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Giovanni &

Antonio Maria
Bononcini
Cello Sonatas

Accademia Ottoboni
Marco Ceccato
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Giovanni Bononcini (1670-1747)
Sinfonia per violoncello in G minor
1 I. Adagio 0’51
2 II. Allegro 1’07
3 III. Largo 1’49
4 IV. Minuetto 1’28

Antonio Maria Bononcini (1677-1726)


Sonata a violoncello solo in G major
5 I. Largo 1’21
6 II. Allegro 1’44
7 III. Adagio 0’54
8 IV. Sarabanda 1’23

Giovanni Bononcini
Sonata in A minor
9 I. Andante 3’37
10 II. Allegro 1’41
11 III. Minuetto – Grazioso 4’21

Sinfonia per violoncello solo in D Major


12 I. Largo-Allegro-Grave 2’23
13 II. Allegro 1’29
14 III. Adagio 1’05
15 IV. Minuetto 0’57
Antonio Maria Bononcini
Sonata da camera in A Major La Comodina
16 I. Cantabile 4’27
17 II. Allegro 2’53
18 III. Affettuoso 1’21

Sonata IV
19 I. Largo 3’12
20 II. Allegro 2’53
21 III. Adagio 5’15
22 IV. Allegro 3’08

Sinfonia per camera in C minor


23 I. Cantabile 4’38
24 II. Spiritoso 1’49
25 III. Minuetto 1’15

TOTAL TIME: 58’17

Accademia Ottoboni
Marco Ceccato cello & direction
Simone Vallerotonda theorbo
Anna Fontana harpsichord
Rebeca Ferri cello

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français
Giovanni & Antonio Maria Bononcini
par Guido Olivieri

