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EU : GEOTHERMIE

Objectifs du cours :

Plan :
Introduction

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Chapitre 1 : généralités sur l’énergie géothermique

1. QU’EST-CE-QUE LA GEOTHERMIE
Le mot « géothermie » vient des mots grecs « géo », la terre, et « thermie », chaleur.
La géothermie désigne les phénomènes thermiques internes du globe, l’étude de ces phénomènes ou la
source d’énergie qu’ils représentent.
En définitive, la géothermie, est la science qui étudie les phénomènes thermiques internes du globe
terrestre et la technique qui vise à l'exploiter. Par abus de langage, la géothermie désigne aussi l'énergie
géothermique issue de l'énergie de la Terre qui est convertie en chaleur et/ou en électricité.
2. Origine de la chaleur de la terre.

Environ 10% de la chaleur souterraine remonte au processus de formation de la planète Terre. La


température du noyau terrestre s’élève à plusieurs milliers de degrés : cette chaleur rayonne lentement
du centre de la Terre vers sa surface, étant emprisonnée par la croûte terrestre peu conductrice.
L'étude de la composition chimique du globe permet d'accéder au type d'éléments radioactifs présents
ainsi qu'à leur localisation. Les isotopes participant le plus au dégagement de chaleur sont l'uranium 238
(238U), le thorium 32 (32Th) et le potassium 40 (40K). Chaque isotope se désintègre à son propre
rythme caractérisé par sa période ou demi-vie, définie comme le temps nécessaire à la disparition de la
moitié des éléments radioactifs. Ces éléments se sont essentiellement répartis dans les couches
superficielles du globe, croûte continentale notamment et manteau. De par son volume, le manteau
constitue la plus grande source d'éléments radioactifs, bien que leur teneur y soit inférieure à celle de la
croûte.

fig. Chaînes de désintégration de l'uranium 238

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3. PRINCIPE DE LA GEOTHERMIE

Il s'agit d'extraire l’énergie géothermique contenue dans le sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou
pour la transformer en électricité. Il existe un flux géothermique naturel à la surface du globe, mais il est
si faible qu'il ne peut être directement capté. En réalité on exploite la chaleur accumulée, stockée dans
certaines parties du sous- sol (nappes d'eau) en faisant un ou plusieurs forages, plus ou moins profond(s)
selon la température désirée ou le gradient thermique local à certains endroits, où elle peut être
facilement récupérée.
Au centre de la terre règne une chaleur dont l'ordre de température varie entre 4000°c et 5000°c, et cette
chaleur vient du manteau.

La chaleur venant ainsi du manteau réchauffe les eaux d'infiltration et les expulse vers la surface sous
forme de vapeur ou d'eau chaude créant ainsi les sources thermales. Mais pour utiliser cette chaleur, on

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ne peut forer n'importe où : la température de la terre augmente en moyenne de 3°C par 100 m de
profondeur, ce qui nous donne une différence de 30°C à 1000m sous la surface. Cette différence est
insuffisante pour une exploitation géothermique. C'est pourquoi l'on doit chercher des zones de faiblesse
de l'écorce terrestre ou zone d’infiltration magmatique près de la surface et effectuer le forage.

Une fois que le forage est effectué et les canalisations mise en place, l'eau est récupérée, sous forme de
vapeur ou d'eau chaude, provenant soit des eaux d'infiltration soit des eaux injectées par un deuxième
système de canalisations (ce procédé s'appelle "roche chaude sèche").

