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BLG106 : BIOLOGIE MOLECULAIRE DE LA CELLULE

ED n°9

Exercice 1.
A. Dans le but d’étudier l’expression du gène nemaxe des chercheurs ont préparé un ADNc de
cet enzyme. Cet ADNc a été obtenu par RT-PCR.

Pour analyser cet ADNc, les chercheurs voudraient le cloner dans un vecteur grâce à l’enzyme
EcoRI. Le fragment d’ADNc à cloner est borné par des sites EcoRI. Ils ont à leur disposition
deux vecteurs pGEM 7ZF et pBR322 (figure 1).

1) Qu’est-ce qu’un ADNc ?

2) Les auteurs choisissent d’utiliser le vecteur pGEM 7ZF. Expliquez pourquoi. Décrivez
brièvement les différentes étapes du clonage.

B. Les auteurs réalisent ensuite une analyse sur gel d’agarose des plasmides recombinants
construits avec le vecteur pGEM 7ZF, après coupure par EcoRI d’une part et par HindIII et
SstI d’autre part. L’ADN plasmidique a été extrait à partir de 3 colonies qui étaient blanches.
Les résultats sont représentés sur les figures 2 et 3.

Figure 1 : Carte de restriction des plasmides pGEM 7ZF et pBR322.


3) Pourquoi seulement des colonies blanches sont analysées ? Expliquez brièvement.

4) Pourquoi deux fragments sont obtenus lorsque les plasmides recombinants sont digérés
par EcoRI ?
Quelle est la taille de la séquence insérée dans le plasmide ?

5) Pour les 3 constructions plasmidiques, établissez la carte de restriction? Que pouvez-


vous en conclure ?

Exercice 2.

Dans le système nerveux central (SNC), la dopamine joue un rôle complexe et intervient dans
diverses fonctions importantes, telles que la cognition, les fonctions motrices, le sommeil, la
mémorisation... Elle est aussi impliquée dans le trouble de déficit de l'attention/hyperactivité,
dont la cause est un problème de recapture de la dopamine par les synapses.
Le PCP (phencyclidine) est une drogue pouvant entrainer des psychoses avec des signes de
schizophrénie (hallucinations, paranoïa, désordre moteur…). L’amphétamine et son dérivé, la
métamphétamine en administration répétée entraînent des symptômes similaires au PCP. Une
forte dose de PCP bloque la recapture de la dopamine. L’amphétamine et la métamphétamine
facilitent la transmission dopaminergique via différents mécanismes, notamment par
l’inhibition de la recapture de la dopamine.
Les récepteurs NMDA sont constitués de 7 sous-unités (GluRf, GluRe1-4 et GluRx1, 2),
chacune de ces protéines étant produites par des gènes différents.
Pour clarifier la contribution des sous-unités du récepteur NMDA dans l’augmentation du
taux de dopamine et dans les réponses locomotrices induites par le PCP, un groupe de
chercheurs s’est intéressé aux effets de la méthamphétamine et du PCP sur le taux de
dopamine dans le striatum ainsi que sur l’activité locomotrice chez des souris KO pour la
sous-unité GluRe1 et la sous-unité GluRe4.

Figure 1. Effet d’une forte dose de


méthamphétamine (METH) ou de PCP
sur la quantité de dopamine (DA) dans le
striatum chez des souris wild type (Wild),
GluRe1-/- (ε1-/-) et GluRe4-/- (ε4-/-). Les
souris sont injectées avec de la
métamphétamine (1mg/kg) (A) ou du PCP
(3mg/kg) (B). L’histogramme représente le
taux de dopamine (moyenne de l’AUC)
pour 180 minutes après l’injection d’une
solution saline (n=5), de METH (n=9) ou de
PCP (n=11). *p<0.05 **p<0.01 ***p<0.001
comparaison avec le groupe injecté avec
une solution saline (ANOVA).
Figure 2. Effet d’une forte dose
de méthamphétamine (METH)
ou de PCP sur l’activité
locomotrice des souris wild
type(Wild), GluRe1-/- (ε1-/-) et
GluRe4-/- (ε4-/-). Les souris sont
injectées avec une solution saline,
de la métamphétamine (1mg/kg)
(n=10) ou du PCP (3mg/kg) (n=25).
*p<0.05 **p<0.01 comparaison
avec le groupe injecté avec une
solution saline (Student’s t-test) ;
#
p<0.05 ##p<0.01 comparaison
avec les souris wild type.

Décrire et analyser les figures ci-dessus.


Que pouvez-vous en conclure quant à l’effet de la méthamphétamine et du PCP ?
Que pouvez-vous en conclure quant au rôle des sous-unités GluRe1 et GluRe4 du récepteur
NMDA ?