Bien qu’on les connaisse aujourd’hui davantage comme compositeurs de musique vocale et
comme représentants majeurs du style galant, Giovanni (Battista) Bononcini (1670-1747) et
son frère cadet, Antonio Maria (1677-1726), étaient plutôt considérés par leurs contemporains
comme d’extraordinaires virtuoses du violoncelle.
Le célèbre violoncelliste Nicola Haym, qui eut l’occasion de jouer avec Giovanni pendant ses
premières années romaines, écrivit que c’était « sans aucun doute le meilleur » virtuose du
violoncelle. La réputation de Giovanni était telle qu’en 1741, le compositeur français Michel
Corrette alla jusqu’à attribuer au musicien de Modène l’invention du violoncelle moderne. Cette
affirmation exagérée de Corrette n’est pas sans contenir une part de vérité : c’est en effet Giovanni
Bononcini qui a fait connaître à ses contemporains un violoncelle plus petit, aux dimensions
proches de celles de l’instrument moderne, et qui en a encouragé la diffusion. Giovanni avait
parcouru toute l’Europe avec son instrument, donnant un nouvel essor à l’emploi du violoncelle
comme instrument soliste notamment grâce à ses propres compositions musicales, dont les
nombreux airs avec violoncelle obligé compris dans ses chefs-d’œuvre de musique vocale.
Or, malgré la réputation de ce virtuose, on ne lui avait attribué jusqu’à récemment qu’une seule
sonate pour violoncelle. Il s’agit de la sonate en la mineur qui ouvre le recueil des Six Solos
for Two Violoncellos, Composed by Sig.r Bononcini and other eminent Authors (« six solos pour
deux violoncelles, composés par M. Bononcini et d’autres fameux auteurs »), publié à Londres
en 1748. Cette attribution est néanmoins rendue suspecte non seulement par sa date de
publication, mais surtout en raison de l’extraordinaire ressemblance des deux élégants derniers
mouvements avec la sonate op. 1 n° 8 de Jean-Marie Leclair, datant de 1723, dans laquelle on
trouve une Musette française raffinée à la place du Grazioso de Bononcini.
français
La découverte récente de deux « sinfonie » pour violoncelle et basse continue de Giovanni
Bononcini dans un manuscrit d’origine napolitaine daté de 1699 – enregistrées ici pour la
première fois – constitue donc un apport important au catalogue très réduit des œuvres pour
violoncelle de ce compositeur extraordinaire. On peut faire remonter ces deux sonates à la brève
période d’activité de Bononcini à Naples, dans les années qui virent la création de son célèbre
opéra Il trionfo di Camilla au Teatro di San Bartolomeo (décembre 1696).
La Sinfonia en ré majeur commence par une introduction qui présente une alternance de
sections contrastées : l’utilisation d’arpèges et de gammes rapides confère un net caractère
d’improvisation au mouvement dans son ensemble. Avec l’Allegro suivant, qui introduit des
figures clairement idiomatiques pour le violoncelle – doubles cordes, arpèges, batteries et
passages rapides en doubles croches –, ces mouvements comptent parmi les morceaux les
plus élaborés et les plus modernes de Giovanni d’un point de vue technique.
La partie de violoncelle est écrite principalement en clef d’ut 4e (ou clef de ténor) et couvre un
ample registre, avec un recours fréquent à la tessiture la plus aiguë. Cette écriture se comprend si
l’on pense au rôle soliste du violoncelle et à la nécessité d’utiliser le registre aigu de l’instrument
pour distinguer sa sonorité de celle de la basse continue. Il s’agit là d’éléments caractéristiques
du style de Bononcini pour le violoncelle, que l’on retrouve dans le recueil de Cantates et Duos
publié à Londres en 1721.
La virtuosité est cependant toujours contenue et tempérée chez Giovanni par le caractère
mélodique du violoncelle. C’est dans les deux mouvements lents de la deuxième Sinfonia, en
sol mineur, que cette dimension se révèle dominante. L’expressif Largo central trahit l’origine
émilienne de ces sonates, tandis que dans l’Adagio liminaire de cette même Sinfonia, Bononcini
adopte un style chantant qui rapproche ces deux sonates des arias avec violoncelle obligé que
l’on rencontre dans ses oratorios et ses sérénades.
Les carrières respectives et les compositions d’œuvres pour violoncelle des deux frères
Bononcini – auxquels il faut ajouter un troisième frère, Giovanni Maria (1678-1753), violoniste –
français
furent étroitement liées entre elles, surtout pendant leurs premières années d’activité : Antonio
Maria a travaillé au côté de son frère au moins jusqu’en 1713, aussi bien à Bologne qu’à Rome
et à Vienne. Il est donc souvent difficile de savoir de qui sont les compositions attribuées à un
« Sig. Bononcini », sans autre précision. C’est le cas de la Sonatta per violonello (sic) solo del
Sig.r Bononcin, qui se trouve dans une collection aujourd’hui à Vienne. Cette sonate, divisée en
quatre mouvements, structure traditionnelle d’une sonate d’église, présente une Sarabande
finale pleine d’agrément et – de manière exceptionnelle chez ce compositeur – plutôt simple
techniquement.
Le style d’Antonio Maria est en effet habituellement plus virtuose et plus complexe que celui de
son frère aîné. On peut relever un excellent exemple de l’absence de scrupules techniques du
très jeune violoncelliste dans les mouvements rapides de la Sonate IV, en la mineur – incluse
dans un recueil de douze sonates que l’on peut dater de 1693 environ –, dans laquelle Bononcini
fait un usage fréquent de trémolos, de doubles cordes et de notes répétées, dont la fonction est
plutôt harmonique que mélodique. L’utilisation d’accords et de traits rapides, avec des effets
d’écho de « perfidies », caractérise pratiquement tous les mouvements de cette œuvre et en fait
l’unité.
Cette virtuosité s’émousse dans les sonates plus tardives, la Sinfonia per camera en do mineur et
la sonate « dite La Comodina » – titre qui fait peut-être référence à une « commodité » concernant
les tempos ou l’interprétation –, pour faire place à une plus grande expressivité mélodique
du violoncelle. Dans ces sonates, qui appartiennent probablement à la période viennoise de
Bononcini, un seul mouvement rapide, au caractère de gigue mais dans une mesure à 4/4, est
encadré par deux mouvements lents ou modérés, dont le premier est toujours – ce n’est pas un
hasard – un Cantabile laissant libre cours au lyrisme intense de l’instrument soliste. Si la sonate
en la majeur se termine par un Affettuoso d’une élégante simplicité, le dernier mouvement de la
sonate en do mineur est un Menuet qui a, comme les deux menuets conclusifs des sonates de
Giovanni, l’harmonie gracieuse du style galant.

