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REPUBLIQUE DU CAMEROUN

REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX-TRAVAIL-PATRIE
PEACE-WORK-FATHERLAND
****
****
MINISTERE DE
MINISTRY OF HIGHER
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
EDUCATION
****
*****
UNIVERSITE DE MAROUA
THEY UNIVERSITY OF MAROUA
**** ****
FACULTE DES MINES ET DES FACULTY OF MINES AND
INDUSTRIES PETROLIERES PETROLEUM INDUSTRIES
**** ****
DEPARTEMENT DU GENIE DEPARTEMENT OF
MECANIQUE PETROLIER ET MECHANICAL PETROLEUM AND
GAZIER GAS ENGENEERING
**** B.P. 08 Kaélé ****
Tél : +237 665417855
Email : fmip.uma@gmail.com
Site web :https://www.fmip.univ-maroua.cm

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU


DIPLOME D’INGENIEUR DE CONCEPTION
OPTION : TRANSPORT ET STOCKAGE DU PETROLE ET DU GAZ
THEME :
EVALUATION DES BESOINS EN CAPACITE DE STOCKAGE
DU GPL AU CAMEROUN A L’HORIZON 2030

Rédigé et soutenu par :

BAHANE Aimée
MATRICULE : 16A409IM

ENCADREUR ACADEMIQUE
ENCADREUR PROFESSIONNEL
Dr SOULEYMANOU ABBAGARI
Monsieur EPIEPANG MBU Charles
Chargé de Cours à la Faculté des Mines et des
Chef de dépôt de la SCDP Bonabéri
Industries Pétrolières à l’Université de Maroua

1
ANNEE ACADEMIQUE
2020/2021
REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX-TRAVAIL-PATRIE PEACE-WORK-FATHERLAND
**** ****
MINISTERE DE MINISTRY OF HIGHER
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EDUCATION
**** *****
UNIVERSITE DE MAROUA THEY UNIVERSITY OF MAROUA
**** ****
FACULTE DES MINES ET DES FACULTY OF MINES AND
INDUSTRIES PETROLIERES PETROLEUM INDUSTRIES
**** ****
DEPARTEMENT DU GENIE DEPARTEMENT OF
MECHANICAL PETROLEUM AND
MECANIQUE PETROLIER ET
GAS ENGENEERING
GAZIER ****
**** B.P. 08 Kaélé
Tél : +237 665417855
Email : fmip.uma@gmail.com
Site web :https://www.fmip.univ-maroua.cm

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU


DIPLOME D’INGENIEUR DE CONCEPTION

OPTION : TRANSPORT ET STOCKAGE DU PETROLE ET DU GAZ

EVALUATION DES BESOINS EN CAPACITE DE


STOCKAGE DU GPL AU CAMEROUN A L’HORIZON
2030

Rédigé et soutenu par :

BAHANE Aimée
MATRICULE : 16A409IM

ANNEE ACADEMIQUE
1

2020/2021
REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX-TRAVAIL-PATRIE PEACE-WORK-FATHERLAND
**** ****
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION
**** ****
UNIVERSITE DE MAROUA THEY UNIVERSITY OF MAROUA
********** ****
FACULTE DES MINES ET DES FACULTY OF MINES AND
INDUSTRIES PETROLIERES PETROLEUM INDUSTRIES
**** ****
Téléphone 00237 665417855 Téléphone 00237 665417855

B.P. 08 Kaélé
Tél : +237 665417855
Email : fmip.uma@gmail.com
Site web :https://www.fmip.univ-maroua.cm

ATTESTATION DE CORRECTION DU MEMOIRE D’INGENIEUR DE CONCEPTION

Nous soussignés Pr ABDOULKARY et Dr DIKWA, respectivement Président et Examinateur du


jury de soutenance du mémoire d’Ingénieur de Conception en TRANSPORT ET STOCKAGE DU
PETROLE ET DU GAZ. Ce mémoire a été présenté et soutenu par Mademoiselle BAHANE Aimée
(Matricule : 16A409IM) est intitulé : « CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN DEPOT
DE GAZ DE PETROLE LIQUIFIE (GPL) ANNEXE DU DEPOT DE BONABERI (DOUALA,
CAMEROUN) » attestons que l’intéressé a effectué les corrections conformément aux exigences du
jury de soutenance en date du 15/11/2021.

En foi de quoi, la présente attestation lui est délivrée pour servir et valoir ce que de droit.

Fait à Kaélé, le …………………………….

L’Examinateur Le Président du jury

i
DEDICACE

A ma douce et tendre famille LAOKISSAM

Rédigé par BAHANE Aimée 1


REMERCIEMENTS

Avant toute chose, je remercie Dieu le Tout Puissant pour le courage, la patience et force qu’il
m’a accordé durant toutes ces années d'études.

J’adresse ma profonde gratitude à l’égard de tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce
travail :

- Professeur LOURA Benoit, Doyen de la Faculté des Mines et des Industries Pétrolières ;

- Professeur KOL Guy Richard, chef Département du Génie Mécanique Pétrolier et Gazier ;

-Docteur SOULEYMANOU ABBAGARI, mon encadreur pour sa totale disponibilité, ses multiples
conseils et pour l’accomplissement de la rédaction de ce mémoire ;

- Docteur NDEMANOU Buris Peggy, pour son aide précieuse et pour son orientation pour la
rédaction de ce mémoire ;

- Aux membres du jury, pour l’intérêt porté en acceptant d’examiner mon travail et de l’enrichir
par des critiques et des propositions ;

- A tous les enseignants de la Faculté des Mines et des Industries Pétrolières, qui n’ont ménagé
aucun effort pour nous accompagner et nous encourager tant au long de notre parcours ;

- Madame MANZOUA Véronique épse MOAMPEA BIO Directrice Générale de la Société


Camerounaise des Dépôts Pétroliers pour son accueil au sein de cette entreprise ;

- Monsieur EPIEPANG, Chef du dépôt de Bonabéri pour la convivialité qu’il a manifesté à notre
égard au sein du dépôt ;

- Monsieur ABDOURAHAMANE ALASSANE, Chef de dépôt Adjoint de Bonabéri pour sa


disponibilité et ses multiples conseils ;

- A tout le personnel SCDP du dépôt de Bonabéri pour aide dans les différents postes lors de notre
imprégnation dans le dépôt ;

-Mon père LAOKISSAM Charles, ma mère ADINNI Clarice et mes frères et sœurs pour tous les
sacrifices consentis, le soutien et les encouragements en vue de la réalisation de ce travail ;

Rédigé par BAHANE Aimée 2


- Tous mes camarades du département (GMPG) en particulier ceux de la filière Transport et
Stockage du Pétrole et du Gaz (TSP) pour l’entraide ;

- Mes collègues stagiaires pour la collaboration et le soutien mutuel ;

- Et enfin à tous ceux qui m’ont soutenu de près ou de loin, à travers leurs conseils qu’ils ont su
me prodiguer au cours de ma formation.

Rédigé par BAHANE Aimée 3


RESUME

Notre travail porte sur l’évaluation des besoins du Cameroun en capacité de stockage de
GPL à l’horizon 2030. Cette étude a pour objectif, l’évaluation des besoins en capacité de stockage
de GPL et l’estimation des investissements afin de satisfaire la demande du pays. Pour atteindre
les objectifs, nous avons dans un premier temps présenter le marché national du GPL. Pour y
parvenir, il a été question de présenter l’offre et la demande du pays. Nous avons constaté que la
demande croit rapidement par rapport à l’offre. Il a été également question de connaître la structure
des prix et le mécanisme de subvention, les différentes infrastructures de stockage et de présenter
les problèmes de la filière. Dans un deuxième temps, notre travail a consisté à faire une évaluation
des consommations de GPL à l’horizon 2030, il s’agit ici d’évaluer le déficit et les besoins
nationaux tout en faisant des estimations. Nous avons mis sur pied à cet effet, deux méthodes de
prévisions à savoir la mise en place de trois scénarios qui présentent trois différentes situations et
la modélisation selon BON JENKIS (les suites temporelles) via le logiciel R studio. Dans un
troisième temps pour terminer, il a été question dans ce travail, d’estimer les besoins en capacité
de stockage et en investissement. Ainsi, on est arrivé à des estimations de 15 746 TM en capacité
de stockage à l’horizon 2030 pour un investissement de 79,5 milliards de FCFA.

