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Critique méthodologique

de trois études du MELCC


traitant des émissions atmosphériques
de l’incinérateur de la Ville de Québec
Rapport présenté à la Ville de Québec,
à la Direction régionale de santé publique,
au CIUSSS de la Capitale-Nationale,
au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
et à la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

PATRICK FERLAND,
M. Sc., chimiste
24 mars 2022

—1—
Auteur 

Patrick Ferland, M. Sc., chimiste 

Soutien à la rédaction

Isabelle Arseneau, M.A.

Jérémie Barabé, B. Sc.

Isabelle Bohm, B. Sc., chimiste

Laurent Pelletier, M. Math.

Révision linguistique 

Rachel Migué

Mise en page 

Vincent Champoux

— II —
RÉSUMÉ
Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a réalisé
trois études pour établir la contribution de l’incinérateur à l’émission de contaminants susceptibles de
nuire à la qualité de l’air ambiant du quartier Limoilou et des secteurs à proximité. Les résultats de ces
études sont d’abord rapportés dans deux ouvrages de modélisation publiés en 2011 et 2015, puis dans
un rapport sur les résultats d’une campagne d’échantillonnage rendus publics en 2018. Il est affirmé
dans le rapport de 2018 qu’« Il n’a pas été possible de mettre en évidence une contribution de l’incinérateur
pour aucun des contaminants. Les résultats vont donc dans le même sens que ceux obtenus par l’étude de
modélisation qui a montré que les concentrations ajoutées par l’incinérateur étaient faibles et n’influençaient
pas de façon notable la qualité de l’air ambiant du secteur. » (J.-F. Brière et Walsh, 2018).

Nous sommes d’avis que ces conclusions sur la contribution de l’incinérateur à la qualité de l’air des
secteurs Limoilou et Maizerets ne peuvent être tirées sur la base des études citées plus haut, en raison de
lacunes méthodologiques.

Dans le présent rapport nous documentons ces lacunes méthodologiques et remettons ainsi en question
la validité des conclusions des études du MELCC. Parmi ces failles, nous notons les biais de sélection qui
entrainent une sous-estimation des concentrations de polluants modélisés, la caractérisation insuffisante
de la source d’émission aux fins de la modélisation de la dispersion atmosphérique des contaminants, la
faible représentativité spatiale et temporelle des échantillonnages de l’air ambiant, et finalement nous
critiquons l’interprétation des résultats.

Selon nous, l’analyse critique des trois études du MELCC met en lumière la nécessité de mener à court
terme des études plus exhaustives sur la qualité de l’air des secteurs visés, et ce, afin de guider toute
décision politique concernant l’incinérateur et la gestion des déchets à Québec.

— III —
— IV —
PRÉFACE
Scène limouloise : Quiconque ayant déjà attendu l’autobus au coin du boulevard des Capucins et de
l’avenue de la Canardière, tout près du Cégep Limoilou, a pu observer les imposants panaches de fumées
de la papetière et de l’incinérateur de la Ville de Québec s’élever dans le ciel (voir la photo en couverture).
Ce paysage a été le mien pendant près de 10 années. À l’époque où j’effectuais mes études supérieures
en chimie, je ne me questionnais pas sur l’innocuité des émanations se retrouvant dans l’air que ma
famille et moi respirions. Je me disais : « Si c’est là, au milieu de ma ville, ça doit être sécuritaire. »

Des doutes ont commencé à émerger à l’été 2019, alors que je venais de m’installer dans le quartier
Maizerets. J’avais été appelé par le bureau du député de ma circonscription, M. Sol Zanetti, que je
connaissais depuis mes études collégiales. Ce dernier était préoccupé par la qualité de l’air à Limoilou
et il cherchait à regrouper des personnes ayant des profils scientifiques pour assister à une conférence
traitant de cet enjeu. J’ai ainsi participé, le 21 juin 2019, à une présentation de M. Slavko Sebez, au bureau
de circonscription, à titre de chimiste et de citoyen concerné.

M. Sebez est un scientifique retraité de la Direction régionale de santé publique. Il a présenté, de manière
assez exhaustive, les failles méthodologiques que comportaient, à son avis, trois études que le MELCC
avaient menées au sujet des émissions atmosphériques de l’incinérateur. À la sortie de la rencontre, j’étais
consterné et suffisamment indigné pour décider d’agir. J’ai senti le besoin de vérifier par moi-même les
affirmations de M. Sebez. J’ai donc entamé une démarche pour approfondir mes connaissances relatives
aux trois études, que je critique à mon tour dans le présent rapport. Cela m’a permis de confirmer
certaines allégations de M. Sebez et d’identifier d’autres aspects problématiques.

Le rapport qui suit constitue ainsi l’aboutissement de deux années d’implication scientifique et citoyenne
bénévole. L’étendue des recherches documentaires, les nombreuses entrevues réalisées avec différents
spécialistes (statisticiens, chimistes, spécialistes en modélisation, chercheurs universitaires), l’imposante
collection de données d’émission à traiter ainsi que l’exercice rigoureux et exigeant de rédaction
représentent un travail colossal pour une seule personne. À cet effet, je remercie M. Zanetti, le député de
Jean-Lesage, qui a rétribué certaines personnes que j’ai choisies dans le but de soutenir ma démarche.
Mme Isabelle Bohm, chimiste, a obtenu un contrat pour 50 h de travail, qui ont servies à l’extraction
des mesures brutes consignées dans les rapports de Consulair et à leur saisie informatique. M. Jérémie
Barabé, enseignant en chimie au collégial, a également obtenu un contrat de 50 h pour m’aider à écrire
ce rapport. Je tiens à les remercier chaleureusement, ainsi que toutes celles et ceux qui m’ont offert leur
aide gratuitement. À ce titre, je remercie sincèrement Mme Isabelle Arseneau, doctorante en didactique
des sciences et chargée de cours, pour sa plume et ses conseils. Je remercie également M. Laurent

—V—
Pelletier, enseignant de mathématiques au collégial, pour les calculs statistiques exhaustifs qu’il a menés
avec patience et générosité. Enfin, je tiens à remercier différents scientifiques qui ont accepté de lire ce
rapport, de m’offrir des rétroactions et de me conseiller : Raoul-Marie Couture, Anik Daigle et Frédéric-
Georges Fontaine.

Par ailleurs, il importe de souligner que je me suis engagé dans cette investigation à titre de chimiste et
de citoyen en ayant comme principale motivation de servir ma communauté et de protéger la santé des
Limoulois et Limouloises et celle de ma famille. Il s’agit donc pour moi d’une certaine forme de combat
pour l’honnêteté intellectuelle et scientifique. Si j’ai eu à m’entretenir avec M. Zanetti et le personnel
salarié du bureau de circonscription sur une base régulière au cours des dernières années, j’atteste que
cet ouvrage est totalement indépendant d’idées partisanes, et ce, tant dans ses propos, son ton, sa rigueur
scientifique et ses recommandations que dans ses intentions les plus fondamentales. J’ai agi selon mes
convictions les plus intimes et avec la plus grande rigueur scientifique. De ce fait, je me détache de toute
utilisation de ce rapport et de ses conclusions que pourrait en faire un parti politique ou un groupe
militant. À titre d’auteur, je reste donc le seul porte-parole des intentions de cet ouvrage.

En terminant, il m’apparaît nécessaire de mentionner que le MELCC est une institution qui m’inspire le
plus grand respect et que la critique que je fais dans ce rapport ne se limite qu’aux seules trois études
citées. Si je mentionne abondamment le nom des auteurs des études du MELCC dans cet ouvrage (tel que
cela est exigé par les normes bibliographiques de L’American Psychological Association), mon intention
n’est pas de personnaliser les critiques qui sont adressées au MELCC. Je ne prétends d’ailleurs apporter
aucune explication sur les motifs ayant mené aux failles méthodologiques soulevées.

Patrick Ferland, M.Sc., chimiste


Citoyen de Limoilou

— VI —
— VII —
La rédaction de ce rapport aurait été impossible
sans la vigilance des citoyennes et des citoyens du quartier
et les travaux préalables de Slavko Sebez et Yvan Ouellet.

Nous les remercions et leur souhaitons un milieu de vie sain.

— VIII —
TABLE DES MATIÈRES
RÉSUMÉ.......................................................................................................................................................................................................iii
PRÉFACE...................................................................................................................................................................................................... v
TABLE DES MATIÈRES............................................................................................................................................................................... ix
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET DES DÉFINITIONS.................................................................................................................................. x
LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES................................................................................................................................................... xi
LISTE DES TABLEAUX...............................................................................................................................................................................xii

INTRODUCTION...................................................................................................................................................................... 1
PORTÉE............................................................................................................................................................................................................................. 3

1. CARACTÉRISTIQUES DE L’INCINÉRATEUR DE LA VILLE DE QUÉBEC.......................................................................... 5


1.1 FONCTIONNEMENT DE L’INCINÉRATEUR...................................................................................................................................................... 5
1.2 TRAITEMENT DES BOUES MUNICIPALES........................................................................................................................................................ 5
1.3 PRODUCTION DE VAPEUR.................................................................................................................................................................................. 5
1.4 ASSAINISSEMENT DES GAZ D’ÉCHAPPEMENT............................................................................................................................................ 6
1.5 SYSTÈME DE SURVEILLANCE EN CONTINU.................................................................................................................................................. 6
1.6 DÉMARRAGES......................................................................................................................................................................................................... 6
1.7 ÉCHANTILLONNAGE PONCTUEL ET RÈGLEMENTATION.......................................................................................................................... 6
1.8 REJETS ATMOSPHÉRIQUES POUR LA PÉRIODE 2008-2018..................................................................................................................... 7
1.9 GESTION DE L’INCINÉRATEUR............................................................................................................................................................................ 9

2. CRITIQUE DE DEUX RAPPORTS DE MODÉLISATION INTITULÉS « EFFETS SUR L’AIR AMBIANT DES
ÉMISSIONS DE L’INCINÉRATEUR DE LA VILLE DE QUÉBEC » (BRIÈRE, 2011 ; 2015)................................................. 11
2.1 INTRODUCTION...................................................................................................................................................................................................11
2.2 DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA MÉTHODOLOGIE DES ÉTUDES DE MODÉLISATION DE 2011 ET DE 2015........................12
2.3 OMISSION DES DÉPASSEMENTS EN DÉMARRAGE...................................................................................................................................14
2.4 CARACTÉRISATION DE LA SOURCE : MANQUE DE REPRÉSENTATIVITÉ DES ACTIVITÉS..............................................................15
2.5 INCERTITUDE ET EXACTITUDE DE LA MODÉLISATION...........................................................................................................................17
2.6 CONCLUSION PARTIELLE..................................................................................................................................................................................19

3. CRITIQUE MÉTHODOLOGIQUE DU RAPPORT «  L’INCINÉRATEUR ET LA QUALITÉ DE L’AIR DANS


L’ARRONDISSEMENT LA CITÉ-LIMOILOU À QUÉBEC (BRIÈRE ET WALSH, 2018) ».................................................. 21
3.1 PRÉAMBULE...........................................................................................................................................................................................................21
3.2 INTRODUCTION...................................................................................................................................................................................................23
3.3 DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA MÉTHODOLOGIE ET DES CONCLUSIONS DE L’ÉTUDE.............................................................23
3.4 OMMISSION DE CERTAINS PARAMÈTRES....................................................................................................................................................25
3.5 INCOHÉRENCE DANS L’UTILISATION DES APPROCHES DIRECTE ET INDIRECTE...........................................................................25
3.6 ERREURS LIÉES AU POSITIONNEMENT DES STATIONS TEMPORAIRES..............................................................................................29
3.7 RÉSOLUTION SPATIALE DE L’ÉCHANTILLONNAGE INSUFFISANTE.....................................................................................................30
3.8 RÉSOLUTION TEMPORELLE DE L’ÉCHANTILLONNAGE INSUFFISANTE.............................................................................................31
3.9 ERREUR DANS LE TRAITEMENT DE PARAMÈTRES SPÉCIFIQUES.........................................................................................................32
3.10 CONCLUSION PARTIELLE................................................................................................................................................................................39

4. RECOMMANDATIONS.................................................................................................................................................... 41

ANNEXE 1................................................................................................................................................................................................. 43
ANNEXE 2 : LISTE DES AVIS DE NON-CONFORMITÉ POUR LA PÉRIODE 2012-2018............................................................... 44
ANNEXE 3 : CALCULS DU TAUX D’ÉMISSION DE PCDD/F.............................................................................................................. 45
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................................................................................... 52

— IX —
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET DES DÉFINITIONS
As Arsenic

Biphényles polychlorés – Classe de composés organiques persistants reconnus comme cancérogènes et


BPC
tératogènes, à base de carbone, de chlore, d’oxygène et d’hydrogène

CCME Conseil canadien des ministres de l’environnement

Chlorobenzènes – Classe de composés organiques persistants reconnus comme cancérogènes à base de


CB
carbone, de chlore, d’oxygène et d’hydrogène

Cd Cadmium

CEAEQ Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec

CIUSSS Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux

CO Monoxyde de carbone
Chlorophénols (Cl2 – Cl5) – Classe de composés organiques persistants comportant 2 à 5 atomes de chlore
CP reconnus comme cancérogènes, tératogènes, et perturbateurs endocriniens probables à base de carbone, de
chlore, d’oxygène et d’hydrogène
Cr Chrome

CVI Comité de vigilance de l’incinérateur

DRSP Direction régionale de santé publique

EPA Environmental Protection Agency – Agence américaine de protection de l’environnement


Éléments-traces métalliques – Ensemble de métaux analysés, souvent contenus dans les poussières et
ÉTM
particules fines
Hydrocarbures aromatiques polycycliques – Classe de composés reconnus cancérogènes issus de la
HAP
combustion de matière organique à basse température ou en déficit d’oxygène
HCl Acide chlorhydrique – Substance acide et corrosive
Hg Mercure

Inventaire national des rejets de polluants – Base de données d’Environnement Canada sur les rejets de
INRP
polluants de différentes industries enregistrées

NOx Oxydes d’azote – Classe de composés issus de la combustion de l’azote à haute température
Particulate Matter – Particules de taille supérieure à 0,3 micromètres (mm) récupérées à la sortie d’une source
PM
d’émission industrielle
Pb Plomb
Polychlorodibenzodioxines et polychlorodibenzofuranes – Classe de composés organiques persistants
PCDD/F de toxicité variable, reconnus comme cancérogènes, tératogènes, et perturbateurs endocriniens persistants à
base de carbone, de chlore, d’oxygène et d’hydrogène
Particulate Matter 2,5 – Matières particulaires de diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres reconnues
PM2,5 comme agents irritants des voies respiratoires, cancérogènes et pénétrant le flux sanguin, pouvant occasionner
différents problèmes de santé et même entrainer une mort prématurée
Particules en suspension totales – Particules grossières d’origine minérale ou organique souvent trouvées
PST
sous forme de dépôts poussiéreux
QVL Québec–Vieux-Limoilou

RAA Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère

REIMR Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles

SO2 Anhydride sulfureux (dioxyde de soufre) – Composé aux propriétés acides issu de la combustion du soufre

—X—
LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES
Figure 1 : Produits principaux et sous-produits de combustion des déchets. Les substances en gras font
l’objet de normes sur les émissions atmosphériques des incinérateurs RAA (RAA, Art. 16, 103-105)..... 3

Graphique 1 : Émissions moyennes de PCDD/F et valeurs min. et max. aux quatre cheminées de l’incinérateur
pour la période 2008-2018 : moyennes en fonctionnement régulier et en démarrage par saison.
a) Échelle 0-0,4 ng/m3 R, b) Échelle 0-7 ng/m3 R.......................................................................................................... 8

Figure 2 : Ligne du temps montrant l’historique de l’incinérateur et des études sur la qualité de l’air...................... 9

Graphique 2 : Proportions des concentrations modélisées ajoutées par l’incinérateur (barre bourgogne - haut)
et proportions des concentrations initiales dans la ville de Québec (barre lilas - bas) par rapport à
la norme d’air ambiant respective pour chaque contaminant listé au RAA. a) Édition 2011, b)
Édition 2015. (J.-F. Brière, 2011 ; 2015)............................................................................................................................13

Figure 3 : Rapports des concentrations prédites/mesurées pour différents scénarios selon le modèle et
pour différents temps d’exposition (EPA, 2003, p. 18‑19)........................................................................................18

Figure 4 : Carte présentant la dispersion annuelle moyenne des polluants en périphérie de l’incinérateur
de la Ville de Québec (point central).............................................................................................................................. 22

Figure 5 : Roses de pollution enregistrées à la station permanente Québec–Vieux-Limoilou pour a) le SO₂,
b) le NO, c) les PM₂,₅ , d) l’O₃ (figures tirées du rapport de Brière et coll., 2018, p. 26 ; 30 ; 33 ; 35)............. 24

Figure 6 : Probabilité de dépassement du 25e percentile de la distribution des concentrations de particules
ultrafines en fonction de la direction des vents pour 5 facteurs (sources d’émission). Mesures
prélevées à une station d’échantillonnage en continu située dans la ville d’Erfurt en Allemagne.
Figure tirée de l’étude de Wang, Hopke et coll. (2008)............................................................................................ 29

Figure 7 : Disposition de stations d’échantillonnage en arcs de cercles concentriques en périphérie


d’une centrale nucléaire afin d’évaluer les performances du modèle AERMOD par la mesure
des rapports prédits/observés (figure extraite de l’étude de l’EPA, 2003, p. 22)............................................ 31

Graphique 3 : Histogramme compilé des concentrations de PCDD/F aux stations Québec–Vieux-Limoilou,


Beaujeu et Vitré (figure tirée du rapport de Brière et al., 2018, p. 14)................................................................ 33

Graphique 4 : Concentrations moyennes de dioxines et furanes en fonction du nombre d’heures de vents en


provenance de l’incinérateur aux stations Beaujeu et Vitré (figures tirées du rapport
de Brière et al., 2018, p. 15)................................................................................................................................................ 34

Graphique 5 : Concentrations en fonction du nombre d’heures en provenance du Port de Québec sans


influence de l’incinérateur et concentrations en fonction du nombre d’heures en provenance
de l’incinérateur sans influence du Port de Québec (figures tirées de Brière et al., 2013, p. 13-14)....... 36

— XI —
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Normes d’émission pour les incinérateurs et normes d’air ambiant par période d’exposition listées
au RAA – Concentrations ambiantes moyennes (concentration initiale) spécifiques au secteur
du Vieux-Limoilou pour quelques paramètres rapportés sur la norme (% CI/Norme).................................. 4

Tableau 2 : Profil d’émissions moyennes mesurées aux cheminées entre 2008 et 2018
pour les différents paramètres règlementés au RAA.................................................................................................. 7

Tableau 3 : Caractéristiques des données prélevées par le MELCC à l’occasion de la production
des études de modélisation (Brière, 2011 ; 2015) de la dispersion atmosphérique des
émissions de l’incinérateur.................................................................................................................................................12

Tableau 4 : Taux d’émission annuels en PCDD/F calculés par Sebez et Levaque selon la période
(S. Sebez et Levaque, 2012)................................................................................................................................................15

Tableau 5 : Fréquences d’échantillonnage d’air ambiant aux stations temporaires Beaujeu et Vitré
et à la station témoin Québec–Vieux-Limoilou pour la période 2010-2012
(tiré du tableau 1 de Brière et coll., 2018, p. 4)............................................................................................................ 24

Tableau 6 : Taux d’émission horaires des contaminants rejetés par l’ensemble des quatre cheminées
de l’incinérateur (tableau tiré du rapport de Brière, 2015, p. 6)........................................................................... 27

Tableau 7 : Concentrations de dioxines et furanes (fg ET/m3) mesurées aux stations Québec–Vieux-Limoilou,
Beaujeu et Vitré (figure extraite du rapport de Brière et al., 2018, p. 14)...........................................................32

Tableau 8 : Concentrations moyennes de dioxines et furanes totaux réparties en deux périodes, soit
de mai à octobre et de novembre à avril (figure tirée du rapport de Brière et al., 2018, p.16)................. 37

Tableau 9 : Concentrations en PCDD/F mesurées aux quatre lignes de l’incinérateur pour chacun
des trois essais lors de la période 2008-2009 (Robillard, 2009, p. 13)................................................................ 47

Tableau 10 : Concentrations moyennes des PCDD/F et caractéristiques des distributions pour chaque mode
de fonctionnement régulier et en démarrage (période 2008 et 2009)............................................................. 48

Tableau 11 : Modélisation des concentrations afin de déterminer le taux d’émission basé sur l’addition
des émissions pour chaque jour d’un cycle de démarrages de 6 jours (méthode B).................................. 48

Tableau 12 : Taux d’émission moyens de PCDD/F pour la période 2008 et 2009 calculés selon deux méthodes
– avec et sans dépassements des émissions............................................................................................................... 49

Tableau 13 : Taux d’émission moyens de PCDD/F pour la période 2010-2012 calculés selon deux méthodes
et la valeur de référence, publiés par Brière (2015).................................................................................................. 49

Tableau 14 : Concentrations en PCDD/F mesurées aux quatre lignes de l’incinérateur pour chacun
des trois essais lors de la période 2010-2012 (Consulair, 2010, 2011, 2012).................................................... 51

— XII —
INTRODUCTION
Depuis près de 50 ans, l’incinérateur de la Ville de Québec brûle les ordures ménagères des résidentes et
des résidents de l’agglomération de Québec. Aujourd’hui, ce sont les rebus d’environ 575 000 personnes
générant 245 000 tonnes de matières de toutes sortes qui sont incinérés (Ville de Québec, 2021c ;
Villeneuve et al., 2019).

Les matières brûlées n’y sont pas détruites, mais transformées. Parmi celles-ci, on retrouve par exemple
des matelas, des résidus alimentaires, des couches pour nourrissons, des tables de patio en PVC, des
meubles brisés, des emballages plastiques et des boues de la station d’épuration des eaux usées, qui
y sont convertis par la combustion en autant de nouveaux déchets. Certains sont visibles, comme les
cendres, le verre et les métaux, et d’autres sont invisibles, comme les gaz d’échappement. Ces matières
volatiles libérées par l’incinérateur sont nombreuses, mais seulement quelques-unes (Tableau 1) font
l’objet d’études de la qualité de l’air et sont règlementées par le RAA (Éditeur officiel du Québec, 2021a,
2021b). Selon les modèles de dispersion, ces substances polluantes ont un impact local sur la qualité de
l’air des secteurs Limoilou et Maizerets situés de part et d’autre de l’incinérateur.

Historiquement, la population de Limoilou est familière avec les incommodités causées par l’incinération.
Depuis les années 1930, trois générations d’incinérateurs d’ordures ménagères ont été érigés dans ce
secteur de la ville. Depuis, deux de ces incinérateurs ont été détruits (Communauté urbaine de Québec,
1995). L’installation la plus récente, mise en service en 1974, est toujours en activité. Cet équipement est
désigné par l’appellation incinérateur dans le présent rapport.

Bien que les problèmes de pollution ambiante dans le quartier soient connus depuis de nombreuses
années et attribuables à un cumul d’activités industrielles et automobiles (Goupil-Sormany et al., 2019  ;
Taschereau, 1974) et malgré quelques soulèvements populaires contre l’incinérateur (Cook et Comeau,
2006), il aura fallu 34 années avant qu’une étude n’aborde spécifiquement les effets des émissions de
l’incinérateur de Québec sur la qualité de l’air et la santé des populations (Slavko Sebez, 2008). Le MELCC
a emboité le pas et a publié trois études portant sur le sujet, parues entre 2011 et 2018 (J.-F. Brière, 2011,
2015 ; J.-F. Brière et Walsh, 2018).

Dans ce rapport, nous documentons des failles méthodologiques des études du MELCC, qui, selon
nous, remettent en question la validité des conclusions. Dans la section 1, nous présentons un
résumé des aspects techniques de l’incinérateur et de son fonctionnement, accompagné d’un court
historique. Les sections 2 et 3 du rapport abordent respectivement les études de modélisation 2011-
2015 et le programme d’échantillonnage de 2018. Chacune de ces sections est structurée de manière

—1—
à énoncer la méthodologie employée par les auteurs et les conclusions tirées, puis à expliquer les biais
méthodologiques. Finalement, nous dirigeons le lecteur vers d’autres études ou façons de faire lorsque
les méthodes validées existent.

