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Quand on évoque la sécurité sociale, on a en tête lǯidée dǯune protection des personnes
qui est destinée à les prémunir contre les besoins de lǯexistence, en leur octroyant des
prestations (ex : prestations de soin à lǯhôpital) ou en leur distribuant des allocations
(ex : pensions de retraite).
Il existe des variations en fonction des Etats. Ces variations peuvent concerner les
risques qui sont couverts. Les populations sont plus ou moins couvertes selon les pays.
Dans certains pays on couvre les salariés seulement, dans dǯautres, tous sont couverts
(on parle de « système universel »). Les techniques de financement ne sont pas toujours
les mêmes. Parfois on les couvre par lǯimpôt, dans dǯautre cas il est privé, via assurances
privées ou de type commercial.

î‘ ÷ynthèse : il nǯexiste pas de définition internationale, officielle. Deux dimensions


sont en jeu :
1) ‘ Quelle idée on a de la protection sociale ?
2) ‘ Quelles sont les institutions qui sont en jeu ?

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En France, dans « protection sociale » on entend la sécurité sociale dans laquelle on met
les retraites de base, lǯassurance maladie, les accidents du travail et maladies
professionnelles, les prestations familiales. A coté de la sécurité sociale on retrouve
dǯautres protections : lǯassurance chômage, les retraites complémentaires, la prévoyance
complémentaire.
On voit que la sécurité sociale est au cœur de notre système de protection sociale.

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Le terme est récent : 1935 ÷ocial ÷ecurity Act. Il sǯimpose dans le cadre de la victoire des
alliés (DUDH 1948) : toute personne en tant que membre de la société a droit à la
sécurité sociale.
On a lǯidée que les personnes ont droit à une protection (minimale) que leur accordent
les Etats. On a simplement une reconnaissance internationale du welfare state, lǯEtat doit
offrir à chacun des membres de la société une protection et quǯon doit donc satisfaire
tous les droits qui sont indispensables à la protection de la dignité de la personne.

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î‘ Avantages: cette définition est très large, ce qui permet dǯassimiler protection ET
sécurité sociales
î‘ Inconvénients : elle propose une définition vague et nǯa pas vraiment de limite

÷ynthèse : définition insatisfaisante. La protection doit être téléologique (définie


par son but)

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Chaque individu au cours de sa vie est menacé par des événements qui vont conduire
soit à supprimer son revenu ou réduire son niveau de vie. La protection sociale se donne
pour but de garantir les individus contre ces différents aléas. Pour identifier la
protection sociale, il est nécessaire dǯidentifier ces différents éléments. On peut
esquisser une distinction basique : certains événements ont pour conséquence de
diminuer/faire perdre les revenus professionnels et on va parler de « risques » (ex : la
maladie, lǯaccident du travail), dǯautres réduisent le niveau de vie en entrainant des
dépenses supplémentaires « charges »(ex : naissances, dépenses de soin).
La protection sociale a pour but de garantir la sécurité économique des personnes en les
protégeant de ses risques et charges.
Cette protection est inscrite dans le code de la sécurité sociale art. L. 111-1 : la sécurité
sociale garantie les travailleurs et leur famille contre les risques de toute nature
susceptibles de réduire ou de supprimer leurs capacités de gain.
On va distinguer le risque social de tous les autres.

   

Cette distinction est essentielle. Le besoin désigne le fait de ne pas avoir les moyens
dǯassurer sa propre subsistance. Les politiques dǯassistance sont tournées pour les
personnes les plus pauvres, ces populations sont dites « indigentes ». Ces politiques ont
deux limites.

1) ‘ Politiques très stigmatisantes. Il faut repérer les personnes dans le besoin et


pendant longtemps ça a consisté a repérer ceux qui ne peuvent pas travailler. Les
non indigents ne peuvent en bénéficier.
2) ‘ Dans ce modèle on peut comprendre que lǯassistance soit dérogatoire à la
situation commune. ÷i on peut bénéficier des secours de lǯassistance cǯest en
montrant quǯon est dans le besoin. Donc ça ne peut pas être une politique
redistributive au niveau national. Or les systèmes fondés sur le risque viennent
eux à estimer quǯon doit assurer une sécurité de revenu à lǯensemble de la
population

On a lǯidée que chacun est exposé aux risques. Lǯexposition aux risques sociaux exige une
intervention de lǯEtat qui va bien au delà de ce que pourrait offrir le fonctionnement de
marché

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Il nǯy a pas de différence de nature entre ces différents risques. Dans les deux cas on est
en présence dǯun événement futur et incertain extérieur à la volonté des assurés.
Certains auteurs considèrent que le risque social a pour particularité dǯêtre un risque
inhérent à la vie en société. Mais cette définition nǯest pas totalement satisfaisante.
Dǯautres considèrent que les risques sociaux sont des événements qui portent atteinte à
la capacité de gain du travailleur, donc ceux qui portent atteinte à la sécurité
économique des travailleurs pris en charge par la sécurité sociale.
Dǯautres encore considèrent que le risque social comporte en lui une part dǯarbitraire et
quǯun risque est social lorsquǯon souhaite le faire prendre en charge par un système de
protection sociale.

Le 10/02/10

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Elle nécessite de mettre en place des institutions qui permettent de prendre en charge
les risques. Cette prise en charge des risque est originale car elle est basée sur la
technique particulière de la            
      
               
 

c ‘     

Des techniques ont été mises en place pour prendre en charge ces aléas de la vie
humaine. Elles sont purement individuelles (lǯindividu lui-même se prémunit contre les
risques), ou collectives (un organisme tiers est mis en place).

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La famille est le premier lieu de prise en charge de lǯindividu. Ce système a longtemps


été le seul de protection contre les risques. Lǯavantage de cette technique est dǯêtre
rudimentaire et de créer une sorte de solidarité spontanée entre les membres dǯune
même famille. Lǯinconvénient suppose dǯabord que les individus aient une famille ou que
les liens ne soient pas distendus.
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'rande importance historique. Ils persistent. Lǯinconvénient est que tout dépend de la
bonne volonté de celui qui donne, il nǯy a pas de garan tie de protection et on considère
quǯelle a un caractère féodal, elle ne crée pas de droits.

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Permet de faire reposer la réparation du préjudice subi sur celui qui lǯa commis. Elle
permet aussi de la faire reposer sur celui qui a créé le risque. Lǯinconvénient est quǯil
exige que les conditions légales soient réunies, donc il nǯest pas suffisant pour prendre
en charge tous les risques.

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Cǯest le fait de prévoir pour lǯavenir quǯil peut y avoir des dépenses en cas de réalisation
dǯun risque.
Elle peut être individuelle (lǯépargne). Lǯinconvénient est que pour épargner il faut en
avoir les moyens et il y a la problématique de lǯinflation.
Il y a mise en place dǯun système collectif de mutualisation des risques : lǯensemble des
membres dǯun groupe va cotiser et lǯargent collecté va permettre de réparer les
dommages qui sont liés à lǯévénement dǯun risque. Des statistiques ont servi à
développer la prévoyance collective. Cǯest la technique de lǯassurance.
La mutualité est un mouvement historique. Elle permet dǯoctroyer des revenus en cas de
maladie ou de vieillesse (début du XIXème s.). Elle déconnecte le lien quǯil peut y avoir
entre cotisation et exposition aux risques, elles se construisent sur lǯidée de solidarité.

             
 

Au regard de la discipline, les deux notions recouvrent les mêmes choses.


Au regard des institutions on peut faire une différence plus claire. Il faut parler de
÷écurité sociale en tant quǯinstitution.    
       
 
      
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Elle recouvre aussi dǯautres institutions : régime de retraite complémentaire et
lǯassurance chômage. A un niveau individuel on peut ajouter assurances privées et
mutuelles.

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Historiquement, il existe deux modèles de prises en charge : allemand (Bismarck) et


anglais (Beveridge).

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÷ystème dǯassurance collective obligatoire. Le XIXème s. connait la montée du socialisme


et Bismarck veut créer un nouveau modèle dǯassurance. Cǯest un projet politique et
économique qui nait avec lǯadoption de trois lois successives en 1980 : loi de 1983 sur
lǯassurance maladie, loi de 18984 sur les AT, loi de 1989 sur les AV réunies dans le code
des assurances sociales de 1991.

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Cǯest un droit fondé sur lǯassurance tout en étant national et obligatoire. Cette assurance
a été créée à lǯorigine pour les ouvriers de lǯindustrie, ceux dont le salaire était fixé à taux
fixé. Dès lors que les ouvriers connaissaient ce seuil il était obligé de sǯy affilier. Le
financement est assuré par des cotisations (part patronale et salariale). Ce système était
géré par les assurés eux-mêmes.

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Churchill à Beveridge de rédiger un rapport pour résoudre les problèmes crées par
lǯassurance sociale en Angleterre. Il part du constat de lǯinsuffisance des systèmes
existant pour lutter contre la pauvreté. Beveridge dit que « Il faut abolir lǯétat de besoin
des individus en assurant a tout citoyen un revenu suffisant à tout moment pour
satisfaire ses charges ». La misère, la maladie, lǯignorance et lǯoisiveté sont les 4 grands
maux de la société que le programme doit encadrer. Il propose une assurance nationale
qui garantie des prestations forfaitaires de base en échanges de cotisations elles-mêmes
forfaitaires.
Ex : à 65ans tout citoyen anglais était assuré dǯavoir une même pension.
On garantit un minimum vital pour tous. Dans sa construction émerge  
 

1) ‘ Universalité : il doit couvrir tous les citoyens sans limites de revenus ou de


plafond.
2) ‘ Unité : Il y a un seul service public (Ministère de la sécurité sociale)
3) ‘ Uniformité : Des prestations identiques et forfaitaires en cas de perte de revenus.

Ce système est contesté. Ce système de prestations forfaitaires procurent des revenus


dérisoire a ceux qui gagnait beaucoup durant leur vie professionnelle.
Malgré tout le système a permis en premier la mise en place à ce doit à la ÷÷ et que toute
personne a droit à une protection pour les besoins les plus important s.
Le système français est un système mixte qui a évolué pour finalement couvrir
lǯensemble de la population dorénavant.
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Le système est compliqué car coexistent des mécanismes très différents. A coté de la ÷÷
existent lǯAide ÷ociale, lǯAssurance ÷ociale et des systèmes de prévoyance.

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Cǯest un système obligatoire, organisé au plan national, et constitue un plancher. 


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÷ystème antérieur à la ÷÷, cǯest la subsistance de système basés sur lǯassistance. Cǯest un
système indispensable pour lǯensemble de la population.
Cǯest une aide octroyée en lǯabsence de toute contrepartie : les prestations nǯexigent au
préalable aucune cotisation, on parle de  
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  On lǯoppose à la 

Cǯest un droit alimentaire. On y a droit que si on peut prouver quǯon est dans un état de
besoin. Un besoin est un manque qui va produire des effets de droit. Il peut avoir des
prestations en nature et en espèce.
Cǯest un droit subsidiaire en le sens quǯil ne vient quǯà défaut dǯautres formes dǯaide. On
ne lǯoctroie que si on ne dispose pas de ressources personnelles autres, et donc on doit
avoir épuisé lǯensemble des systèmes de protection auquel on a droit.


Le premier type est              
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 ' seuil qui dépend de beaucoup dǯéléments. Lǯallocation est versée directement au
bailleur. Il existe aussi le Revenu de ÷olidarité Active R÷A qui provient de cet élément :
dans les années 80 on constate lǯétat de besoin de beaucoup de personne, on crée donc
le RMI le 1er décembre 1988 a la suite dǯune réforme.

