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Lycée ALPHA.

Kénitra Vendredi 15 juin 2020

Examen bac 8 ( Simili )

- La durée de l’épreuve est de 4 heures.


- L’épreuve comporte 4 exercices indépendants.
- Les exercices peuvent être traités selon l’ordre choisi par le candidat.

- L’exercice 1 (choix 1) se rapporte aux structures algébriques....(3,5 pts)


- L’exercice 1 (choix 2) se rapporte à l’arithmétique.....(3,5 pts)
- L’exercice 2 se rapporte aux nombres complexes.....(3,5 pts)
- L’exercice 3 se rapporte à l’analyse................(6 pts)
- L’exercice 4 se rapporte à l’analyse................(7 pts)

L’usage de la calculatrice n’est pas autorisé


L’usage de la couleur rouge n’est pas autorisé

2 SM B 1/ 5 Hakim EL YADINI
Lycée ALPHA. Kénitra Vendredi 15 juin 2020

Exercice 1. choix 1. ( 3,5 points )

On rappelle que (C, +, ×) est un corps


 commutatif
 et que (M2 (R), +, ×) est un
1 0
anneau unitaire d’unité la matrice I = .
0 1
 
0 √1
Soit J la matrice : J = .
−1 3
On considère l’ensemble E des matrices M (a, b) de M2 (R), avec (a, b) décrit l’en-
semble R2 et M (a, b) = a.I + b.J
1. (a) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de (M2 (R), +, .).
(b) Montrer que : dim(E) = 2.
2. On considère l’application ϕ définie de C∗ vers E ∗ par :

∀z ∈ C∗ , ϕ(z) = M (a − 3b, 2b), avec z = a + ib et (a, b) ∈ R2

(a) Vérifier que : J 2 = 3.J − I.
(b) Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×).
(c) Montrer que ϕ est un isomorphisme de (C∗ , ×) vers (E ∗ , ×).
(d) Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif.
3. Soit n un entier naturel.
π
(a) Vérifier que J = ϕ(ei 6 ), puis calculer J n en fonction de n.
(b) En déduire que : J n = I ⇔ n ≡ 0[12].

Exercice 1. choix 2. ( 3,5 points )

On considère dans Z2 l’équation (1) : 16x − 5y = 65.


1. Montrer que si (x, y) est une solution de l’équation (1) alors x ≡ 0[5].
2. Déterminer S l’ensemble des solutions de l’équation (1).
3. (a) Soit (x, y) un élément de S. Déterminer les valeurs possible de x ∧ y.
(b) Déterminer les couples (x, y) de S tel que x ∧ y = 5.
4. On considère dans le système de numération décimal les nombres :
N = abc et M = cba avec a 6= 0 et c 6= 0 et M = 4N − 9.
(a) Montrer que 133a + 10b = 32c + 3, en déduire que a = 1.
(b) Montrer que c = 5, puis déterminer les valeurs possible de N .

2 SM B 2/ 5 Hakim EL YADINI
Lycée ALPHA. Kénitra Vendredi 15 juin 2020

Exercice 2.( 3,5 points )

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O, →



u ,→

v ).
π
Soit θ un réel de ]0, π[\{ }.
2
Partie I

On considère dans C l’équation (E) :

(sin2 θ)z 2 − 2(sin(2θ))z + 4 = 0

1. Montrer que le discriminant de l’équation (E) est : ∆ = (4i sin2 θ)2 .


2. Résoudre dans C l’équation (E).
3. Écrire sous forme exponentielle les solutions de l’équation (E).

Partie II
2 cos θ
On considère le nombre complexe u = + 2i, et on considère les points :
sin θ
A d’affixe u, et B d’affixe 2i.
1. Déterminer les distance AB et OA en fonction de θ.
2. Soient E et F les points tels que : E et F deux points de la demi droite [OA)
avec E ∈ [OA] et AF = AE = AB.
(a) Montrer que l’affixe du point F est : zF = (1 + | cos θ|)u.
(b) En déduire l’affixe du point E.