Mots clés: GPL, Stockage, Evaluation, Besoin

Rédigé par BAHANE Aimée 4


ABSTRACT

Our work relates to the assessment of Cameroon's needs in LPG storage capacity by 2030.
The objective of this study is to assess the needs in LPG storage capacity and estimate the
investments in order to meet the demand. country request. To achieve the objectives, we first have
to present the national LPG market. To achieve this, it was a question of presenting the country's
supply and demand. We have found that demand is growing rapidly relative to supply. It was also
a question of knowing the price structure and the subsidy mechanism, the different storage
infrastructures, of presenting the problems of the sector. Secondly, our work consisted of making
an assessment of LPG consumption by 2030, this is to assess the deficit and national needs while
making estimates. For this, we have set up two forecasting methods, namely the establishment of
three scenarios which present three different situations and modeling according to BON JENKIS
(the temporal sequences) by the R studio software. Thirdly, this work dealt with estimating storage
capacity and investment needs. Thus, we arrived at estimates of 15,746 MT in storage capacity
by 2030 for an investment of CFAF 79.5 billion.

Keywords: LPG, Storage, Evaluation, Need

Rédigé par BAHANE Aimée 5


LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Site de la SCDP de Bonabéri ...................................................................................................... 16

Figure 2 : Organigramme de la SCDP ........................................................................................................ 18

Figure 3: Raffinage du pétrole brut ............................................................................................................... 5

Figure 4 : Equipements de stockage du GPL ................................................................................................ 7

Figure 5 : Capacités actuelles du GPL de la SCDP ...................................................................................... 8

Figure 6 : Consommation du GPL de quelques pays .................................................................................. 10

Figure 7 : Production du GPL de quelques pays ......................................................................................... 11

Figure 8 : Schéma logistique du GPL au Cameroun (SCDP) ..................................................................... 13

Figure 9 : Equipement de protection individuelle ....................................................................................... 20

Figure 10 : Check liste camion-citerne vrac et camion bouteille à gaz....................................................... 20

Figure 11 : Interface R Studio ..................................................................................................................... 23

Figure 12 : Présentation d'un boxplot ........................................................................................................ 31

Figure 13 : Répartition par ville de la population du Cameroun de 2009 à 2015 ....................................... 38

Figure 14 : Evolution du taux de croissance du PIB du Cameroun (banque mondiale) ............................. 39

Figure 15 : L’Afrique du GPL (Gaz d’aujourd’hui) ................................................................................... 40

Figure 16 : Utilisation du feu de bois .......................................................................................................... 42

Figure 17 : Evolution de la production, des importations et de la mise à la consommation du GPL de 2009


à 2018 (SCDP) ............................................................................................................................................ 47

Figure 18 : Consommation d’énergie par forme 2015 ................................................................................ 47

Figure 19 : Statistique descriptive de notre série ........................................................................................ 50

Figure 20 : Graphes de la série temporelle ................................................................................................. 51

Figure 21 : Boxplot ..................................................................................................................................... 52

Rédigé par BAHANE Aimée 6


Figure 22 : Transformation de la série ....................................................................................................... 53

Figure 23 : Graphe des composantes de la série ......................................................................................... 53

Figure 24 : Graphe de suppression de la tendance ...................................................................................... 55

Figure 25 : Graphe de suppression de la saisonnalité ................................................................................. 55

Figure 26 : PACF et ACF de la série .......................................................................................................... 56

Figure 27 : Statistique descriptive de la nouvelle série ............................................................................... 60

Figure 28 : Prévision de la mise à la consommation du GPL à l’horizon 2030 .......................................... 61

Figure 29 : Capacités de stockage du GPL actuelles plus capacités prédits .............................................. 66

Rédigé par BAHANE Aimée 7


LISTES DES TABLEAUX

Tableau i : Capacité de stockage du GPL par la SCDP par zone de desserte en 2015 (TM)…….8
Tableau ii : Mise à la consommation et production national du GPL ......................................................... 12

Tableau iii : Péréquation transport par ville (en FCFA/tonnes) .................................................................. 15

Tableau iv : Evolution de la subvention...................................................................................................... 16

Tableau v : Différentes formules de la moyenne ........................................................................................ 28

Tableau vi : Evolution de la population camerounaise par région de 2005 à 2015 (en milliers d’habitants)
.................................................................................................................................................................... 37

Tableau vii : PIB/habitant de quelques pays (en dollars internationaux) .................................................... 39

Tableau viii : Consommation de GPL de quelques pays ayant un PIB sensiblement égale à celui du
Cameroun .................................................................................................................................................... 40

Tableau ix : Prix du fagot de bois de feu dans les principales villes.......................................................... 42

Tableau x : Offre de charbon et consommation de charbon de bois dans les sites de production de la
province de l’Est au Cameroun ................................................................................................................... 43

Tableau xi : Dépense en pétrole (en FCFA) des ménages selon le milieu de résidence de 2014 ............... 43

Tableau xii : Consommation énergétique par produit (2015) ..................................................................... 44

Tableau xiii : Evolution de la production, des importations et de la mise en consommation du GPL de


2009 en 2018 ............................................................................................................................................... 46

Tableau xiv : Consommation et importation mensuelle du GPL au Cameroun de 2007 à juin 2019 ......... 49

Tableau xv : Prévision de la consommation mensuelle du GPL à l'horizon 2030 ..................................... 59

Tableau xvi : Prévision de la consommation nationale du GPL à l’horizon 2030 ...................................... 60

Tableau xvii : Estimation de la consommation de GPL par région, scénario bas ...................................... 62

Tableau xviii : Estimation de la consommation de GPL par région, scénario médian ............................... 62

Tableau xix : Estimation de la consommation de GPL par région, scénario haut ...................................... 63

Tableau xx : Prévision des capacités nationales de GPL à l’horizon 2030 à partir de la consommation .. 64

Rédigé par BAHANE Aimée 8


Tableau xxi : Estimation des besoins en capacité de stockage du GPL par région..................................... 64

Tableau xxii : Capacités projetées en 2030 ................................................................................................. 65

Tableau xxiii : Capacités de GPL à ajouter................................................................................................. 67

Tableau xxiv : Evolution de l’autonomie de 2020 à 2030 .......................................................................... 67

Tableau xxv : Investissements ................................................................................................................... 68

Tableau xxvi : Données de construction d'une sphère de 500TM .............................................................. 69

Tableau xxvii : Matériels utilisés pour la construction ............................................................................... 70

Rédigé par BAHANE Aimée 9


LISTES DES ABREVIATIONS SIGLES ET ACCRONYMES

SNH : Société Nationale des Hydrocarbures

SONARA : Société Nationale de Raffinage

CSPH : Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures

SCDP : Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers

GPL : Gaz de Pétrole Liquéfié

GNL : Gaz de Naturel Liquéfié

Tkep : Tonne Equivalent Pétrole

TM : Tonne Métrique

PCA : Président du Conseil d’Administration

EPI : Equipement de Protection Individuel

DG : Directeur Général

DGA : Directeur Général Adjoint

CT1 : Conseiller Technique N0 1

CT2 : Conseiller Technique N0 2

Division JAC : Division des Affaire Juridique, du Contentieux et des Assurances

DQSE : Direction de la Qualité, Sécurité et l’Environnement

DEX : Direction d’Exploitation

DTEC : Direction Technique

Rédigé par BAHANE Aimée 10


DARH : Direction de l’Administration et des Ressources Humaines

DOFC : Direction des Opérations Financières et de la Compatibilité

Rédigé par BAHANE Aimée 11


TABLE DES MATIERES

DEDICACE ............................................................................................................................................. 1
REMERCIEMENTS ................................................................................................................................ 2
RESUME ................................................................................................................................................. 4
ABSTRACT ............................................................................................................................................ 5
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................................ 6
LISTES DES TABLEAUX ..................................................................................................................... 8
LISTES DES ABREVIATIONS SIGLES ET ACCRONYMES .......................................................... 10
TABLE DES MATIERES ..................................................................................................................... 12
AVANT-PROPOS ................................................................................................................................. 15
INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................................. 1
CHAPITRE I: REVUE DE LA LITERATURE ...................................................................................... 3
INTRODUCTION .................................................................................................................................... 3
I. GENERALITES SUR LE GAZ DE PETROLE LIQUEFIE (GPL) :............................................... 3
I.1. Définition .................................................................................................................................. 3
I.2. Histoire sur le GPL [2] .............................................................................................................. 3
I.3. Production des GPL .................................................................................................................. 4
I.4. Caractéristiques du GPL ........................................................................................................... 5
I.5. Utilisation du GPL .................................................................................................................... 6
I.6. Transports du GPL .................................................................................................................... 6
I.7. Stockage de GPL....................................................................................................................... 7
I.8. Sécurité sur le GPL ................................................................................................................... 9
II. PRESENTATION DU MARCHE DU GPL ................................................................................... 10
II.1. Situation internationale du GPL .............................................................................................. 10
a) Consommation mondiale en GPL ........................................................................................... 10
b) Production mondiale de GPL .................................................................................................. 11
II.2. Situation camerounaise du GPL .................................................................................................. 11
a) Offres et demande du GPL au Cameroun ............................................................................... 11
b) Chaine de valeur/schéma logistique ........................................................................................ 12
c) Différents acteurs dans le marché du GPL au Cameroun ....................................................... 13
d) Structure des prix et mécanisme de subvention .......................................................................... 15