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On crée un revenu dǯaide sociale minima pour toutes les personnes dont le revenu était
inférieur à un certain montant. Le RMI vise essentiellement les chômeurs de longue
durée, les handicapés incapables de travailler et les personnes qui ne peuvent sǯinsérer
dans le marché du travail et sǯen sont retrouvés exclus. Ces personnes ne rentrent pas
dans les catégories de la ÷écurité ÷ociale. Ce RMI permet lǯoctroi dǯun revenu (447̀ pour
une personne seule/ 671̀ pour un couple). Le législateur prévoit aussi une insertion : le
bénéficiaire doit faire des démarches dǯinsertions. Il y a 1, 1 million de bénéficiaire.
Il est accordé sous condition de ressource, on lǯassimile aux minimas sociaux (au même
titre que lǯA÷÷). Il y a une politique volontariste dǯaide à lǯinsertion. Les résultats du RMI
sont mitigés.
Le RMI est devenu une trappe à pauvreté dǯaprès la majorité

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Il fautmettre en place des dispositifs incitant le retour à lǯemploi.
Cette politique est conduite par Martin Hirsh et une loi expérimentale R÷A du 20 aout
2007 est votée. Lǯévaluation a été jugée positive par les parlementaires et le dispositif
est devenu national avec une loi du 1 er décembre 2008.
Le R÷A brouille les frontières entre ce qui est lǯaide sociale, les politiques de lǯemlpoi ou
encore la protection sociale

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Il prévoit lǯoctroi dǯun revenu : prestation de solidarité active (T÷A) dont le montant a
été fixé par un décret du 15 janvier 2010 (460, 09̀ par moi si célibataire/690̀ en
couple/828̀ si enfants). Il est octroyé pour compléter les ressources des personnes qui
ont des revenus limités (revenus< ÷MIC)

   
Ex : Une personne gagne 500̀/mois. Elle gagne 500+ 460- (38% de 500)- 55

    
On permet la conclusion dǯun contrat entre le bénéficiaire et le département. La priorité
était donnée au retour sur le marché du travail

î‘ On envoie donc les « candidats » vers pôle emploi.

Une partie de bénéficiaires nǯa pas besoin dǯinsertion.

Le R÷A conjugue à la fois des questions dǯaides sociale et des politiques de lǯemploi car il
subventionne les emplois les plus précaires.

On aboutit à une forme de précarisation du statut professionnel des salariés puisquǯon


considère que le travail nǯest plus suffisant pour procurer un revenu décent, les salaires
doivent être complétés par des revenus dǯaide sociale pour permettre la « survie ». Le
R÷A affaiblit le statut lié à lǯemploi en subventionnant des emplois précaires et on
aboutit à une forme de dilution de lǯemploi dans lǯassistance.

Conclusion sur lǯaide sociale : Lǯaide sociale conserve un rôle extrêmement important
puisquǯelle vient palier les défaillances de la manière dont est conçu notre système de
protection sociale.


 ‘  (

En France, elle est toujours restée en dehors de la sécurité sociale pour des raisons
historiques. En 1945 a la construction du système de sécurité sociale on était dans une
période de pénurie de main dǯouvre. Cǯest en 1958 quǯon a simplement commencé à
construire des institutions dǯassurance chômage. Les partenaires sociaux ont conclu un
ANI du 31 décembre 1958, on a mis en place ce système en dehors de la sécurité sociale,
on a voulu construire un système autonome et ce système a été conçu comme paritaire :
il est géré par deux parties : les organisations qui représentent les employeurs et celles
qui représentent de salariés (syndicats).

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Les règles générales sont codifiées dans le code du travail via les Conventions
dǯassurance sociale (art L. 5421-1 CT). Elle organise lǯensemble du régime et fixent le
niveau des prestations et le montant des cotisations. LǯEtat a pour rôle dǯagréer les
Conventions Collectives dǯassurance chômage.

Il existe des institutions de placement : qui interviennent pour rapprocher lǯoffre de la


demande dǯemploi. Ce placement est organisé sous forme de service public géré par
lǯANPE. Ce système a fait lǯobjet de réforme depuis deux ans : Loi 1 er aout 2008 crée le
Pôle Emploi, institution unique qui a pour double mission dǯindemniser et favoriser le
retour à lǯemploi.

Lǯallocation donnée sǯappelle lǯAllocation dǯaide au Retour à lǯEmploi (ARE). La durée a


été définie par une convention du 19 février 2009 : un jour dǯaffiliation donne droit à un
jour dǯindemnisation. La durée maximale est de 24 mois, étendue à 36 mois pour les plus
de 50ans.

Il existe aussi une allocation chômage. Pour y avoir droit, il faut avoir été
involontairement privé dǯemploi. On peut aussi en bénéficier en cas de rupture
conventionnelle du contrat de travail, mais pas pour démission en principe quoique
certains motifs de démissions soient considérés comme légitimes. On peut sǯy inscrire
après démission au bout de 4 mois de recherche infructueuse dǯemploi.
Le montant est évalué à soit 57,4% du salaire ou à 40,4% du salaire plus 10,93̀.

Le ÷P de lǯemploi aujourdǯhui géré par Pole Emploi a pour mission de placer les
demandes dǯemploi et a cet effet il est chargé de collecter les offres dǯemplois, les
entreprises sont tenues de les déclarer auprès Pole Emploi. Les règles de lǯassurance
chômage on évolué pour inciter les demandeurs dǯemploi à retrouver un emploi. A cet
effet, chaque demandeur dǯemploi qui vient sǯinscrire auprès de Pole Emploi va signer
un document, le PPAE (Projet Personnalisé dǯAccès à lǯEmploi) qui va définir pour
chaque demandeur dǯemploi plusieurs choses : les emplois recherchés, la zone
géographique et le salaire attendu. Ce document va définir  
Le demandeur dǯemploi est tenu dǯaccepter les offres dǯemplois proposées par
le Pole Emploi qui rentrent dans les critères du document sous peine de se voir retirer
de droit à indemnités et dǯêtre radié de la liste des demandeurs dǯemploi (art L. 5412-1
CT). Le dispositif est conçu de sorte que les demandeurs dǯemploi ne soient pas trop
exigeant sur le salaire car ce salaires attendu ne peut être que 95% du salaire antérieur,
il baisse à 85% au bout de 6mois et après un an à la hauteur du revenu de
remplacement. Lǯoffre raisonnable dǯemploi est encadrée par lǯarticle L.5411-6-2 CT.

Le régime de lǯassurance chômage est « Bysmarckien » car pour en bénéficier il faut y


avoir souscrit pendant lǯemploi et avoir cotisé.
Il connait des limites en cas de chômage structurel. En effet lorsque des personnes nǯont
aucun lien avec le travail, elles nǯy ont pas droit. Quand on a épuiser son droit a
lǯindemnité, on ne peut plus en bénéficier non plus.

•
Les partenaires sociaux ont choisi de nǯindemniser que les personnes qui avaient cotisé.
Ce choix conduit à exclure une grande partie des chômeurs de lǯoctroi de lǯassurance
chômage.

A ‘   

Elle a toujours existé et connait deux formes : une forme individuelle (épargne) et une
forme plus collective (assurances, institution de prévoyance et mutuelles). Le champ
laissé à cette prévoyance est traversé par des tensions contradictoires. En 1945 on avait
pensé que la protectionsociale passerait essentiellement par la ÷écurité ÷ociale en
laissant une place à la prévoyance complémentaire qui a monté en importance au fil du
temps.

La prévoyance complémentaire sǯest en effet développée dans tous les domaines ou la


÷écurité ÷ociale sǯest révélée insuffisante.
On observe ce phénomène dans le domaine des retraites complémentaires. En Effet,
1947 les cadres bénéficient dǯun régime de retraite complémentaire qui sǯajoute à la
÷écurité ÷ociale, lǯAssociation 'énérale de Retraite des Cadres (A'IRC). Les salariés ont
fait de même en 1962 en créant lǯAssociation des Régimes complémentaires (ARRCO).
Ces régimes sont, bien que complémentaires, obligatoires.
Pour le risque maladie, il y a une tendance de lǯassurance maladie de rembourser de
moins en moins bien. Ce reste a charge des assurés a permis le développement dǯune
prévoyance complémentaire aujourdǯhui tres importante. Elle peut être tout à fait
individuelle. Dǯautres sont organisées dans le cadre de lǯentreprise qui va souscrire au
bénéfice de son personnel une protection contre certains risques. Lǯassurance devient
obligatoire mais pour une collectivité beaucoup plus limitée. Lǯentreprise mène ainsi une
politique de fidélisation des salariés. De plus ces outils de prévoyance font partie des
politiques de rémunération des entreprise car elle est un moyen extrêmement commode
pour octroyer aux salariés des avantages ayant un statut fiscal avantageux. Cǯest la
raison pour laquelle les régimes de prévoyance sont utilisé fréquemment é destination
des salariés les mieux rémunérés des entreprises (cadres, dirigeant). Ceci pose un
problème dǯégalité entre les salariés.


 ‘ )

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Lǯancien régime est fondé sur un système de solidarité notamment grâce aux
corporations et aux familles. En 1789 la révolution aboutit à une conception plus
individualiste des rapports sociaux. On supprime les corporations et on maintient les
protections familiales qui sǯaffaiblissent peu à peu. Cǯest un système libéral qui va
aboutir à une grande insécurité économique pour les ouvriers (ancêtres des salariés).

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La responsabilité civile ne permettait pas dǯindemniser les ouvriers au regard des
accidents du travail.
Le mouvement de la mutualité est le fait pour les salarié de cotiser a des caisses de
secours qui permettaient de distribuer en cas de maladie des indemnités. Mais ce
système ne sǯest pas développé pour des raisons économique (niveau de revenu pas
suffisant) et parce que les premiers mouvements de protestations sont nés avec ce
mouvement de mutualité et donc le gouvernement a entravé ce développement.
La loi du 9 avril 1898 aménage le système de la responsabilité civil en présence dǯun
accident du travail. On crée un système qui a deux caractéristiques :

1) ‘ Responsabilité sans faute


2) ‘ ÷ystème forfaitaire de réparation : les entreprises ont accepté la réparation
automatique à condition que ces accidents soient assurables

Cette loi ne couvrait que les ouvriers mais en 1899 et 1926 va étendre les bénéficiaires
aux populations agricoles. La Loi du 25 octobre 1919 complète cette loi en couvrant les
maladies professionnelles.

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LǯAlsace et la Lorraine connaissent le système allemand de sécurité sociale. Plutôt que


de les supprimer, la France sǯinspire de ce modèle pour lǯétendre a tout le pays. Ainsi on
voit se développer deux type de législation

1) ‘ Régime dǯassurance sociale : couvre les MMIVD. Elles sont entièrement gérées
par des caisses privées. Mais ce système va faire faillite a cause de la crise
économique. Il est fondé sur un principe de cotisation patronale et salariale
(4/4%).
2) ‘ Les politiques familiales : il sǯagissait donc dǯoctroyer des allocations aux parents
qui ont enfants à charge pour inciter la natalité (inauguré par les employeurs
eux-mêmes). Une loi de 1932 crée des caisses de compensations qui vont être
destinées a distribuer des allocations familiales.

On a commencé à dépasser les mécanismes classiques et on a crée les première


assurances sociales. Elles couvrent uniquement les salariés et sont financées par des
cotisations.

 ‘ cA 

Le Conseil National de la Resistance émet le souhait de la création dǯun lan complet de la


÷écurité sociale pour « assurer a tous les citoyens des moyens dǯexistence dans tous les
cas ou ils seraient incapables de se les procurer par le travail ». Ce programme fait écho
à des projets internationaux.

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Il nǯy a pas de grand plan de ÷écurité ÷ociale, il sǯagit surtout des grandes options
doctrinales. Ce plan va être décliné dans différents textes.

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Il y a 6 principes.

1) ‘ 'énéralisation à toute la population et à tous les risques


2) ‘ Unité du système. Pourtant des lǯordonnance il connait des entorses car il
subsiste des régimes spéciaux (agricole)
3) ‘ Financement assuré par des cotisations
4) ‘ 'estion par les intéressés : confier aux bénéficiaires la gestion des institutions. En
pratique les caisses sont pilotés par des Conseils dǯAdministrations composés par
des représentations des salariés et employeurs. On parle de démocratie sociale.
5) ‘ Proportionnalité entre les cotisations et les prestations
6) ‘ ÷ystème de santé libérale : il servir seulement a couvrir les soins sans réformer la
médecine libérale.

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On abandonne des 1948 lǯextension de lǯassurance vieillesse et on met en cause la
généralité et lǯunité en admettant la survie dans la création dǯu grand nombre de
régimes autonomes.
On échoue dans la volonté de créer une caisse unique.

+ 
Réforme de 1967 autour du ministre Jeanneney. Il prend des dispositions financières
pour redresser les finances du régime. Il a consacré la séparation des risques et interdit
les transferts entre les différentes branches.
En 1974 une loi vise a généraliser la sécurité sociale a une population résiduelle.
Lǯinstauration dǯune compensation généralisée : on admet une compensation entre les
différents régimes.
En 1995 le Plan Juppé débouche sur une réforme extrêmement importante. Il va poser
les bases dǯun régime universel dǯassurance maladie. In pose le principe dǯune égalité
devant la retraite et entame la réforme des régimes spéciaux. Cǯest avec ce Plan quǯon
permet plus de transparence et une intervention du parlement a travers les lois de
financement de la ÷écurité ÷ociale.

cc
En 1999 création de la (CMU) Couverture Maladie Universelle.