Exercice 3. ( 6 points )

On considère la fonction f définie sur ] − ∞, 0] par :



3
f (x) = (x − 1) x2 .

− → − →

Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, i , j ) et k i k = 2cm.
1. Calculer lim f (x), et étudier la branche infinie de la courbe de f .
x→−∞

2. Étudier la dérivabilité de la fonction f à gauche en 0.


x(5x − 2)
3. (a) Montrer que pour tout x de ] − ∞, 0[ : f 0 (x) = √
3
, et dresser le
3 x4
tableau de variations de f .

2 SM B 3/ 5 Hakim EL YADINI
Lycée ALPHA. Kénitra Vendredi 15 juin 2020

2(5x + 1)
(b) Montrer que pour tout x de ] − ∞, 0[ : f 00 (x) = √
3
, et déterminer
9 x4
le point d’inflexion de la courbe de f .
4. Montrer que pour tout x de ] − ∞, 0[ : f (x) < x
5. Montrer que la fonction f réalise une bijection de ] − ∞, 0] vers un intervalle
J qu’on déterminera.
6. Calculer, en cm2 , l’aire du domaine plan limité par la courbe de f et les droites
d’équations y = 0, x = −2 et x = −1.
1
7. Tracer l’allure des courbe de f et de f −1 ( on prend f (− ) ≈ −0, 4).
5
3
8. On considère la suite (un )n∈N définie par : u0 = − , et
2
−1
∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
(a) Montrer que pour tout n ∈ N, −2 < un < 0.
(b) Montrer que la suite (un )n∈N est strictement croissante.
(c) Montrer que la suite (un )n∈N est convergente et déterminer sa limite.

Exercice 4. ( 7 points )

Partie I
ex − 1 − x ex − 1 − x
1. Calculer lim et lim .
x→0 x x→0 ln(1 + x)
x
(t − x)2 t
Z
2. Soit x un nombre réel. On pose : I(x) = e dx.
0 2
x3
(a) Montrer que pour tout x ∈ [0, +∞[ : 0 ≤ I(x) ≤ ex .
6
3
x
(b) Montrer que pour tout x ∈] − ∞, 0] : − ≤ I(x) ≤ 0.
6
(c) Par une double intégration par parties, montrer que :
x2
I(x) = ex − 1 − x − .
2
ex − 1 − x 1 ex − 1 − x 1
(d) En déduire que lim 2
= , en déduire que lim = .
x→0 x 2 x→0 x ln(1 + x) 2
3. On considère la fonction f définie sur [0, +∞[ par :
f (x) = ex ln(1 + x) − x

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(a) Montrer que : ∀x ≥ 0, ex ≥ 1 + x


(b) Étudier les variations de f , en déduire que : ∀x ≥ 0, f (x) ≥ 0.

Partie II

On considère la fonction F définie sur [0, +∞[ par :


Z ex
1
F (0) = 0 et ∀x > 0, F (x) = dt.
1+x ln t

ex − 1 − x ex − 1 − x
1. Montrer que ∀x > 0, ≤ F (x) ≤ .
x ln(1 + x)
2. Montrer que F est continue et dérivable à droite en 0.
f (x)
3. Montrer que F est dérivable sur ]0, +∞[, et que ∀x > 0, F 0 (x) = .
x ln(1 + x)
4. Étudier la branche infinie de la courbe de F au voisinage de +∞.
5. Dresser le tableau des variations de F .

