milieu naturel, les données d’urbanisme et les conditions
économiques.

1. Le climat :
Quels que soient les bâtiments et leur devenir, les impératifs permanents du milieu
naturel impliqueront des particularismes. La température, le régime des vents, des pluies,
l’ensoleillement auront une influence déterminante sur la conception architecturale.

Le climat détermine le choix des matériaux mais également celui des formes et
l’orientation de l’édifice. Il est préférable de profiter du vent dominant favorable du jour et de
nuit surtout pendant la période chaude pour apporter de la fraicheur à l’intérieur du local.

De ce fait, on préfère orienter le bâtiment de manière à ce que toutes les faces principales
soient exposées à la direction du vent.

Notre région est caractérisée par :

 Une température moyenne annuelle de l’ordre de 26° C ;


 Une direction du vent dominant Nord ou Nord-Est vers le Sud le jour ou Sud-
Ouest la nuit et à la brise de mer d’Ouest ou Nord-Ouest l’après-midi.

En tenant compte de ces conditions, malgré la contrainte imposée par le terrain


d’implantation, les trois façades du bâtiment sont acceptablement exposées à la douceur du
souffle du vent.

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2. Le code de l’urbanisme:

On ne peut pas construire à son gré, les conditions d’urbanisme s’imposent à tous
promoteurs. Les permis de construire ne sont délivrés que pour des constructions implantées
sur les terrains desservis par les voies publiques ou privées permettant une lutte efficace
contre l’incendie.

3. Implantation :

Notre bâtiment sera bâtit à Hell ville dans un quartier commerciale ; il est situé à
quelque centaine de mètre du bord de la mer avec trois façades sur une route, une situation
centrale qui privilégie l’emplacement de notre bâtiment à usage multiple.

II. CHOIX DE L’OSSATURE:

L’ossature joue une fonction importante dans la tenue de l’ensemble de l’ouvrage il


assure la stabilité de l’ouvrage, supporte toutes les charges appliquées donc il doit comporter
des éléments résistant horizontaux (poutre) et des éléments résistants verticaux (poteaux).

Pour ce projet, nous choisissons une ossature complète formée par le système porteur
classique poteaux – poutres en béton armé grâce à sa souplesse d’utilisation et sa maniabilité
de construire aux formes variées.

De plus, le béton armé présente beaucoup d’avantages : elle a une grande résistance
vis-à-vis des actions extérieures donc moins d’entretien par rapport à la construction
métallique et s’avère plus économique pour les bâtiments dont le nombre d’étages est
inférieur à dix (10).

Enfin, le béton résiste bien au feu du fait de sa caractéristique « mauvaise conducteur »


de chaleur.

Compte tenu de toutes ces caractéristiques, l’île de Nosy Be nous oblige à adopter une
ossature en béton armé.

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III. ELEMENTS SECONDAIRES

1. Elément de couverture :

Avec la hauteur que présente notre bâtiment, l’adoption d’une toiture terrasse parait
avantageuse pour assurer sa sécurité vis-à-vis des effets du vent.
Elle est constituée par un plancher composé de corps creux en terre cuite et de nervure
en béton armé coulées sur place, surmontés d’une dalle de compression couverte de diverses
couches assurant l’étanchéité de cette dernière.
Au niveau du cinquième étage, la terrasse est accessible au public et elle sera dotée, en
plus, d’une couche de revêtement en céramique.

2. Plancher :

Le plancher est composé de corps creux en terre cuite et de nervure en béton armé
coulées sur place surmonté d’une dalle de compression.
Ces éléments assurent sa résistance vis-à-vis des surcharges d’exploitation ainsi
qu’une bonne isolation phonique entre deux niveaux.

3. Elément de remplissage :

Tous les murs de notre bâtiment ne jouent que le rôle de remplissage et de séparation.
Pour raison de résistance, nous adoptons des agglomérés creux à base de ciment pour les
murs intérieurs et extérieurs du bâtiment.

4. Fondations :

Quel que soit le type de fondation à adopter, que ce soit une fondation superficielle, ou
soit une fondation profonde, nous choisissons toujours le béton armé avec le dosage
correspondant à ce genre d’ouvrage.

5. Menuiseries :

Trois types de menuiserie seront choisis. Ces menuiseries sont souvent utilisées pour
les constructions d’un bâtiment courant :
 Menuiserie en aluminium :

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Elle contribue dans la majorité des temps à l’aspect architectural d’une construction et
utilisés aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur grâce à sa grande résistance aux intempéries
contrairement à la menuiserie en bois et métallique.
En l’utilisant comme façade de notre bâtiment, sa forme architecturale confère au bâtiment un
aspect artistique particulière et de l’esthétique.
 Menuiserie en bois :
Nous préférons utiliser les menuiseries en bois à l’intérieur puisque, déjà sa résistance
est plutôt faibles à l’extérieur et dans notre cas, son apparence ne correspond pas à l’aspect
extérieur recherché.
 Menuiserie métallique :
Cette menuiserie prend souvent un rôle très important pour la sécurité d’une propriété.
C’est pourquoi, il est nécessaire que les portes d’entrée du bâtiment au rez-de-chaussée soient
dotées de volet roulant ainsi que les fenêtres, de grille de protection.
Des mesures concernant la protection contre la corrosion seront prises pour la pérennité de ces
derniers

IV. AMENAGEMENT INTERIEUR :

Le présent projet comporte cinq (05) étages dont :

 Le rez-de-chaussée est destiné en majeure partie à des boutiques divisées en


cinq (05) box pour servir la population et les touristes qui constituent les clients potentielles;
une petite partie ouvrant sur la façade principale pour bureau qui est attachée au premier étage
par un escalier à part ; un Snack à ciel ouvert avec bar est aussi installé au milieu du bâtiment
pour offrir un service complet aux clients de l’immeuble.
 Le premier et le deuxième étage sont conçus pour usage de bureau ; notre
objectif primordial est de faire contribuer à la bonne marche de l’ensemble dont elle fait
partie, que ce soit une administration publique ou privée. Il est alors conçu des cloisons
amovibles, ce qui constitue une solution plus économique.
 Les deux étages suivants de notre bâtiment sont conçus pour usage
d’habitation, avec quatre appartements qui sont tous indépendants et une buanderie pour
chaque étage.
 Le cinquième étage dont la majeure partie de la surface de l’étage est une
terrasse accessible est une sorte d’espace destiné à recevoir des réceptions ou des évènements

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importants. Il est muni de deux cuisines, deux bars, deux toilettes. Des pergolas sont
disposées sur une partie au-dessus de la terrasse pour donner une apparence plus attractive et
plus séductrice à l’espace et pour faire une zone d’ombre.

V. LES ELEMENTS STRUCTURAUX :

1. La façade :

Le mur de façade est constitué par une maçonnerie d’agglos de type non porteur, ayant
une épaisseur égale à 25 cm (finie), il subsiste à la pénétration d’un avers fouettant ou à
l’action combinée de la pluie et du vent, pendant des durées plus ou moins longues.

2. Les cloisons :

Pour certains murs intérieurs la tendance actuelle est aux cloisons plus légères et à
l’utilisation des matériaux isolants. Ainsi les cloisons pour les séparateurs des chambres et
quelques pièces seront en maçonnerie d’aggloméré de 15 cm d’épaisseur (finie) pour assurer
une isolation acoustique et thermique.

3. Les percements :

La liaison entre l’espace extérieur et l’espace intérieur sera assurée par les deux
percements : la porte et la fenêtre.

Ainsi, les façades sont pourvues d’ouvertures de châssis vitrés et décorées par une
énorme menuiserie en aluminium ayant des formes rectangulaires occupant toute la hauteur
de l’étage afin de fournir à l’intérieur du bâtiment une aération et un éclairage naturel
optimum.

4. Toiture :

La toiture adoptée est une toiture terrasse. Elle est accessible pour le quatrième étage,
mais elle servira à porter une décoration en toiture et sera juste accessible aux techniciens
pour le cinquième étage.

Ces deux toitures doivent assurer notamment l’étanchéité, l’isolation thermique,


l’isolation acoustique ,la résistance aux chocs due à la grêle, chute de matériel ou

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l’arrachement du vent, la protection contre l’incendie et la résistance mécanique pour les


conditions d’utilisation, les opération de mise en œuvre et entretien.

En tant que toiture, la terrasse doit permettre l’évacuation rapide et complète des eaux
pluviales jusque dans les descentes.

Notre toiture sera composée par les différentes parties suivantes :

 Etanchéité en asphalte coulé en deux couches : 0,5 cm d’asphalte chaud et 1,5 cm


d’asphalte sablé ;
 Matériau enrobé de 2 cm d’épaisseur pour étanchéité
 Béton de forme d’une pente de 3%pour l’écoulement des eaux pluviales ;
 Un acrotère et chéneau ;
 Un revêtement en carreau grès cérame (terrasse accessible).

5. Escalier :
Le bâtiment comporte deux types d’escalier :

 L’un en béton armé qui sert tout le bâtiment ; les nez de marche seront protégés
par cornières à aile égale à 5 x 50 x 50 sur toutes leurs largeurs.
Le garde-corps sera constitué d’élément en fer rond TOR de 12 fixé sur montant en
bois palissandre ;
 L’autre à limon à marche balancée en bois dur concernant accès à l’un des
bureaux du premier étage, du bureau du RDC

VI. DIMENSIONS DES PIECES :

1. Dimensions des éléments :

Pour le dimensionnement des éléments, nous nous réfèrerons à partir de la norme


mentionnée par l’ouvrage d’Ernst Neufert ainsi qu’à l’indication du TBM (Travaux de
Bâtiment à Madagascar).

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1.1. Hauteur libre sou plafond :

La hauteur libre sous plafond doit respecter certaine valeur minimale en fonction du
volume d’air nécessaire par personne. La valeur minimale admissible est de 2,50 m pour un
local dont la surface est inférieure à 50 m 2 .

La hauteur libre de notre bâtiment est définie à 3,70 m pour chaque niveau.

1.2. Couloir :

La largeur d’un couloir est déterminée en fonction d’une largeur type appelée « unité
de passage » de 0,60 m. Le tableau ci-dessous nous donne la largeur du couloir en fonction
du nombre d’unité de passage.

Tableau 12: largeur du couloir :

Unité de passage (UP) Largeur du couloir (m)


1 UP 0,60 à 0,90
2 UP 1,20 à 1,40
3 UP 1,60 à 1,80
N UP (n*0,60 – 0,20) à n*0,60
Source : Elément de projet de construction 8iem édition 2002

Comme le bâtiment comporte des boutiques au RDC nous adopterons une largeur de 3
m qui est équivalente à cinq unités de passage.

1.3. Escalier :

La circulation verticale dans l’immeuble se fait au moyen d’un escalier.

La largeur minimale d’un escalier dans un immeuble à usage collectif est de 1,20 m, nous
adoptons une marge avec une largeur de 1,40 m.

La hauteur du contre marche est de h = 18 cm et la largeur du giron G = 27 cm qui vérifie la


règle de Blondel 60 cm  2 h  G  64cm .

1.4. Ascenseur :
Au centre de l’édifice se trouve un ascenseur panoramique en verre. Etant donné
l’usage du bâtiment, c’est un ascenseur de type 1000 avec une charge nominale de 1 000 kg
comportant une cabine de grande dimension. Il a l’avantage d’assurer, dans une gamme de

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Mémoire de fin d’études

vitesse faible, un transport calme, doux et sans à-coups. L’esthétique de la cabine est son
point fort.

1.5. Chambre :

La surface minimale d’une chambre dépend du volume d’air minimal admissible pour
les usagers de cette chambre. En effet l’homme consomme de l’oxygène et rejet en moyenne
0,02 m 3 /h de gaz carbonique et 40 g/h de vapeur d’eau. Cela nécessite une condition normale
de volume d’air.

Tableau 13: volume d’air nécessaire par personne :

adulte Enfant
Volume d’air nécessaire 32 m 3
15 à 32 m 3
Surface de la pièce minimale 16 à 24 m 2 8 à 12 m 2
Hauteur sous plafond minimale 2,50 m 2,50 m
Source : Elément de projet de construction 8iem édition 2002

Nous adopterons une hauteur sous plafond de 3,70 m et une surface minimale
de 21 m 2 .

1.6. Cuisine :

La surface minimum d’une cuisine est de 5 à 6 m 2 et une largeur de 1,875 est déjà
suffisante mais nous adopterons une surface plus importante de 7,25 m 2 et une largeur de 2,45
m pour les cuisines dans les appartements et de 10,90 m 2 avec une largeur de 2,20 m pour les
cuisines du 5iem étage pour envisager les différents équipements qu’on peut placer dans la
cuisine.

1.7. Toilette :

Chaque appartement doit avoir sa propre salle de bain composée au minimum d’un
lavabo, d’un receveur de douche et d’un WC. Le bâtiment sera doté des équipements
suivants :

 Douche : receveur de douche en porcelaine de 80 x 80 cm 2 ;


 WC : siège WC à l’anglaise en porcelaine à chasse dorsale avec poussoir ;
 Urinoir : urinoir appliqué de face en céramique avec robinet poussoir;

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 Lavabo : -lavabo en porcelaine émaillé de dimensions 60 x 150 cm 2 ;

- Lavabo en colonne en porcelaine de dimensions 60 x 50 cm 2 ;

2. Description de l’immeuble :

2.1. Rez-de-chaussée :

Le rez-de-chaussée est constitué par :

 Un dégagement de 3 m de largeur traversant longitudinalement le bâtiment ;


 Un espace commercial divisé en 6 boutiques :
 Boutique 1à 4 occupant 60 m 2 de chaque ;
 Boutique 5 occupant 137 m 2 ;
 Boutique 6 occupant 135 m 2 ;
 Un bureau remontant jusqu’au 1er étage occupant 52 m 2 ;

 3 toilettes occupant une totalité de 21 m 2 ;


 Un snack avec un bar avec ciel dégagé.

2.2. Première et deuxième étages :

Le premier étage et le deuxième étage comprennent chacun :

 Quatre bureaux occupant chacun 375 m 2 ;


 Un bureau occupant 52 m 2 ;
 Un dégagement de 3 m de largeur traversant longitudinalement le bâtiment ;
 Quatre toilettes occupant chacune 9 m 2 .

2.3. Troisième et quatrième étages :

Ces deux étages comprennent chacun :

 Un dégagement de distribution de 3 m de largeur ;


 quatre appartements avec des pièces à fonction identiques mais à surface
différente qui sont:
 un dégagement de 1 à 1,20 m de large ;
 un séjour avec coin repas de 35 à 40 m 2

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Mémoire de fin d’études

 une cuisine de 7,60 à 10 m 2 ;

 deux chambres de 21 / 33 m 2 (3 chambres pour l’un des quatre


appartements ;
 une toilette de 6 m 2
 un véranda de 26 m 2 seulement pour 2 appartements ;
 une buanderie

2.4. Cinquième étage :

Le cinquième étage comporte :

 un dégagement de 3 m de large ;
 2 cuisines de 10,80 m 2 chacun ;
 2 bars de 17 m 2 chacun ;
 2 toilettes de 7 m 2 chacun ;
 Un terrasse de 638 m 2 occupant le reste de l’étage.

VII. SCHEMA FONCTIONNELS :

Figure 10: schéma fonctionnel du RDC :


BAR

BOUTIQUE 5 BOUTIQUE 6

SNACK

DEGAGEMENT

TOILETTE
BOUTIQUE BOUTIQUE S BOUTIQUE BOUTIQUE
1 2 3 4
BUREAU

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Figure 11: schéma fonctionnel du 1er et 2nd étage :

BUREAU 3 BUREAU 4
Toilette Toilette

DEGAGEMENT PRINCIPALE

Toilette Escalier Toilette


BUREAU 1 BUREAU 2

Escalier

BUREAU

Figure 12: schéma fonctionnel du 3iem et 4 iem étage :

APPARTEMENT 3 APPARTERMENT 4

DEGAGEMENT PRINCIPALE

APPARTEMENT 1 Escale APPARTEMENT 2


Buanderie r

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Mémoire de fin d’études

Figure 13: schéma fonctionnel du 5 iem étage :


TERRASSE ACCESSIBLE

Toilette BAR DEGAGEMENT BAR Toilette

Cuisine Cuisine

Figure 14: schéma fonctionnel d’un appartement :

CHAMBRE 1 CHAMBRE 2

Toilette SEJOUR
DEGAGEMENT

Cuisine

DEGAGEMENT PRINCIPAL

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Mémoire de fin d’études

PARTIE III
ETUDES TECHNIQUES

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Mémoire de fin d’études

CHAPITRE I : EUROCODES

I. GENERALITES :
Les Eurocodes sont des règles communes de dimensionnement/conception et de
vérification des ouvrages de construction établies à l’échelle européenne. Le principal objectif
de telle harmonisation est de supprimer, pour les états membres, tout obstacle au libre accès
des entreprises de travaux ou des bureaux d’études techniques au marché unique européen de
la construction, dû essentiellement à la disparité des règles

Les Eurocodes de première génération ont été rédigés dans les années 80. Celles-ci ont
été reprises en normes provisoires, ENV, dans les années 90. Les ENV ont été transformées
en EN (normes européennes à partir de 1998).

Les Eurocodes sont appelés à devenir le principal moyen de conception des structures
de bâtiments et des ouvrages de génies civil. Ils ont donc une importance essentielle à la fois
pour le secteur de la conception des ouvrages et pour l’industrie du bâtiment et des travaux
Publics.

II. CONTENU DE L’EUROCODE :


Les deux premières parties des Eurocodes sont relatives aux « base pour la conception
des ouvrages » et « actions dues au poids propre et aux charges fixes ». Ces deux normes sont
les premières d’un ensemble de 60 normes qui portent sur les actions, les ouvrages en béton,
construction métallique, ouvrages mixtes aciers-béton, structures en bois, en maçonnerie, en
aluminium, ainsi que les règles de conception des ouvrages de géotechnique et les règles de
conception parasismiques. Ces codes permettent de concevoir des ouvrages et de contrôler la
conformité aux exigences essentielles n°1 « résistance mécanique et stabilité » (incluant les
aspects liés à l’exigence essentielle n°4 « sécurité d’utilisation ») et les éléments relatifs à
l’exigence essentielle n°2 « sécurité en cas d’incendie » ainsi que la durabilité. Il est, dès lors
essentiel pour les praticiens de connaitre les différentes parties d’Eurocode et les date de leur
publication.

Les Eurocodes EN actuels sont au nombre de dix textes couvrant les aspects
techniques du calcul structural et du calcul au feu des bâtiments et des ouvrages de génie
civil ; chacun subdivisé en parties et sous parties. Chaque Eurocode est caractérisé par un
numéro de norme européenne (EN). Ex. : EN 1991 pour l’Eurocode 1, etc… :

Les normes eurocode sont les suivants :

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 EN 1990 EUROCODE 0 : BASE DE CALCUL DES STRUCTURES (mars 2003)


 EN 1991 EUROCODE 1 : ACTION SUR LES STRUCTURES
 EN 1992 EUROCODE 2 : CALCUL DES STRUCTURES EN BETON
 EN 1993 EUROCODE 3 : CALCUL DES STRUCTURES EN ACIER

 EN 1994 EUROCODE 4 : CALCUL DES STRUCTURES MIXTES ACIER-


BETON :
 EN 1995 EUROCODE 5 : CALCUL DES STRUCTURES EN BOIS :
 EN 1996 EUROCODE 6 : CALCUL DES OUVRAGES EN MAÇONNERIE :
 EN 1997 EUROCODE 7 : CALCUL GEOTECHNIQUE
 EN 1998 EUROCODE 8 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES
STRUCTURES POUR LEUR RESISTANCE AUX SEISMES
 EN 1999 EUROCODE 9 : CALCUL DES STRUCTURES EN ALLIAGES
D'ALUMINIUM

On distingue :

 Les Eurocodes « transversaux » (4 familles):EN 1990 ; EN 1991 ; EN 1997 ; EN


1998 ;
 Les Eurocodes « matériaux » : EN 1992 ; EN 1993 ; EN 1994 ; EN 1995 ; EN 1996 ;
EN 1999.

1. EN 1992 EUROCODE 2 : CALCUL DES STRUCTURES EN BETON :

L’Eurocode 2 définit les principes généraux de calcul des structures en béton :

 EN 1992-1-1 : règles générales pour les bâtiments


 EN 1992-1-2 : calcul du comportement au feu

3.1. NF EN 1992-1-1 (Octobre 2005)

Calcul des structures en béton - Partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments

La Partie 1-1 de l'Eurocode 2 énonce les principes de base du calcul des structures en
béton non armé, armé ou précontraint, constitué de granulats de masse volumique normale ou
de granulats légers, ainsi que des règles spécifiques pour les bâtiments.

La Partie 1-1 traite des sujets suivants :

 Section 1 : Généralités
 Section 2 : Bases de calcul
 Section 3 : Matériaux
 Section 4 : Durabilité et enrobage des armatures
 Section 5 : Analyse structurale

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Mémoire de fin d’études

 Section 6 : États-limites ultimes (ELU)


 Section 7 : États-limites de service (ELS)
 Section 8 : Dispositions constructives relatives aux armatures de béton armé et de
précontrainte-Généralités
 Section 9 : Dispositions constructives relatives aux éléments et règles particulières
 Section 10 : Règles additionnelles pour les éléments et les structures préfabriqués
en béton
 Section 11 : Structures en béton de granulats légers
 Section 12 : Structures en béton non armé ou faiblement armé

Les Sections 1 et 2 donnent des clauses qui viennent compléter celles de l'EN 1990
«Base de calcul des structures». Cette Partie 1-1 ne couvre pas :- l'utilisation d'armatures
lisses ; la résistance au feu ; les aspects particuliers de certains types de bâtiments (tels que les
immeubles élevés) ; les aspects particuliers de certains types d'ouvrages de génie civil (tels
que les viaducs, les ponts, les barrages, les enceintes sous pression, les plates-formes en mer
ou les réservoirs) ; les composants en béton caverneux ou en béton cellulaire et ceux réalisés
avec des granulats lourds ou incluant des éléments de construction métallique (voir Eurocode
4 pour les structures mixtes acier-béton).

3.2. NF EN 1992-1-2 (Octobre 2005)

Calcul des structures en béton - Partie 1-2 : règles générales - Calcul du comportement au feu

La Partie 1-2 de l'EN 1992 traite du calcul des structures en béton en situation
accidentelle d'exposition au feu ; elle est destinée à être utilisée conjointement avec l'EN
1992-1-1 et l'EN 1992-1-2.

L’EN 1991-1-2. Cette partie 1-2 identifie uniquement les différences, ou les éléments
supplémentaires, par rapport au calcul aux températures normales.

La partie 1-2 de l'EN 1992 vise uniquement les méthodes passives de protection contre
l'incendie. Les méthodes actives ne sont pas traitées.

La partie 1-2 de l'EN 1992 s'applique aux structures en béton requises pour remplir
certaines fonctions lorsqu'elles sont exposées au feu, à savoir- éviter une ruine prématurée de
la structure (fonction porteuse),- limiter l'extension du feu (flammes, gaz chauds, chaleur
excessive) en dehors des zones concernées (fonction séparative).

La partie 1-2 de l'EN 1992 donne des principes et des règles d'application (voir l'EN
1991-1-2) pour le calcul des structures en vue de satisfaire aux exigences spécifiées, selon les
fonctions et niveaux de performance susmentionnés.

La partie 1-2 de l'EN 1992 s'applique aux structures ou aux parties de structures qui
relèvent du domaine d'application de l'EN 1992-1-1 et sont calculées en conséquence.

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Mémoire de fin d’études

Toutefois, elle ne couvre pas : les structures à précontrainte extérieure,- les structures en
coque.

Les méthodes indiquées dans la partie 1-2 de l'EN 1992 sont applicables au béton de
densité normale présentant une classe de résistance jusqu'à C90/105 et au béton léger
présentant une classe de résistance jusqu'à LC55/60. Des règles complémentaires pour les
classes de résistance supérieures à C50/60 sont données dans la section 6.

III. LIENS ENTRE LES EUROCODES :

L’organigramme suivant précis les liens entre les Eurocodes :

Figure 15:Lien entre les Eurocodes :

EN 1990 Eurocode 0
Base de calcul et gestion de la
Base de calcul fiabilité : sécurité structurale,
aptitude au service et durabilité

EN 1991 Eurocode 1
Actions et charges sur les structures
Actions

EN 1992 EN 1993 EN 1994


Eurocode 2 Eurocode 3 Eurocode 4 Conception et
béton Acier Acier-béton dimensionnement :
règles de calcul pour les
différents matériaux =
EN 1995 EN 1996 EN 1999 Eurocodes
Eurocode 5 Eurocode 6 Eurocode 9 « Matériaux »
Bois Maçonnerie Aluminium

EN 1997 EN 1998 Dimensionnement des ouvrages


Eurocode 7 Eurocode 8 géotechniques et calcul de la
Géotechnique Séismes résistance aux séismes

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Mémoire de fin d’études

Voici des points essentiels des Eurocodes :

 Ce qui ne change pas avec l’eurocode :

Globalement les principes de calcul et les coefficients de sécurité notamment :

 La méthode semi probabiliste et les coefficients partiels ;


 Le principe des vérifications à l’ELU et à l’ELS ;
 Les coefficients partiels sur les charges et les matériaux
 Et un certain nombre de clarification et de règles explicites

 Ce qui change avec l’Eurocode :


 La forme : un ensemble de textes cohérents contre un patchwork de textes de
différentes origines et de différentes natures
 L’appréciation de la fissuration
 Les enrobages d’armatures : détermination en fonction des classes d’exposition
 Les règles de base :

Pour les structures en béton, il faut :

 Faire le calcul aux états limites, avec la méthode des coefficients partiels, comme
indiqué dans l’eurocode 0
 Calcul des actions sur la structure conformément à l’eurocode 1
 Combinaison, durabilités et aptitude au service conformément à l’eurocode 2

IV. EUROCODE 2 :

1. Domaine d’application de l’Eurocode 2 :


L’Eurocode 2 s’applique dans le domaine du :

 Bâtiment
 Génie civil
 Béton armé, non armé, précontraint
 Travaux neufs
 Structure traditionnelles ou innovatrice
 Résistance mécanique, aptitude au service, durabilité, résistance au feu

Par contre, elle exclut les domaines suivants :

 Forme ou conceptions inhabituelles (pas spécifiquement couvert)


 Isolation thermique ou acoustique
 Utilisation des armatures lisses.

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Mémoire de fin d’études

 Notre structure ici est un bâtiment en béton armé donc on peut très bien appliquer
l’Eurocode 2 pour sa conception et son dimensionnement.

L’annexe nationale que nous utiliserons dans ce mémoire est celle de la France (île de La
Réunion).

2. Les états limites pour l’Eurocode


Les états limites sont des états d’une construction idéalisant des phénomènes
(indésirables) l’empêchant de satisfaire certaines exigences structurales ou fonctionnelles
définie lors de son projet.

La justification d’une structure consiste à s’assurer que de tels états ne peuvent pas
être atteints ou dépassés avec une probabilité dont le niveau dépend de nombreux facteurs.

On distingue :

 Les Etats Limites Ultimes (ELU)


 Les Etats Limites de Service (ELS)
2.1. Etats Limites Ultimes (ELU) :
Les états limites ultimes sont associés à une rupture entrainant l’effondrement total ou
partiel de la structure considérée, et mettant en cause la sécurité des personnes et/ou des biens.
L’Eurocode NF EN 1990 classe les états limites ultimes comme indiqué dans le tableau 1 :

Tableau 14: les états limites pour l’Eurocode :

notations définitions

EQU Perte d’équilibre de la structure ou d’une partie quelconque de celle-ci,


considéré comme un corps rigide

STR Défaillance interne ou déformation excessive de la structure ou d’éléments


structuraux, y compris semelles, pieux, murs de soubassement, etc., lorsque la
résistance des matériaux de construction de la structure domine.

GEO Défaillance ou déformation excessive du sol, lorsque les résistances du sol ou


de la roche sont significatives pour la résistance.

FAT Défaillance de la structure ou d’éléments structuraux due à la fatigue.

Pour les états limites ultimes de résistance (STR/GEO), la combinaison de charge


s’écrit de la manière suivante :

1,35.G
j
kj,sup   G kj,inf  1,5.QK,1  1,5.ψ0,i .QK,i
j i1

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Mémoire de fin d’études

2.2. Etats Limites de Service (ELS) :


Les états limites de service sont associés à des états de la structure, ou de certaines de
ses parties, lui causant des dommages limités mais rendant son usage impossible dans le
cadre des exigences définies lors de son projet (exigences de fonctionnement, de confort pour
les usagers ou d’aspect).
Aux ELS, il existe 3 types de combinaison de charges :
 La combinaison caractéristique est à considérer normalement pour les états
limites à court terme, liés à une seule atteinte d’une certaine valeur par l’effet
étudié : exemple formation de fissures)
G
j
K, j  QK,1   ψ0,i . QK,i
i1

 La combinaison fréquente est à considérer pour des états limites à moyen terme,
liés à l’atteinte par l’effet étudié d’une certaine valeur soit pendant une petite
partie de la durée de référence soit pendant un certain nombre de fois.

G
j
K, j  ψ0,i . QK, j   ψ0,i . QK,i
i 1

 La combinaison quasi-permanente est à considérer pour l’étude des effets à long


terme des actions liées à l’atteinte d’une certaine valeur pendant une longue durée,
par exemple fluage du béton.

G j
K, j   ψ 2,i . Q K,i
i 1

Par simplification, pour les bâtiments, la combinaison d’action caractéristique peut s’écrire :

 Lorsque l’on ne considère que les actions variables les plus défavorables

G
j
K, j  Q K,i

 Lorsque l’on considère toutes les actions variables : G


j
K, j   ψ0,i . Q K,i
i 1

2.3. Les valeurs des coefficients ψ ,

Les valeurs recommandées des coefficients ψ , utilisées pour le calcul des valeurs
représentatives des actions, sont données dans le tableau suivant.

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Tableau 15: Valeur recommandées de ψ

Action ψ0 ψ1 ψ2
Charges d’exploitation des bâtiments
- Catégorie A : habitation, zones résidentielles 0,7 0,5 0,3
- Catégories B : bureaux 0,7 0,5 0,3
- Catégorie C : lieux de réunion 0,7 0,7 0,6
- Catégorie D : commerces 0,7 0,7 0,6
- Catégorie E : stockage 0,7 0,9 0,8
- Catégorie F : zone de trafic, véhicules de poids 30 kN 0,7 0,7 0,6
- Catégorie G : zone de trafic, véhicules de poids compris 0,7 0,5 0,3
entre 30 et 160 kN
- Catégorie H : toits 0 0 0
Charge due au vent sur les bâtiments 0,6 0,2 0
Température hors incendie des bâtiments 0,6 0,5 0
Source : Eurocode 0, Annexe nationale française

3. Classe d’environnement
La conception d’un ouvrage doit permettre de garantir sa durabilité. Un ouvrage doit
donc résister aux effets des conditions d’environnement, actions chimiques et physiques,
définies dans la norme NF EN 1991 1-1 §4-2. L’action chimique peut provenir de divers
facteurs : stockage de liquides, environnement agressif (par exemple le contact avec des gaz
ou solutions chimiques), etc.

La norme NF EN 206-1 d’avril 2004 retient 6 grandes classes qui donnent au total 18 classes
d’environnement:

 XO : aucun risque de corrosion ni d’attaque ;


 XC : corrosion induite par carbonatation ;
 XD : corrosion induite par des chlorures ;
 XS : corrosion induite par des chlorures présents dans l’eau de mer ;
 XF : attaque gel-dégel ;
 XA : attaque chimique ;

La classe d’exposition intervient dans la détermination de l’enrobage de l’élément.

Notre bâtiment est situé sur une petite île, à environ 500 m à proximité d’une côte;
ainsi le bâtiment est situé à moins de 1 000 m de la cote, donc on a une classe
d’environnement « XS1 » (corrosion induite par les chlorures de l’eau de mer).

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4. Les hypothèses fondamentales aux états limites :


L’Eurocode 2 reconduit les règles fondamentales du BAEL, à savoir :
 les sections restent planes ;
 les armatures adhérentes tendues ou comprimées subissent les mêmes
déformations que le béton adjacent ;
 la résistance du béton à la traction est négligée ;
 les contraintes se déduisent de la règle des trois pivots.
Pour les bétons de résistance ≤ 50 MPa, le raccourcissement relatif  bc du béton est limité à :

 déformation ultime prise en flexion,


f ck
 déformation atteinte sous la contrainte maximale f cd  en
1,5
compression simple.
Pour l’allongement ultime des armatures, l’Eurocode 2 n’impose aucune limitation du pivot
A. Mais on peut retenir à titre de simplification pour les aciers de type B, .

5. Les matériaux :

5.1. Le béton :
L’Eurocode 2 définit la résistance caractéristique à la compression du béton comme la
valeur au-dessous de laquelle on peut s’attendre à rencontrer seulement 5 % de l’ensemble des
résultats d’essais de résistance possibles du béton spécifié. L’Eurocode 2 définit deux types de
résistance : la résistance mesurée sur cylindre et la résistance mesurée sur cube
Figure 16: mesure de la résistance du béton sur cylindre et sur cube

La résistance caractéristique du béton en compression, notée f ck , est définie à 28 jours d’âge.

À titre d’exemple, f ck  25 MPa pour la classe C25/30.

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Le tableau ci-dessous est issu de la norme NF EN 206-1 pour les éléments coulés en place ; il
donne la classe indicative de référence pour les éléments coulés en place.
Tableau 16: Valeurs limites spécifiées applicables à la composition et aux propriétés du béton
CLASSE D’EXPOSITION
Corrosion Corrosion induite par les chlorures
carbonatation Eau de mer Chlorures autres que
l’eau de mer
XC1 XC2 XC3 XC4 XS1 XS2 XS3 XD1 XD2 XD3
classe de C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C30/37 C35/45
résistance
minimale
NF EN 206 (avril 2004)
Comme l’environnement de notre projet est de classe XS1, la classe de résistance minimale
que nous allons adopter pour le béton est la classe C30/37. (III.1)
Ainsi, nous admettons le dosage de 400 kg de ciment CEM I 42,5 dans un mètre cube de
béton (Q400).
Caractéristiques mécaniques du béton :

 Résistance de calcul pour la compression :


La résistance de calcul retenue pour la flexion est prise égale à :
f 30
f cd  α cc ck f cd  1.  20 MPa (III.2)
γc 1,5
Avec  c coefficient général fixé à 1,5 sauf en terme accidentel où il est pris égal à 1,2 et
α cc  1

 Résistance à la flexion :
La résistance du béton en traction est en général caractérisée par trois formules :
Traction moyenne : f ctm  0,3.f ck 
23
  0,3.302 3  2,89 MPa pour les bétons de
classe C12 à C50 avec la notion de résistance moyenne f cm  f ck  8 (III.3)
 Traction de calcul : f ctd  α ct . f ctk /γ c avec α ct  1 et γ c  1,5
Soit f ctd  0,47. f ctm  1,36 MPa . (III.4)
 Traction flexion : f ctm,fl  1,6  h 1000f ctm  f ctm où h est la hauteur de
l’élément exprimé en millimètre h  100 mm 

 Coefficient de fluage :
Le béton longtemps comprime sous effort constant se raccourcit progressivement:
c’est le phénomène du fluage. Le coefficient de fluage est obtenu à partir d’un couple
d’abaque.
Ainsi, pour :
t0 28 jours
{ RH 80% Le coefficient de fluage  , t 0   1,8 (III.5)
ciment de classe N

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 Module de déformation :
Il est donné par la formule suivante (en MPa) :
0,3
f 8
E cm  22000 ck  (II.6)
 10 
Tableau 17:Module de déformation
classe C12/15 C16/20 C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C50/60 C60/70
E cm (MPa) 27 000 29 000 30 000 31 000 33 000 34 000 35 000 37 000 39 000

L’Eurocode 2 présente trois diagrammes contraintes-déformations pour le béton :


 le diagramme parabole rectangle ;
 le diagramme bilinéaire (simplification du diagramme parabole –rectangle) ;
 le diagramme rectangulaire simplifié (simplification du diagramme bilinéaire).

Mais pour notre cas on va utiliser le diagramme rectangulaire simplifié (étant donné sa
simplicité par rapport aux autres).Le diagramme parabole rectangle de contrainte maximum
f cd est remplacé par un diagramme rectangulaire de hauteur y  λ . x (x étant la hauteur
comprimée du diagramme des déformations) et de contrainte constante ε . f cd .

   0,8 pour les classes inférieures ou égales à C50 ;


f  50 pour les classes supérieures à C50.
λ  0,8  ck
400

f ck  50
  1 pour les classes inferieures à C50 et ε  1  (pour les classes supérieures à
200
C50/60).

Figure 17: diagramme simplifié – cas des bétons <C50/60

   0,8
f ck  50MPa { f ck =30 MPa < 50 MPa  { (III.7)
  1

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 coefficient d’équivalence : il est théoriquement défini par la relation :


Es E cm
αe  avec E c,eff  le module efficace de déformation et  , t 0  le
E c,eff 1   , t 0 
coefficient de fluage.

Pour la valeur de  e , nous pouvons encore adopter dans les recommandations professionnelles
à l’Eurocode 2 comme avec le BAEL la valeur 15 si f ck  60 MPa.

 limitation de contrainte de compression du béton à l’ELS : la contrainte de


compression du béton pour les classes d’exposition XD, XF ou XS est limitée sous la
combinaison caractéristique des charges : ζ C  k1 . f ck  18 MPa (III.8)

Avec k1  0,6 (valeur recommandée à utiliser pour l’annexe nationale française)

5.2. Les aciers :

Les aciers retenus sont conformes à la norme EN 10080. Ce sont les B500A ou les
B500B à 500 MPa de limite élastique ; la limite élastique est notée : f yk  600 MPa.
L’EN 10080 distingue trois types d’aciers en fonction de leurs allongements  uk sous charge
maximale. C’est une valeur caractéristique garantie :
 Les aciers à ductilité normale B500A ( ε uk ≥ 2,5 % et f t f yk ≥ 1,05). Ce sont les
laminés à froid ou tréfilés ;
 Les aciers à haute ductilité B500B ( ε uk ≥ 5% et f t f yk ≥ 1,08). Ce sont les laminés
à chaud ;
 Les aciers à très haute ductilité C450 (allongement ε uk > 7,5 % et f t f yk ≥1,15)

Pour ce projet, nous utiliserons les aciers à haute ductilité B 500B

Pour l’acier, l’Eurocode 2 présente deux diagrammes de contrainte de formation :

 diagramme contrainte-déformation à palier incliné ;


 diagramme contrainte-déformation à palier horizontale.

Figure 18: diagramme à palier incliné :

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Figure 19: diagramme à palier horizontale :

On peut utiliser l’un ou l’autre de ces diagrammes contraintes-déformations

L’acier utilisé est ici de classe 500B et on va utiliser le diagramme contrainte-déformation à


palier horizontal ; diagramme élasto-plastique parfait (III.9)

Caractéristiques mécaniques des aciers :

 module de déformation : le module élastique est prise égal à Es  200 000 MPa

(III.10)

 résistance de calcul : l’Eurocode 2 retient pour la justification des sections une


f 500
résistance de calcul égale à : f yd  yk f yd   435 MPa (III.11)
γs 1,15

La valeur du coefficient  s est égale à 1,15 sauf en terme accidentel où il est pris égal à 1.

 Limitation de la contrainte de traction de l’acier à l’ELS :

Afin de respecter les exigences de durabilité et d’éviter une ouverture excessive des
fissures, la contrainte de traction des armatures sous la combinaison caractéristique des
charges est limitée à :
ζs  k 3 . f yk  400 MPa avec k 3 =0,8 (III.12)

5.3. Condition d’enrobage :


Un enrobage minimal est imposé pour assurer : une bonne transmission des forces
d’adhérence, l’absence d’épaufrures, une résistance au feu (EC 2, partie 1-3) ; la protection
des aciers contre la corrosion.
L’Eurocode 2 ne reconduit plus les conditions sur les enrobages en fonction des états de
fissuration, comme le BAEL. Il définit la notion d’enrobage nominal minimal C nom comme
suit : c’est l’enrobage minimal Cmin basé sur la NF EN 206-1 augmenté d’une valeur ΔCdev
correspondant aux tolérances.
Cnom  Cmin  ΔCdev

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Avec Cmin  max Cmin,b ; Cmin,dur  ΔCdur  ΔCdur,st  ΔCdur,add ;10 mm.

C min,b  Ө

Avec Ө le diamètre de la barre ou diamètre équivalent du groupe de barres.

Si d g ( c g en notation BAEL) > 32 mm, alors C min,b  Ө + 5 mm

Pour Cmin,dur , condition sur la durabilité en fonction de la classe d’environnement, l’Eurocode


2 impose, sauf spécification particulières du marché, d’utiliser la classe structurale S4 pour les
bâtiments et ouvrages de génie civil courants. La classe S4 correspond à une durabilité de
l’ouvrage de 50 ans.

Tableau 18: Valeur de l’enrobage requis vis-à-vis de la durabilité :

exigence environnementale pour Cmin,dur (mm)


Classe Classe d’exposition
structurale X0 XC1 XC2/XC3 XC4 XD1/XS1 XD2/XD2 XD3/XD3
S1 10 10 10 15 20 25 30
S2 10 10 15 25 25 30 35
S3 10 10 20 25 30 35 40
S4 10 15 25 30 35 40 45
S5 15 20 30 35 40 45 50
S6 10 25 35 40 45 50 55
NF EN 1992-1-1

Ainsi, comme notre bâtiment se trouve sur un environnement de classe XS1 le tableau
4.4NV de la norme Eurocode NF EN 1992-1-1 ci-dessus nous permet d’avoir
Cmin,dur  35 mm .

Pour les tolérances, les valeurs recommandées sont les suivantes pour :

 condition sur les marges de sécurité à prendre sur les enrobages : Cdur,  0 ;
 possibilité de diminuer les enrobages : ΔCdur,st  0 ;
 possibilité de diminuer l’enrobage si protection additionnelle du béton :
ΔCdur,add  0 ;
 prise en compte des tolérances d’exécution : ΔCdev  10 mm .

Ainsi Cmin  max Cmin,b ;35  0  0  0;10 mm  35 mm

D’où Cnom  Cmin  ΔCdev  35  10  45 mm

Nous adopterons Cnom  50 mm (III.13)

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6. Similitudes et différences entre Eurocode 2 et BAEL :


L’Eurocode 2 ne peut être utilisé sans son annexe nationale ; et ses similitudes et différences
avec le BAEL sont les suivantes :

- ils ont les mêmes coefficients sur les charges et les matériaux, sauf fck ⁄gc au lieu de
0,85fc28 ⁄gb
- ils ont les mêmes coefficients multiplicateurs des actions (1,35 G et 1,5Q)
- ils ont la même courbe contrainte déformation du béton (diagramme parabole-
rectangle) pour fck ≤50MPa
- le dimensionnements est très semblable à ceux des BAEL et BPEL
- l’eurocode 2 présente des Classes d’environnements qui conduisent à des enrobages
différents et en général plus importants.

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CHAPITRE II : PREDIMENSIONNEMENT :

I. GENERALITES
Le prédimensionnement consiste à donner des dimensions à chacun des éléments
(dalles, poutres, voiles, poteaux) d’un point de vue statique tout en gardant en tête que ce ne
sont pas nécessairement leurs dimensions définitives (redimensionnement en cas de non-
conformité par rapport à la considération de surcharges d’exploitation, dimensionnement
dynamique, etc…)
Notons qu’il y a des cas où l’aspect architectural nous oblige à imposer a priori certaines
dimensions.

II. PLANCHER :
Figure 20: cas des plancher

Les planchers ont un rôle très important dans la structure .Ils supportent les charges
verticales, les transmettent aux éléments porteurs et ils isolent aussi les différents étages du
point de vue thermique et acoustique ;
Nous adoptons les planchers à corps creux à nervures coulées sur place. Son
utilisation permet d’économiser du béton grâce à l’emploi d’ hourdie servant de coffrage. Le
poids propre du plancher est léger et assure une meilleure isolation phonique.
L’épaisseur du plancher est déterminée à partir de la hauteur totale h des poutrelles qui
supportent les corps creux.
Pour le prédimensionnement de la hauteur des poutrelles, on utilisera la formule
empirique suivante :
L L
h (III.14)
25 20

Pour le prédimensionnement, prenons la dalle qui a la plus grande surface : L = 5.78m


Ainsi 23.12  h  28.9

Prenons h  24 cm soit un corps creux de 20 cm et une dalle de compression de 4 cm.

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III. POUTRE :
On appelle poutre toute élément dont la longueur « l » est supérieur à 3 fois
l’épaisseur b.
Figure 21: cas de poutre

h b h
h

l b

l>3.b

Les poutres de notre bâtiment sont des éléments en béton armé de section
rectangulaire, elles sont susceptibles de transmettre aux poteaux les efforts dus aux
chargements verticaux ramenés par les planchers.

La hauteur totale « h » et la longueur L en travers sont déterminé par la condition de


non déformabilité des poutres :

1 h 1
  (III.15)
16 L 10

Avec : L  leff  l n  a1  a 2 longueur efficace (  portée entre axe) ;


l n = la portée entre nu des appuis ;
 t h
a i  min  ; 
2 2
Pour simplifier le calcul, prenons « L » égale à la portée entre axe ;
Suivant le sens longitudinal ; on a Lmax = 6.15 m
Donc 41 cm  h  61.5 cm (1)
La largeur « b » de la poutre doit vérifier la règle de bonne construction suivante :
5 10
0.3 d  b  0.6 d  bd b (III.16)
3 3
Etant donné que les poutres ont une portée importante, prenons la valeur de b égale à 25 cm.
50  d  100
Prenons la valeur de a  4.5 cm d  h  a  h  4,5
54.5  h  104.5 (2)
Ainsi, (1) et (2) nous permettent de choisir : h= 55 cm
l  3.b 6,15  3.0,25  0,75 O.K.
On a des poutres de section 55 x 25 cm²

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IV. POTEAUX
Considérons le cas des poteaux du RDC comme les plus chargés parmi les poteaux de
la structure
Figure 22: définition poteau

En admettant que les poteaux travaillent en compression centrée et que l’effort normal
N ed est pris uniquement par le béton.
h . b3
Pour un poteau de section rectangulaire : S  b . h et I c 
12
Avec : b = la petite dimension de la section
h = la plus grande dimension de la section

 Au niveau du RDC et du première étage, les charges supportées par les poteaux
sont très importantes, alors adoptons b  35cm ;
 Au niveau du deuxième étage, prenons la valeur de b  30cm et b  25cm pour les
étages supérieurs
Vérifions d’abord la condition de non flambement des poteaux avant la détermination de la
valeur de h .

En compression simple, il faut que l’élancement  du poteau soit:


l 20 A . B . C
λ  0  λ lim  (III.17)
i n
avec :
 = élancement du poteau ;
l0 = longueur de flambement ; l0  0.7l  2380 mm dans le cas d’un bâtiment courant
avec : l  3.4m
Ic
i : rayon de giration de la section droite ;
AC
Ic moment d’inertie de la section transversale (béton seul) par rapport à l’axe
perpendiculaire au plan de flambement ;

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1
A  0.7 Si  ef est inconnu ;  ef inconnu  A = 0.7
1  0.2.ef
B  1  2. ω  1.1 si  est inconnu ;  inconnu  B = 1.1
C  1.7  rm  0.7 si rm est inconnu ; rm inconnu  C = 0.7
N Ed
n  effort normal réduit : h > b étant inconnu, (III.18)
A c . f cd

Nous supposerons les poteaux travaillant en compression centré et que l’effort normal
N est pris uniquement par le béton. Nous avons considéré la largeur des poteaux
rectangulaires égale à « A ».
N Ed  n'. q . A'
Avec n' : le nombre de niveau supporté par le poteau ;
q : la charge supportée par le plancher d’étage prise entre 12 kN/m3 et 15 kN/m3 .
Comme nous avons un plancher à corps creux donc plus léger, prenons la valeur
q = 13 kN/m3 ;
A’ : la plus grande surface d’impact d’un niveau supporté par le poteau.
A'  L . l  5,95.5,78  34,39 m2
Or au niveau du poteau où la surface d’impact est très importante, notre bâtiment se comporte
comme un immeuble de R+4.