À ce jour, il demeure pertinent de se pencher sur la portée, que nous jugeons limitée, des études
du MELCC en lien avec les émissions atmosphériques de l’incinérateur. En effet, elles sont encore
abondamment utilisées et citées. Par exemple, les conclusions de ces études servent en partie d’assise
scientifique au contexte de réalisation du projet « Mon environnement, ma santé » : volet de la qualité
de l’air extérieur (Goupil-Sormany, Desbiens, Allain-Boulé et al., 2019 ; Goupil-Sormany, Desbiens, Huot et
al., 2019), dont les résultats devraient être rendus publics dès le premier trimestre de 2022. Ces mêmes
études ont été citées avec prudence1 dans les travaux d’investigations commandés par la Ville de Québec
à la Chaire en éco-conseil de l’UQAC afin d’évaluer l’impact sur la production de GES de la vente de la
vapeur produite par l’incinérateur à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus (Villeneuve et al., 2019). Mentionnons
également qu’à l’occasion de la commission du BAPE sur l’état des lieux sur la gestion des résidus ultimes
du printemps 2021, ces études du MELCC ont été soumises dans la catégorie « opinions et mémoires »
pour faire état de la situation de l’incinérateur de la Ville de Québec (Québec  : Bureau des audiences
publiques sur l’environnement, 2022) et l’impact de ses émissions. En février 2022, un comité plénier a
été formé pour conseiller la mairie de Québec concernant le projet de règlement visant le rehaussement
de la norme de nickel dans l’air ambiant. Certains intervenants ont, encore une fois, cité ces études du
MELCC portant sur l’incinérateur pour appuyer leurs propos (Alibert et Service de la prévention et de la
qualité du milieu, 2022).

Ces exemples témoignent de la portée significative et immédiate des conclusions des études du MELCC
que nous critiquons, et ce, tant sur les plans des connaissances scientifiques que du développement
économique et industriel. De manière évidente, la justesse avec laquelle les connaissances sur la qualité
de l’air sont traitées constitue un enjeu critique pour la qualité de vie des résidentes et des résidents des
secteurs Limoilou et Maizerets.

À l’heure où nombre d’études épidémiologiques révèlent que la pollution atmosphérique entraine des
problèmes de santé divers tels que les maladies respiratoires chroniques, les septicémies et l’insuffisance
rénale et qu’elle est responsable de morts prématurées (Dominici et al., 2017, 2019), notre analyse vise
à démontrer l’urgence d’obtenir un portrait clair des impacts de l’incinérateur. Elle permet également
de dégager différentes recommandations pour la conduite de nouvelles études scientifiques visant à
caractériser la nature des contaminants atmosphériques émanant de l’incinérateur, les quantités émises
et leurs impacts sur les quartiers limitrophes.

1 Notons que Villeneuve et ses collaborateurs émettent la notice suivante concernant la portée des effets sur la santé des
émissions atmosphériques prédits par le modèle d’impact utilisé dans leurs travaux : « Avertissement : les résultats de cette
analyse comparaient des sources d’émissions et ne peuvent aucunement être utilisés comme des indicateurs de la qualité
de l’air dans l’arrondissement de la Cité-Limoilou. La qualité de l’air dépend d’un ensemble de facteurs complexes incluant
les conditions météorologiques locales, le transport et le mélange de polluants de sources diverses et ne saurait être ap-
préhendée par une modélisation. » (Villeneuve et al., 2019, p. 5.) Ce faisant, ces auteurs relèguent la responsabilité de cette
évaluation à Walsh et Brière (2018).

—2—
PORTÉE
Si nous utilisons une approche et un langage scientifique pour critiquer l’analyse et les démarches
présentées dans les études du MELCC, un effort de vulgarisation a été fait afin de rendre le contenu du
présent rapport accessible aux décideurs et au grand public. Dès lors, nous recommandons au lecteur
non initié de se référer à la table des abréviations et définitions pour suivre le langage des acronymes et
des symboles chimiques utilisés tout au long du rapport.

Notons également que la critique développée dans ce qui suit se concentre principalement sur la
caractérisation des polluants émis par l’incinérateur qui peuvent avoir une incidence sur la santé humaine
et la qualité de vie des populations locales. Dès lors, il ne sera pas question des émissions de l’incinérateur
sous l’angle des gaz à effet de serre et de l’impact sur les changements climatiques.

D’entrée de jeu, il importe de comprendre que le processus de combustion des déchets dans un
incinérateur produit principalement de l’eau et du gaz carbonique, mais génère également des sous-
produits de réaction souvent toxiques. Ces substances sont identifiées à la figure 1 et leur caractérisation
sera traitée plus loin dans ce rapport. Conformément au langage utilisé en chimie, nous désignons
fréquemment ces substances sous l’appellation générale de paramètres.

Produits de
réaction principaux

Déchets + O2 CO2 + H 2O + Énergie

Sous-produits de réaction
SO2, CO, HCl, PM2,5, Hg, PCDD/F, NOx, HAP, BPC, CB, CP, Cr, Cd, Pb, As, ...

Figure 1 : Produits principaux et sous-produits de combustion des déchets. Les substances en gras font l’objet
de normes sur les émissions atmosphériques des incinérateurs RAA (RAA, Art. 16, 103-105).

Par ailleurs, il apparaît nécessaire de distinguer les deux principaux types de normes qui seront abordés
dans notre rapport, soit les normes d’émission et les normes d’air ambiant. Les normes d’émission
spécifiques aux incinérateurs sont prévues au RAA (anciennement le REIMR) et encadrent le rejet de
polluants à la source — ici, aux cheminées de l’incinérateur (Éditeur officiel du Québec, 2021a). Aussitôt
échappés, les gaz issus des cheminées de l’incinérateur se dispersent et se diluent dans l’air. Les normes
d’air ambiant en vigueur au Québec (Éditeur officiel du Québec, 2021b) balisent ainsi les concentrations
en polluants atmosphériques présents dans l’air que la population environnante respire. Ces normes
comportent différents niveaux d’exposition : 4 min, 1 h, 8 h, 24 h et 1 an. Les expositions annuelles ont
pour but de prévenir les effets chroniques, alors que les expositions plus courtes balisent les effets aigus
associés à l’inhalation d’une substance. Le tableau 1 présente les normes d’émission pour les incinérateurs
ainsi que les normes de qualité de l’air ambiant pour différents paramètres listés au RAA. Les deux
dernières colonnes indiquent respectivement les concentrations qui se retrouvent localement dans la
ville de Québec pour les différentes substances et le pourcentage auquel correspond cette concentration
par rapport à la norme.

—3—
Tableau 1 : Normes d’émission pour les incinérateurs et normes d’air ambiant par période d’exposition
listées au RAA – Concentrations ambiantes moyennes (concentration initiale) spécifiques au secteur du
Vieux-Limoilou pour quelques paramètres rapportés sur la norme (% CI/Norme)

NORME D’AIR AMBIANT ℓ


(RAA – Art. 196, 197 et 202, annexe K)

Paramètre NORME D’ÉMISSION†‡


(RAA – Art. 16, 103-105) Concentration
Norme
Période initiale (CI)8 % CI/Norme2 (%)
(µg/m3)
(µg/m ) 3

4 min 1050 150 14


SO₂ 150 mg/m3R 24 h 288 50 17
1 an 52 20 38
1h 34000 2650 8
CO 57 mg/m3R
8h 12700 1750 14
4 min 1150 n/d n/d
HCl 50 mg/m3R
1 an 20 n/d n/d
PM 20 mg/m R 3
24 h 120 90 75

Hg 20 µg/m3R 1 an 5,0 x 10-3 2,00 x 10-3 40


(estimation)

PCDD/F 0,080 ng ET/m3R 1 an 6,0 x 10-8 2,27 x 10-8 38


PM₂,₅ - 24 h 30 20 67
1h 414 150 36
NO₂ - 24 h 207 100 48
1 an 103 30 29
1h 160 130 81
O3 -
8h 125 120 96
BPC - 1 an 3,5 x 10-4 3,22 x 10-4 92

m3R : Volume correspondant à 1 m3 normalisé à 11 % d’oxygène à 101,3 kPa et 25 °C en absence d’humidité.

ET : Équivalent toxique – Chacun des 17 congénères PCDD/F dispose d’un facteur d’équivalence toxique propre afin de
rapporter la concentration réelle obtenue en une concentration équivalente en 2,3,7,8-tétrachlorodibenzodioxine. La
concentration inscrite constitue la somme des produits des concentrations des congénères et de leur facteur d’équivalence
toxique.

Normes d’air ambiant : Le RAA réglemente les concentrations limites dans l’air ambiant pour un total de 99 substances
(annexe K) ; ce tableau n’en présente qu’un extrait.

2 Si l’objet de ce rapport ne concerne pas spécifiquement l’analyse de ce tableau, il permet de montrer que cer-
tains paramètres frôlent les normes d’air ambiant : l’O3 (96 %) et les BPC (92 %) en sont de bons exemples. Il met aussi
en lumière le fait que les PM2,5 (67 %) et les particules (75 %) sont des substances retrouvées dans l’air en proportions
relativement abondantes. Les concentrations initiales sont celles mesurées à la station permanente QVL, située dans
le quartier Limoilou, au sud de l’incinérateur.

—4—
1. CARACTÉRISTIQUES DE L’INCINÉRATEUR DE LA VILLE DE QUÉBEC

1.1 FONCTIONNEMENT DE L’INCINÉRATEUR


Mis en service en 1974, l’incinérateur de la Ville de Québec a une capacité maximale de traitement de
déchets de 312 000 tonnes par année. Les ordures collectées par camion sont amoncelées dans une
fosse. Un opérateur prélève les matières à brûler à l’aide d’une pince mécanique pour alimenter les fours.
Quatre enceintes (fours) servent à la combustion des matières résiduelles. Chacune est pourvue de son
propre système d’assainissement des gaz (annexe 1). Normalement, trois fours sur quatre brûlent, le
quatrième étant en interruption pour entretien. En moyenne, l’incinérateur brûle 30 à 35 tonnes de
matières à l’heure.

1.2 TRAITEMENT DES BOUES MUNICIPALES


L’usine de traitement des eaux usées (station Est) de la Ville de Québec achemine annuellement 96 000
tonnes de boues humides vers l’incinérateur. Une fois pressées et déshydratées à même la chaleur des
fours de l’incinérateur, les quelques 20 000 tonnes de boues séchées restantes sont brûlées (Villeneuve
et al., 2019). Avec la mise en service de l’usine de biométhanisation prévue en 2022, ces boues seront
traitées pour produire du gaz naturel et du fertilisant (Ville de Québec, 2021b ; Villeneuve et al., 2019).

1.3 PRODUCTION DE VAPEUR


L’incinérateur est équipé de chaudières permettant le transfert partiel de la chaleur des fours pour
produire de la vapeur surchauffée (315 °C). Historiquement, des ententes d’achats de vapeur ont été
signées entre la papetière White Birch, Glassine Canada inc. et l’incinérateur. Il est également prévu que la
vapeur produite par l’incinérateur subvienne à l’essentiel des besoins en chauffage du nouveau complexe
hospitalier de l’Enfant-Jésus (Ville de Québec, 2021c ; Villeneuve et al., 2019). Les annonces officielles pour
le financement du projet ont été promues récemment.3

3 Société Radio-Canada (5 juillet 2021). Feu vert pour la valorisation de la vapeur de l’incinérateur de Québec.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1806695/incinerateur-quebec-vapeur-chu-enfant-jesus?depuisRecherche=true

—5—
1.4 ASSAINISSEMENT DES GAZ D’ÉCHAPPEMENT
Le système antipollution de l’incinérateur comprend plusieurs dispositifs de traitement des gaz. Les
fumées de combustion chaudes circulent d’abord par un électrofiltre et sont ensuite introduites dans
une tour de refroidissement où des nébuliseurs d’eau abaissent la température à 150 °C. Les effluves sont
ensuite dirigés vers des dispositifs de neutralisation des gaz acides par traitement à la chaux vive. Ils sont
ensuite mis en contact avec des poudres de charbon actif, favorisant l’élimination de métaux, d’HAP, de
PCDD/F et d’autres substances présentes dans le flux gazeux. Finalement, une phase de dépoussiérage
et de filtration permet d’éviter le rejet de particules grossières (PM) au moment où les gaz sont rejetés par
les hautes cheminées (61 m) (Consulair, 2010-2018).

1.5 SYSTÈME DE SURVEILLANCE EN CONTINU


À l’extrémité du procédé d’assainissement des gaz, un spectrophotomètre analyse les gaz et particules
réglementés dans le but de suivre la performance du processus d’incinération. Ainsi, un opérateur de
l’usine obtient en temps réel les lectures de concentration pour l’HCl, le CO, le SO₂ et les particules (PM).

1.6 DÉMARRAGES
Les démarrages sont des périodes d’ignition des ordures qui suivent l’entretien des fours. Ces opérations
de maintenance-démarrage sont effectuées en alternance sur les quatre fours à raison de 10 à 15 cycles
par four par année (35 à 60 occurrences/année).

Avant 2021, les ordures placées dans le four étaient aspergées de combustible et enflammées
manuellement. Les démarrages sont caractérisés par une lente montée en température au cours de
laquelle les émissions de certains polluants atmosphériques sont les plus intenses. Le CO, les PM₂,₅ , les
HAP et les PCDD/F plafonnent régulièrement durant ces périodes (Wang et al., 2007).

Afin d’atténuer les rejets atmosphériques, le four numéro 1 de l’incinérateur a d’abord été doté de
brûleurs d’appoint alimentés au gaz naturel. La montée en température accélérée par ce dispositif a
démontré une diminution des émissions de CO, d’HAP et de PCDD/F (C. Cognet, 2021 ; Ville de Québec,
2020). L’installation de brûleurs d’appoint à l’ensemble des fours a d’ailleurs été complétée en 2021. Les
résultats des échantillonnages aux cheminées effectués en juin 2021 se sont révélés encourageants pour
tous les paramètres règlementés au RAA et au CCME, et ce, pour tous les fours (Ville de Québec, 2021a).
En revanche, les contrôles les plus récents effectués en septembre 2021 ont enregistré de nouveaux
dépassements des normes pour les PCDD/F au four numéro 4 (Cécile Cognet et Ville de Québec, 2022).
Puisque l’ajout des brûleurs au gaz est récent, il est nécessaire de mentionner que les études du MELCC
susmentionnées ont été réalisées en l’absence de ces dispositifs de combustion performants.

1.7 ÉCHANTILLONNAGE PONCTUEL ET RÈGLEMENTATION


Toute installation d’incinération d’une capacité nominale d’une tonne par heure doit se conformer à
certaines normes d’émission de polluants. Ces concentrations seuils figurant au RAA (anciennement au
REIMR) sont résumées au tableau 1.

Selon le RAA, l’exploitant d’un incinérateur de même capacité que celui de Québec est « […] tenu au
moins une fois par année d’effectuer ou de faire effectuer une campagne d’échantillonnage des gaz

—6—
de combustion émis à l’atmosphère afin de mesurer les paramètres mentionnés […] » (Éditeur officiel
du Québec, 2021a) (voir tableau 1). Depuis 2010, la ville de Québec s’est engagée à tester les rejets
atmosphériques des quatre fours de l’incinérateur deux fois par année : une fois au printemps (mai-
juin) et une autre fois à l’automne (septembre-novembre). La firme d’échantillonnage responsable des
tests effectue les prélèvements biannuels sous invitation de l’exploitant. Les rejets des quatre fours sont
échantillonnés, et ce, lorsqu’au moins un des fours initie un démarrage. Trois échantillons gazeux par
cheminée sont ainsi prélevés. Selon le paramètre mesuré, entre 1 h et 4 h de prélèvement en continu par
échantillon sont nécessaires. Les trois échantillons sont donc généralement recueillis sur une période de 3
jours, mais cela peut s’étendre jusqu’à 8 jours. Les échantillons sont ensuite envoyés à une firme d’analyse
qui a pour mandat de déterminer les concentrations pour chaque espèce chimique règlementée présente
dans les fumées. La règlementation spécifie que pour chaque paramètre, la moyenne des concentrations
des trois essais doit être utilisée pour vérifier l’atteinte de la norme d’émission.

Au total, ce sont 96 heures de surveillance des émissions de l’incinérateur pour l’ensemble des paramètres
du RAA qui sont réalisées annuellement, sur les 26 280 heures d’opération des fours, ce qui représente
un ratio de 0,4 % (hsurveillance/hopération). Notons que les concentrations en Hg et en PCDD/F obtenues par
ces échantillonnages aux cheminées sont les seules données dont dispose le MELCC pour attester de
l’atteinte des exigences du RAA.

Depuis 2010, les concentrations en NOx , Cd, Pb, HAP, BPC, CB, CP et As sont mesurées aux cheminées de
l’incinérateur même si l’exploitant n’a pas l’obligation légale de se conformer aux normes du CCME. Par
ailleurs, à l’occasion de la demande de certificat d’autorisation pour la modernisation de l’incinérateur, la
ville de Québec s’est engagée à « atteindre les critères du CCME » (Centre de contrôle environnemental
du Québec, 2014).

1.8 REJETS ATMOSPHÉRIQUES POUR LA PÉRIODE 2008-2018


Bien que l’incinérateur soit doté d’un système antipollution, il laisse s’échapper des substances contrôlées
dans l’environnement. Les moyennes d’émissions échantillonnées aux cheminées pour la période 2008-
2018 pour quelques paramètres règlementés sont présentées au tableau 2.

Tableau 2  : Profil d’émissions moyennes mesurées aux cheminées entre 2008 et 2018 pour les différents
paramètres règlementés au RAA

Moy.
Fréquences des
Paramètre Unité †
Norme 2008- s Min. Max. % Norme
dépassements
2018*
SO2 mg/m3R 150 28,9 31,7 0 226 19 4/279
CO mg/m3R 57 104 129 2,6 1204 182 157/280
HCl mg/m R 3
50 34,6 23,5 1,9 186 69 25/270
PM mg/m R 3
20 3,1 3,4 0,2 27,0 16 1/270
Hg µg/m R 3
20 5,5 21,9 0,1 317,0 28 10/271
PCDD/F ng ET/m R 3
0,080 0,071 0,532 0,0002 6,3 88 12/246

m3R et ET : Voir la signification associée à ces unités au Tableau 1 (p. 4)
*
Émission moyenne 2008-2018 : Concentrations extraites des rapports annuels d’échantillonnage (Consulair, 2010-2018 ; Robillard,
2009). Données publiques disponibles sur le site du CVI : https://www.incinerateur.qc.ca/suivi-environnemental-campagne

—7—
L’analyse du tableau 2 permet de tirer quelques constats. D’abord, les moyennes d’émissions sont toutes
inférieures aux normes, exceptées pour le CO, qui a rencontré 157 dépassements sur les 280 mesures
effectuées au courant de cette plage de dix ans. Nous remarquons également des fluctuations notables
pour la plupart des paramètres, comme en témoignent les écarts-types élevés du Hg et des PCDD/F. Pour
ces deux paramètres en particulier, on enregistre une fréquence de dépassements en apparence plutôt
faible (approx. 5 %), mais dont l’ampleur entraine de manière significative la moyenne à la hausse. Pour
les PCDD/F, l’influence de ces dépassements amène la moyenne à frôler la norme (88 %).

Graphique 1  : Émissions moyennes de PCDD/F et valeurs min. et max. aux quatre cheminées de l’inci-
nérateur pour la période 2008-2018 : moyennes en fonctionnement régulier et en démarrage par saison.
a) Échelle 0-0,4 ng/m3 R, b) Échelle 0-7 ng/m3 R.

a) Émissions moyennes de PCDD/F et valeurs min. et max. aux quatre cheminées de l'incinérateur pour la période 2008-2018 :
moyennes en fonctionnement régulier et démarrage par saison
0,4
0,4
Teneur PCDDF (ng/m R) corrigé à 11%02

0,35
Teneur PCDDF (ng/m3R) 3corrigé à 11%02

0,35
0,3
0,3
0,25
0,25
0,2
0,2
0,15
0,15
0,1
0,1 NORME RAA 0,08 ng/m3R
0,05 NORME RAA 0,08 ng/m3R
0,05
0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
0
2008 2009 2010 2011 2012 Année
2013 2014 2015 2016 2017 2018
Printemps - Régulier (moy. 3 fours) Printemps - Démarrage (moy. 1 four) AnnéeAutomne - Régulier (moy. 3 fours) Automne - Démarrage (moy. 1 four)

Printemps - Régulier (moy. 3 fours) Printemps - Démarrage (moy. 1 four) Automne - Régulier (moy. 3 fours) Automne - Démarrage (moy. 1 four)

b) 7 Émissions moyennes de PCDD/F et valeurs min. et max. aux quatre cheminées de l'incinérateur pour la période 2008-2018 :
moyennes en fonctionnement régulier et démarrage par saison
7
Essai 2 - Four 4 : Dépassement 79 fois la norme
Teneur PCDDF (ng/m3R) corrigé à 11%02

6
Essai 2 - Four 4 : Dépassement 79 fois la norme
à 11%02

6 Essai 1 - Four 3 : Dépassement 66 fois la norme


5
Essai 1 - Four 3 : Dépassement 66 fois la norme
5
Teneur PCDDF (ng/m3R) corrigé

4
4
3
3
2
2
1
Essai 1 - Four 4 : Dépassement 9 fois la norme
1 Essai 3 - Four 3 : Dépassement 4 fois la norme NORME RAA 0,08Essai
ng/m 3R
1 - Four 4 : Dépassement 9 fois la norme
0
2008
Essai 3 - Four 3 : Dépassement 4 fois la norme
2009 2010 2011 NORME
2012 RAA 0,08
2013 ng/m 2014
3R
2015 2016 2017 2018
0
Année
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Printemps - Régulier (moy. 3 fours) Printemps - Démarrage (moy. 1 four) AnnéeAutomne - Régulier (moy. 3 fours) Automne - Démarrage (moy. 1 four)

Printemps - Régulier (moy. 3 fours) Printemps - Démarrage (moy. 1 four) Automne - Régulier (moy. 3 fours) Automne - Démarrage (moy. 1 four)

—8—
Afin de donner un portrait plus précis des mesures de PCDD/F, nous présentons au graphique 1 les
concentrations moyennes des émissions pour l’ensemble des 246 mesures effectuées entre 2008 et
2018. Au graphique 1 a), les concentrations moyennes de PCDD/F mesurées biannuellement sont ainsi
divisées en quatre bandes. Dans une même année, les deux premières bandes de la série illustrent les
concentrations moyennes ainsi que leurs valeurs minimales et maximales (barres d’erreur) mesurées au
printemps. Les deux dernières bandes représentent celles de l’automne. Les bandes grises constituent les
mesures pour les fours en fonctionnement régulier alors que les bandes orange représentent les mesures
de PCDD/F pour le four en démarrage. Notons que, à l’occasion, un seul essai par saison est effectué
pour un four en démarrage. Le graphique 1 b) présente les mêmes données ; seule l’échelle sur l’axe des
concentrations change, ce qui permet d’apprécier l’ampleur des dépassements.

Nous constatons que les dépassements en période de démarrage ne sont pas systématiques. En effet,
les rejets théoriquement plus élevés en période de démarrage peuvent être compensés par un contrôle
serré des différentes composantes du système antipollution. D’ailleurs, bien que des dépassements
soient parfois observés en fonctionnement régulier, ces occurrences n’ont pas d’effets importants
sur la moyenne des trois fours. Le graphique 1 b) nous informe surtout sur le caractère extrême des
dépassements observés en démarrage en 2008 et en fonctionnement régulier en 2017. En outre, nous
notons que la période de grande stabilité apparente des opérations entre 2012 et 2015 est succédée par
deux dépassements récents, en 2016 et en 2017.

Enfin, il importe de souligner qu’au cours des dernières années, différents avis de non-conformité ont
été émis par le MELCC à l’exploitant de l’incinérateur de Québec pour des dépassements de normes
d’émission prévues au RAA. Une liste partielle de ces avis est présentée à l’annexe 2.

1.9 GESTION DE L’INCINÉRATEUR


Le groupe TIRU a géré les opérations d’incinération jusqu’en 2015, moment où la gestion a été reprise
par la Ville de Québec. Depuis, des sommes importantes ont été consenties par la Ville pour moderniser
l’incinérateur et amenuiser son impact environnemental. Ces investissements ont permis l’installation
des systèmes d’injection de chaux et de charbon actif à chacun des fours en plus de compléter la mise en
opération de brûleurs au gaz en 2021.

Figure 2 : Ligne du temps montrant l’historique de l’incinérateur et des études sur la qualité de l’air.