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Giovanni & Antonio Maria Bononcini
by Guido Olivieri
Giovanni Battista Bononcini (1670-1747) and his younger brother, Antonio Maria (1677-1726)

english
were considered by their contemporaries to be among the most outstanding cello virtuosi of
their time; today, however, they are best known not only as composers of vocal music but also
as two of the greatest representatives of the galant style.
The famous Roman cellist Nicola Haym had performed with Giovanni in his early years in Rome
and described him as being undoubtedly the best of all cello virtuosi; Giovanni’s reputation was
such that Corrette even attributed the invention of the modern cello to him in 1741. Corrette’s
exaggeration, however, does contain an element of truth, as it was Giovanni Bononcini who
not only performed upon a cello of smaller dimensions to great acclaim, but also encouraged
its use; this instrument was close to the instrument that we know today. Giovanni had toured
Europe with this particular model and gave new impetus to the growing use of the cello as a solo
instrument through his compositions, including the many arias with cello obbligato that featured
in his vocal works.
Only one cello sonata, however, has as yet been attributed to him, despite his renown, this being
the sonata in A minor that opens the collection of Six Solos for Two Violoncellos, Composed
by Sig.r Bononcini and other eminent Authors published in London in 1748. The attribution,
however, remains problematic not only in view of the publication date, but also because of the
extraordinary resemblance of the last two elegant movements to Jean-Marie Leclair’s Sonata
op. 1 no. 8 (1723) — in which Bononcini’s Grazioso becomes a refined French Musette.
The recent discovery of two sinfonie for cello and continuo by Giovanni Bononcini in a manuscript
of Italian origin dated 1699 — these works are recorded here for the first time — has therefore
made a significant contribution to the very limited catalogue of works for cello by this extraordinary

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composer. The two sonatas can be traced back to Bononcini’s brief period of activity in Naples,
during which time he gave the premiere of his famous opera Il trionfo di Camilla at the Teatro di
San Bartolomeo in December 1696.
The Sinfonia in D major opens with an introduction that features alternating contrasting sections:
the use of arpeggios and rapid sequences of scales gives a clear improvisational character to

english
the entire movement. This and the following Allegro, which introduces such idiomatic figurations
for the cello as double-stopping, arpeggios, bariolage and rapid passages in semiquavers, are
among the most technically elaborate and advanced movements of Giovanni’s works.
The cello part is written mainly in the tenor clef and covers a wide range, with frequent recourse
to the instrument’s high register; given the cello’s function as a solo instrument, its high register
was necessary to create a clear distinction between its sound and that of the continuo line.
These are typical elements of Bononcini’s cello style and can also be found in the collection of
Cantate e Duetti published in London in 1721.
Giovanni’s virtuosity is, however, always contained and tempered by the cello’s fluent cantabile
line; this aspect of his writing is heard above all in the two slow movements of the second Sinfonia
in G minor. The expressive central Largo reveals the Emilian ancestry of these sonatas, although
Bononcini adopts a cantabile style in the opening Adagio of the same Sinfonia that brings these
two sonatas closer to the arias with cello obbligato included in his oratorios and serenades.
The careers and compositions for cello by the two Bononcini brothers — and by a third brother,
Giovanni Maria (1678-1753), a violinist — were closely connected, especially in their early
years. Antonio Maria worked alongside Giovanni Battista in Bologna, in Rome and in Vienna until
at least 1713, with the result that it is often difficult to distinguish the true author of compositions
attributed to a «Sig. Bononcini». This is the case of the Sonatta per violonello (sic) solo del Sig.r
Bononcin that forms part of a collection now in Vienna. The sonata is divided into the traditional
four movements of the sonata da chiesa and concludes with a pleasant Sarabande; unusually
for this composer, the work presents no particular technical challenges.
Antonio Maria’s music is generally more virtuoso and elaborate in style than his elder brother’s.
An excellent example of the young cellist’s disregard for technical difficulty can be seen in
the fast movements of Sonata IV in A minor, one of a collection of twelve sonatas that can be
dated to around 1693. Bononcini here makes frequent use of tremolos, double-stopping and
repeated notes, all of which have a harmonic rather than a melodic function. His use of chords,
rapid ornamentation and treacherously difficult echo effects is characteristic and is common to

english
practically all the movements of this work.
This virtuosity is diluted in the Sinfonia per camera in C minor and the one known as La
Comodina — its title is perhaps a reference to a convenience of tempo or interpretation —
and allows space in these later works for greater use of the cello’s expressive cantabile line. In
these sonatas, which most likely belong to Bononcini’s time in Vienna, a single fast movement
with the character of a gigue but in 4/4 time is framed by two movements in either a slow or
moderate tempo; the first of these, not surprisingly, is a Cantabile in which the intense lyricism
of the solo instrument is dominant. The last movement of the sonata in A major is an Affettuoso
of elegant simplicity; the sonata in C minor ends with a Minuet which, like the two final minuets
of Giovanni’s sonatas, displays the graceful harmony of the galant style.