1. Vérification des dimensions proposées vis-à-vis du flambement :


Tableau 19: vérification au flambement :

niveaux l(cm) l0 (cm) b(cm) h(cm)  lim conditions

RDC 3.4 2.38 35 60 13,74 14,77 vérifiée


R+1 3.4 2.38 35 60 13,74 16,52 Vérifiée
R+2 3.4 2.38 30 50 16,49 16,12 non vérifiée
R+3 3.4 2.38 25 45 18.32 17,10 non vérifiée

R+4 3.4 2.38 25 45 18.32 24,18 non vérifiée

La condition de non flambement des poteaux n’est pas vérifiée pour les poteaux à partir du
second étage, nous devons tenir compte des effets du second ordre pour ces poteaux.

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1. Contrainte des armatures :


Béton C30/37   C 2  2 ‰
f yd 435
  2.17‰ >2‰  c 2
Es 2.105
f yk f yd
f yd  si ε c 2 
s  γs Es  ζs  Es . ε c 2  2.105.2.103  400 MPa
{ Es . ε c 2

2. Section réelle calculé :


N Ed Ac
Ac  Ac  b . h  h 
ζ b
f cd  s
100

3. Dimension des poteaux rectangulaires :


Tableau 20: section des poteaux

niveau Ac (cm²) section


b (cm) h (cm) trouvé h (cm) retenue
RDC 945 35 27 60
R+1 770 35 22 60

R+2 570 30 19 50
R+3 375 25 15 45
R+4 200 25 8 45

D’après ces résultats, la section des poteaux nécessaire vis-à-vis de la contrainte de


compression du béton n’est pas très importante mais que c’est la condition de non
flambement des poteaux qui nous oblige à adopter des sections plus importantes.
Pour uniformiser les résultats et pour une raison de souci économique et architectural nous
adoptons des poteaux de sections moins importantes mais en tenant compte des effets de
second ordre dans certains des calculs.

4. Définition géométrique des poteaux :


L 340 340 340
 3  5,66  3  6,8  3  7,55  3 O.K.
h 60 50 45
h 60 50 45
 4  1,71  4  1,66  4  1,8  4 O.K.
b 35 30 25
 Ce sont effectivement des éléments pouvant être considérés comme des poteaux.

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V. ESCALIER :
L’escalier est un élément d’ouvrage permettant de passer à pied d’un étage de
bâtiment à un autre. L’escalier est composé d’une succession régulière de plans horizontaux
consistant à des marches et des paliers.
Notre escalier comporte deux (02) volés identiques et un (01) palier intermédiaire.
On a une hauteur de 4m à franchir entre 02 étages de l’immeuble.

1. Calcul du nombre de marches :


Soit : n . h  H
(n  1). G  L
Avec : h = hauteur de la marche ;
Pour ce type d’escalier, la hauteur moyenne « h » d’une marche étant de 15cm  h  19cm .
G giron ou largeur d’une marche ;
400
H (palier de repos) = hauteur à franchir /2 =  200 cm
2
H 200
Adoptons h= 18cm ; donc le nombre de contre marche est : n    11.11  11
h 18
Le nombre de marche jusqu’au palier de repos est donc n  1  11  1  10 marches.

2. Largeur du giron :
L’escalier comporte 10 marches (il y a toujours un giron de moins que de hauteur)
dont le giron respecte la relation de Blondel :
60  G 2 h  64  24  G  28 (III.19)
Adoptons G  27 cm
h 18
Pour l’inclinaison  , on a la relation tanζ    0.666  ζ  33.69 (III.20)
G 27

3. Prédimensionnement de la paillasse et du palier :


L’épaisseur du palier et de la paillasse es donnée par la relation suivante :
L0 L
 ep  o (III.21)
30 20
Avec L o : la longueur du palier et de la paillasse.
L L 0,27.11
Puis la relation : cosζ   Lo    3.57  3.60 m
Lo cosζ cos(33.69)
Lo L
Soit alors, Lo = 3,60 m ; donc  e p  o  12 cm  e p  18 cm
30 20
Adoptons alors e p = 15 cm

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4. Largeur de l’escalier ou emmarchement :


Notre établissement est destiné à recevoir du public alors la largeur entre mains
courantes de l’escalier ou emmarchement doit être supérieur ou égal à 120 cm.
Adoptons alors un emmarchement de 140 cm.

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CHAPITRE III : CALCUL DES ACTIONS

I. EFFET DU VENT :
Concernant le calcul des actions du vent sur la construction, nous nous conformerons
aux règles NV65 (DTU P06-2000) définissant les effets de la neige et du vent sur les
constructions et ses annexes.
Ainsi cette étude nous permettra de déterminer les actions dues aux efforts
horizontaux, c’est-à-dire : le vent.

1. Direction du vent :
Pour le calcul de la construction, la direction d’ensemble moyenne du vent sera
supposée horizontale.

2. Exposition des surfaces :


 Les surfaces au vent : Ce sont les surfaces exposées au vent. par exemple si on
éclaire la construction à l’aide d’un faisceau de rayons lumineux parallèles à la
direction d’ensemble du vent, les surfaces au vent représentent alors les surfaces
éclairées.
 les surfaces sous le vent : Ce sont celles non exposées au vent, celles qui sont
dans l’ombre ou sous incidence rasante (parallèles à la direction du vent) pour le
cas de l’exemple précédent.
 Le maître couple : c’est la projection orthogonale de la surface considérée ou de
l’ensemble de la construction sur un plan normal à la direction du vent.
 pression ou dépression : la face d’un élément de construction est dite soumise à
une pression lorsque l’action du vent est dirigée contre elle. Elle est soumise à une
dépression(ou à une succion) dans le cas contraire.

3. Hypothèses :
L’action exercée par le vent sur la paroi d’un élément est considérée comme normale à
celle-ci.
Elle est fonction de :
 La vitesse du vent ;
 La catégorie de la construction et ses proportions d’ensemble ;

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 l’emplacement de l’élément considéré dans la construction et de


 son orientation par rapport à la direction du vent ;
 Dimensions de l’élément considéré ;
 La forme de la paroi à laquelle appartient l’élément considéré ;

4. Caractéristique du bâtiment :
Le bâtiment est assimilé à une construction prismatique à base rectangulaire pour
pouvoir appliquer les règles du NV65 supposant le vent comme une masse d’air en
mouvement.
Ses dimensions sont alors :
Figure 23: schéma de base de calcul

h = 24,75 m : la hauteur au-dessus du sol ;


a = 36,20 m : la longueur du rectangle en base du bâtiment ;
b = 29 m : la largeur du rectangle en base du bâtiment ;
f = 0 : flèche de la toiture ;
α 0 : angle d’inclinaison de la toiture du bâtiment.

Pour le calcul de l’action du vent, on va simplifier la forme de notre bâtiment :


Figure 24: forme du bâtiment vue en élévation :

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Figure 25: forme du bâtiment vue du dessus :

4.1. Coefficients λ :
Les valeurs des coefficients λ pour une direction du vent perpendiculaire à la face au vent
sont :
h
- Vent normal à la grande face :    0,68
a
h
- Vent normal à la petite face :    0,85
b

4.2. Perméabilité des parois :


Une paroi a une perméabilité au vent de % si elle comporte des ouvertures de
dimensions quelconques dont la somme des aires représente % de son aire totale.
S0

St (III.22)
Avec : S 0 : surface des ouvertures ;

S t : surface total de la paroi.


Les règles considèrent trois types de construction selon le degré de perméabilité des parois :
 fermée, si ses parois présentent des fuites et des petites ouvertures
uniformément réparties, la perméabilité moyenne de ces parois étant inférieure ou égale à
5 %. Si toutes les parois ont une perméabilité nulle, c'est-à-dire si elles ne laissent absolument
pas passer l'air même de façon accidentelle, la construction est dite fermée étanche ;
 partiellement ouverte, si l'une des parois au moins présente ou peut
présenter à certains moments une perméabilité moyenne comprise entre 5 et 35 % ;
 ouverte, si l'une des parois au moins présente ou peut présenter à certains
moments une perméabilité égale ou supérieure à 35 %.
Généralement, pour les bâtiments à usage d’habitation ou de bureau, ce coefficient
μ  0,5 et la surface est considérer comme totalement fermée.

Nous supposons alors que notre bâtiment est entièrement fermé.

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5. Pression dynamique :

5.1. Pression dynamique de base :


La pression dynamique de base est la pression qui s’exerce à une hauteur de
10 m au-dessus du sol pour un site normal, sans effet de masque, sur un élément dont la
plus grande dimension est égale à 0,50 m.

V2
qb 
16,3 (III.23)
Avec : V : vitesse du vent en mètre par seconde (m/s).
Il faut considérer le cas du vent normal et du vent extrême.

Selon le fascicule portant Dispositions constructives applicables aux travaux de


bâtiments édifiés dans les zones dites ≪ à hauts risques cycloniques ≫, Ministère des
Travaux Publics, les valeurs des pressions dynamiques de base sont :
Tableau 21: valeur des pressions dynamique de base :

Vent normal (daN/m²) Vent extrême (daN/m²)


Zones hauts plateaux 50 87.5
Zones côtières 143 250
Vent normal (m/s) Vent extrême (m/s)
Zones hauts plateaux 28.28 37.42
Zones côtières 47.83 63.24

Comme notre bâtiment se trouve sur une zone côtière, on obtient :


q b (n)  143 daN/m 2

q e (n)  250 daN/m 2

5.2. Pression dynamique de base corrigée : qbc


La hauteur de l’élément étudié, la région, le site d’implantation de la construction et la
rigidité de la construction ont une grande influence sur la variation des pressions dynamiques
de base, d’où la pression dynamique de base corrigé.
Elle est obtenue à partir de la formule suivante :
q bc  q b . K h . K s . K m . δ (III.24)

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Avec : K h : coefficient de hauteur ;

K s : coefficient du site ;

K m : coefficient de masque ;
 : coefficient de dimension.

 Effet du site :
Les valeurs des pressions dynamiques de base normale et extrême doivent être multipliées par
un coefficient de site noté K s qui est fonction de la nature du site d’implantation.
Comme notre site se trouve sur une zone côtière, l’article n° 5 du circulaire N° 010
MTP/DGE/DAUH 88 du ministère des travaux publics nous permet de choisir K s = 1,20.
 Effet de la hauteur :
Soit q H la pression dynamique agissant à la hauteur H au-dessus du sol et q10 la pression
dynamique de base à 10 m de hauteur.
Pour 0  H  500 , le coefficient correcteur apporté par l’effet de la hauteur sur la pression
dynamique est définie par la formule :
qh H  18
Kh   2,5
q10 H 60
Avec H : hauteur du bâtiment.
24,75  18
Pour notre cas, H = 24,75m donc K h  2,5  1.261
24.75  60

 Effet de masque :
Il y a effet de masque lorsqu’une construction est masqué partiellement ou totalement par
d’autres constructions ayant une grande probabilité de duré de vie.
Pour notre cas, il n’y a pas effet de masque puisqu’aucun bâtiment ne masque partiellement
ou totalement notre construction. D’où : K m = 1
 Effet de dimension :
Les pressions dynamiques correspondant à chaque niveau d’une construction doivent être
affectées d’un coefficient de réduction  , déterminé en fonction des plus grandes dimensions
(horizontale et verticale) de la surface offert au vent intéressant l’élément de stabilité
concerné.
Pour notre cas, on a :

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 Hauteur du bâtiment : 24,75 m < 30 m


 Longueur du maitre couple : 36,20 m
Selon le diagramme NV 65 RIII2, on obtient :  = 0,755

D’où la pression dynamique de base corrigé :


Tableau 22: valeurs des pressions dynamiques de base corrigées :

Cas du vent normal qbc (n) Cas du vent extrême qbc (e)

daN/m² 163.38 285.63


m/s 54.65 72.25
Vérification :
Vent normal : 30 daN/m² < q bc (n) < 170 daN/m² O.K.

Vent extrême : 52,5 daN/m² < q bc (e) < 297,5 daN/m² O.K.

6. Action dynamique exercé par le vent :


Les forces engendrées par les rafales de vent : accélérations et décélérations,
irrégulières, répétées et variables en durée, des masses d'air agissant sur la structure et la
structure elle-même entrainent une interaction dynamique entre elles.
La pondération des pressions dynamiques de base par un coefficient « d’amplification
dynamique» noté β dépend des caractéristiques mécaniques et aérodynamiques de la
construction.

6.1. Action parallèle à la direction du vent :


 Cas de charge normale :
Pour tenir compte de l’effet des actions parallèles à la direction du vent, les pressions
dynamiques normales servant de calcul de l’action d’ensemble sont multipliées à chaque
niveau par un coefficient de majoration donné par :
β  ζ(1  δ . η)  1 (II.25)
Avec : θ: coefficient global dépendant du type de construction ;
ξ: coefficient de réponse donné en fonction de la période T du mode
fondamental d’oscillation et pour des ouvrages de divers degrés
d’amortissement par l’un des abaques RIII des règles NV65 ;

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 : coefficient de pulsation déterminé à chaque niveau considéré en


fonction de sa cote H au-dessus du sol par l’échelle fonctionnelle de la
figure R-III-4 des règles NV65 .
 Détermination de  :

Pour les constructions à usage d’habitation ou de bureau,  est donné en fonction de la côte
de leur sommet :  = 0.7 pour H s < 30 m ;

ζ  0,7  0.01(Hs  30) pour 30  Hs  60 m ;

ζ  1pour Hs  60 m

Pour notre cas, la hauteur du sommet du bâtiment est inférieure à 30 m, donc   0.7
 Détermination de T :
Les formules forfaitaires de l’annexe 4 des règles NV 65 permet de déterminer T à partir de la
méthode simplifiée de contreventement par ossature en béton armé :
0,09. H
T (III.26)
lx

Avec H : hauteur total de la construction exprimé en mètre (m) ;


l x : dimension en plan dans la direction considérée (a ou b) exprimé en
mètre (m)
Tableau 23: les valeurs de la période T :

l x (m) T
Vent normal à la face S a 36,20 0,37
Vent normal à la face S b 29 0.41

 Détermination du coefficient de pulsation  :


Il est obtenu par interpolation à partir de l’abaque R-III-4 :
Pour H = 20m, on a  = 0,345 ;
pour H = 30 m, on a  =0,33 ;
 pour H = 24.75m, on a  = 0,338.

 Détermination du coefficient de réponse  :

L’abaque R-III-3 donne : vent normal à S a : T = 0,37   = 0,300 ;

vent normal à S b : T = 0,41   = 0,300.

 Valeur du coefficient d’amplification dynamique  :

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Tableau 24: Valeur du coefficient 

θ T   
Sa 0,7 0,37 0 ,300 0,338 0,77
Vent normal
Sb 0,7 0,41 0,300 0,338 0,77
Vent normal

On trouve  < 1 donc on va prendre  =1


 Les actions dynamiques exercées par le vent se limitent aux actions statiques.
 Cas de surcharge extrême :
Les pressions dynamiques extrêmes servant au calcul son multipliées par l’expression :
 ζ
β 0,5    1
 2

 ζ
On a  =0,7 et  = 1 donc β 0,5   = 0.67 ;
 2
Comme le coefficient est inférieur à 1, prenons la valeur 1. Ainsi les pressions dynamiques
exercées par le vent ont égales aux actions statiques.

6.2. Actions normales à la direction du vent :


L’action du vent entraine, par la présence des tourbillons des phénomènes d’oscillation
de la structure, il y a un risque importante de résonnance si la période d’oscillation propre de
la structure est voisine de celle du vent.
 Détermination de la vitesse critique Vcr :
La théorie de Karman exposée dans la règle NV 65 paragraphe 8.3.1 monter que la période est
donnée par :
d
T (III.27)
S. V

Avec : V : vitesse du vent ;


D : largeur du maitre couple ;
S : nombre de Strouhal, fonction de la rugosité des surfaces, de la forme de la
construction et de la viscosité du vent.
Le nombre de Strouhal varie pour les prismes à base carrée entre 0,25 et 0,30.
Prenons S = 0.29.

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Par principe, la résonnance st obtenue lorsque la période de vibration de la construction


est égale à la période de tourbillon, dans ce cas, la vitesse du vent correspondant est une
vitesse critique.
d d
Ainsi nous obtenons : Tk  T   Vcr  (III.28)
S . Vcr S. T
Tableau 25: valeur de la vitesse critique :

Direction du vent d (m) S T(s) Vcr (m/s)


Parallèle à S a 36,20 0,29 0.37 337
Parallèle à S b 29 0,29 0.41 242

 Conclusion :
Vent parallèle à S a : Vcr = 337 m/s ;

Vent parallèle à S b : Vcr = 242 m/s.


Ces vitesses étant largement supérieur à la vitesse du vent, il est inutile de faire un calcul à la
résonance.

7. Action statique exercé par le vent :

7.1. Action extérieur :


Quelle que soit la construction, la face extérieur de ces parois est soumise à :
 Des succions ou dépressions, si les parois sont dites sous le vent ;
 Des pressions ou surpressions si elles sont faces au vent.
Ces action dites actions extérieurs sont caractérisées par le coefficient Ce.

 Détermination de Ce :
Sur les parois verticales on a :
 Face au vent : Ce = 0,8 (quel que soit  o ) ;

 Face sous le vent et parallèle au vent : Ce = -(1,3  o -0.8).

 o est un coefficient déterminé à l’aide de l’abaque R-III-5 des règles NV65.

 Rapport de dimension :
Le rapport de dimension  est le rapport de la hauteur H de la construction à la dimension
horizontale de la face frappée.

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En désignant par a et b les dimensions du bâtiment avec a > b :


H
 a   0,68
a
H
 b   0,85
b
 Détermination du coefficient  o :

Le coefficient  permet de tenir compte des facteurs aérodynamiques fonction des proportions
et de l’orientation de certains types de construction.
On prend  0 puisque nous somme dans le cas de constructions les valeurs suivantes :

b 29
 Vent normal à la face S a : 0,5  a  2,5 et   0,80 d’où  o  1 ;
a 36,2

 Vent normal à la face S b : b  0,85  1 et a  0,68 d’où  o  1 .


 Récapitulation des valeurs de Ce :
Nous avons une toiture terrasse donc   0 °
D’après l’abaque R-III-6 de la règle NV 65, on trouve les valeurs suivantes :
Tableau 26: valeurs de Ce sur les toitures

Vent normal à la face S a vent normal à la face S b


Face au vent Ce = -0,47 Ce = -0,47
Face sous vent Ce = - 0,47 Ce = - 0,47

Tableau 27: valeur de Ce sur les faces :

Vent normal à la face S a vent normal à la face S b


Face au vent Ce = + 0,8 Ce = + 0,8
Face sous vent Ce = - 0,5 Ce = - 0,5

7.2. Actions intérieures :


Les actions intérieures sont fonctions du pourcentage d’ouverture dans une paroi, dont
 est le rapport entre les surfaces totales des ouvertures S 0 et la surface totale de la paroi
frappée par le vent S t .

En effet, ces actions sont caractérisées par des coefficients Ci , qui sont calculés au moyen des
formules valables pour chaque cas selon la perméabilité des parois :
 Si  > 5 : le vent n’a pas d’effet sur l’ouvrage ;
 Si  < 5 : la construction sera supposée fermée pendant les temps cycloniques.

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Alors, on va prendre le cas le plus défavorable c’est à dire  < 5 ; notre bâtiment considéré
comme entièrement fermé.
 Surpression : Ci  0,6(1,8  1,3 γ o )

 Dépression : Ci  0,61,3 γ 0  0,8


Tableau 28: valeur de Ci sur les faces :

Vent normal à la face S a vent normal à la face S b


Face au vent Ci = + 0,3 Ce = + 0,3
Face sous vent Ce = - 0,3 Ce = - 0,3

7.3. Combinaison d’actions :


Les actions obtenues précédemment sont combinées pour avoir les actions résultantes
Ce – Ci sur chaque paroi et sur la toiture.
Ce - ci Grande face Petite face Toiture
Pression 1,1 1,1 -
dépression 0,8 0,8 0,77
Tableau 29: récapitulatif de la valeur de coefficient correcteur

7.4. Pression statique corrigé :


Elle est obtenue en multipliant la pression dynamique de base corrigée par le
coefficient Ce – Ci des actions résultantes : Ce  Ci . q bc .

Tableau 30: action statique du vent normal : q bc (n)  163,38 daN/m² :

Grande face Petite face Toiture


Pression (daN/m²) 179,72 179,72 -
Succion (daN/m²) 130,70 179,72 125.80

Tableau 31: action statique du vent ex+trême : q bc (n)  285,63 daN/m²

Grande face Petite face Toiture


Pression (daN/m²) 314,19 314,19 -
Succion (daN/m²) 228.50 228,50 219.94

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Figure 26: combinaison des actions Ce – Ci :

VENT NORMAL A LA GRANDE FACE

VENT NORMAL A LA PETITE FACE

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II. LES CHARGES VERTICALES :


1. Les charges permanentes :

Les charges permanentes résultent du poids spécifique des matériaux mis en œuvre et
des dimensions correspondantes de coffrage.

L’Eurocode 1 considère le poids propre total des éléments structuraux et non


structuraux comme une action unique.

Nous allons nous référer à la norme NF EN 1991 1-1 et à son annexe nationale
française NF P 06-111-2 du juin 2004 pour leur détermination :

Tableau 32: poids volumique ou spécifique des matériaux :

Matériaux de constructions Poids volumiques ou surfaciques unités


béton arme 2 500 daN/m3
béton ordinaire 2 200 daN/m3
Maçonnerie Agglos 1 350 daN/m3
Brique pleine 1 800 daN/m3
mortier 2 200 daN/m3
Chape et revêtement 100 daN/m2
Plancher en hourdis (20+4) 285 daN/m2
Isolation acoustique 20 daN/m2
Enduit au mortier de liant 22 daN/m2
hydraulique par cm
Gravillon pour protection 20 daN/m2
d’étanchéité
Asphalte coulé 1 800 daN/m3
verre 2 500 daN/m3
Etanchéité multicouche 12 daN/m2
Plafond de volige 15 daN/m2
Garde-corps métallique 50 daN/ml
Et on obtient les charges permanentes des éléments de structure.

Tableau 33: évaluation des charges permanentes :

Eléments Désignations charges Unités


Poutre en BA Poutre 25 x 55 344 daN/ml
Poutre 25 x 50 312.5 daN/ml
Poteaux Poteau 60 x 35 525 daN/ml
en BA Poteau 50 x 30 375 daN/ml
Toiture Plancher hourdis (e =20+4 cm) 285 daN/m2
terrasse Etanchéité multicouche (e = 2 cm) 12 daN/m2
inaccessible Asphalte gravillonné 2cm sur 2 feuilles de 50 daN/m2
papier Kraft
Asphalte coulé 0.5cm + 1.5cm asphalte 50 daN/m2
coulé et sablé
Forme en pente (béton ordinaire) 165 daN/m2

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d’épaisseur 7.5cm
Isolation thermique 10 daN/m2
Plafond volige avec fixation (e= 1.5 cm) 15 daN/m2
TOTAL : 587 daN/m2
Toiture Plancher hourdis (e =20+4 cm) 285 daN/m2
terrasse Etanchéité multicouche (e = 2 cm) 12 daN/m2
accessible Asphalte gravillonné 2cm sur 2 feuilles de 50 daN/m2
papier Kraft
Asphalte coulé 0.5cm + 1.5cm asphalte 50 daN/m2
coulé et sablé
Forme en pente (béton ordinaire) 165 daN/m2
d’épaisseur 7.5cm
Isolation acoustique+ thermique 20 daN/m2
Chape + revêtement 100 daN/m2
Plafond volige avec fixation (e =1.5cm) 15 daN/m2
TOTAL : 687 daN/m2
Plancher Plancher hourdis (e =20+4 cm) 285 daN/m2
courant Chape + revêtement 100 daN/m2
Plafond volige avec fixation (e = 1.5 cm) 15 daN/m2
TOTAL : 400 daN/m2
Acrotère et Acrotère 507 daN/ml
chéneau Forme en pente 58 daN/ml
Terrasse chape 25 daN/ml
inaccessible TOTAL : 590 daN/ml
Acrotère et Acrotère 694 daN/ml
chéneau Forme de pente 58 daN/ml
Terrasse chape 25 daN/ml
accessible TOTAL 777 daN/ml
Vitrerie Verre pour remplissage (e = 2.4 cm) 60 daN/m2
Escalier Paillasse (15cm) : 0.15 x 2 500/cos (33.69) 451 daN/m2
Contre marche (h = 18cm) : (0.18/2) x 2 500 225 daN/m2
Chape +revêtement 100 daN/m2
TOTAL : 776 daN/m2
Palier Dalle pleine en BA (e = 15cm) 375 daN/m2
intermédiaire Chape + revêtement 100 daN/m2
TOTAL : 475 daN/m2
Mur de Maçonnerie d’agglo 20 x 20 x 50 270 daN/m2
façade Enduit de 2.5cm sur les 2 faces 110 daN/m2
TOTAL : 380 daN/m2
Mur Maçonnerie d’agglo 10 x 20 x 50 135 daN/m2
de cloison enduit de 2.5cm sur les 2 faces 110 daN/m2
TOTAL : 245 daN/m2
Cloison de distribution légère 50 daN/m2
Garde-corps 50 daN/ml

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2. Les charges d’exploitation :


Les charges d’exploitation correspondent aux charges qui résultent de l’usage habituel
du bâtiment, du déplacement des personnes

L’Eurocode 1 distingue quatre (04) catégories d’usage. Ces quatre catégories A, B, C


et D sont fonction de l’usage des surfaces (usage d’habitation, bureaux, commerces, etc.).

 A : habitation résidentielle ;
 B : bureaux
 C : lieux de réunion (à l’exception des surfaces des catégories A, B et D) ;
 D : commerces.

Comme le cas des charges permanentes, nous allons aussi nous référer à la norme NF
EN 1991 1-1 et à son annexe nationale NF P 06-111-2 du juin 2004 pour la détermination des
charges d’exploitation:

Tableau 34: valeur des charges d’exploitation selon la nature des locaux :

Nature des locaux désignations valeurs unité


Bâtiment à usage chambres 150 daN/m2
d’habitation Cuisine (privée ou collectivité) 500 daN/m2
Sanitaire 150 daN/m2
séjour 150 daN/m2
dégagement 150 daN/m2
autres Couloir (circulation) 250 daN/m2
buanderie 350 daN/m2
Chéneau +acrotère 90 daN/ml
balcon 350 daN/m2
escalier 250 daN/m2
Bâtiment de bureaux Bureau 250 daN/m2
Salle de réunion 250 daN/m2
Commerce 500 daN/m2
Terrasse 500 daN/m2
Toiture terrasse Entretien et réparation 100 daN/m2
inaccessible poussière 20 daN/m2
Eau par 10 cm 100 daN/m2
TOTAL : 220 daN/m2
NF P 06-111-2

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CHAPITRE IV : DESCENTE DES CHARGES :

I. GENERALITES :

1. Définition :
La descente des charges a pour but l’évaluation des charges reprises pour chaque
élément, à partir de la toiture puis de l’étage le plus haut et de les cumuler jusqu’aux
fondations.

La descente des charges est une phase essentielle de l’étude puisqu’elle permet par la
suite le dimensionnement de tous les éléments de la structure en passant par la détermination
des différentes sollicitations respectives de ces éléments.

On en distingue deux cas :

 La descente des charges verticales (permanentes et exploitation) ;


 La descente es charges horizontales (effet du vent).

2. Principe de calcul:
Pour commencer le calcul de la descente de charges, il est nécessaire d’établir un
principe de structure niveau par niveau avec le sens de portée de la charpente et des planchers,
les balcons, les poteaux, les poutres, etc…

Ensuite, on détermine les caractéristiques des éléments : type de plancher, revêtement


de sol (épaisseur et nature), type de toiture (tuile, ardoise, etc…), cloisons, type et épaisseur
de murs (briques, agglos, béton). Ce sont les charges permanentes (en daN/m ou daN/m²).

Puis on définit le type d’utilisation des pièces (logements, circulation, bureaux, …) pour
choisir les surcharges qui prennent en compte les mobiliers, des personnes et autres objets. On
peut y inclure des cloisons qui peuvent être enlevées ou déplacées.

Une fois tous ces renseignements réunis, on commence à calculer le bâtiment en tenant
compte des normes en vigueur pour le calcul des charges, le poids volumique ou surfacique
des matériaux.

3. Hypothèses de calcul :
La réalisation de l’opération s’avère plus délicate pour les charges permanentes en
raison de la continuité de la structure. Il est toujours possible de tenir compte des moments de
continuité adoptée pour le calcul des poutres, mais dans ce cas, les calculs seront plus longs.

Alors une majoration forfaitaire est plus pratique et rapide en considérant les poteaux
comme appuis simples pour les poutres.

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Le calcul pratique est possible en multipliant les valeurs obtenues par des coefficients
qui sont fonction de la disposition prise par chaque poteau et la structure du bâtiment :

 Pour les poutres à deux travées, nous majorerons de 15% la réaction d’appui
central (poteau central) ;
 Pour les poutres à plus de deux travées, la réaction d’appui voisin de rive (poteau
voisin de rive) sera majorée de 10%.

4. Choix de la file à étudier :


Nous allons effectuer le calcul de la descente des charges pour les poteaux de la file
E qui semble la file courante la plus chargée.

L’objectif est de pouvoir dimensionner la fondation d’ordre non seulement technique mais
aussi économique.

II. DESCENTE DE CHARGES HORIZONTALES :


Les efforts horizontaux dues au vent sont reprise parles portique dans l’ensemble et
vont surcharger les poteaux, pour être transmis jusqu’aux fondations.

1. Principe général :

1.1. Charge linéaire exercé par le vent :


Soit q w la pression dynamique exercée par le vent sur la paroi verticale et L la largeur
d’influence supportée par le portique.

Ainsi, la charge linéaire Q exercée par le vent sur la paroi verticale est :

Q  qw .L
(II.29)

Avec q w = 314,19 daN/m²

1.2. Effort normal Ni transmis dans les poteaux :


Soit M le moment de renversement exercé au-dessus de l’étage considéré et h la
hauteur au-dessus du plancher ;

h2
On a : M  Q .
2

Ainsi, la charge Ni transmise au poteau « i » au niveau de chaque étage est :

M
Ni  . d i . Si
I

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Avec : S i : section du poteau « i » considéré ;

d i : distance de l’axe du poteau « i » par rapport au centre de gravité de la


totalité des poteaux situés au niveau de l’étage considéré ;

I : moment d’inertie de S i par rapport au centre de gravité du poteau de


l’ensemble donné par la formule : I   Si .d i

2. Détermination du centre de gravité du poteau d’ensemble :


D’après le plan d’architecture, le nombre de poteau est plus important dans le sens
longitudinal du bâtiment que dans le sens transversal. Ainsi la structure est plus sollicitée
suivant le sens transversal. Considérons dans ce cas l’impact du vent sur les poteaux dans ce
sens.

La file que nous étudions est la file E; d’après la formule du barycentre, on obtient :

OG 
 S .OG
i i

S i
(II.30)

Avec : OG : position du centre de gravité de l’ensemble ;

OGi : centre de gravité du poteau i ;

S i : section du poteau i.

Prenons O au point E1 :

S1 .OG1  S2 .OG 2  S3 .OG3  S4 .OG 4


OG 
S1  S2  S3  S4

0,15.0  0.21.5,78  0,15.11,56  0,1.14,81


OG 
0,15  0,21  0,15  0,1

On trouve OG = 7,26 m

On obtient alors :

 d1 = 7,26 m ;
 d 2 = 1,48 m ;
 d 3 = 4,29 m ;
 d 4 = 7,54 m.

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Figure 27: Centre de gravité des poteaux du portique étudié :

2.1. Valeur du moment de renversement pour chaque niveau


L = 6,13 m ;

q w = 314,19 daN/m² ;

Q = 1 925,9847 daN/m la charge linéaire exercé par le vent.

Tableau 35:Valeur du moment de renversement pour chaque niveau :

niveau désignation h (m) h² (m²) M (daNm)


n1 –n2 R+4 4 16 15 407,8776
n3 – n4 R+3 8 64 61 631,5104
n5 – n6 R+2 12 144 138 670,898
n7 – n8 R+1 16 256 246 526,042
n9 – n10 RDC 20 400 385 196,940

2.2. Valeur des efforts normaux Ni :


Figure 28: Effet du vent par poteau :

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Tableau 36: valeur des efforts normaux :

niveau Poteau E1 Poteau E2 Poteau E3 Poteau E4


n1 – n2 di (m) 7,59 1,81 3,96 7,21
Si (m²) 0,1 0,1 0,1 0,0625
4
I (m ) 10,924
Ni (daN) 1 040,373 249,087 542,197 616,953
n3 – n4 di (m) 7,59 1,81 3,96 7,21
Si (m²) 0,1 0,1 0,1 0,0625
4
I (m ) 10,9243
Ni (daN) 4 161,492 996,350 2 168,791 2 467,812
n5 – n6 di (m) 7,59 1,81 3,96 7,21
Si (m²) 0,1 0,15 0,15 0,1
4
I (m ) 13,8238
Ni (daN) 7 399,424 2 657,371 5 784,395 7 020,708
n7 – n8 di (m) 7,59 1,81 3,96 7,21
Si (m²) 0,15 0,21 0,15 0,1
4
I (m ) 16,910
Ni (daN) 16 130,57 5 406,805 8 406,562 10 203,31
n9 – n10 di (m) 7,39 1,61 4,16 7,41
Si (m²) 0,15 0,21 0,15 0,1
4
I (m ) 16,910
Ni (daN) 25 204,01 8 448,133 13 135,25 15 942,68

Tableau 37: valeurs totales des efforts normaux sur les poteaux de la file E :

Poteau E1 Poteau E2 Poteau E3 Poteau E4


Ni (daN) 53 936 17 757 30 037 36 251

III. DESCENTE DES CHARGES VERTICALES :


Au niveau de la file E, notre bâtiment est identique à un bâtiment de R +4 avec une
terrasse accessible ; toutefois, une partie de la charge provenant du cinquième étage sera
reprise par la file que nous étudions

Le schéma pour bien montrer les niveaux de la descente de charge verticale se


présente comme suit :

 Le niveau R+4 qui supporte la toiture terrasse ;


 Les autres niveaux supportent ceux du haut et ainsi de suite jusqu’à la fondation.

Nous donnerons la descente des charges au droit du poteau E2 dans le tableau suivant :

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Figure 29: schéma de calcul des charges verticales :

1. Coefficient de réduction pour les poteaux et les murs :


Le coefficient de réduction à appliquer à la charge d’exploitation totale apportée
par plusieurs étages est donné par la relation suivante :
( )
avec n (>2) le nombre d’étages situés au dessus de l’element étudié.

La valeur de ce coefficient est modifiée par l’Annexe nationale française. De plus, il ne peut
être utilisé que pour les catégories d’usage A, B et F.
pour la catégorie A ;

pour les catégories B et F

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Tableau 38: descente des charges au droit du poteau E2

Descente des charges au droit du poteau E2


niveau désignations Dimensions (m) Surf/vol/long unité C-P surcharge Poids total (daN)
longueur largeur hauteur G Q
Acrotère + chéneau transversal 6,15 - - 6,15 daN/ml 590 50 3 629 308
n1 toiture 4,65 1,5 - 6,975 daN/m 2 587 120 4 094 839
Poutre longitudinale (25*50) cm² 1,5 0,25 0,5 0,1875 daN/m 3 2 500 - 469 -
Poutre transversale (25*50) cm² 4,65 0,25 0,5 0,5813 daN/m 3 2 500 - 1 453 -
SOUS TOTAL 9 645 1 145
Venant de n1 9 645 1 145
n2 Poteau (25*25) cm² 0,25 0,25 3,45 0,215625 daN/m 3 2 500 - 539 -
Mur agglos(10+enduit 5 cm) trans 2,2 - 3,7 8,14 daN/m 2 225 - 1 831 -
CVF 19 (300*255) cm² 3,45 - 1,9 6,555 daN/m 2 60 - 393 -
SOUS TOTAL 12 571 1 145
n3 venant de n2 6 286 572
Toiture terrasse 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 687 500 23 626 17 195
Poutre transversale (25*55) cm² 5.78 0,25 0.55 0,79475 daN/m 3 2 500 - 1 986 -
Poutre longitudinale (25*55) cm² 5.95 0,25 0.55 0,81812 daN/m 3 2 500 - 2 045 -
SOUS TOTAL : 33 944 17 768
n4 Venant de n3 33 944 17 768
Poteau (25*45) cm² 0,25 0,45 3.4 0,3825 daN/m 3 2 500 - 956 -
Mur agglos(20+enduit 5 cm) trans 1.45 - 3.4 4.93 daN/m 2 380 - 1 873 -
Mur agglos(10+enduit 5 cm) trans 6 - 3.7 22,2 daN/m 2 245 - 5 439 -
Mur agglos(10+enduit 5 cm) long 7.18 - 3.4 24.412 daN/m 2 245 - 5 980 -
SOUS TOTAL : 48 194 17 768
Venant de n4 48 194 17 768
n5 plancher 5.95 5.78 - 34 391 daN/m 2 435 - 14 960 -
Chambre + séjour + dégagement 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 - 150 - 5 158
Poutre transversale (25*55) cm² 5.78 0,25 0.55 0,79475 daN/m 3 2 500 - 1 986 -

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Poutre longitudinale (25*55) cm² 5.95 0,25 0.55 0,81812 daN/m 3 2 500 - 2 045 -
SOUS TOTAL : 67 186 22 926
Venant de n5 67 186 22 926
n6 Poteau (25*45) cm² 0,25 0,45 3.4 0,3825 daN/m 3 2 500 - 956 -
Mur agglos(20+enduit 5 cm) trans 1.45 - 3.4 4.93 daN/m 2 380 - 1 873 -
Mur agglos(10+enduit 5 cm) trans 6 - 3.7 22,2 daN/m 2 245 - 5 439 -
Mur agglos(10+enduit 5 cm) long 7.18 - 3.4 24.412 daN/m 2 245 - 5 980 -
SOUS TOTAL : 81 435 22 926
Venant de n6 81 435 22 926
n7 plancher 5.95 5.78 - 34 391 daN/m 2 435 - 14 960
Chambre + séjour + dégagement 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 - 150 - 5 158
Poutre transversale (25*55) cm² 5.78 0,25 0.55 0,79475 daN/m 3 2 500 - 1 986 -
Poutre longitudinale (25*55) cm² 5.95 0,25 0.55 0,81812 daN/m 3 2 500 - 2 045 -
SOUS TOTAL : 100 428 28 085
n8 Venant de n7 100 428 28 085
Poteau (45*35) 0,45 0,35 3.4 0,5355 daN/m 3 2 500 - 1 275 -
Cloison de distribution légère 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 50 - 1 719 -
SOUS TOTAL : 103 422 28 085
Venant de n8 103 422 28 085
n9 plancher 5.95 5.78 - 34 391 daN/m 2 435 - 14 960 -
bureau 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 - 250 - 8 597
Poutre transversale (25*55) cm² 5.78 0,25 0.55 0,79475 daN/m 3 2 500 - 1 986 -
Poutre longitudinale (25*55) cm² 5.95 0,25 0.55 0,81812 daN/m 3 2 500 - 2 045 -
SOUS TOTAL : 122 415 36 683
Venant de n9 122 415 36 683
n10 Poteau (35*60) 0,35 0,60 3.40 0,714 daN/m 3 2500 - 1 785 -
Cloison de distribution légère 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 50 - 1 719 -
SOUS TOTAL : 125 920 36 683
Venant de n10 125 920 36 683

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n11 plancher 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 435 - 14 960 -


bureau 5.95 5.78 - 34.391 daN/m 2 - 250 - 8 597
Poutre transversale (25*55) cm² 5.78 0,25 0.55 0,79475 daN/m 3 2 500 - 1 986 -
Poutre longitudinale (25*55) cm² 5.95 0,25 0.55 0,81812 daN/m 3 2 500 - 2 045 -
SOUS TOTAL : 144 912 45 281
n12 Venant de n11 144 912 45 281
Poteau (35*60) cm² 0.35 0,60 3.4 0,714 daN/m 3 2 500 - 1 785 -
SOUS TOTAL : 146 697 45 281
n13 Venant de n12 146 697 45 281
plancher - - - - - - - - -
longrine trans. (25*50) cm² 5.78 0.25 0.5 0.7225 daN/m 3 2 500 - 1 806 -
longrine long. (25*50) cm² 5.95 0.25 0.5 0.74375 daN/m 3 2 500 - 1 859 -
TOTAL : 150 362 45 281

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2. Récapitulation des charges arrivées à la fondation (en daN) :


La formule générale des combinaisons d’action en situation durable ou transitoire de
l’Eurocode 2 est :

 Sollicitation de calcul vis-à-vis de l’état limite ultime (ELU):


γj
Gj,sup . G kj,sup   γ Gj,inf . G kj,inf  γ Q,1 . Q K,1   γ Q,i . ψ 0,i . Q K,i
j i 1

 Sollicitation de calcul vis-à-vis de l’état limite de service (ELS) :

Gj
K, j  Q K,1   ψ 0,i . Q K,i
i 1

Avec : γ Gj,sup , γ Gj,inf , γ Q,1 , γ Q,i et ψ 0,i sont des coefficients de sécurité ;

G kj,sup et G Kj,inf actions permanentes d’origines différentes.

ψ 0,i . Q K,i valeur de combinaison d’une action variable

Par simplification, pour les bâtiments, les combinaisons d’actions peuvent s’écrire
lorsqu’on considère toutes les actions variables :

 Sollicitation de calcul vis-à-vis de l’état limite ultime (ELU):


1,35.G
j
kj,sup   G kj,inf  1,5. Q K,1  1,5. ψ 0,i . Q K,i
j i 1

 Sollicitation de calcul vis-à-vis de l’état limite de service (ELS) :

Gj
K, j   ψ 0,i . Q K,i
i 1

2.3. Cas où QK ,1 (charge d’exploitation) dominante :

Pour notre cas ψ 0,i  0.6 (charge due au vent pour les bâtiments) d’où :

 ELU : 1,35. G Kj,sup  G Kj,inf  1,5. Q K,1  0.9. W


(III.31)
 ELS : G K, j  Q k,1  0,6. W
(III.32)

Les résultats obtenus de la descente des charges au niveau de la fondation sont récapitulés
dans les tableaux suivants :

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 Charges arrivées à la fondation de la file E :

Tableau 39: valeur des charges arrivées à la fondation au niveau de la E

poteau E1 E2 E3 E4
Charge permanente G 122 231 150 363 112 794 53 079
Charge d’exploitation Q 18 388 37 923 26 627 12 722
Vent W 52 057 16 532 32 922 40 277
ELU (daN) 240 419 273 280 222 442 125 926
ELS (daN) 172 502 197 223 159 574 89 258

 Charges arrivées à la fondation après majoration de la E

Tableau 40: valeur des charges arrivées à la fondation après majoration

poteau E1 E2 E3 E4
Charge permanente G 134 454 165 399 124 073 58 387
Charge d’exploitation Q 20 227 41 715 29 290 13 995
Vent W 58 453 16 386 36 947 43 005
ELU (daN) 264 461 300 609 244 687 138 519
ELS (daN) 189 753 216 946 175 532 98 185

2.4. Cas où W (charge du vent) dominante :


Pour notre cas ψ 0,i  0,7 (charge d’exploitation pour les bâtiments de catégorie A et
B) d’où :

 ELU : 1,35. G Kj,sup  G Kj,inf  1,5. W 1,05. Q K,1


(III.33)
 ELS : G K, j  W 0,7. Q k,1
(III.34)

Les résultats obtenus de la descente des charges au niveau de la fondation sont récapitulés
dans les tableaux suivants :

 Charges arrivées à la fondation de la file E:

Tableau 41: valeur des charges arrivées à la fondation au niveau de la file E

poteau E1 E2 E3 E4
Charge permanente G 122 231 150 363 112 794 53 079
Charge d’exploitation Q 18 388 37 923 26 627 12 722
Vent W 53 139 14 896 33 588 39 095
ELU (daN) 264 028 265 153 230 613 143 658
ELS (daN) 188 242 191 805 165 021 101 080

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 Charges arrivées à la fondation après majoration de la file E

Tableau 42: valeur des charges arrivées à la fondation après majoration

poteau E1 E2 E3 E4
Charge permanente G 134454 165399 124073 58387
Charge d’exploitation Q 20227 41715 29290 13995
Vent W 58453 16386 36947 43005
ELU (daN) 290 431 291668 253 674 158 024
ELS (daN) 207 066 210985 181 524 111 188

3. Récapitulation des valeurs de charge les plus défavorables pour les 2


cas :
 Charges arrivées à la fondation de la file E :

Tableau 43: valeur des charges arrivées à la fondation au niveau de la file E

poteau E1 E2 E3 E4
Charge permanente G 122 231 150 363 112 794 53 079
Charge d’exploitation Q 18 388 37 923 26 627 12 722
Vent W 53 139 16 532 33 588 39 095
ELU (daN) 264 028 273 280 230 613 143 658
ELS (daN) 188 242 197 223 165 021 101 080
 Charges arrivées à la fondation après majoration de la file E

Tableau 44: valeur des charges arrivées à la fondation après majoration

poteau E1 E2 E3 E4
Charge permanente G 134454 165 399 124073 58387
Charge d’exploitation Q 20227 41 715 29290 13995
Vent W 58453 16 386 36947 43005
ELU (daN) 290 431 300 609 253 674 158 024
ELS (daN) 207 066 216 946 181 524 111 188

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CHAPITRE V: CALCUL DES STRUCTURES

I. GENERALITE

1. Définition et fonction :
On entend par structure, tout le système porteur principal du bâtiment. Elle doit
assurer la tenue de l’ensemble des efforts à savoir les moments fléchissant et les efforts
tranchants. Ce chapitre a pour but de déterminer ces actions et la manière dont elles s’exercent
dans la construction. Nous pourrons alors dimensionner les armatures de chaque élément du
bâtiment en béton armé pour équilibrer l’ossature.

2. Portique de calcul :
Nous allons étudier le portique de la file E, qui est le portique courant, semble le plus
chargé et la plus sollicité aux actions horizontales.

II. EVALUATION DES CHARGES :

1. Charge verticale sollicitant les poutres :


Il faut tenir compte ici du poids propre de la poutre, de la répartition des charges
apportées par le plancher et les surcharges d’exploitation.

2. Charge horizontale sur les poteaux :


Pour le calcul des charges horizontales sollicitant la superstructure, on se réfèrera à
l’effet du vent extrême.

La charge par mètre linéaire du vent est donnée par : W  q b . l

Avec : qb = daN/m² : la pression de base de calcul ;

l = m : la largeur d’impact ;

W = 314,19 x 5,95 = 1 870 daN/m pour la RDC et les 4 premières étages.