4. Le gradient géothermique

Le gradient géothermique est le taux d'augmentation de la température dans le sous-sol à mesure que
l'on s'éloigne de la surface. Il correspond à la dérivée ou à la pente de la courbe de température T(z) en
fonction de la profondeur z.
dT(z)/dz
La façon la plus simple de mesurer le gradient géothermique est d’enregistrer la variation de la
température avec la profondeur dans un forage. C’est ce qui se fait parfois avec une précision de l’ordre
de 0,005 °C dans de nombreux forages d’exploration.
Le gradient moyen en Europe est d'environ 0,03 °C/m, soit une augmentation de 1 °C tous les 33 mètres,
3 °C tous les 100 mètres, 30 °C par kilomètre
La figure ci-dessous présente les données de gradient thermique dans un forage au Nevada. Elle montre
que la température augmente quasi- linéairement lorsqu’on s’enfonce à une profondeur de 1600 m. En
moyenne la température augmente de 80 °C/km dans ce forage. C’est ce qui est représenté dans le
graphique de droite c'est-à-dire la dérivée de la courbe de gauche (% à l’observat.)

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Courbe de T(z) (à gauche) et du gradient(T(z)) (à droite)

Une fois le gradient connu, les géophysiciens en déduisent le flux de chaleur, c'est-à-dire la quantité
d’énergie (thermique) qui traverse une unité de surface par unité de temps (unité = J/s/m2 ou W/m2). La
loi de Fourier explique que le flux de chaleur q est l’opposé du produit de la conductivité thermique K
des roches par le gradient de température dT/dz. Son expression est donc :

Pour connaître le flux de chaleur en un point de la surface de la Terre, il faut donc déterminer à la fois le
gradient de température et la conductivité thermique des roches sous- jacentes. Comme nous l’avons vu
précédemment, le gradient de température est obtenu par la mesure directe de la température à
différentes profondeurs dans des forages ou dans des puits de mines. Pour connaître la conductivité
thermique des roches, on les échantillonne dans les puits et on effectue des mesures en laboratoire.
Dans une roche homogène (de conductivité thermique constante), le gradient de température est vertical
le long des formations rocheuses. En l'absence de la circulation d'eau, le flux de chaleur est donc
également vertical.
En milieu continental, la conductivité thermique des roches k vaut environ 2,5W.m-1.K-1. Elle varie en
fait entre 2,2W.m-1.K-1pour les basaltes et 3,1W.m-1.K-1 pour les péridotites. A titre de comparaison,

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la conductivité thermique des métaux est environ 420W.m-1.K-1 (cas de l’argent), et celle de l’eau est
environ 6W.m-1.K-1. Les roches sont donc plutôt de « mauvais » conducteurs thermiques, même si leur
conductivité thermique est supérieure à celle du bois (~ 0,1W.m-1.K-1).
Exercice d’application:
1. Calculer le flux de chaleur observé dans le forage (cf graphique) à la
profondeur z=1km en milieu continental.
2. Calculer le domaine de variation du flux de chaleur de ce forage en z=1km si le socle rocheux est
essentiellement constitué de péridotites.
5. méthodes d’exploration de réservoirs géothermiques
L’exploration des réservoir géothermiques est capital pour une future implantation bénéfique. L’objectif
est de :

• localiser la zone sous-jacente aux roches chaudes


• estimer le volume du réservoir, la température des fluides, et la perméabilité des formation
• connaître la nature du liquide présent( phase vapeur, liquide, ou mixte)
• connaître la nature chimique du fluide
• Prévoir le potentiel d'énergie électrique pendant au moins 20 ans.
L’étape suivante est la plus utilisé :

1. Enquête bibliographique
2. Levé aérien
3. Levé géologique
4. Levé hydrologique
5. Levé géochimique
6. Levé géophysique.
7. forage

les réservoirs géothermiques se trouvent dans des zones :


- geyser
- boue bouillante
- volcan en activité
- eau bouillante en surface

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Chapitre 2 : Types de géothermie
On distingue classiquement trois types de géothermie selon le niveau de température disponible à
l'exploitation par rapport aux gradients thermiques des zones:
Øla géothermie à haute énergie (production d'électricité),
Øla géothermie à basse énergie (production de chaleur),
Øla géothermie à très basse énergie (pompe à chaleur géothermique prélevant la chaleur
contenue dans le sol).