Rédigé par BAHANE Aimée 12


e) Problèmes de la filière................................................................................................................. 17
CONCLUSION ....................................................................................................................................... 18
CHAPITRE II: MATERIEL ET METHODES ..................................................................................... 19
I. PRESENTATION DU MATERIEL ............................................................................................... 19
I.1. Cahier d’enregistrement des marketeurs....................................................................................... 19
I.2. Bons d’enlèvement des marketeurs .............................................................................................. 19
I.3. Des EPI ......................................................................................................................................... 20
I.4. Check liste camion-citerne/wagon citerne .................................................................................... 20
I.5. Ordinateur SCDP .......................................................................................................................... 21
I.6. Excel ............................................................................................................................................. 21
I.7 Le logiciel R studio. ....................................................................................................................... 22
a) Définition ................................................................................................................................ 22
b) Utilisations de R ...................................................................................................................... 22
c) Editeurs ................................................................................................................................... 22
d) Interface .................................................................................................................................. 23
II. METHODE ..................................................................................................................................... 24
a) Généralités sur les séries temporelles ......................................................................................... 24
II.2. Modélisation selon box Jenkins .................................................................................................. 27
a) Statistique descriptive ............................................................................................................. 27
b) Détection des valeurs atypiques et aberrantes ......................................................................... 31
c) Transformation de la série....................................................................................................... 32
d) Détection des composantes d’une série temporelle ................................................................ 32
e) Suppression de la tendance et dessaisonalisation.................................................................... 33
f) Spécification du model............................................................................................................ 34
g) Choix du model(critère) .......................................................................................................... 36
h) Prédiction ................................................................................................................................ 36
II.3. Évaluation des consommations du GPL à l’horizon 2030 ...................................................... 36
a) Evaluation des sources d’énergie concurrentes....................................................................... 36
b) Evaluation des besoins nationaux en GPL à l’horizon 2030 ................................................... 44
CONCLUSION ....................................................................................................................................... 47
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION ................................................................................. 49
INTRODUCTION .................................................................................................................................. 49
I. Prévision de la consommation de GPL par la modélisation selon BOX JENKINS ....................... 49

Rédigé par BAHANE Aimée 13


I.1. Transformation de la base en série ............................................................................................... 50
I.2. Détection des valeurs atypiques et aberrantes ............................................................................. 52
I.3 Transformation de la série ............................................................................................................. 52
I.4 Détection des composantes d’une série temporelle ....................................................................... 53
I.5 Suppression de la tendance et de la saisonnalité............................................................................ 55
I.6 spécification du modèle ................................................................................................................. 56
I.7 Choix du modèle ............................................................................................................................ 57
I.8 Prévision ........................................................................................................................................ 59
II. Prévision des consommations de GPL à l’horizon 2030 par la méthode de mise en place des
scénarios.................................................................................................................................................. 60
II.1. Prévision de la consommation nationale du GPL à l’horizon 2030 ............................................ 60
II.2. Estimation des besoins ................................................................................................................ 62
a) Scénario bas ............................................................................................................................ 62
b) Scénario médian ...................................................................................................................... 62
c) Scénario haut ........................................................................................................................... 63
III. PREVISION DES CAPACITES DE STOCKAGE .................................................................... 63
III.1. Stratégies de développement des infrastructures ........................................................................... 66
III.2. Investissements ............................................................................................................................. 67
III.3 SUGGESTION ET PERSPECTIVES ............................................................................................ 69
CONCLUSION ....................................................................................................................................... 70
CONCLUSION GÉNÉRALE................................................................................................................ 71
REFERENCE BIBIOGRAPHIQUE ...................................................................................................... 72
ANNEXES ............................................................................................................................................. 73
ANNEXE 1 ............................................................................................................................................. 73
ANNEXE 2 ............................................................................................................................................. 74
ANNEXE 3 ............................................................................................................................................. 79

Rédigé par BAHANE Aimée 14


AVANT-PROPOS

❖ PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

1. PRESENTATION GENERALE DE LA SCDP

Dans le cadre de notre étude de fin de formation, nous avons effectué 2 mois au sein de la
Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP).

Créée le 1er juillet 1979 par l’Etat du Cameroun dans le souci d’assurer la disponibilité des produits
pétrolier à travers le pays et de favoriser le développement de son économie, la Société Camerounaise
des Dépôts Pétroliers (SCDP) est une entreprise qui occupe une place déterminante dans le secteur des
produits pétroliers au Cameroun. Elle assure dans ses prérogatives, le stockage et la distribution des
produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national. Elle dispose d’un réseau de 14 dépôts
(modernes) répartis dans 7 régions du pays à savoir : la région du Littoral (les dépôts de Douala, le
centre gaz de bonabéri), du Centre (les dépôts de Yaoundé), de l’Ouest (le dépôt de Bafoussam), du
Nord (le dépôt de Garoua), de l’Adamaoua (le dépôt de Ngaoundéré), de l’Extrême nord (le centre
emplisseur gaz de Maroua) et de l’Est (le dépôt de Bertoua, le dépôt de Belabo). Elle a une capacité
cumulée de stockage de 238.487m3 en produits liquide et 3970TM en gaz domestique.
Par ailleurs, nous avons été affectés au dépôt gaz (ou centre emplisseur gaz) de Bonabéri. Le centre
emplisseur gaz de Bonabéri approvisionne l’ensemble du pays en GPL et est essentiellement ravitaillé
par navire. Ce navire dispose de deux cigares d’une capacité de 3000TM chacun. Le dépôt a à son sein
cinq sphères d’une capacité de 500TM dont une de sphère est présentement en visite décennale.

Rédigé par BAHANE Aimée 15


Figure 1 : Site de la SCDP de Bonabéri

2-Organisation de l’administration

La SCDP emploie en son sein des Ingénieurs, Techniciens qui sont au service du bon
fonctionnement à l’activité de l’entreprise.

Dans la suite, nous détaillerons l’organisme puis ses différentes composantes tout en précisant le rôle
de chacune d’elles. Son organigramme se présente comme suit :

-Conseil d’Administration qui se tient deux fois par an en session ordinaire et a pour mission
de définir la politique de l’entreprise et convoquer les assemblées générales ;

-Direction Générale : La Direction Générale coiffe toutes les autres fonctions de l’entreprise sauf
le conseil d’administration ; le Directeur Général coordonne et dirige l’ensemble des activités de
l’entreprise. Ses principales fonctions sont les suivantes :

❖ Donner les orientations pour le bon déroulement des activités de l’entreprise ;

Rédigé par BAHANE Aimée 16


❖ Les contrôler ;
❖ Coordonner ces activités,
❖ Veiller au respect des normes disciplinaires ;
❖ Veiller à la formation et à l’information régulière de ses collaborateurs.

-Direction de l’Administration et des Ressources Humaines : La direction des ressources


humaines, l’une des principales fonctions support à la SCDP, en lien étroit avec la Direction
Générale, les cadres de la DRH orientent et/ou accompagnent la stratégie économique de
l’entreprise en mettant en avant sa dimension sociale.

Elle est chargée :

❖ D’assurer l’interface avec la direction générale


❖ De jouer un rôle de conseil auprès des cadres des directions opérationnelles.
❖ De prendre en charge l’impulsion, le pilotage et le suivi des équipes et projet…

-Direction des Opérations Financières et de la Comptabilité : sa mission se décline ainsi qu’il suit :

❖ Suivre les comptes banques/ Trésorerie ;


❖ Gérer les opérations Banques ;
❖ Suivre les comptes des fournisseurs locaux ;
❖ Faire des encaissements auprès des clients ;
❖ Informer le Directeur General de tout risque de non solvabilité des clients.
- Direction de l’Exploitation : Le Directeur de l'exploitation (aussi appelé, Directeur des opérations
(DOP)1) est un membre de l'équipe de direction d'une entreprise. Dans cette fonction, il doit assurer la
direction du périmètre de production qui lui est confié. Son rôle est de :

❖ Décliner la stratégie de l'entreprise aux niveaux des opérations (de production et de services) ;
❖ Gérer la productivité et la rentabilité des structures dont il a la charge ;
❖ Satisfaire les clients en respectant les engagements contractuels (qualité, coût, délai) ;
❖ Manager et animer ses équipes ;
❖ Mettre en place et faire appliquer les procédures opérationnelles, prendre en compte les facteurs
QSE (Qualité-Sécurité-Environnement) dans les opérations.