3. Cas du portique de la file E :


Nous allons étudier le portique de la file E du bâtiment

2.1. Charge permanente :


Tableau 45: valeur des charges permanentes pour chaque élément :

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niveau désignation G
Toiture inaccessible Terrasse inaccessible 587 daN/m²
Chéneau + acrotère 590 daN/ml
Poutre 25 x 55 344 daN/ml
Toiture accessible Terrasse accessible 687 dan/m²
Poutre 25 x 55 344 daN/ml
Pergola en BA 20*40 200 daN/ml
Mur agglos (20 +2*2.5cm) 360 daN/m²
Mur agglos (10 +2*2.5cm) 225 daN/m²
Chéneau + acrotère 777 daN/ml
Garde-corps 50 daN/ml
Etage courant plancher 400 daN/m²
Poutre 25 x 55 344 daN/ml
Mur agglos (20 +2*2.5cm) 360 daN/m²
Mur agglos (10 +2*2.5cm) 225 daN/m²
RDC plancher 400 daN/m²
Poutre 25 x 55 344 daN/ml

2.2. Surcharge d’exploitation :


Tableau 46: valeur des charges d’exploitations pour chaque élément :

niveau désignation Q
Toiture inaccessible Eau par 10 cm 100 daN/m²
poussière 20 daN/m²
Toiture terrasse 500 daN/m²
terrasse accessible
Etage courant chambre 150 daN/m²
séjour 150 daN/m²
toilette 150 daN/m²
bureau 250daN/m²

2.3. Chargement de portique :


 Charges uniformes sur chaque travée :

Tableau 47: charge uniforme sur chaque travée

niveau travées charges


G (daN/ml) Q (daN/ml)
Terrasse A5 – B5 1 947 1 117
B5 – C5 3 060 1 927
C5 – D5 3 060 1 927
R+4 A4 – B4 1 306 558
B4 – C4 2 478 578
C4 –D4 2 529 578
R+3 A3 – B3 1 306 558
B3 – C3 2 478 578
C3 –D3 2 529 578

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R+2 A2 – B2 1 306 558


B2 – C2 1954 1 156
C2 –D2 1954 1 156
R+1 A1 – B1 1 306 558
B1 – C1 1954 1 156
C1 – D1 1954 1 156

 Schéma de chargement du portique :

Nous en déduisons à partir des charges uniformes équivalentes sur chaque travée et les
charges horizontales sollicitant la superstructure le schéma de chargement pour le portique de
la file 2 coté droite.

Figure 30: schéma de chargement du portique et nomenclature des nœuds (daN/ml) :

III. COMBINAISON D’ACTION :


Les combinaisons à considérer dans le cas de bâtiment, en phase d’exploitation sont :

 A l’ELU : 1,35. G Kj,sup  G Kj,inf  1,5. QK,1  0.9. W

Nous allons considérer que toutes les charges permanentes sont défavorables. Nous ne
considérons ainsi que G Kj,sup .

On obtient (II.31) : 1,35. G Kj,sup  1,5. QK,1  0.9. W

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 A l’ELS (II.32) : G K, j  QK,1  0,6. W

Avec : G K, j : la charge permanente ;

Q K,1 : la charge d’exploitation de bâtiment ;

W : action du vent définie par les règles NV65 ;

Figure 31: modélisation de la structure à l’ELU : (en KN/ml) :

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Figure 32: modélisation de la structure à l’ELS (en KN/ml) :

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IV. METHODE DE DETERMINATION DES SOLLICITATIONS :


Plusieurs sont les méthodes de calcul des portiques, des plus simples aux plus exactes.
Cependant, elles sont, en général, d’autant moins précises qu’elles sont plus simples.
Nous pouvons citer :
 Les méthodes rapides : le principe est de désolidariser les éléments horizontaux
(poutres) des éléments verticaux (poteaux). Les traverses d’un même niveau
peuvent être calculées comme des travées d’une poutre continue en négligeant la
raideur des poteaux, par les méthodes de Caquot ou de trois moments ;
 Méthode de Caquot: initialement conçue pour les poutres continues, elle a été
étendue aux calculs des portiques. Son principe est le même ;
 Méthodes de la ≪ Résistance des Matériaux ≫ : nous pouvons évoquer :
 La méthode des rotations qui conduits à n équations a n inconnues (les
rotations des nœuds) ;
 La méthode de Hardy CROSS qui, par approximation successives, donne des
résultats convergents vers la valeur exacte.

1. Choix de la méthode :
Nous avons choisi la méthode des rotations (méthode des nœuds simplifiés) qui
permet de calculer les efforts tranchants et les moments fléchissantes aux appuis et en travée
de l’ensemble de la structure en portique. Le portique est considéré comme un système
hyperstatique à nœuds non déplaçables sous l’action des charges extérieures qui sont les
charges permanentes, les surcharges d’exploitation et la charge horizontale due au vent.

2. Principe de la méthode de rotation :


La méthode consiste à déterminer les déplacements (rotations et translations) des
nœuds de la structure ; puis, en raison de l'interdépendance qui existe entre les déformations et
les efforts, on détermine les efforts (moment, effort tranchant et effort normal).

Selon la méthode, on commence par déterminer les moments sur les appuis en utilisant les
relations d’équilibre au niveau de chaque nœud.

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Figure 33: équilibre du nœud A :

Prenons l’exemple d’une barre AB sur laquelle s’exerce une couple M AB au nœud A et
exerçant un couple M BA au nœud B. l’équation d’équilibre du nœud A est alors :

 (MAB  M AC  M AD  M AE )  0

Et les moments fléchissant aux extrémités de la barre sont :

MAB  μ AB  k AB . ζ A  λ AB . ζ B  k AB 1  λ AB AB (III.39)

MBA  μ BA  k BA . ζ B  λ BA . ζ A  k BA 1  λ BA BA (III.40)

Où  et  sont les inconnus des équations établies.

Avec :

 M AB et M BA sont les moments respectifs transmis par les nœuds A et B sur la


poutre AB ;
  : rotation des nœuds ;
  : rotation des poutres ;

 μ AB et μ BA sont les moments d’encastrement parfait de la poutre AB ;

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p . l2 p . l2
μ AB  et μ BA  
12 12
 k AB et k BA sont les facteurs de rigidité de la poutre AB ; si la barre est de section

l 
constante, et de plus, elle est suffisamment élancée   10  comme le cas de notre projet
h 
donc :

4 EI
k AB  k BA 
l

 λ AB et λ BA sont les facteurs de transmission

1
λ AB  λ BA 
2

Les moments en travée et les efforts tranchants seront par la suite donnés par les relations
suivantes.

 x x
Mx   μx   M AB 1    M BA (III.41)
 l l

M AB  M BA
Tx   ηx   (III.42)
l

Avec :

μ x  : Moment de la poutre isostatique associée.

ηx  : Effort tranchant de la poutre isostatique associée.

l: longueur de la poutre.

x : abscisse du point considéré.

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Tableau 48: Valeur des moments d’inerties et des coefficients de rigidité k :

Eléments considérés Moment d’inertie Coefficient de rigidité


4
I x 10 3 [ m ] k x 10 3 E
Ai Bi 3,4661 4,1386
Bi Ci 3,4661 2,3987
A3A4 ; A4A5 0,32552 0,32552
A0A1 ; A1A2 ; A2A3 1,2505 1,2505
B4B5 ; D3D4 ; D4D5
B3B4 ; C3C4 ; C4C5 ; D2D3 1,6078 1,6078
B0B1 ; B1B2 ; B2B3 ; C2C3 1,6078 1,6078
D0D1 ; D1D2
C0C1 ; C1C2 4,1765 4,1765

V. RESULTAT DE CALCUL :
Afin de faciliter le calcul et pour éviter les risques d’éventuelles erreurs, nous avons
programmée le calcul sur EXCEL et les résultats obtenus sont les suivantes.

Tableau 49: valeur de θ etφ :

Valeur de Ө et φ [x ]
ELU ELS
1,35. G Kj,sup  1,5. QK,1  0.9. W 1,35. G Kj,sup  1,5. Q K,1 G K, j  Q K,1  0,6. W G K, j  Q K,1
ӨA1 -686,448 -25,263 -533,981 -16,842
ӨA2 -695,293 -36,011 -492,998 -24,008
ӨA3 -412,334 -22,230 -274,251 -14,820
ӨA4 -97,280 40,208 -64,629 26,805
ӨA5 -33,591 15,741 -22,730 10,494
ӨB1 -1082,106 -188,056 -900,390 -125,371
ӨB2 -1021,578 -156,272 -737,012 -104,181
ӨB3 -878,437 -178,182 -572,144 -118,788
ӨB4 -570,083 345,072 -384,489 230,048
ӨB5 -663,422 45,220 -445,333 30,146
ӨC1 -1429,968 36,971 -617,889 24,647
ӨC2 -1178,379 17,725 -639,327 11,816
ӨC3 -769,950 -8,474 -539,596 -5,649
ӨC4 -325,100 592,267 -216,383 394,844
ӨC5 -253,832 338,532 -172,711 225,688
ӨD1 -1009,472 422,990 -949,280 281,993
ӨD2 -668,157 460,724 -537,959 307,149
ӨD3 -136,718 708,824 -69,399 472,549
ӨD4 -52,775 1531,153 -43,866 1020,768
ӨD5 1335,115 2925,161 884,214 1950,107
ϕA0A1 -1500,840 33,616 -1265,822 22,411
ΦA1A2 -1789,977 70,173 -1382,862 46,782
Φa2A3 -1602,805 26,102 -1062,406 17,401

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Φa3A4 -1411,892 461,609 -941,820 307,739


Φa4A5 -483,658 3016,429 -338,367 2010,953

La matrice de rigidité et les autres résultats sont affichés dans l’annexe.

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CHAPITRE VI : ETUDE DE LA SUPERSTRUCTURE

I. COMPARAISON ENTRE EUROCODE 2 ET LE BAEL :


Dans ce chapitre, nous allons essayer de comparer l’Eurocode 2 et le BAEL pour le
dimensionnement des poutres et des poteaux du point de vue des processus de calcul que des
dispositions constructives.

1. POUTRE CONTINUE EN FLEXION SIMPLE (POUTRE


LONGITUDINALE):
Nous allons profiter pour l’étude de la poutre longitudinale sa comparaison selon les
deux règles. La comparaison se fait pour une poutre continue à deux travées. Les
comparaisons se feront au niveau de calcul des sollicitations et au niveau du calcul des
armatures.

Nous allons étudier la file F de notre bâtiment.

2. DONNEES ET MATERIAUX :

1.1. Dimensions :
 EUROCODE :

b w  0,25 m h  0,55 m d  0,50 m

La norme NF EN 1992-1-1 (5.3.2.2) de l’Eurocode 2 nous permet d’avoir la portée utile de


calcul l eff :

Figure 34 : Porté de calcul :

leff  l n  a1  a 2 (III.43)

Avec : ln : portée entre nu d’appui ;

t : profondeur de l’appui ;

a1 et a2 : distance définie ci-dessous.

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Figure 35:valeur de ai

leff  l n  a1  a 2

 t h  0,30 0,55 
a1  min  ;   min  ;  0,15
2 2  2 2 
Avec : élément continue

 t h  0,45 0,55 
a2  min  ;   min  ;  0,225
2 2  2 2 

D’où

 BAEL :

b w  0,25 m h  0,55 m d  0,50 m

1.2. Matériaux :
 EUROCODE :

Environnement de classe XS1

(III.1)  Béton de classe C30/37 f ck  30 MPa

f ck 30
(III.2) f cd  f cd   20 MPa
γs 1,5

(III.9) Armature haute adhérence type B f yk  500 MPa

f yk 500
(III.11) Contrainte de traction de calcul : f yd    434,8 MPa
γs 1,15

 BAEL ;

Fissuration très préjudiciable donc calcul à l’ELS .


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Béton de classe B25 f c 28  25 MPa (III.44)

ζ bc  0,6 f c 28 ζbc  0,6.25  15 MPa (III.45)

Pour avoir plus de précision sur la comparaison, la résistance du béton retenue pour le BAEL
sera identique à celle de l’Eurocode 2, c’est-à-dire B30.

Armature haute adhérence Fe E500 f e  500 MPa (III.46)

Comme la fissuration est très préjudiciable alors, la contrainte de traction de calcul :


2 1 
ζS  0,8 inf  f e ; max  f e ;110 ε . f tj  ζS  200 MPa  0,8. inf 333; max250;201,6
3 2 
(III.47)

1.3. Calcul de l’enrobage :


 EUROCODE 2

Cnom  Cmin  ΔCdev

Avec Cmin  max Cmin,b ; Cmin,dur  ΔCdur  ΔCdur,st  ΔCdur,add ;10 mm.

C min,b  Ө

Comme notre bâtiment se trouve sur un environnement de classe XS1 le tableau 4.4NV de la
norme Eurocode NF EN 1992-1-1 nous permet d’avoir Cmin,dur  35 mm

Pour les tolérances, les valeurs recommandés pour :

 condition sur les marges de sécurité à prendre sur les enrobages : Cdur,  0 ;
 possibilité de diminuer les enrobages : ΔCdur,st  0 ;
 possibilité de diminuer l’enrobage si protection additionnelle du béton :
ΔCdur,add  0 ;
 prise en compte des tolérances d’exécution : ΔCdev  10 mm .

Ainsi Cmin  max Cmin,b ;35  0  0  0;10 mm  35 mm

D’où Cnom  Cmin  ΔCdev  35  10  45 mm

(III.13) Nous adopterons Cnom  50 mm

 BAEL

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L’enrobage est considéré en fonction de l’exposition des éléments traduite par les différents
cas de fissuration; nous adoptons 50 mm (III.50)

3. LES DIAGRAMMES CONTRAINTES DEFORMATIONS :

2.1. Béton :
 EUROCODE 2 :

L’Eurocode 2 présente trois diagrammes contraintes- déformations pour le béton :

 Le diagramme parabole –rectangle ;


 Le diagramme bilinéaire (simplification du diagramme parabole –rectangle);
 Le diagramme rectangulaire simplifié (simplification du diagramme bilinéaire) ;

 BAEL :
Le BAEL présente deux diagrammes contraintes-déformations pour le béton :
 Diagramme parabole rectangle ;
 Diagramme rectangulaire simplifié.

2.2. Acier :
 EUROCODE 2 :
L’Eurocode 2 présente deux diagrammes contraintes déformations pour l’acier :
 Diagramme contrainte déformations à palier incliné
 Diagramme contrainte déformations à palier horizontal
 BAEL :
Le BAEL ne présente qu’un seul diagramme contraintes déformations pour l’acier : c’est le
diagramme à palier horizontal.

Ainsi, avec ces nombreux diagrammes contraintes déformations, on peut avoir plusieurs cas
de calcul, seuls quatre de cas sont détaillés ici pour l’Eurocode 2:

 La section d’armature avec le diagramme rectangulaire simplifié et le diagramme


elastoplastique parfaite:
 La section d’armature avec le diagramme parabole rectangle et le diagramme
elastoplastique parfaite:
 La section d’armature avec le diagramme bilinéaire et le diagramme
elastoplastique parfaite:
 La section d’armature avec le diagramme rectangulaire simplifié et le diagramme
à palier incliné.

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3.1. Charge :
Les combinaisons à considérer vis-à-vis des états limites ultimes sont les suivantes :

Tableau 50: combinaison de charges considérées ELU :

Cas Travée AB Travée AB Travée BC Travée BC Charge


chargée déchargée chargée déchargée ponctuelle à
mi- travée [kN]
Combinaison 1,35g +1,5q 1,35g 1,35g +1,5q 1,35g 1,35g +1,5q
Valeur [kN/m] 102,54 59,19 112,79 77,00 116,60

Tableau 51: combinaison de charges considérées ELS :

Cas Travée AB Travée AB Travée Travée BC Charge


chargée déchargée BC déchargée ponctuelle à mi-
chargée travée [kN]
Combinaison g+q g g+q g g+q
Valeur [kN/m] 72,74 43,84 80,89 56,96 85,59

3.2. Méthode d’analyse :


 EUROCODE :

Il existe plusieurs types d’analyse possibles :

- Analyse élastique linéaire ;


- Analyse élastique avec redistribution limité des moments ;
- Analyse plastique.

Nous allons utiliser l’analyse élastique linéaire pour notre cas ici.

Analyse élastique linéaire :

Cette méthode peut être utilisée aussi bien en ELU qu’en ELS ; ces spécificités sont :

 Elle est utilisée pour déterminer les sections : on suppose les sections non
fissurées et la relation contrainte/ déformation linéaire ;
 les moments sur appuis sont déterminés par l’application du théorème des trois
moments (F3M) avec prise en compte des moments d’inertie différents d’une
travée à une autre ;
Le théorème des trois moments appliqué à l’appui B s’écrit :

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 l1 l2  p 2 . l32 p1 . l13 p . l 22 p1 . l13  p 2 . l32 3 p . l 22


 3 EI  3 EI . M B   24 EI  24 EI  16 EI MB  
8l1  l 2 

16l1  l 2 

l 2 .p1  p 2  3 p . l 2 l 2 .p1  p 2   3 p . l
Or l1  l 2  l donc M B      520,34 kNm
16 32 32

Les moments maximaux en travée s’obtiennent de la façon suivante :

 Pour la travée AB :

l  M  MA l MB
V1  p1   x1   B 0 avec M A  0  x1    2,122 m
2  l 2 p1 . l

p1 . x1 .l x1   x  x
M t1   M A 1  1   M B . 1 avec M A  0
2  l  l1

p1 . x1 .l x1  x
M t1   M B . 1  230,9 kNm
2 l1

Pour la travée BC :

p l  M  MC l p M
V2    p2   x 2   B 0 avec M C  0 x 2    B  3,40 m
2 2  l 2 2 p2 p2 . l

p 2 . x 2  pl x 2   M  x2  x
Mt 2  B 1    M C . 2 avec M C  0
2  l  l2

p 2 . x 2 l x 2   x 
Mt 2   M B 1  2   366,3 kNm
2  l 

Aux appuis de rive, les moments seront égaux aux moments de travées pris isostatiquement
multipliés par 0,25 (majoration de 25%) du fait de leur encastrement partiel avec les poutres.

Tableau 52: valeur des moments en travée et aux appuis :

Cas de charge M B kNm M tAB kNm M tBC kNm


ELU ELS ELU ELS ELU ELS

520,33 387,68 230,89 157,2 366,2 294,5

462,30 334,72 252,06 176,2 285,4 213,6

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445,47 323,73 86,52 65,90 451,0 324,2

 BAEL :

Pour le BAEL. Il présente deux méthodes pour déterminer les moments en travées et
sur appuis d’une poutre continue :
 méthode forfaitaire ;
 méthode de Caquot;
La méthode de Caquot sera utilisée pour le cas présent.

Principe de la méthode :
- Les moments aux nus des appuis, considérés comme section à vérifier, sont
calculés en ne tenant compte que des charges de travées voisines de gauche (w) et
de droite (e).
- On détache de chaque côtés des appuis des travées fictives de longueur l’w à
gauche et l’e à droite égales à la portée libre l de la travée si elle est simplement
posée sur l’autre appui et à 0.8l si elle continue au-delà de l’autre appui.

Moment sur appuis


3 3
p w . l' w  p e . l'e
Charge repartie : (III.49)
8,5.l' w  l'e 

Charge ponctuelle :

Avec

D’où ( )

3.3. Calcul des armatures sur l’appui B


Le calcul se fera pour notre cas au niveau de l’appui B

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 EUROCODE 2
a. La section d’armature avec le diagramme rectangulaire simplifié et le
diagramme elastoplastique parfait:

M Ed
μ cu  0,416 (III.56)
b w . d 2 . f cu

 AB  0
On a un diagramme contraintes-déformations à palier horizontale donc :{
μ AB  0

 Donc nécessiter d’acier comprimé

Vérifions si μ cu  μ AB pour avoir le pivot  pivot B

La section limite ultime du béton sans armature est :

Mlu  0,233.0,25.0,52.20  0,29125 MNm

Et on obtient la section d’acier comprimée :

M Ed  M lu 0,521  0,291
AS 2   AS 2  .10 4  18,23 cm 2
d d'. ζS 2,c 0.5  0,05.280

αu 
1
λ
1  1  2 μ lu  αu 
1
0,8
 
1  1  2.0,233  0,3365

ζs1 f yd 435 MPa

 λ 
Le bras de levier : z c  d 1  α u  * + (III.58)
 2 

D’où la section d’armature tendue:

M lu ζ 0,2912 280
A S1   A S 2 S 2,e A S1  10 4  18,23  27,21 cm 2
z c . ζS1 ζS1,e 0,4326.435 435

b. La section d’armature avec le diagramme parabole rectangle et le diagramme


elastoplastique parfaite:

M Ed
(II.56)Le moment réduit est μ cu  0,416
b w . d 2 . f cu

 Donc nécessiter d’acier comprimé

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Vérifions si μ cu  μ AB pour avoir le pivot  pivot B

La section limite ultime du béton sans armature est :

Mlu  0,233.0,25.0,52.20  0,29125 MNm

Et on obtient la section d’acier comprimée :

M Ed  M lu 0,521  0,291
AS 2   AS 2  .10 4  18,23 cm 2
d d'. ζS 2,c 0.5  0,05.280

Le coefficient représentant la hauteur du béton comprimé :  u tel que x  α u . d

[ √ ] [ √ ] (III.60)

Le bras du levier est [ ] (III.61)

(III.59) D’où la section d’acier

M lu ζ
A S1   A S 2 S 2,e
z c . ζS1 ζS1,e

c. La section d’armature avec le diagramme bilinéaire et le diagramme


elastoplastique parfaite:

M Ed
(II.56) Le moment réduit est μ cu  0,416
b w . d 2 . f cu

 Donc nécessiter d’acier comprimé

Vérifions si μ cu  μ AB pour avoir le pivot  pivot B

La section limite ultime du béton sans armature est :

Mlu  0,233.0,25.0,52.20  0,29125 MNm

Et on obtient la section d’acier comprimée :

M Ed  M lu 0,521  0,291
AS 2   AS 2  .10 4  18,23 cm 2
d d'. ζS 2,c 0.5  0,05.280
Le coefficient représentant la hauteur du béton comprimé :  u tel que x   u .d

αu 
1
7

9  327  56. μ cu   [ √ ( )] (III.62)

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 7 
Le bras du levier est z c  d 1  α u  * + (III.63)
 18 

D’où la section d’acier

M lu ζ
A S1   A S 2 S 2,e
z c . ζS1 ζS1,e

d. La section d’armature avec le diagramme rectangulaire simplifié et le


diagramme à palier incliné EUROCODE 2 :

M Ed
(II.56) Le moment réduit est μ cu  0,416
b w . d 2 . f cu

La classe de ductilité et f ck donne : acier S 500 B et f ck  30 MPa

α AB  0,072
{
μ AB  0,0561

cu   AB pour déterminer le pivot

donc on est au pivot B

 Donc nécessiter d’acier comprimé

αu 
1
λ

1  1  2 μ lu  [ √ ] 0,3351

La section limite ultime du béton sans armature est :

Mlu  0,233.0,25.0,52.20  0,29125 MNm

1  αu 3,5 1  0,3192 7,4649


εs1  ε c εs1  
αu 1000 0,3192 1000

f yd 435 2,175
ε yd  ε yd  
Es 2.105 1000

7,464 2,175
Vérifions si ε s1  ε yd εs1    ε yd alors ζs1 f yd 435 MPa
1000 1000

Et on obtient la section d’acier comprimée :

0,521  0,291
AS 2  .10 4  17,74 cm 2
0.5  0,05.288
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 λ 
Le bras de levier : z c  d 1  α u  * + (II.65)
 2 

(III.59) D’où la section d’armature :

M lu ζ
A S1   A S 2 S 2,e
z c . ζS1 ζS1,e

 La section d’armature pour le BAEL :

Le coefficient de la fibre neutre est :

15.ζ bc 15.18
α   0,574 (III.51)
15.ζ bc  ζs 15.18  200

L’ordonnée de la fibre neutre est :

y  α. d y  0,574.0,5  0,287 m (III.52)

Le bras de levier de la couple interne est :

y 0,287
z  d z  0,50   0,4043 m (III.53)
3 3

Le moment résistant du béton de service est :

1 1
M rb  b .y.ζ bc.z M rb  25.28,7.18.40,43.106  0,26107 MNm (III.54)
2 2

On a : donc besoin d’acier comprimé.

D’où la section d’acier :

̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅̅
( )̅ ( )

( ) ( )

D’où :

3.4. Vérification des contraintes à l’ELS :


 EUROCODE 2 :

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Mémoire de fin d’études

Vérification des contraintes : diagramme rectangulaire simplifié et diagramme à palier


horizontale

Es
Le coefficient d’équivalence entre béton-acier est : α  (III.66)
E cm
1  eff

Avec : Ecm 33 000 MPa et Es 200 000 MPa

M 0 Epq
eff     (III.67)
M 0 Ecar

M 0 Epq : moment ELS, combinaison caractéristique

M0 Ecar : moment ELS, combinaison quasi-permanent

152,76
(III.5)    1,8 donc eff  1,8  1,38
198,94

200000
α  14,42
33000
1  1,38

En section fissuré, la position de l’axe neutre est donnée par la relation

( ) - ( ) (III.68)

En prenant = 9T20 =28,15 cm² et = 6T20= 18,85cm², on trouve x =0,227 m

L’inertie fissuré est donnée par : ( - ) ( - ) =5.


(III.69)

Pour notre classe d’exposition XS1 :

x1
ζ C  Mser .  ζc (III.70)
Icf

La contrainte de compression du béton est vérifiée

ζS1  α e . Mser
d x1   ζ (III.71)
s
Icf
̅

La contrainte de traction des aciers vérifiée.

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Mémoire de fin d’études

 BAEL :

Dans le BAEL, il n’y a pas de limitation de contrainte selon l’exposition de l’élément ; elle se
déroule comme suit :

La position de l’axe neutre est :

b .x 2
 n A A'x  n A . d  A'.d'  0 (III.72)
2

En prenant A 8T25 39,20 cm² et A’ 2T20+1T15 7,29cm², on trouve x =0,284 m

( ) -
L’inertie fissuré est donnée par : ( - )
(III.73)

x
On doit avoir ζ bc  M ser .  ζ bc (3) (III.74)
I

M ser
ζ sc  15 d x   ζ sc (4) (III.75)
I

la condition (3) est vérifiée

La contrainte de compression du béton est vérifiée

la condition (4) est vérifiée

La contrainte de traction des aciers vérifiée

3.5. Comparaison des résultats des deux règles : BAEL/EUROCODE 2 :

Tableau 53 : comparaison des résultats des deux règles :

EUROCODE 2 BAEL
Diagramme A palier A palier A palier A palier -
d’acier horizontale horizontale horizontale incliné
Diagramme Rect. simpl. Parabol bilineaire Rect. simpl. -
béton rect.
SOLLICITATIONS
M Elu ou M Ed 521 521 521 521 451
kNm
M ser kNm 388 388 388 388 323
ARMATURES LONGITUDINALES
Hauteur utile 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50
m
f ck ou f c 28 30 MPa 30 MPa 30 MPa 30 MPa 30 MPa

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f cd ou ζ bc 20 MPa 20 MPa 20 MPa 20 MPa 18 MPa


μ cu ou μ rb 0,416 0,416 0,416 0,416 -

α u ou α 0,3365 0,334 0,3427 0,334 0,574


( ) 27,21 27,28 27.56 27,28 39,14
( ) 18,23 18,23 18.23 17.74 6,17
Gain % -2,86 -4,39 -10,48 0,65
CONTRAINTES
 
ζ C ζ c ou 17,58(18)
MPa
17(18) MPa 17(18) MPa 17(18) MPa 16(18) MPa

ζ ζ 
bc bc

ζ ζ  ou
s s
318(400) 317(400) 316(400) 319(400) 181(200)
MPa MPa MPa MPa MPa
ζ ζ 
sc sc

3.6. Conclusion :
 La définition des portés change, elle est moins favorable pour l’Eurocode 2 (5,78 m
contre 5,38 m) ;
 L’Eurocode 2 exige une classe de béton plus résistant que le BAEL due au classe
d’environnement du projet (C30/37 contre B25);
 Les méthodes de calculs sont différentes : basées sur l’application de la formule de
trois moments et sur l’analyse plastique pour l’Eurocode 2 et sur la méthode forfaitaire et de
Caquot pour le BAEL. cependant l’écart entrainé par les méthodes de l’Eurocode 2 est limité ;
 Les sections d’armatures déterminées sont relativement proches;
 Au niveau des armatures d’effort tranchant, la méthode de vérification est différente :
on ne compare plus les contraintes mais les efforts tranchants. Les sections d’armatures sont
plus ou moins équivalentes, le BAEL est légèrement plus favorable que l’Eurocode 2) ;
 Le calcul de la flèche est totalement diffèrent entre l’Eurocode 2 et le BAEL ; Pour
l’Eurocode 2, on calcul les caractéristiques des sections fissurées et non fissurées pour
déterminer la flèche totale alors que le BAEL se base sur un écart entre les flèches calculées
sous différents cas de charge.

Et voici les résultats obtenus pour la poutre longitudinale

Tableau 54: Récapitulation des armatures longitudinales en travée :

travée AB BC
M Ed MNm 0,252 0,451
Mser MNm 0,176 0,325
μ cu 0,2016 0,3608

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x1 cm 21 23
 
AS,min cm 2 1.87 1,87
A cm 
S2
2 - 10,88
AS 2 cm  choisi
2 - 12,16
- 6 T 16
 
AS1 cm 2 13,18 23,85
AS1 cm  choisi
2 15,71 25,13
5 T 20 8 T 20
ζS MPa 311 316
ζ C MPa 15,40 18
w k mm 0,18 0,16
w max mm 0,20 0,20
y" f cm 0,69 0,70
l 250 cm 2,38 2,38

Tableau 55: Récapitulation des armatures longitudinales en appui

appui A B C
M Ed MNm 0,075 0,521 0,135
Mser MNm 0,053 0,388 0,097
μ cu 0,06 0,4168 0,108
x1 cm 12 22,5 16,3
 
AS 2 cm 2 - 18,23 -
A cm  choisi
S2
2 - 6 T 20 -
- 18,85 -
A cm 
S1
2 3,58 27,21 6,63
A cm  choisi
S1
2 3T14 9 T 20 3T16 + 3T10
4,62 28,15 7,38
A cm 
S,min
2 1,87 1,87 1,87
ζS MPa 324 327 328
ζ C MPa 7,31 17,98 10,64
w k mm 0,18 0,17 0,19
w max mm 0,20 0,20 0,20

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Tableau 56: Récapitulation des armatures transversales :

appuis A Bg Bd C
VEd MN 0,218 0,393 0,462 0,288
VEd 0 MN 0,168 0,342 0,412 0,232
A sw
s

cm 2 /cm  1 1 1 1
11,56 5,66 4,77 8,35
 
Asl cm 2 6,28 6,28 9,82 982
ζ Rd,1MPa about 4,10 7,34 8,29 5,76
ζ Rd,max MPa about 14,96 14,96 14,96 14,96

4. POTEAUX EN FLEXION COMPOSEE:


Pour la comparaison des poteaux, l’étude se fera au niveau du poteau E2 au niveau du
deuxième étage ; le poteau sera sollicité en flexion composé.

4.1. Elancement :
Les effets du second ordre, flambement peuvent être négligés si l’élancement du poteau est
inférieur à un élancement limite dont la valeur est donné par l’expression suivant :

l0 20 A . B. C
λ  λ lim 
i n

Avec l0 la longueur de flambement.

Pour le cas du BAEL, le poteau ne risque pas de flamber tant que l’expression suivante est
vérifiée :

l0
λ  λ lim  50
i

4.2. Méthodes d’analyse des effets de second ordre:


Parmi les méthodes d’analyse, l’Eurocode 2 autorise trois méthodes de calcul :

 La méthode générale, basée sur une analyse non linéaire du second ordre ;
 Une analyse simplifiée linéaire basée sur les rigidités ou majoration des moments ;
 Une méthode simplifiée par estimation de la courbure.

Deux exemples de calcul sur le second et la troisième méthode seront appliqués pour le
poteau ici.

Pour le calcul des sollicitations de 1er ordre, les détails de calcul sont déjà détaillés dans la
partie calcul des poteaux.

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4.2.1. Donnée du calcul de 1er ordre :


M Ed  0,172 MNm Mser  0,115 MNm

N Ed  1,01MN N ser  0,73 MN

AS1  7,12 cm 2 AS 2  7,13 cm 2 M0 EQP  0,090 MNm

4.2.2. Méthode par estimation des courbures


C’est le calcul de la courbure sur une déformée sinusoïdale comme la méthode de M.
Faessel (BAEL). On déduit ensuite de cette courbure un moment du second ordre. C’est la
colonne modèle simplifiée.
La méthode consiste à calculer MEd  M0 Ed  M2 (III.76)
avec :
M2  NEd .e2 (III.77)

1 l2
e2  . 0 (III.78)
r c
1 1
La courbure maximale est donnée par  K r . K . (III.79)
r r0
Avec :
1  ω n
 Kr   1 coefficient de correction dépendant de l’effort normal (III.80)
1  ω n bal

Pour une section rectangulaire, nbal  0,4 valeur de n correspondant au moment résistant

1  ω n
maximal alors K r  1
ω 0,6
N Ed 1,01
- n   0,448 effort normal relatif (III.81)
A C . f cd 0,25.0,45.20

AS . f yd 18,84.435
- ω   0,3642 (III.82)
A C . f cd 25.45.20
1  0,3642  0,448
D’où K r   0,95  1 donc K r  0,95
0,3642  0,6

 K  1  β .ef K  1  0,377.1,17  1,42 (III.83)

f ck λ 30 18,32
- β  0,35    0,35    0,377 (III.84)
200 150 200 150

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M oEQP 0,09
- (III.67)  ef     1,8.  1,12
M oEd 0,153

1 f yd 1 435
    0,012 (III.85)
r.0 0,45 d . E s r.0 0,45.0,4.200000

1 1 1
D’où  K r . K .  0,95.1,42.0,012  0,01618
r r0 r

1 l2 2,382
Et la déformation est : e 2  . 0 e 2  0,01618. 0,007636
r c 12
Où c=12 (moment triangulé symétrique)
Et M2  NEd .e2 M2  1,01.0,007636  0,008 MNm  8 kNm
Et le moment total à pour valeur :
M Ed  M 0 Ed  M 2 MEd  0,172  0,008  0,180 MNm

4.3. Récapitulation et comparaison des résultats des deux règles


Tableau 57: comparaison des résultats obtenus

méthode λ λlim MEd [MNm] AS1 AS2 Gain


[cm2 ] [cm2 ] total%
2nd ordre
EC2 rigidité 18,3 21,7 0,181 7,56 4,98 -9,01
nominale
estimation de 18,3 21,7 0,180 8,73 3.73 -8,42
la courbure
BAEL - 18,3 50 - 1,51 9,90

4.4. Conclusion :
 Les méthodes de calcul sont différentes : pour l’Eurocode 2, il faut d’abord
calculer une section d’armature puis vérifier la stabilité du poteau. Pour le BAEL, c’est le
calcul de stabilité du poteau qui détermine la section d’armatures ;
 Le poteau est plus susceptible de flamber, donc calcul au second ordre plus
probable pour l’Eurocode 2 que le BAEL ;
 L’élancement limite λlim est calculé pour chaque cas pour l’eurocode

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II. POUTRE TRANSVERSALE :


Les poutres sont des solides à ligne moyenne droite à section rectangulaire ; elles sont
souvent posées ou semi-encastrées horizontalement avec les poteaux ou murs.

Les effets des moments fléchissant et des efforts tranchants dans les poutres sont grands vis-à-
vis des efforts normaux. Par conséquent, elles sont supposées soumises à la flexion simple.

Les valeurs des sollicitations d’après le calcul des structures nous indiquent que c’est la
poutre de la toiture terrasse accessible au 5 iem étage au niveau de la file E qui est la plus
chargé.

Géométrie de la poutre :

h  55 cm la hauteur de la poutre ;

b W  25 cm la largeur de la poutre ;

c nom  5 cm l’enrobage des aciers ;

d'  5 cm l’enrobage des aciers ;

d  50 cm la hauteur utile de la poutre.

1. CALCUL DES ARMATURES LONGITUDINALES :

1.1. Armatures longitudinales en travée :


Pour illustrer le calcul des armatures, prenons la partie de la poutre le plus sollicité : travée
C5D5.

1.1.1. Sollicitation en flexion :


 moment fléchissant :

M Ed  0,185 MNm M ser  0,124 MNm

 coefficient  :

M Ed 0,185
γ γ  1,50
M ser 0,124

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1.1.2. Nécessité d’acier comprimé :


Le principe consiste à comparer le moment réduite limite  lu au moment réduite de agissant

 cu .Si on trouve :

 μ cu  μ lu alors la section de béton comprimé sans armature suffi à équilibrer les


efforts de compression ; donc, pas besoin d’acier comprimé.
 μ cu  μ BC alors la contrainte limite du béton comprimé est dépassée, il faut soit
prévoir des armatures comprimées, soit changer les dimensions de la section, soit
augmenter la résistance du béton lorsque cela est possible.

M Ed 0,185
(III.56) Calcul du moment réduit : μ cu  2  =0,148
b w . d . f cu 0,25.0,50 2.20

f ck  30 MPa
{ S 500 B  μ lu 15  0,2735
γ  1,50

Voir diagramme    d’acier à palier horizontale en annexe (annexe 2 pratiques)

A  71,2 f ck  108 A = 71,2.30 + 108 = 2 244

B  5,2 f ck  847,4 B = -5,2.30 + 847,4 = 691,4

C  0,03 f ck  12,5 C = 0,03.30 – 12,5 = - 11,6

 
K  A B . α C  C . α C2 .104  
K  2244  691,4.15  11,6.152 .104  1,0005

μ lu  μ lu 15. K α e  15  μ lu  0,2735 (III.86)

μ cu  μ lu μ cu  0,148  0,2735  μ lu

 On n’a pas besoin d’acier comprimé. AS 2  0

1.1.3. Section d’acier tendue à l’ELU :


En principe, dans le cas où la contrainte de compression du béton est limitée (comme
le présent cas), il faudrait retenir pour une section en flexion simple sans acier comprimé le
maximum des sections d’acier obtenu à l’ELU et à l’ELS:

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AS1,u
AS1  Max { (III.87)
AS1,ser

Mais en pratique, les calculs montrent que l’on a Asl,u  Asl,ser tant que le moment

agissant ultime reste inférieur à une certaine limite M lu correspondant à μ lu , obtenue pour

M Ed E
Asl,u  Asl,ser et qui dépend de f ck , f yk , γ  , α e  S et la classe de ductilité de l’acier
M ser E C,eff

Donc il n’est pas nécessaire pour nous de faire le calcul des armatures à l’ELS ;

On a un diagramme contrainte déformation ζ ε à palier horizontale μ AB  0

μ cu  μ AB μ cu  0,148  0  μ AB donc on est au pivot B

On a μ cu  0,148  0,225 alors on peut utiliser la méthode simplifiée pour le calcul de z C .

z C  d1  0,6 μ cu  zC  0,501  0,6.0,148  0,4556 m (III.88)

M Ed 0,185
 AS1,u  AS1,u  10 4  9,34 cm² (III.89)
z c . f yd 0,4556.435

D’où AS1  9,34 cm 2 soit 3 T 20  9,42 cm 2

1.1.4. Espacement des barres :


L’espacement des barres doit respecter la condition suivante :


d  max θ;20 mm; dg  5 mm  (1) (III.90)

Avec d g est le diamètre du plus gros granulat. On va prendre d g  25 mm

Figure 36:enrobage et distance entre les barres :

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Pour AS1  3 T 20  9,42 cm 2  9,34 cm 2 on trouve


d  45 mm  max θ;20 mm; d g  5 mm  30 mm   condition (1) vérifiée

1.1.5. Pourcentage minimal d’armature (condition de non fragilité) :


La valeur de la section minimale d’armature d’un pays donné est peut-être fournie par son
annexe nationale (norme NF EN 1992 1-1 §9-2-1). La valeur recommandée par l’annexe
nationale française est comme suit :

La maitrise de la fissuration n’est pas requise donc :

 f ct,eff  f ctm  2,89 MPa

f ct,eff
0,26 bt .d
AS1  Max f yk (III.91)
{ 0,0013 b t . d

2,89
0,26 25.50  1,87 cm 2
 AS1,min  1,87 cm  Max { 2
500
0,0013.25.50  1,625 cm 2

On obtient AS1  9,34 cm  1,87 cm  AS1,min


2 2
la fragilité de la section n’est pas à

craindre

La section maximale à autoriser est AS1,max  0,04. AC (III.92)

Avec AC  b w . h  25.50  1250 m2

AS1,max  55 cm 2

D’où AS1,min  AS1  AS1,max O.K

1.1.6. Position de l’axe neutre :


La position de l’axe neutre est déterminée par la relation suivante :
b w . x12
f h f    α e AS1x1  α e AS1 . d  0 (III.93)
2

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Apres résolution de l’équation de 2nd degré, on trouve x1  0,19 m

1.1.7. Moment d’inertie :


Le moment d’inertie est obtenu par la formule :

b w . x13
 α e . AS1 d  x1 
2
I cf  (III.94)
3

Icf  19,1669.105 m4

1.1.8. La flèche :
Les déformations ne doivent pas excéder les valeurs que peuvent supporter les
éléments liées à la structure : cloisons ; vitrages ; bardages ; appareillages ; finitions.

Pour l’aspect et les conditions d’utilisation, il faut vérifier que :

l
f  y" (III.95)
250

Avec : - f : flèche calculée sous charges quasi permanentes ;

-l : portée effective de l’élément

Dans l’Eurocode 2, il existe une clause qui dispense de calcul de flèche si l’on se trouve dans
les situations suivantes :

l   
32
ρ0  ρ0
 11  1,5 f ck  3,2 f ck   1  si ρ  ρ 0 (2) (III.96)
d  ρ ρ  

l  ρ 1 ρ' 
 11  1,5 f ck 0  f ck .  si ρ  ρ 0 (3) (III.97)
d  ρ ρ' 12 ρ0 

Avec : K : coefficient tenant compte des différents systèmes structuraux, fixé par
l’annexe nationale

ρ0  f ck .103 : pourcentage d’armatures de référence ;

AS
ρ pourcentage d’armature de traction nécessaire
bw .d

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 ' pourcentage d’armature de compression nécessaire (ici égal à 0 puisqu’il n’y a


pas d’acier comprimé)

Nous avons ρ  0,74 %  0,54 %  ρ 0 notre formule est la seconde.

Apres calcul, on trouve

l  ρ 1 ρ' 
 11,9  16,99  11  1,5 f ck 0  f ck . 
d  ρ ρ' 12 ρ0 

La condition (3) est vérifiée donc nous n’avons pas à faire une vérification de la flèche.

1.1.9. Calcul de la contrainte :


M ser 0,124
K K  65 MN/ m 3 (III.98)
I cf 19,1669.10 5

Pour notre classe d’exposition XS : ζ C  K . x1 (III.99)

 C  65.0,19  12,11 MPa

ζ C  12,11 MPa  18 MPa  ζ C la contrainte du béton est vérifiée

ζS1  α e . Kd x1   S1  15.640,50  0,19  303,56 MPa (III.100)

 S1  303,56 MPa  400 MPa =  S la contrainte de l’acier est vérifiée

1.1.10. Calcul de l’ouverture de fissure :


En l’absence d’exigence spécifique (étanchéité par exemple) il faut vérifier que :

w k  w max (4) (III.101)

Avec : w k : ouverture calculée des fissures,

w max : valeur limite de l’ouverture calculée des fissures.

L’Eurocode 2 admet que pour une classe d’exposition XS1 comme le nôtre la valeur de
w max  0,3 mm , par contre, l’annexe nationale française modifie cette valeur pour les

bâtiments de catégorie d’usages A à D à w max  0,2 mm

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Alors, comme dans notre calcul on a suivi les modifications de l’annexe nationale française
depuis le début, on va prendre w max  0,2 mm

Notons que ce calcul est fait sous la combinaison quasi-permanente ; pour les bâtiments, cette
combinaison est : G 0,3 Q 0,3. W (III.102)

w k  s r, max ε sm  ε cm  (III.103)

Avec :

θ
 s r, max  k 3 . c k1 . k 2 . k 4 espacement maximal entre fissures : (III.104)
ρ p,eff

:barre isolé
  { n1 . θ  n 2 . θ 22 Barres de même diamètre : θ  20 mm
2
θ eq  1
: n1 +n2 barres
n1 . θ1  n 2 . θ 2

0,8:barres HA,
 k1  { Barres HA  k1  0,8
1,6 :ronds lisses.
0,5 :flexion,
ε1  ε 2
 k2  :flexion traction avec section entièrement tendue,
2. ε1
{ 1 :traction simple  1   2 

 Flexion simple donc k 2  0,5

AS
Le ratio géométrique d’armature est donné par la relation ρ p,eff  A
C,eff

2,5(h-d)
h-x
h c,ef  Min 3
x  x1  0,19 m
h
{ 2

2,5(550-500) 125mm
550-190
h c,ef  120 mm  Min 3
120mm
550
275mm
{ 2

AC,eff  b w . h C,eff  0,25.0,120  0,03075 m2

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AS 9,34.104
ρ p,eff  ρ p,eff   0,02575
A C,eff 0,03075

c  cnom  45 mm

3,4 si c≤25mm 2
 25  3
k3  { 25mm ⁄3
2 C=45 mm k 3  2,30  3,4 
3,4 ( c ) si non  45 

k 4  0,425

20
D’où s r,max  2,30.45  0,8.0,5.0,425  235 mm
0,025

 Allongement relatif des aciers :

f ct, eff
ζS  k t 1  αe .ρp,eff 
ρ p,eff ζS
ε sm  ε cm   0,6 (5) (III.105)
ES ES

0,6 :chargement de courte durée,


kt  {
0,4 :chargement de longue durée;

Charge de longue durée d’application  k t  0,4

Pour le calcul de  S , en prenant une valeur forfaitaire du bras de levier, on trouve plus
rapidement

z C  0,9 d  0,45 m

Mser 0,096
ζs   .104  228 MPa (III.106)
As 1 . z c 9,34.0,45

2,9
228  0,4 1  15.0,025
0,025
(5) ε sm  ε cm   1,038.103
2,105

247
10,38.104  7,41.104  0,6 Condition (5) vérifiée
2.105

D’où finalement w k  s r, max ε sm  ε cm   0,22 mm

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Vérification

On a w k  0.22 mm  0.2 mm  w max condition (4) non vérifié

L’ouverture des fissures est encore trop importante, alors il faut augmenter la section
d’armature.

Pour A S  10,65 cm 2 , soit 3 T16  3 T14 on trouve

w k  0.18 mm  0.2 mm  w max Condition (4) vérifié

D’où finalement la section d’armature à adopter est : AS  10,65 cm 2  3 T16  3 T14

Tableau 58: Récapitulation des armatures longitudinales en travée :

travées A5B5 B5C5 C5D5


M Ed MNm 0,023 0,115 0,185
Mser MNm 0,015 0,074 0,124
μ cu 0,0184 0,092 0,148
x1 cm  7 15 19
 
AS1 cm 2 1,07 5,60 9,34
 
AS1,min cm 2 1,97 1,97 1,97
AS1 cm  choisi
2 2,35 8,38 10 ,65
3 T10 3 T16  3 T10 3T16+3T14
ζS MPa 295 302 304
ζ C MPa 3,41 10,7 12,11
w k mm 0,02 0,17 0,17
w max mm 0,2 0,20 0,20
Un organigramme de calcul concernant le calcul en flexion simple se trouve en annexe III et
un schéma des armatures en annexe VI.

1.2. Armatures longitudinales à l’appui:


Pour illustrer le calcul des armatures, prenons la partie de la poutre le plus sollicité :

Appui C5d (C5 droite).