La géothermie à haute et moyenne température

La géothermie à haute et moyenne température consiste à utiliser les joules contenus dans des eaux
profondes, chaudes mais non bouillantes. On utilise cette énergie surtout pour le chauffage d'habitations,
de serres, ou plus rarement, pour produire de l'électricité (l'eau chaude sert à faire bouillir des liquides à
basse température d'ébullition dont la vapeur entraînera des turbines). En général, on pompe de l'eau
chaude contenue dans des nappes phréatiques profondes. Cette eau ne peut pas être envoyée telle quelle
dans un réseau de chaleur type chauffage urbain, car elle est dans la plupart des cas très chargée en sels
minéraux dont la cristallisation colmaterait rapidement toutes les canalisations du réseau. Cette eau cède
sa chaleur (échangeur thermique, pompe à chaleur…) à un réseau de chauffage, puis est réinjectée
refroidie dans la nappe. La réinjection est nécessaire pour deux raisons : tout d'abord, l'eau des nappes
profondes est en général salée et très riche en sels minéraux divers, et ne peut pas être relâchée dans les
écosystèmes de surface (rivières…) ; de plus, si on pompe l'eau sans la réinjecter dans la nappe, celle-ci
voit sa pression diminuer et va finir par s'assécher au voisinage du puits de pompage. Il y a donc au
minimum un puits de pompage et un puits de réinjection. On parle de doublet. Il existe une variante de
cette technique : on peut aussi injecter de l'eau froide dans des roches profondes, chaudes, mais
initialement sèches. L'eau ressort chaude après avoir cheminer dans un réseau de fractures naturelles ou
artificielles (obtenues par fracturation hydraulique ou par des procédés voisins). Tous les intermédiaires
pourraient exister entre ces deux types d'installations suivant la teneur en eau en profondeur : pompage
et réinjection d'une nappe phréatique chaude ou injection et pompage dans des roches sèches et chaudes.

Le problème, c'est que tous ces types d'installation refroidissent les roches et la nappe qui les baignent
entre les puits de pompage et d'injection. Au bout d'une durée assez variable estimée entre 30 et 100 ans
pour les installations "classiques", un doublet est "mort" ou de moins en moins efficace, car l'eau qui
ressort est de moins en moins chaude. Et ce ne sont pas les petits 80 mW.m-2 du flux géothermique qui

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vont empêcher le refroidissement de la nappe et des roches pendant la durée de l'exploitation. Ce type
d'installation exploite donc de la chaleur non renouvelable à échelle humaine, comme on exploite un
gisement de charbon, de pétrole ou d'uranium. Mais ce n'est pas parce que cette énergie n'est pas
renouvelable qu'il ne faut pas l'exploiter. En effet, contrairement au charbon, au pétrole ou au nucléaire,
son exploitation est "propre" et ne produit pas de déchet, que ces déchets soient du CO2 ou des déchets
nucléaires. En France, environ 200 000 logements sont chauffés par géothermie, surtout dans le Bassin
Parisien grâce à une nappe à environ 75°C, située à 2000 m de profondeur. Au nord de l'Alsace, une
installation expérimentale pilote utilise la chaleur de roches fracturées non saturées en eau à Soultz-
sous-Forêt. Le BRGM a calculé qu'exploiter toute la chaleur des roches profondes situées entre 4,5 et
5,5 km de profondeur, dans ce secteur qui correspond à 5% de la région Alsace, fournirait autant
d'énergie qu'une dizaine de centrales nucléaires pendant leurs 40 ans de durée de vie.