Fin

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Correction bac blanc N◦ 8

Exercice 1. choix 1. ( 3,5 points )

1. (a) On sait que (M2 (R), +, .) est un espace vectoriel réel (espace vectoriel de
référence d’après le cours).
et E est une partie de M2 (R) (d’après le définition de l’ensemble E),
et aussi E 6= ∅ car M (0, 0) ∈ E.
Soient M (x, y) et M (a, b) deux éléments de E, et α et β deux réels, on
a:

αM (x, y) + βM (a, b) = α(x.I + y.J) + β(a.I + b.J)


= αx.I + αy.J + βa.I + βb.J
= (αx + βa).I + (αy + βb).J
= M (αx + βa, αy + βb)
donc αM (x, y) + βM (a, b) ∈ E
c-à-d E est un sous-espace vectoriel de (M2 (R), +, .).
(b) Soit M (a, b) un élément de E. On a :
M (a, b) = a.I + b.J
Donc la famille (I, J) est génératrice de E.
D’autre
 part, soit a etb deux réelstels que : a.I + b.J = 02 .
a b√ 0 0
donc =
−b a + b 3 0 0

ou encore a = 0, −b = 0, b = 0 et a + b 3 = 0.
par suite a = 0 et b = 0.
ce qui veut dire que la famille (I, J) est libre dans E.
la famille (I, J) est libre et génératrice dans E, donc c’est une base de E
et dim(E) = 2.
2. On considère l’application ϕ définie de C∗ vers E ∗ par :

∀z ∈ C∗ , ϕ(z) = M (a − 3b, 2b), avec z = a + ib et (a, b) ∈ R2

(a) On vérifie facilement que : J 2 = 3.J − I.
(b) D’abord E est une partie de M2 (R).

Soient M (x, y) et M (a, b) deux éléments de E, on a :


M (x, y) × M (a, b) = (x.I + y.J) × (a.I + b.J)
= ax.I + bx.J + ay.J + by.J√2
= √ − I)
ax.I + (bx + ay).J + by.( 3.J
= (ax − by).I + (bx + ay + by 3).J

2 SM B 1/ 11 Hakim EL YADINI
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alors M (x, y) × M (a, b) = M (ax − by, bx + ay + by 3) ∈ E

donc E est une partie stable dans (M2 (R), ×).


(c) Soient z et z 0 deux nombres complexes non nuls
avec z = x + iy et z 0 = a + ib et x, y, a et b sont réels.
On a : z × z 0 = (xa − yb) + i(xb√+ ya)
donc ϕ(z × z 0 ) = M (xa − yb − 3(xb + ya), 2(xb + ya))
D’autre part
√ √
ϕ(z) × ϕ(z 0 ) = M (x − 3y,
√ 2y) × M√(a − 3b, 2b) √ √ √
= M ((x − y 3)(a − b 3) − 4by, 2y(a − b 3) + 2b(x − y 3) + 4 3by)
√ √ √ √
(x − y 3)(a − b 3) − 4by = xa − xb 3√− ay 3 + 3by − 4by
De plus,
= xa − yb − 3(xb + ya)
√ √ √ √ √ √
2y(a − b 3) + 2b(x − y 3) + 4 3by = 2ay − 2by 3 + 2bx − 2by 3 + 4 3by
et
= 2(xb + ya)
Donc ϕ(z × z 0 ) = ϕ(z) × ϕ(z 0 )
c-à-d ϕ est un morphisme de (C∗ , ×) vers (E, ×).

Montrons que ϕ est une application bijective de C∗ vers E ∗ .


Soit M (a, b) ∈ E ∗ . Pour z ∈ C∗ avec z = x + iy x et y sont deux réels,
on a les équivalences :

ϕ(z) = M (a, b) ⇐⇒ ( M (x − y 3, 2y) = M (a, b)

x−y 3=a
⇐⇒
2y = b
 √
x = a + 3 b

⇐⇒ 2
y = b

2 √
3 b
⇐⇒ z = (a + b) + i
2 2
√ √
3 b 3 b
avec,(a + b) + i ∈ C∗ , si non a + b = 0 et = 0 c-à-d a = b = 0
2 2 2 2
ce qui est impossible car M (a, b) 6= 02 .

Donc ϕ est un isomorphisme de (C∗ , ×) vers (E ∗ , ×).


(d) On a montrer que E est un sous-espace vectoriel de (M2 (R), +, .)
alors (E, +, .) est un espace vectoriel réel.
donc (E, +) est un groupe commutatif d’élément neutre 02 .