1.2.1. Sollicitation de flexion :


 moment fléchissant :

M Ed  0,350 MNm M ser  0,234 MNm

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 coefficient  :

M Ed 0,350
γ γ  1,50
M ser 0,234

1.2.2. Nécessité d’acier comprimé :


M Ed 0,350
(III.56) Calcul du moment réduit : μ cu  2  =0,28
b w . d . f cu 0,25.0,50 2.20

(III.86)  μ lu  0,2735

μ cu  μ lu μ cu  0,28  0,2735  μ lu

 On a besoin d’acier comprimé. AS 2  0

1.2.3. Calcul des aciers comprimés :


On ignore à priori si la section cherchée résulte d’un calcul à l’ELU ou d’un calcul à l’ELS ;
alors la section d’acier comprimé à retenir est :

M Ed  M lu
AS 2,u d  d'ζS 2,u
AS 2  Max { = Max (III.107)
AS 2,ser M ser  M lser
{ d  d' ζS 2,ser

En multipliant haut et bas le second terme de la dernière expression par le coefficient  et en


 S 2,u
posant ζS 2,e  Min { , on évite le double calcul de AS 2,u et AS 2,ser , et il ne subsiste plus
γ . ζS 2,ser
qu’une valeur unique que l’on peut retenir comme valeur strictement requise:

M Ed  M lu
AS 2  (III.108)
d d'. ζS2,e
La section limite ultime du béton sans armature est donnée par

Mlu  μ lu . b w . d 2 . f cu (III.109)

Mlu  0,2735.0,25.0,52.20  0,3418 MNm

Contrainte équivalente des aciers comprimés :

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5
ζS2,C  0,6. αe . γ . f ck  δA . f ck  B  0,6.15.1,5.30  13.30  435  321MPa (III.110)
50

Avec : pour le diagramme    à palier horizontale :

5 6855
A  13 et B   9 sont des coefficients variant en fonction du coefficient
e e
d’équivalence  e

5 6855
Pour  e = 15  A  13  12,67  13 et B   9  448
15 15

Et on obtient la section d’acier comprimée :

M Ed  M lu 0,350  0,3418
(III.108) AS 2  AS 2  .104  0,57 cm 2
d d'. ζS2,c 0.5  0,05.321

La section d’armature obtenue est AS 2  A smin  1,97 cm 2 soit AS2  3 T10  2,35 cm 2

1.2.4. Calcul des aciers tendus :

(III.64) α u 
1
λ
1  1  2 μ lu  αu 
1
0,8
 
1  1  2.0,2735  0,4086

Notre diagramme contraintes déformations est à palier horizontal donc μ AB  0

 μ lu  μ AB μ lu  0,2735  0  μ AB

 Nous sommes au pivot B.

  
(III.65) Le bras du levier est zC1  d 1   u  zC1 = 0,4182 m
 2 

La contrainte équivalente des aciers tendus est :

ζS1,e  A . f ck  B  0,6. α e . γ . f ck  421 MPa (III.111)

On a  S1,e  421 MPa < 435 MPa = f yd

Pareil que pour l’acier comprimé, pour éviter le double calcul à l’ELU et à l’ELS la section
d’acier comprimé à retenir est :

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M lu M  M lu
AS1,u   Ed
z C . ζS1 d  d'ζS1
AS1  Max (III.112)
M lu M Ed  M lu
AS1,ser  
{ z C . ζS1 d  d' γ . ζS1,ser

ζ S1 ζS 2,u
Et en posant ζS1,e  Min { et ζS 2,e  Min {
γ . ζS1,ser γ . ζS 2,ser

M lu ζ
On obtient alors : AS1   AS 2 S 2,e (III.113)
z c . ζS1 ζS1,e

0,3418 321 2
AS1  10 4  0,57  19,21 cm
0,4182.435 421

La section d’armature obtenue AS1  19,21 cm 2 soit 6 T 20  3 T10  21,20 cm 2

1.2.5. Pourcentage minimal d’armature (condition de non fragilité) :


La maitrise de la fissuration n’est pas requise donc

(III.91)  AS1,min  1,87 cm 2

On obtient AS1  19,21cm  1,87 cm  AS1,min


2 2
la fragilité de la section n’est pas à

craindre

(III.92) AS1,max  55 cm
2

D’où AS1,min  AS1  AS1,max O.K

1.2.6. Position de l’axe neutre :

(III.93) Apres résolution de l’équation de 2nd degré, on trouve x1  0,24 m

1.2.7. Moment d’inertie :


Le moment d’inertie est obtenu par la formule :

3
(III.94) Icf  3,13.10 m
4

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1.2.8. Calcul des contraintes :


La vérification des contraintes se fait à l’ELS ;

M ser 0,234
(III.95) K  K  75 MN/ m
3

I cf 3,13.10 3

(III.96) Pour notre classe d’exposition XS :  C  K .x1

 C  75.0,24  18MPa

ζC  18 MPa  18 MPa  ζC la contrainte de compression du béton est vérifiée

(III.97) ζS1  α e . Kd x1   S1  15.750,50  0,24  289MPa

 S1  289MPa  400 MPa =  S la contrainte de traction de l’acier est vérifiée

1.2.9. Calcul de l’ouverture de fissure :


Les étapes de calcul de l’ouverture de fissure à l’appui est identique au calcul de
l’ouverture de fissure en travée, seul les valeurs numériques changent. (§II.1.1.10).

θ
(III.104) s r, max  k 3 . c k1 . k 2 . k 4  159 mm
ρ p,eff

f ct, eff
ζS  k t 1  αe .ρp,eff 
ρ p,eff ζS
(III.105) ε sm  ε cm   1,21.10 3  0,86.10 3  0,6
ES ES

(III.103) D’où w k  sr, max εsm  ε cm   0,19 mm

Vérification

On a w k  0.19 mm  0.2 mm  w max condition (4) vérifié

D’où la section d’armature à adopter est :

AS  21,20 cm 2  6 T 20  3 T10

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Tableau 59: Récapitulation des armatures longitudinales aux appuis:

appuis A5 B5g B5d C5g C5d D5


M Ed MNm 0,048 0,136 0,226 0,255 0,350 0,112

Mser MNm 0,036 0,09 0,150 0,170 0,234 0,076

μ cu 0,0384 0,1088 0,1808 0,204 0,28 0,089

 
AS1 cm 2 - - - - 0,56 -

AS1 cm  choisi


2 - - - - 2,35 -
- - - - 3T10 -
x1 cm  11 17 21 22 24 16

 
AS1 cm 2 2,55 7,47 12,42 14 19,21 6,08

A cm 
s,min
2 1,97 1,97 1,97 1,97 1,97 1,97

A cm  choisi
S1
2 3,39 9,42 13,44 15,71 21,20 6,28
3 T 12 3 T 20 3 T 20  5 T 20 6 T 20  2 T 20
2 T 16 3 T 10
ζS MPa 304 272 280 287 289 279

ζ C MPa 5,68 9,47 13,37 14,60 18 8,6

w k mm 0,19 0,19 0,17 0,19 0,19 0,08

w max mm 0,20 0,20 0,20 0,20 0,20 0,20

1.3. Les armatures transversales :


Contrairement au BAEL, on ne compare pas les contraintes  u et  u ,lim mais les efforts VEd ou

VEd 0 à VRd,C et VRd,max .

1.3.1. Effort tranchant :


Comme exemple de calcul des armatures, prenons la partie de la poutre le plus sollicité :

Appui C5d (C5 droite).

 Effort tranchant non réduite : VEd  0,284 MN


 Effort tranchant réduite (transmission directe des charges aux appuis) :

On a une charge uniformément repartie :

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d  0,9 h d  0,9.0,55  0,495 m

A la distance d de l’appareil d’appui :

VEd 0  VEd  pu . d VEd 0  0,284  0,0748.0,495  0,246 MN (III.114)

1.3.2. Nécessité de mettre des armatures d’effort tranchant :


Le principe consiste à comparer VEd 0 à VRd . C ,si :

 VEd 0  VRd,C alors il n’y a pas lieu de prévoir des armatures d’effort tranchant, la

section du béton seul suffit à équilibrer les efforts.


 VEd 0  VRd,C alors le calcul des dimensions des armatures transversales est

nécessaire.

1.3.3. Effort tranchant résistant de calcul de l’élément sans armatures d’âme :


VRd,C :

A sl  aire de l’armature longitudinale dans la section distante de d l bd de celle étudiée :

A sl 20,62
ρ1   2 00 ρ1   0,016  2 0 0
bw .d 25.0,495

N Ed
N Ed  effort normal N Ed  0 (flexion simple)  ζ cp  0
AC

Effort tranchant pouvant être supporté sans armatures d’âme :

C Rd,c 
. k .3 100. ρ1 . f ck  k1 . ζcp b w . d  VRd,c1
VRd,c  Max { (III.115)
V min 
 k1 . ζcp b w . d  VRd,c 2

Avec :

0,18 0,18
C Rd,c  C Rd,c   0,12
γc 1,5

200 mm 200
k  Min { 1 d k  1,63  Min { 1  495  1,63

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N Ed 0
ζ cp   0,2 f cd ζ cp   0 (Flexion simple)
AC AC

k1  0,15 (annexe nationale française)

3 3
v min  0,035. k 2 . f ck v min  0,035.0,15 2. 30  0,352

 16 
VRd,c1  0,12.1,63.3 100 30  0,15.0 0,25.0,495  0,089 MN
 1000 

VRd,c2  0,352  0,15.00,25.0,495  0,04356 MN

Vérification :

VEd 0  VRd,c1 VEd 0  0,246 MN  0,089 MN  VRd,c1

VEd 0  VRd,c2 VEd 0  0,246 MN  0,04356 MN  VRd,c1

 Armatures d’effort tranchant calculées nécessaires.

1.3.4. Armature d’effort tranchant :


Le calcul se fait par la méthode standard ζ  45 , les étapes de calcul sont :

 Vérification de la compression des bielles de béton :

L’effort tranchant de calcul maximal pouvant être supporté sans provoquer l’écrasement des
bielles de béton comprimé est donné par la relation suivante:

cotgζ cotgα
VRd,max  b w . z . ν1 . f cd
{ 1  cotg2ζ (III.116)
z 0,9.d

α  90 en adoptant des armatures d’âme droites.

 f   30 
ν1  0,61  ck  ν1  0,61    0,528
 250   250 

1 0
VRd,max  0,25.0,495.0,528.20  0,588 MN
1  12

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VEd  VRd,max VEd  0,289 MN  0,588 mN  VRd,max O.K

 Armature d’effort tranchant :

Les armatures d’effort tranchant de calcul est données par la relation suivante :

  Inclinaison des A sw A sw droites    90  sinα cosα  1

A sw VEd 0 Asw 0,246 1


  102  cm 2 /cm (III.117)
s 0,9. d . f ywd cosα sinα  s 0,9.0,495.435.1 7,87

En outre, elles ne doivent pas excéder une valeur maximales de:

1 1
A sw . f ywd ν1 . f cd . sinα 0,528.20.1
A sw 2 1
2  25  cm 2 /cm (III.118)
bw .d 1  cosα s 
435 1  0  3,29

Asw 1 1 A 
 cm 2 /cm  cm 2 /cm   sw  O.K
s 7,87 3,29  s  max

 Pourcentage minimal :

A sw f
ρw   0,08 ck
s . b w . sinα f yk

A sw f 30 1
α  90   0,08 ck b w  0,08 25  cm 2 /cm (III.119)
s f yk 500 45,64

A sw 1 1
 cm 2 /cm  cm 2 /cm O.K
s 7,87 45,64

 Espacement :

Prenons θ w  8 mm

1 cadre + 1 étrier φ8 HA

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Figure 37:disposition des armatures transversales

D’où pour coudre trois files verticales : Asw  4.0,503  2,012 cm 2

 s 0  2,012.7,87  16 cm

Retenons 1 cadre + 1 étrier T 8 : s0  16 cm

 Espacement longitudinal maximal :

0,75.d(1+ cot )
s l,max  Min { (III.120)
15. si As2 0

0,75.0,495(1+0) 37,12cm
sl,max  31,12 cm  Min {
15.2,5 37,5cm

s0  16 cm  37 cm  sl,max Condition vérifiée

 Espacement transversal maximal :

Il faut que s t  s t,max

Avec :

0,75.d 0,75.0,495 37,12cm


 s t,max  Min , s t,max  37,12 cm  Min { (III.121)
600mm 0,60cm
 θ  2,5 
b w  2 c nom  θ t   25  2 4,5  0,8  
 2  2 
 st  st   5,95cm (III.122)
n 2

s t  5,95 cm  37 cm  sl,max Condition vérifiée

1.3.5. Répartition des armatures d’âmes :


Pour la répartition des armatures d’âmes, nous allons utiliser la méthode de Caquot.

Espacement initial s1 :

s 0  15 cm  D’après la suite des espacements de Caquot, on trouve s1  13 cm

Comme on a des travées continues alors l n  2. l0  2. lg  2.3,67  7,34 m  l0  3,67 m

l'0  l0  d l '0  3,67  0,495  3,175m

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d 0,495
n1  l'0  pour le 1er espacement : n1  3,175   6,27
s0 0,16

n1  l'0 pour les suivants.

Tableau 60 : tableau de Caquot :

s s0 13 16 20 25 25
2
Nombre théorique - 6,27 3,175 3,175 3,175 3,175
Nombre cumulé - 6,27 9,44 12,61 15,785 18,96
Nombre arrondi - 6 9 13 16 19
Nombre de répétitions - 6 3 4 3 3
abscisses 8 86 134 214 289 364

Il manque pour arriver à la distance l g : 367 – 364 =2

Reclassons-les en espaçant les 3 derniers courts d’armature d’âme de 26 cm et on obtient :

1.8 + 6.13 + 3.16 + 4.20 + 3.25 +3.26

1.3.6. Vérifications d’about :


Les étapes de calcul sont :

 Armatures supérieures tendues sur appui d’about :

Section : ζ  45 z  0,9 d

zcotgζ cotgα  0,4951  0


a1  a1   0,2475 m
2 2

A1  section d’aciers longitudinaux en travée :

A1  5.3,14  1.4,91  20,62 cm 2

β2 .A1 avec β2 0,25


a1
ASl  Max VEd  N Ed (III.123)
FE z

f yd f yd
{

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0,25.20,62 5,155cm2
0,2475
ASl  5,155 cm 2  Max 0,275 0
0,9.0,495
 3,51cm 2
{ 435

Comme on avait 2 lits de 2 T 20  1T 25 en travée, on garde 2 T 20 inferieur sur appui


ASl  2.3,14  6,28 cm 2

 Ancrage des aciers inferieurs :

Contrainte ultime d’adhérence : f bd  2,5. ε1 . ε2 . f ctd

'
Avec : ε1  { 1:bonne condition d adhérence,
0,7 : condition d'adhérence médiocre

 Bonne condition d’enrobage donc 1  1

ε2  { - θ  32 mm  ε2  1

f ctk,0,05 2,03
f ctd  f ctd   1,35 MPa
γc 1,5

D’où f bd  2,5.1.1.1,35  3,37 MPa

Longueur d’ancrage de référence :

θ ζ sd
I b,rqd  . (III.124)
4 f bd

a1
VEd  N Ed
F z
Avec : ζ sd  E  contrainte de calcul à l’origine de l’encrage
A A

0,2475
0,284 0
FE 0,4455
ζ sd    250MPa
A 6,28.10 4

θ 250
I b,rqd  .  18,52 θ
4 3,37

Longueur d’ancrage de calcul :


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α1 . α 2 . α3 . α 4 . α5 . I b,rqd
I bd  Max {  I b,min (III.125)
0,7. α1 . α 4 . I b,rqd

Avec 1 : fonction de la forme des barres ; barres droites tendues donc 1  1

cd  θ
α 2  1  0,15 fonction des conditions d’enrobage
θ

a 5,95
3cm
2 2
Ou cd  Min {c1 cd  3 cm  Min {4,5+0,8 5,3cm
c 4,5+0.8 5,3cm

32
α 2  1  0,15  0,925
2

α3  1  K . λ  0,7;1 fonction des armatures transversales ; par sécurité, on va prendre

3  1

 4  1 fonction du confinement par des armatures sans soudure. (Ici armature armatures sans
soudure)

α5  1  0,04 p  0,7;1 fonction des conditions des pressions transversales : p =0   5  1

1.0,925.1.1.1.18,5 θ  17,13. θ  17,13.2  34,26 cm


I bd  Max {  18,5 θ
0,7.1.1.18,5 θ  12,96 θ  25,92 cm

D’où I bd  34,26 cm

1.3.7. Vérification du béton de la bielle d’about :


Inclinaison de la bielle d’about :

1 1
sin   sin    0,79   52,42
2 2
I   37 
1   bd  1  
 z   44,55 

Contrainte de la bielle d’about :

VEd 0,284
ζ Rd,1  ζ Rd,1   5,25MPa (III.126)
I bd . b w . sin 2ζ 0,37.0,25.0,792

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Vérification :

ζRd,max  k 2 . ν'.f cd

f ck 30
k 2  0,85 ν'  1  1  0,88
250 250

D’où ζ Rd,max  0,85.0,88.20  14,96 MPa

On a ζRd,1  5,25 MPa  14,96 MPa  ζRd,max la contrainte du béton a la bielle d’about

est vérifiée.

1.3.8. Récapitulation des armatures transversales:


Tableau 61: Récapitulation des armatures transversales:

appuis A5 B5g B5d C5g C5d D5


VEd MN 0,081 0,120 0,224 0,235 0,284 0,194

VEd 0 MN 0,058 0,097 0,187 0,198 0,245 0,157

A sw
s

cm 2 /cm  1 1 1 1 1 1
33,28 19,93 10,36 9,78 7,87 12,34

 
Asl cm 2 4,02 6,28 6,28 6,28 6,28 6,28

ζ Rd,1MPa about 2,36 3,65 4,52 4,64 5,25 4,21

ζ Rd,max MPa about 14,96 14,96 14,96 14,96 14,96 14,96

Un organigramme de calcul concernant le calcul des armatures transversales se trouve en


annexe III et le schéma des armatures en annexe V.

III. POTEAUX :
Ce sont des poutres droites verticales de la structure, soumises d’un part à des efforts
normaux de compression engendrés par la descente des charges et d’autre part à des moments
fléchissantes dues à ses fortes liaisons rigides aves les poutres horizontales ; il assure la
transmission des charges soit à un autre élément porteur, soit à une fondation.

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Considérons le cas des poteaux E2 ; comme exemple de calcul, nous allons détailler le calcul
du poteau du rez-de-chaussée qui est le plus sollicité.

Figure 38: section de calcul du poteau :

1. Sollicitation en pied de poteau :


Les sollicitations en pied de poteaux sont les suivantes :

M Ed  0,320 MNm Mser  0,113 MNm N Ed  3,13 MN Nser  2,26 MN

M Ed 0,320
e1  e1   0,10 m
N Ed 3.13

Tableau 62: sollicitation de calcul vis-à-vis des états limites au droit du poteau E2 pour
chaque étage :

étages poteau section N Ed MN Nser MN M Ed MNm Mser MNm

4iem étage C4C5 45 x 25 1,01 0,73 0,172 0,115

3iem étage C3C4 45 x 25 1,58 1,14 0,062 0,041

2 nd étage C2C3 50 x 30 2,17 1,57 0,108 0,076

1ier étage C1C2 60 x 35 2,61 1,89 0,165 0,08


RDC C0C1 60 x 35 3,13 2,26 0,320 0,113

2. Imperfection géométrique :

2.1. Inclinaison forfaitaire :


Lorsque des poteaux sont soumis à une compression axée, il faut tenir compte des effets
éventuels des imperfections. Ceux-ci peuvent être analysés en appliquant une inclinaison

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d’ensemble ζi  ζ 0 . α h . α m à la structure par rapport à la verticale. Et l’excentricité qui en sorte

l0
est ei  ζ i . .avec l 0 la longueur de flambement.
2

1
Par simplification, dans le cas d’une membrure isolé, on peut prendre ζ i  α m ou
200

 1
α m  0,5.1   et m =1.
 m

1
D’où : ei  .1  0,005 m
200

2.2. Excentricité minimum :


L’Eurocode 2 impose aussi de justifier toute section soumise à une flexion composée à une
 h
excentricité minimum si le ferraillage symétrique : Δe0  Max 20 mm; 
 30 

3. Coefficient de fluage effectif :


Seul la partie quasi-permanente des charges est susceptible de générer du fluage, le coefficient
de fluage effectif est donné par l’Eurocode 2 NF EN 1992 (§5.8.4).

M oEQP
ef   , t 0 . (III.134)
M 0 Ed

Avec : M oEQP : moment fléchissant du premier ordre (ELS) dans le cas d’une combinaison

quasi permanente ;

M 0 Ed : moment fléchissant du 1er ordre dans le cas de la combinaison de charge de

calcul (ELU).

On obtient ef  1,07

4. Vérification pour effet de 2nd ordre :


Les effets du second ordre peuvent être négligés si l’élancement  du poteau soumis aux
torseurs N Ed , M Ed  vérifie :

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l0 20 A . B . C
(III.17) λ  λ lim 
i n

Avec :
 l0  0.7 l  2,38 m dans le cas d’un bâtiment courant avec l  3,40 m ;

Ic h
 i   0,17 m : rayon de giration de la section droite ;
AC 12

1
 A  0.7 Si  ef est inconnu ; ef  1,07  A = 0.8 ;
1  0.2.ef

 B  1  2. ω  1.1 si  est inconnu ;  inconnu  B = 1.1 ;

 C  1.7  rm  0.7 si rm est inconnu ; élément non contreventé donc rm  1 


C = 0.7 ;
N Ed 3,13
 n effort normal réduite n  0,74
A c . f cd 0,21.20

2,38
D’où λ  13,74  14,92  λ lim
0,17
 Le calcul est en flexion composé et on peut négliger les effets du 2nd ordre.

Tableau 63 : vérification pour effet de 2nd ordre

étages lm l 0 m  lim 2nd ordre

4iem étage 3,4 2,38 18,32 15.16 obligatoire

3iem étage 3,4 2,38 18,32 14,26 obligatoire

2 nd étage 3,4 2,38 16,49 12,67 obligatoire

1ier étage 3,4 2,38 13,74 16,08 inutile


RDC 3,4 2,38 13,74 14,92 inutile

Pour les poteaux à partir du 2nd étage, il faut tenir compte des effets du 2nd ordre.

A l’état limite ultime ELU :

 Sollicitation au centre de gravité de la section du béton seul :

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N Ed  3,13 MN N Ed  3,13 MN
MEdG0  NEd e1  ei  Δe0  MEdG0  3,130,1022  0,005  0  0,338 MNm
e0  e1  ei  Δe0 e0  0,1022  0,005  0  0,1072 m
{ {

 Sollicitation ramené au centre de gravité des aciers tendus :

 h  0,6 
e A  e0   d   e A  0,1072   0,55    0,3572 m
{  2 {  2 
M EdA  N Ed . eA MEdA  3,13.0,3572  1,12 MNm

A l’état limite de service ELS :

 Sollicitation au centre de gravité de la section du béton seul :

Nser  2,26 MN Nser  2,26 MN


MserG0  0,113 MNm MserG0  0,113 MNm
M serG 0 0,113
e 0,ser  e0,ser   0,05 m
{ N ser { 2,26

 Sollicitation ramené au centre de gravité des aciers tendus :

 h  0,6 
e A  e0 ser   d   e A  0,05   0,55    0,3 m
{  2 {  2 
MserA  Nser . eA MserA  2,26.0,3  0,678 MNm

Tableau 64: résultat de calcul des excentricités :

étages M Ed 0 MNm e0 m e A, m M EdA MNm e0,ser m e A,ser m MserA MNm

4iem étage 0,178 0,176 0,351 0,354 0,157 0,33 0,243

3iem étage 0,071 0,045 0,22 0,347 0,035 0,21 0,240

2 nd étage 0,120 0,055 0,255 0,554 0,048 0,248 0,390

1ier étage 0,181 0,069 0,319 0,834 0,042 0,29 0,552


RDC 0,338 0,107 0,357 1.12 0,050 0,30 0,678

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5. Etat de la section droite :


Le principe consiste à comparer le moment réduit de référence μ BC qui correspond à

la compression de toute la section du béton et le moment réduite agissant  cu .

Si on trouve :

 μ cu  μ BC alors seulement une partie de la section est comprimé par le moment


agissant ; on a une section partiellement tendue
 μ cu  μ BC alors toute la section est comprimée; on a une section totalement comprimée.

Figure 39: moment réduite de référence  BC

Moment réduite de référence à l’ELU :

h λ h 0,6  0,8 0,6 


μ BC  λ . 1  .  μ BC  0,8. 1  .   0,4919 (III.135)
d 2 d 0,55  2 0,55 

Moment réduite agissant :

M EdA 1,12
μ cu  μ cu   0,5294 (III.136)
b w . d 2 . f cu 0,35.0,552.20

Conclusion :

On a μ cu  0,5294  0,4963  μ BC notre section est totalement comprimée

6. Nécessité des aciers comprimes :


On comparer le moment réduite limite μ lu au moment réduite de agissant μ cu . Si on trouve :

 μ cu  μ lu alors la section de béton comprimé sans armature suffi à équilibrer les efforts
de compression ; donc, pas besoin d’acier comprimé.

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 μ cu  μ BC alors la contrainte limite du béton comprimé est dépassée, il faut soit prévoir
des armatures comprimées, soit changer les dimensions de la section, soit augmenter
la résistance du béton lorsque cela est possible

Pour le cas du poteau du 1er étage, on a :

M EdA 0,834
γM  γM   1,50
M serA 0,552

N Ed 2,61
γN  γN   1,38
N ser 1,89

N Ed 2,61
νu  νu   0,67
b w . d . f cu 0,35.0,60.20

Les valeurs de 104. μ lu moment limite ultime en flexion composé, pour S 500, α e  15 et

f ck  30 MPa est donné dans un tableau l’annexe ; malheureusement, ce tableau ne donne que

les valeurs pour lesquelles ν u  0,3 .

On a ici ν u  0,67 .il va falloir le calculer appart, étant donné que le calcul est trop long,
alors seul le résultat final est affiché. Par contre l’organigramme de calcul est donné dans
l’annexe.

D’où on obtient μ lu  0,4696

On a μ cu  0,4739  0,4696  μ lu Acier comprimé non nécessaire

Tableau 65: valeur des moments réduits résultantes des effets du 1er ordre :

étages μ cu μ BC Etat de la section μ lu Aciers comprimés

4iem étage 0,4434 0,495 Partiellement tendue 0,3914 nécessaire


3iem étage 0,4348 0,495 Partiellement tendue 0,4770 inutile
2 nd étage 0,4567 0,4938 Partiellement tendue 0,4802 inutile
1ier étage 0,3934 0,4919 Partiellement tendue 0,4696 inutile
RDC 0,5294 0,4919 Totalement comprimée - -

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7. Armatures longitudinales sous sollicitation du 1er ordre:

7.1. Armature pour la section du béton totalement comprimée :


Notre section est totalement comprimée, et le dimensionnement à l’ELU exige un
calcul manuel au pivot C très compliqué en utilisant des abaques (diagrammes d’interaction).

Etant donné la complication sur cette méthode, on va opter pour le dimensionnement à l’ELS

Figure 40:equilibre des forces dans une section totalement comprimée :

Pour le dimensionnement, il faut se fixer à priori AS1 et AS 2 puis chercher par approximation
successif :

 A ce que C reste dans le noyau central :


I ch M I
   ρ . v  eG  serG  ρ . v'  ch (III.137)
A ch . v' Nser A ch . v

 A ce que ζc max  ζc  k1 . f ck (III.138)

Avec : M serG = NserG . eG : moment au centre de gravité G de la section homogène ;

AS 1 et AS 2 : section d’acier comprimés (fixées en satisfaisant la section minimale en

compression simple)

Ach  Ac  αe AS1  AS2 

I ch : moment d’inertie de la section Ach par rapport à G

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ζc max  Nser  MserG . v'  ζc


A ch I ch

Prenons AS1  AS2  3 θ 25 HA  14,73 cm 2 avec 6,6 cm 2  AS  99 cm 2

h
Comme notre section est symétrique alors v  v'   0,225 m
2

Ach  Ac  αe AS1  AS2   0,45.0,55  15.(14,73  14,73).104  0,2916 m2

b . h 3   
2
h
I ch   α e .AS1  AS 2 .  c 
12  2  

2
0,55.0,453  0.45 
I ch   15.9,42  9,42.104.  0,05   5,529.103 m2
12  2 

Vérification des conditions :

I ch M I
  0,08425  eG  serG  0,08338  0,08425  ch O. K
A ch . v' Nser A ch . v

ζc max  Nser  MserG . v'  13,98 MPa  18 MPa  ζc O. K


A ch I ch

Finalement nous adoptons comme armature du poteau : AS1  AS2  3 θ 25 HA  14,73 cm


2

Pour l’étude des autres cas, prenons le cas du poteau du premier étage.

7.2. Calcul des armatures pour la section en flexion composée

7.2.1. Calcul des aciers en flexion simple :


On déduit par le calcul en flexion simple les sections d’armatures A'S1 et A'S 2 des armatures,
puis revenir à la flexion composée avec les sections d’aciers :

AS' 2  AS 2
N ici AS 2  AS' 2  0 (III.139)
AS1  A  Ed '
S1
{ ζ S1

Dans le cas où la section est sollicitée uniquement en flexion simple :

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(III.64) αu 
1
λ

1  1  2. μ cu  u 
1
0,8
 
1  1  2.0,3934  0,6728

 λ   0,8 
(III.65) z c  d 1  α u  zc  0,551  0,6728  0,4019 m
 2   2 

f yk 500
ζS1  f yd    435 MPa
γS 1,15

M EdA 0,833
(III.66) A'S1  A'S1  .104  47,64 cm 2
z C . ζS1 0,401.435

7.2.2. Calcul des armatures en flexion composée


Et lorsqu’on revient en flexion composée, on obtient le résultat suivant :

N Ed 2,61 4
A s 1  A's 1  As1  47,64  .10  12,36 cm 2
ζ sl,e 435

Nous obtenons une section d’armature négative alors nous adoptons la section minimale
d’armature.

Tableau 66: section des armatures résultantes des effets du 1er ordre :

étages  
AS 2 cm 2  
AS 2 cm 2 retenu  
AS1 cm 2  
AS1 cm 2 retenu

4iem étage 4,09 3 T 20  9,42 6,29 3 T 20  9,42

3iem étage - 3 T16  4,62 -6,93 3 T16  4,62

2 nd étage - 3 T16  4,62 -6.08 3 T16  4,62


1ier étage - 3 T16  4,62 -12,36 3 T16  4,62
RDC 9,42 3T 20  9,42 9,42 3T 20  9,42

Remarque :

Pour les poteaux du 1er jusqu’au 3iem on constate que même si μ cu  μ BC on a A1  0 , cela

veut dire x1  d dans ce cas, les aciers sont tous comprimés et l’équation d’équilibre des
forces doit être écrite

N  FC  AS 2 . ζS 2  AS1 . ζS1 au lieu de N  FC  AS 2 . ζS 2  AS1 . ζS1

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Figure 41: équilibre des forces :

L’assimilation à la flexion simple n’est plus possible et tant que l’on n’a pas une section
entièrement comprimée, il suffit de prévoir la section minimale d’armature en flexion simple.

7.2.3. Section minimal d’armature :


Pour les sections partiellement tendues, la section minimale d’armature est donnée par les
formules suivantes :

La maitrise de la fissuration n’est pas requise :

(III.86)  AS1,min  2,89 cm 2

On obtient AS1  12,36  2,89 cm 2  AS1,min la fragilité de la section est à craindre

alors adoptons AS1  AS1,min  2,89 cm 2

7.2.4. Section extrême :


Les sections des armatures doivent respecter les conditions suivantes :

AS,min  Max AS,min  AS  AS,max 7,19 cm 2  AS  84 cm 2

0,10. N Ed
f yd
AS,min  Max (III.140)
A
0,2. C
{ 100
0,10. N Ed 0,10.3,13
AS,min   0,002. A C AS,min   7,19 cm 2  4,2 cm 2  0,002. A C
f yd 435

0,04. AC 84cm2 : hors recouvrement


AS, max {
0,08.AC : 168 cm2 : zone de recouvrement

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8. ARMATURES SOUS SOLLICITATION DU SECOND ORDRE :


Nous allons considérer le cas du poteau du deuxième étage.

8.1. Calcul du moment résultant des effets de second ordre :


Parmi les méthodes d’analyse, l’Eurocode 2 autorise trois (03) méthodes de calcul :

 La méthode générale, NF EN 1992 (§5-8-6) basée sur une analyse non linéaire du
second ordre ;
 Une analyse simplifiée linéaire du second ordre NF EN 1992 (§5-8-7) basée sur les
rigidités ou majoration des moments ;
 Une méthode simplifiée par estimation de la courbure NF EN 1992 (§5-8-8).

Pour notre cas, on va appliquer la 2nd méthode : la méthode basée sur la rigidités ou
majoration des moments, une méthode qui semble le plus facile en comparant les méthodes
proposées.

8.1.1. Principe de la méthode :


La méthode consiste à :

 Déterminer la rigidité nominale du poteau en flexion tenant compte des effets de la


fissuration, des non linéarités des matériaux et du fluage ;
 Déduire un force critique de flambement ;
 Utiliser un facteur d’amplification pour déterminer le moment total (1er +2nd ordre).

8.1.2. Rigidité nominale correspondante :


La raideur de la barre EI est donnée par la formule suivante :

EI  K c . Ecd . Ic  Ks . Esd . Is (III.141)

Où K c . E cd . Ic : coefficient qui correspond à la raideur du béton ;

K s . Esd . Is : coefficient qui correspond à la contribution de l’acier.

2 cas se présentent :

AS k .k
 Si 0,002  ρ   0,01 alors K c  1 2 et K s  1
Ac 1  θ ef

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0,3
 Si 0,01  ρ alors K c  et K s  0
1  0,5 θ ef

Dans notre cas   0,00308 donc on se situe dans le premier cas.

k1 . k 2
Kc  =0,0054 : coefficient en prenant en compte de la fissuration.
1  ef

f ck
 k1   1,22
20
n .λ N Ed l
 k2   . 0  0,010  0,2
170 170. A C . f cd i

E cm 33000
E cd    27 500 MPa
1,2 1,2

I c  3,125. 103 m4 inertie de la section du béton

2 2
h   0,50 
I S  A S   c nom   4,62.10 4   0,05   1,848.10 5 m 4
2   2 

C’est l’inertie des aciers par rapport au centre de gravité du béton.

Et on obtient : EI 4,16MNm2

La formule donnant le moment du 2nd ordre est :

 
 
 β 
M Ed  M oEd . 1  (III.142)
 NB 
 1
 N Ed 

π2
Avec β   0,822 (moment du 1er ordre triangulé symétrique)
12

2 .EI 2 .4,16
NB 7,25MN : force critique de flambement.
l20 2,382

M0 Ed  0,108 MNm moment du 1er ordre.

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 
 
0,822
D’où M Ed  0,1081   = 0,145MNm
 7,25 
 1
 2,17 

Ainsi, on doit refaire le calcul de la section en flexion composé sous :

 N Ed  2,17 MN

 M Ed  0,145 MNm

Le calcul es la même que le précédente, il suffit juste de changer les valeurs numériques.

Tableau 67: sollicitation résultantes des effets du 2er ordre

étages N Ed MN Nser MN M Ed MNm Mser MNm

4iem étage 1,01 0,73 0,181 0,118

3iem étage 1,58 1,14 0,093 0,054

2 nd étage 2,17 1,57 0,145 0,093

1ier étage - - - -
RDC - - - -

8.2. Armatures sous sollicitation du second ordre :


Tableau 68 : valeur des moments réduits résultantes des effets du 2er ordre :

étages  cu  BC Etat de la section  lu Aciers comprimés

4iem étage 0,4559 0,495 Partiellement tendue 0,3974 nécessaire


3iem étage 0,3491 0,4977 Partiellement tendue 0,4272 inutile
2 nd étage 0,4879 0,4938 Partiellement tendue 0,4803 inutile
1ier étage - - - - -
RDC - - - - -

9. Récapitulation des armatures finales :


Tableau 69: section des armatures définitive résultantes des effets du 1er et 2er ordre :

étages  
AS 2 cm 2  
AS 2 cm 2 retenu  
AS1 cm 2  
AS1 cm 2 retenu

4iem étage 4,98 3T 20  9,42 7,56 3T 20  9,42

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3iem étage - 3 T12  3,39 -5,22 3 T12  3,39

2 nd étage - 3 T16  4,62 2,53 3 T16  4,62

1ier étage - 3 T16  4,62 -12,36 3 T16  4,62


RDC 9,42 3T 20  9,42 9,42 3T 20  9,42
Schéma des armatures (annexe V)

10.Vérification des contraintes à l’ELS :


Comme illustration, on va calculer la contrainte au niveau du poteau E2 du 1er étage.

La position de l’axe neutre es donnée par l’équation :

x 3c  p . x c  q  0 (III.143)

6. α e . AS 2
Avec : p  3. c 2  d' c  6. α e . AS1 d c  -0,052148
bw bw

6. α e . AS 2
q  2. c3  d' c2  6. α e . AS1 d c2  -0,0127788
bw bw

x c  x1  c : distance du centre de pression C à l’axe neutre, de même signe

que N ser

Avec c  d eA à l’ELS d’où c  0,4  0,275  0,159 m

Apres résolution de l’équation de 3iem degré, on trouve x c  0,31m

La position de l’axe neutre est : x1  x c  c  0,31  0,159  0,46 m

Puis vienne le moment d’inertie de la section fissurée. Icf  0,01829 m4

Nser .x1
Puis K 29,066 MN/m3
Icf

D’où la contrainte de compression du béton pour notre classe d’exposition XS1

ζc  K . x1  13,63 MPa  18 MPa  ζC contrainte de compression du béton vérifiée

La contrainte de traction des aciers est :

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ζS  αe . K .d x1   30 MPa  435 MPa  ζS contrainte de traction de l’acier vérifiée

Tableau 70: récapitulation des vérifications des contraintes :

étages ζS MPa ζS MPa ζ C MPa ζ C MPa condition

4iem étage 87 400 17 18 vérifiée

3iem étage - 400 14,88 18 vérifiée

2 nd étage - 400 16,70 18 vérifiée

1ier étage - 400 13,63 18 vérifiée


RDC - 400 14,32 18 vérifiée

11.Armature transversale :
6 mm
θ
On devra avoir θ t  6 mm  Max { t,max 16 on adopte θ t  8 mm
  4 mm
4 4

11.1. Espacement en zone courant :

20. θl,min  20.16  320 mm


scl,tmax  320 mm  Min { b 550mm
400mm

D’où : 1 cadre T 8 : s cl,t  32 cm

11.2. Espacement en zone de recouvrement :


La contrainte ultime d’adhérence est donnée par : f bd  2,25. ε1 . ε2 . f ctd  3,041 MPa

Avec ε1  1 : bonne condition d’adhérence (si non elle est égal à 0,7) ;

ε1  1 puisque θ  32 mm

f ctk,0,05
f ctd  α e  1,35 MPa
γs

θ ζ sd
La longueur d’ancrage requise est : I b,rqd  .  35,76 θ avec ζsd  435 MPa
4 f bd

En supposant qu’on a un recouvrement classique (armature transversale non soudé) la


longueur de recouvrement est :

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α 4 . α5 . I b,rqd  1,5. I b,qrd  53,64. θ


l0  53,64 θ  134 cm  Max { 15. θ D’où l0  134 cm

Les nappes aux extrémités des recouvrements sont

Figure 42: armature transversale

Comme on a θ  20 mm donc on doit disposer au moins

3 nappes à chaque extrémité du recouvrement et une

nappe supplémentaire hors recouvrement.

134 3
s cl,t   11,16  11cm  15 cm qui est inférieur
4

à 32 cm en zone courant

D’où scl, t  11cm

IV. PLANCHER :
Les planchers sont des parties horizontales de la construction, séparant deux niveaux
d’un bâtiment. Ils jouent le rôle de plateforme porteuse pour l’étage considéré et de toit pour
l’étage sous-jacent .Ils appartiennent à la structure porteuse et reprennent les charges
permanentes et variables. Ils participent aussi au contreventement du bâtiment. En outre, ils
ont un rôle d’isolation thermique et phonique entre les différents niveaux.

Pour notre cas, nous utiliserons un plancher d’épaisseur 24 cm (20+4) composé de


corps creux en terre cuite, et des nervures en béton armé surmonté d’une dalle de compression
permettant d’assurer les fonctionnalités précitées. Les nervures sont coulées sur places avec
la dalle de compression.

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Pour le calcul de ce type de plancher, les nervures sont assimilées à des poutres
continues s’appuyant sur des poutres principales dont les distances entre axes sont minimales.
A cet effet, pour partie droite du bâtiment, les poutrelles s’appuient sur les poutres principales
longitudinales.

Les hourdis ne constituent pas d’éléments porteurs mais servent juste pour le coffrage.
Ce sont les nervures qui reprennent les charges. Chaque nervure supporte une zone de charge
dont la largeur est celle du hourdi qui est en général 33 cm.

1. Méthode de calcul utilisée :


Les poutrelles sont considérées comme étant des poutres continues qui s’appuient
sur les poutres principales.

D’après l’annexe nationale française sur les planchers, Au vu de la complexité des


calculs plastiques et des risques d’erreur, la France reconduit les méthodes définies dans le
BAEL pour l’Eurocode 2.
La France admet que la méthode retenue dans le BAEL pour les poutrelles et poutres des
planchers reste, par le choix de sa procédure et des coefficients retenus, proche des
méthodes d’analyse élastique linéaire avec redistribution limitée des moments de
l’Eurocode 2.

Pour le calcul, on peut donc utiliser la méthode de Caquot, ou la méthode de Caquot


minorée, ainsi que la méthode forfaitaire ; mais il existe plusieurs conditions (condition
satisfaite) à satisfaire avant d’utiliser l’une de ces méthodes.
Ainsi la méthode que nous allons adopter est une méthode de continuité simplifiée
due à Albert Caquot. Elle apporte à la méthode de continuité théorique des corrections
pour tenir compte :
 de la variation du moment d’inertie des sections transversales le long de la ligne
moyenne du fait du comportement de béton armé ;
 de l’amortissement des effets des chargements des travées successives qui est plus
important que celui de la continuité théorique.
 Cette méthode présente le double avantage de supprimer toute résolution du
système linéaire et de limiter le nombre de cas de chargements à envisager.

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2. Principe :
On détache, de chaque côté des appuis, des travées fictives de longueur l'w à gauche et

l'e à droite égales à leff (la portée de calcul de la travée) si la travée est de rive, et égales à

0,8leff , si la travée est continue au-delà de l’autre appui (les appuis encastrés sont à considérer

comme des appuis de continuité) :


 une charge uniformément répartie par unité de longueur pw sur la travée de gauche

et pe sur la travée de droite) donne un moment d’appui égal en valeur absolue à :


3 3
p w . l' w  p e . l'e
(III.144)
8,5.l' w  l'e 

 une charge concentrée pw sur la travée de gauche ou pe sur la travée de droite à


la distance a du nu de l’appui donne un moment d’appui égal en valeur absolue à :
2 2
k . p w . l' w k . p e . l'e
ou (III.145)
l' w  l'e l' w  l'e

Moment maximal en travée :

Pour obtenir le moment fléchissant maximal au niveau de l’appui, on surcharge les 2


travées qui encadrent l’appui en y disposant la charge d’exploitation.
L’abscisse « x 0 » du point où se produit le moment maximal en travée est celui pour lequel
l’effort tranchant est nul. Il est donné par la relation :
leff M e  M w
x0   (III.146)
2 q .l
Avec l : longueur réelle de la travée ;
q : charge uniformément repartie au niveau de la travée ;

M e : moment fléchissant au niveau de l’appui droit de la travée, déterminé en


considérant que seule la travée concernée est chargée ;
M w : moment fléchissant au niveau de l’appui gauche de la travée, déterminé en
considérant que seule la travée concernée est chargée .

La valeur maximale M t du moment fléchissant en travée est :

q.x0
Mt  leff  x 0   M w  Me  M w  x 0 (III.147)
2 leff

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Les valeurs des efforts tranchants au niveau des appuis de la travée sont respectivement :
q . leff M e  M w
 pour l’appui de droite Ve    (III.148)
2 leff

q . leff M e  M w
 pour l’appui de gauche Vw   (III.149)
2 leff

3. Calcul des sollicitations au niveau de la nervure :

3.1. Evaluation des charges :


Nous allons faire l’étude du plancher de la toiture terrasse accessible qui semble le plus
charger. La nervure prend appui sur 4 poutres principales appartenant aux axes 1, 2, 3 et 4
comme indiqué sur la figure ci-dessous.
Figure 43: file de nervure à étudier :

La nervure supportant une zone de charge de largeur 33 cm, nous avons :


 charges permanentes :
 plancher (20+4 cm) : 285 daN/m 2
 Etanchéité multicouche (e = 2 cm) : 12 daN/m 2
 Asphalte gravillonné 2cm sur 2 feuilles de papier Kraft : 50 daN/m 2
 Asphalte coulé 0.5cm + 1.5cm asphalte coulé et sablé : 50 daN/m 2
 Forme en pente (béton ordinaire) d’épaisseur 7.5cm : 165 daN/m 2
 Chape + revêtement : 100 daN/m 2
 Isolation acoustique + thermique : 20 daN/m 2
 Plafond volige avec fixation (e= 1.5 cm) : 15 daN/m 2

Total par mètre linéaire : g  0,33.285  12  50  50  165  100  20  15 = 227 daN/ml

 Charges d’exploitations :
 q = 500 daN/m 2

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Total par mètre linéaire : q  0,33.500  165 daN/ml

3.2. Combinaison de charges considérées :


Les combinaisons à considérer vis-à-vis des états limites ultimes sont les suivantes :
Tableau 71: combinaison de charges considérées ELU :

Cas Travée chargée Pc Travée déchargée Pd


Combinaison 1,35g +1,5q 1,35g
Valeur [kN/m] 5,5325 3,0645

Tableau 72: combinaison de charges considérées ELS :

Cas Travée chargée Pc Travée déchargée Pd


Combinaison g +q g
Valeur [kN/m] 3,92 2.27

Pour trouver l’effort maximal sur un appui et sur une travée, nous allons étudier tous les cas
de chargement possible et en tirer les valeurs maximales.

Ainsi nous obtenons 07 cas de charges.

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3. Détermination des armatures:

3.1. Armature en travée :


Comme exemple de calcul, nous allons calculer les armatures pour la travée la plus chargée :
la travée CD.

3.1.1. Sollicitation de flexion :


 moment fléchissant :

M Ed  0,016 MNm Mser  0,01173 MNm

 coefficient  :

M Ed 0,016
γ   1,36  1,35
M ser 0,01173

3.1.2. Calcul des armatures tendues à l’ELU :

3.1.2.1. Moment de référence :


Ce moment est un moment frontière qui sépare les cas où la zone comprimée de la section a
une forme rectangulaire de largeur égale de la table de ceux où la zone comprimée a une
forme de T.

Choix de la hauteur utile : d  h  4,5 cm  25  4,5  20,5 cm

 h   0,05 
M Tu  beff . h f . f cu  d  f  M Tu  0,33.0,05.20 0,205    0,0594 MNm (III.150)
 2  2 

3.1.2.2. Etat de la section :


Le type de section à considérer est :

MEd  MTu M Ed  0,016 MNm  0,0594 MNm  M Tu

 La zone comprimée a une forme rectangulaire et l’axe neutre tombe dans la table.

 Le béton tendu étant négligé, calcul en section rectangulaire de largeur beff  0,33 m .

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3.1.2.3. Nécessité d’acier comprimé :


M Ed 0,016
Calcul du moment réduit : μ cu  2  =0,0576 (III.151)
beff . d . f cu 0,33.0,2052.20

(III.86)  μ lu  0,2330

μ cu  μ lu μ cu  0,0576  0,2330  μ lu

 On n’a pas besoin d’acier comprimé. AS 2  0

3.1.2.4. Section d’acier tendue :


On a un diagramme    à palier horizontale  AB  0

μ cu  μ AB μ cu  0,0576  0  μ AB donc on est au pivot B.