Il y a des grands défis que la ÷écurité ÷ociale doit relever

1) ‘ Démographique : allongement e lǯespérance de vie donc plus dǯargent est utilisé


2) ‘ Technologique : il faut financer les progrès
3) ‘ Définition des solidarités : choix de laisser la liberté aux individus de sǯassurer
par eux-mêmes ou prendre en charge collectivement les risques.
4) ‘ Démocratique : la démocratie sociale est en crise du fait de lǯaffaiblissement des
syndicats et que les MEDEF÷ désertent les institutions. Pour les gérer on essaie
de combler les déficits.
5) ‘ Modes de vie : la ÷÷ a été conçue sur un modèle très simple : modèle industriel
(éducation, travail 40ans/retraite 15ans). Mais les carrières deviennent plus
chaotiques (congés, chômage)

Alain ÷upiot propose en 1999 de reconstruire des systèmes de sécurité sociale qui
assurent une continuité de la couverture sociale malgré les discontinuités des statuts
professionnels. Tout ce qui relève du travail associatif ou bénévole doit donner lieu à
une protection sociale minimale. Lǯidée est de faire évoluer les droits proposant aux
bénéficiaires de choisir le moment où ils vont utiliser leurs droits sociaux : cǯest le droit
de tirages sociaux.

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 ‘ 

En 1944 Churchill et Roosevelt ont promis la mise en place des Etats providence dans le
monde entier.
La déclaration de Philadelphie du 10 mai 1944 consacre un droit à la sécurité sociale.
Une déclaration de lǯOIT de 1952 définit une norme de sécurité sociale. La construction
européenne a conduit à des développements en matière de sécurité sociale, chaque Etat
conserve ses propres spécificités. Au niveau de la CE÷DH il y a quelques dispositions.
Mais cǯest surtout au niveau de lǯUE, sur la question de la libre circulation, on ne doit pas
empêcher les déplacements : donc système de coordination, autorise les citoyens à se
déplacer dans lǯUE sans perdre le bénéfice dǯune couverture sociale.
Depuis 2004 nous sommes tous titulaire dǯune carte européenne dǯassurance maladie

Le 22/02/10

Il y a une politique de continuité de la retraite (totalisation des périodes).

La maladie, il faut distinguer


1) ‘ Les règles qui sǯappliquent aux expatriés (se déplacer pendant une période
longue) : ils ont le droit dǯêtre traité de la manière façon que les nationaux, ils se
voient appliquer les règles de lǯégalité de traitement.
2) ‘ Pour les déplacements temporaires (tourisme, visite de la famille), les patients
ont droit a la prise en charge des soins inopinés (pour laquelle la personne ne
sǯest pas spécialement déplacées pour bénéficier des dispositions sociales dǯun
pays) il y a prise en charge dans les mêmes conditions que les ressortissants de
lǯEtat membre dǯaccueil.
3) ‘ Il y a une liberté de circulation des biens et service : on peut acquérir librement
ces biens dans nǯimporte quel Etat membre et en demander remboursement dans
le pays dǯorigine.

Depuis 2000 il y a une politique de convergence de différents systèmes : Méthode de


coordination MOC par lesquels les pays essaient de rapprocher de rapprocher leur
système de ÷écurité ÷ociale. Il y a une volonté de lutte contre lǯexclusion.

 ‘  

La protection sociale est avant tout régie par les règles du droit français : la constitution
qui définit deux grands principes : chacun à le devoir de travailler et obtenir un emploi/
la nation assure à lǯindividu et à la famille les conditions nécessaires à son
développement (ǥ) et garantie a tous la protection de la santé, sécurité matérielle, le
repos et les loisirs.[ǥ]
Ce sont des droits fondamentaux et on ne peut pas exclure les personnes.
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Cela dit, le texte de la Constitution, on sǯen sert surtout avec lǯarticle 34 pour définir la
compétence du législateur. Il est compétent pour fixer tout ce qui est principes
fondamentaux du droit de la sécurité sociale.

 
   

 

Réponse : On va les retrouver regroupées dans des codes. Mais la P÷ est éclatée dans des
domaines très divers donc il faut consulter plusieurs codes : le code de la sécurité sociale
dans lequel on trouve tout ce qui est organisation de la ÷÷ et octroi de tout ce qui est
prestation. Mais on a très souvent besoin du code du travail pour tout ce qui est
négociation collective et pour tout ce qui est assurance chômage. Il faut aussi se référer
au code de lǯaction sociale et des familles (CA÷F) pour tout ce qui est aide sociale. Et
enfin pour la maladie, on se réfère au code de la santé publique (C÷P). Donc il faut
jongler avec les codes.

Le Code de la ÷÷ est assez compliqué. Il est divisé en 9 livres :


1) ‘ L1 qui concerne les généralités. Ce sont les dispositions communes à tous les
régimes.
2) ‘ L2 qui concerne lǯorganisation du régime général.
3) ‘ L3 celui que lǯon va fréquenter le plus : relatif aux assurances sociales. Dans ce L3
on va trouver des règles sur les bénéficiaires, sur lǯassurance maladie et mm des
règles relatives à la retraite.
4) ‘ L4 concerne les accidents du travail et maladies professionnelles
5) ‘ L5 concerne les prestations familiales
6) ‘ L6 et 7 sont consacrés aux régimes spéciaux
7) ‘ L8 concerne les personnes âgées. Les différentes allocations
8) ‘ L9 concerne la protection sociale complémentaire

La ÷÷ nǯest pas la belle langue du code civil, cǯest un langage qui est très technique parce
que cǯest un domaine dans lequel il faut octroyer de façon très précise des droits pour les
bénéficiaires. Ce quǯon va trouver très souvent dans ces textes cǯest la technique du
renvoi. Le renvoi à dǯautres textes législatifs. On va trouver également des renvois à des
textes réglementaires pour tout ce qui est détermination du montant des prestations
(cǯest fait par décret souvent au Conseil dǯEtat).

On va trouver aussi lǯexpression dǯun certain nombre de principes dans le code de la ÷÷


comme par exemple en matière dǯassurance maladie un important article qui date de
2004 : L 111-2-1 pour le caractère universel, obligatoire et solidaire de lǯassurance
maladie.

De même, en matière de retrait, la loi du 21 août 2003 proclame le principe de la retraite


par répartition au cœur du pacte social qui unit les générations.

      !  "   


 !   # 
 $
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$  %% 
 

Réponse : Ce sont des principes qui ont une valeur politique et ça permet très souvent de
faire passer des réformes. En même temps, ces textes là nǯont pas beaucoup de valeur, ni
une très grande portée juridique car un autre législateur pour défaire ce que le
législateur précédent avait fait.

Le Droit de la P÷ par ses sources est un droit très complexe car toujours dans la croisée
de plusieurs disciplines. On doit aborder des règles du droit civil, des règles du droit du
travail et des règles qui concernent les finances publiques. On est toujours à cheval entre
des dispositifs de droit privé et de droit public.

Point sensible : grande distinction


Quand on parle de P÷ on doit envisager sous un même ensemble deux questions très
différentes : la question des droits. Cette question là est la question des prestations de P÷
qui suppose dǯexaminer comment le droit organise la prise en charge des différents
risques sociaux. Mais ces droits ne peuvent être mis en place sans

cA
institutions(organismes qui sont chargés dǯoctroyer des droits et de gérer lǯargent de la
P÷). Ces questions là on va les regrouper dans la question de lǯorganisation de la P÷.

c 

De manière très schématique, on peut dire que la P÷ a pour but de conférer des droits
aux bénéficiaires en cas de réalisation des risques sociaux. Ces droits on les désigne
comme étant des prestations. Prestation, si on regarde lǯétymologie du terme, ça vient
du latin « praestare » qui signifie fournir quelque chose en application dǯune obligation.
La prestation est un mot du droit romain. Cǯest une catégorie importante.

Donc il faut relever 2 choses dans cette idée de prestation :cette prestation correspond à
un dû organisé par le droit et il faut retenir également octroyer quelque chose. On va
commencer par la question des bénéficiaires puis nous verrons ensuite ce qui est dû
(cǯest la question des différentes prestations).

 c 


%   Ê  
   

Lǯambition du plan était la généralisation. On a mis en place en France une organisation


de type professionnel. A savoir que lǯon peut bénéficier de la P÷ que si on relève dǯune
activité professionnelle identifiée. Il faut être rattaché à un régime légal de P÷.

  # $



#%  

En droit de la P÷, on utilise ce mot dans une signification un peu différente. Dans certains
cas, le régime va désigner lǯensemble des règles qui sǯapplique à un groupe donné
dǯassurés. Cǯest ce que lǯon appelle ici la conception statutaire du régime. En même
temps, on va trouver le même sens dans le code de la ÷÷. Conception organique du
régime. Cǯest ainsi que lǯon va parler de régime de la ÷NCF (ce sont des institutions qui
gèrent des prestations).

Quoiquǯil en soit, si on veut simplifier, le régime dans tous les cas a une seule fonction
cǯest une fonction de redistribution puisquǯon va associer au sein dǯun mm régime à la
fois les ressources et on va attribuer les prestations. On a en tête ces mécanismes qui
vont mettre en place une solidarité entre assurés.

En France, nous avons un régime principal cǯest le régime général de la sécurité sociale
(R'÷÷). On a à côté des régimes spéciaux des salariés (plus dǯune centaine de régimes).
On a ensuite les régimes des professions indépendantes (les artisans, les chefs
dǯentreprises ont leur régime à eux). Et puis, il y a les régimes agricoles car les
agriculteurs sont eux aussi bénéficiaires de la P÷.Chacun de ces régimes est indépendant.

Le trait commun de ces différents régimes cǯest que ce sont des régimes obligatoires. De
part notre qualité on sera obligatoirement bénéficiaire du régime dont on relève.

c
) c  

Le régime général est celui des salariés du secteur privé. Cǯest le régime dǯabord qui est à
lǯorigine de notre système de P÷. Les premiers régimes de P÷ étaient des régimes des
salariés.Cǯest le régime le plus important en terme financier car il représente 58% des
prestations qui sont versées.Il a pour particularité dǯêtre le régime le plus complet. Cǯest
le régime de base qui offre la meilleure couverture des différents risques.Cǯest le régime
le plus important symboliquement car il a vocation à couvrir la majorité de la population
française. Environ 90% de la population française est une population salariée. Il sert un
peu de moteur à la P÷.Les enjeux de la filiation au régime général sont très importants
car pour un bénéficiaire lǯaffiliation au régime général permet la meilleure protection de
risques dans un régime de base donc enjeu très important pour les salariés. Mais il y a
un enjeu économique très important car sin on emploie un bénéficiaire du régime
général de la ÷÷ ça va avoir un coût très important au vu des cotisations à payer.Enjeu
très important pour les institutions, les organismes car les organismes de la ÷÷ ont
tendance à avoir une conception très extensive du salariat pour avoir le plus d e
cotisations.UR÷÷AF vont essayer de faire requalifier les relations de travail en salariat
pour pouvoir prélever des cotisations sociales.

Au départ, le régime général a servi à couvrir uniquement la population des salariés


mais en même temps, le régime général a été le support des politiques de généralisation
de la ÷÷. Peu à peu cette politique a conduit à affilier au R' des populations qui nǯétaient
pas salarié au départ.

÷ ›&'( )  % 


#% #


Il sǯagit de déterminer le champ dǯapplication du régime général.Cǯest une question que


lǯon va trouver dans le livre 3 du code de la sécurité sociale.

   !  !   %  

Techniquement, ça désigne le rattachement obligatoire dǯune personne à un régime.


Cǯest une situation de droit puisque cǯest imposé par les règles juridiques. Il faut
distinguer lǯassujettissement de « lǯimmatriculation ». Lǯimmatriculation est une
opération administrative par laquelle une personne va être inscrite sur la liste des
assurés sociaux. Cette opération administrative va nous permettre de bénéficier dǯun
numéro national dǯidentité. Cǯest lǯemployeur qui embauche un salarié qui a lǯobligation
de demander cette première immatriculation pour les salariés. Donc cette opération
administrative, on la fait quǯune fois dans sa vie.

Il faut aussile distinguer du terme « affiliation ». Cǯest simplement le rattachement à un


régime déterminé mais en fait, il faut comprendre quǯune personne peut avoir plusieurs
affiliations. Lǯaffiliation est une procédure à suivre pour rattacher une personne à un


régime. On peut passer dǯun régime à un autre qui donnera lieu à une nouvelle
affiliation. Cette précision sur la terminologie est importante.

  cc à             
       
                         
         
  
        
 

Il faut distinguer deux conditions : il faut dǯabord un critère principal qui est le critère de
subordination et il existe des critères secondaires qui tiennent lieu à la rémunération eu
au contrat.