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On a E est une partie stable dans (M2 (R), ×) (donc × est une l.c.i dans
E).

puisque × est distributive sur + dans M2 (R), alors × est aussi distribu-
tive sur + dans E.

On sait que (C∗ , ×) est un groupe commutatif


et ϕ est un isomorphisme de (C∗ , ×) vers (E ∗ , ×)
alors (ϕ(C∗ ), ×) est un groupe commutatif
c-à-d (E ∗ , ×) est un groupe commutatif.
Conclusion : (E, +, ×) est un corps commutatif.
√ √
i π6 3 1 3 √ 1 1
3. (a) On a : ϕ(e ) = ϕ( + i) = M ( − 3 , 2. ) = M (0, 1) = J,
2 2 π
2 π
2 2 nπ
donc pour n ∈ N : J n = (ϕ(ei 6 ))n = ϕ((ei 6 )n ) = ϕ(ei 6 ) en fonction de
n.

E comme ei 6 = cos( nπ ) + i sin( nπ ) alors :
√ 6 6
n nπ nπ
J = M (cos( 6 ) − 3 sin( 6 ), 2 sin( nπ 6
))
(b) Soit n ∈ N, on a les équivalences :

Jn = I ⇐⇒ ϕ(ei 6 ) = ϕ(1)

⇐⇒ ei 6 = 1

⇐⇒ = 2kπ (k ∈ Z) .
6
⇐⇒ n = 12k
⇐⇒ n ≡ 0[12]

Exercice 1. choix 2. ( 3,5 points )

1. On suppose que (x, y) est une solution de l’équation (1)


alors 16x − 5y = 65 par suite 16x = 5(y + 13)
donc 5|16x
et puisque 5 ∧ 16 = 1 alors d’après le théorème de Gauss 5|x
c-à-d x ≡ 0[5].
2. On suppose que (x, y) est une solution de l’équation (1)
alors x ≡ 0[5] alors x = 5k avec k ∈ Z
par suite 16.5k = 5(y + 13) c-à-d y + 13 = 16k ou encore y = −13 + 16k

Inversement : Soit k ∈ Z, on suppose que x = 5k et y = −13 + 16k.


On a : 16x − 5y = 16.5k − 5(−13 + 16k) = 65.

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Donc l’ensemble des solutions de l’équation (1) est :


S = {(5k, 16k − 13); k ∈ Z}.
3. (a) On a (x, y) un élément de S. On pose d = x ∧ y,
par suite d|x et d|y et alors d|16x − 5y c-à-d d|65.
Or, 65 = 5 × 13 alors d = 1, d = 5, d = 13 ou d = 65
(b) Soit (x, y) un élément de S, donc x = 5k et y = −13 + 16kavec k ∈ Z
Puisque x ∧ y ∈ {1; 5; 13; 65} alors :
x ∧ y = 5 ⇐⇒ 5|y et (13 6 |x ou 13 6 |y).
D’autre part : 5|y ⇐⇒ 16k − 13 ≡ 0[5] ⇐⇒ k ≡ 3[5] ⇐⇒ k = 3 + 5n
avec n ∈ Z
et 13|x ⇐⇒ 13|5k ⇐⇒ 13|k (car 5 ∧ 13 = 1)
et 13|y ⇐⇒ 13|16k − 13 ⇐⇒ 13|16k ⇐⇒ 13|k (car 16 ∧ 13 = 1)
Enfin
3 + 5n ≡ 0[13] ⇐⇒ 5n ≡ −3[13] ⇐⇒ 5n ≡ 10[13] ⇐⇒ n ≡ 2[13]
(car 5 ∧ 13 = 1)
d’où :

x = 5k, y = 16k − 13 k ∈ Z

x ∧ y = 5 ⇐⇒ k = 3 + 5n n ∈ Z

n 6≡ 2[13]


x = 15 + 25n

⇐⇒ y = 35 + 80n

n 6≡ 2[13]