On a μ cu  0,0576  0,225 alors on peut utiliser la méthode simplifiée pour le calcul de z C .

zC  d1  0,6 μ cu  zC  0,2051  0,6.0,0576  0,198 m (III.152)

M Ed 0,016
(III.59)  AS1,u  AS1,u  104  1,86 cm²
z c . f yd 0,1976.435

La section d’armature obtenue est AS1  1,86 cm soit 1T16  2,01cm 2


2

3.1.2.5. Pourcentage minimal d’armature (condition de non fragilité) :


La maitrise de la fissuration n’est pas requise donc

(III.91) On obtient AS1  1,86 cm  0,2464 cm  AS1,min


2 2
O.K

(III.92) AS1,max  0,04.325  13cm


2

D’où AS1,min  AS1  AS1,max la fragilité de la section n’est pas à craindre

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3.1.3. Position de l’axe neutre :


Figure 44: position de l’axe neutre :

b eff . h f2
f h f    α e AS1  AS 2  h f  α e AS1 . d  AS 2 . d'  19,95 cm 3  0
2

L’axe neutre tombe dans la table, on a une section en T

3.1.4. Profondeur de l’axe neutre :


L’équation des moments statique est donnée par la formule :

b w . x12
 αe . AS 2 x1  d'  αe . AS1 d  x1  (III.153)
2

Apres résolution de l’équation de 2nd degré, on trouve x1  5,10cm

On a bien x1  5,27 cm  5 cm  h f d’où la section en T

3.1.5. Moment d’inertie :


Le moment d’inertie est obtenu par la formule :

b .x
3
x  h  3
Icf  eff 1  beff  b w  1 f  αe . AS 2 x1  d'  αe . AS1 d  x1 
2 2
(III.154)
3 3

Icf 
33.5,273
 33  8
5,27  5  15.1,8620,5  5,272 = 8 070,76 cm 4
3

3 3

3.1.6. Calcul de la contrainte :


M ser 0,01173
(III.98) la contrainte est : K  K 8
 145,33 MN/ m 3
Icf 8070,76.10

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(III.99) Pour notre classe d’exposition XS : ζ C  K . x1

ζC  7,41MPa  18 MPa  ζC la contrainte du béton est vérifiée

(III.100) ζS1  αe . Kd x1 

ζS1  336 MPa  400 MPa = ζ S la contrainte des aciers est vérifiée

3.1.7. Vérification de la flèche :

l  ρ 1 ρ' 
 28,73  14,82  11  1,5 f ck 0  f ck . 
d  ρ ρ' 12 ρ0 

La condition n’est pas vérifiée donc nous devons faire une vérification de la flèche.

Pour avoir un aperçu de la méthode dont on calcul les flèches à l’Eurocode, voir (§ III.3.1.8)

On obtient la flèche total: y  ξ . y"1 1  ξ  y"2 =0,0128 m =1,28cm

Vérification :

564 l
y" 1,28 cm  2,256 cm   cm Condition vérifiée
250 250

Tableau 73:Section des armatures longitudinales en travée :

travée A-B B-C C-D


MEd MNm 0,002421 0,01259 0,016

 cu 0,0087 0,0453 0,0576

x1 cm 2,27 4,58 5,10

 
AS1 cm 2 0,28 1,45 1,85

 
AS1,min cm 2 0,2469 0,2464 0,2464

 
AS1 cm 2 réelle 0,503 1 ,54 2,01
1T 8 1T14 1T16
 S MPa  278,62 320 336

 C MPa  2,16 6,13 7,40

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y" f cm 0 1,14 1,27

l 250 cm 1,196 2,256 2,256


Schéma des armatures (annexe VI)

3.2. Armature aux appuis :


Aux appuis, la table se trouve dans la zone tendue. Le béton résiste mal à la traction donc
l’effet de la table est négligé. Nous adoptons donc une section rectangulaire de section 8 x 25
cm² comme section de calcul.

3.2.1. Sollicitation de flexion :


 moment fléchissant :

M Ed  0,01739 MNm Mser  0,01232 MNm

 coefficient  :

M Ed 0,01739
γ γ  1,411  1,40
M ser 0,01232

3.2.2. Nécessité d’acier comprimé :


M Ed 0,01739
Calcul du moment réduit : μ cu  2  =0,2586
b w . d . f cu 0,08.0,205 2.20

(III.86)  μ lu  0,2463

μ cu  μ lu μ cu  0,2586  0,2463  μ lu

 On a besoin d’acier comprimé. AS 2  0

3.2.3. Acier comprimé :


(III.109)Le moment limite ultime est
Mlu  0,2463.0,08.0,2052.20 = 0,01656 MNm

(III.110)La contrainte équivalente des aciers comprimés est :

3
ζS 2,e  0,6.15.1,4.30  13.30  448  258 MPa
20.5

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M Ed  M lu 0,01739  0,01656 4
(III.108) AS 2  AS 2  10  0,19 cm 2
d  d'.ζS 2,e 0,205  0,025.258

D’où la section d’armature obtenue est AS 2  0,19 cm soit 1T 8  0,503 cm 2


2

3.2.4. Acier tendue :

(III.64) α u 
1
λ
1  1  2 μ lu  αu 
1
0,8
 
1  1  2.0,2463  0,3595

Notre diagramme contraintes déformations est à palier horizontal donc  AB  0

 μ lu  μ AB μ lu  0,2463  0  μ AB

 Nous sommes au pivot B.

 λ 
(III.65)Le bras du levier est z C1  d 1  α u   0,1755 m
 2 

(III.111) La contrainte équivalente des aciers tendus est :

 S1,e  456 MPa > 435 MPa = f yd alors on va prendre ζS1,e  f yd  435 MPa

0,01739 258
(III.113) On obtient alors : AS1  104  0,24  2,27 cm 2
0,1755.435 435

La section d’armature obtenue est AS1  2,27 cm 2 soit 2 T14  3,08 cm 2

3.2.5. Section minimale d’armature :


Comme la maitrise de la fissuration n’est pas requise alors :

(III.91)  AS 2  AS, min  0,245 cm


2

On trouve AS1  2,27 cm  0,245 cm  AS, min condition vérifiée.


2 2

AS 2  0,24 cm2  0,245 cm 2  AS, min condition non vérifiée.

Nous prenons AS 2  AS ,min  0,245cm


2

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(III.92) As,max  6,56 cm


2

Vérifions si AS 1 et AS 2 est supérieur ou inférieur à 0,04 AC  6,56 cm 2

AS1  cm 2
0,04 AC  6,56cm  {
2
Condition vérifiée
AS 2  0,24 cm 2

La fragilité de la section n’est pas à craindre en prenant pour les aciers tendus deux files
verticales et une file pour les aciers comprimés :

 acier comprimé : 1T 6  0,283 cm 2

 aciers tendus : 2 T14  3,08 cm 2

3.2.6. Position de l’axe neutre :


(III.93) Apres résolution de cette équation de 2nd degré, on trouve x1  0,09 m

3.2.7. Moment d’inertie de la section fissurée :

(III.94) Icf  6,53.105 m4

3.2.8. Calcul des contraintes :


M ser 0,01232
(III.95) K  K 5
 188,46 MN/ m 3
Icf 6,53.10

(III.96) Pour notre classe d’exposition XS : ζC  K . x1

 C  188,46.0,09  17,85MPa

ζC  17,85 MPa  18 MPa  ζC Contrainte de compression du béton vérifiée

(III.97) ζS1  αe . Kd x1  ζS1  17,85,610,205  0,09  312 MPa

 S1  312 MPa  400 MPa =  S contrainte de traction des aciers vérifiée.

Aux appuis de rive, les moments seront égaux aux moments de travées pris isostatiquement
multipliés par 0,25 (majoration de 25%) du fait de leur encastrement partiel avec les poutres.

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3.3. Armature d’effort tranchant :


D’après l’EUROCODE 2, norme NF EN 1992-1-1 §6.2.1, il n’est pas nécessaire de
prévoir des armatures d’effort tranchant dans les éléments pour lesquels une distribution
transversale des charges est possible (dalles pleines, dalles nervurées ou dalles alvéolées),

Toutefois, on va quand même mettre un ferraillage transversal minimal

Diamètre :

Adoptons comme diamètre des armatures transversales w  6mm qui seront constitué par des
épingles.

Espacement :

La valeur recommandée pour l’espacement longitudinal maximal est :

sl,max  0,75 d1  ctgα  sl,max  0,75.0,2051  0  15,35 cm (III.155)

En adoptant des armatures d’âmes droites, α  900

3.4. Armature de la dalle de compression (hourdis) :


Pour les nervures qui ont un écartement inférieur à 50 cm, les armatures sont :

200
 perpendiculaire aux nervures : A per   0,40 cm 2 /m (III.156)
f yk

leur écartement est : St, per  20 cm , adoptons 5 T 6  1,414 cm 2 /m

A per
 parallèle aux nervures : A par   0,20 cm 2 /m (III.157)
2
Leur écartement est St, par  33 cm , adoptons 5 T 6  1,414 cm 2 /m pour avoir une

maille carrée.

Tableau 74: sections des armatures longitudinales aux appuis :

appuis A B C D
M Ed MNm 0,00092 0,01029 0,01739 0,00329

Mser MNm 0,00066 0,00728 0,01232 0,00233

μ cu 0,01619 0,1530 0,2586 0,0490

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x1 cm 2,8 7,9 9 5

 
AS1 cm 2 0,12 1,35 2,27 0,43

 
AS1,min cm 2 0,2464 0,2464 0,2464 0,2464

 
AS1 cm 2 0,503 1,54 3,08 0,503
réelle 1T 8 1T14 2 T14 1T 8
 
AS 2 cm 2 - - 0,19 -

AS1 cm 
2 - - 0,503 -
réelle - - 1T 8 -
ζS MPa 276 302 312 287

ζ C MPa 2,96 12,81 17,85 6,18

Schéma des armatures (annexe V)

V. ESCALIER :
Les escaliers sont des ouvrages de circulation verticaux composés d’une série de
marches de même hauteur permettant la montée ou la descente d’un niveau de plancher à un
autre.

Ces ouvrages peuvent être en bois, en acier mais généralement en béton armé. Ce
dernier présente une grande sécurité en cas d’incendie; l’autre avantage de l’escalier en béton
est la faculté d’adopter des formes très nombreuses pouvant être adaptées à toutes les
dispositions.

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Figure 45: vue 3D de l’escalier reliant le 1er étage au 2nd étage :

2,97 m

1,40 m
3,00 m

1,50 m

Nous allons étudier l’escalier qui relie le 1er étage au 2nd étage.

1. Hypothèses :
Les paramètres de l’escalier sont les suivant :

 Escalier à deux volées identiques et symétriques ;


 H = 18 cm : la hauteur de marche ;
 G = 27 cm : la largeur d’une marche ou giron ;
h
 Inclinaison : ζ  Arctg   33,69 ;
G
 Epaisseur de la paillasse : e p  15 cm .

2. Chargement de l’escalier :
Les escaliers peuvent être assimilés à des poutres horizontales reposant sur deux
appuis simples sollicitées par des différentes charges uniformément réparties.

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Soient :

g1 ; q1 : les charges réparties sur la marche de l’escalier ;

: les charges réparties sur le palier intermédiaire.

Figure 46: Schéma de chargement de l’escalier

Figure 47: Modélisation de l’escalier :

Les valeurs des charges sur l’escalier seront données dans le tableau suivant :

Tableau 75: valeur des charges sur l’escalier :

désignations total unités


Charge g1 Marche : 0,18 x 1,40 x 2200 277,2 daN/ml
reparties sur la Chape + revêtement : 100 x 1,40 140 daN/ml
marche Garde-corps 50 daN/ml
Paillasse : 0,15 x 1,40 x 2500/cos (33,69°) 436,83 daN/ml
SOUS TOTAL 904,03 daN/ml
q1 Escalier : 250 x 1,40 350 daN/ml

Charge g2 Palier : 0,15 x 1,40 x 2500 525 daN/ml


repartie sur le Chape + revêtement : 100 x 1.40 140 daN/ml
palier SOUS TOTAL 665 daN/ml
q2 Escalier : 250 x 1,40 350 daN/ml

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Tableau 76: valeur des charges sur l’escalier :


charges valeurs unités
Charge reparties sur la marche g1 9,0403 kN/ml

q1 3,5 kN/ml

Charge repartie sur le palier g2 6,35 kN/ml

q2 3,5 kN/ml

Les actions à considérer sont celles à l’ELU et à l’ELS telles que :

A l’ELU : 1,35.g i  1,5.qi

A l’ELS : g i  qi

1 : charges réparties sur la marche de l'escalier


Avec : i ={
2 : charges réparties sur le palier intermédiaire

Tableau 77: charges reparties :

Valeur de i ELU (kN/ml) ELS (kN/ml)


1 17,455 12,541
2 13,823 9,85

3. Calcul des sollicitations :


Pour déterminer les moments fléchissants et les efforts tranchants, nous pouvons appliquer la
méthode forfaitaire ou la méthode classique de la RDM. Nous allons utiliser cette dernière
méthode.

Tableau 78: Schéma de calcul de l’escalier :

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3.1. Détermination des réactions : R A et RB

F  0  R A  R B  2,97. P1  1.5. P2

 2,97  1,50
 M/ B  0  4,47. R A  2,97. P1 .
 2
 1,50   1,5. P2 .
 2
0

R A  38,098 kN

R B  34,478 kN

3.2. Calcul des moments isostatiques et effort tranchant :


Pour 0  x  2,97

P1 . x 2
Mx   R A . x   38,098. x  8,727 x 2
2

T x   R A  P1 . x  38,098  17,455. x

M0  0 kNm
{
M2,97  36,166 kNm

T0  38,098 kN
{
T2,97  13,744 kN

Pour :


M(x)  R A . x  2,97. P1 . x 
2,97  x  2,97  38,098 x  51,841x  1,485  6,911x  2,972
2

  P2
 2  2
Tx   R A  2,97. P1  P2 .x  2,97  13,744  13,823x  2,97

M2,97  36,166 kNm


{
M4,47  0 kNm

T2,97  13,744 kN
{
T24,47  34,478 kN

La valeur du moment maximale en travée est :

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M max  M2,18  41,577 kNm

Le moment aux appuis est donné par :

Mapp  0,15. M max  6,237 kNm

Tableau 79: valeur des sollicitations :

Etat limite VA kN VB kN M max kNm M app kNm

ELU 38,098 -34,478 41,577 6,237


ELS 27,352 -24,670 29,827 4,474

4. Calcul des armatures :


Les armatures longitudinales sont réparties sur la largeur de l’escalier.

Le calcul de l’escalier est équivalent au calcul d’une poutre rectangulaire soumise à la


flexion simple. En outre, les armatures choisies doivent être supérieures ou égales à
l’armature minimale imposée par la règle de non fragilité :

Condition de non fragilité :

La maitrise de la fissuration n’est pas requise alors

(III.91) As,min  2,10 cm 2

Tableau 80: calcul des armatures:

M u kNm μ cu μ lu AS2 A S1 A min A A réelle [cm²]


cm  cm  cm 
2 2 2
théorique
Travée 41,577 0,1485 0,2463 0 10,49 2,52 10,49 11 T 12 12,43
appui 6,237 0,0222 0,2463 0 1,46 2,52 2,52 11T 8 5,533

5. Vérification des contraintes :


La vérification se fait à l’ELS ; il faut vérifier que

Pour le béton : ζ C  K . x1  ζ C

Pour l’acier ζS1  α e . Kd x1   ζS1

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Tableau 81: vérification à l’ELS

M ser kNm K ζ C MPa ζ C MPa ζS1 MPa ζ S1 MPa condition

Travée 29,827 344,66 13,80 18 310 345 vérifié


appui 4,474 75,82 3,68 18 58,57 345 vérifié

Il n’est pas nécessaire de calculer les armatures transversales si

VEd  VRd,C1 et VEd  VRd,C 2

Tableau 82: vérification de cisaillement au droit de l’escalier

appui VEd kN VRd,C1 kN VRd,C 2 kN vérification

Ad 38,098 73,610 66,528 vérifié


Bg 34,4787 73,610 66,528 vérifié

6. Armature de répartition :
AS
L’armature de répartition est donnée par : A r 
4

L’espacement de ces barres est limité à : e  Min3,5 h;45 cm  .

Tableau 83: armature de répartition :

 
Ar cm 2  
A réelle cm 2 e [cm]

Ad 3,10 7T8 16
3,58
Bg 1,38 4T8 33
2,01
Schéma des armatures (annexe V)

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CHAPITRE VII : JUSTIFICATION AU FEU


L’Eurocode 2 EN 1992-1-2 vient satisfaire la sécurité en cas d’incendie qui est parmi
les 6 exigences essentielles définies par « la directive produits de construction »(DPC)
adoptée le 21 décembre 1988 et concernant le BTP.

Les objectifs généraux de la protection contre l’incendie sont de limiter les risques auxquels
sont exposés en cas d’incendie :

 Les personnes individuelles ou groupe ;


 Les biens avoisinants ;
 L’environnement ou les biens exposés (objectifs à spécifier)

I. JUSTIFICATION AU FEU DES POTEAUX


Pour la vérification de la résistance au feu des poteaux, l’Eurocode 2 fournit deux
méthodes A et B. Malheureusement ces deux méthodes sont indiquées uniquement pour les
structures contreventées. Elle indique que des donnés sur les structures non contreventées
peuvent être fournies par l’annexe nationale du pays.

Ce qui n’est pas le cas de l’annexe nationale française.

Ainsi pour le cas de notre structure non contreventée, nous allons tout de même essayer de le
vérifier suivant l’un de ces deux méthodes (méthode A) en sachant bien qu’elle n’est pas
contreventée.

Tableau 84: Dimensions et distances minimales de l'axe des armatures au parement pour les
poteaux de section rectangulaire ou circulaire :

Résistance Dimensions minimales (mm)


au feu Largeur des poteaux bmin /distance axe-parement a des barres
normalisé principales
Poteau exposé sur plus d’un coté Poteau exposé sur un seul coté
fi
0,2 fi
0,5 fi
0,7 fi
0,7
R 30 200/25 200/25 200/32 155/25
300/27
R 60 200/25 200/36 250/46 155/25
350/40
R 90 200/31 300/45 350/53 175/35
300/25 400/38 450/40
NF EN 1992-1-2

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D’après ce tableau, avec des poteaux de largeur minimum et un enrobage de


5cm, on peut dire que les poteaux résistent au feu pendant une heure.

II. JUSTIFICATION AU FEU DES POUTRES :


La résistance au feu des poutres en béton armé ou précontraint peut être supposée satisfaite si
les valeurs du tableau et les règles suivantes sont appliquées :

 la redistribution des moments n’excède pas 15% ;


 la poutre est exposé au feu sur au plus 3 cotés ;
 la section des chapeaux au droit de chaque appui intermédiaire pour la résistance au
feu normalisé R 90 et supérieur ne soit pas inférieur à la section donné ci-après sur une
distance au moins égale à 0,3 foi la longueur effective.

 x 
AS,req x   AS,req 01  2,5 
 leff 

Avec :

- x : distance de la section considérée à l’axe de l’appui x  0,3 leff  ;

- AS,req 0 : section de chapeau nécessaire au niveau de l’appui conformément à

l’EN 1992-1-2 ;
- AS,req x  : section minimale des armatures en chapeau nécessaire dans la section située

à la distance (x ) de l'axe d'appui, bornée inférieurement à la section A s (x ) imposée par


l’EN 1992-1-1 .

Tableau 85 : Dimensions et distances de l'axe des armatures au parement minimales pour


les poutres continues en béton armé et précontraint :

Résistance au Dimension minimales (mm)


feu normalisé Combinaison possible bmin /a
R 30 80/15* 160/12*
R 60 120/25 200/12*
R 90 150/35 250/25
R 120 200/45 300/35 450/35 500/30
NF EN 1992-1-2

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D’après ce tableau, les poutres peuvent résister au feu jusqu’à une heure et demi de temps.

III. JUSTIFICATION AU FEU DES PLANCHERS A NERVURES :


Pour l'évaluation de la résistance au feu des planchers nervurés à un seul sens porteur
en béton armé ou précontraint, les tableaux suivant s’applique pour les nervures et pour les
tables.
Tableau 86 : Dimensions et distances de l'axe des armatures au parement minimales pour les
nervures continues en béton armé et précontraint :

Résistance au feu Epaisseur d’âme minimale bw (mm)


normalisé Classe WA Classe WB Classe WC
R 30 80 80 80
R 60 100 80 100
NF EN 1992-1-2

Tableau 87 : Dimensions et distances de l'axe des armatures à la sous face pour les dalles en
béton armé et précontraint :

Résistance au feu Dimensions minimales (mm)


normalisé Epaisseur de la dalle Distance axe/parement
REI 30 60 10
REI 60 80 15
REI 90 100 20
NF EN 1992-1-2

D’après ce tableau, en supposant que la classe des nervures à Madagascar selon l’annexe
nationales est de classe B, alors les planchers à nervures peuvent résister au feu jusqu’à une
heure de temps.

IV. CONCLUSION :
On peut conclure que les éléments structuraux de notre bâtiment résistent au feu pendant au
moins une heure de temps.

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CHAPITRE VIII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

I. CHOIX DE FONDATION

1. Généralité :
Les fondations d’une construction sont constituées par les parties de l’ouvrage qui sont
en contact direct avec le sol. Elles ont pour rôle de transmettre les charges provenant de la
superstructure au sol dans les meilleures conditions et sans le moindre risque d’instabilité sur
le sol et sur le type de fondation qu’il faut.

La nature du sol et la structure de la construction sont intimement liées, puisque le


problème se présente de la façon suivante :

Connaissant les charges à transmettre au sol d’une part : charges permanentes, charge
d’exploitation, charges climatiques, la nature et les caractéristiques du terrain d’autre part, il
s’agit de choisir le type de fondation et de les dimensionner.

2. Reconnaissance géotechnique :
Nous allons exploiter les résultats que nous a fournis le Laboratoire National de
Travaux Publique et du Bâtiment (LNTPB) lors de sa descente sur le site pour recueillir les
données nécessaires du site de construction.

La reconnaissance géotechnique du site a été fait par :

 Des essaies au pénétromètre dynamique (Pd) descendue jusqu’ à 12,78 m (arrêté)


/17 m de profondeur pour la vérification de l’homogénéité et aussi d’apprécier les résistances
mécaniques globales des successions des couches en profondeur du site ;
 Des sondages à la tarière manuelle, pour les couples du sol en place. Et couplés à une
mesure pressiométrique à chaque mètre de profondeur (Pr) pour avoir les paramètres
intrinsèques (E, Pl) nécessaires à la détermination de la capacité portante de la fondation à
envisager à la construction.

Suivant les examens effectués aux résultats des sondages pénétrometriques (voir
annexe fondation), les calculs de pré dimensionnement de fondation seront menés par les
paramètres les plus défavorables des résultats pressiométrique.

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Tableau 88: paramètres pressiométriques :

Profondeur (m) Pd 3 / Pr1


Pl (MPa) E (MPa)
1,00 0,15 2,71
2,00 0,26 4,41
3,00 1,53 21,00
4,00 1,95 38,93
5,00 1,63 31,20
6,00 1,64 32,57
7,00 1,30 22,11
8,00 1,50 28,30
9,00 1,54 34,78
10,00 1,91 40,10

4. Choix du type de fondation :


On distingue plusieurs types de fondations : fondations superficielles (semelle isolée ;
semelle filante ; radier) et fondations profondes (pieux ; puits)

Le choix de type de fondation dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels : la nature


du sol ; nature de la structure et la contrainte admissible du sol.

Pour le cas du présent projet, les couches sont moins résistantes à partir de 3,40 m/5,60
m de profondeur alors les fondations proposées sont de type superficiel. Mais compte tenue de
l’importance la charge provenant de la descente de charges qui atteignent une valeur maximal
de l’ordre de 300 tonnes, le LNTPB nous recommande, pour ce projet d’opter le système de
fondation profonde sur pieux.

II. FONDATION SUR PIEUX :


Un pieu est une fondation élancée qui reporte les charges de la structure sur des
couches de terrain de caractéristique mécaniques suffisantes pour éviter la rupture du sol et
limiter les déplacements à des valeurs très faibles.

Un pieu est caractérisé par la manière dont le sol est sollicité pour résister aux charges
appliquées : résistance de pointe et frottement latéral.

1. Mode de mise en œuvre du pieu (type de pieu) :


Pour notre projet, nous adopterons des pieux forés qui sont exécutés en place par
bétonnage dans un forage sous protection à la boue de bentonite.

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Figure 48: Principe de mise en œuvre du pieu foré à la boue :

Source : procédés généraux de construction

2. Pieu isolé sous charge axiale :


Actuellement, la méthode pressiométrique donne de bons résultats quel que soit le
type de sol, ainsi nous allons adopter cette méthode pour la détermination de la capacité
portante du pieu.

Puisque les moments de flexion des poteaux sont absorbés par les longrines de
liaisons, notre pieu est considéré travaille seulement sous charge axial.

 Charge limite d’un pieu isolé :

La charge limite d’un pieu Ql est obtenue en additionnant la charge limite de pointe
Q p qui correspond au poinçonnement du sol sous la base du pieu et la charge limite Qs
mobilisable par le frottement latéral entre le sol et le pieu.

Q l  Q p  Qs

 Charge admissible sous différente sollicitation (charge de fluage):

La courbe représentant la charge appliquée au pieu en fonction de l’enfoncement


présente une partie sensiblement linéaire se limitant à une charge QC appelée charge de
fluage. Pour les charges supérieures à QC , l’enfoncement du pieu ne se stabilise plus dans le
temps à charge constante.

En effet, la charge de fluage correspond à la limite de la partie sensiblement linéaire de la


courbe représentant la charge appliquée au pieu.

Ainsi, on peut retenir :

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Qp Qs
 Pieu ne refoulant pas le sol : Q C  
2 1,5
Qp Qs
 Pieu refoulant le sol : Q C  
1,5 1,5
Qs
 Pieu travaillant en arrachement : Q p  0 et Q C 
1,5

Les méthodes de dimensionnement qui suivent visent à déterminer la charge limite Ql . La


charge de fluage QC sera en déduite par ces formules empiriques.

3. Détermination des charges limites par la méthode pressiométrique:


Notre calcul sera basé selon le fascicule 62 titre V.

3.1. La charge limite de pointe Q p :

La charge limite de pointe Q p est donnée par la formule :

(III.158)

Avec : K p : Coefficient de portance. Il traduit la proportionnalité entre la contrainte limite de


la pointe et la pression limite nette équivalente mesurée au pressiometre.

Ple* : la pression limite nette équivalente.

D 3 a
1
Cette pression limite est calculée par l’expression : P   P z . dz
* *
le l (III.159)
b 3 a D b

Figure 49: Pression limite équivalente au pressiometre :

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Avec : b : min a, h 

B
a si B  1 m
2

a  0,5m si B  1m

B : la largeur de l’élément de fondation ;

h : ancrage dans la couche porteuse ;

Pl*  Pl  P0 : pression limite nette où Pl la pression limite mesurée et P0 la contrainte


total horizontale au même niveau dans le sol avant essaie.
*
3.2. Détermination de la charge limite de frottement latéral Ple

Tableau 89:determination de la charge limite de frottement latéral :

B (m) D (m) h (m) a (m) b (m) D + 3a D-b b + 3a Ple*


(MPa)
0,6 10 1 0,5 0,5 11,5 9,5 2 2,10
0,8 10 1 0,5 0,5 11,5 9,5 2 2,10
1,0 10 1 0,5 0,5 11,5 9,5 2 2,10
1,10 10 1 0,55 0,55 11,65 9,45 2,2 2,13
1,20 10 1 0,6 0,6 11,8 9,4 2,4 2,17
1,30 10 1 0,65 0,65 11,95 9,35 2,6 2,21

Prenons comme exemple de calcul le cas où B=0,80 m :


11,5
1
Ple*   Pl z .dz
*
(III.159)
2 9,5

Et on obtient : Pl 11,5  2,28 MPa et Pl 9,5  1,54 MPa


* *

1
 Ple*  2,28.0,5  1,54.1,5  2,10 MPa
2

Il est nécessaire de remarquer que les valeurs de Pl * de 10,50 m à 10,95 m sont obtenue en
faisant une extrapolation avec la fiche fournie par le LNTPB.

Pl z 3   Pl z1  Pl z 2   Pl z1 
Formule d’extrapolation :  avec Pl zi  valeur de la pression
z 3  z1 z 2  z1
limite à la cote z i .

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3.3. Le facteur de portance :

La valeur de K p est fixé en fonction de la nature du sol et du mode de mise en œuvre


(type de pieu), quelle que soit la géométrie de la section droite de l’élément de fondation (voir
tableau en annexe).

Cette valeur n’est applicable qu’au-delà de la profondeur critique Dc , en deçà on pourra


appliquer une interpolation linéaire entre 0 et Dc .

Pour notre cas, la nature du sol à partir de 2,40 m de profondeur est de l’argile
limoneux sableux (ALS) de classe B et puisque l’élément de mise en œuvre ne refoule au sol
pendant la mise en œuvre donc la valeur de K p est prise égal à 1,2.

3.4. Détermination de la contrainte limite de pointe :

La contrainte de rupture est donnée par l’expression q u  K p . Ple ; ainsi l’effort limite
*

mobilisable sous la pointe de l’élément de fondation est donné par la relation :

Tableau 90: Détermination de Q pu :

B (m) Ple* (MPa) qu (MPa) Q pu (MN)


0,6 2,10 2,52 0,712
0,8 2,10 2,724 1,266
1,0 2,10 2,724 1,978
1,1 2,13 2,772 2,435
1,2 2,17 2,820 2,949
1,3 2,21 2,856 3,519

3.5. La charge limite de frottement latérale

La valeur du frottement latéral Qs , à une profondeur z, est donnée par les courbes du
jeu d’abaques (voir annexe) en fonction de la variation de la pression limite nette Pl* z  . La
courbe à utiliser est fonction de la nature du sol et de l’élément de fondation considéré.

L’effort limite mobilisable par frottement latérale sur toute la hauteur h du fut du pieu est
h
donné par l’expression suivante : Q s  P . q s z . dz (III.160)
0

Avec : P : périmètre du pieu ;

qs z  : le frottement latéral unitaire limite à la cote z ;

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La hauteur h est celle où s’exerce effectivement le frottement latérale. Ce dernier est négligé
pour Pl  0,3 MPa , donc notre étude débute à partir de 2 m de profondeur.

La nature du sol à une profondeur de 10,00 m est de l’argile limoneux sableux (ALS)
de classe B, mais comme nous prévoyons un réalésage et un rainurage en fin de forage, le
frottement latéral à la profondeur z est défini pour la courbe Q2 en annexe.

Selon l’article 3 du fascicule 62, on peut utiliser les expressions analytiques des courbes Q1 à
Q7 tels que, pour les courbes Q1 à Q4 , on a :

Pl  P  P
 q s  q sn  2  l  pour l  1
Pn  Pn  Pn
P
 q s  q sn pour l  1
Pn

Avec : q sn  0,04 n MPa et Pn  1  0,5 n) MPa où n désigne le numéro de la courbe.

Pour le projet, n  2 alors q s1  0,04 MPa et P2  1,5 MPa

 P
Donc q s  0,04 Pl  2  l  MPa pour Pl  2
 2

qs  0,08 MPa pour Pl  2

Les valeurs de q s en fonction de la profondeur sont résumés dans le tableau suivant.

Tableau 91: Valeur de en fonction de la profondeur :

zm  q s (MPa)
3 0,075
4 0,079
5 0,077
6 0,077
7 0,070
8 0,075
9 0,075
10 0,079

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3.6. Détermination de la charge limite de frottement :

Selon l’article 5 du fascicule 62, l’effort limite mobilisable par frottement latéral est donné par
h
la relation : Q su  P . q s z . dz
0

Soit Qsu  P . q si . z i

Avec q si : frottement latéral unitaire à la cote z i ;

z i : la hauteur de la couche considérée.

Tableau 92: charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 0,8 m

B (m) P (m) q s (MPa) z i m  Qsu MN


0,8 2,52 0,75 1 0,189
0,8 2,52 0,079 1 0,200
0,8 2,52 0,077 1 0,194
0,8 2,52 0,077 1 0,194
0,8 2,52 0,070 1 0,176
0,8 2,52 0,075 1 0,188
0,8 2,52 0,075 1 0,190
0,8 2,52 0,079 1 0,200
TOTAL 8 1,534

Tableau 93: charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 1,0 m

B (m) P (m) q s (MPa) z i m  Qsu MN


1,0 3,14 0,75 1 0,237
1,0 3,14 0,079 1 0,251
1,0 3,14 0,077 1 0,242
1,0 3,14 0,077 1 0,243
1,0 3,14 0,070 1 0,220
1,0 3,14 0,075 1 0,235
1,0 3,14 0,075 1 0,237
1,0 3,14 0,079 1 0,250
TOTAL 8 1,918

Tableau 94 : charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 1,1 m

B (m) P (m) q s (MPa) z i m  Qsu MN


1,1 3,454 0,75 1 0,261
1,1 3,454 0,079 1 0,276
1,1 3,454 0,077 1 0,266
1,1 3,454 0,077 1 0,267
1,1 3,454 0,070 1 0,242

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1,1 3,454 0,075 1 0,259


1,1 3,454 0,075 1 0,261
1,1 3,454 0,079 1 0,275
TOTAL 8 2,110

Tableau 95: charge limite de frottement d’un pieu de diamètre 1,2 m :

B (m) P (m) q s (MPa) z i m  Qsu MN


1,2 3,768 0,75 1 0,284
1,2 3,768 0,079 1 0,301
1,2 3,768 0,077 1 0,291
1,2 3,768 0,077 1 0,291
1,2 3,768 0,070 1 0,264
1,2 3,768 0,075 1 0,282
1,2 3,768 0,075 1 0,285
1,2 3,768 0,079 1 0,300
TOTAL 8 2,302

3.7. Charge limite et charge de fluage :

La charge limite en compression d’un pieu est donnée par la relation : Q u  Q pu  Qsu

Q pu Q su
Pour la charge de fluage, elle est donnée par la relation Q C   .
2 1,5

Tableau 96: Récapitulation charge limite et charge de fluage :

B (m) Qpu MN Qsu MN Qu MN QC MN


0,8 1,266 1,534 3,376 2,040
1,0 1,978 1,918 3,897 2,268
1,1 2,435 2,110 4,546 3,009
1,2 2,949 2,302 5,251 3,422

4. Choix du diamètre du pieu :


La charge maximale venant d’un poteau est de 3,01 MN.

Le choix du diamètre de notre pieu doit vérifier en même temps l’état limite de mobilisation
Q
de la capacité portante : la charge axiale reste toujours inferieur à u .
1,40

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Tableau 97: Choix du diamètre des pieux tel que Q  Qu 1,4 et vis-à-vis de la charge de
fluage :

B (m) Qu MN Qu 1,4 MN Etat limite


0,8 3,376 2,411 non vérifié
1,0 3,897 2,783 non vérifié
1,1 4,546 3,246 vérifié
1,2 5,251 3,750 vérifié

La constatation est que les valeurs des charges limites obtenu n’est favorable pour supporter
une telle charge à partir d’un pieu de diamètre 1,10 m.

Adoptons alors ce pieu de diamètre 1,10 m pour la prédimensionnement et la justification de


la semelle.

5. Prédimensionnement de la semelle :
Les semelles sont des éléments de transition entre poteau et pieu permettant de
transmettre les charges de la superstructure vers les pieux.

5.1. Dimension en plan :


Comme hypothèse, les semelles doivent déborder de 10 cm les poteaux et de15 cm les pieux.

Les caractéristiques de notre poteau et pieu sont les suivantes :

 : petit côté d’un poteau rectangulaire ;


 : grand côté d’un poteau rectangulaire ;
 : diamètre du pieu (hypothèse).

Ainsi, pour une semelle de dimension extérieur en plan de semelle  A, B  , avec un


débordement de 15 cm au-delà du nu des pieux, on a une semelle carrée de dimension
A  1,40m et B  1,40m .

5.2. Epaisseur :
Pour un pieu de diamètre D, la hauteur totale h de la semelle doit vérifier la condition
suivante :

 c a 
h  max  0,75 D;  d'  (III.161)
 4 

π.D2
Avec : c   1,06 m : le côté équivalent du pieu s’il était carré ;
4

d '  5cm : enrobage des aciers ;

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 c a 
On obtient h  0,825 m  max  0,75 D;  d' 
 4 

Nous allons adopter h  0,85m

6. Combinaison d’action et sollicitation de calcul :


Les sollicitations (efforts internes) dans les fondations profondes sont calculées à
partir des actions (efforts externes) en tenant compte de modèle de comportement plus ou
moins complexes et représentatifs de la réalité.

6.1. Combinaisons et sollicitation vis-à-vis des états limites ultimes :


Pour les fondations profondes, on distingue essentiellement :

 L’ELU de mobilisation du sol (capacité portante) ;


 L’ELU de résistance des matériaux constitutifs de la fondation.

Deux combinaisons se présentent :

 les combinaisons fondamentales : 1,35. G Kj,sup  G Kj,inf  1,5. QK,1  0.9. W


 les combinaisons accidentelles.

6.2. Combinaisons et sollicitation vis-à-vis des états limites de services :


Pour les fondations profondes, on distingue essentiellement :

 L’ELS de mobilisation du sol (déplacements faibles) ;


 L’ELS de résistance des matériaux constitutifs de la fondation (durabilité de la
fondation).

Trois combinaisons se présentent :

 les combinaisons rares G K, j  Qk,1 0,6. W ,


 les combinaisons fréquentes ;
 combinaisons quasi permanentes (nous considérons ici G).

6.3. Cas courants :


Dans le cas courant, seules les charges permanentes existent et un type de charge
d’exploitation non étroitement bornée ; et aussi qu’il n’y a pas de traction ni d’actions
accidentelles dans le pieu.

Ainsi, pour notre étude, nous considérons seulement les combinaisons fondamentales pour
l’ELU et les combinaisons rares et quasi permanentes pour l’ELS.

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7. Justification de la fondation :
Nous allons prendre le poteau E2 qui est la plus chargé pour la vérification :

Tableau 98: Chargement au droit du poteau E2

charges désignations Valeurs (kN)


superstructure 1 654
G Pieu D = 1,10 m 238
Semelle 1,40 x 1,40 x 0,85 42
m3
TOTAL 1 934
Q - 417
W - 164

Tableau 99: Combinaison d’action :

Etats limites ELU ELS


combinaisons des combinaison Combinaison rare Combinaison quasi
actions fondamentale permanent
G = 1 654kN
Q = 417 kN 3 006 2 170 1 654
W = 164 kN

7.1. Justification de la fondation soumise à l’effort axial :

7.1.1. Etats limites de mobilisation locale du sol :


Elles consistent à vérifier que la sollicitation axiale de calcul restent inferieure à Qmax
déterminée dans les deux états limites (ELU et ELS).

La vérification vis-à-vis des états limites ultimes est faite par rapport à la charge limite Qu et
la vérification vis-à-vis des états limites de service par rapport à la charge critique de fluage
QC .

Pour un pieu de diamètre D = 1,10 m , on a :

 Qu  4 546 kN
 QC  2 625 kN

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Tableau 100: détermination de Qmax :

Etat Limite combinaisons Qmax


Etat Limite Ultime Combinaison Qu 3 247
fondamentale 1,40
Combinaison accidentelle Qu 3 788
1,20
Etat Limite de Service Combinaison rare QC 2 386
1,10
Combinaison quasi QC 1 875
permanente 1,40

7.1.2. Etats limites de mobilisation de la capacité portante :


Elle consiste à s’assurer que la charge axiale Q reste toujours inferieur à Qmax .

Tableau 101:etat limite de mobilisation de la capacité portante :

Etats limites ELU ELS


combinaisons des combinaison Combinaison rare Combinaison quasi
actions fondamentale permanent
QkN  3 006 2 170 1654
Qmax kN  3 247 2 386 1875

En comparant ces valeurs, on constate que tous les états limite de mobilisation de la capacité
portante sont justifiés. Ainsi nous adoptons D =1,10 m

Caractéristique de la fondation retenue :

 Pieu de diamètre D =1,10 m et de hauteur égal à 10 m ;


 Semelle sur pieu de surface 1,50 x 1,50 m 2 et d’épaisseur 0,9 m.

7.2. Justification de la fondation vis-à-vis des matériaux constitutifs :

7.2.1. Contrainte de référence :


Pour la détermination de la résistance de calcul des pieux coulés en place sans tubage
définitif, la norme NF EN 1992 1-1 §2-4-2-5, retient pour l’Eurocode 2 un coefficient  C sur
les bétons majoré de 10 %.

f ck f ck 30
Ainsi f cd  avec  C  1,50.1,10  1,65 et on trouve f cd    18 MPa
γC γ C 1,65

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7.2.2. Justification vis-à-vis des contraintes:


Pour la vérification des contraintes dans la bielle de fondation au droit du poteau et au droit du
pieu, comme notre bielle n’est pas tendue transversalement alors nous adoptons la contrainte
limite suivante : ζ c  f cd  18 MPa

Les contraintes sont obtenues par les relations suivantes :

Nu
 Au droit du poteau :   avec S la section du poteau ;
S
N  1,35 G
 Au droit du pieu : ζ  u avec S 0 la section du pieu et G le poids propre de la
S0
semelle.

Tableau 102: Vérification des contraintes :

Au droit du poteau Au droit du pieu


 C (MPa) 18 18
S (m²) 0,21 0,949
N u (MN) 3,006 3,307
 (MPa) 14,314 3,484
C   vérifiée vérifiée

Les contraintes au niveau du poteau et au niveau du pieu sont vérifiées.

8. Disposition de ferraillage:
L’Eurocode 2 précise seulement que les armatures doivent être de diamètre 8 mm minimum.
Les treillis soudés (TS) sont également utilisables. Mais le principe est presque le même que
celui du BAEL.

8.1. Armature longitudinale des pieux :


Tableau 103: Aire minimale d'armatures longitudinales recommandée dans les pieux forés
coulés en place :

Pieu foré de section Ac Pourcentage d’acier longitudinal


minimum
A C  0,5 m 2 As,min  0,005 A C
0,5 m 2  A C  1m 2 A s,min  25 cm 2
1m 2  A C As,min  0,0025 A C
Source : NF EN 1992 1-1

Pour notre pieu de diamètre D = 1,10 m, la section nominal est

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Nous adoptons alors une quantité d’armature longitudinale .

L’Eurocode 2 précise qu’il convient que le diamètre minimal des barres longitudinales
ne soit pas inférieur à 16 mm et que les pieux comportent au moins 6 barres longitudinales. Il
convient que la distance libre entre les barres, mesurée sur le pourtour du pieu, ne soit pas
supérieure à 200 mm
Ainsi avec un enrobage de 7 mm, nous prenons As  17 T16  34,17 cm 2 pour une
distance libre entre les barres de 177 mm.

8.2. Armature transversale du pieu :


Tableau 104 : Diamètre recommandé pour les armatures transversales :

Etriers, cerces ou spires  6mm et


 un quart du diamètre maximal des barres
longitudinales
Fils ou treillis soudés transversaux  5mm
Source : NF EN 1536

Et la distance minimale nu à nu des armatures transversales ne doit pas être inférieure à la


distance définie pour les armatures longitudinales.

Ainsi, nous adoptons des spires de diamètre 10 mm avec un pas de 15 cm ; des cerces
intérieur de diamètre 10 mm espacé de 2,50 m.

Tableau 105: récapitulation des armatures du pieu de diamètre 1,10 m :

désignations valeurs
Armatures longitudinales As  17 T16  34,17 cm 2
spires 1T10 avec un pas de 15 cm
cerces 1T10 tous les 2,5 m

8.3. Ferraillage de la semelle :


On retrouve pour les semelles sur pieu unique les habitudes françaises (BAEL) qui
conduisent à retenir un double panier suivant une densité de 35-40 kg / m3 .

Les semelles sur pieu sont calculées comme des semelles superficielles isolées en
appliquant la méthode des bielles. Les sections d’armatures sont données par les formules
suivantes :

PC a 
Asx  (III.162)
8 d . f yd

PC b 
A sy  (III.163)
8 d . f yd

Avec : P : charge apportée par le poteau ;

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π . D2
C : coté équivalent si le pieu était carré ;
4

a : côté d’un poteau suivant Ox ;

b : coté du poteau suivant Oy ;

d : hauteur utile de la semelle ;

f yd : contrainte de calcul des aciers à l’ELU ;

Ainsi, pour notre poteau E2 de section 0,45 x 0,55 m 2 avec une charge total de 3,227 MN, on
obtient :
( )
( )
, prenons

( )
( )
, prenons

Pour les aciers de répartition horizontaux, nous adoptons des cadres de section A  2 h cm 2
(avec h la hauteur de la semelle).

A  2 h  2.0,9  1,8 cm 2 , adoptons A  4 TA8  2,01cm 2

Tableau 106: récapitulation des armatures de la semelle de 1,50 x 1,50 m² :

désignations valeurs
Asx cm 2 
Asy cm 2 
Armature de répartition 4 T 8  2,01cm 2

III. LONGRINE DE LIAISON :


Les longrines sont des poutres qui sont coulées sur le sol. Ils ont pour rôle de relier
transversalement et longitudinalement les semelles et d’équilibrer les moments venants des
poteaux pour que les semelles ne travaillent qu’en compression centrée d’où leur appellation
de longrine de liaison.

1. Hypothèse de calcul :
Nous allons étudier les longrines de la file E (longrine transversale). Leur dimension est la
suivante :

 Largeur : b  0,25 m ;
 Hauteur : h  0,50 m .

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On suppose que les longrines ne reposent pas directement sur le sol ; ainsi le
dimensionnement des armatures se ramène au calcul en flexion simple.

2. Sollicitation de calcul :
Pour le calcul des sollicitations dans les longrines, nous supposons que le moment M
dû à la superstructure se répartit proportionnellement à la raideur de l’élément, et qu’elles ne
sont soumises qu’à leurs propres poids, elles ne supportent pas la charge venant du dallage.

On a les relations suivantes :

Ig
Lg
 Mg  M (III.164)
Id Ig

Ld L
Id
Ld
 Md  M (III.165)
Id Ig

Ld L

Avec :

M g et M d : moments respectivement à gauche et à droite du poteau, que les longrines


doivent équilibrer ;

M : le moment au pied du poteau (courbe enveloppe) ;

I g et I d : moment d’inertie respectivement à gauche et à droite du poteau considéré ;

Lg et Ld :la longueur de la longrine respectivement à gauche et à droite du poteau


considéré.

Le poids de la longrine est : P  0,25 x x0,50 x 25 kN = 3,125 kN/m

Tableau 107: sollicitation agissant sur la longrine :

Charges valeurs
GkN/m 3,125
Ped  1,35G kN/m 4,219
Pser  G kN/m 3,125

Les moments aux appuis et en travées dues aux charges permanentes peuvent être obtenus par
les relations suivantes :

 Moments aux appuis : Ma  0,5 M0 ;

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 Moment en travée : M t  0,8 M0 .

Avec M 0 le moment isostatique de la longrine :

Ped . l2
 A l’ELU : M 0  ;
8
Pser . l 2
 A l’ELS : M 0  .
8

Tableau 108: Moment à équilibré par les longrines :

appuis A B C D
M ed kN  84 176,4 319,4 157
M ser kN  71,8 149,4 112,5 131,5
I .104 m 4   26,04 26,04 26,04 26,04
L g m  0 3,35 5,78 5,78
L d m  3,35 5,78 5,78 0
I .104 Lg m3   0 7,77 4,50 4,50
I .104 Ld m3   7,77 4,50 4,50 0
I L g  I L .10
d
4 7,77 12,27 9,01 4,50
ELU M g kN  0 111,70 159,52 157
M d kN  84 64,69 159,52 0
ELS M g kN  0 94,60 56,19 131,5
M d kN  71,8 54,79 56,19 0

Tableau 109: Moment due à la charge permanente des longrines :

Travées AB BC CD
Appuis Ad Bg Bd Cg Cd Dg
L (m) 3,35 5,78 7,78
PEd  1,35 G kN/m 4,21 4,21 4,21
M Ed kN . m 2,95 4,73 2,95 8,80 14,09 8,80 8,80 14,09 8,80
Pser  G kN/m 3,12 3,12 3,12
M ser kN . m 2,19 3,50 2,19 6,52 10,44 6,52 6,52 10,44 6,52
Nous obtenons ainsi les moments total aux appuis sommes des moments dues aux charges
permanents aux appuis avec les moments que les longrines doivent équilibrer.