Rédigé par BAHANE Aimée 17


-Direction des Contrôles et de l’Audit Interne : La SCDP dispose d’un cabinet de
communication, ses missions principales sont :

❖ Gérer les informations au sein de la SCDP ;


❖ Gérer la veille du marché pétrolier ;

❖ Gérer l’image et d'identité de la SCDP ;


❖ Réussir l'interaction entre communication interne et communication externes.

Figure 2 : Organigramme de la SCDP

3-MISSION DE L’ENTREPRISE

Outre le stockage et la distribution des produits pétroliers, la SCDP est garante de la qualité et de
la disponibilité de ces produits. Elle conserve les stocks de sécurité (propriété de l’Etat du Cameroun),
les stocks stratégiques, sécurise les approvisionnements et collecte, pour le compte de l’Etat, la taxe
spéciale sur les produits pétroliers (TSPP).

Rédigé par BAHANE Aimée 18


INTRODUCTION GENERALE

L’appellation « Gaz de Pétrole Liquéfié » ou « GPL » peut qualifier deux gaz à l’état
liquide : le propane(C3H8) et le butane(C4H10). Ce sont tous les deux des hydrocarbures saturés qui
sont composés de liaisons simples d’atomes de carbone et d’hydrogène. Ils présentent l’intérêt de
se liquéfier sous une pression moins forte que les autres gaz (notamment le méthane) : entre 1,5 et
7 bars. Plus de 60% des volumes de GPL proviennent de champs de gaz, le reste étant issu du
raffinage du pétrole brut. L’usage des GPL est aujourd’hui largement répandu en raison de leur
facilité de stockage et de transport. Il est utilisé pour les applications itinérantes (bouteille pour
restauration, briquet), les application domestiques (cuisson), les applications industrielles
(métallurgie, pétrochimie), etc.

Au Cameroun, le marché du GPL a atteint 113 816 TM en 2018 [1]. Le GPL est le produit
pétrolier dont le taux de croissance est le plus élevé (7,32%). La production nationale s’élève à
20085 TM en 2018. Malheureusement, le marché est confronté à quelques problèmes à savoir
l’incapacité de la production locale à approvisionner l’ensemble du marché national, l’insuffisance
des capacités de stockage, etc…

Face à une demande qui n’arrête pas de croître (la consommation a doublé entre 2009 et
2018) et dans l’optique de vulgariser la consommation de GPL, le Cameroun se doit d’entreprendre
plusieurs actions si le pays souhaite continuer à satisfaire la demande en GPL. Parmi ces actions,
nous avons identifié l’augmentation des capacités de stockages de GPL, comme l’un des facteurs
clés pour la poursuite du développement du marché national. Le présent travail vise à estimer les
besoins en capacité de stockage pour satisfaire la demande à l’horizon 2030 et les investissements
y afférents.

Les objectifs de ce travail sont de :

➢ Elaborer des scénarios plausibles d’évolution du marché national des GPL à l’horizon 2030
;
➢ Faire des prévisions de la consommation du GPL à l’horizon 2030 ;
➢ Evaluer les besoins en capacité de stockage qui en découle et phaser leur développement ;
➢ Estimer les besoins en financement qui en découle.

Rédigé par BAHANE Aimée


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Dans le but d’atteindre nos objectifs, le présent mémoire est organisé en trois chapitres.
Dans le premier chapitre, nous faisons une revue de la littérature qui consistera à présenter les
filiales du GPL, le marché international et national du GPL. Dans le second chapitre nous
présentons les matériels et méthodes utilisés pour mener à bien les prévisions des capacités de
stockage du GPL à l’horizon 2030. Dans le dernier chapitre nous présentons et analysons les
résultats obtenus. Nous clôturons enfin notre travail des suggestions et perspectives ainsi que par
une conclusion.

Rédigé par BAHANE Aimée


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CHAPITRE I: REVUE DE LA LITERATURE

INTRODUCTION

À travers le monde, des centaines de millions de personnes utilisent aujourd’hui les gaz de
pétrole liquéfié, plus communément appelés GPL, et en dépendent pour de nombreux usages : dans
l’industrie, les transports, l’agriculture, la production d’électricité, la cuisine, le chauffage et les
loisirs. Mais peu savent en revanche comment les GPL sont produits, d’où ils viennent et qui sont les
pays qui en consomment le plus.

I. GENERALITES SUR LE GAZ DE PETROLE LIQUEFIE (GPL) :

I.1. Définition
Le GPL (gaz de pétrole liquéfié) est un mélange d’hydrocarbures légers stocké à l’état liquide
et issu du raffinage du pétrole brut (40% des ressources mondiales) et plus généralement du gaz
naturel (60% des ressources mondiales). Il est composé d’environ 80% de butane (C4H10) et 20% de
propane (C3H10).

I.2. Histoire sur le GPL [2]

Les industries gazières et pétrolières ne se sont intéressées que tardivement à l’industrie des
GPL, les gaz butane (C4H10) et propane (C3H10). Si l’aventure du gaz naturel a commencé à l’orée du
XIXe siècle avec Philippe Lebon, l’histoire des gaz butane (C4H10) et propane (C3H10) débute avec
celle du XXe siècle. En 1911, un chimiste américain, Walter Snelling, démontre que la présence de
propane et de butane dans l’essence est à l’origine de l’évaporation. Il développe rapidement une
méthode pour séparer ces gaz de l’essence. La première production de GPL pour leur utilisation
remonte aux années 20 et il faudra attendre les années 50 pour que commencent des échanges
commerciaux d’envergure. Si, en France, l’entreprise Liotard invente et commercialise (en 1934) la
première bouteille de gaz butane via sa filiale Primagaz, il faudra attendre le milieu des années 40
pour que l’utilisation des GPL débute véritablement. Limitée pendant une trentaine d’année à une
commercialisation régionale, la crise pétrolière de 1973 marque un tournant pour l’industrie des GPL

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3
avec la prise de conscience de leurs intérêts par les pays pétroliers. Les années 80 se révélèrent être
une période d’expansion considérable des exportations de GPL dans le monde.

I.3. Production des GPL

Le GPL provient de deux origines :

• Les champs de gaz (pour plus de 60%) : En moyenne, un champ de gaz fournit près de 90 % de
méthane (CH4) mais aussi 5 % de propane et 5 % d'autres gaz dont le butane. Schématiquement, on
refroidit le gaz naturel extrait pour en séparer les différents constituants. On obtient alors des GPL
(butane et propane à l’état liquide) alors que le méthane se trouve encore à l’état gazeux, ces gaz
ayant des points de liquéfaction différents. Du butane et du propane sont également récupérés lors
de l’extraction de pétrole, sous forme de gaz associés dissous (d’où l’appellation de gaz « de
pétrole » liquéfiés). Les pourcentages de butane et de propane contenus dans le gaz naturel et le
pétrole brut sont très variables d'un gisement à un autre [3] ;

• Les raffineries de pétrole (pour moins de 40%) : Lors du raffinage du pétrole brut, le butane et le
propane constituent entre 2 et 3 % de l'ensemble des produits obtenus. Ils constituent les coupes les
plus légères issues de la distillation du pétrole brut. Ces gaz sont également récupérés à l’issue
d’opérations de traitement « secondaires », après la phase de distillation. Selon sa provenance, une
tonne de pétrole brut traitée produit 20 à 30 kg de GPL [3].

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Figure 3: Raffinage du pétrole brut

I.4. Caractéristiques du GPL

• Apparence et odeur : le GPL est incolore, soit en phase vapeur ou en phase liquide, inodore à
l’état naturel, mais on doit ajouter un odorant (composés sulfures tel que le diéthylmercaptane ou le
diméthyl-sulfide), afin de faciliter sa détection comme le cas du gaz naturel pour usage domestique
ou industriel.

• Tension de vapeur (tvr) : la tvr du GPL est de 8 et 2 bars pour le propane et le butane
respectivement à 20°c.

• Dilatation : à l ‘état liquide, le GPL a un haut coefficient de dilatation dont il faut tenir compte
lors de stockage (les sphères ne doivent jamais être complètement remplies).