V 

c  

 ‘     

La subordination est le produit dǯune longue évolution.


Cette histoire en commence en 1898 avec cette grande loi sur les travailleurs accidentés
qui couvre les ouvriers de lǯindustrie qui avaient besoin dǯune protection particulière. La
notion de salariat nǯexiste pas, il y a des tas de catégorie e travailleurs plus ou moins
indépendants. Cette protection va peu a peu sǯappliquer a dǯautres catégories quǯon a
identifiées comme ayant besoin dǯune protection particulières : les employés, les cadres.
Cǯest dans la réflexion sur le fait de savoir qui avait besoin dǯêtre protégé que cette
notion de salarié sǯest imposée. Les salariés sont des personnes qui ne sont pas maitres
des choix économiques de lǯentreprise. Il faudra attendre 1945 pour voir apparaitre
cette catégorie du travailleur subordonné.

Il y eu débats a partir des années 1930 sur qui intégrer dans cette catégorie de
travailleur subordonné. Il y a tout un courant doctrinal et jurisprudentiel qui pr ône une
conception très extensive des bénéficiaires de cette protection.
Le noyau dur du salariat est constitué des personnes pour lesquelles existe une
    ; on peut repérer le pouvoir de lǯemployeur de donner des
ordres sur la manière de travailler. On oppose cela au travailleur indépendant qui lui est
libre de choisir la manière dont il travaille ; le donneur dǯordre fixe alors un objectif.
Dans cette définition, le mot important est     +   
      +           
  
Cette conception stricte du salariat comme étant lǯingérence dans le travail a été
confrontée à une évolution de la protection sociale qui concerne à int égrer les catégories
beaucoup plus large des catégories de personnes disposant dǯune liberté dans leur
activité que lǯon peut trouver dans toutes les professions dans lesquelles un savoir

professionnel donne une grande latitude à celui qui travaille : médecins, artistes,
enseignants

La notion de « ÷ervice organisé » recouvre tout ce qui tend aux objectifs, horaires,
locaux/matériel et organisation du travail.

Deux leçons :

1) ‘ Le critère du service organisé a été relégué au rang dǯun simple indice, ce qui
compte avant tout cǯest de repérer lǯexercice dǯun pouvoir. Faculté de donner des
ordres soit sur le travail soit sur les conditions dǯexécution du travail. Les juges
du fond doivent caractériser lǯexercice dǯun tel pouvoir.
2) ‘ Aujourdǯhui nous avons procédé à une unification de la définition du salarié : vise
à la fois lǯA 242-1 C÷÷ et vise aussi ancien Art. L 121-1 CT : ce double visa montre
une volonté dǯavoir une même conception du salarié dans le champ de la
protection sociale ou dans le champ du droit du travail.

 ‘  

La Cour de Cassation a développé une politique extrêmement dynamique qui a permis


dǯavoir une conception extensive de la subordination. Il faut déterminer la place
réservée au travail indépendant. Les entreprises ont voulu développer la place de ce
travail indépendant pour diverses raisons : car certains modes de production ont évolué
et pour des raisons financières. Cette stratégie sǯest heurtée à al Cour car le juge nǯest
pas tenu par la qualification des parties.

Règles de preuve
Art 1315 : celui qui réclame le jeu dǯune règle de droit doit prouver la réunion des
conditions dǯapplication. Donc cǯest celui qui se prétend subordonné qui doit prouver
son état de subordination, preuve dǯun fait juridique qui se prouve par tout moyen.
Des gouvernements ont voulu développer une sécurisation juridique : éviter le risque
dǯune requalification pour les entreprises. Il existe deux mécanismes : une présomption
de non-salariat et le Rescrit social
1) ‘ Loi Madelin du 11 février 1994 met en place pour la 1ère une présomption de non
salariat pour les personnes inscrite au RC÷
2) ‘ Loi Aubry du 19 janvier 2000 va abroger ces dispositions de la loi Madelin
3) ‘ Loi Fillon du 1 er aout 2003 réintroduit cette définition pratiquement dans les
termes de la Loi Madelin, codé à art L.311-11 C÷÷ qui renvoie à art L. 8221s. CT
en disant que les personnes qui sont inscrites au RC÷ sont présumées ne pas
relever du régime général de la sécurité sociale sauf sǯil est établi que leur activité
les place dans un lien de subordination juridique permanente à lǯégard dǯun
donneur dǯordre.


Cette présomption de non salariat sǯapplique à différentes catégories de personnes
posées à art L. 8221-6 CT. Il sǯagit dǯune présomption simple. Ces textes ont une visée
idéologique
î‘ › *%  + %
 ++                 
                        
          
  


V  


cc cc 
Mécanisme qui permet aux entreprises quand il y a une incertitude sur le statut
dǯindépendant des salariés des personnes avec lesquelles elles travaillent dǯinterroger
les UR÷AF sur la situation de leurs cocontractants et les UR÷AF vont prendre position
sur ce statut des collaborateurs de lǯentreprise :
÷ur la base de ce dossier, lǯUR÷AF dispose dǯun délai de deux mois pour répondre : si
lǯactivité est salariée ou indépendante. Cette réponse est très importante car au-delà de
ce délai de deux mois ou si lǯUR÷AF qualifie la relation dǯindépendante ou on ne pourra
plus imposer la filiation au régime général. Il faut la preuve dǯun changement de
situation ou dǯun faux.

à    


  !cc
à 

c ‘  

Il faut quǯil y ait perception dǯune rémunération, quel que soit le montant ou la nature de
la rémunération.On exclut tout ce qui est travail bénévole.
Point sensible : le travailleur reçoit un dédommagement par exemple à lǯoccasion dǯun
travail bénévole, on octroie des sommes compensant des sujétions.
÷olution : Approche casuistique.
î‘ m

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à ‘ 

Quelle que soit la forme, la nature et la validité du contrat : niveau dǯexigence modeste
de la législation. Et on peut retenir la relation de travail quand bien même ce contrat est
nul.


Point sensible : les ecclésiastiques. Ils sont amenés à travailler, donc on peut se
demander sǯil y a contrat de travail ou pas ?
÷olution :
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 Ã             
 

Lǯambition était de mettre en place un système unique qui sǯappliquerait à lǯensemble de


la population française. Ce souhait sǯest heurté à la volonté dǯun certain nombre de
groupes sociaux qui voulaient choisir librement leur niveau et les modalités de
protection sociale. Cette résistance a été intégrée dès lǯordonnance du 4 octobre 1945
(création de la ÷÷), on reconnait donc des régimes spéciaux et complémentaires.
Pierre Laroque en 1945 est conscient de proposer un système qui reste partiel mais
affirme que la place de la P÷ obligatoire doit certainement sǯétendre. Ainsi on assiste à la
généralisation de la ÷÷ par une forme de diversification des régimes légaux. Ce terme de
généralisation recouvre à la fois un objectif/une idée mais aussi dǯune technique :
différents instruments juridique ont été utilisés pour étendre les catégories couvertes
par la ÷÷ et la P÷.
Dans ce processus de généralisation il faut comprendre quǯon a assisté à un mouvement
en trois temps :
1) ‘ En 1945 : généralisation par extension du modèle professionnel de la ÷÷, on a
simplement diversifié les régimes légaux et étendu la protection qui était due à la
famille des travailleurs. On parle de     Technique
insuffisante donc on a procédé à une autre technique :  
à ‘    
3) ‘ Mise en ouvre de la couverture maladie universelle en 1999. On se tourne vers
une forme dǯuniversalisation. Dorénavant on a pu obtenir la couverture de tous
les résidants du territoire et donc rompu avec la technique de couverture par
catégorie professionnelle. Ce troisième temps sǯest rajouté aux deux techniques
précédentes, elles coexistent.

c 

 ‘  


Ã
Dès 1945, assuré que la sécu concerne lestravailleurs ms aussi les membres de leurs
familles. ÷ituation française est assez particulière, car choix dǯun système non pas
universel, mais plutôt sur une base prof (type bismarkien), puis étendue à la famille.

Ces politiques familialistes sǯexpriment par les prestations familiales (une douzaine de
prestations) et ouvrent des droits directement au profit des familles. Elles sont dues à
tout résidant régulier a condition que cette personne ait a sa charge un ou plusieurs
enfants résidants eux-mêmes en France. Elles tiennent compte de lǯévolution de la
famille. Elles sont versées à al personne qui a la     
!      ,
 des enfants et la jurisprudence dégage le fait quǯaucun lien de parenté
ou dǯalliance est exigé.
Il existe aussi des     :        +
    

Ces assimilations légales ont une réelle importante en matière dǯassurance maladie. Les
bénéficiaires sont non seulement celui qui cotise mais aussi les ayants-droit qui sont les
membres de la famille de lǯassuré qui bénéficie des prestations en natures.  c
 pose les conditions dǯoctroi et pose trois catégories de personnes.
1) ‘ Le conjoint des lors quǯil ne peut bénéficier par lui-même dǯun régime de
protection sociale. La difficulté a été de savoir ce quǯon appelle un conjoint. Cette
notion est étendue au concubin. Un arrêt de 1989 interdit lǯoctroi aux homos car
il fallait vivre « comme mari et femme ». Cette position a été critiquée notamment
au niveau de ses effets, ce qui a valu lǯintervention du législateur le 27 janvier
1993. Cette loi prévoit que lorsque lǯassuré vit depuis au moins un an avec une
autre personne et que cette personne se trouve à sa charge effective et
permanente, cette personne aura la qualité dǯayant-droit. La Loi de 1999 étend la
qualité dǯayant-droit au pacsé. Le conjoint peut bénéficier des prestations jusqu'à
quatre ans après divorce.
2) ‘ Les enfants  !c#Ã
  
3) ‘ Les autres. cc  : les ascendants, descendants, collatéraux qui vivent sous
le toit de lǯassuré et qui se consacrent à lǯéducation des enfants de lǯassuré.

 ‘     

Cǯest une technique qui consiste a rattacher au Régime général certaines catégories
sociales alors que même ces catégories ne sont pas des travailleurs salariés. On a
considéré que la nature des activités professionnelles quǯelles exercent est comparable à
celle des activités salarié (Art L.311-3 C÷÷).
Elle ne sǯétend pas à lǯassurance chômage, elle concerne uniquement la sécurité sociale.

Ãc
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        V       !   
       
          

à    



Il sǯagit de politiques qui visent à couvrir des personnes qui ne sont pas couvertes : les
   #. Le législateur a défini des petites couches
pour ensuite lǯétendre à lǯensemble de la population.

 ‘     

Couvre des personnes sans activité professionnelle. Cǯest le cas des stagiaires, les
chômeurs indemnisés, les détenus. Depuis loi de 1948 les étudiants bénéficient des
prestations en nature de lǯassurance maladie. Les apprentis sont couverts par les
dispositions sur les ATMP.
Ce sont des textes très imités et techniques.

 ‘    



    ÃA  cA proclame la volonté de construire un système de P÷
commun à tous les français. Ce projet a été précisé par une loi de 1975 qui avait annoncé
quǯon allait mettre en œuvre ces réformes. Existe aussi une loi de 1978 qui pour la
première fois prévoit une forme de généralisation de la ÷÷ (codée à art L11-1 C÷÷) mais
nǯa été mise en œuvre que dans le domaine des prestations familiales, on prend
uniquement comme critère la résidence sur le territoire français.

V  
‘
Il existe 2 conditions pour bénéficier de lǯassurance maladie.
1) ‘ Emploi salarié pendant une période minimal de 200H au cours des 3 mois
précédents.
2) ‘ Avoir perçu des rémunérations ayant données lieu à des cotisations pour un
montant de 1015 x le ÷MIC horaire. (8993̀ brut pendant les 6 mois précédents).

De plus, la loi a ouvert un mécanisme nouveau où ceux non affiliés pouvait le faire
volontairement. Il s'agissait de l'assurance personnelle. Toute personne non couverte
pouvait adhérer au régime général de la ÷÷ et cela suppose le paiement de cotisations
importantes. On peut voir pour l'essentiel que le régime de la ÷ECU reste assis sur les

ÃÃ
cotisations liées à l'activité professionnelle.

-        ! "  

La CMU est établie le 27 juillet 1999.