Tableau 110: Moment total aux appuis :

Appuis AB BC CD
Ad Bg Bd Cg Cd Dg

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M Ed kN . m 86,959 114,659 73,499 168,329 168,329 165,809

M ser kN . m 73,992 96,792 61,315 62,715 62,715 138,025

3. Calcul des armatures :

3.1. Hypothèses de calcul :


Notre fondation est de classe d’exposition XS2 (un grand nombre de fondation et les surfaces
de béton soumises à long terme au contact de l’eau) alors nous devons avoir un enrobage
Cnom  40 mm ; adoptons Cnom  50 mm

b  25 cm largeur de la longrine ;

h  50 cm hauteur de la longrine ;

d  45 cm hauteur utile ;

La classe du béton utiliser est la même que celle de la superstructure : f ck  30 MPa

3.2. Section minimal d’armature :


La maitrise de la fissuration n’est pas requise donc

(III.91)  AS1,min  1,86 cm 2

(III.92) La section maximale à autoriser est : AS1,max  0,04.1250  50 cm 2

Le calcul des armatures pour une section soumise à la flexion simple se fait comme indiquée à
l’organigramme en annexe.et on obtient les résultats suivants.

Tableau 111: armature longitudinale des longrines aux appuis :

appuis AB BC CD
Ad Bg Bd Cg Cd Dg
M Ed kN . m 86,959 114,659 73,499 168,329 168,329 165,809
M ser kN . m 73,992 96,792 61,315 62,715 62,715 138,025
μ cu 0,085 0,113 0,073 0,166 0,166 0,163
x1 cm 13 15 12 18 18 0,18
 
AS1 cm 2 4,69 6,30 3,95 9,59 9,59 9,40
 
AS1,min cm 2 1,86 1,86 1,86 1,86 1,86 1,86

 
AS1 cm 2 choisi 6,12 6,97 6,97 10,65 10,65 10,65

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3T14 + 3T14 + 3T14 + 3T14 + 3T14 + 3T14 +


3T8 3T10 3T10 3T16 3T16 3T16

ζS MPa 389,41 384,81 378 170 168 397


ζ C MPa 10,94 12,89 9,60 7,27 7,27 15,66
w k mm 0,13 0,08 0,09 0,12 0,12 0,13
w max mm 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
Tableau 112: armature longitudinale des longrines en travée :

appuis AB BC CD
M Ed kN . m 4,735 14,095 14,095
M ser kN . m 3,507 10,440 10,440
μ cu 0,0049 0,0138 0,0138
x1 cm 3,5 5,8 5,8
 
AS1 cm 2 0,26 0,72 0,72
 
AS1,min cm 2 1,86 1,86 1,86
 
AS1 cm 2 choisi 2,35 2,35 2,35
3 T10 3 T10 3 T10
ζS MPa 312 322 322
ζ C MPa 1,79 3,19 3,19
w k mm 0 0 0
w max mm 0,2 0,2 0,2
Schéma des armatures (annexe V).

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CHAPITRE IX : LES SECONDS OEUVRES


Apres avoir terminé l’étude du gros œuvre, nous allons maintenant procéder à l’étude
du second œuvre du projet ou autrement dénommé le secteur de finition qui concerne tous les
corps d’états liés à l’aménagement de l’intérieur du bâtiment et à sa finition extérieur.

Dans ce chapitre, nous allons étudier successivement :

 L’assainissement ;
 L’électrification du bâtiment ;
 L’alimentation en eau potable ;
 L’aménagement extérieur.

I. ASSAINISSEMENT :

1. Généralité :
Les études des éléments constituant les réseaux d’assainissement d’un projet de
construction a pour objectif principal d’assurer l’évacuation des eaux usées, des eaux vannes
et des eaux pluviales vers les canalisations publiques ou des ouvrages permettant de les
absorber avec des conditions favorables qui ne risque pas de nuire à la santé publique.

Ainsi, notre étude consiste à dimensionner les accessoires permettant :

 L’évacuation des eaux pluviales (EP) venant de la toiture ;


 L’évacuation des eaux usées venants des appareils sanitaires tels que les lavabos,
les douches, les baignoires, les cuisines, …
 L’évacuation des eaux vannes (EV) venant des WC.

2. Evacuation des eaux pluviales :


Les eaux pluviales sont recueilli par la toiture, puis collecter par des regards pour être
évacuer directement dans les égouts publics sans traitement.

2.1. Principe de calcul :


Le débit à évacuer se détermine par la méthode rationnelle :

Q  C. I . A

Avec : C : coefficient de ruissellement pour les surfaces imperméables égal à 0,9 ;

I : intensité moyenne de précipitation ou débit de base par m 2 de projection horizontale


égal à 0,05 l/s/m 2 ou 3 l/mn/m 2 .

A : projection horizontale de la surface intéressé par la descente d’eau.

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 On obtient Q  0,045. A

Connaissant le débit à évacuer, nous pouvons en tirer la section de la conduite.

π .θ2
Pour un tuyau de diamètre  , le débit évacuable sera : Qe  n . V . A  n . V .
4

Avec : V : vitesse d’écoulement dans les conduites évaluer à 1m/s (auto curage);

A : section de la conduite ;

n : le nombre de descente d’eau pluviale (DEP) desservant la surface A.

2.2. Diamètre du tuyau de la descente d’eau pluviale :


Dans ce projet, nous choisissons d’utiliser les tuyaux PVC pour les descentes d’eau
pour pouvoir assurer la durabilité et puis pour faciliter l’entretient et le remplacement grâce à
sa disponibilité sur le marché.

Le diamètre de la décente d’eau pluviale est obtenue par le principe suivant : Qe  Q

π 2 A
 n .V.  0,45 A    7,57 mm 
4 n

Pour une valeur de A égal à 846 m 2 et n  14 nous avons   58,84 mm

Le choix du diamètre  des tuyaux dépend du mode de raccordement au chéneau ou à la


gouttière, c’est-à-dire :

 Le chéneau est raccordé au chéneau ou à la gouttière par un moignon cylindrique ;


 Le tuyau est raccordé par un large cône en cuvette.

Dans ce projet, nous avoir choisis de raccorder le tuyau de descente à la gouttière par un
moignon cylindrique.

Le tableau de détermination de  en fonction e la surface en plan A de la toiture se trouve en


annexe.

La surface en plan du comble desservi est de 846 m 2 et   58,84 mm

 pour 14 90 desservant une surface de 64.14  896 m2  846 m2  A

Quatorze (14) tuyaux sont déjà suffisant pour desservir le bâtiment mais 20 tuyaux serons
reparties sur les angles droits du bâtiment comme le montre le plan d’architecture en annexe.

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2.3. Les collecteurs d’eaux pluviales :

Des regards de visite en béton armé de 40 x 40 à 60 x 60 cm 2 sont disposées au pied


de chaque descente d’eau. Ils sont munis d’un couvercle en béton armé. C’est à partir de ces
regards qu’on met en œuvre le raccord de diamètre 200 mm avec le réseau urbain.

3. Evacuation des eaux usées (EU):


Les canalisations d’évacuation des eaux usées doivent assurer l’évacuation rapide et
sans stagnation des eaux usées provenant des appareils sanitaires et ménagères.

L’évacuation des eaux usées domestiques se fait depuis les divers appareils sanitaires
jusqu’aux regards. Les diamètres intérieurs des tuyaux de chute d’eau usée sont constante
toute la hauteur du bâtiment, ces tuyaux doivent être prolongées en ventilation primaire
jusqu’à l’air libre et au-dessus des locaux habités

3.1. Collecteur d’appareils :


Les diamètres intérieurs minimaux des collecteurs d’appareils sont donnés pour des
pentes de canalisations comprises entre 1 et 3 cm/m (la pente recommandée est de 1 cm/m).

Tableau 113: diamètres minimaux des collecteurs :

Appareils isolés Diamètre intérieur minimales (mm)


Lavabo, lave mains, bidet 30
Evier, poste d’eau douche, urinoir, machine à laver 33
baignoire 38
douche 38
WC 80

3.2. Tuyau de chute :


Les diamètres intérieurs des chutes d’eaux usées sont choisis dans le tableau suivant :

Tableau 114: diamètres minimaux des chutes d’eaux usées :

appareil Nombre total d’appareils ϕ intérieur minimal (mm)


WC 1 ou plusieurs 90
Baignoire, évier, lavabo, De 1 à 3 (sans baignoire ou 50
douche, urinoir, bidet, 1baignoire)
lave-mains, machine à De 4 à 10 dont 2 baignoires au 65
laver plus
≥11 90
 Pour assurer l’évacuation des eaux usées convenablement, nous allons adopter le diamètre
des tuyaux de chute supérieur à 90mm, soit un diamètre commercial de 100 mm (PVC100).

4. Evacuation des eaux vannes (EV):


Selon la norme AFNOR DTU 60.1 P406202 le diamètre intérieur minimal des chutes
d’eaux vannes est de 90mm quel que soit le nombre de WC.

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Ainsi, les tuyaux d’évacuation des eaux vannes de notre bâtiment sera le même que le
collecteur d’appareil. Nous utiliserons également des tuyaux en PVC 100.

4.1. Fosse septique :


Comme les eaux usées présentent des caractéristiques chimiques très nocives, il est
indispensable de leur faire subir des traitements par le biais des fosses septiques avant de les
envoyer dans les égouts publics ou les exutoires naturels.

4.2. Principe de fonctionnement de la fosse septique :


La fosse septique est un ouvrage fréquemment rencontré dans un projet de
construction d’un bâtiment, elle joue un rôle très important pour la possession d’une bonne
condition environnementale d’une propriété. Elle a pour but de liquéfier et surtout de
désodoriser les matières organiques ramenées par les collecteurs des eaux usées.

La fosse septique comprend un réservoir en béton armé fortement étanche qui se divise
en trois compartiments. Le premier reçoit les matières qui se décomposent sous l’action des
microbes « anaérobique ». Les éléments y sont transformés en liquide stérile qui, par des
créneaux, passent dans le deuxième compartiment ou ils se décantent. Un troisième
compartiment servant d’épurateur constitué par de couche superposée de matière filtrante
(mâchefer). Une ventilation aboutissant au point le plus haut de la fosse doit évacuer les gaz
provenant de ces divers compartiments.

4.3. Dimensionnement de la fosse septique :


Pour assurer la bonne évacuation des eaux usées, les dimensions adoptées à la fosse
septique doit se faire à partir du nombre des usagers. Le volume d’eau doit être au minimum à
250 litres par usager avec une profondeur supérieure ou égale à 1m. Les fosses contiennent
chacune trois compartiments : le compartiment chute, le compartiment décantation et le filtre.

Le compartiment chute occupe les 2 3 de volume nécessaire, tandis que la décantation occupe
le 1 3

Nous allons prévoir trois compartiments fosses septiques en béton armé dont deux identiques
et un autre plus grand se trouvant au milieu du bâtiment au niveau de la RDC avec une
capacité de 25 personnes pour les plus petits et 50 personnes pour le plus grand.

Nous allons dimensionner la plus grande :

Le volume nécessaire est de 250.50  12500 l  12,5 m3

Nous avons donc :

2
 Pour le compartiment de chute : VC  V  8,33 m 3
3

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V
 Le volume de décantation : Vd   4,17 m 3
3

Prenons la hauteur de la fosse septique : h  1,15 m et la largeur l  1,60 m pour la chute et


l  1,50 m pour la décantation.

D’où les longueurs correspondant à Vc et Vd :

Vc
 Lc   4,53 m ;
h . lc
Vd
 Ld   2,41 m .
h . ld

4.4. Dimensionnement du compartiment épurateur :


La surface S du lit bactérien est donnée par la formule suivante pour le nombre des usagers
N
supérieur à 10 : S 
10 H 2

Avec H la hauteur de l’épuration prise égale à 1,35 m

50
Ainsi S  2
 2,74 m 2
10 H

On obtient l  0,93 m et L  2,95 m

Tableau 115: récapitulation des dimensions des fosses septiques :

Nombre de compartiment Hauteur (m) Largeur (m) Longueur


personne (m)
chute 1,15 1,60 2,20
25 décantation 1,15 0,80 2,20
Fosse épurateur 0,90 1,00 2,20
septique chute 1,15 1,60 4,60
50 décantation 1,15 1,50 2,95
épurateur 1,35 0,93 2,95
Apres traitement, les eaux usées devront avoir une apparence claire et seront collecté vers les
puisards absorbants.

Le plan des fosses septiques se trouvent en annexe VI.

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II. ELECTRIFICATION DU BATIMENT :


Une installation électrique mal en point peut être une source d’inconfort quand elle ne
permet plus d’alimenter le nombre croissant d’appareils électriques équipant le logement, Elle
peut aussi présenter des risques pour la sécurité des personnes et des installations :
électrocution, incendie. Elle doit donc faire l’objet d’une étude précise.

Le choix des sources lumineuses doit répondre au confort visuel et esthétique compatible avec
les activités pratiquées dans chaque pièce du bâtiment.

1. Objectif :
Lors de l’électrification d’un bâtiment, les quatre points principaux suivant doivent
être assurés obligatoirement :

 Protection des personnes contre les contacts indirects


 Le bon fonctionnement en général de l’installation électrique ;
 Protection contre les sur tensions pour les appareils sensibles ;
 Protection du bâtiment contre la foudre dans les régions exposées.

La fourniture de l'énergie électrique basse tension (220 ou 380 volts) est à la charge de
la JIRAMA. Cette prestation s'arrête en limite de propriété (limite entre le domaine public et
le domaine privé). Toutes les installations dans le domaine privé sont à la charge du maître de
l'ouvrage, et réalisées par un installateur agréé.

2. Dispositif de protection :
L'installation électrique de chaque construction doit être commandée par un
disjoncteur général placé à l'origine du circuit, ce disjoncteur est le plus souvent bipolaire et
différentiel 500 mA, il se trouve sur le tableau d'abonné et est posé par le JIRAMA.

Les circuits prise de courant et les circuits desservant la salle d'eau doivent être protégés par
au moins un dispositif différentiel à la haute sensibilité (30 mA ou moins). On les positionne
sur le tableau de distribution.

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Figure 50: Schéma électrique de la protection de l’installation :

Tous les circuits électriques seront protégés contre les surtensions et les courts circuits par des
dispositifs bipolaires (phase neutre) qui peut être :

 Des disjoncteurs divisionnaires ;


 Des coupes circuits à cartouche à fusible.

Ici nous utiliserons des coupes circuits à cartouche fusible pour une raison économique et
pour sa facilité de remplacement.

3. Protection des personnes :


Afin d’assurer une protection des personnes contre les courants de fuite, les
installations électriques auront tous une prise de terre.

Les courants de fuite sont dus au contact des fils dénudés contre les châssis
métallique des appareils. Et les personnes qui touchent les châssis occasionnent le passage du
courant à travers son corps avant de s’écouler vers le sol.

Et comme il s’agit d’une nouvelle construction, la prise de terre sera constituée par un
conducteur posé en boucle à fond de fouille c’est à dire par un ceinturage à fond de fouille.

Figure 51: boucle à fond de fouille :

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Toute pièce équipée d’une baignoire ou d’une douche doit faire l’objet d’une protection
particulière. Quatre volumes de sécurité allant de 0 à 3 sont définis dans cette pièce. A chacun
correspond un niveau d’exigence plus ou moins élevé.

Figure 52 : Volume de sécurité dans les salles d’eau :

4. Protection du bâtiment :
Il s’agit de protéger le bâtiment contre la foudre par l’installation de paratonnerre ayant les
caractéristiques suivantes :
 La tête du paratonnerre doit être un matériau très dur et inoxydable pour avoir une
forme de pointe durable, elle sera alors en platine.
 La section minimale du câble (conduite vers le sol) est égale à 25mm 2 pour
obtenir une assez grande résistance

5. Projet d’éclairage :
L’éclairage remplit plusieurs fonctions :

 permettre d’accomplir une tâche (éclairage de travail) ;


 donner une perception de l’environnement tout en participant à la fonction
précédente (éclairage d’ambiance) ;
 assurer la circulation en temps normal, comme dans des circonstances
particulières telles qu’incendie et/ou panique (éclairage de sécurité) ;
 mettre en valeur tout ou partie d’une construction.

L’étude d’un projet d’éclairage consiste à déterminer le nombre de lampes à utiliser et aussi
les dimensions des câbles électriques.

5.1. Eclairement lumineux :


L’éclairement lumineux correspond à un flux lumineux reçu par unité de surface. Il
F
s’exprime par la formule E  où F est la valeur du flux lumineux atteignant la surface et S
S
l’aire de cette surface réceptrice.

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Son unité est le lux (lx) qui représente un flux d’un lumen atteignant une surface d’un mètre
carré.
Le tableau suivant nous indique l’éclairage nécessaire pour les différents types de locaux.

Tableau 116: Valeur de l’éclairement nominal E selon la nature des locaux :

éclairement nominale
Types de local

E lux  lm/m 2 
Locaux Vestibules, corridors, dégagements, 70
communs à ascenseurs
toutes Escalier 150
catégories Vestiaires, toilettes et lavabos 100
Éclairage général 100
Salles de bains
Miroirs (sur le visage) 500
Chambres à Éclairage général 50
coucher Lits et miroirs 500
Cuisines : fourneaux, éviers, tables 200
Chambre d’enfants 200
habitations Pièce commune, salle de séjour : éclairage
200
général
Lecture intermittente 150
Lecture prolongée 300
Couture intermittente 500
Travail d’écolier à la maison 300
Établit de petit atelier 300
autres boutique 500
bureau 400
Espace commerciale 500

5.2. Choix des luminaires :


Pour notre bâtiment, nous choisirons deux types de lampe pour l’éclairage électrique :
 les lampes à incandescences ;

 les tubes fluorescents, certains d’entre eux sont regroupées dans des vasques.

Les caractéristiques de ces types de lampes sont résumées dans les tableaux suivants.

Tableau 117: caractéristiques des lampes à incandescences en 220 V :

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Puissance (Watts) Flux lumineux (lumens)


40 350
60 600
75 850
100 1200
Tableau 118: caractéristiques des tubes fluorescences en 220 V :

Longueur (mm) Puissance (Watts) Flux lumineux (lumens)


360 16 600
590 20 1 000
1 200 40 2 500
1 500 65 4 000

5.3. Classification des luminaires :


Les luminaires sont classés suivant la répartition de la lumière qu’ils émettent. Leur influence
est considérable sur le confort visuel et de l’ambiance.
 Eclairage direct : toute la lumière est dirigée vers le sol ou le plan de travail. Il procure
un bon niveau d’éclairement sur le plan utile mais provoque des ombres dures et un
contraste violent avec l’environnement, si celui-ci n’est pas éclairé par une autre
source.
 Eclairage indirect : Toute la lumière est dirigée vers le plafond à partir d’une corniche
par exemple, vers un mur à partir d’un bandeau lumineux. Il favorise la détente. S’il
vient uniquement du plafond, il supprime les ombres dans les reliefs. Le rendement
lumineux est faible.
 Eclairage diffus : La lumière est repartie à peu près également vers le plafond et vers
le sol. Il procure un bon confort avec une puissance électrique raisonnable. C’est le cas
de la lustrerie utilisant des abat-jours ou verrerie diffusant dans tous les sens.

5.4. Exemple de calcul :


Prenons comme exemple de calcul, la détermination de flux lumineux total nécessaire et le
nombre de luminaire pour l’un des bureaux du 1er étage et l’un des séjours en R+2.

5.4.1. Dimension du local :


Longueur de la salle : a  11,65 m ;
Largeur de la salle : b  11,30 m ;
Hauteur de la salle : H  3,70 m
Hauteur du plan utile de travail : à 0,85m du sol ;
Hauteur des luminaires au-dessus du plan utile : h  2,85 m

5.4.2. Système d’éclairage:


Nous allons opter pour le système d’éclairage direct (luminaire type encastré) pour une bonne
diffusion de la lumière.

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5.4.3. Choix du luminaire :


Le choix du luminaire doit répondre aux conditions de limitation de l’éblouissement et dépend
du niveau d’éclairage adopté ainsi que de la classe photométrique.
Nous adoptons un luminaire de classe H correspondant à des plafonniers diffuseur opale.
Et le rendement est ε  0,48

5.4.4. Facteur de réflexion :


Les facteurs de réflexion sont les suivantes :
- Pour un plafond blanc mat très propre : ρ  0,7
- Pour un mur de couleur claire : ρ  0,5
- Pour un plan utile de clairement moyen : ρ  0,2

5.4.5. Facteur de dépréciation :


C’est un facteur tenant compte de la baisse d’efficacité de l’installation d’éclairage due à la
poussière régnant dans le local. Nous prendrons une valeur moyenne de 1,3.

5.4.6. Eclairement uniforme souhaité :


Pour une salle à usage de bureau, E 400 lux

5.4.7. Indice du local :


a .b
Elle est donnée par la formule : k 
h a  b 
Et on trouve la valeur de k  2,01
 Le rapport de suspension :
H h
Il est obtenu par la formule : j 
H
Et on trouve j  0,229

5.4.8. Utilance :
Sa valeur est U  0,72 .Elle est obtenu à partir du tableau d’utilance se trouvant en annexe.

5.4.9. Flux lumineux total :


Il est obtenu par la formule :
E . d .S
F
ε. U
Avec : E : éclairement uniforme souhaité ;
S : surface du local en m 2 ;
U : l’utilance ;
 : rendement ;

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D : le facteur de dépréciation.
Et on trouve F  184 339 lumens

5.4.10. Nombre de la source lumineuse :


F
Le nombre de lampe est donné par la relation : N 
f
Pour un tube fluorescent de flux égal à 4000 lumens, nous obtenons N  46
Comme le nombre est assez important, nous prévoyons des regroupements de plusieurs
lampes.

III. ADDUCTION EN EAU POTABLE :


Tout bâtiment habité devra être servit d’un réseau de distribution d’eau potable pour
assurer les usages alimentaire, le fonctionnement des appareils sanitaires et le dispositif de
sécurité contre l’incendie pour l’intérieur du bâtiment.

L’étude correspondant à l’adduction d’eau potable consiste surtout à la détermination


du débit nécessaire répondant au besoin des usagers ainsi qu’à la détermination des sections
nécessaires des conduites :

 Pour l’alimentation générale du bâtiment (canalisation primaire) qui provient


du branchement général du réseau de distribution de la JIRAMA ;
 Pour l’alimentation de chaque étage du bâtiment (canalisation secondaire)
venant de la canalisation primaire;
 Pour l’alimentation d’un appareil (canalisation tertiaire) venant de la
canalisation secondaire;

Néanmoins, notre étude sera limitée sur les canalisations primaires et secondaires ; le débit
amené par la canalisation principale servant de source pour l’alimentation général du bâtiment
qui dessert un quartier est déjà fixé, valeur dépendant de l’étude d’agglomération d’une ville
et de la capacité productive de la JIRAMA.

1. Calcul des débits :

1.1. Les débits bruts :


Le débit minimal de base et le diamètre intérieur minimal d’une conduite pour chaque
appareil sont donnés par la norme en vigueur. Soit le tableau suivant résumant les valeurs
correspondantes à notre projet selon la norme NFP 41 – 204.

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Tableau 119: Valeur des débits de base

appareils Débits de base l s  Diamètre intérieur minimal


(mm)
Evier 0,20 12
Lavabo 0,20 10
Bidet 0,20 10
Baignoire 0,33 13
Douche 0,25 12
WC avec réservoir de chasse 0,12 10
Urinoir avec robinet 0,15 10
individuel
Lave-mains 0,10 10
Machine à laver le linge 0,33 13
Machine à laver la vaisselle 0,20 10
Source : DTU 60.11

1.2. Calcul des débits probables Q p

Le débit probable est obtenu en appliquant aux débits bruts un coefficient réducteur « K » qui
tient compte du fait que les appareils ne fonctionnent pas tous en même temps. Ce
coefficient réducteur est appelé coefficient de simultanéité.

C’est-à-dire : Qp  K . Q b

0,8
Avec K 
N 1

N : nombre d’appareil desservis ;

Q b : débit de base.

2. La vitesse d’écoulement :
L’eau doit être servie entre 0,2 et 0,3 bars. Au-dessous de 0,2 bars, on devra prévoir
des pompes ou des suppresseurs ; en-dessus de 3 bars, on installera des réducteurs s de
pression afin d’éviter les bruits et l’usure prématuré de l’installation.

Afin de limiter l’entartrage et pour éviter le coup de bélier qui entrainera une
fermeture brusque des robinets, la vitesse de l’eau dans la canalisation doit être comprise entre
1 et 2 m/s.

Nous allons adopter une vitesse V égal à 1,5 m/s.

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3. Dimensionnement de la conduite :
La détermination des diamètres de canalisation se fait à l’aide de l’abaque de DARIES
qui est donné en annexe. Cet abaque donne la perte de charge en millimètre par mètre qui
tient compte forfaitairement des résistances locales du réseau.

3.1. Canalisation secondaire :


Tableau 120: Diamètre des canalisations secondaires :

NIVEAU désignation Nombre Débit de base K Q p l s  Diamètre


d’appareils Par cumulés (mm)
robinet
R+5 WC 4 0,12
évier 4 0,20 2,08 0,241 0,501 22
lavabo 4 0,20
R+4 WC 4 0,12
évier 8 0,20
lavabo 8 0,20 6 0,154 0,924 30
douche 4 0,25
Lave-linge 4 0,33
WC 4 0,12
évier 8 0,20
R+3 lavabo 8 0,20 6 0,154 0,924 30
douche 4 0,25
Lave-linge 4 0,33
évier 8 0,20
WC 9 0,12 3,08 0,188 0,580 24
R+2 lavabo 10 0,20
WC 9 0,12 3,08 0,188 0,580 24
R+1 lavabo 10 0,20
WC 4 0,12
lavabo 3 0,20 1,78 0,253 0,450 20
RDC évier 2 0,20
urinoir 2 0,15

3.2. Canalisation primaire :


Tableau 121: diamètre de la canalisation primaire :

désignation Nombre Débit de base K Q p l s  Diamètre


d’appareils Par robinet cumulés (mm)
WC 34 0,12
évier 22 0,20
lavabo 43 0,20 24,34 0,071 1,741 40
Lave-linge 8 0,33
douche 8 0,25
urinoir 2 0,15

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Mémoire de fin d’études

4. Bouche d’incendie :
Chaque étage disposera d’une bouche d’incendie à côté de la cage d’escalier pour la
sécurité des usagers.

La bouche d’incendie nécessite un débit de base assez grande de l’ordre de 5l/s. son
alimentation sera donc indépendante de celle des appareils calculés précédemment. Elle se
raccorde directement sur la canalisation principale de la JIRAMA.de plus, la conduite
nécessite des matériaux de plus grandes résistances à cause de la forte pression des eaux.

Ainsi pour satisfaire ces conditions, nous allons utiliser des conduites en acier
galvanisés de 90 mm de diamètre.

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Mémoire de fin d’études

PARTIE IV
ETUDE FINANCIERE
ANALYSE ENVIRONNEMENTALE

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Mémoire de fin d’études

Tout projet de construction doit aboutir à une évaluation financière de l’ouvrage. Avec
l’étude d’impact environnemental, elle permet au promoteur d’envisager la somme à investir
et de le comparer à un autre projet d’investissement.

CHAPITRE I : DEVIS DESCRIPTIF


Le devis descriptif fait l’objet de définir la composition du prix permettant d’évaluer un
ouvrage donné.

Tableau 122: devis descriptif

1- INSTALATION ET REPLIS DE CHANTIER


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
Installation de chantier
1.01 Amenée de matériels, personnels et logistique, installation fft
branchement provisoire,
1.02 baraquement, Hangars de stockage, fft
logement, WC, ...
1.03 clôture du chantier Pourtour du site ml
1.04 Replie de chantier Replie après fin de fft
travaux

2- TERRASSEMENT
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
2.01 Abattage d’arbre Aménagement du site m2
Abattage d’arbre jusqu’au dessouchages complet
2.02 Débroussaillage et décapage Nettoyage général du m2
Débroussaillage et décapage y compris dressage à la site avant implantation
pelle et épandage de recoupes
2.03 Fouille en excavation Semelles, regard fosse m2
Fouille en excavation compris premier jet de pelle, septique, puisard
dressement des parois et des fonds, en terrain
sablonneux
2.04 Fouille en rigole et en tranchée Longrines, m3
Fouille en rigole et en tranchée compris premier jet canalisation
de pelle, dressement des parois et des fonds
2.05 Forage pour pieux pieux ml
Forage pour pieux de 1,20 m de diamètre, y compris
toutes sujétions de mise en œuvre
2.06 Remblais sous hérissonnage pour comblement de Comblement des m3
fouille fouilles après
Remblai de terre compacté, compris piochage fondation, pose des
nécessaire, jet pour remblai, pilonnage ou canalisations et
compactage par couche de 0,20 m d’épaisseur, y achèvement des
compris toute sujétions de mise en œuvre ouvrages enterrés
2.07 Chargement et transport Terre non utilisé m3
Chargement, évacuation des excédents de terres vers provenant des fouilles
un lieu désigné par le contrôle et des débris divers

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Mémoire de fin d’études

3- OUVRAGE EN INFRASTRUCTURE
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
3.01 Béton dosé à 200kg de ciment Propreté sous m3
Béton pour béton de propreté coulé à même sol de ouvrages enterrés
0.10m d’épaisseur sans emploi de coffrage y compris
rapprochage et toutes sujétions de mise œuvre
3.02 Béton dosé à 400kg de ciment Semelles, longrines, m3
3
Fourniture de béton dos é à 400 kg/m de ciment amorces des poteaux,
CEM I 42,5 coulé entre ou sans coffrage, y compris pieux
toutes sujétion de mise en œuvre.
3.03 Armature de béton Les ouvrages kg
Fourniture et mise en œuvre d'armature en acier concernés par l'article
TOR, tout diamètre, y compris coupe, façonnage, 3.02
montage pour ligature en fil de fer recuit et toutes
sujétions.
3.04 Coffrage métallique Les ouvrages m2
Coffrage métallique comprenant la mise en place des concernés par l'article
banches et des étais, leur arrosage, leur décoffrage et 3.02
leur nettoyage
Dallage
3.05 béton de forme dosé à 300kg/m3 Ensemble du sol du m3
rez-de-chaussée
Béton coulé à même le sol de 0.15m d’ép. pour béton
de forme dosé à 300kg/m3 y compris rapprochage,
assemblage, buttage, étaiement, toutes sujétions de
décoffrage, descente, transport et rangement des bois
3.06 Armature pour béton Béton de forme kg
Armature pour béton de forme en acier HA compris
coupe, façonnage à froid, ligature et pose
3.07 béton banché Bordure terrasse en m3
Béton pour béton banché dosé à 300kg/m3 RDC
3.08 Banchage Béton banché
Banchage en bois ordinaire
3.09 Film polyane 4mm sous béton forme Ecran étanche contre m2
la remontée capillaire
3.10 Hérissonnage Support sous béton de m3
Hérissonnage en pierre sèche de 0.15m d’épaisseur forme

4- ASSAINISSEMENT
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
4.01 tuyau PPR Dn 15 à 25 Alimentation eau froide ml
Canalisation d’alimentation et de distribution en et chaude
tuyau PPR Dn 15 à 25
4.02 Tuyau en PVC 36/40 Evacuation eau usée ml
Canalisation d’évacuation d’eau usée en tuyau PVC
36/40, compris accessoires et tuyauterie de
ventilation primaire

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Mémoire de fin d’études

4.03 Tuyau PVC 100 Evacuation eau vanne ml


Canalisation d’évacuation d’eau vanne en tuyau
PVC 100, compris accessoires et tuyauterie de
ventilation primaire
4.04 Tuyau PVC 100 Evacuation eau usée ml
Canalisation d’évacuation enterré en tuyau PVC entre regard et vers
100 et tuyau d’aération des appareils sanitaires puisard, ventilation
primaire, aération FS et
puisard
4.05 Regard en béton armé Collecte eau usée U
Regard de visite en béton armé de dimension 40x40
à 60x60 (dimension intérieur)
4.06 Fosse septique pour 50 personnes Sur cage d’escalier U
Fosse septique en béton armé pour 50 personnes
4.07 Fosse septique pour 25 personnes Sur accès snack U
Fosse septique en béton armé pour 25 personnes
4.08 Puisard absorbante Dispersion des eaux U
Puisard absorbante ϕ200 et 250 de profondeur usées

5- OUVRAGE EN SUPERSTRUCTURE
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
5.01 Béton dosé à 400kg de ciment Ossatures en m3
Fourniture et mise en œuvre de béton armé dosé à superstructures sauf
3
400 kg/m coulé entre coffrage, y compris planchers
pervibration et toutes sujétions de mise en œuvre
5.02 Armature pour béton Les ouvrages concernés kg
Fourniture et mise en œuvre d’armature en acier par l'article 5.01
HA y compris façonnages, cintrages, montages par
ligature en fil de fer et recuits, toutes sujétions
5.03 Coffrage métallique Les ouvrages concernés m2
Coffrage métallique comprenant la mise en place par l'article 5.01
des banches et des étais, leur arrosage, leur
décoffrage et leur nettoyage
5.04 Plancher à corps creux Plancher sur 5 niveaux m2
Plancher à hourdis de terre cuite d’épaisseur 15+5
compris coffrage et ferraillage
5.05 Maçonnerie en agglos d’épaisseur 0,20 m Mur intérieur et m2
Maçonnerie d’aggloméré creux de ciment extérieur
(parpaing) hourdée de mortier de ciment dosé à
300kg/m3 de 0.20m d’épaisseur mouillé avant pose
5.06 Maçonnerie en agglos d’épaisseur 0,10 m Cloisonnement m2
Maçonnerie d’aggloméré creux de ciment
(parpaing) hourdée de mortier de ciment dosé à
300kg/m3 de 0.10m d’épaisseur mouillé avant pose

6- CHARPENTE, COUVERTURE ET PLAFONNAGE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité

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Mémoire de fin d’études

6.01 Charpente en bois dur Support de la toiture du ml


Charpente en bois dur du pays à 4 faces rabotées, Bar
assemblées pour ferme, panne et échantignoles, y
compris accessoire et toutes sujétions de pose
6.02 Planche de rive Les rives de la toiture ml
Planche de rive en bois dur du pays, sans flache ni du Bar
fente de 0.20m de largeur, compris coupe,
assemblage, fixation et toutes sujétions de pose
6.03 Tuile Toiture Bar
Couverture en tuile mécanique de couleur rougeâtre
6.04 Faitière Faîtage et arêtier de la
Faîtière et arêtier en tuile mécanique spécial toiture du Bar
compris fixation par scellement au mortier de
ciment et toutes sujétions de pose
6.05 chenaux Collecte EP sur toiture ml
Chéneau en PVC Bar
6.06 Naissance en T Amorce DEP U
Naissance en T (platine en plomb + tamis + amorce
DEP en PVC 100)
6.07 Tuyau PVC 100 Evacuation eau de pluie ml
Descente d’eau pluviale en tuyau PVC de diamètre des toitures du Bar et
100 mm, compris coude, accessoires de fixation et l’immeuble
toutes sujétions de pose

7- ENDUIT-CHAPES
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
7.01 Enduit ordinaire dosé à 350 kg de ciment Faces intérieures et m2
Enduit au mortier de ciment dosé à 350kg/m3 de extérieures du mur
0.015m à 0.02 d’épaisseur appliquées en deux
couches (crépi de fond et couche de finition), dressé
sur repères, talochés et lissé à l’éponge compris
arrosage de la surface avant application et toutes
sujétions de mise en œuvres
7.02 Les enduits concernés par l'article 7.01 Faces de plafonds en m2
hourdis, poutres,
poteaux, auvent,
pergola, acrotère,
garde-corps en BA,
paillasse, escalier et
cuisine
7.03 Chape au mortier de ciment dosé à 400kg/m3 Chape de support des m2
Chape au mortier de ciment dosé à 400kg/m3 de sols recevant carrelage
0.03m à 0.04m d’épaisseur bien compacté, dressé à et parkex
la règle sur pise préparé d’avance, finement taloché
pour support de revêtement
7.04 Chape au mortier de ciment dosé à 400kg/m3 Chape de support des m2
Chape au mortier de ciment dosé à 400kg/m3 sols recevant étanchéité
d’épaisseur variable bien compacté dressé à la règle multicouche

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 219
Mémoire de fin d’études

sur pise préparé d’avance finement taloché pour


forme de pente sur toiture terrasse non accessible et
chéneau en BA

8- CARRELAGE - REVETTEMENT ET ETANCHEITE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
8.01 carreau grès cérame 30 x 30 Salles d’eau et escalier m2
Revêtement de sol en carreau grès cérame 30 x 30 tous niveaux
de première qualité, posé à bain soufflant de mortier
dosé 450 kg/m3, compris garnissage des joints par
coulis de ciment, nettoyage parfait avec de la sciure
et toutes sujétions de mise en œuvre
8.02 Plinthe en grès cérame 30 x 30 Escalier ml
Plinthe de 0.10m de hauteur en grès cérame 30 x30
encastré sur mur
8.03 carreau grès cérame 40 x 40 Cuisines, Bar, véranda m2
Revêtement de sol en carreau grès cérame 40 x 40
de première qualité, posé à bain soufflant de mortier
dosé 450 kg/m3, compris garnissage des joints par
coulis de ciment, nettoyage parfait avec de la sciure
et toutes sujétions de mise en œuvre
8.04 Plinthe en grès cérame 40 x 40 Cuisines, Bar, véranda ml
Plinthe de 0.10m de hauteur en grès cérame 40 x 40
encastré sur mur
8.05 carreau vitrifié 60 x 60 Dégagement intérieur et m2
Revêtement de sol en carreau vitrifié 60 x 60 de extérieur, RDC,
première qualité, posé à bain soufflant de mortier dégagement 1ère étage
dosé 450 kg/m3, compris garnissage des joints par
coulis de ciment, nettoyage parfait avec de la sciure
et toutes sujétions de mise en œuvre
8.06 Plinthe en carreau vitrifié 60 x 60 Dégagement RDC et ml
ère
Plinthe de 0.10m de hauteur en carreau vitrifié 60 x 1 étage
60 encastré sur mur
8.07 carreau vitrifié 60 x 60 Boutique en RDC, m2
ère
Revêtement de sol en carreau vitrifié bureaux en RDC et 1
60 x 60 de première qualité, posé à bain soufflant étage, terrasse en R+3
de mortier dosé 450 kg/m3, compris garnissage des
joints par coulis de ciment, nettoyage parfait avec
de la sciure et toutes sujétions de mise en œuvre
8.08 Plinthe en carreau vitrifié de 60 x 60 Les ouvrages concernés ml
Plinthe de 0.10m de hauteur en carreau vitrifié de par l'article 8.07
60 x 60 encastré sur mur
8.09 parkex Salon et chambre m2
Revêtement de sol en parkex fixé par adhésif appartement
spécial (colle blanche) compris ponçage,
rebouchage, nettoyage et toutes sujétions
8.10 Plinthe en palissandre de 0,10m Les ouvrages concernés ml
Plinthe de 0.10m de hauteur en palissandre encastré par l'article 8.09

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 220
Mémoire de fin d’études

sur mur
carreau de faïence 20 x 20 Paillasse cuisine et Bar m2
8.11 Revêtement horizontal sur paillasse en carreau de
faïence 20 x 20, posé à bain soufflant de mortier
dosé à 450kg/m3, compris garnissage des joints par
coulis de ciment blanc, nettoyage parfait et toutes
sujétions de mise en œuvre
fer cornière 30x30x3 Nez de marche intérieur ml
8.12 Nez de marche en fer cornière 30x30x3 fixé par et extérieur
patte à scellement
Baguette de seuil Raccord de revêtement m2
8.13 Baguette de seuil en laiton chromé fixée par vis et GC et parkex
cheville
étanchéité multicouche Toiture terrasse m2
8.14 Fourniture et pose d’étanchéité multicouche inaccessible, chéneaux
8.15 dallette ciment (tomette) Snack m2
Revêtement de sol en dallette ciment (tomette)

9- MENUISERIE - QUINCAILLERIE
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
9.01 Porte pleine type isoplane de 70x215 Salle d’eau (MEB1) U
Porte pleine type isoplane à 1 vantail de 70x215
pour fourniture et pose y compris ferronnerie et
toutes sujétions
9.02 Porte pleine type isoplane de 80x215 Cuisines et chambres U
Porte pleine type isoplane à 1 vantail de 80x215 (MEB2)
pour fourniture et pose y compris ferronnerie et
toutes sujétions
9.03 Porte pleine type isoplane de 120x215 Coin repas (MEB3) U
Porte pleine type isoplane à 2 vantaux d e120 x 215,
compris ferronnerie et toutes sujétions
9.04 Porte demi vitrée en palissandre de 150x215 Entrée bureau (MEB4) U
Porte demi vitrée à 2 vantaux inégaux en
palissandre de 150x215, compris ferronnerie et
toutes sujétions
9.05 Porte demi vitrée en palissandre de 100x215 Entrée dégagement et U
Porte demi vitrée à 2 vantaux en palissandre de séjour (MEB5)
100x215, compris barreaudage de la partie vitrée en
verre cathédrale, ferronnerie et toutes sujétions
9.06 Porte demi vitrée en palissandre de 120x215 Entrée séjour et Agence U
Porte demi vitrée à 2 vantaux en palissandre de ARO (MEB6)
120x215, compris barreaudage de la partie vitrée en
verre cathédrale, ferronnerie et toutes sujétions
9.07 Demi-porte pleine en palissandre de 70x120 Entrée Bar (MEB7) U
Demi-porte pleine à panneau à 1 vantail en
palissandre de 70x120, ouvrant à la française
9.08 Demi-porte pleine en palissandre de 80x120 Entrée Bar au niveau de U
Demi-porte pleine à panneau à 1 vantail en la tablette (MEB8)

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 221
Mémoire de fin d’études

palissandre de 80x120, ouvrant à la française


9.09 Porte pleine en palissandre de 120x215 Porte sur dégagement U
Porte pleine à panneau à 2 vantaux en palissandre du 2ème au 4ème étage
de 120x215, compris ferronnerie et toutes sujétions (MEB9)
9.10 Porte pleine en palissandre de 90x215 Porte sur dégagement U
Porte pleine à panneau à 1 vantail en palissandre de en 3ème étage (MEB10)
90x215, compris ferronnerie et toutes sujétions
9.11 Porte placard pour séjour Séjour U
Porte placard à 2 vantaux de 155x345 ; 170x345 ;
200x354 compris étagère, quincailleries et toutes
sujétions
9.12 Porte placard en bois dur pour paillasse bar Paillasse Bar U
Porte placard sous paillasse en bois dur du pays à 2
vantaux de 150x100 ; 100x100 ; 80x100 compris
étagère et ferronnier
9.13 Porte placard en bois dur pour cuisine Paillasse cuisine U
Porte placard sous paillasse en bois dur du pays à 2
vantaux de 100x65 ; 130x65 ; 92,5x65 ; 117,5x65
sans ou avec étagère et compris ferronnerie
9.14 Porte placard en bois dur pour cuisine R+5 Cuisine en R+5 U
Porte placard sous paillasse en bois dur à 2 vantaux
de 90x65 ; 120x65 ; 142x65 avec étagère
9.15 Garde-corps en palissandre Escalier en BA et ml
Garde-corps en palissandre (montant et main dégagement en 1ère 2ème
courante de section 12x12) 3ème et 4ème étage
9.16 Escalier à limon, en bois dur Accès étage sur U
Escalier à limon, à marchés balancées en bois dur Agences ARO (MEB9)
du pays à 4 faces rabotées comprenant limon,
fausse crémaillère, marche avec nez profilé d’un
quart de rond, emmarchement 0.80m y compris
toutes sujétions pour ferrage, scellement et fixation

10- MENUISERIE ALUMINIUM ET VITRERIE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
10.01 Ensemble châssis vitré fixe de 400x250 Entrée sur façade U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué principale (CVF1)
blanc de 400x250 + porte vitrée 2 v. en alu laqué
blanc de 180x250
10.02 Ensemble châssis vitré fixe de 300x345 Entrée sur façade U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué latérale (CVF2)
blanc de 300x345 + porte vitrée 2 v. de 180x250
10.03 Ensemble châssis vitré fixe de 365x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué 1 et 4 (CVF3)
blanc de 365x345 + porte vitrée 2 v. de 150x250
10.04 Ensemble châssis vitré fixe de 185x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué 1 et 4 (CVF4)
blanc de 185x345
10.05 Ensemble châssis vitré fixe de 345x345 Baie vitrée sur boutique U

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 222
Mémoire de fin d’études

Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué 2 et 3 (CVF5)


blanc de 345x345
10.06 Ensemble châssis vitré fixe de 200x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué 2 et 3 (CVF6)
blanc de 200x345 + porte vitrée 2 v. de 150x250
10.07 Ensemble châssis vitré fixe de 355x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué 5 et 6 (CVF7)
blanc de 355x345 + porte vitrée 2 v. de 150x250
10.08 Ensemble châssis vitré fixe de 565x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué 5 et 6 (CVF8)
blanc de 565x345 + porte vitrée 2 v. de 150x250
10.09 Ensemble châssis vitré fixe de 470x345 Baie vitrée sur accès U
Ensemble châssis vitré fixe en Aluminium laqué snack (CVF9)
blanc de 470x345 + porte vitrée 2 v. de 150x250
10.10 Ensemble châssis vitré fixe de 485x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de 1 et 4 (CVF10)
485x345 + châssis vitré coulissant 2 v. de 150x160
10.11 Ensemble châssis vitré fixe de 385x345 Baie vitrée sur boutique U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de 2 et 3 (CVF11)
385x345 + châssis vitré coulissant 2 v. de 150x160
10.12 Ensemble châssis vitré fixe de 300x345 Baie vitrée sur U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de boutique, bureau, et
300x345 + châssis vitré coulissant 2 v. de 150x160 appartement (CVF12)
10.13 Ensemble châssis vitré fixe de 450x345 Baie vitrée sur façade U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de latérale (CVF13)
450x345
10.14 Ensemble châssis vitré fixe de 485x345 Baie vitrée sur bureau U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de et appartement
485x345 + châssis vitré coulissant 2v de 150x160 + (CVF14)
porte vitrée 1v de 90x220
10.15 Ensemble châssis vitré fixe de 385x345 Baie vitrée sur bureau U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de et appartement
385x345 + châssis vitré coulissant 2v de 150x160 + (CVF15)
porte vitrée 1v de 90x220
10.16 Ensemble châssis vitré fixe de 700x345 Baie vitrée sur bureau U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de et appartement
700x345 + châssis vitré coulissant 2v de 180x160 (CVF16)
10.17 Ensemble châssis vitré fixe de 500x345 Baie vitrée sur U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de appartement (CVF17)
500x345 + porte vitrée 1v de 90x220
10.18 Ensemble châssis vitré fixe de 472.5x255 Baie vitrée sur U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de dégagement 3ème étage
472.5x255 + châssis vitré basculant de 150x160 (CVF18)
10.19 Ensemble châssis vitré fixe de 300x255 Baie vitrée sur Bar 5ème U
Ensemble châssis vitré fixe en alu laqué blanc de étage (CVF19)
300x255 + châssis vitré coulissant 2v de 150x160
10.20 Porte ½ vitrée de 120x215 Sorite en 3ème étage U
Porte ½ vitrée en ALU à 2v de 120x215 (PAL1)
10.21 Porte ½ vitrée de 70x215 Porte extérieure sur U

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 223
Mémoire de fin d’études

Porte ½ vitrée en ALU à 1v de 70x215 salle d’eau 5ème étage


(PAL2)
10.22 Châssis vitré coulissant de 120x100 Cuisines (CVC1) U
Châssis vitré coulissant à 2v en alu laqué blanc de
120x100
10.23 Châssis vitré coulissant de 120x115 Cuisine en 5ème étage U
Châssis vitré coulissant à 2v en alu laqué blanc de (CVC2)
120x115
10.24 Châssis NACO de 60x65 Salle d’eau (CN1) U
Châssis NACO avec pré cadre en alu laqué blanc
de 60x65
10.25 Châssis NACO de 120x65 Salle d’eau RDC (CN2) U
Châssis NACO en deux compartiments avec pré
cadre en alu laqué blanc de 120x65