Contexte de l'incinérateur : 2007 2011 2015 2018


Étude prospective 1er Rapport 2e Rapport 3e Rapport
Historique, normes DRSP MELCC MELCC MELCC
Modélisation Modélisation Modélisation Modélisation

1980 1990 2000 2010 2020


Gestion des opérations TIRU Ville de Québec

1974 2005 2010 2015


Mise en service de l'incinérateur Mise sur pied du Comité de Vigilence Échantillonage aux Reprise des opérations
d'ordure s ménagères de l'incinérateur (CVI) cheminées par par la Ville de Québec
CONSULAIR

—9—
— 10 —
2. CRITIQUE DE DEUX RAPPORTS DE MODÉLISATION INTITULÉS
« EFFETS SUR L’AIR AMBIANT DES ÉMISSIONS DE L’INCINÉRATEUR
DE LA VILLE DE QUÉBEC » (Brière, 2011 ; 2015)

2.1 INTRODUCTION
En 2011 et en 2015, le MELCC a fait paraitre deux études de modélisation qui avaient pour but de
délimiter les zones les plus exposées à la pollution de l’incinérateur de la Ville de Québec. Elles visaient
également à calculer les concentrations des différents polluants à partir de la modélisation afin de cerner
la contribution des émissions de l’incinérateur, de les comparer à celles déjà présentes et, enfin, de
s’assurer que les normes d’air ambiant soient respectées (Brière, 2011 ; 2015).

Qu’est-ce que la modélisation ?

Ce type d’étude permet de tracer un portrait général de la dispersion des contaminants volatils émis par
l’incinérateur d’ordures ménagères. Pour ce faire, les multiples données sont traitées à l’aide d’un logiciel
spécialisé. Cela permet d’estimer l’endroit où un contaminant type a le plus de probabilités de se déposer
et en quelle quantité. 

Plus spécifiquement, les études de modélisation nécessitent d’entrer une série de paramètres qui
définissent le secteur et la source d’émission (Leduc, 2005). Ainsi, les directions des vents, la topographie,
la nature du milieu (urbain ou rural) et les échanges gazeux entre les différentes couches atmosphériques
sont autant d’informations que les logiciels de modélisation utilisent pour le calcul de la dispersion des
émissions gazeuses. La hauteur et le diamètre des cheminées, leur débit d’émission et les concentrations
de chaque polluant émis déjà présent dans la fumée de la source sont d’autres données qui doivent
être considérées. Par conséquent, le système arrive à calculer les quantités de contaminants trouvées
dans l’air dans les secteurs aux alentours de l’incinérateur. Ces quantités sont souvent présentées sous
forme de concentrations (mg/m3, µg/m3, ng/m3 ou même fg/m3), ce qui permet ensuite de vérifier si les
concentrations prédites par le logiciel dépassent celles permises par la règlementation en vigueur. 

La modélisation, un moyen d’étude relativement peu coûteux, permet d’estimer l’ordre de grandeur de
la concentration d’un contaminant dans le milieu. Elle permet aussi d’évaluer en amont les meilleures
stratégies à adopter pour planifier une campagne d’échantillonnage, ce qui s’avère être une démarche
plus fastidieuse à mettre en œuvre et, dès lors, bien plus onéreuse. En revanche, lorsque les campagnes
d’échantillonnage sont menées avec rigueur, elles produisent des résultats exacts, ponctuels et

— 11 —
représentatifs du point échantillonné dans son milieu. Par conséquent, les données ainsi obtenues sont
de meilleure qualité que celles estimées par modélisation. Techniquement, il est possible de combiner
les deux méthodes et de comparer les résultats modélisés à ceux mesurés sur le terrain. Cela permet de
valider les conclusions ou encore de calibrer la modélisation, et ce, pour chacun des paramètres que l’on
cherche à déterminer.

Dans ce qui suit, nous relevons des failles méthodologiques qui permettent de critiquer l’exactitude et la
précision des résultats obtenus lors des deux études de modélisation menées par le MELCC en 2011 et en
2015.

2.2 DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA MÉTHODOLOGIE DES ÉTUDES DE MODÉLISATION


DE 2011 ET DE 2015
Les méthodologies utilisées par Brière dans les études de 2011 et de 2015 sont similaires à certains égards.
Entre autres, l’auteur a considéré les mêmes coordonnées physiques descriptives de la topographie
locale et les données relatives aux directions et vitesses des vents compilées sur 5 années (43 824 h) à la
station météorologique d’Environnement Canada située à la Baie de Beauport. Il a aussi utilisé comme
modèle le profil vertical des vents et des températures en altitude de la station Maniwaki, représentative
des régions du sud du Québec. Le système de traitement permettant le calcul de la modélisation est le
même, soit la grappe de logiciels AERMOD/AERMET produits par l’EPA.

En termes de paramètres chimiques descriptifs des émissions de l’incinérateur, l’auteur a pris en compte
les concentrations obtenues à l’occasion des échantillonnages effectués biannuellement aux cheminées
par la compagnie Consulair (voir la section 1.6 Échantillonnage ponctuel et règlementation). Les deux
éditions des études du MELCC utilisent les concentrations mesurées issues de plages temporelles
différentes. Ces plages ainsi que certaines informations descriptives des échantillons considérés sont
résumées au tableau 3.

Tableau 3 : Caractéristiques des données prélevées par le MELCC à l’occasion de la production des études de
modélisation (Brière, 2011 ; 2015) de la dispersion atmosphérique des émissions de l’incinérateur

Nombre
Années de Nombre Nombre
Édition de l’étude d’heures de Couverture de
prélèvement d’échantillons d’échantillons
de modélisation surveillance la surveillance
considérées total en démarrage
(h)
2011 : 1ère édition 2008-2009 36-78* n/d 144-312 0,3 % - 0,6 %
2015 : 2 édition
e
2010-2012 72 13 288 0,4 %
*Le nombre d’échantillons considéré n’est pas spécifié dans le rapport, mais les données publiées par la ville de Québec sur le site du CVI font état de 36
échantillons de PCDD/F (4 h), 63 échantillons de Hg (4 h), 66 échantillons de PM (4 h), de CO et de SO₂ (4 h) et 78 échantillons d’HCl (4 h), sur la période
2008-2009. Dans les rapports faisant état des concentrations pour cette période, on compte trois essais effectués en démarrage en 2008. Les essais en
démarrage pour 2009 sont minimalement au nombre de deux, mais au meilleur de nos recherches, nous n’avons trouvé aucune information sur les
lignes d’échappement concernées et l’étendue des plages considérées.

Pour calculer les taux d’émission de polluants, la moyenne pondérée des concentrations moyennes
mesurées en fonctionnement régulier et en période de démarrage doit être calculée. La pondération est
fixée en fonction du nombre d’heures propre à chaque type d’opération, c’est-à-dire en fonctionnement
régulier ou en démarrage. Par ailleurs, il est mentionné que « les périodes de démarrage des fours ont aussi
été considérées lors de la modélisation dans le but d’obtenir les concentrations les plus réalistes possibles ». (J.-
F. Brière, 2011, p. 12 ; 2015, p. 16)

— 12 —
Quelques améliorations significatives par rapport à l’étude de modélisation de 2011 ont été apportées
à la version de 2015 : 1) L’ajout de contaminants à la liste des substances modélisées : NOx , SO₂, CO,
hexachlorobenzène et ÉTM (Ba, Co, Mn, Ni et Zn) ; 2) L’ajout de domaines d’incertitude témoignant de
la variabilité des mesures sur la période considérée ; 3) L’utilisation d’un taux d’émission correspondant
aux émissions en continu de quatre cheminées au lieu des trois réellement en activité permettant, selon
l’auteur, une approche « conservatrice ».

Selon cette méthodologie, Brière en arrive à conclure que « les résultats de la modélisation suggèrent
que les effets des émissions de l’incinérateur sur la qualité de l’air ambiant sont faibles pour l’ensemble des
contaminants considérés » (Brière, 2011, p. 12) et que « les résultats de la modélisation montrent que les
émissions de l’incinérateur, ajoutées aux concentrations déjà présentes dans le milieu environnant, ne causent
aucun dépassement des seuils de référence de la qualité de l’air ambiant pour l’ensemble des contaminants
considérés. » (Brière, 2015, p. 16)

Par ailleurs, l’auteur est parvenu à chiffrer la contribution de l’incinérateur à partir des concentrations
calculées à l’aide de la modélisation par rapport au niveau ambiant ainsi que par rapport à la norme. Les
résultats sont présentés au graphique 2.

Graphique 2  : Proportions des concentrations modélisées ajoutées par l’incinérateur (barre bourgogne
- haut) et proportions des concentrations initiales dans la ville de Québec (barre lilas - bas) par
rapport à la norme d’air ambiant respective pour chaque contaminant listé au RAA. a) Édition 2011,
b) Édition 2015. (J.-F. Brière, 2011 ; 2015)
a) 120
Contribution de l’incinérateur Concentration initiale
100
Pourcentage du critère

80

60

40

20

0
PM2.5 As Cd Cr Pb Hg HCI (4 min) HCI (1 an) PCDD/F

b) 120%
Contribution de l’incinérateur Niveau ambiant
100%
du seuil de référence
Pourcentage

80%
860% MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS

40%

20%
0%
PM2,5 (24 h)

Mn (1 an)
NO2 (1 an)

SO2 (24 h)

CO (1 h)

CO (8 h)
NO2 (1 h)

NO2 (24 h)

SO2 (1 an)

PCDD/F (1 an)

As (1 an)
HCl (1 an)

Cd (1 an)

Cr (1 an)

Co (1 an)

Zn (24 h)
Ba (1 an)

Hg (1 an)

Pb (1 an)
SO2 (4 min)

HCl (4 min)

— 13 —
Dans les trois sections qui suivent, nous tenterons de démontrer que les modélisations effectuées
présentent plusieurs biais. Il sera question de l’omission des dépassements en démarrage, du manque de
représentativité des activités ainsi que de l’incertitude liée aux modélisations.

2.3 OMISSION DES DÉPASSEMENTS EN DÉMARRAGE


Dans ce qui suit, nous analysons le traitement réservé aux PCDD/F dans le rapport de modélisation
du MELCC de 2011. Nous démontrerons comment Brière (2011) exclut de l’étude de modélisation les
dépassements des normes d’émission de PCDD/F enregistrés en 2008, en période de démarrage, ce
qui entraîne une sous-estimation importante des émissions de ce contaminant dans l’air ambiant. La
démonstration mathématique en appui à cette critique est détaillée dans l’annexe 3.

D’entrée de jeu, rappelons que les PCDD/F sont des substances persistantes aux propriétés perturbatrices
du système endocrinien et elles ont de nombreux effets délétères sur la santé. Comme le montre le
tableau 2, la moyenne des concentrations mesurées aux cheminées de l’incinérateur au cours de la
décennie 2008-2018 atteint 88 % de la norme d’émission prévue au RAA. Considérant les risques pour la
santé, de tels résultats devraient de toute évidence susciter une plus grande vigilance.

Comme l’indiquent les graphiques 1 a) et 1 b), l’automne 2008 a connu un épisode d’émission de PCDD/F
de 5,326 ng/m3 sur une durée de 4 h, ce qui correspond à un dépassement de 6 600 % de la norme établie
à 0,08 ng/m3. Dix-huit heures plus tard, les tests aux cheminées enregistraient toujours des émissions
atmosphériques de 0,617 ng/m3 (voir la ligne 3), constituant un dépassement de 770 % de la norme
d’émission. Ces épisodes d’émissions ont ainsi fait passer la moyenne d’émission de PCDD/F de 0,052 ng/
m3 entre 2002 et 2007 à 0,126 ng/m3 pour la période 2002-2009 (Robillard, 2009).

Dans l’étude de Brière (2011), la méthodologie employée afin de calculer le taux d’émission des différents
contaminants entrant dans la modélisation informatique selon le fonctionnement de l’incinérateur est
ainsi décrite :

Les taux d’émission de chaque contaminant proviennent de campagnes d’échantillonnage aux


cheminées effectuées par la firme Consulair en 2008 et 2009. Des mesures de taux d’émission ont
été effectuées en condition normale d’opération ainsi qu’en période de démarrage des fours. La
modélisation a été réalisée afin de prendre en compte ces deux conditions d’opération (normale
et démarrage). […] Ainsi, le taux d’émission annuel moyen est établi en calculant une moyenne
pondérée des taux d’émission en période normale d’opération et des taux d’émission en période de
démarrage. La pondération est établie en fonction du nombre d’heures associé à chaque condition
d’opération (normale et démarrage)
(Brière, 2011, p. 4)

En appliquant cette méthode, le taux d’émission de PCDD/F considéré est de 9,03 x 10-10 g/s. Par ailleurs,
selon les données publiques disponibles relatives aux concentrations de PCDD/F mesurées entre 2008
et 2009, et en appliquant rigoureusement la démarche mathématique expliquée par l’auteur, la valeur
du taux d’émission moyen de PCDD/F calculé devrait plutôt être de 156,2 x 10 -10 g/s (voir les calculs de
l’annexe 3 pour le détail). Elle est donc près de 16 fois supérieure à la valeur du taux présumé dans le
rapport.

— 14 —
Cet écart entre le taux d’émission de PCDD/F présenté dans le rapport de 2011 et celui que nous obtenons
s’expliquerait par le fait que le dépassement en démarrage de 2008 a été écarté, ce qui constituerait un
biais de sélection, aussi appelé « cherry picking ».

Dans un avis paru en 2012, la DRSP suspectait déjà ce biais de sélection. L’organisme de santé publique
s’était alors penché sur le traitement réservé aux PCDD/F dans l’étude du MELCC parue en 2011, et ce,
« compte tenu de leurs caractéristiques plus préoccupantes pour la santé publique (bioaccumulation dans
la chaîne alimentaire, cancérogénicité, etc.) ». (DRSP, 2011, p. 1) Dans cet avis, la DRSP formule plusieurs
réserves sur l’étude de Brière (2011) et souligne le même problème d’ordre de grandeur associé au taux
d’émission des PCDD/F. Utilisant comme source les données de l’INRP d’Environnement Canada, Sebez
et Levaque (2012) avaient alors suggéré un taux moyen de 164,86 x 10-10 g/s pour la période 2008-2009.

Tableau 4 : Taux d’émission annuels en PCDD/F calculés par Sebez et Levaque selon la période (S. Sebez et
Levaque, 2012)

Année Taux d’émission annuels moyens (rejets / 365 / 24 / 60 / 60)


2009 12,78 x 10-10 g/s
2008 316,94 x 10-10 g/s
Moyenne (2008 et 2009) 164,86 x 10-10 g/s

À la suite de cette critique de la DRSP, l’étude de Brière (2011) a été retirée. Cependant, il semble pertinent
de souligner que dans la version de 2015 de l’étude de modélisation du même auteur, ce dernier utilise
les données d’années de prélèvement (2010-2012) qui ne prennent pas en compte les dépassements en
PCDD/F de septembre 2008. Cette façon de sélectionner les données occulte l’effet des dépassements
ponctuels marquants de 2008. À notre avis, il aurait été raisonnable d’utiliser les moyennes d’émission
jusqu’alors compilées pour les périodes de fonctionnement régulier et en démarrage.

2.4 CARACTÉRISATION DE LA SOURCE : MANQUE DE REPRÉSENTATIVITÉ DES ACTIVITÉS


Il est commun en science, pour des raisons d’économie de ressources, d’émettre un jugement sur l’état
d’un procédé que l’on souhaite étudier à partir d’un groupe restreint de mesures que l’on nomme
« échantillon ». Nous pensons que la caractérisation des émissions dans les rapports de Brière (2011 et
2015) est basée sur un échantillonnage déficient.

Notons d’abord qu’il semble y avoir un déséquilibre entre la qualité des données météorologiques entrées
dans le logiciel de modélisation et les données d’émission de l’incinérateur. En effet, pour les cinq années
considérées, la direction et la vitesse des vents pour toutes les heures entrées (43 824 h) sont issues de
mesures en continu, ce qui offre une couverture complète (100 %) de la surveillance météorologique.
Toutefois, la couverture de la surveillance des émissions de l’incinérateur oscille entre 0,3 % et 0,6 % des
heures totales de service de l’incinérateur dans le rapport de 2011 et elle est de 0,4 % dans le rapport de
2015 (voir tableau 3). Rappelons que ce taux reflète le niveau de surveillance des émissions de Hg et des
PCDD/F, des PM₂,₅ , du NO₂, des HAP, BPC et autres métaux puisque le SO₂, les particules (PM), l’HCl et le
CO font l’objet d’une surveillance en continu (voir section 1.5 Système de surveillance en continu).

La question de la représentativité d’un échantillon si restreint  se pose. L’échantillonnage serait


représentatif s’il était attribuable à un procédé montrant une faible variabilité. Or, il s’avère que la stabilité

— 15 —
du processus d’incinération varie de manière considérable selon le paramètre observé. Remarquons
notamment dans le tableau 2 qu’au cours de la décennie 2008-2018, les émissions atmosphériques de
l’incinérateur montraient un écart-type souvent du même ordre de grandeur que la valeur moyenne
mesurée (approx. 100 % de variabilité). Si ce type de variabilité est moins inquiétant pour le SO₂ et les
particules (PM), il l’est davantage pour le CO, l’HCl, le Hg et les PCDD/F, dont les paramètres expriment de
nombreux dépassements des normes d’émission.

Dans son rapport final sur la gestion des résidus ultimes, le BAPE émet la remarque suivante concernant
l’aspect de la représentativité des activités d’incinération :

L’exigence d’un seul échantillonnage annuel paraît nettement insuffisante. En effet, l’obtention de
données qui soient représentatives de la réalité doit notamment tenir compte de plusieurs variables,
dont les fluctuations de la nature des matières résiduelles incinérées et de leur quantité, tout comme
la performance des systèmes de combustion et d’épuration.
(Québec: Bureau des audiences publiques sur l’environnement, 2022, p. 242)

Autrement dit, pour qu’elles soient « représentatives de la réalité », les mesures de contrôle des émissions
atmosphériques devraient pouvoir refléter les fluctuations inhérentes au procédé d’incinération et aux
caractéristiques des matières résiduelles. Bien que les commissaires n’indiquent pas que l’échantillonnage
biannuel opéré à l’incinérateur de la Ville de Québec suffise à assurer cette représentativité, nous
émettons un doute sur la capacité de cette fréquence, même doublée, à représenter les opérations sur
une base annuelle.

En effet, rappelons que les échantillonnages biannuels ont lieu systématiquement aux mêmes périodes
de l’année, soit mai-juin pour l’échantillonnage du printemps et septembre-novembre pour celui de
l’automne. Cela suppose que la matière à incinérer est constante au fil des mois. Il apparaît pourtant
raisonnable de croire que la communauté urbaine de Québec génère des détritus différents en fonction
des saisons, qu’il s’agisse par exemple de la rentrée scolaire, du temps des Fêtes, des grandes périodes
de déménagement ou de l’humidité des déchets, qui pourrait affecter le procédé de combustion.
Autrement dit, pratiquement aucun échantillon n’est prélevé aux autres périodes de l’année, ce qui limite
la représentativité de l’échantillonnage et, dès lors, la portée des résultats.

Dans ce contexte, nous aurions souhaité que l’auteur des études de 2011 et de 2015 émette des réserves
quant aux conclusions des deux rapports concernant la représentativité et la taille de l’échantillonnage.

D’ailleurs, le fait de pouvoir compter sur un échantillonnage effectué aléatoirement durant l’année
assurerait une meilleure représentativité des activités de l’incinérateur. L’EPA décrit en ces termes la
robustesse de l’échantillonnage associé à une méthode aléatoire :

The most important characteristic of simple random sampling is that it protects against the bias
(systematic deviation from the “truth”) that can occur if units are selected subjectively. Because it
is the most fundamental sampling design, simple random sampling also is a benchmark against
which the efficiency and cost of other sampling designs often are compared.
(EPA, 2002, p. 33)

— 16 —
Nous croyons également qu’il serait possible d’augmenter la fiabilité des études de modélisation en
utilisant un plus grand nombre de prélèvements obtenus aléatoirement durant l’année. Ainsi, la taille
des échantillons nécessaires pour assurer la représentativité de l’échantillonnage devrait être calculée à
l’aide de méthodes statistiques, et ce, à partir de la variabilité (variance) observée pour chaque paramètre
(EPA, 2002, p. 35). Une modélisation obtenue à partir de mesures représentatives des émissions de
l’incinérateur augmenterait ainsi la valeur scientifique des études de modélisation. Notons enfin que ce
mode d’opération a déjà fait l’objet d’un mémoire déposé au BAPE dans le cadre des audiences tenues
sur la gestion des résidus ultimes (Ouellet et Ferland, 2021).

2.5 INCERTITUDE ET EXACTITUDE DE LA MODÉLISATION


L’évaluation de la qualité de l’air ambiant obtenue à la suite d’une modélisation devrait idéalement
fournir un portrait près de celui de la réalité. Comme les modèles mathématiques utilisés sont issus de
calculs statistiques, les valeurs obtenues sont empreintes d’une incertitude (la valeur réelle se situe dans
un certain intervalle) et peuvent même s’avérer inexactes (diverger de la valeur réelle).

En effet, pour un même scénario d’émission atmosphérique, il existe différents outils de modélisation
disponibles (SCREEN, ISC, AERMOD, CALPUFF, CALINE, etc.). Chaque modèle offre une lecture différente
et trouve son usage particulier en modélisation atmosphérique. D’ailleurs, pour un même scénario, les
modèles produiront des résultats différents entre lesquels il existe une variabilité significative. Dans les
rapports de modélisation des émissions de l’incinérateur, Brière (2011 ; 2015) a utilisé le système AERMOD
développé par l’EPA.

Si le choix du modèle relève du champ d’expertise de l’auteur, nous croyons utile de discuter des limites
qui lui sont associées. Nous disposons en effet d’informations relatives aux performances de ce modèle
qui ne sont pas abordées par les auteurs.

En 2003, l’EPA a procédé à l’évaluation de son modèle AERMOD (EPA, 2003). L’organisme américain a
répertorié pour des scénarios d’émissions industrielles les mesures prédites avec différents modèles aux
mesures d’air ambiant prélevées sur le terrain. Les résultats pour les modèles étudiés ont été rapportés
sous la forme de rapports prédits/observés et classés selon différentes durées d’exposition (3 h, 24 h et
1 an). Plus les rapports obtenus s’approchent de la valeur 1, plus l’accord est élevé entre la prédiction du
logiciel et la concentration réelle. Lorsque les rapports sont inférieurs à 1, le système tend à sous-estimer
les concentrations dans ses prédictions alors qu’il les surestime lorsque la valeur est supérieure à 1. Un
extrait des résultats du rapport de l’EPA est montré à la figure 3.

Dans un premier temps, nous remarquons que les performances du modèle varient en fonction des
scénarios étudiés et du temps d’exposition à calculer. Nous notons également que le modèle AERMOD
est très performant pour prédire des concentrations sur de courtes durées (3 h et 24 h). Par contre, il
devient plus imprévisible lorsque le temps d’exposition est prolongé (1 an). Ainsi, il a été déterminé
par l’EPA que la version du modèle AERMOD évalué dans cette étude avait tendance, en moyenne, à
prédire des concentrations correspondant à 0,73 fois la valeur mesurée pour des expositions annuelles.
Le système semble donc sous-estimer les valeurs prédites de 27 %, en moyenne. De plus, les valeurs
obtenues oscillent sur un intervalle s’étendant de 0,30 à 1,64 pour la même période.

Ces résultats montrent que l’exactitude et l’incertitude des prédictions faites par la modélisation
doivent être relativisées. Pour cette raison, la méthode possédant la plus grande fiabilité repose sur

— 17 —
Evaluation Results
For completeness, EPA re-ran the evaluation of the 10 non-downwash databases. The earlier
evaluation results indicated that AERMOD shows superior performance relative to ISCST3 over
all of the databases tested. The newest evaluation results are very similar to the results reported
by Pain et al.5. A summary of the robust highest concentration prediction results is provided in
Tablede
l’échantillonnage 2. l’air
Moresur
complete results5,6dans
le terrain, that include Q-Qtouchée
la zone plots and some
par residual plots for theCe constat
les émissions. nous amène à
previous evaluation are available and would show very little change for the updated evaluation.
traiter du dernier rapport produit par l’équipe responsable du suivi de la qualité de l’air du MELCC intitulé
5
L’incinérateur etTable 2. Summary
la qualité of AERMOD
de l’air evaluation results –La
dans l’arrondissement nondownwash databases
Cité-Limoilou (J.-F.(previous
Brière etresults
Walsh, 2018).
in parentheses).