Donc les couples de (S) tels que d = x ∧ y sont les couples de la forme :
(15 + 25n, 35 + 80n) avec n ∈ Z et n 6≡ 2[13].
4. (a) On a : N = abc = 100a + 10b + c et M = cba = 100c + 10b + a.
Puisque M = 4N − 9 alors 100c + 10b + a = 4(100a + 10b + c) − 9 c-à-d
399a + 30b = 96c + 9 ou encore 133a + 10b = 32c + 3.
On suppose que a = 2 alors 266+10b = 32c+3 c-à-d 3 = 2(133a+5b−16c)
ce qui est absurde.
On suppose que a ≥ 3 alors 133a + 10b ≥ 399 et 32c + 3 ≤ 291 ce qui est
absurde.
Donc a = 1.
(b) On a 133a + 10b = 32c + 3 et a = 1 donc 32c = 10b + 130 = 5(2b + 26)
par suite 5|32c et alors 5|c
et puisque c ∈ {1; 2; 3; ...; 9} alors c = 5.
On a 32c = 10b + 130 et c = 5 alors 10b = 30 c-à-d b = 3.
D’où N = 135.

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Exercice 2.( 3,5 points )

Partie I
On considère dans C l’équation (E) :
(sin2 θ)z 2 − 2(sin(2θ))z + 4 = 0
1. Le discriminant de l’équation (E) est :
∆ = 4(sin(2θ))2 − 16(sin2 θ) = 16(sin2 θ)(cos2 θ) − 16(sin2 θ)
donc ∆ = −16(sin2 θ)(1 − cos2 θ) = −16(sin4 θ) = (4i sin2 θ)2 .
2. Les solutions de l’équation (E) sont :
2(sin(2θ)) + 4i sin2 θ 2(sin(2θ)) − 4i sin2 θ
z1 = et z2 = .
2(sin2 θ) 2(sin2 θ)
2 cos θ + 2i sin θ 2 cos θ − 2i sin θ
c-à-d z1 = et z2 = .
sin θ sin θ
2 2 iθ
3. On a z1 = (cos θ + i sin θ) = e .
sin θ sin θ
2 −iθ
et z2 = z1 = e
sin θ
π
avec θ ∈]0, π[\{ } donc sin θ > 0.
2
Partie II
2 cos θ
On considère le nombre complexe u = + 2i, et on considère les points :
sin θ
A d’affixe u, et B d’affixe 2i.
2 cos θ 2| cos θ|
1. (a) On a : AB = |u − 2i| = | |=
sin θ sin θ
2
et OA = |u| = (car u = z1 ).
sin θ
(b) On a E et F deux points distincts de la demi droite [OA) avec E ∈ [OA]
et AF = AE = AB
−→ −→
donc OF = k OA avec k ∈ R+ car les points O, A et F sont alignés dans
cette ordre.
2
Par suite zF = k.u et alors |zF | = k.|u| = k.
sin θ
2 2| cos θ|
Or, |zF | = OF = OA + AF = |u| + AB = +
sin θ sin θ
2 2
alors k. = (1 + | cos θ|)
sin θ sin θ
d’où k = 1 + | cos θ| autrement dit, zF = (1 + | cos θ|)u.
(c) On a les points E, A et F sont alignés dans cette ordre avec AF = AE
donc A est le milieu du segment [EF ]
zE + zF
d’où u = c-à-d zE = 2u − zF
2
par suite zE = (1 − | cos θ|)u.

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Exercice 3. ( 6 points )

3
On a pour x ∈] − ∞, 0] : f (x) = (x − 1) x2 .

3
1. On a : lim f (x) = lim (x − 1) x2 = −∞,
x→−∞ x→−∞ √3
car lim (x − 1) = −∞ et lim x2 = +∞
x→−∞ x→−∞
f (x) 1 √
3
et lim = lim (1 − ) x2 = +∞
x→−∞ x x→−∞ x
donc la courbe de f admet une branche parabolique de direction l’axe (Oy)
au voisinage de −∞.
f (x) − f (0) 1−x
2. On a lim+ = lim+ √ = +∞
x→0 x √ x→0 3
−x
car pour x < 0, x = − 3 −x3 .