Cette Loi du 27 juillet 1999 relative à la CMU a opéré deux avancées majeures.
1) ‘ Une condition d'accès à l'assurance maladie basée sur des conditions de
résidence uniquement.
2) ‘ La mise en place d'un accès effectif aux soins pour les populations les plus
démunies.

 /  ! ›01 


î‘  c  : Pose 2 autres conditions pour en bénéficier :
c ‘ Une résidence stable et régulière. Il faut être rentré régulièrement sur le
territoire français et la nationalité ne rentre pas en compte. - 
      & ..
 cAÃ 
2) ‘ L'absence de couverture par un autre régime. C'est un critère de subsidiarité.
On y a le droit, parce que l'on a le droit à rien d'autre.

Le législateur a garanti 3 principes importants pour lǯaccès aux soins.


1) ‘ -. Il suffit de faire la demande auprès de la CPAM (caisse
primaire d'assurance maladie) et l'on a le droit à une affiliation immédiate et
automatique. Il suffit de justifier les conditions prévues par la loi.
2) ‘       Il s'avère que l'assuré ne relève pas de la
CMU mais d'un autre régime, on va faire en sorte que ces droits ne soient pas
interrompus. la CMU va permettre le versement des prestations tant que la
personne n'aura pas été affiliée à son régime.
3) ‘     Les bénéficiaires de la CMU n'ont à payer aucune
cotisation, à condition qu'ils aient des ressources inférieures à 9020̀ par an soit
751̀ par mois. ÷'ils ont un revenu supérieur à 9020̀ par an, ils doivent verser
des cotisions à hauteur de 8% des revenus supérieurs à 9020̀

 )›01   


#% 2#
 
î‘ ÷ ++ | 

 " 
Elle bénéficie aux personnes souvent bénéficiaires d'un régime de ÷ECU mais pas de
mutuelles.
Elle garantie l'octroie d'une protection complémentaire santé gratuite pour toutes les
personnes dont les revenus sont inférieurs à 627 ̀ par mois.

  " 

Ãü
Il s'agit d'une avance de frais, donc les personnes ne paient rien.
Non paiement du ticket modérateur
Il y a un remboursement effectif de toutes les dépenses engagées au delà des tarifs fixés
par la ÷ECU, mais cela suppose que les médecins respectent les tarifs limités par décret :
frais dentaire et frais dǯoptique
Ce dispositif est subsidiaire.

 - -      


On s'est heurté à un refus de soin, notamment des praticiens. La CMU impose des
limitations dans les tarifs fixés. Pour les dentistes, les frais de prothèses sont limités par
décret pour les bénéficiaires de la CMU. Pour les généralistes, les avances de frais sont
des formalismes importants et compliqués.

 Ãc+ Ã.(


. ) -
ccc   interdit le refus de soin en raison du bénéfice de la CMU.
La loi prévoit également une nouvelle procédure : le patient peut saisir soit le directeur
de la CPAM, soit le conseil de l'ordre local. Cette saisine vaut dépôt de plainte, elle est
transmise au parquet. Cela va donner lieu à une convocation du médecin. Cela va donner
suite à une conciliation. ÷i la conciliation échoue ou s'il y a récidive, le dossier est
transmis à la CPAM qui pourra prononcer une sanction administrative contre le médecin
MAI÷ il n'est pas sure que c'est sanction soient très efficaces.

) Ã 

 
c

c -  

 ‘   

Il s'agit de la culture du sol, des élevages, de l'exploitation forestière.

 ‘   

Tout ce qui est fabrication de matière première comme le beurre, distillerie ou encore
les organisations professionnelles agricoles comme les coopérativesǥ

à   

 ‘  

ÃA
Le régime agricole comprend un certain nombre de prestations comprises dans la
Mutualité ÷ociale Agricole M÷A.
1) ‘ Assurance contre les ATMP.
2) ‘ Assurance vieillesse pour les exploitants.
3) ‘ Prestations familiales.

En ce qui concerne la branche maladie, elle est plus complexe. Il y a plusieurs caisses,
plusieurs choix :
1) ‘ AMEXA est la caisse des exploitants.
2) ‘ Mutuelles pouvant agir dans le champ de la maladie.
3) ‘ ÷ociétés d'assurances
Il y a une sorte d'alignement sur le régime général de la ÷ECU.

 ‘  -

Il existe une pluralité de caisses qui vont constituer la M÷A.

 ›%% "%
3  
Il y a des caisses départementales qui gèrent les différents risques et ces caisses ont la
particularité d'être composé des représentants des salariés, des employeurs et des
exploitants.

 ›%%    


Il y a des cotisations qui doivent être versées du coté des salariés par des cotisations
salariales et patronale, mais également par les exploitants indépendants.
C'est un régime qui ne peut être que déficitaire, voire meme très déficitaire. La
démographie est très défavorable dans ce régime.

 ›%% /4
%*  
Compensation démographique : Les salariés du régime général vont verser une
contrepartie de leur cotisation au régime agricole.
Pour les exploitants, on va faire appelle à la solidarité nationale. C'est l'Etat par le biais
des budgets qui va compenser les déficits de ces régimes.

En 2009, la LF÷÷ a admis que le déficit de ces caisses a fini par être absorbé par l'Etat,
soit 7,7 milliards d'euros.
En 2010, la LF÷÷ prévoit 1,4 milliards d'euros de déficit.

 
à 
c -  

-                
    La plupart de ces régimes spéciaux connaissent des régimes

Ã
de retraite spécifiques, mais certains connaissent en plus des régimes spéciaux de
protection contre la maladie professionnelle et accident du travail(ATMP).

 cc c     -         
            


à  

V  

 ‘  

Il existe différents types de prestations : AMTP, AV (pour les exploitants), PF (pour les
bénéficiaires).
La branche maladie est complexe il y a plusieurs caisses : lǯAMEXA, Mutuelles, ÷ociétés
dǯassurances.
Il y a un alignement sur le régime général de la ÷écurité ÷ociale.

 ‘  

Il existe une pluralité de caisse, dont la caisse pivot est lǯAMEXA spécialisée dans
lǯassurance maladie.
Il y a des caisses départementales qui gèrent les différents risques et ces caisses qui
contiennent salariés, représentants des employeurs et des représentants des exploitants

Concernant les finances, des cotisations sont versées.

 
 

Ce régime s'applique aux entrepreneurs.
    c +  cA         -  
     Il existe 3 caisses différentes :
1) ‘ caisse pour les artisans.
2) ‘ caisse pour les industriels et commerciaux.
3) ‘ caisse pour les professions libérales.

En 1966, il y a une mise en place d'une assurance maladie et dans le cadre de la


généralisation, la protection familiale est arrivée.
   Ã            !  
 composé d'une caisse nationale qui va gérer l'assurance vieillesse,
l'assurance maladie pour les artisans et les commerçants, mais également l'assurance
maladie pour les professions libérales.

Ã
L'assurance vieillesse des professions libérales est gérée par la caisse nationale
d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL).

En ce qui concerne les prestations, Ã 


  

C'est financé par les cotisations, environ 16,3% du revenu net imposable. Caisse très
déficitaire. Le régime des indépendants bénéficie du transfert provenant de l'Etat et
d'autres régimes : 50% des recettes viennent d'ailleurs.

L'assurance maladie, on a un système assez compliqué. Ces prestations d'assurances


maladie ont été alignées sur le régime général. ÷elon les professions on peut avoir des
avantages différents.

 Ã
% Ê   
Ê  
   

) c  

 
c  

c  

 ‘  

Les bénéficiaires sont ceux qui au cours des 6 derniers mois ont soit travaillé 200h dans
les 3 mois avant l'arrêt de travail, soit qui ont cotisé pour un montant égal à 1015 x le
÷MIC horaire.

Il existe 4 conditions :
1) ‘ constat part le médecin traitant d'une incapacité physique de travailler.
2) ‘ il faut passer un délai de carence. Les indemnités ne sont dues qu'à compter du
4ème jour d'absence.
3) ‘ informer la caisse primaire de son absence dans les 48h.
4) ‘ il doit y avoir perte de gain constatée. L'assuré n'a pas le droit d'exercer une
activité qui serait incompatible avec la prescription de repos.

 ‘ +   

 Ã A 
absence 1-3 jours 6 -30 jours 31 jrs - 6 mois + de 6 mois
< 3 enfants 0 50% 50% 51,49%
3 enfants 0 50% 66,66% 68,66%

Ãß
1/720 soit 1/540 soit 1/525 soit
plafond
48,03̀/j 64̀/j 65,94̀/j

‘ 

Il existe une   . Lǯintéressé ne peut pas cumuler des indemnités
journalières avec le versement d'un revenu. L'incapacité de travail doit être totale.
î‘ ÷  

 .     $      '        
    !
  ' *            
*     !   "   

Il existe aussi une . On va basculer dans l'invalidité. Dans la plupart


des cas, l'assuré a le droit a 1 an d'indemnité journalière pour une période de 3 ans. Par
dérogation, certaines maladie donnent lieux à des droits spécifiques notamment les ALD
(affection longue durée) comme les cancersǥ peuvent être pris en charge pendant 3 ans.

Un (        . Ils doivent vérifier que
l'affection emporte une incapacité totale de travailler.

Un (   . Ce sont des personnes qui


vont venir au domicile pour vérifier que l'on est bien présent à notre domicile. Un
   cà  à a posé les règles de ces visites : Le patient doit être
présent à son domicile sauf sortie pour le médecin entre 9h - 11h et 14h - 16h. Le
médecin peut donner des plages de sorties autorisées plus large. ÷i on est absent ou si
on est en capacité de travailler, alors la CPAM va nous sanctionner en ne versant pas les
indemnités. On peut contester cette décision par les TA÷÷.

La jurisprudence considère que le manquement du salarié à ces obligations envers la ÷÷


ne peut pas justifier un licenciement.
î‘ ÷ 2
++   $   * 
        
      +     ,  V                
  ! $     '               
V                       -    % 
                  $  
!     


Le 22/03/10

à 

 ‘ 

Õ

c ‘   & 



   +     


         )         " 
  ;                  cÃ)  
                "  Lorsque ces
conditions sont réunies il ya une période de couverture qui sǯétend sur un an.
Au cours de la première immatriculation il y a une ouverture dǯune période de 3 ans de
couverture par lǯAM quel que soit le nombre dǯheures cotisées.

%

Ãc c 

Les prestations en nature ont un caractère familial (entendu plutôt largement).

 " 

Toutes les personnes qui résident de manière régulière et stable en France.

à ‘  
î‘ ›  + 
   m             %      
    $  %    $     $        
   

 )
  % $
     $
$  2
3- 

î‘ ›› ++V          $    
          
                  
  $  $   0   ›› $     5

 

$
6%
7 %
 
 $,
- 
  !  
%   *-

 ‘   

Cǯest à lǯassuré quǯil revient de régler directement les frais médicaux à charge pour lui de
solliciter ensuite le remboursement qui lui est dû par lǯAM.

  :         : lǯassuré va régler uniquement la


part qui lui incombe (le ticket modérateur) et tout ce qui est remboursé fait lǯobjet dǯune
avance et donc ça sera lǯAM qui réglera directement la part socialisée de ces dépenses.

A ‘    

Ãå
 
   & 
           : si on participe
personnellement aux frais auxquels on est exposé, on consomme moins. ÷on avantage
est de diminuer les coûts pour lǯAM. Il existe trois mécanismes de participation :
c ‘ / 
Art L 321-1 C÷÷ : mise à la charge des assurés non prises en charge par lǯAM. Il y a
application dǯun principe de proportionnalité : la participation doit être proportionnelle
aux tarifs pratiqués (art L 322-2 C÷÷).

    /  
 
"  
"  
   c
     
       
!    
   !    c 
 
%    

 
Il y a des systèmes de réduction/dǯexonération du ticket modérateur. On en compte 27
cas.
Ex : ALD (Affection longue durée) qui procède à une prise en charge à 100%
(exonération complète du paiement du ticket modérateur).

à ‘ %+ 
La personne va participer personnellement au frais d'hospitalisation.  cA A 
Cela concerne les séjours supérieurs à 24h prévu par jour et concerne toutes les
personnes qui vont être admises dans un hôpital public ou privé. Il était de 14̀ en 2004
et depuis le 1ier janvier 2010 il est de 18̀.