• Densité : à l’état gazeux, il est plus lourd que l’air. Cette densité se calcule à partir du degré d’api :

141,5
𝐝𝐞𝐠𝐫é 𝐀𝐏𝐈 =densité − 131,5

• Température d’ébullition : à la pression atmosphérique la température d’ébullition de propane est de


-42°c, celle de butane est de -0,6°c.

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• Pouvoir calorifique : c’est la propriété la plus intéressante étant donné que le GPL est
traditionnellement utilisé pour les besoins domestiques : pc = 29460 (kcal/kg).

• Impuretés : le plus important est le soufre, la teneur en soufre est inférieure ou égale à 0,005 % en
masse.

• Explosibilité et inflammabilité : le GPL est un gaz explosif lorsqu’il est mélangé avec l’air ou
l’oxygène, la limite d’inflammabilité inférieure du GPL est très basse, par exemple les limites
d’inflammabilité du propane sont de 2.4 à 93.5 % du volume de gaz dans l'air et celle du n-butane de
1.9 à 8.4 % du volume de gaz dans l'air.

I.5. Utilisation du GPL

44 % du GPL, soit presque la moitié de la production mondiale, a été destinée en 2015 à un usage
domestique [4]. Le secteur pétrochimique représente quant à lui 26 % des consommations. Le secteur
de l’industrie (12 %), des transports (9 %) et de la raffinerie (8 %) se partagent le restant du gâteau mis
à part les 1 % de GPL consommé dans le secteur agricole. Dans le rapport d’activité 2016 de
l’Association mondiale du GPL (WLPGA), on apprend qu’en Amérique du Sud et en Amérique
centrale, 68 % de l’énergie GPL consommée l’est au sein des foyers et sur ce nombre 85 % est
consacrée principalement à la cuisson. En Asie, la moitié de la consommation de GPL est consacrée à
des applications domestiques. A contrario, aux États-Unis et au Canada 60 % du GPL est utilisé dans
le secteur agricole. Dans le secteur de la mobilité, on recense 25 millions de véhicules roulant au GPL :
c’est l’énergie alternative la plus utilisée dans le monde. Au Cameroun, le GPL est utilisé à 85% pour
la cuisson.

I.6. Transports du GPL

Comme nous l’avons vu plus haut, les GPL sont obtenus à l’issue du traitement du gaz naturel. Une
fois prêt, le GPL est transporté vers des terminaux de stockage par des transporteurs agréés, des
pipelines ou des wagons citernes. Le GPL est ensuite livré par train, route, navire-citerne côtier ou
pipeline à des usines de remplissage de cylindre et des zones de stockage intermédiaires. Les cylindres
sont remplis de butane et de propane dans les usines d’embouteillage. Le GPL peut être transporté

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6
pratiquement n’importe où, soit en bouteilles, soit en vrac. Les camions transportent des bouteilles de
butane et de propane de l’usine d’embouteillage aux détaillants, ainsi qu’aux clients privés et
professionnels. Pendant ce temps, les petits camions en vrac distribuent du GPL en provenance des
centres de stockage à divers consommateurs. Enfin, le GPL est facilement accessible aux utilisateurs
finaux par le biais d’un réseau de points de vente.

Par ailleurs, le transport du GPL obéit à une réglementation internationale. En fonction de la nature
du transport ou des quantités, cette réglementation prévoit des exemptions et des précautions à prendre.
Par exemple au Cameroun, le GPL est transporté par pipeline, par wagon citerne et par camion-citerne
uniquement et à l’état liquide.

I.7. Stockage de GPL

Il existe trois modes de stockage du GPL :

• Les stockages sous pression où les gaz sont stockés à température ambiante. Le propane est stocké
par exemple sous 7 bars à une température de 150c.
• Les stockages réfrigérés sous pression, où les gaz sont stockés à une température voisine ou
inférieur à 00c. Ce mode est employé pour les produits présentant des températures critiques (avec des
risques d’inflammation élevés) basses. Par exemple le propylène est stocké sous 5 bars à 00c.
• Les stockages cryogéniques pour les gaz incondensables à température ambiante. On amène la
température du stockage à une valeur voisine de la température d’ébullition du produit. L’éthylène par
exemple, est stocké à -6300c sous pression voisine de la pression atmosphérique.

Par ailleurs, on peut stocker le GPL dans différents réservoirs notamment les sphères, les cigares,
les sphéroïdes, les ballons etc.

Figure 4 : Equipements de stockage du GPL

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Le stockage des produits pétroliers au Cameroun est assuré par la Société Camerounaise des Dépôts
Pétroliers (SCDP) qui compte 14 dépôts pétroliers implantés dans 7 régions.

Le GPL est stocké dans des sphères, dans des cigares et conditionné dans des bouteilles.

Par ailleurs, le stockage du GPL qui se fait dans des sphères et des cigares est appelé à la
SCDP stockage en vrac.

Tableau i : Capacité de stockage du GPL par la SCDP par zone de desserte en 2015 (TM)

Ville Douala Yaoundé Bafoussam Ngaoundéré Maroua Bertoua

Régions Littoral -Centre -Ouest -Adamaoua Extrême-nord Est


desservies -Sud -Nord-ouest -Nord

Capacité de
stockage (en 2500 -1000 -171 95 105 100
tonne métrique)
Source : SCDP

Figure 5 : Capacités actuelles du GPL de la SCDP

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D’après la règlementation camerounaise, les dépôts pétroliers doivent être construits en tenant
compte des stocks règlementaires. En effet, les stocks réglementaires constitués conformément à
l’Arrêté N°023/MINMEE du 28 septembre 2001 fixant les conditions de gestion et de contrôle desdits
stocks sont composés des :

➢ Stocks de sécurité dont le préfinancement incombe à la SNH et qui représentent 30 jours de


consommation et ne pouvant être utilisés qu’en cas d’urgence mais pour ce qui est du GPL il n’en
existe pas encore ;
➢ Stock-outils qui sont des stocks commerciaux et qui représentent 15 jours de consommation. En
effet, bien que l’élimination du monopole de la SCDP en matière de stockage des produits pétroliers
ait été effective depuis le 13 novembre 2000, à l’heure actuelle, seule la SCDP assure le stockage des
produits pétroliers. La société Neptune Oïl a tout de même déjà obtenu en 2012 un agrément de
stockage, mais n’est pas encore opérationnel.

I.8. Sécurité sur le GPL

Pour pouvoir brûler, les GPL doivent être mélangés à l’air dans des proportions bien précises. La
combustion des GPL n'est possible que si la teneur en GPL dans l’air se situe entre 2 et 10 %, une
fourchette plus restreinte que les autres gaz. A titre de comparaison, la plage d’inflammabilité dans
l’air intervient entre :

• 4 et 75 % dans le cas de l’hydrogène ;


• 2,5 et 80 % dans le cas de l’acétylène ;
• 5 et 15 % dans le cas du gaz naturel.

Toutes les installations subissent des contrôles réguliers, notamment réalisés par les DREAL
(Directions Régionales de l'Environnement, l’Aménagement et du Logement). L’installation des
réservoirs de GPL doit respecter des règles de distances de sécurité vis-à-vis des habitations et de la
voie publique, d’entretien de l’environnement autour du réservoir.

Des mesures de sûreté doivent être également prises par les usagers afin d’éviter tout risque. Les
bouteilles de GPL doivent en particulier être placées bien droites verticalement et de façon stable à
plus d’un mètre des ouvertures d’un bâtiment et sur un sol incombustible, c’est-à-dire exempt de
papiers, chiffons, essences, herbes sèches et de tout autre produit facilitant un départ de feu.

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Notons qu’une bouteille de GPL « vide » contient encore du gaz et doit être manipulée avec
précaution. Contrairement au gaz naturel, le propane et le butane sont en effet plus lourds que l’air.

II. PRESENTATION DU MARCHE DU GPL

II.1. Situation internationale du GPL

Les principaux producteurs de GPL dans le monde sont les États-Unis, l’Arabie saoudite et la
Chine. A eux trois, ils délivrent près de 37% des GPL produits dans le monde. Ce sont également les
trois principaux consommateurs de GPL dans le monde (la Chine se trouvant en 2e position devant
l’Arabie saoudite).

a) Consommation mondiale en GPL

Actuellement, Le taux moyen annuel de la consommation mondiale du GPL représente 9% de la


demande mondiale de GPL. La demande mondiale en GPL a augmenté à un rythme bien supérieur à
celui de la demande énergétique totale est atteindre 100 MT en 2020. Cette demande est dominée par le
secteur résidentiel dans le marché asiatique et par les secteurs de raffinage (18 %) et pétrochimie (43 %)
aux Etats-Unis. La demande en Europe est équilibrée entre ces trois secteurs [5].