11- MENUISERIE METALLIQUE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
11.01 Volet roulant 400x250 Entrée sur façade U
Volet roulant type nid d’abeille 400x250 principale (MEM1)
11.02 Volet roulant 300x250 Entrée sur façade U
Volet roulant type nid d’abeille 300x250 latérale (MEM2)
11.03 Grille de protection de 485x345 Baie vitrée sur boutique U
Grille de protection en fer tube carré de 30 de 1 et 4 (MEM3)
485x345
11.04 Grille de protection de 385x345 Baie vitrée sur boutique U
Grille de protection en fer tube carré de 30 de 2 et 3 (MEM4)
385x345
11.05 Grille de protection de 300x345 Baie vitrée sur boutique U
Grille de protection en fer tube carré de 30 de 1, 4,5 et 6 (MEM5)
300x345
11.06 Éléments de garde-corps en fer rond TOR Complément garde- U
Éléments de garde-corps en fer rond TOR de 12 corps en palissandre de
fixé sur montant en bois palissandre l’escalier en BA et
dégagement de la 1ère
au 4ème étage (MEM6)
11.07 Garde-corps métallique Terrasse R+5 U
Garde-corps métallique en fer tube rond de 60
11.08 Main courante Terrasse R+5 U
Main courante en fer tube rond de 80
11.09 Hotte de cheminée en TPN Cuisine sur U
Hotte de cheminée en TPN 20/10è, de 0.60x1.25m appartement et Bar en
de base 5ème étage
11.10 Barreaudage métallique de 35x110 Porte ½ vitrée 2v en 1ère U
Barreaudage métallique en fer tube carré de 25 de étage (MEB4)
dimension 35x110
11.11 Barreaudage métallique de 95x110 Porte ½ vitrée 2v en 1ère U
Barreaudage métallique en fer tube carré de 25 de étage (MEB4)
dimension 95x110

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 224
Mémoire de fin d’études

11.12 Barreaudage métallique de 40x110 Porte ½ vitrée 2v en 1ère U


Barreaudage métallique en fer tube carré de 25 de étage (MEB5)
dimension 40x110
11.13 Barreaudage métallique de 50x110 Porte ½ vitrée 2v en 1ère U
Barreaudage métallique en fer tube carré de 25 de étage (MEB6)
dimension 50x110

12- PLOMBERIE SANITAIRE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
12.01 WC à l’anglaise Salles d’eau U
Fourniture et pose de siège WC à l’Anglaise en
porcelaine y compris accessoire et toutes sujétions
de pose
12.02 distributeur de papier hygiénique WC U
Fourniture et pose de distributeur de papier
hygiénique en laiton
12.03 urinoir Toilette homme en U
Fourniture et pose d’urinoir applique de face en RDC
céramique, y compris accessoire et toute sujétion
de pose
12.04 Receveur de douche Salles d’eau U
Pose de receveur de douche en porcelaine de appartement
80x80, y compris accessoire et toutes sujétions de
pose
12.05 Porte savon Douche sur U
Porte savon en laiton chromé appartement, salle
d’eau RDC et R+1
12.06 lavabo Salle d’eau appartement U
Fourniture et pose de meuble pour lavabo,
compris accessoires et toutes sujétions de pose
12.07 Porte serviette Douche et lavabo U
Porte serviette double barre en laiton chromé
12.08 Evier Cuisine et bar U
Fourniture et pose d’évier double bac, y compris
accessoire et toutes sujétions de pose
12.09 Chauffe-eau Appartement U
Installation complète de chauffe-eau électrique
12.10 Lavabo Salles d’eau en RDC et U
Fourniture et pose de lavabo de dimension 50x60 R bureaux en R+1
12.11 miroir Salles d’eau en RDC et U
Miroir de lavabo 60x50 bureaux en R+1
12.12 siphon Salles d’eau, cuisine, U
Siphon de sol en acier chromé bar, snack

13- PROTECTION INCENDIE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
13.01 Bouche d’incendie Protection incendie U

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Mémoire de fin d’études

Bouche d’incendie en fonte à poser en sol avec


boitier, couvercle, robinet à croisillon et prise à
raccord symétrique, diamètre 60 y compris vanne
d’incendie en bronze à volant
13.02 Extincteur Protection par niveau U
Extincteur à eau pulvérisée avec additif afff3%
Extincteur à CO2_5kg U
Panneau extincteur U
13.03 Panneau de signalisation Signalisation par niveau U
Panneau de signalisation d’évacuation

14- ELECTRICITE
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
14.01 Installation Tableau général de distribution Tableau général U
Fourniture et pose de tableau général de
distribution
14.02 Installation tableau divisionnaire Tableau général U
Fourniture et pose de coffret divisionnaire à module
14.03 Câblage électrique Réseau encastré ml
Câblage électrique comprenant tube orange et fil
isolé
14.04 mise à la terre Protection du réseau U
Installation complète de réseau de mise à la terre
avec barrette de coupure
14.05 paratonnerre Protection du site U
Installation complète de réseau de paratonnerre
14.06 Installation d’un point lumineux Voir plan U
Installation d’un point lumineux avec interrupteur
SA type Legrand
14.07 Installation de deux points lumineux Voir plan U
Installation de deux points lumineux avec
interrupteur SA type Legrand
14.08 Installation de trois points lumineux Voir plan U
Installation de trois points lumineux avec
interrupteur SA type Legrand
14.09 Installation de quatre points lumineux Voir plan U
Installation de quatre points lumineux avec
interrupteur SA type Legrand
14.10 Installation d’un point lumineux avec Voir plan U
interrupteur VV
Installation d’un point lumineux avec interrupteur
VV type Legrand
14.11 Installation de deux points lumineux avec Voir plan U
interrupteur VV
Installation de deux points lumineux avec
interrupteur VV type Legrand
14.12 deux points lumineux commandés par trois Voir plan U
boutons poussoirs

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Mémoire de fin d’études

Installation de deux points lumineux commandés


par trois boutons poussoirs type Legrand
14.13 cinq points lumineux commandés par quatre Voir plan U
boutons poussoirs
Installation de cinq points lumineux commandés
par quatre boutons poussoirs type Legrand
14.14 Installation de prise de courant 2P+T Voir plan U
Installation de prise de courant 2P+T/10A-16A
14.15 Fourniture et pose de hublot Voir plan U
Fourniture et pose de hublot étanche avec anti vol
14.16 Fourniture et pose de réglette Voir plan U
Fourniture et pose de réglette dessus lavabo de
0.60m
14.17 Fourniture et pose de globe plafonnier Voir plan U
Fourniture et pose de globe plafonnier ½ sphérique
250
14.18 Fourniture et pose de globe sphérique Voir plan U
Fourniture et pose de globe sphérique 250 avec
vasque s’accrochant au charpente jusqu’à 4m de
niveau
14.19 Fourniture et pose de réglette mono Voir plan U
Fourniture et pose de réglette mono fluo de 1.20m
14.20 Fourniture et pose de réglette avec vasque Voir plan U
Fourniture et pose de réglette avec vasque (4
ampoules de 1.20)
14.21 Fourniture et pose de brasseur d’air Voir plan U
Fourniture et pose de brasseur d’air
14.22 Fourniture et pose de sonnerie Voir plan U
Fourniture et pose de sonnerie
14.23 Fourniture et pose climatiseur Voir plan U
Fourniture et pose climatiseur
14.24 Fourniture et pose ascenseur Voir plan U
Installation et montage d’ascenseur

15- PEINTURE ET VITRERIE


N° DESIGNATION CONCERNE Unité
15.01 Application enduit baissier Mur intérieur et plafond m 2
Application enduit baissier sur faces intérieures et
plafonds compris ponçage
15.02 Badigeonnage Mur extérieur (façades) m2
Badigeonnage en une couche de peinture à l’eau
15.03 Peinture plastique spéciale intérieure Mur intérieur et plafond m 2
Peinture plastique spéciale intérieure genre
NIGATEX, appliquée en deux couches
15.04 Peinture plastique spéciale extérieure Mur extérieur (façades) m2
Peinture plastique spéciale extérieure genre
SILEXTRA, appliquée en deux couches
15.05 Peinture à l’huile Mur salle d’eau et m2

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Mémoire de fin d’études

Peinture à l’huile genre COFABRIL appliquée en cuisine


deux couches
15.06 Peinture à l’huile brillante Menuiserie bois sauf m2
Peinture à l’huile brillante (laquée alkyde satinée) palissandre
genre Haye lak appliquée en deux couches sur
couches d’impression
15.07 Peinture anti corrosion Menuiserie métallique m2
Peinture anti corrosion Zolmetal + couche de
finition en peinture à l’huile glycérophtalique
appliquée en deux couches
15.08 Peinture au vernis neutre MEB en palissandre et m2
Peinture au vernis neutre appliquée en 3 couches charpente toiture bar
15.09 Vitre Porte ½ vitrée MEB4, m2
Vitre en verre cathédrale MEB5, MEB6

16- AMENAGEMENT EXTERIEUR


CLOTURE
N° DESIGNATION CONCERNE Unité
16.01 Fouille en tranchée Fondation de la clôture m3
Fouille en tranchée sur terrain sableux à construire
16.02 Remblai Comblement de fouille m3
Remblai compacté par couche autour des fondations
16.03 Chargement et transport Evacuation des m3
Chargement et transport excédents de terres et
débris
16.04 béton de propreté Propreté sous fondation m3
Béton pour béton de propreté dosé à 200kg/m3, ép.
10
16.05 béton banché Fondation de la clôture m3
Béton pour béton banché dosé à 300kg/m3 à construire
16.06 Banchage Fondation en béton m3
Banchage en bois ordinaire banché
16.07 béton armé Amorce poteau, poteau m3
Béton pour béton armé dosé à 350kg/m3 et chaperon
16.08 Armature pour BA Les ouvrages concernés m3
Armature pour BA en acier TOR par l'article
16.09 Coffrage Les BA m2
Coffrage en bois ordinaire
16.10 Maçonnerie Mur en élévation de la m2
Maçonnerie de parpaing ciment 20x20x50hourdée clôture
au mortier de ciment dosé à 300kg/m3
16.11 Enduit au mortier de ciment Faces maçonnerie et m2
Enduit au mortier de ciment dosé à 350kg/m3 béton
16.12 Peinture acrylique Mur de clôture m2
Peinture acrylique genre SILEXTRA (ZOLPAN)
spéciale extérieure
ABRI GROUPE
16.13 Béton pour propreté Abri groupe m3

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Béton pour propreté sous semelle


16.14 Béton pour BA Abri groupe m3
Béton pour BA dosé à 400kg/m3
16.15 Table en bois dur Abri groupe U
Table en bois dur du pays de dim. 1,50m x 0,80m
16.16 Coffrage Abri groupe m2
Coffrage en bois
16.17 Hérissonnage Abri groupe m3
Hérissonnage en pierre sèche
16.18 Enduit au mortier de ciment Abri groupe m2
Enduit au mortier de ciment dosé à 350kg/m3
16.19 Etanchéité Abri groupe ml
Etanchéité multicouche
16.20 Naissance Abri groupe U
Naissance en T
16.21 Descente EP Abri groupe ml
Descente EP en PVC
16.22 Portail métallique Abri groupe U
Portail métallique à 2v de 120x250
16.23 Barreaudage Abri groupe U
Barreaudage métallique en fer tube carré de 25
16.24 Revêtement de sol Abri groupe m2
Revêtement de sol ; en carreaux GC 30x30
16.25 Peinture plastique Abri groupe m2
Peinture plastique spécial extérieur
16.26 Peinture à l’huile Abri groupe m2
Peinture à l’huile anti corrosion

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CHAPITRE II: DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DU


PROJET

I. COEFFICIENT DE MAJORATION DES DEBOURSES :


Le coefficient de majoration de déboursés K est donné par la relation suivante :

A1 A2
(1+ 100 ) + (1+ 100 ) (1+A1 )(1+A2 )
K
A3 TVA (1+TVA)
1- (100 ) (1+ 100 ) 1-A3

Avec :

: frais généraux proportionnels aux déboursés ;

A1 a1 +a2 +a3 +a4

: bénéfice brut et frais financier proportionnel au prix de revient de l’entreprise ;

A2 a5 +a6 +a7 +a8

: frais proportionnels aux TVA;

A3 a9

TVA =20% pour les travaux ;

La signification des « » et les valeurs des « » sont données dans le tableau suivant :

Tableau 123: valeur des « »:

Origine des frais Décomposition à l’intérieur de Indice de


chaque catégorie de frais composition
Frais généraux Frais d’agence et patente 1,5
proportionnels aux Frais de chantier 3
déboursés Frais d’étude et de laboratoire 2,7
assurances
Bénéfice brut et frais Bénéfice net et impôt sur le bénéfice
financiers Aléas techniques
proportionnels aux Aléas de révision des prix
prix de revient Frais financiers
Frais proportionnel frais de siège
au prix règlement
avec TVA
On trouve une valeur du coefficient de majoration de déboursés

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II. SOUS DETAIL DES PRIX UNITAIRES :


Les sous détail des prix est à la base de la détermination des prix unitaires qui serviront à
établir le devis estimatif. Cette évaluation est basée sur l’estimation d’un rendement selon la
nature de chaque tache à réaliser.

Le prix unitaire est donné par la relation suivante :

D
PU k
R
Ou D : les déboursés ;

R : le rendement des taches.

Quelques types de sous détails des prix unitaires sont présentés en annexe :

III. DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DU PROJET


Tableau 124: bordereau Détail Estimatif
1-INSTALLATION ET REPLI DE CHANTIER
N° DESIGNATION Uté Qté PU (Ar) MONTANT
Installation de chantier
1.01 Amenée des matériels, fft 1 50 000 000,00 50 000 000,00
1.02 baraquement, fft 1 15 000 000,00 15 000 000,00
1.03 clôture du chantier ml 205 35 000,00 7 175 000,00
1.04 Replie de chantier fft 1 35 000 000,00 35 000 000,00
TOTAL INSTALLATION ET REPLI DE CHANTIER 107 175 000,00

2- TERRASSEMENT
2.01 Abattage d’arbre U 7 160 000,00 1 120 000,00
2.02 Débroussaillage et décapage m 2 884 2 000,00 1 768 000,00
2.03 Fouille en excavation m2 284 10 000,00 800 000,00
2.04 Fouille en rigole et en tranchée m3 85 7 200,00 612 000,00
2.05 Forage pour pieux ml 350 000,00 161 700 000,00
2.06 Remblais sous hérissonnage pour comblement m3 105
de fouille 12 000,00 1 260 000,00
2.07 Chargement et transport m 3 156 35 000,00 5 460 000,00
TOTAL TERRASSEMENT 172 720 000,00

3- OUVRAGE EN INFRASTRUCTURE
3.01 Mise en station des pieux fft 1,00 65 000 000,00 65 000 000,00
3.02 Béton dosé à 200kg de ciment m 3 42 350 000,00 14 700 000,00
3.03 Béton dosé à 350kg de ciment m3 520 500,00 72 870 000,00
3.04 Armature de béton kg 6 300,00 29 106 000,00
3.05 Coffrage en bois ordinaires m2 22 000,00 14 850 000,00
3.06 béton de forme dosé à 300kg/m3 m3 140 414 800,00 58 072 000,00
3.07 Armature pour béton kg 9 300 6 300,00 52 920 000,00

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Mémoire de fin d’études

3.08 béton banché m3 12 414 800,00 4 977 600,00


3.09 Banchage m3 90 25 000,00 2 250 000,00
3.10 Film polyane 4mm sous béton forme m2 1 150 15 000,00 17 250 000,00
3.11 Hérissonnage m3 115 115 000,00 13 225 000,00
TOTAL OUVRAGE EN INFRASTRUCTURE 345 220 600,00

4- ASSAINISSEMENT
4.01 Tuyau PPR Dn 15 à 25 ml 760 8 500,00 6 460 000,00
4.02 Tuyau en PVC 36/40 ml 440 15 000,00 6 600 000,00
4.03 Tuyau PVC 100 ml 180 25 000,00 4 500 000,00
4.04 Tuyau PVC 100 ml 186 25 000,00 4 650 000,00
4.05 Regard en béton armé U 9 350 000,00 3 150 000,00
4.06 Fosse septique pour 50 personnes U 1 6 800 000,00 6 800 000,00
4.07 Fosse septique pour 25 personnes U 2 3 750 000,00 7 500 000,00
4.08 Puisard absorbante U 2 450 000,00 900 000,00
TOTAL ASSAINISSEMENT 40 560 000,00

5- OUVRAGE EN SUPERSTRUCTURE
5.01 Béton dosé à 350kg de ciment m3 496 520 500,00 258 168 000,00
5.02 Armature pour béton kg 36 079 6 300,00 227 297 700,00
5.03 Coffrage en bois ordinaire m2 5 400 22 000,00 118 800 000,00
5.04 Plancher à corps creux m2 3 946 45 000,00 177 570 000,00
5.05 Maçonnerie en agglos d’épaisseur 0,20 m m2 4 358 80 300,00 338 785 700,00
5.06 Maçonnerie en agglos d’épaisseur 0,10 m m2 1 515 50 700,00 64 389 000,00
TOTAL OUVRAGE EN SUPERSTRUCTURE 1 185 010 400,00

6 - CHARPENTE, COUVERTURE ET PLAFONNAGE


6.01 Charpente en bois dur m3 2,8 985 000,00 2 758 000,00
6.02 Planche de rive ml 20 25 000,00 500 000,00
6.03 Tuile m2 24 57 000,00 1 368 000,00
6.04 Faitière ml 16 25 000,00 400 000,00
6.05 chenaux ml 9 45 000,00 405 000,00
6.06 Naissance en T U 33 250 000,00 8 250 000,00
6.07 Tuyau PVC 100 ml 456 25 000,00 11 400 000,00
TOTAL CHARPENTE, COUVERTURE ET PLAFONNAGE 25 081 000,00

7- ENDUIT-CHAPES
7.01 Enduit ordinaire dosé à 350 kg de ciment m 2 12 100 12 900,00 156 090 000,00
7.02 Les enduits concernés par l'article 7.01 m 2 11 400 12 900,00 147 060 000,00
7.03 Chape au mortier de ciment dosé à 400kg/m3 m2 5 775 14 000,00 80 850 000,00
7.04 Chape au mortier de ciment dosé à 400kg/m3 m2 680 12 000,00 8 160 000,00
TOTAL ENDUIT - CHAPES 392 160 000,00

8- CARRELAGE - REVETTEMENT ET ETANCHEITE


8.01 Carreau grès cérame 50 x 50 m2 300 85 000,00 25 500 000,00
8.02 Plinthe en grès cérame 30 x 30 ml 120 25 000,00 3 000 000,00
8.03 Carreau grès cérame 40 x 40 m 2 400 90 000,00 36 000 000,00

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 232
Mémoire de fin d’études

8.04 Plinthe en grès cérame 40 x 40 ml 260 15 000,00 3 900 000,00


8.05 Carreau vitrifié 60 x 60 m 2 450 95 000,00 42 750 000,00
8.06 Plinthe en carreau vitrifié 60 x 60 ml 200 15 000,00 3 000 000,00
8.07 Carreau vitrifié 60 x 60 m 2 1750 100 000,00 175 000 000,00
8.08 Plinthe en carreau vitrifié de 60 x 60 ml 385 15 000,00 5 775 000,00
8.09 parkex m 2 1530 154 000,00 235 620 000,00
8.10 Plinthe en palissandre ml 942 15 000,00 20 700 000,00
8.11 Carreau de faïence 20 x 20 m 2 1000 90 000,00 90 000 000,00
8.12 Fer cornière 30x30x3 ml 160 15 000,00 2 400 000,00
8.13 Baguette de seuil m 2 30 30 000,00 900 000,00
8.14 Etanchéité multicouche m2 930 85 000,00 79 050 000,00
8.15 Dallette ciment (tomette) m2 107 40 000,00 4 280 000,00
TOTAL CARRELAGE - REVETTEMENT ET ETANCHEITE 727 875 000,00

9- MENUISERIE - QUINCAILLERIE
9.01 Porte pleine type isoplane de 70x215 U 60 450 000,00 27 450 000,00
9.02 Porte pleine type isoplane de 80x215 U 41 516 000,00 13 416 000,00
9.03 Porte pleine type isoplane de 120x215 U 12 774 000,00 6 192 000,00
9.04 Porte demi vitrée en palissandre de 150x215 U 4 1 935 000,00 7 740 000,00
9.05 Porte demi vitrée en palissandre de 100x215 U 18 1 290 000,00 15 480 000,00
9.06 Porte demi vitrée en palissandre de 120x215 U 7 1 548 000,00 7 740 000,00
9.07 Demi-porte pleine en palissandre de 70x120 U 1 504 000,00 504 000,00
9.08 Demi-porte pleine en palissandre de 80x120 U 1 336 000,00 336 000,00
9.09 Porte pleine en palissandre de 120x215 U 6 1 548 000,00 6 192 000,00
9.10 Porte pleine en palissandre de 90x215 U 2 1 161 000,00 2 322 000,00
9.11 Porte placard pour séjour U 39 3 160 000,00 82 160 000,00
9.13 Porte placard en bois dur pour le bar U 4 640 000,00 2 560 000,00
9.14 Porte placard en bois dur pour la cuisine U 52 330 000,00 9 240 000,00
9.15 Porte placard pour cuisine en R+5 U 8 350 000,00 2 800 000,00
9.16 Garde-corps en palissandre ml 152 85 000,00 12 920 000,00
9.17 Escalier à limon, en bois dur U 1 8 000 000,00 8 000 000,00
TOTAL MENUISERIE - QUINCAILLERIE 205 052 000,00

10- MENUISERIE ALUMINIUM ET VITRERIE


10.01 Ensemble châssis vitré fixe de 400x250 U 1 12 000 000,00 12 000 000,00
10.02 Ensemble châssis vitré fixe de 300x345 U 2 12 500 000,00 25 000 000,00
10.03 Ensemble châssis vitré fixe de 365x345 U 2 7 800 000,00 15 600 000,00
10.04 Ensemble châssis vitré fixe de 185x345 U 2 2 160 000,00 4 320 000,00
10.05 Ensemble châssis vitré fixe de 345x345 U 2 6 500 000,00 13 000 000,00
10.06 Ensemble châssis vitré fixe de 200x345 U 2 5 500 000,00 11 000 000,00
10.07 Ensemble châssis vitré fixe de 355x345 U 2 7 250 000,00 14 500 000,00
10.08 Ensemble châssis vitré fixe de 565x345 U 2 8 900 000,00 17 800 000,00
10.09 Ensemble châssis vitré fixe de 470x345 U 2 7 850 000,00 15 700 000,00
10.10 Ensemble châssis vitré fixe de 485x345 U 2 13 500 000,00 27 000 000,00
10.11 Ensemble châssis vitré fixe de 385x345 U 4 7 800 000,00 31 200 000,00
10.12 Ensemble châssis vitré fixe de 300x345 U 64 9 850 000,00 591 000 000,00
10.13 Ensemble châssis vitré fixe de 450x345 U 8 10 000 000,00 80 000 000,00
10.14 Ensemble châssis vitré fixe de 485x345 U 8 17 800 000,00 142 400 000,00
10.15 Ensemble châssis vitré fixe de 385x345 U 8 13 500 000,00 108 000 000,00
10.16 Ensemble châssis vitré fixe de 700x345 U 4 14 800 000,00 59 200 000,00

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10.17 Ensemble châssis vitré fixe de 500x345 U 3 9 900 000,00 19 800 000,00
10.18 Ensemble châssis vitré fixe de 472.5x255 U 2 8 700 000,00 17 400 000,00
10.19 Ensemble châssis vitré fixe de 300x255 U 2 1 800 000,00 3 600 000,00
10.20 Porte ½ vitrée de 120x215 U 1 1 500 000,00 1 500 000,00
10.21 Porte ½ vitrée de 70x215 U 2 1 014 000,00 2 028 000,00
10.22 Châssis vitré coulissant de 120x100 U 14 1 014 000,00 10 140 000,00
10.23 Châssis vitré coulissant de 120x115 U 4 1 110 000,00 4 440 000,00
10.24 Châssis NACO de 60x65 U 39 540 000,00 21 600 000,00
10.25 Châssis NACO de 120x65 U 1 1 020 000,00 1 020 000,00
TOTAL MENUISERIE ALUMINIUM ET VITRERIE 1 249 248 000,00

11- MENUISERIE METALLIQUE


11.01 Volet roulant 400x250 U 1 3 500 000,00 3 500 000,00
11.02 Volet roulant 300x250 U 2 3 000 000,00 6 000 000,00
11.03 Grille de protection de 485x345 U 2 2 509 875,00 5 019 750,00
11.04 Grille de protection de 385x345 U 2 1 992 375,00 3 984 750,00
11.05 Grille de protection de 300x345 U 12 1 552 500,00 18 630 000,00
11.06 Éléments de garde-corps en fer rond TOR ml 412 15 000,00 6 180 000,00
11.07 Garde-corps métallique ml 960 25 000,00 24 000 000,00
11.08 Main courante U 190 30 000,00 5 700 000,00
11.09 Hotte de cheminée en TPN U 6 450 000,00 2 700 000,00
11.10 Barreaudage métallique de 35x110 U 4 41 250,00 165 000,00
11.11 Barreaudage métallique de 95x110 U 4 156 750,00 627 000,00
11.12 Barreaudage métallique de 40x110 U 12 66 000,00 792 000,00
11.13 Barreaudage métallique de 50x110 U 6 275 000,00 1 650 000,00
TOTAL MENUISERIE METALLIQUE 78 948 500,00

12- PLOMBERIE SANITAIRE


12.01 WC à l’anglaise U 29 600 000,00 20 400 000,00
12.02 Distributeur de papier hygiénique U 29 15 000,00 510 000,00
12.03 Urinoir U 2 250 000,00 500 000,00
12.04 Receveur de douche U 12 450 000,00 3 600 000,00
12.05 Porte savon U 34 15 000,00 510 000,00
12.06 Lavabo U 12 1 500 000,00 12 000 000,00
12.07 Porte serviette U 32 15 000,00 315 000,00
12.08 Evier U 15 450 000,00 9 900 000,00
12.09 Chauffe-eau U 12 450 000,00 3 600 000,00
12.10 Lavabo U 8 400 000,00 14 000 000,00
12.11 Miroir U 8 54 000,00 702 000,00
12.12 Siphon U 37 25 000,00 925 000,00
TOTAL PLOMBERIE SANITAIRE 66 962 000,00

13- PROTECTION INCENDIE


13.01 Bouche d’incendie U 6 39 500 000,00 79 000 000,00
13.02 Extincteur U 10 2 500 000,00 25 000 000,00
13.03 Panneau de signalisation U 6 15 000,00 90 000,00
TOTAL PROTECTION INCENDIE 104 090 000,00

14- ELECTRICITE
14.01 Installation Tableau général de distribution U 1 750 000,00 750 000,00

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14.02 Installation tableau divisionnaire U 25 1 520 000,00 38 000 000,00


14.03 Câblage électrique U 6 000 9 500,00 57 000 000,00
14.04 mise à la terre U 4 650 000,00 2 600 000,00
14.05 paratonnerre fft 1 785 000,00 785 000,00
14.06 Installation d’un point lumineux U 135 50 000,00 5 500 000,00
14.07 Installation de deux points lumineux U 50 65 000,00 3 900 000,00
14.08 Installation de trois points lumineux U 5 75 000,00 375 000,00
14.09 Installation de quatre points lumineux U 2 85 000,00 170 000,00
14.10 Installation d’un point lumineux avec U 5
interrupteur VV 65 000,00 325 000,00
14.11 Installation de deux points lumineux avec U 24
interrupteur VV 85 000,00 2 040 000,00
14.12 deux points lumineux commandés par trois U 3
boutons poussoirs 150 000,00 450 000,00
14.13 cinq points lumineux commandés par quatre U 3
boutons poussoirs 450 000,00 1 350 000,00
14.14 Installation de prise de courant 2P+T U 311 65 000,00 20 215 000,00
14.15 Fourniture et pose de hublot U 48 75 000,00 8 475 000,00
14.16 Fourniture et pose de réglette U 22 56 000,00 1 232 000,00
14.17 Fourniture et pose de globe plafonnier U 183 85 000,00 5 695 000,00
14.18 Fourniture et pose de globe sphérique U 4 98 000,00 392 000,00
14.19 Fourniture et pose de réglette mono U 13 56 000,00 896 000,00
14.20 Fourniture et pose de réglette avec vasque U 32 450 000,00 21 600 000,00
14.21 Fourniture et pose de brasseur d’air U 101 400 000,00 37 200 000,00
14.22 Fourniture et pose de sonnerie U 12 25 000,00 200 000,00
14.23 Fourniture et pose climatiseur U 64 1 800 000,00 57 600 000,00
14.24 Fourniture et pose ascenseur U 1 35 000 000,00 35 000 000,00
TOTAL ELECTRICITE 301 750 000,00

15- PEINTURE ET VITRERIE


15.01 Application enduit baissier m 2 11 636 12 500,00 145 450 000,00
15.02 Badigeonnage m 2 3 086 5 000,00 15 430 000,00
15.03 Peinture plastique spéciale intérieure m2 11 636 15 000,00 174 540 000,00
15.04 Peinture plastique spéciale extérieure m2 3 086 17 500,00 54 005 000,00
15.05 Peinture à l’huile m2 1 944 20 000,00 38 880 000,00
15.06 Peinture à l’huile brillante m2 1 000 20 000,00 20 000 000,00
15.07 Peinture anti corrosion m2 850 15 000,00 12 750 000,00
15.08 Peinture au vernis neutre m2 280 9 000,00 2 520 000,00
15.09 Vitre m2 30 65 000,00 1 950 000,00
TOTAL PEINTURE ET VITRERIE 465 525 000,00

16- AMENAGEMENT EXTERIEUR


CLOTURE
16.01 Fouille en tranchée m3 38 10 000,00 380 000,00
16.02 Remblai m3 14 7 200,00 100 800,00
16.03 Chargement et transport m3 24 35 000,00 840 000,00
16.04 béton de propreté m3 5,5 309 000,00 1 699 500,00
16.05 béton banché m3 24 414 800,00 9 955 200,00
16.06 Banchage m2 112 25 000,00 2 800 000,00
16.07 béton armé m3 14 520 500,00 7 287 000,00

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16.08 Armature pour BA kg 1050 6 300,00 6 615 000,00


16.09 Coffrage m 2 60 22 000,00 1 320 000,00
16.10 Maçonnerie m2 130 80 300,00 10 439 000,00
16.11 Enduit au mortier de ciment m2 370 12 900,00 4 773 000,00
16.12 Peinture acrylique m2 370 17 500,00 6 475 000,00
TOTAL CLOTURE 52 684 500,00
ABRI GROUPE
16.13 Béton pour propreté m3 0,4 309 000,00 123 600,00
16.14 Béton pour BA m3 12 520 500,00 6 246 000,00
16.15 Table en bois dur U 1 11 000,00 11 000,00
16.16 Coffrage m 2 156 22 000,00 3 432 000,00
16.17 Hérissonnage m3 1,5 115 000,00 172 500,00
16.18 Enduit au mortier de ciment m2 98 17 000,00 1 666 000,00
16.19 Etanchéité ml 41 85 000,00 3 485 000,00
16.20 Naissance U 4 250 000,00 1 000 000,00
16.21 Descente EP ml 16 25 000,00 400 000,00
16.22 Portail métallique U 1 180 000,00 180 000,00
16.23 Barreaudage m2 36 45 000,00 1 620 000,00
16.24 Revêtement de sol m2 16 45 000,00 720 000,00
16.25 Peinture plastique m2 98 17 500,00 1 715 000,00
16.26 Peinture à l’huile m2 46 8 000,00 368 000,00
TOTAL ABRI GROUPE 21 139 100,00
TOTAL AMENAGEMENT EXTERIEUR 73 823 600,00

Tableau 125: récapitulation

N° prix désignation Montant en ariary


1 INSTALLATION ET REPLI DE CHANTIER 107 175 000,00
2 TERRASSEMENT 172 720 000,00
3 OUVRAGE EN INFRASTRUCTURE 345 220 600,00
4 ASSAINISSEMENT 40 560 000,00
5 OUVRAGE EN SUPERSTRUCTURE 1 185 010 400,00
6 CHARPENTE, COUVERTURE, PLAFONNAGE 25 081 000,00
7 ENDUIT-CHAPES 392 160 000,00
8 CARRELAGE-REVETEMENT-ETANCHEITE 727 875 000,00
9 MENUISERIE- QUINCAILLERIE 205 052 000,00
10 MENUISERIE ALUMINIUM ET VITRERIE 1 249 248 000,00
11 MENUISERIE METALIQUE 78 948 500,00
12 PLOMBERIE SANITAIRE 66 962 000,00
13 PROTECTION INCENDIE 104 090 000,00
14 ELECTRICITE 301 750 000,00
15 PEINTURE ET VITRERIE 465 525 000,00
16 AMENAGEMENT EXTERIEUR 73 823 600,00
MONTANT TOTAL HORS TVA 5 541 201 100,00
TVA 20% 1 108 240 220,00
MONTANT TOTAL TTC 6 649 441 320,00

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Arrêté le montant total estimé du projet à la somme de SIX MILLIARD SIX CENT
QUARENTE NEUF MILLION QUATRE CENT QUARENTE ET UN MILLE TROIS
CENT VINGT Ariary (6 649 441 320 Ar) y compris la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
aux taux de VINGT pour cent (20%) pour un montant de UN MILLIARD CENT HUIT
MILLION DEUX CENT QUARENTE MILLE DEUX CENT VINGT Ariary.

Le cout au mètre carré bâti de ce projet est de UN MILLION SIX CENT VINGT
NEUF MILLE SEPT CENT SOIXANTE CINQ Ariary (1 629 765 Ar).

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CHAPITRE IV : ETUDE DE RENTABLITE


La rentabilité est une notion entre un résultat financier et les moyens mis en œuvre pour
l’obtenir.

En terme simple, un investissement est considéré rentable lorsque le flux de recettes qu’il
rapporte est supérieur aux dépenses qu’il a engagé. Le principe de rentabilité ne s’applique
donc qu’aux investissements productifs.

1. Investissement :
Un investissement est définie comme une acquisition de moyen de production physique à être
utiliser de façon durable dans l’entreprise tels que des bâtiments ou des machines.

2. Les immobilisations :
Les fonds d’immobilisations concernent les éléments suivants :

 Le terrain dont le prix au mètre carré est estimé à 50 000 Ariary/ soit
97 550 000Ariary ;
 Le cout total de la construction :

D’après le bordeaux des détails estimatifs, le cout total de la construction est arrêté à la
somme de 6 649 441 320,00Ariary.

La prestation du maitre d’œuvre est évaluée à 8% du cout de la construction soit alors le


montant de 531 955 305,60 Ariary

Le maitre de l’ouvrage désigne la personne physique ou morale pour le compte de laquelle les
travaux sont effectués. Il doit investir un fond de 7 278 946 625,60 Ariary.

3. Recette annuelle :
Ce sont les chiffres d’affaires prévisionnelles pour ce bâtiment. Dans notre cas, elles sont
constituées par :

 Les loyers des appartements ;


 Les loyers des salles de bureau ;
 Les loyers des locaux commerciaux.

Tableau 126: recette annuelle :

locaux unité quantité Location par Total par Total par an


mois (Ar/unité) mois (Ar) (Ar)
Salle de réception U 1 4 000 000 4 000 000 48 000 000,00
appartement U 8 1000 000 8 000 000 96 000 000,00
bureau 900 30 000 27 000 000 324 000 000,00
Espace commerciale 584 60 000 35 040 000 420 480 000,00
TOTAL 888 480 000,00

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La recette annuelle de notre construction est ainsi estimée à 888 480 000Ariary pour la
première année d’exploitation. Cette recette s’accroit de douze pourcent chaque année à cause
de l’actualisation de la devise monétaire et de l’inflation.

4. Les charges annuelles :


Les charges annuelles incombent les couts futures de maintenance et d’exploitation de la
construction. On peut distinguer deux types de charges :

 La charge variable, qui est l’ensemble des charges qui varient d’un produit à un autre
(selon sa forme, sa qualité, etc.) lors de l’exploitation du bâtiment ;
 La charge fixe, qui est l’ensemble des charges qui varient peu lors de l’exploitation du
bâtiment. Il s’agit du salaire du personnel.

Dans notre cas, la charge variable est estimée à 25% du chiffre d’affaire, le cout fixe à 15 %.

5. Méthode de calcul des indicateurs de rentabilité :


De nombreuses méthode peuvent être utilisées pour pouvoir estimer la rentabilité futur d’un
projet d’investissement, les plus couramment utilisées sont :

 La valeur Actuelle Nette (VAN) ;


 Le taux de rentabilité interne (TIR) ;
 Le délai de récupération du capital investi (DRCI) ou pays back période ;
 Indice de profitabilité(IP).
5.1. Valeur Actuelle Nette (VAN) :

La valeur actuelle nette mesure la création de valeur du projet.

CF(t)
VAN ∑ -l
(1+a)t 0
t 1

Pour qu’un projet soit rentable il faut que la VAN soit positive.

5.2. Taux de rentabilité interne (TRI) :

Le TRI est le taux d’actualisation appliqué au cash-flow qui permet d’annuler le VAN.

5.3. Le pays back période :

Il est le période nécessaire pour couvrir la dépense d’investissement. Entre autre, c’est le
délai pour lequel la somme des cash-flows après actualisation est égale au décaissement du a
l’investissement. Il faut que le délai soit à l’inferieur de la durée de vie du projet.

5.4. Indice de profitabilité (IP):

C’est le rapport entre la somme des bénéfices actualisés et l’investissement nécessaire à la


réalisation du projet.

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CF(t)
IP ∑ /l
(1+a)t 0
t 1

Pour que la rentabilité du projet soit acceptée, il faut que IP > 1

6. Résultat des calculs de rentabilité :


Tableau 127: cash-flow prévisionnelle sans actualisation :

CA(Ar) CF 15% CV 25% MCV FB (Ar) Impôt FN (Ar)


(Ar) (Ar) (Ar) (Ar)
1 888 480 000 133 272 000 222 120 000 666 360 000 533 088 000 106 617 600 426 470 400
2 995 097 600 149 264 640 248 774 400 746 323 200 597 058 560 119 411 712 477 646 848
3 1 114 509 312 167 176 397 278 627 328 835 881 984 668 705 587 133 741 117 534 964 470
4 1 248 250 429 187 237 564 312 062 607 936 187 822 748 950 258 149 790 052 599 160 206
5 1 398 040 481 209 706 072 349 510 120 1 048 530 361 838 824 289 167 764 858 671 059 431
6 1 565 805 339 234 870 801 391 451 335 1 174 354 004 939 483 203 187 896 641 751 586 563
7 1 753 701 979 263 055 297 438 425 495 1 315 276 484 1 052 221 188 210 444 238 841 776 950
8 1 964 146 217 294 621 933 491 036 554 1 473 109 663 1 178 487 730 235 697 546 942 790 184
9 2 199 843 763 329 976 564 549 960 941 1 649 882 822 1 319 906 258 263 981 252 1 055 925 006
10 2 463 825 014 369 573 752 615 956 254 1 847 868 761 1 478 295 009 295 659 002 1 182 636 007
11 2 759 484 016 413 922 602 689 871 004 2 069 613 012 1 655 690 410 331 138 082 1 324 552 328
12 3 090 622 098 463 593 315 772 655 525 2 317 966 574 1 854 373 259 370 874 652 1 483 498 607
13 3 461 496 750 519 224 512 865 374 187 2 596 122 562 2 076 898 050 415 379 610 1 661 518 440
14 3 876 876 360 581 531 454 969 219 090 2 907 657 270 2 326 125 816 465 225 163 1 860 900 653
15 4 342 101 523 651 315 228 1 085 525 381 3 256 576 142 2 605 260 914 521 052 183 2 084 208 731
16 4 863 153 706 729 473 056 1 215 788 426 3 647 365 279 2 917 892 223 583 578 445 2 334 313 779
17 5 446 732 150 817 009 823 1 361 683 038 4 085 049 113 3 268 039 290 653 607 858 2 614 431 432
18 6 100 340 009 915 051 001 1 525 085 002 4 575 255 006 3 660 204 005 732 040 801 2 928 163 204
19 6 832 380 810 1 024 857 121 1 708 095 202 5 124 285 607 4 099 428 486 819 885 697 3 279 542 789
20 7 652 266 507 1 147 839 976 1 913 066 627 5 739 199 880 4 591 359 904 918 271 981 3 673 087 923

Tableau 128: cash-flow prévisionnelle actualisé :

année Flux net (Ar) Coef. Bénéfice actualisé (Ar) Cumul des
bénéfices (Ar)
0 2012 7 233 586 625,60
1 2013 426 470 400,00 0,909 387 700 363,64 387 700 363,64
2 2014 477 646 848,00 0,826 394 749 461,16 782 449 824,79
3 2015 534 964 469,76 0,751 401 926 724,09 1 184 376 548,88
4 2016 599 160 206,13 0,683 409 234 482,71 1 593 611 031,59
5 2017 671 059 430,87 0,621 416 675 109,67 2 010 286 141,25
6 2018 751 586 562,57 0,564 424 251 020,75 2 434 537 162,00
7 2019 841 776 950,08 0,513 431 964 675,67 2 866 501 837,68
8 2020 942 790 184,09 0,467 439 818 578,87 3 306 320 416,54
9 2021 1 055 925 006,18 0,424 447 815 280,30 3 754 135 696,84
10 2022 1 182 636 006,92 0,386 455 957 376,31 4 210 093 073,15
11 2023 1 324 552 327,75 0,350 464 247 510,42 4 674 340 583,57
12 2024 1 483 498 607,08 0,319 472 688 374,25 5 147 028 957,82
13 2025 1 661 518 439,93 0,290 481 282 708,32 5 628 311 666,14
14 2026 1 860 900 652,72 0,263 490 033 303,02 6 118 344 969,16
15 2027 2 084 208 731,05 0,239 498 942 999,44 6 617 287 968,60
16 2028 2 334 313 778,78 0,218 508 014 690,34 7 125 302 658,94
17 2029 2 614 431 432,23 0,198 517 251 321,07 7 642 553 980,01
18 2030 2 888 614 809 0,180 526 655 890,55 8 169 209 870,56
19 2031 3 235 248 586 0,164 536 231 452,19 8 705 441 322,75
20 2032 3 623 478 416 0,149 545 981 114,96 9 251 422 437,71

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7. Interprétation des résultats :


A 10% : VAN = 1 972 475 812,11 Ariary : la VAN est positif, ce qui implique que le projet
peut être accepté car il est rentable.

TRI 12,4% qui est supérieur aux taux de l’emprunt qui est de 10%. Ceci nous permettra de
dire que nous avons une marge de sécurité de 2,40%.

Le TRI d’un projet peut être considéré comme le taux d’intérêt maximal que l’entreprise
peut supporter pour financer sans investissement.

DRCI : 16 ans 3 mois et 17 jours qui est assez inferieur à la durée de remboursement des
dettes, ce qui implique la rentabilité financière du projet .

IP = 1,279 >1 : la rentabilité du projet est acceptable. La rentabilité par unité d’investissement
est de 0,279.

En définitive, nous pouvons dire que notre projet est rentable

8. Planning d’exécution :
Le dressage du planning d’exécution a été réalisé avec logiciel MS PROJECT 2007 ; c’est un
logiciel très utilisé dans le domaine du bénie civil, vu sa capacité de donner avec une certaine
précision le délai d’exécution des travaux en entrant uniquement la durée de travaux pour
chaque tache élémentaire. Il est tiré à partir du rendement estimé pour chaque tache.

Le délai d’exécution des travaux est estimé à 14 mois et 17 jours. (Tableau en annexe)

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CHAPITRE V : ANALYSE ENVIRONNEMENTALE


La mise en valeur et la gestion rationnelle et efficace des ressources naturelles devra
être prise en compte lors de la conception d’un ouvrage ; ceci afin de préserver
l’environnement d’une manière durable et de contribuer à l’essor économique national bien
que les bâtiments et les acquis du développement fournissent d’innombrable avantage.

L’analyse des impacts environnementaux liés à notre projet consiste à :

 Etudier les caractéristiques naturelles et environnementales (facteur humaines et


sociaux, caractéristique générales des terrains,…) ;
 Recueillir la perception de la population concernant le projet (programme de
consultation public) ;
 Etudier, analyser et évaluer les impacts positifs et négatifs ;
 Présenter les alternatives et les mesures d’atténuation.

I. DESCRIPTION DU PROJET :
Cette section présente les éléments requis pour présenter la description du projet envisagé.
Selon le type d’aménagement proposé, le projet comporte les quatre phases suivantes :

 Identification, définition du projet : études de localisation et de choix de site, études


techniques, études économiques, etc… ; et préparation : acquisition du terrain, plan
d’aménagement, etc.
 Construction : déboisement, aménagement spatial, implantation des infrastructures,
installation des équipements, organisation des activités connexes ;
 Exploitation et maintenance : transport et circulation, rejet des eaux usées et déchets.

1. Les ressources utilisées par le projet :

1.1. Les matériaux de construction :


Comme matériaux de construction, on peut citer les différents types de graviers, les liants
hydrauliques et hydrocarbonés, les aciers,…. Ces matériaux proviennent des carrières, usine
ou des centrales de préparation, ensuite ils sont transportés par des engins vers le milieu
d’implantation du projet.

1.2. Les ressources naturelles :


Ce sont les ressources physiques (sols, eaux), les ressources biologiques (bois) et les
ressources humaines (mains d’œuvres, personnels,..)

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Mémoire de fin d’études

1.3. L’énergie utilisée :


L’énergie utilisée pendant la réalisation du projet est l’énergie obtenue par la combustion des
carburants ; C’est-à-dire l’énergie nécessaire pour le fonctionnement des engins, machines,
qui ont des moteurs à combustion.

1. Description des composantes du milieu récepteur les plus pertinentes :


Cette section présente la liste des principales composantes de l’environnement qui doivent
faire l’objet d’une description appropriée dans l’étude d’impacts.
Les caractéristiques naturelles et socioculturelles de l’environnement constituent les
éléments potentiel en raison de leur valeur esthétique, récréative, éducative ou scientifique.
La description des composantes les plus pertinentes du milieu mettra l’accent sur :
- La végétation ;
- La faune ;
- Le milieu humaine et social, la démographie, le système foncier, les activités
économiques, les qualités de vie, le patrimoine ;
- L’air ambiant, émissions et concentration de la circulation des engins avec les autres
sources de pollution ;
- Les bruits : les intensités sonores ;
- La nature des sols et des dépôts de surface ;
- Les milieux aquatique et /ou semi aquatiques ;
- La qualité physico-chimique et bactériologique des eaux de surfaces.
Tableau 129: les composantes affectées selon la nature des travaux :
Phase préparatoire
Démolition des infrastructures en ruine Végétation, paysage, population
Recrutement des ouvriers Population, emploi
Installation de chantier Végétation, paysage
Transports et circulation des engins, Circulation et sécurité routière, végétation, habitats
machinerie et des équipements faunistiques et population
Phase de construction
terrassement Sols, eaux de surface, sédimentations air, végétation,
paysage, utilisation du sol, activités humaines, économie,
emploi, patrimoine culturel
Circulation des engins Sol, sédiment, ambiance sonore
Déblai, remblai Sols, eaux de surface, sédimentations, air, végétation,
habitats faunistiques, paysage, utilisation du sol, activités
humaines, économie, emploi, patrimoine culturel.
engazonnement Sols, végétation, habitats faunistiques, paysages, activité
humaines.
Construction des infrastructures Sol, sédiment, air, eau, utilisation du sol, végétation,
habitats faunistiques.
Travaux d’assainissement Solo, eaux de surface, sédimentation, végétation, usage

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Mémoire de fin d’études

de l’eau, bruit, utilisation du sol, habitats faunistiques.