Donc la fonction f n’est pas dérivable à gauche en 0.


√3
3. (a) On a pour tout x de ] − ∞, 0[ : f (x) = (x − 1) x2 donc f est dérivable
sur ] − ∞, 0[, et on a :
√ 2x
f 0 (x) =
3
x2 + (x − 1) √3 2
√ 3 x2
3
3 x6 + 2x(x − 1)
= √
3
3 x4
2
5x − 2x
= √3
3 x4
x(5x − 2)
= √3
3 x4
puisque x < 0 alors f 0 (x) > 0, et le tableau de variations de f :

x −∞ 0
f 0 (x) + |
0
f (x) %
−∞

1
(b) On a pour tout x de ] − ∞, 0[ : f 0 (x) = (5(−x)2/3 + 2(−x)−1/3 )
3
donc f 0 est dérivable sur ] − ∞, 0[, et on a :

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1 2 2
f 00 (x) = (−5. (−x)−1/3 + (−x)−4/3 )
3 3 3
1 −4/3
= (−x) (−10(−x) + 2)
9
2(5x + 1)
= √
3
9 x4
Par suite le signe de f 00 (x) sur ] − ∞, 0[ est celui de 5x + 1,
1
Or, 5x + 1 s’annule et change de signe en − donc la courbe de f admet
5
1
un point d’inflexion d’abscisse − .
5
4. Soit x de ] − ∞, 0[, on a les
√ équivalences :
3 2
f (x) < x ⇐⇒ (x − 1) x < x
⇐⇒ (x − 1)3 x2 < x3
⇐⇒ (x − 1)3 < x
⇐⇒ x3 − 3x2 + 2x − 1 < 0
Or, pour x < 0 : x3 < 0, −3x2 < 0 et 2x − 1 < 0 alors x3 − 3x2 + 2x − 1 < 0.
donc f (x) < x.
5. La fonction f est continue et strictement croissante ] − ∞, 0], donc elle réalise
une bijection de ] − ∞, 0] vers l’intervalle J = f (] − ∞, 0]) =] − ∞, 0].
6. D’abord l’unité Z d’aire vaut : u.a Z= 4cm2 .
−1 −1
et on a : A = |f (x)|dx = − f (x)dx (car ∀x < 0, f (x) < 0)
−2 √
3
√3
−2
et ∀x < 0, −f (x) = x2 + (−x) x2 = (−x)2/3 + (−x)5/3 , alors :
3 3
A = −[ (−x)5/3 + (−x)8/3 ]−1 −2
5 8
3 3 3 5/3 3 8/3
= − − + 2 + 2
5 8 5 8
27 √ 3 39
= 4−
10 40
Donc l’aire,en cm2 , du domaine plan limité par la courbe de f et les droites
27 √ 39
d’équations y = 0, x = −2 et x = −1 est : ( 3 4 − )4cm2 .
10 40
7. La courbe de f admet une demi tangente verticale à gauche au point O.
Les courbe de f et de f −1 sont symétrique par rapport à la droite d’équation
y = x.
3
8. (a) Initialisation : on a u0 = − donc −2 < u0 < 0.
2
Hérédité : Soit n ∈ N, on suppose que −2 < un < 0 et montrons que
−2 < un+1 < 0.
La fonction f est strictement croissante sur ] − ∞, 0] donc f −1 est stric-
tement croissante sur f (] − ∞, 0]) =] − ∞, 0].
et puisque −2 < un < 0 alors f −1 (−2) < f −1 (un ) < f −1 (0).
de plus f (0) = 0 donc f −1 (0) = 0.