Database Ratio of Modeled/Observed Robust Highest Concentrations*


Prairie Grass (SO2) AERMOD: 0.89 (0.87) (1-hr avg)
Flat, grassy field (Nebraska, USA) ISCST3: 1.50 (1-hr avg)
Kincaid (SF6) AERMOD: 0.77 (0.76) (1-hr avg)
Flat, rural (Illinois, USA) ISCST3: 0.68 (1-hr avg)
Kincaid: (SO2) AERMOD: 0.98 (1.01) (3-hr avg)
Flat, rural (Illinois, USA) ISCST3: 0.56 (3-hr avg)

AERMOD: 0.94 (0.97) (24-hr avg)


ISCST3: 0.45 (24-hr avg)

AERMOD: 0.30 (0.30) (annual peak)


ISCST3: 0.14 (annual peak)
Baldwin (SO2): AERMOD: 1.24 (1.31) (3-hr avg)
Flat, rural (Illinois, USA) ISCST3: 1.43 (3-hr avg)

AERMOD: 0.97 (1.02) (24-hr avg)


ISCST3: 1.14 (24-hr avg)

AERMOD: 0.97 (0.97) (annual peak)


ISCST3: 0.63 (annual peak)
Indianapolis (SF6) AERMOD: 1.11 (1.20) (1-hr avg)
Flat, urban (Indiana, USA) ISCST3: 1.30 (1-hr avg)
Clifty Creek (SO2) AERMOD: 1.05 (1.25) (3-hr avg)
Moderately hilly terrain, rural (Indiana, ISCST3: 0.98 (3-hr avg)
USA)

Database Ratio of Modeled/Observed Robust Highest Concentrations*


AERMOD: 0.67 (0.72) (24-hr avg) 18
ISCST3: 0.67 (24-hr avg)

AERMOD: 0.54 (0.54) (annual peak)


ISCST3: 0.31 (annual peak)
Tracy (SF6): AERMOD: 1.04 (1.07) (1-hr avg)
Hilly terrain, rural (Nevada, USA) ISCST3: 2.81 (1-hr avg)
CTDMPLUS: 0.77 (1-hr avg)
Martins Creek (SO2): Hilly terrain, rural AERMOD: 1.12 (1.06) (3-hr avg)
(Pennsylvania/New Jersey, USA) CTDMPLUS: 4.80 (3-hr avg)
ISCST3: 7.25 (3-hr avg)
RTDM: 3.33 (3-hr avg)

AERMOD: 1.78 (1.72) (24-hr avg)


CTDMPLUS: 5.56 (24-hr avg)
ISCST3: 8.88 (24-hr avg)
RTDM: 3.56 (24-hr avg)

AERMOD: 0.78 (0.74) (annual peak)


CTDMPLUS: 2.19 (annual peak)
ISCST3: 3.37 (annual peak)
RTDM: 1.32 (annual peak)
Lovett (SO2) AERMOD: 1.03 (1.00) (3-hr avg)
CTDMPLUS: 2.36 (3-hr avg)
ISCST3: 8.20 (3-hr avg)

AERMOD: 1.01 (1.00) (24-hr avg)


CTDMPLUS: 2.02 (24-hr avg)
ISCST3: 9.11 (24-hr avg)

AERMOD: 0.85 (0.78) (annual peak)


CTDMPLUS: 1.71 (annual peak)
ISCST3: 7.49 (annual peak)
Westvaco (SO2): AERMOD: 1.06 (1.08) (3-hr avg)
Hilly terrain, rural (Maryland/Virginia, CTDMPLUS: 2.14 (3-hr avg)
USA) ISCST3: 8.50 (3-hr avg, estimated*)

AERMOD: 1.07 (1.14) (24-hr avg)


CTDMPLUS: 1.54 (24-hr avg)

AERMOD: 1.59 (1.64) (annual peak)


CTDMPLUS: 0.93 (annual peak)
*Notes:

Figure 3 : Rapports


1. The des
Robustconcentrations prédites/mesurées
Highest Concentration pour différents
(RHC) is a statistical estimator for the highestscénarios selon
concentration. It is le modèle et pour
determined from a tail exponential fit to the high end of the frequency distribution of observed and
différents temps d’exposition (EPA, 2003, p. 18‑19)
predicted values. The number of points used for the fit is arbitrary, but usually ranges between 10
and 25.

— 18
2. The estimated 3-hour ISCST3 result for Westvaco — from the EPA Complex Terrain Model
is derived
Development study (Strimaitis et al.30) in which several models, including CTDMPLUS and
COMPLEX-I (now part of ISCST3), were evaluated.
2.6 CONCLUSION PARTIELLE
Dans ce premier segment de notre critique, nous avons démontré que les deux versions des rapports de
modélisation comportent des biais méthodologiques affectant la qualité des résultats et des conclusions.
Parmi ceux-ci, mentionnons l’omission des dépassements en démarrage entrainant une sous-estimation
importante de l’évaluation des PCDD/F ainsi que l’absence de recul sur la portée des résultats issus
de la modélisation. De notre point de vue, l’incertitude liée à ces modélisations aurait dû faire l’objet
d’une mise en garde adressée aux lecteurs. Nous notons également que l’auteur n’a pas cherché à
améliorer la caractérisation des émissions de la source en effectuant, par exemple, une série de mesures
supplémentaires afin d’assurer la représentativité des activités de l’incinérateur de la Ville de Québec.
À ces critiques s’ajouteront celles que nous formulons dans la prochaine section, qui concerne l’étude
d’échantillonnage de l’air ambiant de Brière et Walsh (2018).

— 19 —
— 20 —
3. CRITIQUE MÉTHODOLOGIQUE DU RAPPORT INTITULÉ
« L’INCINÉRATEUR ET LA QUALITÉ DE L’AIR DANS L’ARRONDISSEMENT
LA CITÉ-LIMOILOU À QUÉBEC » (Brière et Walsh, 2018)

3.1 PRÉAMBULE
Afin d’approcher l’ultime segment de ce rapport, il est nécessaire de présenter un résultat clé, issu des
deux études de modélisation précédentes de Brière (2011 et 2015) et qui a servi de prémisse à l’étude
de Brière et Walsh (2018). La carte de la figure 4 illustre la dispersion annuelle moyenne des polluants
en périphérie de l’incinérateur de la Ville de Québec. L’incinérateur constitue le point central de la carte.
Les zones colorées de part et d’autre de la source indiquent, selon la couleur, avec quelle intensité
les quartiers limitrophes sont exposés aux émissions de l’incinérateur : le quartier Maizerets à l’est et
le quartier Vieux-Limoilou à l’ouest. La zone nord-est affiche les concentrations les plus importantes,
puisque les études de direction des vents ont démontré une prédominance des vents de faible intensité
de provenance sud-ouest (34 %) et ouest (19 %), ce qui entraine la fumée vers ce secteur. Les vents de
provenance nord-est (23 %) et est (8 %), souvent associés à des vents plus forts (J.-F. Brière, 2011, 2015 ; J.-
F. Brière et Walsh, 2018), soufflent les émissions de l’incinérateur en direction du quartier Vieux-Limoilou.
Ainsi, d’une période de la journée à l’autre, les vents poussent le panache de fumée de la cheminée de
l’incinérateur vers certains secteurs de la ville. La station témoin Québec–Vieux-Limoilou (carré noir) est
peu exposée aux effluves de l’incinérateur, les vents du nord étant peu fréquents (approx. 2 %).4

Cette carte a donc servi de guide aux scientifiques du MELCC pour choisir l’emplacement des stations
d’échantillonnage de l’air ambiant Beaujeu et Vitré (carrés blancs). Selon les auteurs, ces stations « ont
été positionnées dans les secteurs les plus exposés aux émissions de l’incinérateur selon l’étude de dispersion ;
la station Québec–Vieux-Limoilou étant située directement au sud de l’incinérateur, elle ne subit pas une
influence très importante de ses émissions atmosphériques. » (J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. V). Or, l’examen
attentif de cette carte permettra de mettre en lumière certains choix méthodologiques que nous jugeons
dicutables et qui seront détaillés dans les sections à venir.

4 Les pourcentages présentés ont été obtenus par la sommation des contributions individuelles des différentes direc-
tions des vents en fréquence. Ainsi, les vents sud-ouest (34 %) constituent la somme des contributions ouest-sud-ouest
(25 %) et sud-ouest (9 %). Les vents ouest (19 %) correspondent à la somme des vents ouest (13 %) et ouest-nord-ouest
(6 %). Finalement, les vents nord-est combinent les vents nord-est (7 %) et est-nord-est (16 %). Les vents nord sont répartis
en une multitude de directions de très faibles fréquences dont la contribution ne peut être qu’estimée grossièrement.

— 21 —
Figure 4 : Carte présentant la dispersion annuelle moyenne des polluants en périphérie de l’incinérateur de la
Ville de Québec (point central). Les courbes d’isoconcentration calculées (en valeurs relatives) délimitent des
zones géographiques où la concentration est relativement uniforme. La zone située au nord-est correspond
au secteur Maizerets. Plus précisément, les régions en rouge, orange et jaune représentent un secteur où
sont concentrées les activités industrielles d’une papetière, de l’usine de biométhanisation, d’un exploitant
de chemin de fer et de divers agents d’activités portuaires et minières. La zone sud-ouest touche le secteur
résidentiel du Vieux-Limoilou. Carrés blancs  : stations temporaires d’échantillonnage de l’air ambiant
nommées station Vitré (nord-est) et station Beaujeu (sud-ouest). Carré noir (sud) : station permanente
d’échantillonnage de l’air ambiant du MELCC – Québec–Vieux-Limoilou (anciennement Des Sables). Carrés
rouges : récepteurs utilisés pour les études de modélisation. (J.-F. Brière, 2015, p. 8)

— 22 —
3.2 INTRODUCTION
En 2018, le MELCC faisait paraître les résultats d’une étude sur la qualité de l’air des secteurs à proximité
de l’incinérateur à partir d’échantillonnages d’air ambiant mesurés sur le terrain entre 2010 et 2012. Dans
cette étude, Brière et Walsh analysent les mesures obtenues des trois stations d’échantillonnage, soit
Beaujeu, Vitré et Québec–Vieux-Limoilou (figure 4). Cette étude, complémentaire aux deux précédentes
études (2011 et 2015), avait comme objectifs de :

1) Évaluer la qualité de l’air de ce secteur de la ville par une comparaison avec les normes et les
critères de qualité de l’atmosphère ;

2) Évaluer la possibilité d’effets des émissions de l’incinérateur sur la qualité de l’air ;

3) Déterminer l’origine des contaminants et les facteurs qui influencent l’importance de leurs
concentrations dans l’air à la station Québec–Vieux-Limoilou. (J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. V)

De plus, il est mentionné dans le rapport qu’en statuant sur l’apport plus ou moins significatif de
l’incinérateur sur son milieu, cela permettrait « de confirmer ou d’infirmer la modélisation de la dispersion
atmosphérique » (J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 1).

3.3 DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA MÉTHODOLOGIE ET DES CONCLUSIONS DE L’ÉTUDE


À partir de la carte de dispersion des émissions de l’incinérateur obtenue par modélisation (figure 4), les
auteurs de l’étude ont choisi de positionner deux stations d’échantillonnage d’air ambiant. La station
Beaujeu (carré blanc à l’ouest de l’incinérateur) a été positionnée dans le quartier Vieux-Limoilou, à une
distance de 360 m des cheminées de l’incinérateur. La station Vitré (carré blanc à l’est de l’incinérateur)
a quant à elle été placée dans le quartier Maizerets, à une distance de 450 m de l’incinérateur. La station
permanente Québec–Vieux-Limoilou (carré noir situé au sud), considérée comme la station témoin,
anciennement nommée station Des Sables, est située à 820 m de l’incinérateur et elle fait partie du
Réseau de surveillance de la qualité de l’air du Québec (RSQAQ).

Afin de déterminer l’impact des émissions de l’incinérateur sur les quartiers avoisinants, la démarche
expérimentale mise en œuvre dans l’étude de 2018 suit deux stratégies générales : 1) une approche
de mesure directe aux stations Beaujeu et Vitré, théoriquement sous l’influence des émissions de
l’incinérateur, ainsi qu’à la station permanente Québec–Vieux-Limoilou, qui sert de station témoin ; 2)
une approche indirecte basée sur l’influence des émissions de l’incinérateur sur la station permanente
Québec–Vieux-Limoilou. Ainsi, les PST, ÉTM, PCDD/F, HAP et BPC ont été analysés selon la première
approche, alors que les mesures de SO₂, NOx , PM₂,₅ et O₃ effectuées entre 2010 et 2014 ont été traitées
selon la deuxième. Le tableau 5 donne un aperçu de la segmentation des paramètres traités selon chaque
méthode et présente les fréquences d’échantillonnage pour chaque paramètre.

— 23 —
Tableau 5 : Fréquences d’échantillonnage d’air ambiant aux stations temporaires Beaujeu et Vitré et à la station
témoin Québec–Vieux-Limoilou pour la période 2010-2012 (tiré du tableau 1 de Brière et coll., 2018, p. 4)

Stations temporaires Station permanente


Paramètres Beaujeu Vitré Québec– V.-Limoilou
Fréquence Fréquence Fréquence
PST 1 fois tous les 6 jours 1 fois tous les 6 jours 1 fois tous les 6 jours
ÉTM 1 fois tous les 6 jours 1 fois tous les 6 jours 1 fois tous les 6 jours
Hg Non mesuré Non mesuré Non mesuré
PCDD/F 1 fois tous les 12 jours 1 fois tous les 12 jours 8 fois/année
HAP 8 fois/année 8 fois/année 8 fois/année
BPC 8 fois/année 8 fois/année 8 fois/année
SO2 Non mesuré Non mesuré En continu
NOx Non mesuré Non mesuré En continu
PM2,5 Non mesuré Non mesuré En continu
O3 Non mesuré Non mesuré En continu

Les mesures effectuées à la station permanente selon l’approche indirecte ont permis aux auteurs de
dresser des graphiques corrélant les concentrations mesurées pour un paramètre selon la direction des
vents. Ces graphiques, nommés par les auteurs « roses de pollution », sont présentés à la figure 5. Les
corrélations sur les cartes sont représentées par un tracé fermé bleu foncé. Lorsque le tracé est circulaire
et uniforme et que son centre correspond à l’origine, cela signifie que la station ne subit pas l’influence
d’une source localisée. Lorsque le tracé est déformé et semble pointer dans une direction particulière,
cela indique que les concentrations les plus importantes sont obtenues lorsque les vents proviennent de
cette direction. Dit autrement, la déformation du tracé pointe en direction de la source d’émission de ce
polluant. Par exemple, le tracé de la figure 5 c) montre que les vents n’ont pas d’influence. À l’opposé, le
tracé de la figure 5 b) est fortement influencé par les vents provenant du nord-est.
a) b) c) d)

Figure 5 : Roses de pollution enregistrées à la station permanente Québec–Vieux-Limoilou pour a) le SO₂ ,
b) le NO, c) les PM₂, ₅ , d) l’O₃ (figures tirées de Brière et coll., 2018, p. 26 ; 30 ; 33 ; 35)

Finalement, par l’intermédiaire de tests statistiques, l’étude de 2018 traite des corrélations entre les
différents paramètres mesurés à la station Québec–Vieux-Limoilou dans le but de déterminer leur
origine. L’incinérateur n’y fait l’objet d’aucune corrélation de contaminants et n’apparait pas comme une

— 24 —
source envisageable, contrairement au transport automobile, aux activités portuaires et à l’érosion qui
sont identifiés comme des sources attribuables aux concentrations mesurées à cette station.

Aux fins de l’analyse critique qui est présentée dans ce qui suit, il semble pertinent de présenter l’extrait
ci-dessous, puisqu’il résume bien les conclusions de l’étude de 2018 :

En somme, la qualité de l’air de l’arrondissement La Cité-Limoilou est typique d’un milieu urbain.
Les principales sources de pollution responsables des concentrations de contaminants mesurées
aux stations sont les sources urbaines habituelles, soit vraisemblablement le transport routier, les
combustibles fossiles et le chauffage au bois. Pour certains contaminants, les activités industrielles
et portuaires influencent également les concentrations mesurées. Le transport à grande distance
des contaminants peut aussi être responsable d’une partie des concentrations aux trois stations,
notamment de particules fines et d’ozone, mais l’importance de cet apport n’a pas été évaluée
dans le présent rapport. Quant à l’incinérateur, il ne semble pas contribuer de façon notable aux
concentrations mesurées. Globalement, les normes et les critères de qualité de l’air ambiant sont
respectés.
(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 43)

Selon les auteurs, l’incinérateur ne contribue donc pas de manière significative à la pollution de l’air
ambiant. Le but de notre critique consiste à montrer qu’une telle conclusion ne peut être formulée
considérant les biais expérimentaux de l’étude. Pour ce faire, nous montrerons que l’omission de certains
paramètres influence la qualité des résultats, qu’il existe des incohérences dans les deux approches de
mesures utilisées, que des erreurs ont été commises quant au positionnement des stations temporaires,
que la résolution spatiale et temporelle s’avère insuffisante et que, finalement, le traitement de certains
paramètres spécifiques est inexact.

3.4 OMMISSION DE CERTAINS PARAMÈTRES


D’abord, comme il a été indiqué précédemment au tableau 5, le mercure (Hg), un élément-trace
métallique (ÉTM), n’a pas été échantillonné lors de cette étude et les auteurs n’expliquent pas l’absence
de caractérisation pour ce contaminant, qui est pourtant règlementé par le RAA (tableau 1) et qui a été
l’objet par le passé de dépassements à la source (voir annexe 2). Le CO, faisant également l’objet d’une
norme sur 1 h et 8 h, a aussi été omis. Or, ce contaminant constitue la deuxième substance en importance
émise par l’incinérateur selon le tableau 6. Enfin, considérant que l’incinérateur ne produit pas d’O₃ , cette
mesure nous apparaît inutile.

3.5 INCOHÉRENCE DANS L’UTILISATION DES APPROCHES DIRECTE ET INDIRECTE


L’utilisation d’un échantillon témoin est une pratique commune en science expérimentale. Par exemple,
afin de déterminer l’efficacité d’un médicament dans le traitement d’une maladie, il est d’usage de se
référer à des études entre une population exposée au médicament et une population en tout point
équivalente qui n’est pas exposée, cette dernière étant appelée groupe témoin. Pour ce faire, la rigueur
scientifique exige de se référer à des tests statistiques afin de déterminer si l’écart entre les mesures
prises sur le groupe exposé et le groupe témoin est significatif. Préalablement à la prise de mesures dans

— 25 —
ce type d’expérience, il est essentiel d’établir la taille de l’échantillon, de prévoir l’écart minimal entre les
mesures des deux populations que l’on souhaite discriminer et de choisir le test qui permettra d’obtenir
la puissance statistique la plus élevée en fonction des contraintes expérimentales.

L’approche directe employée par Brière et ses collaborateurs (2018) pour statuer de l’effet sur les quartiers
avoisinants des émissions de PST, ÉTM, PCDD/F, HAP et BPC émises par l’incinérateur en les comparant
aux mesures prises à la station témoin Québec–Vieux-Limoilou suit donc un schéma expérimental usuel
dans le domaine scientifique. Cependant, certains éléments liés au traitement des PCDD/F soulèvent un
doute quant à la qualité des résultats obtenus, ce qui sera détaillé plus loin.

Cela dit, nous croyons que les auteurs introduisent un biais en intégrant une méthode de mesure
différente afin d’établir l’effet de l’incinérateur sur les concentrations ambiantes de SO₂, NO et PM₂,₅. Ils
ne fournissent d’ailleurs pas d’explication justifiant l’utilisation de cette deuxième méthode. Pourtant,
plusieurs conséquences en découlent :

• Non-complémentarité des deux approches :


Il n’existe aucun paramètre commun mesuré avec les deux approches. De ce fait, il est impossible
d’affirmer que ce qui est perçu par une approche l’est également par l’autre. Pourtant, à partir des
données issues de leur station permanente (QVL), les auteurs concluent que « l’incinérateur n’apparaît
pas comme une source importante de SO₂. » (J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. VII). Or, cette station est
théoriquement beaucoup moins exposée aux polluants de l’incinérateur, étant parfois utilisée
comme station témoin, et les auteurs ne démontrent pas que l’incinérateur n’affecte pas les teneurs
en SO₂ aux deux stations temporaires. Cela aurait pourtant permis de valider leurs résultats et leurs
conclusions.

• Non-représentativité des secteurs étudiés :


Mesurer les paramètres SO₂, NO et PM₂,₅ dans la zone non exposée ne permet pas de savoir si les
normes d’air ambiant sont respectées pour les secteurs exposés. Dès lors, le premier objectif visé
par l’étude de 2018, soit « évaluer la qualité de l’air de ce secteur de la ville par une comparaison avec
les normes et les critères de qualité de l’atmosphère », ne peut pas être atteint. De plus, en délocalisant
les mesures des stations d’échantillonnage à un secteur peu exposé, Le MELCC confère une portée
qualitative à des mesures d’ordre quantitatif, ce qui est incohérent avec les visées de l’étude.

• Non-correspondance avec la modélisation :


En ne considérant pas les mesures de SO₂, NOx et PM₂,₅ dans l’air ambiant pour les stations
temporaires pour lesquelles les concentrations annuelles moyennes ont été calculées lors des
études de modélisation, il n’est pas possible « de confirmer ou d’infirmer la modélisation de la
dispersion atmosphérique ». Comme cela a été abordé dans la section 2.5 Incertitude et exactitude de
la modélisation, les concentrations prédites par cette méthode comportent plus d’incertitude que les
mesures d’air ambiant prises sur le terrain. Il aurait été pertinent d’obtenir les concentrations de ces
substances, étant donné qu’elles sont émises par l’incinérateur en plus forte concentration. En effet,
lors de l’étude de modélisation parue en 2015, les auteurs ont attribué au NOx , au SO₂ et aux PM₂,₅
les taux d’émission horaires moyens correspondant respectivement au premier, au troisième et au
cinquième rang (tableau 6).

— 26 —
Tableau 6  : Taux d’émission horaires des contaminants rejetés par l’ensemble des quatre cheminées de
l’incinérateur (tableau tiré du rapport de Brière, 2015, p. 6)

Contaminant Taux d’émission

Oxyde d’azote (NOx ) 25,29 ± 1,11 g/s


Dioxyde de souffre (SO₂) 2,85 ± 0,49 g/s
Monoxyde de carbone (CO) 8,51 ± 3,65 g/s
Particules fines (PM₂,₅) 0,88 ± 0,20 g/s
Chlorure d’hydrogène (HCI) 2,50 ± 0,23 g/s
Nickel (Ni) 3,29 x 10-4 g/s
Zinc (Zn) 2,85 x 10-3 g/s

Par ailleurs, nous notons une contradiction quant à l’utilisation de la station témoin pour l’une et l’autre
des approches (directe et indirecte) utilisées. Nous nous expliquons difficilement comment une station
témoin, qui normalement ne doit pas être influencée par l’incinérateur, peut en même temps servir de
point de surveillance des émissions. Comme nous l’avons expliqué précédemment, la faible occurrence
des vents du nord (approx. 2 %) justifie le fait que la station permanente Québec–Vieux-Limoilou se situe
dans la zone la moins affectée par les émissions de l’incinérateur (figure 4). Les auteurs font d’ailleurs état
de la faible exposition de cette station dans leur rapport Origine des concentrations élevées de nickel dans
Limoilou (J.-F. Brière et Walsh, 2013) :

Le MDDEFP opère aussi une station régulière sur la rue Des Sables, soit au sud de l’incinérateur. À
cette dernière station, on a ajouté l’analyse des métaux afin de compléter l’évaluation des effets de
l’incinérateur pour une direction de vent peu fréquente (nord). Cette station constitue en quelque
sorte un « témoin » pour l’incinérateur.
(J.-F. Brière et Walsh, 2013, p. 8)

Les auteurs expliquent ainsi la validité de leur choix :

Rappelons que la station Québec–Vieux-Limoilou est située presque directement au sud de


l’incinérateur et que la fréquence des vents en provenance du nord est faible, ce qui fait en sorte
qu’elle est moins fréquemment sous l’influence directe des émissions de l’incinérateur (figure 2).
De plus, la station Québec–Vieux-Limoilou est située à près d’un kilomètre de l’incinérateur, soit
à une distance plus grande que les stations Beaujeu et Vitré, ce qui contribue à réduire l’impact
des émissions de l’incinérateur. Toutefois, malgré ces désavantages, le grand nombre de résultats
considérés dans l’analyse (5 ans et 8 760 heures/an) fait en sorte qu’il devrait tout de même être
possible d’établir l’influence de l’incinérateur parmi les mesures à la station Québec–Vieux-Limoilou. 