La géothermie à très haute température

Dans le cas de la géothermie à très haute température, il s'agit d'exploiter, par des forages, des nappes
phréatiques (ou des roches sèches avec injection d'eau, ou tout intermédiaire entre ces deux situations
extrêmes) dont la température est largement supérieure à la température d'ébullition de l'eau. Il sort donc
de la vapeur "sèche" qui sert directement à faire de l'électricité dans des turbines. Si la vapeur qui sort
contient un certain pourcentage d'eau liquide, la technologie nécessaire pour la production d'électricité
devient beaucoup plus complexe. Il faut, entre autres difficultés, séparer vapeur et liquide avant
d'envoyer la vapeur dans les turbines. Ce type d'installation à très haute température n'est possible que
dans des régions à très fort gradient thermique, en général des régions volcaniques (Islande, etc).
Comme pour la géothermie à haute température, il faut réinjecter la vapeur condensée et refroidie dans
la nappe, ce qui en abaisse la température. Mais du fait du très fort flux thermique local, la durée de vie
de ces installations peut être très longue. C'est de l'énergie "presque renouvelable", voire "vraiment
renouvelable" dans les rares cas où le flux thermique traversant la zone utilisée par l'exploitation est
supérieure au flux capté. La puissance totale installée sur Terre au début du XXIème siècle est d'environ
9000 MW électrique (équivalent à 9 centrales nucléaires), dont 15 MW en France (à Bouillante, en
Guadeloupe).

La géothermie à (très) basse température

La température du sous-sol superficiel (jusqu'à 10-20 m de profondeur) est constante au cours de


l'année, et égale à la moyenne locale jour-nuit-été-hiver. Elle est d'environ 12 à 15°C en France
métropolitaine. C'est la température de nos caves quand elles sont bien enterrées. Cette température du

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sous-sol superficiel ne dépend que du rayonnement solaire et de la température de l'air, donc de la
latitude et de l'altitude ; elle ne dépend pas du flux de chaleur terrestre. Ce qu'on appelle (à tort) la
géothermie basse température consiste à utiliser cette température moyenne du sous-sol et/ou des nappes
phréatiques qui s'y trouvent pour réchauffer nos maisons. Une pompe à chaleur couplée à un réseau de
tuyaux enterrés sous un jardin ou à une nappe phréatique superficielle extrait de la chaleur au sous-sol
et/ou à la nappe en les refroidissant, et cède cette chaleur au réseau d'eau chaude (chauffage et/ou
sanitaire) de la maison. Au bout de quelques mois, le sous-sol et/ou la nappe seraient refroidis, et ne
pourraient plus fournir d'énergie. Mais au bout de ces quelques mois l'été revient et réchauffe le sol. On
peut même inverser les pompes à chaleur, et se servir de l'installation comme climatiseur pendant l'été,
l'énergie extraite de la maison réchauffant le sous-sol et/ou la nappe. Ces installations utilisent l'inertie
thermique du sous-sol et/ou des nappes superficiels, qui ne servent que d'accumulateurs de l'énergie
solaire. Ce qu'on appelle géothermie à (très) basse température n'est qu'une méthode indirecte
permettant d'utiliser l'énergie solaire, qui, elle, est une énergie renouvelable à échelle humaine.

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Chapitre 3 : les applications direct de la géothermie
1. Heat pump
Geothermal (ground-source) heat pumps have the largest energy use and installed capacity worldwide,
accounting for 70.95% of the installed capacity and 55.30% of the annual energy use. The installed
capacity is 49,898 MWt and the annual energy use is 325,028 TJ/yr, with a capacity factor of 0.21 (in
the heating mode). Although, most of the installations occur in North American, Europe and China, the
number of countries with installations increased from 26 in 2000, to 33 in 2005, to 43 in 2010 (Lund
and Tonya , 2016) and to 48 in 2015. The equivalent number of installed 12 kW units (typical of USA
and Western Europe homes) is approximately 4.16 million. This is a 51% increase over the number of
installed units reported in 2010, and over three times the number of units reported in 2005. The size of
individual units: however ranges from 5.5 kW for residential use to large units over 150 kW for
commercial and institutional installations.
In the United States, most units are sized for peak cooling load and are oversized for heating, except in
the northern states; thus they are estimated to average only 2000 equivalent full-load hours per year
(capacity factor of 0.23). In Europe, most units are sized for the heating load and are often designed to
provide the base load with peaking by fossil fuel. As a result, these units may be in operation up to 6000
equivalent full-load hours per year (capacity factor of 0.68), such as in the Nordic countries (especially
in Finland). Unless the actual number of equivalent full-load hours was reported, a value of 2200
hours/year (and higher for some of the northern countries) was used for energy output (TJ/yr)
calculations, based on a report by Curtis et al. (2005).
The energy use reported for the heat pumps was deduced from the installed capacity (if it was not
reported), based on an average coefficient of performance (COP) of 3.5, which allows for one unit of
energy input (usually electricity) to 2.5 units of energy output, for a geothermal component of 71% of
the rated capacity [i.e. (COP-1)/COP = 0.71].
The leaders in installed units are: United States, China, Sweden, Germany and France. Space Heating
Space heat has increased 44% in installed capacity and in annual energy use over WGC2010. The
installed capacity now totals 7,556 MWt and the annual energy use is 88,222 TJ/yr. In comparison, 88%
of the total installed capacity and 89% of the annual energy use is in district heating (28 countries). The
leaders in district heating in terms of annual energy use are: China, Iceland, Turkey, France, and
Germany, whereas Turkey, USA, Italy, Slovakia and Russia are the major users in the individual space
heating sector (a total of 28 countries) (Lund and Tonya , 2016).