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Giovanni & Antonio Maria Bononcini
von Guido Olivieri
Giovanni (Battista) Bononcini (1670-1747) und sein jüngerer Bruder Antonio Maria (1677-1726),
die heute vor allem als Komponisten von Vokalmusik bekannt sind und zu den bedeutendsten
Vertretern des galanten Stils zählen, galten unter ihren Zeitgenossen als besonders herausragende
Cellovirtuosen.
Der berühmte römische Cellist Nicola Haym, der in seinen frühen Jahren in Rom zusammen mit
Giovanni Bononcini spielte, bezeichnete ihn als „ohne Zweifel den besten“ aller Cellovirtuosen.

deutsch
Giovannis Ruf als Virtuose war so hervorragend, dass Corrette dem Musiker aus Modena im Jahr
1741 sogar die Erfindung des modernen Cellos zuschrieb. Diese Übertreibung Correttes enthält
jedoch ein Körnchen Wahrheit: Es war tatsächlich Giovanni Bononcini, der ein Violoncello mit
kleinerer Mensur bekannt machte und dessen Verbreitung förderte, das dem heutigen Standard
recht nahekommt. Mit diesem Instrument reiste Giovanni durch Europa und gab dem Violoncello
als Soloinstrument neue Impulse. Dazu trugen auch seine Kompositionen bei, darunter die
zahlreichen Arien mit obligatem Cello in seinen vokalen Meisterwerken.
Obwohl er als Virtuose so berühmt ist, konnte ihm bisher nur eine einzige Cellosonate
zugeschrieben werden. Dies ist die Sonate in a-Moll, die die 1748 in London veröffentlichte
Sammlung Six Solos for Two Violoncellos, Composed by Sig.r Bononcini and other eminent
Authors eröffnet. Problematisch erscheint diese Zuschreibung jedoch nicht nur wegen des
Erscheinungsdatums, sondern vor allem wegen der frappierenden Ähnlichkeit der beiden
eleganten Schlusssätze zur Sonate op 1 Nr. 8 (1723) von Jean-Marie Leclair, in der Bononcinis
Tempoangabe Grazioso als raffinierte französische Musette erscheint.
Die kürzlich entdeckten zwei „sinfonie“ für Violoncello und Bass von Giovanni Bononcini in
einem neapolitanischen Manuskript aus dem Jahr 1699, die hier zum ersten Mal eingespielt
wurden, sind daher eine wichtige Ergänzung des sehr schmalen Katalogs der Violoncellowerke
dieses außergewöhnlichen Komponisten. Die beiden Sonaten stammen aus Bononcinis kurzer
Schaffensphase in Neapel in dem Zeitraum, in dem seine berühmte Oper Il trionfo di Camilla am
Teatro di San Bartolomeo (Dezember 1696) uraufgeführt wurde.
Die Sinfonia in D-Dur beginnt mit einer Einleitung, in der sich kontrastierende Abschnitte
abwechseln: Die Verwendung von Arpeggien und schnellen Tonleitersequenzen verleiht dem
gesamten Satz einen eindeutig improvisatorischen Charakter. Zusammen mit dem anschließenden
Allegro, in dem in der Cellostimme sehr instrumententypische Figurationen einführt werden –
Doppelgriffe, Arpeggien, schnelles abwechselndes Spiel auf benachbarten Saiten und Passagen in
Sechzehntelnoten – gehören diese Sätze zu den technisch ausgefeiltesten und fortschrittlichsten