(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 23)

— 27 —
À titre de comparaison, il semble pertinent de se référer à la littérature scientifique pour constater la
manière dont des groupes de chercheurs, qui utilisent des méthodes analogues et qui sont aussi aux
prises avec des valeurs peu représentatives, arrivent à nuancer la présentation de leurs résultats. Par
exemple, Wang, Hopke et collaborateurs (2008) ont étudié la possibilité d’attribuer la signature d’une
source d’émission en segmentant les tailles de particules fines en neuf catégories et en appliquant
leur modèle à la situation d’une station d’échantillonnage de l’air située dans la ville d’Erfurt, en
Allemagne. Pour ce faire, les concentrations mesurées pour chaque catégorie de tailles de particules
ultrafines échantillonnées en continu pendant 29 313 heures ont été traitées par une technique appelée
« factorisation de matrice positive » (FMP). Cette méthode a généré les signatures spécifiques pour cinq
sources d’émission potentielles, appelées « facteurs ». En cherchant à attribuer l’origine géographique
pour chaque facteur, Wang, Hopke et collaborateurs ont représenté dans un graphique la probabilité
conditionnelle (conditional probability function) de dépassement du 25e percentile de la distribution des
concentrations de particules fines pour chacune des 36 directions de vents de 10°. Le premier cadran
de la figure 6 montre la distribution des vents du secteur étudié : les vents d’ouest dominent, avec de
faibles contributions des vents du sud et de l’est. Les vents nord étant pratiquement absents, les tracés
produits pour les autres facteurs dans les cinq cadrans suivants sont ouverts, ce qui montre une absence
de mesures au nord. Les auteurs expliquent qu’ils ont exclu les données en provenance des directions
310° à 60°, car le nombre d’occurrences, inférieur à 10 pour chacune de ces directions, était considéré
comme non significatif. De plus, les auteurs de cette étude mentionnent avoir exclu les mesures pour les
vents calmes dont la vitesse était inférieure à 3,6 km/h (1 m/s).

Ainsi, lorsque des données semblent non représentatives, il est possible de soustraire leur contribution
au traitement des données. Dans l’étude de 2018 qui est critiquée, Brière et ses collègues ont produit
des roses de pollution dont les tracés sont fermés, ce qui représente des données de concentration pour
toutes les directions des vents. Pourtant, nous savons que les vents du sud sont presque inexistants et
que les vents du nord sont rares. De notre point de vue et par souci de transparence, les auteurs auraient
dû inclure le nombre d’occurrences retenu pour chaque direction de vents qui ont servi à produire les
roses de pollution. Ils auraient également dû mentionner que certaines directions des vents sont plus
rares, ce qui rend les données moins fiables, et préciser les critères d’exclusion pour des occurrences
jugées non représentatives.

— 28 —
140 SC IE N CE OF T H E TOT AL E N V I RO N ME N T 3 9 8 ( 2 00 8 ) 1 3 3–1 44

Fig. 3 – Wind direction locations of five factors using conditional probability function (CPF) (wind direction 310°–60° were
considered as missing values due to each wind direction total frequency b10.).

Figure
at the6 : Probabilité
monitoring decan
site. As dépassement du Fig.
be seen from the 25e4,percentile
factor 1 de la distribution
during desto concentrations
the morning and dethe
a lesser extent during particules
afternoon
had similar diurnal patterns on weekdays and weekends. rush hours when there was a higher mixed layer height. The
ultrafines en fonction de la direction des vents pour 5 facteurs
Based on its size distribution, factor 1 probably reflects the
(sources d’émission). Mesures prélevées à une
concentration peaks on weekends were lower and occurred
station d’échantillonnage
crustal en continu
content of fine particles située
that would bedans la ville
expected to d’Erfurt, en Allemagne.
later than Figure tirée de l’étude de Wang,
those on weekdays.
comeetprimarily
Hopke from resuspended road dust, considering that
coll. (2008) The presence of ultrafine particles and the observed cor-
the site is near a busy intersection with high traffic intensity relations reflect traffic emission particles. Studies show that
what could contribute to the resuspension of the airborne soil ultrafine particles are mainly due to motor vehicle emissions
in the roadway. The concentration peak around 10:00 am of and exhibit a high correlation with NOx and CO (Morawska

3.6 ERREURS LIÉES AU POSITIONNEMENT DES STATIONS TEMPORAIRES


this factor supports the impact of human activities, especially
of resuspended road dust.
et al., 1998a, 1999; Shi et al., 1999; Cyrys et al., 2003; Jeong et al.,
2004). The identified location of the source for factor 2 was to
Factor 2 was dominated by the ultrafine size range between the southeast of the measurement station, where there is a
La 0.01
carte de la figure 4 a permis à Brière et ses collègues
and 0.1 µm. The shape was very consistent throughout all
(2011,
major road 2015)
about 30 demchoisir
away fromlesthe
emplacements
monitoring site. desThis
deuxfourstations temporaires,
seasons. This soit
factor showed Beaujeu
moderate et Vitré,
Spearman à proximité
correla- des zones
proximity supports les
theplus exposées.
assignment Elles
of factor sont,
2 to freshselon
motor
coefficients with NO, NO2 and CO in all four seasons
les tion
auteurs, « situées le plus près possible des zones d’effet vehicle emissions from local traffic such as gasoline-powered
maximal, de chaque côté de l’incinérateur, en
(Table 2). Factor 2 accounted for 78% of the total NC but only cars or light trucks. The pattern of this factor in Erfurt is similar
fonction destotal
4% of the contraintes techniques.
MC. Highest » (Brière,
concentrations were 2015, p. 7) Ces
observed to thecontraintes techniques
local traffic factor found in ne
the sont toutefois
Pittsburgh particlepas
size
expliquées. Les stations n’ayant pas été placées dans les zones d’effet maximal, mais plutôt à proximité,

— 29 —
nous sommes d’avis que des précisions auraient dû être apportées pour justifier ce choix questionnable.

En analysant cette carte, nous remarquons également que les stations Beaujeu et Vitré sont situées dans
des zones où l’incertitude est grande. Plus spécifiquement, le fait que les courbes d’isoconcentration
soient plus rapprochées en ces endroits signifie que les variations de concentration sont grandes sur
de courtes distances. Bien que nous ne connaissions pas les contraintes techniques, nous remettons en
question le choix de ces lieux pour opérer un échantillonnage d’air ambiant, puisque les fluctuations
des concentrations y sont importantes. Nous estimons qu’il aurait été plus approprié de positionner
les stations dans des zones qui sont davantage impactées par les émissions et où les fluctuations des
concentrations y sont moins fréquentes.

Les auteurs affirment également que, par sa localisation dans une zone la plus exposée (figure 4), il est
attendu que la station Beaujeu reçoive une affluence de contaminants plus grande que la station Vitré :

La station Beaujeu serait la plus influencée par les émissions de l’incinérateur puisqu’elle est
positionnée directement dans l’axe d’un vent dominant du secteur (est-nord-est). Selon l’étude de
dispersion, l’influence de l’incinérateur à la station Beaujeu est deux fois plus importante qu’à la
station Vitré et quatre fois plus importante qu’à la station Québec–Vieux-Limoilou. 
(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 2)

Or, cela suggère que la modélisation effectuée est d’une grande fiabilité, ce que nous avons critiqué
précédemment (voir 2.5 Incertitude et exactitude de la modélisation). À notre avis, cette affirmation découle
également d’une interprétation inexacte de la carte. Pourtant, il s’agit d’un des arguments mis de l’avant
par les auteurs pour exclure l’incinérateur comme source plausible de PCDD/F et d’ÉTM.

3.7 RÉSOLUTION SPATIALE DE L’ÉCHANTILLONNAGE INSUFFISANTE


Dans le rapport de 2018, les raisons pour lesquelles l’étude ne s’est limitée qu’à l’utilisation de deux stations
ne sont pas précisées. Si un des objectifs de l’étude était de confirmer ou d’infirmer la modélisation de
2015, nous croyons qu’il aurait été pertinent d’ajouter quelques stations afin de brosser un portrait plus
précis de la situation. À la lumière de la figure 4, une carte qui présente l’évolution des concentrations en
contaminants, nous sommes d’avis que les deux stations, placées dans des lieux de fortes incertitudes,
sont insuffisantes pour confirmer ou infirmer un modèle contenant de grandes variations spatio-
temporelles. Par conséquent, nous estimons qu’il aurait été préférable de disposer un réseau de stations
afin de mesurer l’influence de la distance et de l’orientation des cheminées de l’incinérateur sur la qualité
de l’air ambiant, ce qui aurait aussi permis de rendre compte de la complexité du système étudié.

Pour appuyer notre critique, il nous apparaît utile de se pencher sur les travaux de l’EPA précédemment
cités (EPA, 2003, p. 22). Selon nous, il s’agit d’un exemple de résolution spatiale plus représentative. Pour
évaluer leur modèle AERMOD, les scientifiques ayant participé à cette étude ont eu accès aux mesures
d’air ambiant prises en périphérie de différentes usines. La figure 7 illustre les secteurs où sont installées
de nombreuses stations d’échantillonnage. Celles-ci sont disposées à des distances et des orientations
variables de la source. Cette disposition prend la forme de trois arcs concentriques positionnés en aval de
la source, à des distances de 50 m, 300 m et 1000 m.

— 30 —
Figure 2. Millstone Study Area (SF6 and Freon Releases)

Figure 7 : Disposition de stations d’échantillonnage en arcs de cercles concentriques en périphérie d’une


centrale nucléaire afin d’évaluer les performances du modèle AERMOD par la mesure des rapports prédits/
The Duane Arnold Energy Center (DAEC) is located in rural Iowa, located about 16 km
observés (figure
northwest extraite
of Cedar de l’étude
Rapids. delocated
It is l’EPA, 2003,
in ap.river
22) valley with some bluffs on the east side.
Terrain varies by about 30 m across the receptor network with the eastern half of the
L’élaboration
semicirculard’un tel réseau
receptor de capteurs
arcs being flat andpermet ainsi d’obtenir
the western des mesures
half elevated. pourstudy
The tracer différentes
35 distances
involved
de
SFla source et à différentes orientations, ce qui offre une compréhension extensive du système étudié.
6 releases from two rooftops (46-m and 24-m levels) and the ground (1-m level). Building
Iltiers for the rooftop
en découle releases
une résolution were 43
spatiale and
plus 24etmune
fine high, respectively.
meilleure The 1-mdes
représentativité andmesures
24-m releases
effectuées.
were non-buoyant, non-momentum, while the 46-m release was close to ambient, but had about a
10 m/s exit velocity. The number of tracer release hours was 12, 16 and 11 from the release
3.8 RÉSOLUTION
heights of 46 m, 24TEMPORELLE DE L’ÉCHANTILLONNAGE
m, and 1 m, respectively. INSUFFISANTE
There were two arcs of monitors at downwind
distances of 300 and 1000 m (see Figure 3). Meteorological data consisted of winds at 10, 24,
Afin de m.
and 50 discuter de la résolution
The meteorological temporelle
conditions de mostly
were l’échantillonnage, considérons
convective (30 out of 39 d’abord la situation
hours), with
fairly light wind
hypothétique speeds.Pour
suivante. Only one hour
mesurer had a wind
l’émission d’un speed above 4par
contaminant m/sun(4.6) , and industriel
procédé almost half of les
dont
rejets sont émis par intervalles de 10 minutes, il importe que le mode d’échantillonnage choisi puisse
témoigner de l’impact de ces variations de concentration spontanées, et ce, sans sous-estimer ou
22
surestimer leur contribution. Un tel échantillonnage serait alors qualifié de représentatif. En revanche, si
la fréquence de prélèvement systématique à chaque intervalle s’élevait à 15 minutes, l’échantillonnage
ne serait alors plus représentatif de la situation.

— 31 —
Cette situation a été choisie par le Centre d’expertise en analyse environnementale (CEAEQ) dans son
Guide d’échantillonnage à des fins d’analyses environnementales afin d’illustrer ce que représente un
échantillonnage systématique non représentatif. À ce sujet, le guide formule une mise en garde : « un des
désavantages de l’échantillonnage systématique est qu’il ne permet pas de tenir compte du phénomène de
périodicité. » (CEAEQ, 2008, p. 14)
Dans le cas de l’incinérateur de la Ville de Québec, les démarrages (voir la section 1.6 Démarrages)
constituent un phénomène cyclique affectant à la hausse les émissions de PM₂,₅, HAP, CO et PCDD/F.
Ces périodes d’émissions polluantes plus intenses avaient lieu, entre 2010 et 2012, 60 fois par année ou
environ tous les 6 jours.
Cela dit, et tel qu’en témoigne le tableau 5, Brière et coll. (2018) ont néanmoins fondé leur programme
d’échantillonnage aux stations temporaires Beaujeu et Vitré sur des prélèvements systématiques
réalisés selon différentes fréquences : 1 fois tous les 6 jours, 1 fois tous les 12 jours et 8 fois par année.
En établissant une telle grille temporelle, il n’est pas possible à notre avis d’obtenir un échantillonnage
représentatif des activités réelles de l’incinérateur.
La grille d’échantillonnage établie affecte ainsi tous les paramètres mesurés. Par ailleurs, nous constatons
que l’échantillonnage des PCDD/F, le seul paramètre de la série dont les concentrations ambiantes ont
été à la fois prédites par modélisation et mesurées aux stations temporaires, ne fait pas l’objet d’une
comparaison représentative. De plus, nous ne comptons que huit prélèvements annuels de PCDD/F à la
station témoin Québec–Vieux-Limoilou. La prochaine section aborde spécifiquement le cas de l’analyse
des mesures de PCDD/F et traite de la portée limitée des tests effectués.

3.9 ERREUR DANS LE TRAITEMENT DE PARAMÈTRES SPÉCIFIQUES


Les mesures de PCDD/F prises durant la campagne d’échantillonnage menée par Brière et coll. (2018) ainsi
que l’analyse qui en découle présentent de notre point de vue le plus grand défi d’interprétation. Dans ce
qui suit, nous aborderons les enjeux liés au nombre d’échantillons sélectionnés et nous critiquerons les
liens de causalité suggérés par les auteurs.

Enjeux liés au nombre d’échantillons prélevés

Afin de traiter des enjeux liés au nombre d’échantillons prélevés, nous nous référons au tableau 7 qui
présente le sommaire des mesures de PCDD/F pour les trois stations d’échantillonnage.

Tableau 7 : Concentrations de dioxines et furanes (fg ET/m3) mesurées aux stations Québec–Vieux-Limoilou,
Beaujeu et Vitré (figure extraite du rapport de Brière et coll., 2018, p. 14)

Stations n Moy. Méd. Min. Max. Écart-type


Québec–Vieux-Limoilou 15 15,8 13,7 2,0 30,2 8,6
Beaujeu 56 23,4 13,5 2,9 144,8 28,2
Vitré 59 26,6 16,2 1,9 192,6 34,1
Total 130 24,0 14,8 1,9 192,6 29,7

— 32 —
Notons d’abord que le nombre d’échantillons prélevés à la station Québec–Vieux-Limoilou est de 15, alors
que le nombre d’échantillons aux stations Beaujeu et Vitré est respectivement de 56 et 59. Remarquons
aussi que la distribution des mesures pour la station Québec–Vieux-Limoilou est très uniforme, avec une
médiane située près de la moyenne et comprenant peu de valeurs extrêmes. Toutefois, les distributions
des mesures aux stations temporaires sont plutôt asymétriques, avec des médianes assez faibles et des
moyennes supérieures occasionnées par quelques valeurs très élevées occasionnelles, comme le montre
le graphique 3. Considérant que la norme d’air ambiant pour les PCDD/F se situe à 60 fg ET/m3, nous
constatons qu’environ une douzaine d’échantillons (10 %) dépassent la norme au sein des deux stations
temporaires. De plus, environ 18 autres valeurs (16 %) se situent entre 30 fg ET/m3 (la valeur maximale
enregistrée à la station témoin) et 60 fg ET/m3.

Graphique 3 : Histogramme compilé des concentrations de PCDD/F aux stations Québec–Vieux-Limoilou,


Beaujeu et Vitré (graphique tiré du rapport de Brière et coll., 2018, p. 14)

À première vue, les stations temporaires Beaujeu et Vitré semblent montrer des caractéristiques distinctes
des concentrations mesurées à la station témoin. Cependant, comme les mesures prélevées à la station
témoin (15) sont quatre fois moins nombreuses que les mesures prises aux stations temporaires (56 et
59), quelconques inférences quant aux effets perçus semblent hasardeuses. Cela dit, il aurait été possible
de modifier certains paramètres afin d’en tirer des conclusions avec une certaine confiance. Par exemple,
si les mesures pour 60 échantillons avaient été enregistrées à la station témoin et que ces échantillons
avaient présenté une proportion similaire de valeurs extrêmes, il aurait alors été possible de conclure que
les mesures du groupe témoin et des groupes exposés sont similaires. Cela aurait ainsi pu constituer la
prémisse permettant de disculper l’incinérateur de tout lien de causalité.

Les auteurs ont néanmoins tenté de faire ce rapprochement :

Une comparaison par les tests de Friedman et des rangs signés de Wilcoxon a montré que les
médianes des concentrations aux trois stations n’étaient pas significativement différentes. Les
concentrations aux trois stations sont aussi significativement corrélées (test de Spearman). Tout
indique donc que les concentrations de dioxines et furanes dans le secteur couvert par les trois
stations sont relativement homogènes et ne sont pas influencées par une source d’émission
particulière qui serait située à proximité de l’une ou l’autre des trois stations, ce qui corrobore
l’analyse présentée précédemment sur les directions de vent.
(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 15)

— 33 —
Dans cet extrait, soulignons que les auteurs ne mentionnent pas que les éléments en commun utilisés
pour les calculs statistiques entre les stations temporaires et la station témoin ne comptent que
15 mesures. Il faut plutôt se référer à une annexe pour obtenir cette information. De notre point de vue,
une telle conclusion tirée de seulement 15 mesures ne peut être considérée comme représentative, et ce,
à l’instar du fait que les distributions des stations témoins et temporaires peuvent sembler statistiquement
similaires.

Lien de causalité non fondé

Dans le but d’évaluer l’influence de l’incinérateur sur les concentrations en PCDD/F dans l’air ambiant,
les auteurs ont représenté les concentrations moyennes en fonction du nombre d’heures d’exposition
aux vents en provenance de l’incinérateur (graphique 4). La possibilité d’une relation entre le nombre
d’heures de vents provenant de l’incinérateur et la concentration aux stations est ensuite évaluée à l’aide
du coefficient de corrélation de Pearson. La station témoin Québec–Vieux-Limoilou a toutefois été exclue
de cette analyse, car le nombre d’échantillons récoltés était trop faible. Cela s’explique sans doute par le
fait que cette station est très peu exposée aux vents en provenance de l’incinérateur.

Graphique 4 : Concentrations moyennes de dioxines et furanes en fonction du nombre d’heures de vents en


provenance de l’incinérateur aux stations Beaujeu et Vitré (résultats tirées du rapport de Brière et coll., 2018, p. 15)

Station Vitré Station Beaujeu


45 35

40
Concentration moyenne (fg/m3)

Concentration moyenne (fg/m3)

30
35
25
30

25 20

20 15
15
10
10
5
5

0 0
0 1 2 3à7 0 1à3 5 à 12 13 à 20
Nombre d’heures en provenance de l’incinérateur Nombre d’heures en provenance de l’incinérateur

Dans leur rapport, les auteurs indiquent que les tendances observées sont statistiquement significatives.
Dès lors, la concentration moyenne en PCDD/F tend à augmenter lorsque le vent pousse son panache
vers la station Vitré. L’inverse se produit pour la station Beaujeu. Les auteurs écrivent :

Par contre, à la station Beaujeu, qui est théoriquement la plus exposée aux émissions de
l’incinérateur, la situation est inversée et la concentration diminue lorsque la fréquence des vents
en provenance de l’incinérateur augmente (r = -0,306 ; P = 0,022).
(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 15)

Ce faisant, les auteurs attribuent une certaine crédibilité aux valeurs obtenues par la modélisation, valeurs
qui sont pourtant critiquables à plusieurs égards, comme il a été question dans les sections 2.5 Incertitude
et exactitude de la modélisation et 3.6 Erreurs liées au positionnement des stations temporaires.

— 34 —
Afin de donner un sens aux corrélations mises en évidence, les scientifiques du MELCC suggèrent ceci :

Cette observation peut être expliquée par la position des stations dans le contexte de la ville
et de la direction dominante des vents. La station Vitré est située à l’est de l’incinérateur et les
vents soufflant de l’incinérateur vers la station drainent aussi l’ensemble des émissions de la ville,
soit toutes les émissions à l’ouest de la station. À Beaujeu, la situation est inversée et lorsque
les vents soufflent en provenance de l’incinérateur, soit du nord-est, la station reçoit alors l’air
provenant d’un secteur comprenant moins d’émissions potentielles, soit le fleuve Saint-Laurent
et l’Île d’Orléans. C’est donc la localisation des stations dans le contexte de la ville de Québec qui
explique le mieux la variation des concentrations de dioxines et furanes. L’incinérateur n’est donc
pas un facteur qui influence beaucoup les concentrations de dioxines et furanes dans l’air dans
l’arrondissement de La Cité-Limoilou.
(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 15)

Les auteurs ne sont toutefois pas en mesure de démontrer l’exactitude de cette causalité. Ils avaient
pourtant construit une preuve scientifique plus complète quelques années auparavant lorsqu’ils ont
attribué au Port de Québec l’origine de la contamination au nickel dans Limoilou (Brière et Walsh, 2013).
En effet, pour démontrer qu’il n’existait qu’une seule source de contamination, ils avaient alors effectué
deux séries de corrélation entre les concentrations moyennes mesurées aux stations Vitré et Québec–
Vieux-Limoilou et les heures d’exposition aux vents en provenance de chacune des sources suspectées,
soit le Port de Québec et l’incinérateur (graphique 5). Ainsi, ils ont démontré que les concentrations de
nickel augmentaient aux deux stations lorsque les vents provenaient du port, et ce, sans subir l’influence
des vents en provenance de l’incinérateur. Ils ont ensuite démontré que les concentrations en nickel
restaient stables lorsque les vents soufflaient de l’incinérateur vers les stations, sans la contribution des
vents en provenance du port. Dans l’étude de 2018, les auteurs auraient pu utiliser la même méthode afin
de soutenir leur argument. En suivant cette logique, si la station Vitré subissait le cumul des concentrations
en PCDD/F drainées par la ville, la station Beaujeu aurait dû montrer la même tendance lorsque les vents
soufflent dans la même direction. Cela devrait également s’appliquer à ces deux stations lorsque les
vents proviennent du nord-est.

— 35 —
Graphique 5 : Concentrations de nickel dans les PST en fonction du nombre d’heures en provenance du Port
de Québec sans influence de l’incinérateur et concentrations de nickel dans les PST en fonction du nombre
d’heures en provenance de l’incinérateur sans influence du Port de Québec (résultats tirées de Brière et coll.,
2013, p. 13-14)

Nombre d’heures de vents en provenance du Port Nombre d’heures de vents en provenance de


de Québec sans influence de l’incinérateur l’incinérateur sans influence du Port de Québec

Vitré
Vitré
Vitré
STATION VITRÉ

Nombre d’heures en provenance du Port de Québec sans influence de l’incinérateur Nombre d’heures en provenance de l’incinérateur sans influence du Port de Québec
Nombre d’heures en provenance de l’incinérateur sans influence du Port de Québec

Des Sables Des Sables


Des Sables
STATION QVL

Nombre d’heures en provenance de l’incinérateur sans influence du Port de Québec


Nombre d’heures en provenance du Port de Québec sans influence de l’incinérateur Nombre d’heures en provenance de l’incinérateur sans influence du Port de Québec

De surcroît, nous nous interrogeons sur le choix des auteurs de ne pas avoir inscrit le nombre
d’échantillons considérés pour chaque classe de vent dans le traitement des PCDD/F dans le rapport de
2018, contrairement à ce qu’ils avaient présenté en 2013 (voir la comparaison des graphiques 4 et 5).

Enfin, les auteurs du rapport de 2018 tentent d’élucider la source des concentrations extrêmes en PCDD/F
enregistrées aux stations temporaires. Dès lors, ils proposent une analyse basée sur la saisonnalité des
dépassements (tableau 8).