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1.1.1.1. Greenhouse and Covered Ground Heating
Worldwide use of geothermal energy used for greenhouses and covered ground heating increased by
19% in installed capacity and 16% in annual energy use. The installed capacity is 1,830 MWt and
26,662 TJ/yr in energy use. A total of 31 countries report geothermal greenhouse heating (compared to
34 from WGC2010), the leading countries in annual energy use being: Turkey, Russia, Hungary, China
and Netherlands. Most countries do not distinguish between covered greenhouses versus uncovered
ground heating, and only a few reported the actual area heated. The main crops grown in greenhouses
are vegetables and flowers; however tree seedlings (USA) and fruit such as bananas (Iceland) are also
grown. Developed countries are experiencing competition from developing countries due to labor cost
being lower – one of the main costs of operating these facilities. Using an average energy requirement,
determined from WGC2000 of 20 TJ/yr/ha for greenhouse heating, the 26,662 TJ/yr corresponds to
about 1,333 ha of greenhouses heated worldwide a 15.6% increase over 2010 (Lund and Tonya , 2016).

1.1.1.2. Aquaculture Pond and Raceway Heating


Aquaculture use of geothermal energy has increased over WGC2010, amounting to a 6.7% increase in
installed capacity and a 2.7% increase in annual energy use. The installed capacity is 695 MWt and the
annual energy use is 11,958 TJ/yr. Twenty-one countries report this type of use, the main ones in terms
of annual energy use being USA, China, Iceland, Italy and Israel – the same as in 2010. These facilities
are labor intensive and require well-trained personnel, which are often hard to justify economically,
thus, the reason why the growth is slow. Tilapia, salmon and trout seem to be the most common species,
but tropical fish, lobsters, shrimp and prawns, as well as alligators are also being farmed. Based on work
in the United States, we calculate that 0.242 TJ/yr/ton of fish (bass and tilapia) are required, using
geothermal waters in uncovered ponds. Thus, the reported energy use of 11,958 TJ/yr represents an
estimated equivalent of 49,413 tons of annual production, representing a 2.7% increase over 2010 (Lund
and Tonya, 2016).

1.1.1.3. Agricultural Crop Drying


Fifteen countries report the use of geothermal energy for drying various grains, vegetables and fruit
crops compared to 13 in 2010 and 15 in 2005. Examples include: seaweed (Iceland), onions (USA),
wheat and other cereals (Serbia), fruit (El Salvador, Guatemala and Mexico), Lucerne or alfalfa (New
Zealand), coconut meat (Philippines), and timber (Mexico, New Zealand and Romania). The largest
uses are in China, USA and Hungary. A total of 161 MWt and 2,030 TJ/yr are being utilized, an
increase of 28.8 % and 24.2% respectively compared to WGC2010 (Lund and Tonya, 2016).