3) ‘  c ̀.
   c   ÃA   - ÃÃ Ã :      

-       c       Le montant
maximal de cette participation forfaitaire étant de 50̀ par an. Ce système a été renforcé
par les franchises médicales selon une loi du 19 décembre 2007 concernant les
remboursements de médicament. Cette loi de 2007 prévoit une franchise forfaitaire de
0,50̀/ boite et cela s'applique également aux transports sanitaires de 2̀/ transports.
Ces franchises sont plafonnées à 50̀ par an.
Il y a des cas d'exonération notamment pour les femmes enceintes et les bénéficiaires de

ü
la CMU. Ces mécanismes sont allés jusqu'au bout de la logique de responsabilisation. Les
mutuelles pour cela passent des contrats responsables avec leurs clients pour ne pas
rembourser les franchises.

 ‘  



Il faut pour se faire rembourser que cette dépense procède dǯune justification médicale.
  Ãc c :            !  
 
 
Ne sont pas pris en charge tous les frais de délivrance de certificat médical.
On a ajouté aux soins pris en charge tout ce qui relève de la prévention (soins
préventifs) : on va examiner lǯopération et on considère quǯil doit y avoir un caractère
approprié. Le Droit fait confiance aux médecins et cǯest au médecin traitant de
considérer si les soins ont un caractère approprié ou non. Cependant un contrôle est
effectué par les Caisse de ÷÷.
"  
Préalablement à la délivrance des soins lǯassuré peut demander une demande dǯentente
préalable pour être remboursé. Lǯabsence de réponse vaut acceptation (pour contrôler
quǯil nǯy a pas des frais trop importants)

 
Il faut que le praticien indique la catégorie de dépenses auxquelles le patient à été expos
à partir de la CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux : 7600 actes médicaux
référencés avec code et tarif).

   


  &             
      

En France, il existe des médecins conventionnés secteur 1. Les praticiens sǯengagent à


respecter les tarifs de la ÷÷ (22̀ pour la consultation dǯun médecin généraliste). En
contrepartie de cet engagement, lǯAM va prendre en charge une partie des cotisations
sociales des médecins. ÷ur les 22̀ on est remboursé à 70% sur cette dépense donc
(14,40̀ remboursé). ÷i on va voir un médecin qui nǯest pas le médecin traitant mais qui
est en dehors du « parcours de soin coordonné », le remboursement est de 50% (10̀ de
remboursé avec la participation de 1̀).
Nous avons des médecins conventionnés secteurs 2. Les médecins restent dans le
système conventionnel mais vont pouvoir pratiquer des dépassements dǯhonoraire
« avec tact et mesure ». Le coût de la consultation est libre. Les remboursements ont
exactement le même montant que ceux fixés au secteur 1 (14,40̀ ou 10̀).

üc
Il existe aussi une troisième catégorie, les médecins hors convention qui concernent
0,1% des médecins qui ne sont pas bien remboursés.

Les spécialistes peuvent tout aussi bien être en secteur 1 quǯen secteur 2, le mécanisme
reste le même. Dans le cadre dǯun parcours de soin coordonnés auprès dǯun spécialiste
du secteur 1, la consultation est à la hauteur de 25̀. En dehors de ce parcours, les tarifs
vont de 33 à 58̀ et le remboursement est à hauteur de 50%.

  


On doit produire une feuille de soin pour être remboursé. Peu à peu tout est remplacé
par des feuilles de soin économiques

V  

  0 

 ‘  

Le système est confronté a un défit, il faut conjuguer la médecine libérale et le


financement politique. La meilleure technique trouvée est celle du contrat dite
« convention médicale » :          
    " 


V  

 ‘  

c ‘  !   

Les Ac BU÷ sont nés de la ÃÃ-cà cà c


  : accords qui peuvent être conclus à deux niveaux différents : national ou
régional.
Au niveau national, ces accords sont normalement liés à la convention médicale et sont
conclus par les mêmes acteurs de cet accord UNCAM et les syndicats représentatifs des
médecins. ÷i jamais, il n'y a pas de convention médicale, cet Ac BU÷ peut être signé par
un syndicat représentatif au moins avec toujours -
" ! 
 
   "  Ces accords sont transmis au ministre de la ÷÷ ou de la
santé qui en contrôleront la légalité.
Au niveau régional, l'Ac BU÷ peut être signé avec les syndicats et les " ! 
 - " 

    
2  

üÃ
î‘ cà cà c  +-  
  
On va essayer de rationaliser les pratiques en définissant à la fois des objectifs et des
techniques qui permettent de mettre en œuvre ces objectifs. Le texte indique également
que ces Ac BU÷ peuvent prévoir des objectifs quantifiés d'évolution de certaines
dépenses en prévoyant notamment d'attribuer des primes forfaitaires aux médecins qui
respecteraient ces évolutions.
Ces Ac BU÷ régissent les professions seulement médicales (non paramédicales).

à ‘  !cà cà c 

    
             
    " ! 
 " 

Depuis une dizaine dǯannées la logique du contrat qui est mis au service de lǯexigence de
maitrise des dépenses de santé se développe.
Cette entrée en force du contrat traduit une transformation de lǯaction publique. On peut
repérer 5 conséquences de cette montée du contrat :
1) ‘ "   (  . Ce nǯest plus lǯEtat qui a le monopole dans la
définition de lǯI', les partenaires y sont largement associés.
2) ‘  (syndicats et caisses).
3) ‘
         . En
effet le contrat permet dǯaffiner dans chaque branche/profession les pratiques.
A ‘ Õ    
5) ‘ Lǯétat intervient en imposant une logique de rationalisation de qualité et cǯest lui
qui a la mainmise sur cette politique de maitrise des dépenses de santé.

Il existe un contrôle médical pour vérifier le respect de ces CM par les praticiens. Auquel
cas ils rembourseraient les soins indument octroyés et ils pourraient être mis hors
convention.

 
Ã

c  

 ‘ 
     
c ‘   

    

üü
  ccc c "               
   
  

Ces mutuelles sont organisées selon un principe dǯautogestion : ce sont les cotisants qui
élisent leurs représentants qui vont gérer les mutuelles.
Ces mutuelles sont regroupées au sein dǯun mouvement mutualiste, il en existe deux
principaux : FMF et FNMF.

à ‘     

  c c               
  

Les membres adhérents sont des entreprises qui adhérent a une mutuelle pour lǯoffrir à
des salariés. Les membres participants sont des salarié affiliés et bénéficiaires de ces
institutions de prévoyance.

Ces institutions sont donc réservées au monde de lǯentreprise et pendant longtemps


elles ont bénéficié dǯun monopole pour gérer toutes les opérations collectives de
prévoyance.

Ces institutions peuvent être mises en place à trois titres différents :


1) ‘ Certaines sont définies au niveau de la branche : institutions professionnelles. Il
faut au moins 5000 participants
2) ‘ Il existe des institutions interprofessionnelles : elles couvrent plusieurs branches.
Il faut au moins 500 participants
3) ‘ Il existe surtout des institutions dǯentreprise sur la base dǯun accord dǯentreprise
ou dǯun referendum. En pratique une institution va couvrir plusieurs entreprises
et il faut quǯelles aient au moins des portefeuilles de 2000 membres.

Ces institutions sont paritaires, dǯoù sa distinction dǯavec les mutuelles.


        !  c c : chômage, maladie ou
accident, décès. Elles renvoient donc tous les risques liés à la personne. Les contrats sont
le plus souvent collectifs mais il existe une possibilité de conclure des contrats
individuels notamment lorsque les salariés quittent lǯentreprise.
Elles sont soumises a un agrément ministériel qui permet de vérifier que ces entreprises
présentent des garanties financières suffisantes.
LǯEurope a conduit à considérer ces institutions comme étant des entreprises. Et donc
les opérations quǯelles couvrent ne peuvent leur être réservées et donc elles sont
confrontées à al monté des assurances dans ce secteur. 

 ‘  


üA
Les assurances ont toujours revendiqué dǯagir dans ce champ (Loi 31 décembre 1999). Il
existe plusieurs sortes dǯassurances.
1) ‘   : grosses assurances qui sont régies par le code de commerce
en plus du code des assurances.
2) ‘       : entreprises dǯassurance au sens du code des
assurances. Elles font des opérations dǯassurance mais elles ont un objet non
commercial et permettent dǯassumer les risques supportés par leurs sociétaires.
Elles sont obligatoires ou facultatives.

 ‘  " 

La CMU a été complétée par un dispositif de CMUC qui permet aux personnes qui ont les
revenus les plus bas de bénéficier dǯune assurance complémentaire. Ce qui est original
dans ce dispositif de CMUC est quǯon laisse au bénéficiaire le choix de lǯorganisme
complémentaire : il peut sǯadresser à une CPAM, ainsi il peut également sǯadresser a des
mutuelles, institutions de prévoyance ou encore entreprises dǯassurance. Elle est
financée par un prélèvement fait sur les mutuelles.

à 

 ‘  

Elle obéit à des règles communes. Les garanties sont le plus souvent collectives et
obligatoires. Par accord collectif ou referendum on va mettre en œuvre dans les
entreprises un régime de prévoyance qui doit couvrir tous les salariés de lǯentreprise.
Elles vont prendre en charge tous les risques et à tous les niveaux souhaités par les
participants. Il existe 3 principes qui encadrent la définition de ces risques :
1) ‘  : on ne doit pas exclure de ces contrats
dǯassurance certains bénéficiaires pour leur état de santé ou âge. Mais le niveau
de cotisation qui va être proposé va dépendre de la population couverte dans
lǯentreprise.
2) ‘         : lǯANI de 2008 prévoit
que tous les salariés qui quittent lǯentreprise vont continuer à bénéficier de la
protection complémentaire pendant 6 mois. A ce titre, il faut que ces salariés
continuent a cotiser.
3) ‘         : Lorsque lǯorganisme de prévoyance
rompt le contrat, quelle sera le sort des bénéficiaires ? Le législateur a mis en
place des règles minimales avec notamment la mise en place dǯun préavis mais la
règle est quǯon ne saurait interdire à ces organismes de rompre des contrats (CDI
le plus souvent). Donc chaque fois que lǯentreprise coute cher, il y a une menace
de rupture qui pèse sur elle.
4) ‘    : adhésion purement individuelle qui relève du droit
des assurances avec une possibilité de sélection de lǯéventuel bénéficiaire

ü
Le 31/03/10

Les risques pris en charge sont définis contractuellement :      
 Ce contrat peut être individuel mais aussi collectif lorsque cǯest
lǯentreprise qui va couvrir lǯensemble de ses salariés (contrat de groupe). Les risques
peuvent être les mêmes que ceux de Ãc c .
Cette prise en charge par les mutuelles a un côté inflationniste car la couverture des
risques complémentaire est pleinement intégrée aux politiques de rémunération des
entreprises pour qui cela revêt deux intérêts : fidélisation des salariés et défiscalisation
de ces avantages.

     c   ÃA        
     !  c c  participation forfaitaire des
assurés, les franchises médicales et majoration du cout des consultations qui résulte du
non respect du parcours de soin coordonnée. Des contrats responsables entre les
mutuelles et lǯadministration fiscale depuis 2006conduisent à empêcher tous les
systèmes de déductions fiscales pour les organismes complémentaires qui ne respectent
pas cette disposition de la Loi du 13 aout 2004.

 ‘   

                
        
     Ce mécanisme existe dans le cadre de la CMU. Beaucoup de
mutuelles ont recours à ce système de dispense dǯavance de frais. Cette dispense est
organisée pour les pharmacies et frais dǯhospitalisation.
Ces dispositifs dérogatoires montrent lǯimportance des mutuelles pour les assurés et
médecins et lǯun des grands débats et de savoir comment va évoluer lǯAM. Il y a eu des
propositions ou on aurait une nouvelle architecture de notre système avec 3 niveaux de
protection :
1) ‘ Basique : AM obligatoire pour tous financée par des prélèvements fiscaux.
2) ‘ Complémentaire : AM de base facultative pour laquelle lǯEtat octroierait des aides
pour que les plus modestes puissent y accédé
3) ‘ Individualisé : choix de lǯassuré qui définirait lui-même son niveau de cotisation

) Ã   

c  




c     

üƒ

 ‘ 

Cǯest la Loi qui définit cette notion
Acc c    
   
    
La jurisprudence précise cette notion.
Lǯaccident sǯoppose à la maladie.            
                  
  
î‘ ÷  . 
Il faut donc      
      
 

La JP va examiner les faits pour déterminer leur nature. Les AT peuvent être des chutes,
chocs, sons violent ou encore des inhalations de produits toxiques.

  )  
*
     %   
 ,
      

 
 
Le problème sǯest posé dans les vaccinations obligatoires de lǯHépatite B qui ont
engendré des cas de sclérose en plaque. Lǯinfection nǯest pas soudaine mais évolue
lentement.
î‘ ÷
++           
     
  m)  |                !        
   