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et f (−2) < −2 donc −2 < f −1 (−2).


par suite −2 < un+1 < 0 car un+1 = f −1 (un )
Conclusion : d’après le raisonnement par récurrence pour tout n ∈ N, −2 <
un < 0.
(b) Soit n ∈ N, on a −2 < un < 0 donc f (un ) < un .
et puisque f −1 est strictement croissante sur ] − ∞, 0]
alors f −1 (f (un )) < f −1 (un ) c-à-d un < f −1 (un ) ou encore un < un+1 .
Donc la suite (un )n∈N est strictement croissante.
(c) La suite (un )n∈N est strictement croissante et majorée par 0 donc elle
converge vers un réel l et −2 ≤ l ≤ 0.
De plus la suite (un )n∈N est récurrente de type un+1 = h(un ) avec h = f −1 .
Puisque f est continue sur ] − ∞, 0] donc f −1 est continue sur f (] −
∞, 0]) =] − ∞, 0] et en particulier à gauche en 0.
Donc f (l) = l.
D’autre part, ∀x < 0, f (x) < x donc ∀x < 0, f (x) 6= x et alors ∀x <
0, f −1 (x) 6= x.
et f −1 (0) = 0 donc l = 0.

Exercice 4. ( 7 points )

Partie I
ex − 1 − x ex − 1
1. On a : lim lim − 1 = 1 − 1 = 0.
x→0
x
x x→0
x
x
e −1−x e −1−x x
et lim = lim × = 0 × 1 = 0.
x→0 ln(1 + x) x→0 x ln(1 + x)
ex − 1 ln(1 + x)
car lim = 1 et lim =1
x→0 x x→0 x
Z x
(t − x)2 t
2. Soit x un nombre réel. On pose : I(x) = e dt.
0 2
(a) Soit x ∈ [0, +∞[, pour t ∈ [0, x] : 0 ≤ et ≤ ex
(t − x)2 t (t − x)2 x
donc 0 ≤ e ≤ e
2 2
par intégration
Z x terme à terme
Z x les fonctions continues sur [0, x], on obtient :
2 2
(t − x) t (t − x)
0≤ e dt ≤ ex dt.
0Z 2 0 2
x
(t − x)2 (t − x)3 x x3
avec : dt = [ ]0 =
0 2 3 6
x3 x
d’où 0 ≤ I(x) ≤ e .
6

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(b) Soit x ∈] − ∞, 0], pour t ∈ [x, 0] : ex ≤ et ≤ 1


(t − x)2 t (t − x)2
donc 0 ≤ e ≤
2 2
par intégration terme à terme les fonctions continues sur [x, 0], on ob-
tient
x
: Z x
(t − x)2 (t − x)2 t
Z
dt ≤ e dt ≤ 0.
0 2 0 2
x3
d’où : ≤ I(x) ≤ 0.
6
(t − x)2
(c) Soit x un nombre réel. on pose : u(t) = et v 0 (t) = et
2
donc u0 (t) = t − x et v(t) = et

Par une intégration parZ parties on a :


x Z x
(t − x)2 t x t x2
I(x) = [ e ]0 − (t − x)e dt = − − (t − x)et dt.
2 0 2 0
on pose : u1 (t) = t − x et v10 (t) = et
donc u01 (t) = 1 et v1 (t) = et

Par
Z x une intégration par partiesZon a:
x
(t − x)et dt = [(t − x)et ]x0 − et dt = x − [et ]x0 = x − ex + 1.
0 0
x x2
d’où : I(x) = e − 1 − x − .
2
x3 x
(d) On a pour x ∈]0, +∞[, 0 ≤ I(x) ≤ e .
6
x2 x3 1 ex − 1 − x 1 x
donc 0 ≤ ex − 1 − x − ≤ ex par suite ≤ 2
≤ + ex
2 6 2 x 2 6
1 x x 1 1
et puisque lim+ + e = lim+ =
x→0 2 6 x→0 2 2
ex − 1 − x 1
alors lim+ = (d’après les théorèmes de limites et encadre-
x→0 x2 2
ment).

x3
On a pour x ∈] − ∞, 0[, ≤ I(x) ≤ 0.
6
x3 x2 1 x ex − 1 − x 1
donc ≤ ex − 1 − x − ≤ 0 par suite + ≤ 2