Figure 6 : Consommation du GPL de quelques pays

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b) Production mondiale de GPL

L’offre mondiale du GPL représentait 205MT en 2002 selon Purvin & Gertz, elle croîtra à un rythme de 5 %
par an et elle est atteindre 270 MT en l’an 2012 [5].

Figure 7 : Production du GPL de quelques pays

II.2. Situation camerounaise du GPL

a) Offres et demande du GPL au Cameroun

Les seules données permettant un suivi continu et fiable sont de manière macro celles de la
production et de l’importation et de manière micro celles de la commercialisation par les marketeurs.
La vente de GPL se fait d’un stockage étanche vers un récipient étanche notamment les bouteilles et
les citernes fixes. Pour pouvoir mesurer les consommations, il est alors nécessaire de disposer des
détails de vente en distinguant les ventes en bouteilles du secteur vrac, et pour les bouteilles, par format
de bouteille. Du fait de la complexité des canaux de distribution, le marketer n’aura pas les données
sur le client final utilisant une bouteille, et seule une étude quantitative ponctuelle pourra en donner
une estimation. On considèrera que les vents du GPL en bouteilles de moins de 30kg représente
principalement le secteur résidentiel, et en général, il s’agira de bouteilles de 11 à 14kg dans presque
tous les pays. Les bouteilles de 5 et 6kg ont été développées principalement en Afrique subsaharienne
pour le débours à l’achat de gaz pour les ménages ne pouvant acheter une charge de 11 à 14kg.

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Tableau i : Mise à la consommation et production national du GPL

Années 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Libellés
Production du GPL 14947 19636 24487 8856 13811 18566 20939 22183 12997 20085
(en TM)
°
Mise à la 56146 62120 65828 72032 80126 87471 93477 93981 103359 113816
consommation
(en TM)

b) Chaine de valeur/schéma logistique

Le Cameroun possédait 3 sources d’approvisionnement de GPL à savoir les importations, la


raffinerie nationale, opérée par la SONARA qui est située à Limbé et la production de Bipaga qui livre
le produit à travers des installations construites par la SNH. Il est à noter qu’en raison de l’incident
survenu le 31 mai 2019 à la SONARA, la raffinerie de Limbé a interrompu ses activités ; ce qui induit
un arrêt de la production de GPL. Elle desservait les Régions du Sud-ouest et de l’Ouest.
Les importations sont livrées à Douala, dans le dépôt primaire de Bonabéri qui dessert tous les
autres dépôts du Cameroun. Quant à la production de Bipaga, elle est acheminée à Yaoundé pour
desservir la Région du Centre, soit vers les installations de stockage opérées par la SCDP, soit
directement vers les centres emplisseurs des marketeurs qui en possèdent. Notons également que le
centre-emplisseur SCDP permet également la reprise de GPL vrac pour servir des clients vrac.
En règle générale, les Marketeurs qui ont un centre emplisseur s’approvisionnent directement
soit de la Raffinerie soit de Bonabéri en cas d’importation, soit des installations de Bipaga. Le transport
est effectué soit par wagons citerne, soit par camions citerne (de 20 tonnes en moyenne). Le camion-
citerne appartient en général à des sociétés de transport privées, contractées par le Marketer.
Le rôle de la SCDP s’avère primordial car elle met à la disposition de tous une capacité
d’emplissage, particulièrement aux endroits où les volumes respectifs de chaque Marketer ne
permettraient pas de justifier économiquement l’investissement d’un centre emplisseur.

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Figure 8 : Schéma logistique du GPL au Cameroun (SCDP)

c) Différents acteurs dans le marché du GPL au Cameroun

Comme acteurs intervenant dans le marché du GPL, nous avons les acteurs institutionnels et les
acteurs opérationnels.

➢ Acteurs opérationnels : il s’agit ici de l’ensemble de personnes qui interviennent de façon active.
Ils entrent en activité en établissant des stratégies.

• La SONARA : créée en décembre 1976 par l’Etat camerounais et les sociétés pétrolières exerçant
sur le territoire national, elle a pour mission principale la satisfaction des besoins du marché national
en produits finis. Elle se charge principalement de raffiner le pétrole brut venu de la SNH ou d’ailleurs
en produits finis prêts à la consommation. Mais l’accident survenu en son sein a entrainé l’arrêt de ses
activités ;
• La SNH : Créée en mars 1980, la Société Nationale des Hydrocarbures est une société d'Etat
spécialisée dans les projets d'exploration et de production des hydrocarbures au Cameroun. Elle devient
acteur opérationnel grâce à la production de BIPAGA débuté depuis le 1er semestre 2018 à travers le
traitement du gaz naturel produit par le champ Sanaga Sud pour l’exportation ;

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• La SCDP : c’est en septembre 1979 qu’elle fut créée avec en charge la gestion totale des
installations de stockage d’hydrocarbure. De même, elle assure la coordination de l’approvisionnement
des différents dépôts et réalise les infrastructures nécessaires à la mise en place des stocks de sécurité,
elle assure également l’emplissage des bouteilles venues des distributeurs.

Nous notons également comme acteur intervenant dans le marché du GPL :

• Marketeur ou compagnie de gaz : au Cameroun il y en a 13 qui ont obtenu la licence de


marketeur. C’est l’entité qui détient la licence d’investir et de commercialiser des bouteilles à sa
marque, il est censé être le propriétaire des bouteilles et l’unique autorisé à remplir ses bouteilles ou
les faire remplir par sa délégation auprès d’autres emplisseurs. Il peut commercialiser ses bouteilles en
livrant directement ses points de vente ou à domicile ou en approvisionnant son réseau à travers ses
réseaux de distributeurs exclusifs ou grossistes dans le cas du Cameroun.
• Distributeur : le distributeur détient le droit exclusif contractuel de commercialiser les bouteilles
d’un marketeur. Il accède aux bouteilles par consignation auprès du marketeur, qui s’engage à lui
rembourser en cas de déconsignation. Il possède son propre réseau de points de vente ou vend
directement à domicile. Il rend compte à son marketeur de ses actions commerciales, car la bouteille
reste propriétaire du marketeur.
• Grossiste : au Cameroun, il n’y a essentiellement que des grossistes, sans contrat autre qu’une
liste de prix et sans obligations sur le retour de la bouteille et de sa sécurité. Le grossiste n’est pas tenu
de déclarer ses points de vente, ni ses camions de transports. Il agit comme un distributeur mais n’est
qu’un revendeur non exclusif de bouteilles de toutes marques. Il n’est pas lié comme un distributeur
par un contrat avec le marketeur, et ne lui rend pas compte de la destination finale des bouteilles. Avec
un grossiste, le marketeur perd tout contrôle sur son action marketing de marque, sur sa sécurité, et sur
son réseau de vente. C’est un acteur qui a la liberté de participer au détournement des bouteilles vides
vers un autre marketeur.

➢ Acteurs institutionnels : nous pouvons citer :

• Le Ministère du Commerce : responsable de la politique des prix et de la métrologie. Le GPL


étant un produit dont le prix est soumis à homologation, ce Ministère fixe en collaboration avec la
CSPH les prix du GPL sur le territoire national.

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• Le Ministère de l’Eau et de l’Energie : c’est l'autorité en charge de la régulation des activités du
secteur aval (raffinage, stockage, transport et distribution du gaz), il définit la politique d’ensemble du
secteur.

• La Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) : hormis l’établissement du


prix qui se fait avec le ministère du commerce, la CSPH est responsable de la stabilisation du prix du
produit. A cet effet, elle collecte la péréquation transport et les frais de de stabilisation des prix à
l’importation.

• Le Ministère des Finances : responsable de la fiscalité du produit. Il est l’organisme responsable


du paiement des manques à gagner de la SONARA pour tous les produits pétroliers.

d) Structure des prix et mécanisme de subvention

Le régime des prix est de type « régulé » ou « administré », dans lequel les prix de vente au public
sont fixés par l’Etat. La structure des prix cherche à rendre uniforme le prix du gaz en bouteille dans
tout le pays en établissant une péréquation du transport pour chaque centre emplisseur opéré par la
SCDP, à partir du prix homologué.

Tableau ii : Péréquation transport par ville (en FCFA/tonnes)

Villes Péréquation transport (de vrac) Péréquation


transport(conditionné)
Douala 49 277,25 35638,59
Yaoundé 25 048,35 11437,35
Bafoussam 27 695,36 13532,23
Ngaoundéré - 27 477,25 -41088,24
Garoua -107 593,95 -121204,95
Ndoumbi -21 319,63 -34930,63

Maroua -82 689,64 -96300,64


Source : ARRETE N0 0327/MINCOMMERCE/CSPH

Par ailleurs, la structure de prix définit également les prix pour 129 localités, prix supérieurs à 6500
FCFA pour tenir compte du surcoût de transport final des bouteilles. Le prix pour les localités rurales
ou simplement éloignées des grandes villes sont donc plus élevés.