Les dépressions nerveuses ne sont pas maladies professionnelles et on sǯest posé la


question de savoir si un suicide consécutif pouvait être considéré comme un AT.
î‘ › *%     ++        m)              
 !           . / 
La Cour peut donc tempérer lǯexigence de soudaineté et ce qui serait privilégié serait
plus la possibilité de déterminer précisément la date à laquelle lǯévénement est survenu.


 ‘   

1        


         
  ! 
En revanche, pour la preuve de la matérialité de lǯaccident (prouver que la personne a
bien subi une lésion) cǯest au salarié qui invoque lǯaccident dǯétablir quǯil a bien subi le
préjudice quǯil invoque.

üß
Cette présomption dǯimputabilité peut être renversée et renversée par la caisse
dǯassurance maladie ou par lǯemployeur dès lors que lǯon peut prouver que lǯaccident a
     
  

 %$* % 
#*

  
A chaque fois que le salarié se soustrait à lǯautorité de lǯemployeur, on va considérer que
lǯaccident est sans rapport avec le travail. Cǯest le cas des actes violents que va
commettre un salarié en participant à une rixe.
Dans le domaine des troubles invisibles, un salarié qui doit soulever une lourde charge
et qui est blessé alors que cǯest une rechute dǯune infection antérieure. La JP considère
dans ce cas quǯil faut prouver que lǯinfection est liée avec le travail donc que lǯaccident
est la cause de ce mal.
La question est posée notamment à propos des suicides. La JP considère que si le suicide
résulte dǯun état dépressif antérieur alors le suicide nǯest pas imputable au travail.

‘ (     

c ‘  ÃÃ

î‘ m

,    8 9           % $           


%                        
              + $       "  ,   
             $         

3 éléments positifs : une         (ex : le fait de ne pas
interdire une machine dangereuse alors que lǯinspection du travail lǯavait demandé), 
   ,          ce qui
signifie donc que lǯaccident ne doit pas être la conséquence dǯun simple acte
dǯinadvertance.

3 éléments négatifs : il nǯest   , il ne faut 


             + ,
  +  .

à ‘ Ê ÃÃ

Cǯest la question de lǯamiante qui sǯest ici posée.

î‘ m

,%  

++V             
 -               $         
        !    $                

ü•
 % $      -        0          
                 

V 1

 ›%% $

   -2  

Cǯest au salarié de prouver quǯil a été blessé.

Ê ‘ +

AAc à   

Il y a une distinction à faire entre accident du droit commun et accident de trajet (régime
spécial) qui donne une protection particulière au salarié.      -
                - On va
également protéger certains détours exemple pour déposer ses enfants à l'école ou
encore le déplacement entre l'entreprise et le lieu ou le salarié prend son déjeuner. La JP
est restrictives pour les salariés. +  
  

Il y a une distinction à faire entre accident de travail et accident de trajet. Le


salarié blessé au cours dǯun accident de trajet ne se voit pas appliquer les mêmes
dispositions que la victime dǯun accident de travail. En effet, la cotisation pour les
accidents de travail varie en fonction du nombre d'accident au sein de l'entreprise,
tandis que les cotisations des accidents de trajet sont uniformes pour toutes les
entreprises.

à  

 ‘   

Le salarié blessé doit informer son employeur, in dispose dǯun délai de 24h pour déclarer
son accident et faire constater les lésions par un médecin de son choix sur une feuille
d'accident que lui remet son employeur. Employeur de son coté, doit informer la caisse
dans les 48h du moment ou il a connaissance de cet accident du travail, doit faire la
demande d'une indemnisation à la caisse en adressant une attestation de salaire qui
permettra de calculer les indemnités la caisse de son coté a partir du moment ou elle a
connaissance de l'accident elle va mener une enquête et dispose d'un délai de 30jours
pour faire cette enquête à partir de la déclaration. ÷i pas de réponse accident pris en
charge par la ÷écu. L'enjeu de cette procédure est lourd car la caisse doit respecter un
principe du contradictoire, doit informer l'employeur qu'elle envisage de prendre une

üå
décision pour reconnaître l'accident du travail si la caisse ne le respecte pas, il nǯy aura
pas de demande de majoration.

 ‘  

Le salarié n'a pas le droit de réclamer la réparation de son préjudice sur le fondement du
droit commun de la responsabilité. Ce forfait interdit également d'avoir recours aux
régimes spéciaux. Ce principe ne vaut qu'a l'égard de l'employeur et des copréposés. On
va réintroduire la possibilité d'avoir recours au droit commun en cas de faute d'un tiers.
 A A c             
              
+    
                
 -    

c ‘  

AÃ cAÃ A c 

à ‘  

× ‘ 

A cA A 

0 ‘ 

AA cAA Ãc 

’ ‘      

A cA Ã 

 ‘ (    

    
:    
î‘ Elle permet de dépasser la réparation forfaitaire.
En cas de faute inexcusable, le salarié va obtenir une meilleure réparation sous deux
angles différents :
1) ‘ La majoration de ses rentes (art L 452-2 C÷÷)
2) ‘ La réparation des préjudices à condition de pouvoir les prouver et la liste des
préjudices réparables est fixée limitativement par art L 452-3 C÷÷.

A
Les ayants droits peuvent invoquer la réparation dǯun préjudice moral

Il existe également une réparation de la faute intentionnelle prévue à  A Ã 



En revanche, si le salarié commet lui une faute intentionnelle, cǯest A  c qui
sǯapplique : il ne peut obtenir aucune réparation au titre des ATMP.

Le salarié est susceptible dǯêtre licencié si le médecin du travail constate que ce salarié
est inapte à tout poste dans lǯentreprise.

Lǯenjeu principal est la tarification.


Pour que ce mécanisme de modulation des cotisations soit mis en œuvre il faut que les
caisses informent lǯentreprise de la prise en charge de lǯaccident. Il existe énormément
de litiges à ce titre.

à 

c  

&   
Il existe une présomption simple de maladie professionnelle : lǯemployeur va pouvoir
montrer que cǯest pas dans lǯentreprise que cette maladie a été contractée et quǯelle nǯest
donc pas professionnelle.

    %  #


$
 
  
î‘ La  Ã +  c prévoit quǯon peut compléter ce décret par dǯautres
maladies dès lors quǯon peut prouver que cette maladie résulte directement et
essentiellement du travail (A c c ).

à 

 ‘  

Le salarié doit déclarer la maladie dans un délai de 15jours à la CPAM. Lǯemployeur doit
déclarer ces maladies professionnelles et la JP insiste sur le fait que la CPAM est tenue
dǯenvoyer un double de la déclaration à lǯemployeur.

V 

 ‘ "

Ce sont les mêmes que pour les AT.

Ac
  " 

 ‘   

c ‘ "

Le droit français est axé sur la réparation. Néanmoins on a souhaité responsabiliser les
entreprises afin quǯelles évitent au maximum ces AT et cǯest un point dǯéquilibre délicat
à trouver entre réparation et responsabilisation des entreprises. La question est très
ancienne et il faut comprendre quǯon a eu des débats récurrents pour savoir si une prise
en charge collective des AT nǯallait pas conduire à déresponsabiliser les entreprises
puisque ces mécanismes conduit au entreprise à se décharger de leur responsabilité sur
la collectivité.

c   


Cǯest un mécanisme extrêmement ancien. Il permet de mettre en jeu la responsabilité de
lǯentreprise et même parfois la responsabilité personnelle du chef dǯentreprise lorsquǯon
peut prouver quǯil a commis lui-même cette faute inexcusable. Il permet de mieux
réparer et responsabiliser. Néanmoins ce dispositif connait des limites inscrites à  
A Ã A : permet au chef dǯentreprise de sǯassurer contre sa faute inexcusable et
également contre celle de ceux à qui il délègue son pouvoir.

à 
Les cotisations versées par les entreprises au titre des ATMP ont pour particularité de
varier selon le nombre dǯaccidents qui interviennent dans lǯentreprise et selon le risque
dǯaccident ou de maladie encourus par lǯentreprise. Plus lǯentreprise connait des ATMP,
plus elle va cotiser.
Ce système est imparfait et contient des limites. Le système en vigueur aujourdǯhui va
distinguer trois situations différentes selon la taille de lǯentreprise.
1) ‘       c . ÷ystème de cotisation collectif. Le
taux de cotisation dépend du secteur dǯactivité de lǯentreprise. Les entreprises
travaillant dans le bâtiment vont cotiser beaucoup plus que dǯautre (taux variant
entre 1,20% et 7,5%).
2) ‘ cc. Elles se voient appliquer un
taux mixte. Cǯest un ratio entre le taux national et le cout des AT générés par les
entreprises au cours des 3 années précédente (tarification individuelle).
3) ‘   Ã    . ÷ystème de taux purement individuel
qui est calculé selon le coût réel du risque dans chaque établissement. On va
calculer au cours des 3 années précédentes les ATMP qui sont intervenus et on va
additionner le coût réel.


à à     
[0 ; 20[ avec taux collectif


[20 ; 150[ avec taux mixte
[150 ; infini[ taux individuel

Ceci rentrerait en vigueur en 2012. La réforme va conduire à un nouveau mode de calcul


avec la définition de tranche de tarif/barème selon le type dǯaccident.

à ‘   

Au niveau national la CNAM a une activité dǯétude des AT. Elles peuvent conclure des
convention visant a diminuer les cotisations lorsque lǯentreprise ou des politiques de
préventions actives. Est intervenue sur ce terrain la LF÷÷ pour 2010 qui a créé un
système de bonus/malus. Des boni peuvent être versés par les caisses aux entreprises
qui prévoient des politiques de prévention. Des mali permettent de majoré les
cotisations des entreprises lorsquǯelles créent des risques exceptionnels qui ont fait
lǯobjet dǯobservation des caisses de ÷÷.

 ‘        

Le système est archaïque, il cumule les défauts


1) ‘ Pour le salarié : il nǯy a pas de prise en charge intégrale des réparations. Pour
obtenir une réparation plus favorable il faut agir en justice et prouver la faute
inexcusable. Tous les systèmes spéciaux aboutissement à une réparation
intégrale des préjudices
2) ‘ Pour les employeurs : ils cotisent beaucoup et ne sont pas responsabilisés car ils
peuvent sǯassurer contre la faute inexcusable.

  #  


Il faudrait faire une place à la responsabilité civile et fondre les AT dans un système
dǯassurance maladie.
Les partenaires sociaux ont conclu en 2007 cet ANI. Cet accord a défini 3 objectifs :
améliorer la prévention, la mise en place de politiques de clarifications à travers lǯidée
de contrat de prévention avec les caisses dǯAM, rendre plus équitable la réparation.

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Les victimes peuvent déposer un dossier auprès du FIVA qui va mener une instruction et
propose dans les 6 mois une offre dǯindemnisation aux victimes quǯelles peuvent
accepter ou contester devant la CA. Ce dispositif va se conjuguer avec le droit commun
de la ÷÷. Le FIVA va exercer des recours subrogatoires. A ce titre des tas de contentieux
se sont développé.


   

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Lǯâge de départ a été fixé à 60ans en 1982. Ce nǯest pas un âge obligatoire de départ à la
retraite. Cǯest lǯâge minimal à partir duquel les assurés peuvent demander la liquidation
de leur pension de vieillesse. Ce nǯest pas non plus lǯâge moyen auquel on part à la
retraite puisquǯà 60ans tout le monde nǯa pas cotisé pendant 40ans.
Il existe une exception pour les personnes ayant commencé à travailler entre 14 et 16
ans, la Loi de 2003 les autorise a prendre la retraite à partir de 56ans.

La mise à la retraite est une forme de rupture du contrat de travail.


Depuis La LF÷÷ pour 2009, on ne peut plus mettre a la retraite un salarié âgé de moins
de 70ans.

En France les entreprises se débarrassent vite des salarié car le taux dǯemploi des
salariés âgés entre 55 et 64ans et de 37%. Le taux est de 13% entre 60 et 64ans.

Dans les régimes spéciaux échappent à cet âge de la retraite. En 2008 il était de 40ans

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 ‘   "

Montant sur lequel on a cotisé au cours de notre carrière sur les 25 dernières années. On
ne cotise que dans la limite du plafond.

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Il est de 50% minoré de 2,5 points par trimestre manquant.

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On va appliquer un ratio d/D.
d : durée de cotisation (max 160 trimestres)
D : durée exigée de 160 trimestres en 2008 mais elle augmente pour atteindre 164
trimestres en 2012

Pour valider un trimestre au cours dǯune année il faut travailler 200 heures fois le ÷MIC.