6 2 2 6 x 2
1 x 1 1
et puisque lim− + = lim− =
x→0 2 6 x→0 2 2
ex − 1 − x 1
alors lim− = (d’après les théorèmes de limites et encadre-
x→0 x2 2
ment).
ex − 1 − x 1
d’où lim = .
x→0 x2 2

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ex − 1 − x ex − 1 − x x 1
et donc : lim = lim 2
× = .
x→0 x ln(1 + x) x→0 x ln(1 + x) 2
x
3. (a) Il est facile de justifier que : ∀x ≥ 0, e ≥ 1 + x
(b) On a ∀[0, +∞[, f (x) = ex ln(1 + x) − x.
donc la fonction f est dérivable [0, +∞[, et on a pour x ∈ [0, +∞[ :
ex ex (1 + x) ln(1 + x) + ex − 1 − x
f 0 (x) = ex ln(1 + x) + −1= .
1+x 1+x
donc f 0 (x) ≥ 0 car pour x ≥ 0 : ex (1 + x) ln(1 + x) ≥ 0 et ex − 1 − x ≥ 0.
d’où f est strictement croissante sur [0, +∞[
Par suite pour x ≥ 0, f (x) ≥ f (0) = 0.

Partie II

On considère la fonction F définie sur [0, +∞[ par :


Z ex
1
F (0) = 0 et ∀x > 0, F (x) = dt.
1+x ln t

1. Soit ∀x > 0, pour t ∈ [1 + x, ex ] (car 1 + x ≤ ex ) :


1 1 1 1
= x
≤ ≤
x ln(e ) ln t ln(1 + x)
par intégration terme à terme les fonctions continues sur [1+x, ex ], on obtient :
Z ex
1 x 1 1
(e − 1 − x) ≤ dt ≤ (ex − 1 − x)
x 1+x ln t ln(1 + x)
ex − 1 − x ex − 1 − x
c-à-d ≤ F (x) ≤ .
x ln(1 + x)
ex − 1 − x ex − 1 − x
2. On a pour x > 0, ≤ F (x) ≤ .
x ln(1 + x)
ex − 1 − x F (x) ex − 1 − x
donc ≤ ≤
x2 x x ln(1 + x)
x
e −1−x 1 ex − 1 − x 1
et puisque lim+ 2
= et lim+ =
x→0 x 2 x→0 x ln(1 + x) 2
F (x) − F (0) 1
alors lim+ =
x→0 x 2
Donc que F est dérivable à droite en 0, par suite elle aussi continue.
Z ex Z ex Z 1+x
1 1 1
3. On a pour x > 0, F (x) = dt = dt − dt.
1+x ln t 2 ln t 2 ln t
Les fonctions u : x 7→ 1 + x et v : x 7→ ex sont dérivable sur ]0, +∞[ avec
u(]0, +∞[) ⊂]1, +∞[, v(]0, +∞[) ⊂]1, +∞[ et 2 ∈]1, +∞[.
1
de plus la fonction t 7→ est continue sur ]1, +∞[
lnZt x
e Z 1+x
1 1
alors les fonctions x 7→ dt et x 7→ dt sont dérivables sur
2 ln t 2 ln t

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]0, +∞[.
d’où F est dérivable sur ]0, +∞[.
1 1 f (x)
et on a pour x > 0, F 0 (x) = ex x
− = .
ln(e ) ln(1 + x) x ln(1 + x)
ex 1 ex 1 1 F (x)
4. On a pour x > 0, − − 1 ≤ F (x) et 2 − 2 − ≤ .
x x x x x x
ex ex
et puisque lim = +∞ et lim 2 = +∞
x→+∞ x x→+∞ x
F (x)
alors lim F (x) = +∞ et lim = +∞ d’après les théorèmes de limites
x→+∞ x→+∞ x
et ordre
ce qui veut dire que la courbe de F admet une branche parabolique de direction
l’axe (Oy) au voisinage de +∞.
5. le tableau de variations de F :
x 0 +∞
0
F (x) +
+∞
F (x) %
0

Fin

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