— 36 —
Tableau 8 : Concentrations moyennes de dioxines et furanes totaux réparties en deux périodes, soit de mai à
octobre et de novembre à avril (figure tirée du rapport de Brière et coll., 2018, p. 16)

Moy. Méd. Max.


Stations Périodes n
(fg ET /m3) (fg ET /m3) (fg ET /m3)
Québec–Vieux-Limoilou mai à octobre 8 14,0 10,8 29,3
Québec–Vieux-Limoilou novembre à avril 7 18,3 19,3 30,2
Beaujeu mai à octobre 31 18,6 11,8 118,8
Beaujeu novembre à avril 25 29,3 18,2 144,8
Vitré mai à octobre 31 17,2 11,9 60,1
Vitré novembre à avril 28 36,9 17,0 192,6

Dans cette portion de leur analyse, ils suggèrent que « Les concentrations de dioxines et furanes apparaissent
dans l’ensemble plus élevées pendant la période froide de l’année. Toutefois, ces différences ne sont pas
statistiquement significatives. » (Brière et Walsh, 2018, p. 15) Plusieurs hypothèses sont donc formulées afin
de mettre hors de cause l’incinérateur relativement aux teneurs en PCDD/F des quartiers limitrophes. Les
liens de causalité nous apparaissent toutefois insuffisants pour accepter ces hypothèses.

Nous mettons donc en doute la validité scientifique de cette section du rapport qui, à notre avis,
comporte plusieurs failles méthodologiques et déductives. De notre point de vue, il serait possible de
faire une lecture différente des tendances observées dans les mesures. Par exemple, en posant comme
hypothèse de départ que l’incinérateur est un émetteur significatif de PCDD/F dans son milieu, ainsi que
le suggèrent les valeurs extrêmes retrouvées uniquement aux deux stations temporaires, il serait cohérent
de suggérer que la moyenne de concentrations en PCDD/F à la station Vitré est plus élevée que celle de
Beaujeu. En effet, cette station est située plus à l’est de l’incinérateur, ce qui la rend plus sujette aux rejets
atmosphériques en raison de la fréquence plus importante des vents sud-ouest (34 %) que celle des vents
nord-est (23 %) (figure 4). La tendance croissante entre les heures d’exposition aux vents en provenance
de l’incinérateur et les concentrations moyennes mesurées à Vitré semblent d’ailleurs soutenir cette
hypothèse. Enfin, il serait possible d’expliquer la tendance décroissante d’exposition observée à la station
Beaujeu par le fait que les vents nord-est ont généralement une vélocité accrue, repoussant ainsi les
particules de PCDD/F au-dessus de la station d’échantillonnage, voire plus loin encore.

Enfin, les résultats contraires à ceux attendus ou statistiquement faibles pourraient aussi être causés
par une méthodologie défaillante relativement au positionnement de la station témoin et au nombre
d’échantillons recueillis à cet endroit. Cette analyse n’a toutefois pas été faite par les auteurs.

Analyse des particules en suspension totales (PST) et des particules fines (PM₂,₅)

Les données accumulées aux trois stations concernant les particules en suspension totales (PST) sont
analysées par Brière et coll. (2018), qui en arrivent à certaines conclusions :

— 37 —
L’histogramme des concentrations de PST montre que les stations Vitré et Québec–Vieux-
Limoilou ont une plus grande fréquence de concentrations élevées que la station Beaujeu (figure
5). De plus, selon le test statistique de rang de Mann Whitney, la concentration médiane de PST
à la station Beaujeu (40 μg/m3) est significativement inférieure aux concentrations des stations
Québec–Vieux-Limoilou (49 μg/m3 ; P = 0,004) et Vitré (53 μg/m3 ; P < 0,001) ; les médianes des
stations Québec–Vieux-Limoilou et Vitré sont toutefois statistiquement équivalentes (P = 0,312).
Ce constat indique que l’incinérateur ne représente pas une source importante de PST, ce qui
était déjà prévisible puisque les particules émises par l’incinérateur sont majoritairement de petit
diamètre, les particules grossières étant plus facilement épurées.
(J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 7)

La dernière phrase de cet extrait conclut que l’incinérateur n’est pas une source de PST, puisque
les particules grossières seraient facilement épurées et surtout parce que les particules émises par
l’incinérateur sont majoritairement de petit diamètre. Or, et comme cela a été discuté à la section 3.5,
les particules fines ne sont pas analysées aux deux stations temporaires à proximité de l’incinérateur. Les
auteurs affirment pourtant que « le choix des contaminants qui ont été mesurés a été fait principalement
pour cibler les émissions des cheminées de l’incinérateur. » (J.-F. Brière et Walsh, 2018, p. 1) Ainsi, il nous
apparait douteux que le programme d’échantillonnage mis en place opère une surveillance étroite (1 fois
tous les 6 jours) d’un paramètre peu abondant comme les PST tout en négligeant l’analyse de paramètres
abondants, tels les NOx , le CO, le SO₂ et les PM₂,₅ dans les zones exposées. Le type de contaminant
principalement émis par l’incinérateur n’est analysé qu’à la station témoin, qui serait peu influencée par
l’incinérateur à cause de la direction des vents.

Analyse des NOX et SO₂

Le choix de ne pas faire de prélèvements de NOx et SO₂ aux stations temporaires n’est pas justifié dans le
rapport de 2018. L’oxyde d’azote, exprimé en NO₂, est le contaminant atmosphérique le plus rejeté dans
l’air par l’incinérateur. En 2017, année la plus récente sur la base de données de l’Inventaire national des
rejets de polluants (INRP), 453 tonnes de NO₂ ont été rejetées dans l’air par l’incinérateur. À notre avis,
l’analyse de ce contaminant important aurait donc dû être réalisée aux stations Beaujeu et Vitré. Il en
est de même pour le SO₂. La station témoin Québec–Vieux-Limoilou est pourtant la seule station où ces
contaminants ont été prélevés. Or, rappelons que cette station est très peu influencée par l’incinérateur
(Brière et Walsh, 2013, 2018). Sans les données de proximité et sans possibilité de comparaison avec la
station témoin, il apparaît donc difficile d’avancer quelconques conclusions relatives à la contribution
de l’incinérateur pour les émissions de NOx et SO₂. Les auteurs tentent néanmoins de le faire en utilisant
seulement les données de la station témoin.

Pour les NOx , ils utilisent les concentrations moyennes de NO, appariées à la rose des vents de la station
Beauport, afin d’établir une rose de pollution. En se basant sur cette rose, ils postulent que le transport en
automobile serait la source principale de NOx à la station Québec–Vieux-Limoilou, tout en mentionnant
qu’il demeure possible que l’incinérateur ou le transport d’ordures vers celui-ci représentent des sources
de NO dans ce secteur (Brière et Walsh, 2018, p. 29). Cette précision n’est pas présentée dans le résumé du
rapport, où les auteurs affirment que l’incinérateur n’a pas d’effet décelable sur la concentration de NO₂
à la station Québec–Vieux-Limoilou (Brière et Walsh, 2018, p. VII). Considérant les données utilisées et la
rose de pollution construite, cette conclusion nous apparaît toutefois infondée.

— 38 —
3.10 CONCLUSION PARTIELLE
En somme, les prélèvements des PST et des ÉTM sont les deux paramètres qui affichent à la fois la
meilleure couverture temporelle et la meilleure couverture spatiale avec un nombre élevé d’échantillons
prélevés aux trois stations. Nous critiquons le fait que Brière et coll. (2018) aient développé une approche
expérimentale extensive pour caractériser des contaminants dont ils présumaient déjà le faible impact,
alors qu’ils ont exclu des paramètres que nous considérons essentiels, tels que le SO₂ , les NO X , le CO
et les PM₂,₅ , en mesurant leurs concentrations uniquement à la station témoin. Cette double approche
méthodologique nous apparaît donc contradictoire. Nous avons également tenté de démontrer dans
ce qui précède que cette double approche entrave l’atteinte des objectifs de l’étude en rendant les
résultats produits incompatibles entre eux et avec les résultats de la modélisation, et ce, en plus d’être
non représentatifs des secteurs Limoilou et Maizerets à l’étude.

Nous avons également souligné que le nombre de stations d’échantillonnage installées de part et
d’autre de l’incinérateur dans les secteurs exposés est insuffisant. La méthodologie d’usage en matière
d’échantillonnage prévoit l’installation de stations à des distances variables de la source et selon
différentes orientations. En outre, nous formulons certaines réserves quant à la capacité des stations
temporaires à capter les émissions de l’incinérateur de manière représentative. D’une part, nous avons
expliqué que les stations positionnées dans les zones de plus grande incertitude (figure 6) sont sujettes
à d’importantes fluctuations au niveau des mesures des émissions de l’incinérateur. D’autre part, nous
avons discuté les limites associées à la fréquence d’échantillonnage systématique, qui nous apparaît
inadéquate pour capter les hausses d’émissions lors des cycles de démarrage des fours.

Par ailleurs, les fréquences d’échantillonnage irrégulières entre les stations temporaires (n = 56 et n = 59)
et la station témoin (n = 15) fragilisent l’interprétation des résultats pour les PCDD/F, puisque les tests
statistiques permettant de discriminer les différences entre une station temporaire et la station témoin
ne s’appliquent que sur 15 valeurs. De plus, malgré une certaine corrélation entre la direction des
vents en provenance de l’incinérateur et les concentrations moyennes de PCDD/F, les liens de causalité
permettant d’interpréter cette corrélation sont formulés comme des hypothèses et celles-ci ne sont pas
adéquatement soutenues. Afin d’illustrer cette critique concernant les PCDD/F, nous avons proposé
des hypothèses qui nous semblent cohérentes avec les résultats de l’étude de 2018 et qui pointent
l’incinérateur comme l’origine des concentrations élevées de ces contaminants.

En fonction de ce qui précède, nous estimons important de souligner les difficultés techniques et les
moyens financiers importants à prendre en compte pour réussir à mettre sur pied une étude représentative
des émissions de l’incinérateur et faire en sorte que celle-ci soit basée sur les meilleures pratiques
d’échantillonnage et d’analyse. En ce sens, la spécificité constitue un enjeu de taille pour déterminer la
contribution de l’incinérateur à la pollution du quartier. En d’autres mots, l’établissement d’un lien robuste
entre les émissions de l’incinérateur et la qualité de l’air ambiant doit passer par la détermination de la
signature chimique de l’incinérateur. Pour ce faire, des méthodes analytiques modernes et accessibles
permettent de cibler la contribution distincte de sources d’incinération dans le profil de pollution urbain
usuel. De telles méthodes mettent en œuvre l’analyse des rapports isotopiques du plomb avec d’autres
contaminants afin d’établir la contribution spécifique d’une source d’incinération (Widory et Fiani, 2008).
Ces méthodes analytiques sont utilisées de manière routinière dans certains laboratoires universitaires
du Québec, notamment au centre Eau Terre Environnement de l’INRS, à l’université Laval et au centre de
recherche Géotop de Montréal.

— 39 —
Finalement, nous constatons que certaines informations essentielles qui pourraient mettre hors de cause
l’incinérateur relativement aux problèmes de qualité de l’air observés dans les quartiers limitrophes sont
absentes de l’étude de Brière et coll. (2018). Dans ce contexte, nous formulons diverses recommandations
en conclusion de notre rapport.

— 40 —
4. RECOMMANDATIONS
À la suite de l’analyse des rapports publiés par le MELCC (Brière, 2011, 2015 ; Brière et Walsh, 2018),
nous avons constaté plusieurs failles méthodologiques. Celles-ci ont été soulevées autant pour les
modélisations de 2011 et de 2015 que pour l’étude de 2018.

De notre point de vue, nous recommandons de considérer ces trois études du MELCC comme une analyse
incomplète de la situation. Nous estimons que la conclusion selon laquelle l’incinérateur ne représente
pas une source de contaminants affectant la qualité de l’air des secteurs limitrophes ne devrait pas être
acceptée, et ce, à la lumière des critiques que nous avons formulées dans ce rapport. De ce fait, ces études
ne devraient pas être utilisées dans la prise de décisions politiques sur la gestion de l’incinérateur.

Comme l’ont récemment demandé Patrick Ferland et Yvan Ouellet (Ouellet et Ferland, 2021) lors de la
consultation du BAPE visant à dresser L’état des lieux sur la gestion des résidus ultimes et à la lumière des
critiques formulées dans ce rapport, nous recommandons :

1) Que le MELCC ajoute des mises en garde quant aux conclusions formulées dans ces trois rapports
(Brière, 2011, 2015 ; Brière et Walsh, 2018) à l’effet qu’ils ne décrivent pas de manière représentative
l’impact des émissions atmosphériques de l’incinérateur de la Ville de Québec sur les quartiers
limitrophes.

D’autre part, il nous apparaît nécessaire que les autorités de santé publique, le MELCC et la Ville de Québec
aient rapidement en main une étude qui présente un portrait plus juste des émissions atmosphériques
spécifiques à l’incinérateur. En ce sens, nous reconnaissons que les annonces formulées récemment par
le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charette,
concernant la formation d’un groupe de travail indépendant chargé de brosser un portrait complet de la
situation de la qualité de l’air dans Limoilou ainsi que l’ajout d’une station permanente de mesure de la
qualité de l’air, constituent une opportunité de mettre en place des études représentatives et rigoureuses
(Cabinet du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 2022) ;

2) Que l’équipe de recherche qualifiée et indépendante mandatée se penche sur le développement


d’une nouvelle méthodologie d’échantillonnage de l’air ambiant afin (1) qu’elle soit plus exhaustive
que celles décrites précédemment, (2) qu’elle prenne en compte les meilleures pratiques en matière
de représentativité de l’échantillonnage en lien avec les activités de l’incinérateur et (3) qu’elle mette
en œuvre des méthodes de mesures analytiques qui permettent le traçage et la détermination
spécifique de la signature chimique de l’incinérateur et des autres sources de pollution affectant la
qualité de l’air des secteurs Limoilou et Maizerets.

— 41 —
Dès lors que ces conditions seront remplies, les connaissances ainsi acquises permettront d’aborder avec
une plus grande lucidité les enjeux liés à la pérennisation de l’incinérateur urbain de Limoilou. Enfin, la
mise en œuvre d’une telle démarche permettrait de s’attaquer efficacement à la question toujours vive
de la qualité de l’air qui préoccupe depuis près de 50 ans les citoyennes et les citoyens qui habitent les
quartiers limitrophes.

— 42 —
ANNEXE 1

— 43 —
ANNEXE 2

Liste des avis de non-conformité pour la période 2012-2018 


• 27 mars 2012
Dépassement pour les dioxines et furanes (PCDD/F)

• 13 août 2012
Dépassement pour le monoxyde de carbone (CO)

• 30 avril 2013
Dépassement pour le monoxyde de carbone (CO)

• 10 mars 2014
Dépassements pour le monoxyde de carbone (CO) et le mercure (Hg)

• 10 février 2015
Dépassement pour le monoxyde de carbone (CO)

• 29 février 2016
Dépassement pour le monoxyde de carbone (CO)

• 15 décembre 2016
Dépassements pour le monoxyde de carbone (CO), les dioxines et furanes (PCDD/F) et le mercure (Hg)

• 27 mars 2017
Dépassements pour le monoxyde de carbone (CO), les dioxines et furanes (PCDD/F) et le mercure (Hg)

• 15 février 2018
Dépassements pour le monoxyde de carbone (CO), les dioxines et furanes (PCDD/F) et le mercure (Hg)