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En ce qui concerne le mécanisme de subvention, l’Etat paie la différence entre le coût réel de la
production ou d’importation et le prix homologué qui est fixé à 195 000 FCFA/TM (cf. n0
0327/MINCOMMERCE/CSPH du 17 Avril 2018 fixant les prix du gaz de pétrole liquéfié applicables
dans les différentes localités de la république du Cameroun).

Importation

Les prix du GPL à l’importation sont calculés sur la base des moyennes mensuelles des cotations
FOB Seagoing et de la parité du dollar US par rapport au F CFA, tout en intégrant les frais d’approche
évalués à 100 dollars US par tonne métrique suivant la formule ci-dessous :

P = (Prix FOB SEAGOING + 100) x (parité USD)

L’ensemble des primes (prime d’achat, prime de qualité, marge trader) n’a pas été pris en compte
afin de simplifier la formule

Production locale

Pour la production locale, le prix du GPL est calculé sur la base des coûts supportés par le
producteur pour fournir son produit. A titre d’illustration, le prix ex-Bipaga est calculé sur la base du
prix de cession, auquel sont rajoutés l’amortissement de l’investissement pour la construction du dépôt
GPL de Bipaga, les charges d’exploitation et la marge de la SNH pour une production annuelle de
30 000 TM.

La subvention représentera donc la différence entre ce prix (prix ex- SONARA ou ex-
BIPAGA) et le prix homologué.

Tableau iii : Evolution de la subvention

Années 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Libellés
Production 14 947 19 636 24 487 8 856 13 811 18 566 20 939 22 183 12 997 20 085
du GPL (en
tonnes)
Importation 41 734 45 414 44 430 62 470 66 444 71 783 73 926 72 698 92 702 94 306
du GPL (en
TM)

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16
Subvention 9 733 676 12 225 436 17 754 273 33 156 981 33 387 771 28 303 070 23 852 303 19 980 000 32 600 000 35 600 000
du GPL (en
milliers de
FCFA)
Subvention 2150 2350 3200 5800 5200 3900 3150 2600 3850 3900
par bouteille
(en FCFA)

Source : MINFI, CSPH, MINEE (calculs)

Il faut noter que la bouteille de 12,5kg que les ménages camerounais achètent à 6500
FCFA coûte en réalité entre 10 000 et 11 000 FCFA. Il se dégage un gap de 3500 à 4500 FCFA par
bouteille pris en charge par l’Etat à travers la CSPH pour le compte des consommateurs. D’où une
subvention, qui coûte à l’Etat en moyenne 30 milliards de FCFA par an.

e) Problèmes de la filière

Bien que le marché national soit en croissance quasi-continue, plusieurs facteurs empêchent une
progression plus importante de la consommation. Ces facteurs peuvent être regroupés en deux
catégories : les problèmes conjecturels et les problèmes structurels.

Problèmes conjecturels

• L’inexistence de stocks règlementaires ;

• Les difficultés d’acquisition des premiers équipements de consommation de GPL par la majorité
des ménages (problèmes de niveau de revenu) ;

• L’insuffisante couverture du territoire national par les points de vente de GPL ;

• Le problème de déconsignation mal réglementé (93% de consommateurs ne disposent pas de reçus


de consignation de leurs bouteilles [6], mais sont tenues de présenter ces reçus s’ils veulent se séparer
d’une marque de bouteille) ;

• Les conditions de dédommagement des accidentés de GPL non codifiées ;

• La mise sur le marché des bouteilles délestées d’une partie de leur contenu, ce qui crée de véritables
désagréments auprès des consommateurs.

Rédigé par BAHANE Aimée


17
Problèmes structurels de la filière

• L’incapacité de la production locale à approvisionner l’ensemble du marché national ;

• L’insuffisante capacité de stockage et d’enfûtage de GPL ;

• Le faible tirant d’eau du port de Douala qui limite la capacité des navires d’importation du GPL ;

• Le GPL est subventionné alors qu’il est essentiellement consommé par des ménages classés comme
pas pauvres.

CONCLUSION

Dans ce chapitre, nous avons présenté dans un premier temps les généralités sur le GPL,
ensuite nous avons parlé du marché international et national du GPL et enfin nous avons mis en
exergue les difficultés que rencontre la filière GPL. Toutefois, il contient de relever que le GPL
est un produit indispensable à l’homme de nos jours. Mais l’accès à ce produit est encore difficile
à cause des nombreux problèmes qu’il rencontre.

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18
CHAPITRE II: MATERIEL ET METHODES

INTRODUCTION

Dans ce chapitre, il sera question de présenter le matériel que nous avons utilisé pour parvenir aux
prévisions sur les capacités de stockage du GPL au Cameroun à l’horizon 2030 ainsi que les méthodes
utilisées pour cela. Ainsi, nous allons d’une part faire des prévisions sur consommations de GPL à
l’horizon 2030 via la modélisation des suites temporelle et d’autre part faire des prévisions via la mise
en place de trois scénarios en lien direct au taux annuel moyen de la consommation du GPL.

I. PRESENTATION DU MATERIEL
Pour mener à bien notre travail, nous avons eu besoin d’un ensemble d’outil qui nous a été donné
en entreprise. On peut citer :

I.1. Cahier d’enregistrement des marketeurs


C’est un document dans lequel il est enregistré la présence sur le site d’un chauffeur de camion ;
c’est-à-dire un marketeur effectuant une tache précise. A l’intérieur de ce cahier est marqué, le nom du
chauffeur, le matricule du camion avec lequel le chauffeur entre, le nom du marketeur, l’opération à
effectuer (chargement camion où chargement vrac), la quantité de produit commandé, la quantité de
produit livré.

I.2. Bons d’enlèvement des marketeurs


Il s’agit d’un document délivré par la SCDP au chauffeur du camion/wagon. C’est à ce niveau
qu’il est marqué la quantité de produit dont a besoin le marketeur. A la fin de l’opération ou de la mission
du chauffeur dans le site, il doit se rassurer de récupérer ce document car c’est la preuve qu’il a bel et
bien récupéré le produit d’un marketeur.

Par ailleurs, c’est ce document qui nous a permis d’avoir une idée sur la consommation de chaque
marketeur.

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19
I.3. Des EPI

Figure 9 : Equipement de protection individuelle

Les EPI nous ont aidé à nous rendre sur le site afin de manipuler de près les différentes sphères
dans le dépôt de Bonabéri en toute sécurité.

I.4. Check liste camion-citerne/wagon citerne

Figure 10 : Check liste camion-citerne vrac et camion bouteille à gaz

Rédigé par BAHANE Aimée


20
La check liste est ce document qui nous permet de verifier l’état d’un camion et la conformité
dun chauffeur de camion. Il donne accès sur le site à un camion/wagon.

I.5. Ordinateur SCDP


Il s’agit d’un ordinateur relié à un pont bascule via un logiciel. Il est utilisé pour prendre ou alors
pour capturer le poids d’un camion citerne (chargement vrac) à vide à l’entrée et chargé à la sortie. En
effet, la SCDP facture le produit au chargement vrac après que le camion soit plein et qu’il passe sur
le pont bascule. A la fin de cette opération, il est délivré au chaffeur du camion (chargement vrac), un
tiket de pesé où est marqué la quantité de produit qui a été chargé dans ce camion.