Exploitation de de carrière (titre à Sols, eaux de surface et souterraine, air, bruits,
explosif concassage, stockage) végétation, cultures, habitats faunistiques, patrimoine et
archéologique, habitations et tombeaux, population,
santé publique, sécurité routière.
Travaux d’emprunt : décapage, buttage, Sols, eaux de surface et souterraines, air, bruits,
extraction, excavation végétation, habitats faunistiques, patrimoine et
archéologique, activités humaines, population, santé
publique, sécurité routière
Transport des matériaux ou Air, bruits, santé publique, population, végétation
approvisionnement en matériaux
Dépôts de déchets Sols, eaux de surface et souterraines, végétation, santé
publique.
Phase de fermeture
Finition du chantier Paysage population
Evacuation des déchets de chantier Air, bruit, eau, sol, population
Libération des personnels et ouvriers Population, emplois
Phase d’exploitations
Transports et circulation Air, bruit, circulation et sécurité routière, population
Présence des infrastructures Ruissellement et infiltration des eaux de surface,
sédiment, air, bruits, activités humaines, population
Présence des équipements Sol, sédiment, eau, faune, flore, paysage, population,
économie, emploi
Approvisionnement en eau et énergie Eau, air, utilisation du sol, économies, population,
paysage, emploi
Rejet des eaux usées et déchets Sol, sédiments, eau, air, végétation, santé publique,
paysages, population
Entretien et réparation des infrastructures Sol, sédiment, eau, air, utilisation du sol économie,
emploi, paysage, habitats, faunistiques
Intervention mécaniques Végétation, habitats faunistiques
Intervention chimiques Air, végétation, santé publique, population

II. ANALYSE DES IMPACTS

1. Identification et évaluation des principaux impacts sur


l’environnement :
Un des objectifs de l’étude d’impact est d’identifier les effets d’un projet afin de le
modifier pour y apporter les ajustements visant à limiter les impacts négatifs. Dans le cadre de
la planification de ce projet, on est invité à retenir au départ une démarche de planification
environnementale qui vise à minimiser les effets environnementaux adverse dès l’étape e la
conception.
Voici les principaux impacts sur l’environnement du projet :

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Tableau 130: les principaux impacts sur l’environnement du projet à considérer lors de la
réalisation d’une étude d’impact :
ZONE IMPACTS PROBABLE COMPOSANTE
D’INFLUENCE DU MILIEU
MILIEU Assèchement des zones humides ; EAU
PHYSIQUE Accélération du ruissellement ;
Modification des caractéristiques et la disponibilité des eaux
de surface et souterrains ;
Contamination de la nappe phréatique et des eaux de surface
Dégradation de la qualité de l’air ; AIR
Altération de la qualité de l’air par la poussière et les
émissions des gaz nocifs ;
Pollution due à l’émanation des poussières.
Modification de la nature du sol ou des sédiments ; SOL
Modification de la topographie et destruction de l’esthétique
du paysage ;
Pollution du sol due aux éclats et débris rocheux.
MILIEU Disparition des espèces animales, menacées ou en voie FAUNE
BIOLOGIQUE d’extinction ;
Destruction ou modification d’habitat faunistique ;
Disparition ou diminution des espèces faunistiques.
Disparition des espèces végétales rares ; FLORE
Destruction ou modification de la couverture végétale ;
Fragilisation par morcellement de la couverture végétale.
Diminution de la productivité de l’écosystème terrestre t ECOSTYSTEME
aquatique ;
Réduction du nombre d’espèce de la biodiversité.
MILIEU Augmentation des risques de transmission de maladie d’une SOCIAL
HUMAINE communauté à l’autre à cause de l’augmentation des
échanges ;
Maladies pulmonaires irréversibles dues aux poussières de
carrière ;
Nuisances sonores dues au passage fréquent de camions ;
insécurité.
Développement du secteur informel. ECONOMIQUE
Effet sur le développement local (emploi, nouvelles
entreprises) ;
Emploi et achats des biens et des services lors de la
construction.

Impact visuels aux site et monuments historiques reconnus ; CULTUREL


Risque de perturbation des activités culturelles et aux
coutumes locales ou régionales ;
Risque de destruction des tombeaux et d’habitations emprise
dans l’aire du projet.

2. Mesure d’atténuation des impacts négatifs probables :


Les mesures d’atténuation se définissent comme l’ensemble des moyens envisagés
pour prévenir ou réduire l’importance des impacts sur l’environnement. L’étude doit fournir la
liste des actions, ouvrages, dispositifs, correctifs ou modes de gestion alternatifs qui seront

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appliqués pour prévenir, atténuer ou éliminer les impacts négatifs du projet. Les mesures
destinées à maximiser les retombées positives pourront aussi être mises en évidence.

2.1. Mesure général :


 Prévoir un mécanisme de concertation avec les populations locales pour favoriser
l'insertion harmonieuse du projet dans l'environnement social et culturel.
 Limiter le nombre de touristes pour respecter la capacité de charge des sites d’intérêt,
des aires protégées et des aires historiques et patrimoniales importantes.
 Former les guides et les tours opérateurs pour concevoir des activités touristiques
ayant le minimum d'impact sur l'environnement.
 Respecter des périmètres de protection autour des zones sensibles.
 Établir des calendriers de travaux pour limiter les inconvénients dans et à proximité
des zones sensibles pour la faune et les populations locales.
 Favoriser les retombées économiques et l’embauche locales.
 Compenser pour les impacts résiduels importants.

2.2. Mesures spécifiques :


Les mesures spécifiques viseront l’atténuation des impacts sur une composante de
l’environnement en particulier.
Le tableau suivant présente les mesures spécifiques pouvant être retenues dans le cas où
certains impacts seraient anticipés.
Tableau 131: mesure spécifiques pour l’atténuation des impacts
RECEPTEUR IMPACTS MESURES SPECIFIQUES
MILIEU PHYSIQUE
EAU Modification des Protection de la qualité des eaux de surfaces :
caractéristiques et la Eviter de circuler avec de la machinerie à
disponibilité des eaux de surface proximité des prise d’eau potable ;
et souterraines ; Respecter les réseaux d’écoulement existant ;
Modification de l’écoulement et Interdire le ravitaillement de la machinerie à
du drainage des eaux de surface proximité des cours d’eau.
et souterraine ; Protection de la nappe phréatique :
Contamination de la nappe Etablir des pratiques de forages adéquates ;
phréatique et des eaux de Sceller adéquatement les puits et forages avant leur
surface. abandon.
AIR Altération de la qualité de l’air Maintenir les véhicules de transport et la
par la poussière et les émissions machinerie en bon état de fonctionnement afin de
des gaz nocifs ; minimiser les émissions gazeuses et le bruit ;
Altération de l’ambiance Utiliser des abat-poussières et des unité de
sonore. récupération de poussière ;
Mettre en place des murs anti-bruits, lorsque
requis.

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SOL Erosion et dégradation du sol Construire des remblais dont la masse est adaptée à
la capacité portante des sols ;
Limiter les interventions sur les sols érodables,
choisir des véhicules adaptées à la nature su sol ;
Stabiliser le sol mécaniquement pour réduire le
potentiel d’érosion ;
Scarification des sols avant la remise en état.
MILEU BIOLOGIQUE
FAUNE Destruction ou modification des Obtenir les autorisations spéciales pour effectuer
habitats de la faune des travaux dans les réserves fauniques ou
écologiques ;
Aucun travail ne devra être réalisé dans les aires de
reproduction de la faune durant la période de
reproduction ;
Protéger les habitats productifs, les zones humides
et les zones frayères reconnues.

FLORE Destruction ou modification de Eloigner les équipements de la végétation ;


la couverture végétale. Ne jamais creuser de tranchée à moins d’un mètre
d’un arbre ;
Restaurer la végétation après la fin des travaux ;
Prévoir des aménagements pour protéger les
racines des arbres
MILIEU HUMAINE
SOCIALE Nuisances causés par Eviter ou limiter l’accumulation de tous types de
l’accumulation de déchets, de déchets hors et sur le site des travaux et prévoir les
produit polluants et lieux de leur traitement.
contaminants ; Stratégie d’insertion sociale du projet fondée sur la
Développement de migrations négociation et la participation de la population
spontanées ;
Transformation des habitudes de
vie.
CULTURE perturbation des sites culturels Optimiser la localisation et l’architecture des
reconnus ; équipements de manière à les intégrer à la
perturbation des coutumes et paysage ;
traditions ; Prévoir des installations s’harmonisant au
patrimoine architectural.
Pour protéger les intérêts des populations
traditionnelles et s’assurer de leur dignité, leur
droit et respecter leur particularisme, on doit
prévoir les procédures de consultation et de
participation ;
Prévoir des mesures adéquates (horaire de travail,
programme de communication pour informer la
population des travaux en cours).
L’identification et analyse des impacts ont permis d’identifier les enjeux
environnementaux du projet. En général, ils ont une importance moyenne.
Des mesures d’atténuation ont été préconisées pour réduire et/ou corriger les impacts négatifs.
Les retombes positives inhérentes à la fois à la réalisation du projet sont très importantes.

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PARTIE V
INFORMATIQUE

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Mémoire de fin d’études

Cette partie du livre consiste à l’explication du fonctionnement du logiciel


« EC2-CALC », un logiciel conçu pour le calcul des ouvrages en béton armé. Les règles de
construction que nous utilisons dans cette programmation est celui de l’EUROCODE 2 et le
langage de la programmation est celui du logiciel « visual basic 5 »

PRESENTATION DU LOGICIEL EC2-CALC :


Apres le lancement du logiciel, l’interface du logiciel ci-dessous s’affiche. Le nom du logiciel
EC2-CALC est composé de EC2 qui fait référence à l’Eurocode 2 et de CALC qui est juste
une abréviation de calculer.

Figure 53: Interface du logiciel :

Sur la fenêtre s’affiche le choix du programme de calcul à exécuter ; les choix sont les
suivantes :

Figure 54: choix du bouton de calcul :


: Étude d’une poutre en flexion simple ;

: Étude d’un poteau en flexion composée ;

: Étude d’un poteau en compression centrée.

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 249
Mémoire de fin d’études

Puis après un clic sur l’un des boutons, la fenêtre de calcul s’affiche ; prenons comme
exemple le cas du poteau en flexion composée.

Figure 55: fenêtre de calcul d’un poteau en flexion composée :

1. Barre des menus :

1.1. Sollicitations :
Sur ce menu sont introduites les sollicitations de calcul :

 MEd : moment fléchissant ultime [MNm] ;


 Mser : moment fléchissant de service [MNm] ;
 NEd : effort normal de compression à l’ELU [MN];
 Nser : effort normal de compression à l’ELS [MN].

1.2. Dimensions :
Sur ce menu, les dimensions de l’élément sont à introduire ; le dessin au milieu illustre les
caractéristiques de chacun des dimensions. L’unité est le mètre.

1.3. Matériaux :
Sur ce menu, les caractéristiques du béton et de l’acier sont à introduire :

 fck : résistance caractéristique à la compression du béton à 28 jours d’âge [MPa] ;


 fyk : limite d’élasticité des aciers [MPa]

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 250
Mémoire de fin d’études

1.4. Résultat :
Sur ce menu, les résultats de calcul s’affichent :

 la considération ou non des effets de second ordre ;


 la section est totalement ou partiellement comprimée ;
 la nécessité ou non des aciers comprimés ;
 les différentes sections d’armature nécessaires.

1.5. Vérification des contraintes :


Ce menu affiche et permet de vérifier les contraintes dans le béton et dans les aciers vis-à-vis
des contraintes limites.

2. Les boutons de commande :

2.1. Calculer :
Il permet de lancer le calcul après introduction des donnés.

2.2. Section aciers :


Il permet d’afficher une fenêtre affichant le tableau des sections d’armatures offrant à
l’utilisateur du logiciel le choix des diamètres et du nombre d’armature qu’il veut adopter.

Figure 56 : Sections des armatures en fonction de leur diamètre et leur nombre :

2.3. Menu principale :


Il permet de revenir sur le choix du calcul à effectuer.

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Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 251
Mémoire de fin d’études

CONCLUSION
Les études réalisées consistent en plus du dimensionnement de tous les éléments
suivant les règlements de l’Eurocode 2, à dimensionner et à comparer des éléments principaux
(poutre, poteau) suivants les deux règlements BAEL et Eurocode 2. L’Eurocode a été mis en
application en mars 2010 en vue de remplacer le BAEL, il est donc important de pouvoir
comparer les règlements tant du point de vue des processus de calcul que des dispositions
constructives.

La constatation est qu’il y a à la fois des différences et des ressemblances entre les
deux règlements du point de vue des caractéristiques mécaniques des matériaux (diagrammes)
mais également des méthodes de calcul. Les résultats sont relativement les mêmes entre les
deux règlements suivant les éléments étudiés

Certes, les Eurocodes ne sont pas encore les normes en vigueur à Madagascar de ce
jour mais il très est judicieux dès à présent de l’apprivoiser en vue de son imposition dans un
futur proche.

La faisabilité de ce projet a été justifiée dans les études effectuées dans le cadre de ce
mémoire mais aussi et surtout sa contribution dans la promotion d’une économie robuste et
d’un développement durable dans la première destination touristique de Madagascar, voire
même dans le pays entier. D’ailleurs, cela répondrait aux besoins de la population de Nosy Be
en matière d’infrastructure à usage commercial et touristique.

D’une part, l’élaboration de ce projet se trouve dans le cadre de la formation d’un


ingénieur à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo et conditionne l’obtention de ce
titre. D’autre part, c’est une manière d’évaluer la capacité analytique et résolutive des
étudiants face aux divers problèmes dans le milieu professionnel qu’ils ont choisi et aux
responsabilités qui les attendent

Enfin, nous espérons que, vu l’importance et la pertinence du présent projet / sujet sur
le plan technique et socioéconomique, ce projet sera considéré.

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics – Promotion 2011 Page 252
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

[1]. J. –MPAILLE. – Calcul des structures en béton, G12043, 2009.


[2]. J. ROUX. –Maitrise de l’eurocode 2 (tome 2), G12160, 2009.
[3]. J. ROUX. – Pratique de l’eurocode 2, G12044, 2009.
[4]. Jean PERCHAT – Eurocode 2.Béton armé : dispositions constructives – dispositions
et données générales – vérification des états limites ultimes – formules et données utiles (24-
09-2008)
[5]. Eurocode 2 (NF EN 1992-1-1 NA) : calcul des structures en béton _ Partie 1-1 Règles
générales et règles pour les bâtiments – Annexe nationale à la NF EN 1992-1-1 (mars 2007)
[6]. Eurocode 2 (NF EN 1992-1-2 NA) : calcul des structures en béton _ Partie 1-2 Règles
générales – calcul du comportement au feu – Annexe nationale à la NF EN 1992-1-2 (octobre
2007)
[7]. Eurocode 2 (NF EN 1992-1-1) : Calcul des structures en béton. Partie 1-1 : Règles
générales et règles pour les bâtiments (octobre 2005).
[8]. Eurocode 2 (NF EN 1992-1-2) : Calcul des structures en béton Partie 1-2 : règles
générales _ Calcul de comportement au feu (octobre 2005).
[9]. Eurocode 0 (NF EN 1990 : Eurocodes structuraux- Bases de calcul des structures
(mars 2003).
[10]. Eurocode 1 (NF EN 1991-1-1) Actions sur les structures _ Partie 1-1 : Actions
générales _ Poids volumiques _ Poids propres_ charges d’exploitation des bâtiments (mars
2003).
[11]. Ernst Neufert – LES ELEMENTS DES PROJETS DE CONSTRUCTION (8è édition)
–Dunod – 2002.
[12]. Henri THONIER- Conception et calcul de structures de bâtiment.
[13]. Jean Marie Husson – EUTDE DES STRUCTURES EN BETON (BAEL 91 révisé 99)
– Casteilla -2002.
[14]. Jean PERCHAT – Jean ROUX - PRATIQUE DU BAEL .91 – cours avec exercices
corrigés – EYROLLES, 1er Edition -1992.
[15]. Jean Marie BOUCHART – INITIATION AU BETON ARME
[16]. Jean COURBON – Calcul des structures.
[17]. Monographie de la région de Diana : 2007
[18]. MEMOIRE DE FIN D’ETUDES.
[19]. Les cours
LISTE DES ANNEXES

ANNEXE I : Effet du vent

ANNEXE II : Calcul de structure

ANNEXE III : Béton armé

ANNEXE IV : Fondation

ANNEXE V : Plan de ferraillage

ANNEXE VI : Second œuvre

ANNEXE VII : Plan d’architecture

ANNEXE VIII : Sous détail des prix


Mémoire de fin d’études

ANNEXE I

EFFET DU VENT

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page I
Mémoire de fin d’études

Coefficient de réduction δ des pressions dynamiques pour les grandes surfaces :

Coefficient de réponse ξ en fonction de la période T :

Ossature

Bâtiment à densité normal de parois (murs cloisons) avec ossature en acier ou en béton armé

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page II
Mémoire de fin d’études

Coefficient pour les constructions prismatiques à base quadrangulaire reposant sur le sol :

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page III
Mémoire de fin d’études

Coefficient de pulsation en fonction de la hauteur H :

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page IV
Mémoire de fin d’études

ANNEXE II

CALCUL DE STRUCTURE

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page V
Mémoire de fin d’études

Tableau : matrice de rigidité :


ӨA1 ӨA2 ӨA3 ӨA4 ӨA5 ӨB1 ӨB2 ӨB3 ӨB4 ӨB5 ӨC1 ӨC2 ӨC3 ӨC4 ӨC5 ӨD1 ӨD2 ӨD3 ӨD4 ӨD1 ᵠA0A1 ᵠA1A2 ᵠA2A3 ᵠA3A4 ᵠA4A5
A1 68,05 6,67 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,00 0,00 0,00 0,00
A2 6,67 68,05 6,67 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,00 0,00 0,00
A3 0,00 6,67 57,98 1,63 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00 -4,88 0,00
A4 0,00 0,00 1,63 47,90 1,63 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -4,88 -4,88
A5 0,00 0,00 0,00 1,63 44,64 0,00 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -4,88
B1 20,69 0,00 0,00 0,00 0,00 127,87 15,63 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -46,88 -46,88 0,00 0,00 0,00
B2 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 15,63 127,87 15,63 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -46,88 -46,88 0,00 0,00
B3 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 15,63 109,96 6,67 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -46,88 -20,00 0,00
B4 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 6,67 92,04 6,67 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,00
B5 0,00 0,00 0,00 0,00 20,69 0,00 0,00 0,00 6,67 78,71 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00
C1 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 173,97 31,50 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 -94,50 -94,50 0,00 0,00 0,00
C2 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 31,50 142,22 15,63 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 -94,50 -46,88 0,00 0,00
C3 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 15,63 92,56 6,67 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 -46,88 -20,00 0,00
C4 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 6,67 74,64 6,67 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,00
C5 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 6,67 61,31 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00
D1 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 0,00 86,49 15,63 0,00 0,00 0,00 -46,88 -46,88 0,00 0,00 0,00
D2 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 15,63 68,57 6,67 0,00 0,00 0,00 -46,88 -20,00 0,00 0,00
D3 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 6,67 50,65 6,67 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,00 0,00
D4 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 6,67 50,65 6,67 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,00
D5 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 11,99 0,00 0,00 0,00 6,67 37,32 0,00 0,00 0,00 0,00 -20,00
-20,0 0,00 0,00 0,00 0,00 -46,88 0,00 0,00 0,00 0,00 -94,50 0,00 0,00 0,00 0,00 -46,8 0,00 0,00 0,00 0,00 416,50 0,00 0,00 0,00 0,00
-20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 -46,88 -46,88 0,00 0,00 0,00 -94,50 -94,50 0,00 0,00 0,00 -46,8 -46,8 0,00 0,00 0,00 0,00 416,50 0,00 0,00 0,00
0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 -46,88 -46,88 0,00 0,00 0,00 -46,88 -46,8 0,00 0,00 0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 0,00 267,50 0,00 0,00
0,00 0,00 -4,88 -4,88 0,00 0,00 0,00 -20,00 -20,0 0,00 0,00 0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 0,00 129,77 0,00
0,00 0,00 0,00 -4,88 -4,88 0,00 0,00 0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 -20,0 -20,0 0,00 0,00 0,00 0,00 129,7

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page VI
Mémoire de fin d’études

Tableau : Matrice des forces nodales.

ELU ELS
1,35. G Kj,sup  1,5. Q K,1  0.9. W 1,35. G Kj,sup  1,5. Q K,1 G K, j  Q K,1  0,6. W G K, j  Q K,1
-26,158 -26,158 -17,439 -17,439
-26,158 -26,158 -17,439 -17,439
-26,158 -26,158 -17,439 -17,439
-26,158 -26,158 -17,439 -17,439
-42,982 -42,982 -28,654 -28,654
-103,731 -103,731 -69,154 -69,154
-101,478 -101,478 -67,652 -67,652
-101,478 -101,478 -67,652 -67,652
-101,478 -101,478 -67,652 -67,652
-165,274 -165,274 -110,183 -110,183
0,000 0,000 0,000 0,000
-2,146 -2,146 -1,431 -1,431
-2,146 -2,146 -1,431 -1,431
-2,146 -2,146 -1,431 -1,431
0,000 0,000 0,000 0,000
129,889 129,889 86,593 86,593
129,782 129,782 86,522 86,522
129,782 129,782 86,522 86,522
129,782 129,782 86,522 86,522
185,144 208,256 123,429 138,837
- -
-1248,048 -832,032
- -
-970,704 -647,136
- -
-693,360 -462,240
- -
-416,016 -277,344
- -
-138,672 -92,448

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page VII
Mémoire de fin d’études

COURBE ENVELLOPPE DES MOMENT FLECHISSANTS DES POUTRES ET DES POTEAUX A L’ELU (kN.m)

COURBE ENVELLOPPE DES MOMENT FLECHISSANTS


DES POUTRES A L’ELU (kN.m)

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page VIII
Mémoire de fin d’études

COURBE ENVELLOPPE DES MOMENT FLECHISSANTS DES POUTRES ET DES POTEAUX A L’ELS (kN.m)

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page IX
Mémoire de fin d’études

COURBE ENVELLOPPE DES EFFORTS TRANCHANTS DES POUTRES ET DES POTEAUX A L’ELU (kN.m)

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page X
Mémoire de fin d’études

COURBE ENVELLOPPE DES EFFORTS TRANCHANTS DES POUTRES ET DES POTEAUX A L’ELS (kN.m)

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XI
Mémoire de fin d’études

COURBES DES MOMENTS FLECHISSANTS (kN.m) ET DES EFFORTS


TRANCHANTS (kN) A L’ELU :

COURBES DES MOMENTS FLECHISSANTS (kN.m) ET DES EFFORTS


TRANCHANTS (kN) A L’ELS :

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XII
Mémoire de fin d’études

ANNEXE III

BETON ARME

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XIII
Mémoire de fin d’études

ORGANIGRAMME DE CALCUL DES POUTRES EN FLEXION SIMPLE POUR


LES SECTIONS RECTANGULAIRES OU EN T :

Dimensionnement des armatures à l’ELU :

Cas où la contrainte de compression du béton est limitée à l’ELS

Classe d’exposition XD, XF et XS

Diagramme - des aciers à palier horizontale :

 Sollicitation : M Ed ; M ser .
 Matériaux : f ck ;
f yk
f yd  ;
s
Es  2.105 MPa ;
Es
e 
Ec ,eff
Début

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XIV
Mémoire de fin d’études

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XV
Mémoire de fin d’études

Fin

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XVI
Mémoire de fin d’études

Abaque pour la détermination des coefficients de fluage pour le béton dans des
conditions d’environnement normales

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XVII
Mémoire de fin d’études

FLEXION SIMPLE : TABLEAU DES MOMENTS LIMITES ULTIMES REDUITES :


Diagramme σ-ε d’aciers à palier horizontale 10 4. lu  e  :

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XVIII
Mémoire de fin d’études

TABLEAU DES MOMENTS LIMITES ULTIMES EN FLEXION COMPOSEE :

 lu pour S 500 B ; f ck  30 MPa ;  e  15

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XIX
Mémoire de fin d’études

ANNEXE IV

FONDATION

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XX
Mémoire de fin d’études

DEFINITION DES CATEGORIES CONVENTIONNELLE DES SOLS

VALEUR DU COEFFICIENT DE PORTANCE

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXI
Mémoire de fin d’études

CHOIX DES ABAQUES POUR LA DETERMINATION DE q s

COURBE DE FROTTEMENT UNITAIRE LIMITE

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXII
Mémoire de fin d’études

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXIII
Mémoire de fin d’études

ANNEXE V
PLAN DE FERRAILLAGE

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Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXIV
1 17HA16 L=10,13 3 HA10 Nombre
A-A 0,30
0,1 Pos.
Nuance Espacement
Longueur (m)
Longueur
Indice
3
D=0,94 d'acier dans un (m) totale (m)
2 61HA10 e=0,15 L=3,58 total

0,80
9,75

0,
1 HA 500 16 17 1 17 0,17 10,13 172,21

14
0,96
1,10

0,11

0,97
R=0,03
6 2HA10 L=2,02

0,27
0,15 3,58 218,38 D=0,94
2 HA 500 10 61 1 61 0,1
3
0,30

0,30
0,1 D=0,94
3
D=0,94 3 HA 500 10 1 1 1 3,58 3,58 0,1
3 HA10 e=0,00 L=3,58 3
0,30

3,36
A A

D=0,23 3
4 HA 500 10 1 1 1 1,35 1,35 0,1

0,30

0,30
D=0,23
3 0,10
0,1
4 HA10 e=0,00 L=1,35 0,10

0,11
5 HA 500 10 24 1 24 0,60 14,40
0,20

0,20
0,10 0,10
0,11

60x0,15
R=0,03
1,68

6 HA 500 10 2 1 2 2,02 4,04

0,97
0,97
0,07 0,07
0,08

0,10
2 61HA10
0,20
0,11

0,10
5 24HA10 L=0,60
3,63

9,75

1 1HA16 e=0,17 L=10,13 indice Date Modification


ETUDE et CONCEPTION D'UN
41
0,

11/08/2012 etablissement du
plan BATIMENT R+5
0,27

PIEU DE DIAMETRE 1,10m FERRAILLAGE E 2 FER 01


0,20

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012


0,24 4 HA10
PLAN D'EXECUTION Ech: variable
Coupe 1-1 Coupe A -A
4HA8 1 4HA8 1
A 1

0,12

0,12
3x0,21

3x0,21
0,12

0,12
0,71

0,73
0,16 0,16
2 4HA12 e=0.25 L=4,22
1,28 3 6HA12 e=0.25 L=4,27
1,28

1,30
4HA12 2 0,10
A 1 8HA8 e=0.21 L=5,36
1,30
Nombre
Nuance Espacement Longueur
Pos. Longueur (m) Indice
d'acier dans un (m) totale (m)
total

0,10

1,30
1 HA 500 8 8 1 8 0,21 5,36 42,88
1,30
1
0,16
0,71

2 HA 500 12 4 1 4 4,22 16,88


1,28

0,16
3 6HA12
0,73

3 HA 500 12 6 1 6 4,27 25,62


1,28
indice Date Modification
ETUDE et CONCEPTION D'UN
11/08/2012 etablissement du
plan BATIMENT R+5
SEMELLE SUR PIEU DE 1,40x1,40x0,85 - FER 02
FERRAILLAGE E 2

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012

PLAN D'EXECUTION Ech: variable


A B C D
1,04 11,76 2,54 3,14 1,69

0,30
1 3HA8 e=0,06 L=1,04 2 3HA14 e=0,06 L=12,00 3 3HA10 e=0,07 L=2,54 4 3HA16 e=0,06 L=3,14 5 3HA14 e=0,06 L=4,41 6 3HA16 e=0,06 L=1,69

0,
4,16

23
A B

A B
16

0,21
0, 34HA8
7 3HA10 e=0,07 L=12,00 11,83 8 3HA10 e=0,07 L=4,07 3,89 10

0,11 3x0,13 4x0,16 0,20 0,24 0,20 4x0,16 3x0,13 0,11 2x0,08 6x0,13 6x0,16 3x0,20 0,25 3x0,20 6x0,16 6x0,13 2x0,08 2x0,08 6x0,13 6x0,16 3x0,20 0,25 3x0,20 6x0,16 6x0,13 2x0,08 34HA8
9

0,40 2,92 0,45 5,25 0,60 5,25 0,45


3,35 5,78 5,78

Nombre
Nuance Espacement Longueur
Pos. Longueur (m) Indice
d'acier dans un (m) totale (m)
total

11,76
1 HA 500 14 3 1 3 0,06 12,00 36,00 0,
23

A-A B-B
2 HA 500 14 6 1 6 0,06 4,41 26,46
0,30
4,16

0,10 2 1

0,40
3 HA 500 8 3 1 3 0,06 1,04 3,12
1,04
86HA8 e=0,08/0,13/0,16 L=1,26 9 4
0,15

0,50

0,50
0,40
86HA8 e=0,08/0,13/0,16 L=0,55 10

0,06
2,54
4 HA 500 10 3 1 3 0,07 2,54 7,62

7 0,25
7
0,25
3,14
5 HA 500 16 3 1 3 0,06 3,14 9,42

1,69
6 HA 500 16 3 1 3 0,06 1,69 5,07
16
0,

7 HA 500 10 3 1 3 0,07 12,00 36,00


11,83

indice Date Modification


ETUDE et CONCEPTION D'UN
0,21

8 HA 500 10 6 1 6 0,07 4,07 24,42


3,89
11/08/2012 etablissement du
plan BATIMENT R+5
FER 03
0,10
LONGRINE DE 25x50 - FERRAILLAGE FILE E (1 - 4)
0,40

9 HA 500 8 86 1 86 VAR 1,26 108,36

0,15

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012


0,40
10 HA 500 8 86 1 86 VAR 0,55 47,30
0,06

PLAN D'EXECUTION Ech: variable


Nombre

Pos. Diametre Longueur (m)


Nom Nombre
total

1,60
0,10
2 8HA20 L=1,60
0,50

12HA8 3 1 20 3,95 8 8
0,25
+ 4.00 Column 1 2 20 1,60 8 8

3 8 1,66 12 12
0,63

3,95
1 8HA20

X
11x0,30

0,10

0,50
3 12HA8 e=0,30 L=1,66
0,25
3,95

1 8HA20 L=3,95

indice Date Modification


ETUDE et CONCEPTION D'UN
11/08/2012 etablissement du
plan BATIMENT R+5
Rez- de FER 04
0,08

0.00

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012


Y Ech: variable
PLAN D'EXECUTION
A B C

1,65 2,44 7,33 3,83 2,76 1,40

0,33
0,
1 3HA12 e=0,06 L=1,84 18
11 3HA10 e=0,07 L=2,44 2 3HA20 e=0,06 L=7,33 3 3HA20 e=0,06 L=3,83 4 3HA20 e=0,06 L=2,76 5 3HA16 e=0,06 L=1,68

A B

A B

16
10,11 8,72 1,96

0,21
1,40

0,
15 3HA10 e=0,07 L=1,82 1,65
6 3HA20 e=0,06 L=10,11 12 3HA20 e=0,06 L=8,72 13 3HA20 e=0,06 L=1,96 14 3HA10 e=0,07 L=1,58

2x0,06 8x0,08 3x0,09 4x0,10 3x0,11 3x0,13 0,13 4x0,20 3x0,16 3x0,13 3x0,11 4x0,10 3x0,09 8x0,08 2x0,06 2x0,06 8x0,08 3x0,09 4x0,10 3x0,11 3x0,13 0,13 4x0,20 3x0,16 3x0,13 3x0,11 4x0,10 3x0,09 8x0,08 2x0,06

0,25 5,70 0,25 5,70 0,25


5,95 5,95
0,21

Nombre
Nuance Espacement Longueur Longueur
Pos. (m) (m) totale (m) Indice
d'acier dans un
total

1,65
0,25 1 HA 500 12 3 1 3 0,06 1,84 5,52
0,
1 8

7,33
2 HA 500 20 3 1 3 0,06 7,33 21,99

3 HA 500 20 3 1 3 0,06 3,83 11,49 3,83


A-A B-B
0,10
2 2

0,45
3
4 HA 500 20 3 1 3 0,06 2,76 8,28 2,76
106HA8 e=0,06/0,08/0,09 L=1,36 16

0,55

0,55
0,15
4 13

0,45
12
106HA8 e=0,06/0,08/0,09 L=0,60 17 12

0,06
1,40
5 HA 500 16 3 1 3 0,06 1,68 5,04
0,33

6 6
0,25 0,25
10,11
6 HA 500 20 3 1 3 0,06 10,11 30,33

2,44
11 HA 500 10 3 1 3 0,07 2,44 7,32

8,72
12 HA 500 20 3 1 3 0,06 8,72 26,16

1,96
13 HA 500 20 3 1 3 0,06 1,96 5,88

0,07 1,58 4,74 indice Date Modification


ETUDE et CONCEPTION D'UN
0,21

14 HA 500 10 3 1 3 1,40

11/08/2012 etablissement du
BATIMENT R+5
16

15 HA 500 10 3 1 3 0,07 1,82 5,46 plan


0,

1,65

0,10
POUTRE DE 25x55 - FERRAILLAGE AXE 2 (A - C) FER 05
Plachancher toiture terrasse accessible
0,45

16 HA 500 8 106 1 106 VAR 1,36 144,16


0,15

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012


0,45
17 HA 500 8 106 1 106 VAR 0,60 63,60 0,06

PLAN D'EXECUTION Ech: variable


A B C D
1,57 2,32 2,72

2 3HA10 e=0,09 L=1,57 4 3HA16 e=0,08 L=2,32 7 3HA20 e=0,06 L=2,72


1,25 3,64 3,48 3,30 2,48 2,92 1,90

0,42
0,
1 3HA12 e=0,08 L=1,44 3 3HA20 e=0,08 L=3,64 5 3HA10 e=0,07 L=3,48 6 3HA20 e=0,06 L=3,30 8 3HA10 e=0,07 L=2,48 9 3HA10 e=0,09 L=2,92 10 3HA20 e=0,08 L=2,25
18
A B

A B

16 2,67 2,93

0,33
0,

11 3HA10 e=0,09 L=4,60 4,43


12 3HA10 e=0,07 L=2,67 13 3HA14 e=0,08 L=2,93 14 3HA16 e=0,06 L=11,23 10,95
33HA8
15
2x0,08 6x0,13 3x0,16 0,13 3x0,16 6x0,13 2x0,08 2x0,08 6x0,13 3x0,16 4x0,20 0,16 3x0,25 4x0,20 3x0,16 6x0,13 2x0,08 2x0,08 6x0,13 3x0,16 4x0,20 0,16 3x0,25 4x0,20 3x0,16 6x0,13 2x0,08 33HA8
16
0,35 2,97 0,40 5,35 0,45 5,35 0,40
3,35 5,78 5,78

Nombre
Nuance Espacement Longueur
Pos. Longueur (m) Indice
d'acier dans un (m) totale (m)
total

1,25
1 HA 500 12 3 1 3 0,08 1,44 4,32 0,
18

2 HA 500 10 3 1 3 0,09 1,57 4,71 1,57

A-A B-B
3,64
5 6
3 HA 500 20 3 1 3 0,08 3,64 10,92

0,06
0,45
7
4 HA 500 16 3 1 3 0,08 2,32 6,96 2,32
16 88HA8 e=0,08/0,13/0,16 L=0,60

0,55

0,55
12 0,10
8

0,45
3,48
5 HA 500 10 3 1 3 0,07 3,48 10,44
15 88HA8 e=0,08/0,13/0,16 L=1,36
3,30 0,15
6 HA 500 20 3 1 3 0,06 3,30 9,90
14
0,06 2,72 8,16 2,72
0,25 0,25 0,25
7 HA 500 20 3 1 3

2,48
8 HA 500 10 3 1 3 0,07 2,48 7,44

2,92
9 HA 500 10 3 1 3 0,09 2,92 8,76

1,90
10 HA 500 20 3 1 3 0,08 2,25 6,75
0,42
16

11 HA 500 10 3 1 3 0,09 4,60 13,80


0,

4,43

ETUDE et CONCEPTION D'UN


2,67
12 HA 500 10 3 1 3 0,07 2,67 8,01
indice Date Modification
11/08/2012 etablissement du
BATIMENT R+5
2,93
13 HA 500 14 3 1 3 0,08 2,93 8,79
plan

FER 06
10,95
14 HA 500 16 3 1 3 0,06 11,23 33,69
POUTRE DE 25x55 - FERRAILLAGE FILE E (1 - 4)
0,33

0,10 Plachancher toiture terrasse accessible


0,45

15 HA 500 8 88 1 88 VAR 1,36 119,68


0,15

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012


0,45
16 HA 500 8 88 1 88 VAR 0,60 52,80 0,06

PLAN D'EXECUTION Ech: variable


B 9HA8 L=1,34 6 A
1,44 0
,7
6

0,
12
11HA8 e=0.13 L=2,33 4
+ 2.00

12
1,

0,
00
1,56
11HA8 e=0.13 L=2,69 3

Nombre
Nuance Espacement Longueur
Pos. Longueur (m) Schema Indice
d'acier dans un (m) totale (m)
total 12HA8 L=1,34 5
0.00

18
3,70

0,
1 HA 500 12 11 1 11 0,13 5,37 59,07

1,
30
0,67
0,
12

1,
1,
2 HA 500 8 11 1 11 0,13 1,80 19,80

00

00
0,67
HA8 L=1,80 7

0,
12
00
- 0.75
1,

3 HA 500 8 11 1 11 0,13 2,69 29,59

0,
18
30
3,70

1,
1,56
11HA12 e=0.13 L=5,37 1
0,
12

76

4 HA 500 8 11 1 11 0,13 2,33 25,63


0,
12

1,44
0,

1,34
5 HA 500 8 12 1 12 1,34 16,08
indice Date Modification
ETUDE et CONCEPTION D'UN
11/08/2012 etablissement du
plan BATIMENT R+5
1,34
6 HA 500 8 9 1 9 1,34 12,06 ESCALIER +0,00 au +2.00 (palier de repos) FER 07
FERRAILLAGE

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012

PLAN D'EXECUTION Ech: variable


2,49 2,69 2,87 3,19 2,75 1,69

0,16
0,
1 HA8 L=2,62 2 HA14 L=2,69 11 HA8 e=0,02 L=2,87 3 HA14 e=0,00 L=3,19 4 HA14 e=0,00 L=2,75 5 HA8 L=1,83

21
A B

2,87 B3,19 2,87


12
1,69

0,16
0, A
10 HA8 L=5,17 5,04 6 HA14 e=0,16 L=2,87 8 HA8 e=0,17 L=3,19 7 HA16 L=2,87 9 HA8 L=1,83
0,18

0,18

0,18
0,05

0,05

0,05
21HA6 L=0,49
0,03 10x0,15 0,19 9x0,15 0,03 0,06 15x0,15 0,17 20x0,1537HA6 L=0,49 0,06 0,06 17x0,15 0,17 18x0,15 37HA6 L=0,49
0,06
12 12 12

0,25 3,10 0,25 5,53 0,25 5,53 0,25


3,35 5,78 5,78

Nombre
Nuance Espacement Longueur
Pos. Longueur (m) Indice
d'acier dans un (m) totale (m)
total

2,49
1 HA 500 8 1 1 1 2,62 2,62
A-A B-B
0,
21

0,04

0,04
0,24

0,24
2,69 2,87 2,75
2 HA 500 14 1 1 1 2,69 2,69
HA8 L=2,87 HA14 L=2,75
11 4

0,18
3,19

0,05
3,19
3 HA 500 14 1 1 1 0,00 3,19 3,19 HA14 L=3,19
95HA6 e=0,15 L=0,49 12 3,19
3
2,87
0,00 2,75 2,75 2,75 HA8 L=3,19
4 HA 500 14 1 1 1 HA14 L=2,87 8
6

1,69
5 HA 500 8 1 1 1 1,83 1,83 0,120,13 0,120,13
0,16

0,09 0,09
2,87
6 HA 500 14 1 1 1 0,16 2,87 2,87

2,87
7 HA 500 16 1 1 1 2,87 2,87

3,19
8 HA 500 8 1 1 1 0,17 3,19 3,19

1,83 1,83
0,16

9 HA 500 8 1 1 1 1,69

indice Date Modification


ETUDE et CONCEPTION D'UN
11/08/2012 etablissement du
12

10 HA 500 8 1 1 1 5,17 5,17


BATIMENT R+5
0,

5,04

plan

11 HA 500 8 1 1 1 0,02 2,87 2,87 2,87


NERVURE DE 8x24 - FERRAILLAGE AXE 1,2,3,4 FER 08
Plancher toiture terrasse accessible
0,05
12 HA 500 6 95 1 95 0,15 0,49 46,55 0,18

IMMEUBLE ARO NOSY BE 11/08/2012

PLAN D'EXECUTION Ech: variable


Mémoire de fin d’études

ANNEXE VI
SECOND OEUVRE

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXXII
Mémoire de fin d’études

DIAMETRE DE CANALISATION (abaque de DARIES) :

DEBITS DE BASE MINIMAUX ET DIAMETRE INTERIEUR MINIMAL :

Désignation des Débits minimaux de calcul (l/s) Diamètre intérieur


appareils Eau froide (l/s) Eau chaude (l/s) minimal (mm)
Bidet 0,20 0,20 10
baignoire 0,33 0,33 13
douche 0,20 0,20 12
évier 0,20 0,20 12
lavabo 0,20 0,20 10
lave-mains 0,10 10
lave-vaisselle 0,10 10
WC à réservoir de 0,12 10
chasse

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXXIII
Mémoire de fin d’études

NOMBRE DE PRISE NECESSAIRE :

Désignation des pièces Nombre de prise confort 10A Autre prise de courant
Bipolaire (2P) Bipolaire + mise à
la terre (2P + T)
Salle de séjour 5
Autre pièces principales 2à3
Cuisine 4 1 prise de 32A (2P + T)
Salle d’eau
Entrée, dégagement 1 tous les 5 m 1 ou 2
Service de lavage 1 prise de 16A (2P + T)

FACTEUR DE REFLEXION :

Teinte Claire Moyen sombre


Plafond ≥70 50 <50
Mur ≥50 30 <10
sol ≥30 10 10

CLASSE PHOTOMETRIQUE :

A à E : luminaire directe intensif ;

F à J : luminaire directe extensif ;

K à N : luminaire semi-indirect ;

O à S : mixtes ;

T : indirecte.

ECARTEMENT ENTRE 2 MUMINAIRES :

Classe distance maximale


A 1xh’
B 1,1xh’
C 1,3xh’
D 1,6xh’
E 1,9xh’
F 2xh’
G 2xh’
H 1,9xh’
I 2xh’
J 2,3xh’

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXXIV
Mémoire de fin d’études

NOMBRE MINIMAUX DE FOYERS LUMINEUX NECESSAIRE :

Pièces ou fonction Foyers lumineux fixes


Salle de séjour 1
Chambres 1
cuisine 2
Salle d’eau 2
Entrée 1

SECTION DES CHENAUX ET GOUTIERES (cm²) :

(Pluie 3L/min/m²) - MADAGASCAR 4L/min/m²

SURFACE EN PLAN DES Pente de la conduite en millimètre par mètre


COMBLES DESSERVIS (mm²) 1 2 3 6 7 10 15 20
20 65 50 45 40 35 30 25 22
30 85 70 60 50 45 40 35 30
40 105 80 70 60 55 50 40 35
50 120 95 85 70 65 55 50 45
60 140 110 95 80 70 60 55 50
70 155 120 105 90 80 70 60 55
80 170 135 115 100 85 75 65 60
90 185 145 125 105 95 85 70 65
100 200 155 135 115 100 90 80 70
110 215 170 145 120 110 95 85 75
120 230 180 155 130 115 100 90 80
130 240 190 165 135 120 105 95 85
140 255 200 170 145 130 115 100 90
150 265 210 180 150 135 120 105 96
160 280 220 190 160 140 125 110 100
170 290 230 200 165 145 130 115 100
180 305 240 205 170 150 135 120 105
200 350 255 220 185 165 145 125 115
250 385 300 260 215 190 170 145 135
300 440 340 295 245 220 195 165 150
350 495 380 330 275 245 215 185 170
400 540 420 365 305 270 235 205 185
450 585 460 395 330 290 255 225 200
500 635 490 425 355 315 290 240 215
600 720 560 485 405 360 315 275 245
Pour les chenaux et gouttières de section rectangulaire, trapézoïdales, les sections indiquées
sur ce tableau devront augmentées de 10%
Pour les chenaux et gouttières de section triangulaire, les sections indiquées sur ce tableau
devront être augmentées de 20%

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXXV
Mémoire de fin d’études

ANNEXE VII
PLAN D’ARCHITECTURE

VELONJARA Yves Francklin


Bâtiment et Travaux Publics - Promotion 2011 Page XXXVI
0
PLAN DE FONDATION

B C D E F
A P (35X35) P (25x25)
P (35x35) P(25x25) 150

80 80 P(25x25)
P(25x25)

150

80
LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50

SEMELLE ISOLEE
335 335 335

230
1

LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

80
LONGRINE 25X30

578
80

BETON BANCHEE 25X50


128 595 595 1005 595 595 130
518

P (35x60)
190
P (25x45) P (25x45)
P (35x60)
P (25x45) P (25x45)
P(35x35)

190
LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50
2

LONGRINE 25X50
BETON BANCHEE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50

578
517

120
P (35X45) P (35x45) 120
P (25x40) P (25X40) P (25X40) P (25x40) P(25x25)
120

75
3

LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50


P(25x45)

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

G H I J K L
P (35x45) P (35x45)
335

335
P (35x45)

2715
P (25x35) P (35x45) P (25x35)
2595

P(25x25) 160 P(25x25)


4

LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50

75
P(35x35) P(35x35) P(35x35)
P(35x35)
160

LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50
300 395 220 375 240 375 220 395 200 100

170

20

LONGRINE 25X50
160 140
488

488

488
155

P (35x55) P (35x55) P (35x55) P (35x55)


P (25x40) P (25x40)
5

LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50


BETON BANCHEE 25X50

BETON BANCHEE 25X50


LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50
LONGRINE 25X50

LONGRINE 25X50
488

488

488
P (25x30) P (35x45) P (35x45) P (35x45) P (35x45) P (25x30)
6

LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50


250

250

250
100 525 100
P(25x25)
P(25x25) P(25x25) P(25x25) P(25x25)
P(25x25)
160

160

160
7

LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50 LONGRINE 25X50


150

160 160 160


120

120

LONGRINE 25X50
150 150

120 120
200 615 515 725 515 615 200

3385

ARO NOSY BE
TRAVAUX DE CONSTRUCTIOND'UN
IMMEUBLE R +5 A USAGE MULTIPLE
PLAN DE FONDATION 1
ECHELLE :175
1
ARO NOSY BE
TRAVAUX DE CONSTRUCTIOND'UN
IMMEUBLE R +5 A USAGE MULTIPLE
PLAN DU REZ DE CHAUSSEE
1
ECHELLE :175
2
725 500 970
B A 1225

150
1165

195

195

195
165
343
CVF12 (300x345)

CVF12 (300x345)

CVF12 (300x345)
145

120

75
60
1165

60
CVF12 (300x345)
+400
480

75

300

300

150
+400
300

500
150

75
75

1130

1190
200
30
25

30

328

328
1040

985
150

150

30
230 25

CVF12 (300x345)
230

75
CVF12 (300x345)

75

HSP=375 HSP=375

150

CN1(60x65)

300
150
CN1(60x65)

60

60
300

150

397
+400 SOL EN GC 60X60 +400 SOL EN GC 60X60 +400

141

141
+400
215

397

75
215
75

217
935

CN1(60x65)

CN1(60x65)
60

60

165
970

195
Meb4(150x215)
Meb4(150x215)
115
145

Meb1(70x215) Meb1(70x215)

106

106

CVF13 (300x345)
CVF13 (300x345)

663 150 412 970 412 150 663

en palissandre
Main courante
en palissandre
Main courante

D E G A G E M E N T +400
300

300

300
+400

2750
SOL EN CARREAU GRES CERAME 60X40
375

2220
150 415 500 415 150 695
2600

695
Meb4(150x215)

Meb4(150x215)
123 60 139 60 109
215 275
140

140
Meb1(70x215) Meb1(70x215)
20 215
110

19 1

CN1(60x65)
18

CN1(60x65)
300

217

217
2
975
CVF12 (300x345)

CVF12 (300x345)
17 3
75

16 4

397
15 5