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1.1.1.4. Industrial Process Heat
This is a category that has applications in 15 countries, the same as in 2010. These operations tends to
be large and have high energy consumption, often operating year-around. Examples include: concrete
during (Guatemala and Slovenia), bottling of water and carbonated drinks (Bulgaria, Serbia and the
United States), milk pasteurization (Romania and New Zealand), leather industry (Serbia and Slovenia),
chemical extraction (Bulgaria, Poland and Russia), CO2 extraction (Iceland and Turkey), pulp and paper
processing (New Zealand), iodine and salt extraction (Vietnam), and borate and boric acid production
(Italy). The installed capacity is 610 MWt and the annual energy use is 10,453 TJ/yr, an 18% increase
and a 12% decrease compared to WGC2010. As expected, because of almost year-around operation,
heat use for the industrial processes has one of the highest capacity factors of all direct uses of 0.54,
down from 0.70 in 2010. No reason is given for the decrease in annual energy use and capacity factor;
however, it may be due to more efficient operations and use of energy, or to fewer operating hours per
year. (Lund and Tonya, 2016).

1.1.1.5. Snow Melting and Space Cooling


There are very limited applications in this area; the majority are pavement snow melting projects. Snow
melting applications for streets and sidewalks operate in Iceland, Argentina, Japan, and the United
States, and to a limited extent in Poland and Slovenia. An estimated 2.5 million square meters of
pavement are heated worldwide, the majority of which is in Iceland (74%). A project in Argentina uses
geothermal steam for highway snow melting in the Andes to keep a resort community during the winter,
and in the United States, most of the pavement snow melting is on the Oregon Institute of Technology
campus and in the City of Klamath Falls, Oregon, where it is part of the district heating system using the
lower temperature return water in a heat exchanger with a glycol-water mixture. The power required
varies from 130 to 180 W/m2 (United States and Iceland). The installed capacity is 360 MWt and the
annual energy use is 2,600 TJ/yr. Heat pumps in the cooling mode are not included as they only return
heat to the subsurface, and thus do not use geothermal energy(Lund and Tonya, 2016).

1.1.1.6. Bathing and Swimming


Data for this use are the most difficult to collect and quantify. Almost every country has spas and resorts
that have swimming pools heated with geothermal water (including balneology – the treatment of
diseases with water), but many allow the water to flow continuously, regardless of use (such as at night
when the pool is closed). As a result, the actual usage and capacity figures may be high. In some cases
where use was reported, no flows or temperature drops were known; in these cases 0.35 MWt and 7.0
TJ/yr were applied to estimate the capacity and energy use for typical installations. In other cases, 5 L/s
and 10oC temperature change were used (0.21 MWt) for the installed capacity and 3 L/s and 10oC

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temperature change (4.0 TJ/yr) were used for the annual use, based on communications with the various
country update authors. Undeveloped natural hot springs are not included.
In addition to the 70 countries (up from 67 in 2010 and 60 in 2005) that reported bathing and swimming
pool use, we are also aware of development in Malaysia, Mozambique, Singapore and Zambia, although
no information was made available. The installed capacity is 9,140 MWt and the annual energy use is
119,381 TJ/yr, up 36.4% and 9.1 % respectively over 2010. We have also included the Japanese-style
inns (onsens) that utilize hot spring water for bathing, as we included these figures in previous WGC
reports. The largest reported annual energy uses are from China, Japan, Turkey, Brazil and Mexico
(Lund and Tonya, 2016).

1.1.1.7. Other Uses


This category includes 79 MWt and 1,452 TJ/yr, 88 and 52% higher compared to 2010, respectively.
These values were reported in 13 countries, and include animal farming, spirulina cultivations,
desalination and sterilization of bottles. The largest use is in New Zealand, where geothermal energy is
used in irrigation, frost protection and a geothermal tourist park. African countries that use geothermal
energy for direct and indirect applications are given in Figure 1.12

Chapitre 4 : les applications direct
Chapitre 5 : équation de transfert de chaleur dans la lithosphère
Chapitre 6 : avantages et inconvénients de la géothermie

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