— 44 —
ANNEXE
ANNEXE333
ANNEXE ANNEXE 3
ANNEXEANNEXE
3 3 Calculs
ANNEXE 3 du
Calculs dutaux
tauxd’émission
d’émissiondedePCDD/F
PCDD/Fpour
pourlalapériode
période2008-2009
2008-2009 Calculs du taux d’émission
Calculs
Calculs du Calculs
du tauxdu
tauxCalculs
d’émission du
de taux
d’émission
taux ded’émission
PCDD/F
d’émission
PCDD/F delaPCDD/F
pour de
pour la
période PCDD/F
période
pour pour
2008-2009
la période
2008-2009 la période
2008-2009 2008-2009
SelonBrière
Selon Brière(2011),
(2011),leletaux tauxd’émission
d’émissionde dePCDD/F
PCDD/Fpour pourlala période
période2008-2009
2008-2009est estde deSelon9,03xBrière
9,03 x10 -10 (2011), le taux d’é
10-10
Selon
Selon Brière Selon
Brière
Selon
(2011), leg/s.Brière
(2011),
Brière
taux
g/s. le(2011),
taux
(2011),
Ced’émission
Ce taux
taux lelede
apparaît
apparaît taux
d’émission
tauxPCDD/Fd’émission
depour
d’émission
insuffisant
insuffisant PCDD/F
aude
la
au de PCDD/F
pour
PCDD/F
période
regard
regard la
des
des pour
période
pour la la
2008-2009
postulats
postulats période
2008-2009
période
est 2008-2009
est
de2008-2009
formulés
formulés 9,03 xde
par
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l’auteur
l’auteur -109,03 x 10
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calcul
calcul
-10
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g/s. Ce taux tauxCe
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insuffisant
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insuffisant
apparaît
d’émission.au regard
d’émission. auregard
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L’objectif
L’objectif regard
audes
postulats
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cette
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formulés
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cette
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de un
est un cadre
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Brière
Brière est
cadre d’analyse
un
(2011)
(2011) cadre
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d’analyse deet
d’analyse
cadre
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Sebez
Sebez retracer
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d’analyse
retracer
Levaque
Levaque les(2012).
écarts
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retracer entre les valeurs
lesperçus entre les valeurs
écarts
écarts perçus de
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Brière
valeurs
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de(2011)
de Brière
Sebez (2012).
et(2011)
de Sebez
et deetSebez
et Levaque Levaque
(2012). (2012). (2012).
et Levaque
Lescalculs
Les calculspermettant
permettantl’obtention
l’obtentiondu dutaux
tauxd’émission
d’émissionsuggéré
suggérépar parl’auteur
l’auteurne nesont
sontpas Lesexplicités
pas calculs permettant l’obtent
explicités
Les
Les calculs Lespermettant
calculs
Les
permettant calculs
calculs
l’obtention
dans
dans permettant
l’obtention
lelepermettant
du taux
rapport.
rapport. l’obtention
du taux
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d’émission
Cependant,
Cependant, du tauxd’émission
d’émission
laladu taux
suggéré
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suggéré
par l’auteur
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par l’auteur
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le la
dans le rapport. rapport.
dans le Cependant,
rapport. Cependant,
Cependant,
dans le rapport. la
Cependant,
la description description
la description suivante
suivante
la description
suivante offre offre
offre unde
un suivante
aperçu un aperçu
aperçu
offre unde de la démarche :
la démarche
aperçu
la démarche :
: de la démarche :
LaLa modélisation
modélisation aa été été réalisée
réalisée afin afin de de prendre
prendre en en compte
compte ces ces deuxdeux conditions
conditions d’opération
d’opération La modélisation a été réalis
La modélisation
La modélisation a La (normale
(normale
Lamodélisation
été a étéafin
modélisation
réalisée etetdémarrage).
adémarrage).
réalisée été
ade été afin
réalisée
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prendre deDe De
en plus,
plus,
prendre
afin
afin
compte de pour
pourences
prendrelesfins
les
comptefins
deux en
en de
de lalamodélisation,
ces
compte
compte modélisation,
deuxces
conditions ces deuxon
conditions
deux
d’opération on supposeque
suppose
d’opération
conditions
conditions que l’incinérateur
l’incinérateur
d’opération
d’opération (normale
(normale et et démarrage). De p
(normale et(normale et
(normale
démarrage). est
est
démarrage).Deen
démarrage). en opération
opération
et démarrage).
plus, pour
De Deplus,les 24
plus, 24
fins
pourpour
De heures
heures
lesles
deplus, par
par
fins
lafinspour de
modélisation,
de jour,
jour, 365
365
lalamodélisation,
les jours
onjours
modélisation,
fins de la
suppose par
par onque
modélisation,
on année.
année.
suppose onLes
Lesque taux
taux
suppose
l’incinérateur
que d’émission
d’émission
l’incinérateur en
que l’incinérateur
l’incinérateur est en opération 24opération 24 heures
condition
en condition est en
est en opération
est en opération 24est
heuresen
heuresnormale
normale 24
opération
par
par heures
jour, d’opération
d’opération
jour, 365 par
24365heures
jours jour,
jours ont
ont
par parétéjour,
été
365
par
année. calculés
calculés
jours
année. 365
Les par comme
comme
année.
jours
Les
taux taux lalad’émission
par
d’émission moyenne
moyenne
Les taux
année. Les des
des
entaux
en condition mesures
mesures
d’émission effectuées
eneffectuées
d’émission
condition
normale condition ààchacune
chacune
en condition
d’opération ont étédesnormale
descalculés d’opération ont été
normale d’opération comme la moyenne des mesures effectuées à chacune des cheminées. Pour les périodes de démarrage des Pour les périodes
normale d’opération
normale
ont cheminées.
cheminées.
été ont
d’opération
calculés Pour
Pour
été commeontles
les
calculés périodes
périodes
étéla comme
calculés
moyenne dede la démarrage
démarrage
moyenne
comme
des la
mesures desdes
des
moyenne fours,
fours,
mesures
effectuées des lala modélisation
modélisation
effectuées
mesures
à chacune à repose
repose
chacune
effectuées
des à sur
sur
des les
les
chacune hypothèses
hypothèses
des cheminées.
cheminées.cheminées. Pour
Pour lescheminées.
périodes
fours, suivantes
suivantes
lales périodes
dePour :: les périodes
démarrage
modélisation derepose
démarrage de
des fours, lesdes
surdémarrage fours,des
lahypothèses
modélisation la modélisation
fours,repose
suivantes :surrepose
la modélisation sur
les hypothèses les hypothèses
repose sur les hypothèses suivantes :
suivantes :suivantessuivantes
: : •• IlIlyyaaenviron environ60 60démarrages
démarragesde defourfourpar parannée.
année.Les Lesdémarrages
démarragesse seproduisent
produisentsur sur • Il y a environ 60
• Il un y a seulenviron 60 démarrages de four parau année. Les33démarrages se produisent sur un seul four à laun foisseul
et ilfour à la fois et il y a t
• Il y a•environ Il yun a seul
• environ
60 four
Ilfour
y a60
démarrages àlala
àenviron fois
fois
de et
démarrages etilildémarrages
60
four ya
yparadetoujours
toujours
four par
année. de auannée.
Les moins
moins
four parLes
démarrages fours
fours seenen
démarrages
année. Les fonction
fonction
démarrages
produisent simultanément;
simultanément;
se produisent
sur se produisentsur sur
unàseul
un seul four four
la fois
yilalaytoujours
à
unetseul fois
four
a •à• la
et
toujours ilauyfois moins
aLors
Lors
au du
du
toujours
et il 3ydémarrage
moins
fours
démarrage
a 3au
en fonction
moins
toujours
fours aud’un
end’un
3fonction
fours
moins simultanément 
four,
four, les
les émissions
émissions
en3simultanément;
fonction
fours ; de dece
en simultanément;
fonction ce dernierdemeurent
dernier
simultanément; demeurentààun unniveau
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• Lors
Lors •du• démarrage relativement
relativement
•dudu démarrage
Lors
d’undu
démarrage élevé
élevé
démarrage
four, pendant
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d’un
les
d’un four,
émissions
four, une
une
les
d’un période
les période
émissions
four,
de celes
émissions dede 48
de 48ce
émissions
dernier de heures;
heures;
dernier
demeurent
ce de cedemeurent
dernier dernier
à un niveau
demeurent ààun
demeurent unniveau à un relativement
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relativement
relativement pendant élevéune
élevé relativement
pendant •élevé
•une
pendantpériode Les
Les une taux
taux
pendant
période de période
de d’émission
48d’émission
une
heures;
48 de ende
en
48; heures;
période
heures  période
période
48 heures; dede démarrage
démarrage ont ont été été évalués
évalués en en retenant,
retenant, pourpour • Les taux d’émiss
• Les taux Les chaque
chaque
• • d’émission •taux Les contaminant,
contaminant,
en
d’émissiontaux
période ende
d’émission
en les taux
les
période taux
en
démarrage
période dede d’émission
d’émission
démarrage
période ont de
démarrage étédémarrageles
les
ontplus
évalués
ont plus
étéen
été élevés
élevés
évalués
ont étéen
retenant,
évalués parmi
parmi
en l’ensemble
pourl’ensemble
retenant,
évalués
retenant, en pourpourchaque
retenant, despour
des mesures
mesures chaque contaminant, les ta
contaminant,
chaque contaminant,
chaque contaminant, chaque les
les effectuées
effectuées
taux contaminant,
taux les lors
lors
d’émission
d’émission tauxd’une
d’une
les caractérisation
caractérisation
d’émission
les taux
les
plus plus les
d’émission
élevés élevés
parmi en
plusen période
période
élevés
les
parmi
l’ensemble plus de
de
parmi démarrage.
démarrage.
élevés
l’ensembledes l’ensemble
mesuresparmi
des mesures des mesures
l’ensemble
effectuées lorsdes
d’une mesures effectuées
caractérisation en lors d’une caracté
effectuéeseffectuées
lors d’une lors
effectuées d’une
caractérisation
période decaractérisation
lors d’une en
démarrage. caractérisation
période ende période
démarrage. en de démarrage.
période de démarrage.
Pour la
Pour la modélisation
modélisation des des concentrations
concentrations annuelles, annuelles, les les démarrages
démarrages peuvent peuvent être être répartis
répartisPour la modélisation des c
Pour la modélisation
Pour la modélisation Pour
Pour des uniformément
uniformément
la modélisation
modélisation
concentrations sur
sur
des concentrationsdes
des l’ensemble
l’ensemble
concentrations
annuelles,
concentrations de
de l’année
l’année
annuelles,
les démarrages
annuelles, sans
sans
les démarrages
annuelles, affecter
affecter
les
peuvent
les démarrages les
les résultats.
résultats.
peuvent
démarrages
être répartis
peuvent Ainsi,
Ainsi,
êtreêtre
peuvent le
le
répartis taux
taux d’émission
d’émission
être répartis
répartis uniformément uniformément
sur sur l’ensembl
uniformément
uniformément sur uniformément
l’ensemble
l’ensembleannuel
annuel de moyen
moyen
sur l’ensemble est
est
de
sur l’ensemble
l’année
l’année sans
sans établi
établi
l’année ensans
en
de
affecter
affecter calculant
calculant
l’année
lesles affecter
sansuneles
une
résultats.
résultats. moyenne
moyenne
Ainsi, résultats.
affecter
Ainsi, les
le taux pondérée
lepondérée
Ainsi,
résultats.
taux des
ledes
taux taux
taux
Ainsi,
d’émission
d’émission annuel d’émission
led’émission
d’émission
taux d’émission
moyen enpériode
en
est établipériode annuel
en calculant moyen est établi en
annuel
annuel moyen estmoyen
annuel
établi normale
une normale est
enmoyen
moyenne calculant d’opération
établid’opération
esten établi
pondérée calculant
une enet
moyenne
des et des
des
une
calculant
taux taux
taux
moyenne
pondérée
d’émission une d’émission
d’émission
pondérée
moyenne tauxen
despériode
en en despériode
période
pondérée taux des
d’émission
normale de
de démarrage.
endémarrage.
d’émission
taux
période
d’opération endes
d’émission
et La
La
période
taux pondération
pondération
end’émission
période en estnormale
estpériode d’opération et des
normale normale
normale d’opérationdeetdémarrage. établie
établie
d’opération en en
et
d’opération
des taux d’émission fonction
fonction
des taux
et
La pondération du
du nombre
nombre
d’émission
des taux
en période d’heures
d’heures
en
d’émission
est établie période
de démarrage. associé
associé
en de
période àà chaque
chaque
démarrage.
en fonctionLadupondération de condition
condition
La
démarrage.
nombre d’heures est associé à chaque conditionen fonction du nomb
pondérationd’opération
d’opération
La est
pondération (normale
(normale
est établie
et
et
établie enétablie enétablie démarrage).
démarrage).
fonction du(normale
nombre (Brière,
(Brière, d’heures 2011,
2011, à p.p. 4)4)(Brière,
associé àcondition
chaque démarrage). (Brière, 2011, p.
fonction du nombre
d’opération en fonctiond’heures duet nombre
associé
démarrage). d’heures
chaque 2011,àp.condition
associé chaque
d’opération
4) d’opération
condition
(normale (normale(normale
d’opération
et et et
démarrage).démarrage).
(Brière, (Brière,
démarrage).
2011, p. 4)2011,(Brière, p. 4)2011, p. 4)
ÀÀpartir
partirde decette
cetteconception
conceptiondu duproblème,
problème,nous nousproposons
proposonsdeux deuxméthodes
méthodespour pourlelecalcul À partir
calcul du de
dutaux
taux cette conception du
À partir de cette conception du problème, nous proposons deux méthodes pour le calcul du taux
À partir
À partir de departir
À cette
cette conception deconception
d’émission
d’émission cette
du problème,
moyen
moyen du problème,
conception denous
de PCDD/F
PCDD/F nous
duproposons
problème,pour
pour proposons
lanous
deux
la méthodes
période
période deux
proposons méthodes
2008-2009. deuxleméthodes
pour
2008-2009. pour
calcul
La
La le calcul
du
méthode
méthode pour
taux AA ledu taux duici
calcul
suggérée
suggérée d’émission
icitaux
se veutmoyen de PCDD/F
se veut
d’émission moyen de PCDD/F pour la période 2008-2009. La méthode A suggérée ici se veut représentative
d’émissiond’émission
moyen demoyen
d’émission
PCDD/F de
représentative
représentative PCDD/F
moyen
pour de
la pour
PCDD/F
depériode
de la 2008-2009.
laméthode
la méthode période
pour de 2008-2009.
delacalcul
période
calcul La méthode
empruntée
empruntée La méthode
2008-2009. par
par Brière
Brière A(2011).
La méthode
A suggérée ici seALa
suggérée
(2011). veut
La ici se veut
suggérée
méthode
méthode ici représentative
se veut
BBsuit
suit unevoie
une voie de la méthode d
de la méthode de calcul empruntée par Brière (2011). La méthode B suit une voie conceptuelle différente.
représentative
représentative la méthodede la méthode
dereprésentative
conceptuelle
conceptuelle dede la
calcul de
méthode calculde
empruntée
différente.
différente. empruntée
calcul
par Brière par
empruntée Brière
(2011). La(2011).
par Brière La
méthode méthode
(2011).
B suitLaune Bvoie
méthodesuit une B suit
voieune conceptuelle
voie différente.
conceptuelle
conceptuelle différente. différente.
conceptuelle différente.
Mentionnons que pour faire cette démonstration, nous nous sommes référés aux données compilées
Mentionnons que
Mentionnons que pour pour faire
faire cette
cette démonstration,
démonstration, nous nous nous nous sommessommes référés référés aux Mentionnons
aux données que pour faire
données
Mentionnons par
Mentionnons pourla
queMentionnons Ville
que faire
compilées
compilées de
pour que
cetteQuébec
faire
par
par pour et
cette présentées
faire
démonstration,
lala Ville
Ville démonstration,
de
de cette
Québec
Québec nous auprésentées
et
et comité
démonstration,
nous nous
présentées sommes denous
nous vigilance
au
au sommes
nous de
référés
comité
comité de
aux
de l’incinérateur
référés
sommes données
vigilance
vigilance auxde
référés données
de le 24données
aux
l’incinérateur
l’incinérateur septembre
compilées lele 24 24 2009.
par la Ville de Québ
compiléescompilées (Robillard,
par
par la compilées
Ville septembre
septembre 2009,
dela Québec
Ville
par de p.
la2009.
et
2009. 11)
Québec
Ville Ces
présentées données
et présentées
de Québec
(Robillard,
(Robillard, au2009,
2009, sont
etcomité p.au
présentées
p. rapportées
11)
11) decomité au
vigilance
Ces
Ces de
données
données au
comité tableau
vigilance
desont 9.
de rapportées
sont De
vigilance
l’incinérateur
rapportées plus,
de l’incinérateur
de
leau les concentrations
le 24
l’incinérateur
24
au tableau
tableau 5.septembre
5. De
De leplus, moyennes
24 les
plus, les2009. (Robillard, 20
septembre septembre en2009.
période
2009.septembre
(Robillard, de démarrage
(Robillard,
2009.
2009,
concentrations
concentrations p. 2009,
(Robillard,
11)
moyennes
moyennes et enCes
Cesp.données
11)
2009,en
en mode
p. données
11)
sontCes
période
période dedefonctionnement
sont rapportées
données
rapportées
de démarrage
démarrage sont
au eten
et régulier
au5.tableau
rapportées
tableauenmodemode De
de sont
au
deplus, 5. lesrapportées
De
tableau
fonctionnement
fonctionnement plus,
5. De au tableau
concentrations
lesrégulier
plus,
régulier sont6. Les
lessont moyennes en p
concentrations données
concentrations
moyennes rapportées présentées
moyennes
concentrations en période
rapportées auen
moyennes
au de sous
période
tableau
tableau enforme
de
démarrage
6.Les
6. de
démarrage
période
Lesdonnées concentrations
et en
données de mode et en
démarrage
présentées
présentées de mode (ng/m
etsous
en demode
fonctionnement
sous
3
forme
forme R) peuvent
fonctionnement
de
de être
fonctionnement
derégulier sont
concentrations
concentrations converties
régulier(ng/m régulier
(ng/m en
sont rapportées
33
R) taux
R)sont
peuvent
peuvent d’émission
au tableau 6. Les do
rapportéesrapportées(TE)
au tableau au exprimé
6.tableau
rapportées
être
être Les au 6.en
données
converties
converties g/s
tableau enen
Les présentées
données utilisant
en6.taux
taux la
présentées
Les d’émission
données formule
sous forme
d’émission sous
présentées
(TE)
(TE) desuivante :
forme sousde
concentrations
exprimé
exprimé en
en concentrations
forme g/sen
g/s de
en(ng/m 3
utilisant
utilisant R)(ng/m
concentrations peuvent
laformule
la 3
formule R) peuvent
(ng/m 3
être
R) peuvent
suivante
suivante :: converties en taux d’émiss
être converties
être converties enêtre en taux d’émission
tauxconverties
d’émission en(TE) tauxexprimé (TE) en
d’émission exprimé en
(TE)enexprimé
g/s g/s enen
utilisant utilisant
la g/s lasuivante
en utilisant
formule formule :suivantesuivante
la formule : :
𝑇𝑇𝑇𝑇𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
𝑇𝑇𝑇𝑇 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 = = 𝐷𝐷
𝐷𝐷 ∙ ∙ 𝐹𝐹
𝐹𝐹 ∙ ∙𝐶𝐶𝐶𝐶𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 (1)
(1)
Où 𝐷𝐷𝐷𝐷correspond
Où correspond au𝑇𝑇𝑇𝑇
𝑇𝑇𝑇𝑇𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
au = 𝐷𝐷 ∙ 𝐹𝐹𝑇𝑇𝑇𝑇
débit
débit
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 ∙=
moyen
moyen 𝐷𝐷 ∙ 𝐹𝐹normalisé
𝐶𝐶𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 = ∙ 𝐶𝐶𝐷𝐷𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
normalisé ∙ 𝐹𝐹 ∙ 𝐶𝐶 pour
pour
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹lala période
période (1) 2008-2018 (1)
2008-2018 (1)
deOù(60715
de 𝐷𝐷 correspond
(60715 ±± au débit
Où 𝐷𝐷 correspond
Où 𝐷𝐷 correspond Où
Oùau7815) débit
𝐷𝐷7815) au
correspond
correspond
𝑚𝑚 débit
𝑚𝑚moyen
33
𝑅𝑅𝑅𝑅⁄⁄ℎℎ au
au moyen
débit
normalisé
,,𝐹𝐹𝐹𝐹 constitue
constitue
débit moyennormalisé
moyenpour
lelefacteur la pour
normalisé
facteur
normalisé période
depour
de lapour
conversion
conversion période
2008-2018
la lades
période des 2008-2018
période de (60715
unités
unités
2008-2018 de2,
de 2,de
2008-2018̅
de ̅
77× 10de (60715
×(60715
± 10 −13
−13 ±
𝑔𝑔𝑔𝑔∙7815)
∙ℎℎ⁄⁄𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛±∙𝑚𝑚 3 ⁄
𝑅𝑅 ℎ, 𝐹𝐹 constitue le
et
∙𝑠𝑠𝑠𝑠 et
3 ⁄ 𝑚𝑚
𝑅𝑅 ℎ, 𝐹𝐹
7815) 𝑚𝑚7815) 3 ⁄
constitue
7815)𝑅𝑅 ℎ ,
𝑚𝑚 3 ⁄
𝐹𝐹 constitue
le
𝑅𝑅 ℎ ,
facteur
𝐹𝐹 lede facteur
constitue
constitue le facteur de conversion des unités dele de
conversion conversion
facteur des de des
conversion
unités de unités
2, ̅
7des× deunités
10 −13
2, ̅
7 ×de
𝑔𝑔 10
∙ ℎ2,⁄ ̅
−13
7 ×
𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑔𝑔
∙10 ∙
𝑠𝑠 ℎ−13
et⁄ 𝑛𝑛𝑛𝑛
𝐶𝐶𝑔𝑔∙ ∙𝑠𝑠
ℎ et
⁄ 𝑛𝑛𝑛𝑛 la∙ et
et 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 , concentration en PCDD/F e
, concentration
𝑠𝑠
3
, la concentration enen PCDD/F
PCDD/F expriméeexprimée 𝑛𝑛𝑛𝑛⁄𝑚𝑚 𝑅𝑅. Cette Cette méthode
méthode de de calcul
calcul génèregénère une une incertitude incertitude
relative d’environ relative d’environ13 %. 13 %.
ude relative d’environ 13 %. 4141
41 MÉTHODE 41 A41 : Taux d’émission basé
DE A : Taux d’émission basé sur la moyenne pondérée (nombre — 45 — d’heures) des concentrations mesurées en démarrag
rations mesurées en démarrage et en fonctionnement régulier
La méthode présentée ici utilise les mo
3
𝐶𝐶𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 , la concentration
𝐶𝐶𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 , la concentration en PCDD/F en PCDD/F exprimée exprimée 𝑛𝑛𝑛𝑛⁄𝑚𝑚𝑛𝑛𝑛𝑛 3 ⁄ 3 𝐶𝐶
𝑅𝑅. 𝑚𝑚 Cette Cette ,méthode
. méthode
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 la concentration
de calcul de calculgénère engénère
PCDD/F
une uneexprimée 𝑛𝑛𝑛𝑛⁄𝑚𝑚 𝑅𝑅
33 3 3
𝐶𝐶
𝐶𝐶
la concentration
𝐶𝐶 ,,
𝑃𝑃/𝐹𝐹 , la concentration
la
la concentration
concentration
𝐶𝐶
𝐶𝐶𝐶𝐶 , la
𝐶𝐶 en PCDD/F
𝐶𝐶 ,
concentration
en la
𝐶𝐶,𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 , la
PCDD/F
,laincertitude
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en
concentration
concentration
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PCDD/F
concentration
,exprimée
la en
concentration
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la concentration PCDD/Fexprimée
exprimée
en
𝑛𝑛𝑛𝑛
en ⁄
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en
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𝑛𝑛𝑛𝑛
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Cette
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𝑛𝑛𝑛𝑛
𝑛𝑛𝑛𝑛⁄⁄𝑚𝑚𝑚𝑚𝑛𝑛𝑛𝑛 méthode
méthode
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une
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génère une
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𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹 incertitude
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
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𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃/𝐹𝐹
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concentration ,%.larelative
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concentration d’environ
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relative relative
relative
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d’environ
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d’environ
13
d’environ 13
13basé 13
%.%. 13 %.13
sur%.la %.
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en fonctionnement basé sur basélarégulier sur moyenne la moyenne pondéréeMÉTHODE pondérée (nombre A :(nombreTaux d’heures) d’émission
d’heures) des basé des sur la moyenn
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MÉTHODE
A
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Taux AA : :
MÉTHODE
d’émission
MÉTHODE
MÉTHODE Taux
Taux
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d’émission
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MÉTHODE d’émission
d’émission
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:
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démarrage Taux
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que pondérée
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fonctionnement
et en fonctionnement régulier
régulier régulier
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que
la méthode
telles
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méthode
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présentée présentée
présentée
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La La
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méthode
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dans
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méthodeprésentée d’informations
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Brière
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(2011).
Brière
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Rappelons
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Brière
MELCC Rappelons
Rappelons
(2011). Brière
de
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Brière
MELCC
Brièrequ’il
(2011). s’agit
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qu’il Rappelons
(2011).
d’une
Rappelons
Rappelons
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dans
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Rappelons
d’une
cettetentative
Rappelons
étude
Rappelons d’une
qu’il
s’agit
tentative
qu’ilqu’il qu’il
en s’agit
étude tentative
tentative
s’agit
d’une
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s’agit
ende
l’absence
qu’il d’une
tentative
comprendre
d’unes’agit de
de
d’une
comprendre
d’une
l’absence
s’agit comprendre
comprendre
tentative
d’une
tentative
tentative
d’informations
d’une de
tentative
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d’informations lade
tentative de
comprendre
voie
tentative devoie la
la
choisie
de voie
voie
comprendre
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complètes
comprendrevoie
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choisiela
voie sur le
le
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la lavoie
choisie
voie choisie
étude
méthode par
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par parle
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en le de
calcul par
parle le
l’absence
calcul
le d’informations
cette de approche :
Brière de (2011).
Brière Rappelons
(2011). Rappelons qu’il s’agit qu’il d’unes’agit tentative
d’une desur
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ladevoie par
choisie le par le
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MELCC
ans dans MELCC
cette dans
dans
cetteétude cette
cette
MELCC
MELCC
MELCC dans
MELCC
étude en
employée. étude
étude
MELCC
dans
MELCC dans
cette
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en
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en
cette
étude
l’absence
cette dans
cette
dans étude
L’équation l’absence
l’absence
cette étude
en
d’informations
cette
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L’équation
cette 2en en
l’absence
étude étude
en
montre
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d’informations
d’informations
d’informations
approche
cette approche sur sur
: complètes
d’informations
la
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la sur
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complètes
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méthode
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la
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calcul
sur la méthode lade sur
la calcul
calcul
méthode
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méthode
sur la méthodela
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méthode de 2
de calcul calcul
de
montrecalcul
calculde
de calcul calcul
cette approche :
e. employée.
employée.
L’équation employée. L’équation
L’équation
2 MELCC
employée.
montre L’équation
employée. employée.2 2 montre
cette dans
MELCC
montre
L’équation 2
L’équation cette
approche dans
cette
cette
montre
L’équation 2 étude
cette
approche
approche
montre
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cette
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cette en
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l’absence
approche : : d’informations
: complètes complètes sur la méthode sur la méthode de calcul de calcul
oyée. L’équation employée.
employée. 2 montre employée. L’équation cetteL’équation
L’équation approche
212montremontre : cette cetteapproche approche ::
employée. employée. L’équation L’équation2 montre12 montre cette
2𝑡𝑡 montre
cette approche
approche
cette
:
: +𝑡𝑡𝐶𝐶 :+ 𝐶𝐶𝑡𝑡
approche ̅+ 𝐶𝐶𝑡𝑡 =] 𝑡𝑡 1 ][𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
11 𝐶𝐶 ̅
08−09 𝐶𝐶 =̅
08−09 = [𝐶𝐶 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 [𝐶𝐶 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚 + 𝑡𝑡 𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚 +
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 𝐶𝐶 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 𝑑𝑑é𝑚𝑚 +𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝐶𝐶08−09
𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 2∙𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 (2) 𝑡𝑡(2) 𝑑𝑑é𝑚𝑚 + 𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 + 𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚.
1
̅= [𝐶𝐶
̅ 08−09 1 1 1 1
̅ =𝐶𝐶𝐶𝐶08−09
𝐶𝐶08−09
1
𝐶𝐶==̅ [𝐶𝐶 𝐶𝐶̅ = ̅ ̅ [𝐶𝐶
𝑡𝑡 [𝐶𝐶
𝐶𝐶 ̅ 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑡𝑡 +𝐶𝐶=
̅ ̅ 𝐶𝐶
[𝐶𝐶 =
+1𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑡𝑡 1 =
𝐶𝐶
2∙𝑡𝑡
+
[𝐶𝐶+
𝑡𝑡
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡1𝐶𝐶
𝐶𝐶
[𝐶𝐶2∙𝑡𝑡
𝑡𝑡 + +
𝐶𝐶
[𝐶𝐶
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡
+ 𝑡𝑡
𝑡𝑡
𝐶𝐶 𝑡𝑡
𝐶𝐶 + ++
𝑡𝑡𝑡𝑡𝐶𝐶𝐶𝐶
𝐶𝐶
𝑡𝑡
+ 𝐶𝐶
𝑡𝑡 + + + 𝑡𝑡
𝐶𝐶
𝐶𝐶𝐶𝐶
+ 𝑡𝑡
𝑡𝑡 𝑡𝑡
𝐶𝐶 + 𝑡𝑡+ +
𝐶𝐶
𝑡𝑡 + 𝑡𝑡 𝐶𝐶
𝐶𝐶 𝐶𝐶
]
𝑡𝑡 + + 𝑡𝑡
𝐶𝐶
] 𝑡𝑡
𝑡𝑡
𝐶𝐶 𝑡𝑡 ]
+]
(2) 𝑡𝑡𝐶𝐶𝑡𝑡
+(2) 𝐶𝐶 ]
+ 𝑡𝑡
𝐶𝐶(2)
(2) 𝑡𝑡] (2)
𝑡𝑡
] ] (2)
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
(2) (2)
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𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
2∙𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡2∙𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 2∙𝑡𝑡 𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚.0808−09 𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
08−09
̅ 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝐶𝐶 =
=08−09
𝑑𝑑é𝑚𝑚 08−09 2∙𝑡𝑡 𝑑𝑑é𝑚𝑚=
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
̅ 2∙𝑡𝑡 1[𝐶𝐶
[𝐶𝐶𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 [𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
1 𝑡𝑡
𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑡𝑡 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 +
+ 𝑡𝑡𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑡𝑡
+𝑡𝑡𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 +
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𝐶𝐶𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔 +
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 𝐶𝐶
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑡𝑡
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔
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𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 +
𝑑𝑑é𝑚𝑚+ 𝑡𝑡𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚
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𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 08−09
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2∙𝑡𝑡 2∙𝑡𝑡
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
2∙𝑡𝑡
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
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[𝐶𝐶 +𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08𝐶𝐶
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
+𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 +𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝐶𝐶𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 + 𝑡𝑡𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚 Où +𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝐶𝐶𝐶𝐶
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𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
+𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
correspond ] 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 ]la(2) (2)
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08−09 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
Où 𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚 Où 𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡08−09
correspond correspond
2∙𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 à𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 la𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
valeur
2∙𝑡𝑡 à la 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 valeur
maximale 𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
maximale de concentration de concentration en𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
PCDD/F en 𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
PCDD/F
𝑑𝑑é𝑚𝑚 enregistrée enregistrée en démarrage


correspond𝐶𝐶
𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚 correspond

𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚 correspond
correspond
𝐶𝐶àOù
Où Où
la
𝑑𝑑é𝑚𝑚 correspond
valeur