deutsch
Werken Bononcinis.
Die Cellostimme steht hauptsächlich im Tenorschlüssel und deckt einen großen Tonumfang
ab, wobei häufig die höchsten Lagen eingesetzt werden. Eine solche Schreibweise liegt nahe,
wenn man die Solofunktion des Violoncellos bedenkt und berücksichtigt, dass das hohe Register
des Instruments genutzt werden muss, um seinen Klang von dem des Basso continuo zu
unterscheiden. Diese Elemente sind typisch für Bononcinis Cellostil, der sich auch in der 1721
in London erschienenen Sammlung Cantate e Duetti wiederfindet.
Bononcinis Virtuosität wird jedoch stets durch die Gesanglichkeit der Cellolinie gezügelt
und abgemildert. In den beiden langsamen Sätzen der zweiten Sinfonia in g-Moll ist dieser
Aspekt vorherrschend. Das expressive zentrale Largo verweist auf die aus der Emilia Romagna
stammende Tradition dieser Sonaten. Im eröffnenden Adagio derselben Sinfonia wählt Bononcini
einen kantablen Stil, wodurch diese beiden Sonaten Arien mit obligatem Violoncello in Oratorien
und Serenaden ähneln.
Die beiden Bononcini-Brüder – es gab auch noch einen Bruder, den Geiger Giovanni Maria (1678-
1753) – waren in Karrieren und durch ihre Werke für Violoncello vor allem in den Anfangsjahren
eng miteinander verbunden: Antonio Maria arbeitete mindestens bis 1713 sowohl in Bologna
als auch in Rom und Wien an der Seite seines Bruders Giovanni. Es ist daher oft schwierig,
Kompositionen auseinanderzuhalten, die allgemein einem „Sig. Bononcini“ zugeschrieben
werden. Dies ist der Fall bei der „Sonatta per violonello (sic) solo del Sig.r Bononcin“, die sich in
einer Sammlung in Wien befindet. Die Sonate, die aus den traditionellen vier Sätze der Sonata
da chiesa besteht, hat eine ansprechende Schluss-Sarabanda und ist technisch recht einfach,
was für diesen Komponisten ungewöhnlich ist.
Der Stil Antonio Maria Bononcinis ist meist virtuoser und ausgefeilter als der seines älteren
Bruders. Ein hervorragendes Beispiel für die technische Unbekümmertheit des sehr jungen
Cellisten sind die schnellen Sätze der Sonata IV in a-Moll, die in einer Sammlung von zwölf
Sonaten enthalten ist, die auf das Jahr 1693 datiert werden können. In diesen verwendet

deutsch
Bononcini häufig Tremoli, Doppelgriffe und Tonrepetitionen, die eher eine harmonische als eine
melodische Funktion haben. Der Einsatz von Akkorden und raschen Verzierungen mit „perfiden“
Echoeffekten kennzeichnet und verbindet praktisch alle Sätze dieses Werks.
Diese Virtuosität wird in den späteren Sonaten, der Sinfonia per camera in c-Moll und der als
„La Comodina“ bekannten Sonate (ein Titel, der sich vielleicht auf eine gewisse Bequemlichkeit
der Tempi oder der Interpretation bezieht) zurückgenommen. Stattdessen wird der expressiven
Gesanglichkeit des Violoncellos mehr Raum gegeben. In diesen Sonaten, die wahrscheinlich aus
Antonio Maria Bononcinis Wiener Schaffensperiode stammen, wird ein einziger schneller Satz,
dessen Charakter an eine Gigue erinnert, der aber im 4/4-Takt steht, von zwei langsamen oder
gemäßigten Sätzen umrahmt. Der erste ist – wenig überraschend – immer ein „Cantabile“, in
dem die intensive Poesie des Soloinstruments vorherrscht. Während in der A-Dur-Sonate der
letzte Satz ein Affettuoso von eleganter Schlichtheit ist, endet die c-Moll-Sonate mit einem
Menuett, das wie die beiden Schluss-Menuette aus Giovanni Bononcinis Sonaten den anmutigen
Wohlklang des galanten Stils aufweist.

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Recorded in January 2020 at convento di san francesco, cori (lt), italy

Giuseppe Famularo recording producer, Editing & mastering

john thornley english TRANSLATION


laurent cantagrel french TRANSLATION
susanne lowien german TRANSLATION
Valérie Lagarde DESIGN & Aline Lugand-Gris Souris ARTWORK
frank gross/millennium images, uK cover image
helena zemanova photo digipack
giuseppe famularo inside photos booklet
Caricatura di Pier Leone Ghezzi, from Il mondo Novo Musicale
edited by “Fondazione Accademia Nazionale di Santa Cecilia” (p.11)

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DIDIER MARTIN DIRECTOR
LOUISE BUREL PRODUCTION
AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR

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© Alpha Classics / Outhere Music France 2022

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