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Définition 

:
Les ouvrages de soutènement sont des constructions destinées à prévenir l’éboulement ou
le glissement d’un talus raide. Ils sont essentiellement employés :
-soit en site montagneux pour protéger les chaussées routières contre le risque
d’éboulement ou d’avalanches
-soit en site urbain pour réduire l’emprise d’un talus naturel, en vue de la construction
d’une route, d’un bâtiment ou d’un ouvrage d’art.
8 règles d’or pour construire un mur de soutènement

1. Étude de sol
Avant de se lancer dans la construction d’un mur de soutènement, il convient de réaliser
une étude de sol pour déterminer la charge que le sol peut supporter. 
La densité du sol est une valeur importante à prendre en compte car la poussée du sol en
dépend.
Connaître l’angle de frottement du sol, bien qu’il soit assez complexe à déterminer, est
également important puisqu’il fournit à la terre sa stabilité propre.
Cette étude géotechnique permet donc de déterminer les mesures du mur de soutènement
et d’éviter ainsi des dégradations futures telles que le tassement ou le poinçonnement du
mur. En effet, si le mur ne casse pas, il peut poinçonner le sol en aval et basculer en
entier.
Avant d’entamer les travaux qu’il est recommandé de confier à un professionnel, il
convient d’effectuer une étude précise du sol. Car en cas de présence d’argile, de
tourbe ou de vase, le mur de soutènement n’aura pas la résistance nécessaire. En
outre, cette étude du sol va aider à calculer la résistance indispensable et donc à
choisir les caractéristiques qui le composeront. Faites appel à un bureau d’études,
spécialisé en la matière. Un expert vous aidera à respecter les contraintes
suivantes : un mur ne peut pas retenir une pente de terrain de plus de 10 degrés ; ce
mur ne dépassera pas 4 mètres de haut, la force de la poussée ne doit pas atteindre
175 décanewtons/m2.

 Conception par un bureau d’études


La conception d’un mur de soutènement par un bureau d’étude est fortement
recommandée, tout d’abord car l’étude par des techniciens qualifiés permet de
dimensionner l’ouvrage correctement en empêchant tout risque de glissement et en
prenant en compte les surcharges.
Seule une étude réalisée par un bureau de spécialistes permet de savoir quelle contrainte
peut recevoir le sol en estimant la poussée des terres qui seront contenues par la paroi du
mur. Ainsi, le bureau d’étude pourra donner les dimensions optimales pour la
construction d’une semelle de fondation

Les types de murs de soutènement :


Les deux principaux types de murs de soutènement sont :
 Les murs poids : que l’on retrouve pour des ouvrages d’une hauteur inferieure a
3metres, le plus souvent réalises en maçonnerie de pierre. Ils s’opposent aux
efforts génères par le sol par leur poids propre.
 Les murs en T inversées ou en L : sont le plus souvent réalises en béton et
peuvent recevoir parfois des contreforts. Ils s’opposent aux efforts génères par le
sol, grâce à la bêche et au talon qui composent leurs assises. Ces derniers sont
spécifiquement visés par cette plaquette.
Les points à vérifier lors de la mise en œuvre :
Travaux de terrassement :
 Décapage et fouille du terrain d’assise ;
 Vérification du sol (contrôle du fond de fouille par le géotechnicien).
Remarques :
Le contrôle de la qualité du sol d’assise permet de limiter le risque de basculement
du mur par poinçonnement du sol d’assise.

Exécution du mur :
 Vérifier l’épaisseur du mur ;
 Contrôler la qualité des fournitures (galets souilles, sous-dosage en
mortier béton…);
 Contrôler la propreté des matériaux du remblai drainant (absence de fines
qui peuvent colmater le drain).
 Contrôler le ferraillage (section des aciers, positionnement …)
conformément au plan ;
Attention :
Prévoir les mesures de protection provisoires (blindage, butonnage…) qui garantiront
la stabilité des ouvrages situes en amont lors de réalisation des travaux.

Attention :
Le ferraillage des murs de soutènement est spécifique.

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