𝐶𝐶
Oùà𝐶𝐶parmi
𝐶𝐶la𝑑𝑑é𝑚𝑚 Où
𝐶𝐶
valeur
Où à à la
la
correspond
correspond
maximale
𝐶𝐶
correspond
correspond
𝑑𝑑é𝑚𝑚parmi
𝐶𝐶tous valeur
valeur à
correspond
maximale
𝑑𝑑é𝑚𝑚 les la
correspond
tous
correspond maximale
maximale
valeur
de à
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essais, à la
lala la
de valeur
maximale
valeur
concentration
à
valeurla à dede
valeurla
𝐶𝐶concentration
valeur
essais, à lamaximale concentration
concentration
maximale
maximale
valeur
maximale
correspond de
maximale
en
𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔 correspond
valeur en
maximalede de
concentration
maximale
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dePCDD/F de en
en
concentration
concentration
concentration
àconcentration
la moyenne dePCDD/F
PCDD/F
enregistrée
concentration en
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enregistrée
deàconcentration
la moyenne enregistrée
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PCDD/Fen
des en
en en
enPCDD/FPCDD/F
en enregistrée
PCDD/F
démarrage
en
PCDD/F
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enen enen
PCDD/F
démarrage
parmi démarrage
démarrage
enregistrée
enregistrée
enregistrée
essais
en
PCDD/F en
enregistrée
tous
enregistrée
fonctionnement enregistrée
les
enenregistrée en
démarrage en
essais,
en démarrage
en
endémarrage
fonctionnement démarrage
démarrage
démarrage
enen démarrage
𝐶𝐶régulier correspond
régulier
démarrage
𝑟𝑟é𝑔𝑔 et parmi et à la moyenne de
𝑑𝑑é𝑚𝑚
parmi tous les Où𝑑𝑑é𝑚𝑚
essais, 𝐶𝐶parmi Où
𝑑𝑑é𝑚𝑚correspond
𝐶𝐶correspond
correspond correspond à 𝐶𝐶laà𝑟𝑟é𝑔𝑔
àvaleur
la àdes
moyennela maximale
valeur des de
maximale essaisconcentration deessais
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fonctionnement en PCDD/F enet enregistrée
PCDD/F
régulier en
enregistrée
et démarrageen démarrage
iparmi
us tous tous
parmi
les essais,
les les parmi
tous
𝐶𝐶
essais, tous
parmi
parmi essais,
parmi
𝐶𝐶lesles
toustous
correspond
tous
parmi
𝑟𝑟é𝑔𝑔finalement, essais,
𝑑𝑑é𝑚𝑚𝐶𝐶
𝐶𝐶
essais,tous
correspond
les les
les
finalement,
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔 tous
tous essais,
les 𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚
essais,
essais,
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 à essais,
les
les =
𝑟𝑟é𝑔𝑔 la à
𝐶𝐶correspond
moyenne
essais,
𝐶𝐶
correspond
𝑡𝑡𝐶𝐶
essais,la
𝑟𝑟é𝑔𝑔
2928 moyenne la
correspond
𝐶𝐶
=correspond
correspond
𝐶𝐶ℎ,
2928
moyenne
correspond
𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 à à la
correspond
essais
la
des à
moyenne
moyennedes
essais
àlala=
ℎ,=𝑡𝑡àcorrespond
correspond 23352 la en
à essais
moyenne
la
moyenne en
moyenne
àℎ la
23352 des
fonctionnement
à moyenne
lades en
essais
moyenne
fonctionnement
et moyenne des des
des
et
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des
=𝑡𝑡essais essais
en en
essais des
des essais en
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régulieressais en
fonctionnement
en en régulier
finalement,
essais régulier
fonctionnement
fonctionnement
en
fonctionnement
fonctionnement
représententen fonctionnement
et 𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
fonctionnement
représentent
et
régulier
régulier régulier
et
régulier
=régulier
2928
respectivement régulier
et ℎ, et
régulier et
finalement,
etet et leet ℎ et 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = 26
𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔le =et23352
régulier
respectivement
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑟𝑟é𝑔𝑔
à𝑡𝑡représentent
ℎla 26280 = 26280
ℎ ℎ
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑟𝑟é𝑔𝑔
finalement,
finalement, parmi
finalement, tous parmi les essais,
tous les
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚 essais,
𝐶𝐶ℎ, correspond
𝑟𝑟é𝑔𝑔
et
et 𝐶𝐶 𝑟𝑟é𝑔𝑔 à et la moyenne 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
représentent moyennedes
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 essais des en essais
respectivement
respectivement
représentent fonctionnement
enrespectivement
fonctionnement
le
le régulier le et
régulier
nt,
ment, 𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚𝑡𝑡finalement,
= 2928
=𝑡𝑡
𝑡𝑡 2928 ℎ,
finalement,
𝑑𝑑é𝑚𝑚 finalement,
==
finalement,
temps 𝑡𝑡
𝑡𝑡 2928
2928
finalement,
ℎ,
finalement, 𝑡𝑡 =
temps
en = 𝑡𝑡 ℎ,
ℎ, 2928
23352
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 =
nombre 𝑡𝑡𝑡𝑡=
en =
23352 𝑡𝑡
=𝑡𝑡2928= =
2928
ℎ, ℎ
2928
nombre 𝑡𝑡23352
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=ℎ,ℎ,
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𝑟𝑟é𝑔𝑔
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𝑡𝑡=ℎℎ
23352
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𝑡𝑡d’heures 𝑡𝑡
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𝑡𝑡 23352
𝑟𝑟é𝑔𝑔
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23352

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ℎ ℎ
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26280ℎ
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
ℎ= 𝑡𝑡 représentent
et
=
et=26280 26280
𝑡𝑡=ℎ
𝑡𝑡26280 représentent
respectivement
26280
= ℎ ℎ
26280
respectivement ℎrespectivement
représentent
temps
représentent
ℎreprésentent ℎ respectivement
représentent
le
représentent lenombre le
respectivement
respectivement temps
respectivement
d’heures le
respectivement
respectivement en
lede nombre
le le
et fonctionnement
le le leet lele en démar
𝑡𝑡en ℎdémarrage,
en
𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔 2928
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡ℎ,𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑟𝑟é𝑔𝑔 23352
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = démarrage,
26280 en ℎfonctionnement
en fonctionnement régulier régulier
temps end’heures
nombre finalement,
d’heures finalement, 𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
de
𝑑𝑑é𝑚𝑚
=de
fonctionnement𝑡𝑡2928 𝑟𝑟é𝑔𝑔
=ℎ, 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔
2928 en = ℎ, 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔
démarrage, = ℎ23352 etfonctionnement
en =et
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
fonctionnement26280
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = ℎ26280 représentent ℎ représentent
régulier et respectivement
le respectivement le
stemps
nombre
en nombre en
temps nombre temps
en
d’heures
d’heures
temps
temps temps
nombred’heures
nombre
de
en en
temps
en
temps de nombre
fonctionnement
en
denombre
nombre
nombre d’heures de
fonctionnement
nombre
en
fonctionnement
total
en nombre fonctionnement
nombred’heures
d’heures
d’heures d’heures
total d’heures
d’heures en
𝑑𝑑é𝑚𝑚 de
fonctionnement
d’heuresde
associé enen
démarrage,
de
de fonctionnement
d’heures en
fonctionnement
démarrage,
démarrage,
fonctionnement
associé démarrage,
fonctionnement
de
auxfonctionnement
de émissionsen
fonctionnement
en démarrage,
en
aux émissions en en
fonctionnement en en
fonctionnement
ende en fonctionnement
démarrage,
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
démarrage,
3 en
démarrage, fours en
démarrage,
en démarrage,
dedémarrage,
3 surfours en
fonctionnement
régulier
en
enune régulier
en
régulier
nombre et régulier
fonctionnement
fonctionnement
en
fonctionnement
surbase
fonctionnement
en le et et
fonctionnement
le
total
unefonctionnement
annuelle et
régulier
base annuellele le
d’heuresrégulier
nombre et
régulier
de 365de
régulier le
régulier et
total le
régulier
associé
et
jours
et 365 et
le
le par
régulier d’heures
le
aux
jourset le
émissions
et le par de 3 fours s
nombre
nombre
otal nombre
d’heures total
total temps
d’heures
d’heures
nombre total
associé
associé nombre nombre
aux aux en
total
d’heures temps
associé
associé nombre
total d’heures
émissions
émissions total en
aux
aux
associé
d’heures d’heures
nombre
émissions
émissions
d’heuresassocié
de
de aux 3
associé
3 dede
d’heures
aux
émissions
fours associé
fours de fonctionnement
sur
aux 33
sur unede
fours
fours
émissionsaux de
émissions
une fonctionnement
3 sur
sur de
fours
émissions
base base une
une 3
annuelle
de suren
fours base
base
3
annuelle de démarrage,
une
fours 3 de en
annuelle
annuelle
sur base
fours une
sur
365
de démarrage,
baseen
annuelle
sur
unejours
365 de
deune
base fonctionnement
365
365
annuelle
par
jours de
base en
jours
jours
annuelle
par365 fonctionnement
par
par
de
annuelle 365
jours
année de régulier
jours
par
365
deet 365 par
jours
24 h etpar
jours le par
régulier et le
jour.
bre total d’heures nombre
nombre associé
année total
nombre et aux
total
année 24 d’heures
d’heures émissions
het
total par 24 jour.
d’heures parde
hassocié
associé En jour. 3combinant
aux
associé fours
aux En sur émissions
émissions
émissions
combinant
aux une de
l’équation base
de 3fours
3l’équation annuelle
fours de 1 et 3sur sur
fours1une
l’équationde
une
etsur 365
base année
base
l’équation
une jours
2, annuelle
et
baseet
annuelleenpar
2,24 etde hde
multipliant
annuelle en par 365
365 jour. jours
jours
multipliant
de par
365 Enpar
𝑁𝑁combinant
par par
jours
= 3,𝑁𝑁 par= 3,l’équation 1 et l’éq
année nombre total
nombre d’heures total associé
d’heures aux
associé émissions aux émissionsde 3 fours de sur une
3multipliant
fours base
sur une annuellebase de
annuelle 365 jours
de 365 par jours3, par on produit l’éq
eannée
24eth24 parhetpar
et
année 24année
24
jour. hh
En année
et
jour.
année par
par
En 24
année
combinant
soitetEnjour.
jour.
het
combinant
année
etle24
année par 24
et En
combinant
24
soit
nombre En h
jour.
24
hhet et combinant
combinant
par h
l’équation
lepar
par nombre
24 Enjour.
l’équation
24 par h combinant
par
jour.
l’équation
jour.
jour.
deh par En En
cheminéesEn
de 1l’équation
l’équation
jour. combinant
jour.
1En
et et
combinant
combinant
cheminées l’équation
combinant
En
l’équation
l’équation
1 et
En considérées, 1 1
combinant
l’équation
combinant et
et l’équation
l’équation
l’équation
2,
l’équation
l’équation
considérées,1
l’équation
2, et et en
2,
on1produit
l’équation et1
l’équation
l’équation
en et 2,
2,
multipliant
1
multipliant
1etet enon et
l’équation
et 1 en
en
multipliant
l’équation
l’équation
produit 2,
l’équation
et
1 l’équation multipliant
et
et l’équation par en
l’équation 2,
2,2,etet𝑁𝑁
paret
soit
l’équation du =
en en
multipliant
2, et
le
𝑁𝑁
en par
par
2,
3,
taux ,multipliant
en
nombre
= et
soit
3,𝑁𝑁
𝑁𝑁
multipliant
2,multipliant
etdud’émission
en taux=par
=
multipliant
en le 3,
3,
multipliant
de 𝑁𝑁
nombreparpar
=
cheminées
parmoyen
d’émission
multipliant par
3, 𝑁𝑁 de
𝑁𝑁𝑁𝑁=parpar
=𝑁𝑁
=3, 3,
cheminées
=
moyen
3, 𝑁𝑁
pour 3,
𝑁𝑁 = 3, =
considérées,
pour
soit
soit lede
le nombre
nombre année
de
de cheminées et année 24 h par
et
considérées, 24 jour. h par En oncombinant
jour. produitEn combinant l’équation
l’équation l’équation
du 1 et
taux l’équation
1 et
d’émission 2,
l’équation et
moyenen 2, multipliant
et
pour en par
multipliant 𝑁𝑁 = par
3, pour= 3,
𝑁𝑁
embrenombre soit delesoit
cheminées soit
nombre soit
considérées,
cheminées
soit le lecheminées
lale nombre
lede
soit
considérées,
nombre
nombre
période
soit nombre
la le cheminées
lepériode
on nombre
considérées,de de considérées,
produit
de
choisie.
nombre cheminées
de on
cheminées
cheminées choisie.
de considérées,
cheminées
de produit
cheminées
l’équation
on produit
cheminées on produit
considérées,
l’équation
considérées,
considérées,
considérées, du on taux
l’équation
considérées, l’équation
produit
considérées, du
on on produit
taux
on
d’émission
du
onproduit l’équation
produit produit
on
taux
on du
d’émission taux
l’équation
produit
moyen
d’émission
l’équation
l’équation
produit du d’émission
l’équation taux
l’équation
moyen
pour du
l’équation du lataux
d’émission
moyen
du la du
taux
taux pour moyen
taux
période
période dudud’émission
pour taux
d’émission
d’émission
taux pour
moyen
d’émission d’émission
choisie.
choisie.
d’émission moyen
pour
moyen
moyen moyen pour
moyen
pour
pour
moyen pour pour
elalachoisie.
période
période choisie.
choisie. soit lepériode nombre
soitchoisie. le choisie.de cheminées
nombre de cheminées considérées, considérées, on produit on produit l’équation du taux du
l’équation d’émission
taux d’émission moyen pour moyen pour
iode la période
choisie. lala période
lachoisie.
lapériode
période période
lalapériode choisie.
choisie.
choisie. choisie.
la période la choisie.
̅̅̅̅période ̅̅̅̅ choisie.
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 ̅̅̅̅08−09
𝐶𝐶𝑇𝑇𝑇𝑇
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹𝑇𝑇𝑇𝑇
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 08−09
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 𝑇𝑇𝑇𝑇𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
=08−09 𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
=[𝐶𝐶
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 [𝐶𝐶𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚 +𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 + 𝐶𝐶𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.08𝑟𝑟é𝑔𝑔 +𝑡𝑡𝐶𝐶 𝑟𝑟é𝑔𝑔 + 𝐶𝐶𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 𝑑𝑑é𝑚𝑚 +𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 𝑟𝑟é𝑔𝑔=] 2∙𝑡𝑡
+ 𝐶𝐶𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 ][𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
(3) (3) 𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚 + 𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 + 𝐶𝐶𝑑𝑑
̅̅̅ ̅̅̅̅
𝑇𝑇08−09 =
𝑇𝑇𝑇𝑇08−092∙𝑡𝑡 ̅̅̅̅
̅̅̅̅
𝑇𝑇𝑇𝑇
𝑇𝑇𝑇𝑇 = ̅̅̅̅
𝑇𝑇𝑇𝑇
[𝐶𝐶 == ̅̅̅̅
[𝐶𝐶 ̅̅̅̅
𝑇𝑇𝑇𝑇
̅̅̅̅ =
𝑡𝑡 ̅̅̅̅
𝑇𝑇𝑇𝑇[𝐶𝐶
[𝐶𝐶 ̅̅̅̅
𝑇𝑇𝑇𝑇
+
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡= [𝐶𝐶
𝐶𝐶 𝑡𝑡
𝑡𝑡
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
=
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
+𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
2∙𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝐶𝐶2∙𝑡𝑡= +
[𝐶𝐶
𝑡𝑡+ 𝑡𝑡𝐶𝐶𝐶𝐶
[𝐶𝐶
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹 2∙𝑡𝑡
+ +
𝐶𝐶
[𝐶𝐶
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 𝑡𝑡+ 𝑡𝑡
𝑡𝑡
𝐶𝐶 𝑡𝑡 ++
𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 +
𝑡𝑡
𝑡𝑡𝐶𝐶 𝐶𝐶
𝐶𝐶
𝑡𝑡
+ 𝐶𝐶++
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚+ 𝑡𝑡
𝐶𝐶 𝐶𝐶
𝐶𝐶 + 𝑡𝑡
𝑡𝑡 𝑡𝑡
𝐶𝐶 + 𝑡𝑡++
𝐶𝐶
𝑡𝑡 +𝑡𝑡 𝐶𝐶
𝐶𝐶 𝐶𝐶
] + +
𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.09𝐶𝐶𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡
𝐶𝐶(3)𝑡𝑡 +]]
(3) 𝑡𝑡𝐶𝐶𝑡𝑡
+ 𝐶𝐶 (3)
(3)]
+ 𝑡𝑡𝐶𝐶 (3)
𝑡𝑡] 𝑡𝑡
] (3)𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
] (3) (3)
08−09
08−09 08−09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡2∙𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 2∙𝑡𝑡
𝑇𝑇𝑇𝑇
2∙𝑡𝑡 𝑇𝑇𝑇𝑇 08−09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 𝑑𝑑é𝑚𝑚
̅̅̅̅
̅̅̅̅
𝑇𝑇𝑇𝑇
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
08−09 =08−09
=08−09
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
̅̅̅̅
2∙𝑡𝑡 = [𝐶𝐶[𝐶𝐶
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 [𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑁𝑁∙𝐷𝐷∙𝐹𝐹
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑡𝑡 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔 ++𝑡𝑡𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚 +𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑡𝑡𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 +
+𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝐶𝐶𝑡𝑡𝐶𝐶
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔 +
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 𝑡𝑡]𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝐶𝐶
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑑𝑑é𝑚𝑚 ++
𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝐶𝐶
𝑡𝑡𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚𝑟𝑟é𝑔𝑔+
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔.09𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑡𝑡𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔 ] 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔
] 𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09 (3)
𝑟𝑟é𝑔𝑔 (3)
] (3) (3) (3)
08−09
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑇𝑇𝑇𝑇2∙𝑡𝑡
08−09
08−09 =
𝑇𝑇𝑇𝑇
2∙𝑡𝑡2∙𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
08−09
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
2∙𝑡𝑡
2∙𝑡𝑡
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
2∙𝑡𝑡
𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
=
[𝐶𝐶
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08
𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
[𝐶𝐶 𝑑𝑑é𝑚𝑚.08 +𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 𝐶𝐶
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔.08
𝑟𝑟é𝑔𝑔
+𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.08 +𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 𝐶𝐶𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚.09 𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔 + 𝑡𝑡𝐶𝐶𝑑𝑑é𝑚𝑚 𝑑𝑑é𝑚𝑚.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
+ 𝐶𝐶
𝑡𝑡𝑑𝑑é𝑚𝑚
𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
𝑟𝑟é𝑔𝑔
+𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔
𝐶𝐶𝑟𝑟é𝑔𝑔.09
] 𝑡𝑡𝑟𝑟é𝑔𝑔 ]
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 2∙𝑡𝑡
MÉTHODE MÉTHODE B : Taux B :d’émission
Taux d’émission basé sur basé l’addition sur l’addition des émissions des émissions MÉTHODE
pour chaque pour B :chaque
Taux
jour d’émission
d’un
jourcycle d’unde basé
cyclesur de l’addition des ém
MÉTHODE
EMÉTHODE
HODE BMÉTHODE
B : Taux MÉTHODE
BBMÉTHODE
:d’émission
Taux
:MÉTHODE
Taux
d’émission
: Taux B
MÉTHODE d’émission
d’émission
: Taux
MÉTHODE
basé B :
B :
basé Taux
Taux
d’émission
sur
B : basé
basé
Taux d’émission
l’addition
B
sur : Taux sur
sur
d’émission basé
d’émission
l’addition l’addition
l’addition
d’émission
des basé
sur basé
émissions
des basé sur
l’addition des
des sur
basé
émissions sur l’addition
émissions
émissions
l’addition
pourdes
l’addition
sur pour des
émissions
l’addition
chaque pour
pour
chaque des
des jour des émissions
chaque
chaque
émissions pour
émissions
d’un
jour jour
jour
pour
chaque
émissions cycle
d’un pour
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d’un
d’un
chaque
cycle dejour
pour cycle
chaque
de chaque
cycle
d’unjour
chaque
de de
de
6 d’un
cycle
jourjoursjour
jour de
d’un cycle d’un
d’un
cycle de cycle
cycle
de de de
MÉTHODEdémarrage
MÉTHODE B
B : Taux
démarrage : Taux d’émission
deB6d’émission
:jours
de 6 d’émission
Taux jours basé
basé surbasé sur l’addition
l’addition sur l’addition des
des émissions émissions
des émissions pour
pour chaque chaque
pour chaque jour
jour d’un d’unjour cycle
cycled’un de
decycle de
ge démarrage
démarrage
de 6de
arrage jours de
démarrage
6 jours 66MÉTHODE
démarrage
de jours
jours
démarrage
démarrage
démarrage de
démarrage MÉTHODE
6 jours
démarrage
démarrage de
de
de666
de Bde :jours
6jours
Taux
jours
6
jours
dedejours Bd’émission
66jours
: Taux d’émission
jours basé surbasé l’addition sur l’addition des émissions des émissions pour chaque pour chaque jour d’un jour cycle d’un decycle de
démarrage
Dans cette Dansdémarrage de
méthode,
cette 6 jours deau
méthode, 6 lieu
jours audelieu concevoirde concevoir les émissions les émissions totalestotales surDans une cette
sur base une méthode,
annuelle,
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on se limite les émissions tot
Dans
eDans
méthode,
cette cette
cette
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Dansméthode,
auDans
cette
Dans lieu
Dans
Dans Dans
au cette
méthode,
de
cette
lieuDans
cette
cette
aux Dans au
au
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de lieu
lieu
méthode,
concevoircette
méthode,
méthode,
émissions
aux de
de
au
méthode,
concevoir
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cette émissions concevoir
concevoir
lieu auau
méthode,
les
produites
méthode, de les
aulieu lieu
concevoir
émissions
au
lieu de
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aules
les
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lieude
produites de
deconcevoirémissions
émissions
concevoir
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de totales
concevoir
concevoir
périodiquement
au lieu les
concevoir
de émissions
concevoir
totales
périodiquement
de concevoir sur
les totales
totales
les une
les
sur émissions
les
lesémissions
àémissions émissions
une
chaque sur
sur
totales
base
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les base
les àémissions une
une
émissions
annuelle,
chaque sur base
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totales
totales
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totales
totales
cycle deune
totales sur
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annuelle,
sur base
totales
on
surune se
sur
démarrage
totales deune
sur on
aux
une une
se base
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limite
une
sur
basebase
démarrage
sur on
on une
une se
base
limite
émissionsde se limite
limite
annuelle,
base
annuelle,
annuelle, on
annuelle,se
annuelle,
6 jours.
base on
limite
annuelle,
produites
6on
deannuelle, se
on
on
onseselimite
Conformément
jours. limite
seon
se
limite limite
périodiquement
Conformément
on se limite se
limitelimite aux à chaque cycle d
aux
aux
sions émissions
émissions
aux
produites aux
émissions Dans
produites
produites
émissions
périodiquement
aux aux cette Dans
produites
émissionsémissionsméthode,
cette
périodiquement
périodiquement
produites périodiquement
produites
à chaque au
méthode,
produites lieu
àà
périodiquement de
chaque
chaque
périodiquement
cycle au concevoir
àlieu
périodiquement cycle
cycle
chaque
de démarrage de à de
de
chaque les
concevoir
cycle
àlors démarrage
chaque émissions
démarrage decycle les
démarragede de totales
émissions
de 66 jours.
jours.
démarrage de sur
totales
6 une
Conformément
Conformément
jours.de base
sur
6 jours.une annuelle,
Conformément base
Conformément on
annuelle, se limite on se limite
missions émissions
produites
aux
aux émissions
aux aux produites
périodiquement
émissionspostulats
aux
émissions produites
produites
postulatsformulés périodiquement
àpériodiquement
chaque
périodiquement
formulés
produites par cycle
Brièrepar
périodiquement de
Brière ààdémarrage
(2011), àchaque
chaque
chaque(2011), àdeàchaque
chaque
6de
cycle
cycle
de jours.
lorscescycle
6de de cycle
Conformément
jours.
de de
démarrage
démarrage
cycles,
cycle ces démarrage
dede
démarrage
cycles, démarrage
Conformémentaux
undémarrage
seul de de
un 6de
four6de
postulats
seul 66est
jours.
jours. dedejours.
four 6formulés
en jours.Conformément
Conformément
6Conformément
est
jours.démarrage
en Conformément
Conformément par Brière
démarrage
Conformément alors (2011), aux
alors lors de ces cycle
aux
aux
ulats postulats
postulats
aux
formulés par aux
formulés
formulés
aux
postulats aux
postulats Brièreémissions
postulats
aux aux
par
par
formulés
postulats
postulats
(2011),
formulés Brière
Brière
formulés produites
émissions
par
formulés
lors
par (2011),
(2011),
Brière par
formulés
de
Brière périodiquement
produites
par
ces lors
lors
Brière
(2011), par
cycles,
Brière
(2011), de
de périodiquement
(2011), ces
ces
lors
Brière (2011),
un
lors decycles,
cycles,
seul
de lors
ces
(2011), àces lors chaque
de
four un
un
cycles, ces
lors
de
cycles, seul
seul
est àces cycle
chaque
de un
en four
four
cycles,
un cesseul
cycles,de
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seul est
est
un démarrage
cycle
four
cycles, en
en
seul
un
four de
démarrage
démarrage
est
seul
unfour démarrage
alors
est en
seul
four
en de
est 6enjours.
démarrage
fourest
démarrage alors
alors
démarrage
en
est Conformément
dedémarrage
6alors
en jours.
démarrage
alors Conformément
alors
que alors les alors
deux
ostulats formulés aux que par
auxpostulats
postulats
aux lesBrière
que deux (2011),
formulés
les
formulés
postulats autres
deux lors
par
formulés parBrière
autres
sont de
Brière
ensont ces
par en cycles,
(2011),
fonctionnement
(2011),
Brière fonctionnement un
lorslorsseul
(2011), de de régulier
ces
lors four
ces estcesen
cycles,
régulier
cycles,
de et ceun undémarrage
pour
et
cycles, seul
seul ceune que
pour
un four
four les
durée
seul alors
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