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Le montant de la pension est de 54% de la pension principale. Elle se substitue à la
pension dǯinvalidité de veuve ou veuf à lǯâge de 55ans. La substitution est automatique.

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Il sǯagit dǯune fraction de la pension dont bénéficiait ou aurait bénéficié le conjoint


décédé. Pour que le survivant bénéficie de cette prestation, lǯassuré décédé doit avoir
cotisé au régime général. Depuis le 1er juillet 2004 les conditions de durée de mariage, et
de ressources ont été remplacées par une seule condition de ressources « personnelles
ou celle du ménage »

V  

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Ce sont des régimes obligatoires. Ces régimes ont une nature mixte car ils sont à la fois
insérés dans un régime légal défini dans le C÷÷ mais surtout régi par des règles
négociées par les partenaires sociaux.
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        %      
En même temps ces accords ont besoin dǯun régime spécifique : vu les enjeux financiers
considérable le droit doit organiser la sécurité et la stabilité de ces régimes. Dǯoù la

A
technique de lǯagrément par laquelle le M÷÷ va agréer (ou pas) ces conventions relatives
aux retraites.
Il nǯest pas question que ces accords remettent en cause les droits des salariés qui ont
cotisé. Les accords A'IRC ARRCO ont une durée déterminée et lorsque quǯils arrivent à
échéance, lǯensemble des droits qui y sont issus peuvent disparaître. ÷i jamais les
partenaires sociaux nǯarrivaient pas à sǯentendre, le législateur interviendrait.

Ces accords A'IRC et ARRCO sont un moyen pour les partenaires de définir cotisations
et prestations. Techniquement ce ne sont pas ces accords qui vont directement verser
les pensions de retraite. A'IRC et ARRCO sont simplement des fédérations auxquelles
vont sǯaffilier des petites institutions de retraite et chaque entreprise va adhérer à ces
institutions.
Ces IRC sont des personnes morales de droit privé à but non lucratif gérées par les
partenaires sociaux. Ce sont des organismes paritaires. Elles ont une nature propre et
ont un régime légal défini par le livre 9 du C÷÷. Leur objet légal est bien défini : la gestion
des opérations de retraite complémentaire. Elles disposent dǯun monopole légal pour
ces opérations en contrepartie de lǯinterdiction de toute autre activité. Elles font lǯobjet
dǯun contrôle public.
A'IRC et ARCCO sont des organismes paritaire sans but lucratif qui ont le statut
dǯassociation dont le mission est dǯopérer des compensations démographiques entre les
différentes IRC, de contrôler la gestion des IRC et de préparer réflexions et chiffrages qui
vont permettre de conclure les accords. A'IRC et ARRCO sont deux régimes différents :
les cadres bénéficient des règles de lǯA'IRC et les non-cadres de lǯARRCO : relève de
lǯA'IRC ceux qui relèvent de lǯarticle 4 (cadres et ingénieurs), article 4bis (techniciens et
agents de maitrise). Il faut se fier aux classifications des Conventions Collectives. Mais il
y a un article 36 qui permet de faire affilier volontairement dǯautres salariés qui ne
serait pas affiliés dans les articles 4 et 4 bis.
On constate un rapprochement des A'IRC et ARRCO.

 ‘  

Ce sont des régimes de retraite en points : les cotisations donnent droit à lǯacquisition de
points qui déterminent le montant de la pension. Ce sont des régimes contributifs : on
reçoit en fonction de ce quǯon a cotisé.

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P÷÷ (Plafond de sécurité ÷ociale)= 2885̀/mois

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Les systèmes de retraite complémentaires sont gérés par répartition et le niveau de


retraite dépend du rapport entre cotisant et bénéficiaire. On estime que les montants de
retraite complémentaires baissent 0,4% tous les ans. Les points ne servent quǯà assurer
une pension plus importante proportionnellement à la cotisation. En conséquence du
mécanisme de points, le niveau de pension des retraites complémentaires est
directement annexé sur lǯensemble des rémunérations perçues au cours dǯune carrière.
Le système est très contributif et très peu distributifs. Les interruptions de carrières, les
périodes de travail à temps partiels ou pendant lesquelles les rémunérations sont
moindres ont une incidence directe et importante sur le niveau des pensions. On
constate un écart considérable entre les pensions des Hommes et des Femmes : 59%
dǯécart à lǯA'IRC et 43% à lǯARRCO.

Cotisation (=E+÷)/Coût dǯacquisition du point

1 point ARRCO= 14,4047̀


1 point A'IRC= 5,0249̀

Exemple : salaire de 2000̀


Donc pour obtenir les points ARRCO : 2000/14,4047= 138 points.

Montant annuel brut= nombre de points  valeur du point

1 point ARRCO= 1,1884̀


1 point A'IRC= 0,4216̀

Donc le montant annuel brut pour 2000̀ de salaire est de 164̀

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Mais A'FF (Association pour la 'estion du Fonds de Financement de lǯA'IRC et de
lǯARRCO) permet dǯassurer des transitions permettant dǯobtenir la liquidation entre 60
et 65ans.


En 1947 on avait prévu que les personnes qui avaient 3 personnes ou plus pouvait
bénéficier de lǯattribution de points gratuits. En 1994 supprime ces points gratuits pour
cotisants et retraité dont la pension a déjà été liquidée.
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Ces accords non obligatoires peuvent être mis en place de 3 façons !cc c :

1) ‘ Par accord collectif


2) ‘ Par referendum
3) ‘ Par décision unilatérale du chef dǯentreprise

Pour pouvoir imposer le prélèvement des cotisations sociales, lǯemployeur va sǯappuyer


soit sur lǯaccord collectif soit sur le referendum.÷i cǯest uniquement par décision
unilatérale, il faudra lǯaccord du salarié pour que soient effectués les prélèvements.

Le salarié doit faire la demande auprès de son employeur pour bénéficier de ces régimes
supplémentaires. Ils reçoivent la qualification de garantie collective avec des
conséquences fiscales et sociales importantes.

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Il y a en principe au moins une CPAM par département mais les départements


contiennent parfois plusieurs caisses (123 CPAM en France).

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1) ‘ Question dǯaffiliation des assurés sociaux. Les CPAM vont décider si les personnes
relèvent ou non du régime général. Cette décision pourra sǯimposer à lǯUR÷AFF
2) ‘ Le service des prestations. Dans leur cadre territorial les CPAM sont chargées de
procéder au remboursement des dépenses engagées par les assurés.
3) ‘ Lǯexercice dǯactions sanitaires et sociales. Elles ont une mission de prévention,
avoir tout une œuvre social en octroyant enveloppes etc..

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Il y en a 16 en France. Leur rôle est assez général. ÷ont chargées de développer des
actions sanitaires et sociales, des actions de prévention. Mais elles ont des missions qui
dépassent lǯassurance maladie : compétences importantes dans le champ des AT et celui
de lǯAV.

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Elle assure le financement sur les AM mais aussi maternité invalidité et décès et aussi du
risque ATMP. La CNAM a une mission dǯinformation et de prévention : elle va
coordonner lǯaction des différentes CPAM et celle des CRAM. Elles assurent
lǯorganisation du contrôle médical. La CNAM va participer a tout est qui est négociation
des convention avec les praticiens (para)médicaux.

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Le risque maladie est le plus complexe car interviennent dans le champ de la maladie la
÷÷ et tout est qui est organisation dans le système de soin. Pour comprendre le
fonctionnement maladie il faut envisager toutes les politiques publiques de santé. On
peut distinguer 3 niveaux différents de mise en œuvre de ces politiques

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" 

Créée par    c2 ÃA. Regroupe la CNAM et tous les autres régimes de base
intervenant dans le champ de la maladie : la CNAM, la CANAM et la CCM÷A. En lien avec
la HA÷ (Haute Autorité de la ÷anté) elle va définir la liste des prestations remboursables.

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     " 
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Regroupe des représentants des mutuelles, institution de prévoyance (IP) et de


Compagnies dǯassurance. Créée par la Loi du 13 août 2004 et son but est de mieux
coordonner les remboursements versés par le Régime général avec ceux versés par les
complémentaires. Elle est invitée aux négociations avec les praticiens. Elle donne son
avis pour tout ce qui est fixations des prix de nomenclature par lǯUNCAM.

 ‘   ! ).

Loi Bachelot du 21 juillet 2009 HPT÷. A lǯorigine des ces AR÷ il y a le constat : la grande
difficulté à piloter le système de santé car le système est très cloisonné les acteurs
interviennent dans des champs qui leurs sont propres et nǯinteragissent pas entre eux. Il
fallait rationaliser tout ça. Au cœur de toues ces questions il y a lǯhôpital qui est
dépensiers car les dépenses sont décidées par le corps médical et les autorités locales et
lǯouverture pi le maintient des hôpitaux dépends des autorités locales. Ces AR÷ sont des
EP de lǯEtat créés au niveau de chaque région et chaque AR÷ est dirigée par une D' qui
dispose de pouvoirs très étendus. Ce D' va sǯappuyer sur un conseil de surveillance qui


comprend es représentants hospitalier, de lǯAM et des élus locaux qui nǯaura pas
beaucoup de poids, cǯest le D' qui a le pouvoir et va être chargé de relayer au niveau
régional la politique du Ministère de la ÷anté.Elles ont deux missions importantes.

1ère mission : mise sous tutelle des hôpitaux.

En effet cǯest le D' qui va nommer les directeurs des hôpitaux et qui va être chargé de la
carte hospitalière (si on ferme les hôpitaux ou pas). Ce directeur de lǯhôpital lui-même
acquiert des pouvoirs extrêmement importants, il est le « patron » de lǯhôpital. Il va être
chargé de tout ce qui est gestion des carrières de praticiens hospitaliers. La Ã
!   a permis de réformer le financement des hôpitaux qui sont
financés en fonction de leurs performances. LǯAR÷ va être chargée de tout ça.

÷ynthèse de la réforme :

1) ‘ Une reprise en main des politiques hospitalières par le pouvoir exécutif.


(étatisation de lǯHôpital). Lǯorganisation a été mise en œuvre de façon régionale,
cǯest de la déconcentration.
2) ‘ Lǯensemble du modèle est dominé par une nouvelle vision du fonctionnement des
EP : le New Public Management. Cǯest lǯorientation des politiques publiques
entièrement vers une politique gestionnaire de performance économique. Vat-il
avoir la prise en compte de la qualité des soins et de la satisfaction des soins des
usagers ?

2ère mission des AR÷ : 'ouvernance de la médecine de ville ambulatoire.


Nouvelle forme de gouvernance qui aurait pour but de rationnaliser lǯorganisation et la
gestion de la médecine de ville.
      
       "On a gardé la place dévolue à la convention
médicale. On a ainsi maintenu la démocratie sociale.
Les AR÷ ont donc un rôle complémentaire, elles sont chargées de définir des
programmes et de contractualiser les différentes évolutions de lǯorganisation de la santé.
Ces deux outils sont très compliqués à mettre en œuvre.


‘    

Les organismes ne sont pas des organismes propres. Cǯest lǯensemble des organismes
relevant de lǯAM qui vont sǯoccuper de la question des AT : les CPAM (prestations mais
pas de délégation a des antennes locales), la CRAM (prévention) et la CNAM
(Commission des ATMP)


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La Caisse Nationale dǯAssurance Vieillesse CNAV.

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1) ‘ 'estion de lǯAV
2) ‘ Centralisation des ressources
3) ‘ Actions sanitaires et sociales

Pour assurer les prestations, les CRAM sont chargées à la fois de liquider les pensions de
retraite et servir les prestations.

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Lǯaction de cette branche est assurée au niveau national par la Caisse Nationale des
Allocations familiales CNAF et la Caisse des Allocations Familiales CAF au niveau local.

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Il en existe 104. Ce sont des organismes autonomes. Lorsque lǯemployeur emploie des
salariés il doit prélever des cotisations sociales sur chaque salaire quǯil reverse aux
UR÷÷AF. Elles sont également compétentes pour tout ce qui est contrôle et contentieux
relatif à ce recouvrement. Elles constituent un véritable modèle. Les sommes prélevées
sont biens supérieures aux impôts.

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Cǯest la banque de la ÷÷ qui assure la gestion de la trésorerie des Caisses nationales. Elle
doit suivre la trésorerie de chacune des grosses caisses nationales et est chargée du
placement des excédants.

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Est chargée de sǯoccuper des questions de conditions de travail, de formation pour les
personnels de CNAM, CNAV et CNAF.







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