I.6. Excel

Rédigé par BAHANE Aimée


21
I.7. Le logiciel R studio
a) Définition

R est un système d’analyse statistique et graphique développé par Ross Ihaka et Robert Gentleman
[7]. Ce logiciel constitue une alternative au logiciel S-PLUS, même si de nombreuses différences dans
la conception existent. Cependant, de nombreux programmes écrits pour SPLUS sont directement
utilisables sous R. Un point fort de R réside dans le fait que ce logiciel est distribué librement. Son
installation peut être mise en œuvre à partir du site internet du Compréhensive R Archive Network
(CRAN) qui d’une part met à disposition les exécutables et d’autres part donne des informations
relatives à la procédure d’installation.

b) Utilisations de R

Malgré quelques critiques généralement portées, ce langage est très utilisé pour diverses raisons :

- Langage de programmation : découle du langage S et C ;

- Applications mathématiques (une grosse calculatrice) : calcul matriciel, différentiel, intégral ;

- Applications statistiques et optimisation : éventail varié de possibilités ;

- Excellente capacité graphique : vaste éventail de graphiques ;

- Flexibilité : facile de créer des nouvelles fonctions, utilisation de boucles.

c) Editeurs

Plusieurs éditeurs intelligents disponibles pour R (Emacs, Tinn-R, Jedit)

Les caractéristiques d’un éditeur intelligent :

- reconnaît le langage R

- utilise des couleurs pour distinguer différents éléments entre les parenthèses

- envoie les commandes directement à R

- peut aussi numéroter les lignes, compléter les commandes

Rédigé par BAHANE Aimée


22
d) Interface

Figure 11 : Interface R Studio

L’interface R Studio est généralement composée de quatre fenêtres :

• Fenêtre d’édition (en haut à gauche) : fichiers contenant les scripts R que l’utilisateur est en train de
développer. Icônes permettent la sauvegarde, l’exécution d’une partie de code sélectionnée (run) ou
de l’intégralité du code (source) ;
• Fenêtre de commande (en bas à gauche) : cette fenêtre contient une console dans laquelle les codes
R sont saisis pour être exécutés ;
• Fenêtre espace de travail / historique (en haut à droite) : contient les objets en mémoire, que l’on
peut consulter en cliquant sur leur nom, ainsi que l’historique des commandes exécutées ;
• Fenêtre explorateur / graphique / package / aide (en bas à droite) : l’explorateur permet de se
déplacer dans l’arb, la fenêtre package montre les packages installés et actuellement chargés et la
fenêtre d’aide contient la documentation.

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23
II. METHODES
II.1 Les séries temporelles

a) Généralités sur les séries temporelles


❖ Qu'est-ce qu'une série temporelle ?

Une série temporelle (ou encore une série chronologique) est une suite finie (x1, · · · , xn) de données
indexées par le temps [8]. C’est également une suite de valeurs numériques représentant l’évolution
d’une quantité spécifique au cours du temps. De telles suites de variables aléatoires peuvent être
exprimées mathématiquement afin d’en analyser le comportement, généralement pour comprendre son
évolution passée et pour en prévoir le comportement futur. L'indice temps peut être selon les cas la
minute, l'heure, le jour, l'année etc. Le nombre n’est appelé la longueur de la série.

❖ Objectifs

L’un des objectifs principaux de l’étude d’une série temporelle est la prévision des réalisations
futures, très souvent pour des raisons économiques (prévoir l’évolution de la vente d’un produit pour
ajuster au mieux les moyens de production, prévoir l’évolution d’un marché financier). Comme autre
objectif nous avons la détermination de tendances au sein de ces séries ainsi que la stabilité au cours du
temps.

❖ Domaines

On trouve des exemples de séries temporelles dans de très nombreux domaines. La liste suivante
n’est qu’un échantillon :

• Ingénierie pétrolière : évolution de la production pétrolière et de la consommation de la population


• Finance et économétrie : évolution des indices boursiers, des prix, des données économiques des
entreprises, des ventes et achats de biens, des productions agricoles ou industrielles,
• Assurance : analyse des sinistres
• Médecine / biologie : suivi des évolutions des pathologies, analyse d’´électro-encéphalogrammes
et d’´électrocardiogrammes,

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24
• Sciences de la Terre et de l’Espace : indices de marées, variations des phénomènes physiques
(météorologie), évolution des taches solaires, phénomènes d’avalanches,
• Traitement du signal : signaux de communications, de radars, de sonars, analyse de la parole, –
traitement des données : mesures successives de position ou de direction d’un objet mobile
(trajectographie),
• Métrologie : variation de phase ou de fréquence des oscillateurs où l’on voit que dans un laser, un
bruit stationnaire de position sur un miroir conduit à un bruit de phase stationnaire sur l’onde
produite, alors qu’un bruit stationnaire sur la longueur de la cavité laser se traduit par un bruit
stationnaire sur la fréquence de l’onde, c’est-`a-dire une marche au hasard sur sa phase), dérive et
bruit des capteurs inertiels.

❖ Composants de base de la série

• La tendance générale T (t) : Cela représente un mouvement régulier qui reflète l'évolution de la
croissance, la stagnation ou le déclin sur de longues périodes
• Changements saisonniers S (t) : Cela montre le changement systématique relatif à des périodes
spécifiques (mensuel. Hebdomadaire. Trimestrielle. Chaque année, ...).
• Randomisation : Lesquels sont décrits par tous les facteurs et variables qui n’ont pas été pris en
compte et l’événement soudain tel que les fluctuations climatiques qui affectent la demande de biens,
les erreurs et même les accidents survenus dans les sites.

❖ Méthodes de prévision

Il existe une multitude de méthode de prévision. Nous allons présenter quelques-unes d’entre elles :

• La régression linéaire : cette méthode consiste à faire une régression et à se baser sur elle pour
prévoir. Par exemple on ajuste sur la série x1, · · · , xn un modèle de type

xj = a1j2 + a2j + a3 + ej j = 1, · · · , n. (2,1)

On estime les coefficients par une méthode de régression. On valide le résultat, puis on prévoit x n+1 par :

â1(n + 1)2 + â2(n + 1) + â3, (2,2)

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25
• Les lissages exponentiels : ce sont une batterie de procédures extrêmement simples à mettre en
œuvre. Elles sont des méthodes de prévision à court terme. Supposons que x représente les ventes d'un
produit donné dans le temps t et puisse être considéré comme le résultat d'une chaîne linéaire infinie de
ventes passées. Bien que l'influence ou le poids du passé sur le présent diminue avec sa grandeur, il suit
une tendance exponentielle. Cette méthode permet d'accorder plus de poids aux données les plus récentes
où les poids diminuent avec la dimension dans le passé.
• Modèle de Holt : Nous pouvons également utiliser le modèle de Holt qui a deux paramètres ; le
premier pour le lissage Moyenne (a0t) et le second pour l'inclinaison (a1t) de sorte que :

- Lissage moyenne avec le coefficient du lissage et confiné entre zéro et un.

- Lissage d'incliner ou la tendance générale (a1t) est avec le coefficient du coefficient β également piégé
entre zéro et un.

Remarque : Dans le cas de β = α, le modèle de Holt est identique au modèle de lissage exponentielle
binaire (le modèle BROWN). La formule de ce modèle est la suivante :

Et pour commencer nous avons :

(2,3)

(2,4)

(2,5)

(2,6)

• La méthode de Box- Jenkins : Box et Jenkins (1976) ont proposé une technique de
prévisions pour une série univariée, fondée sur la notion de processus ARIMA. On recourt à cette
méthode pour obtenir un modèle expliquant les fluctuations d’une série, uniquement en fonction de son
passé et réaliser ensuite des extrapolations des valeurs de la variable.

On distingue trois étapes dans l’application de cette méthode :

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26
- La première consiste à identifier le modèle ARIMA (p,d,q) qui pourrait engendrer la série. Elle
consiste d’abord à transformer la série afin de la rendre stationnaire et ensuite identifier le modèle
ARIMA (p, d) de la série transformée avec l’aide d’un corrélogramme et du corrélogramme partiel ;

- La deuxième consiste à estimer le modèle ARIMA en utilisant une méthode non linéaire (moindres
carrés non-linéaires ou maximum de vraisemblance) ;

- La troisième consiste à vérifier si le modèle estimé reproduit le modèle qui a engendré les données.
Pour cela, les résidus obtenus à partir du modèle estimé sont utilisés pour vérifier s’ils se comportent
comme des erreurs bruit blanc (test de Ljung-Box). Tout processus stationnaire peut être approché par
des modèles AR(p), MA(q) ou ARMA (p, q).

• Les méthodes de prévision les plus populaires depuis une trentaine d'années sont celles
liées à la modélisation ARMA. Elles consistent en gros à dégager les tendances évidentes dans le
phénomène qu'on observe (croissance, périodicités etc.…) et à se concentrer sur ce qui reste lorsqu'on
les a supprimées. On procède à une modélisation fine du résidu obtenu et on s'appuie sur cette
modélisation.

II.2. Modélisation selon box Jenkins


a) Statistique descriptive

Le but de l’analyse descriptive est de décrire, c’est-à-dire de résumer ou représenter, par des
statistiques, les données disponibles quand elles sont nombreuses. Il s’agit de représenter les données
sous forme de tableaux, de graphiques et d’indicateurs statistiques (on définira ainsi l’ensemble des
paramètres d’une statistique à savoir la mesure de tendance et la mesure de dispersion).

❖ La mesure de tendance centrale

Les paramètres de tendance centrale ou « mesures de tendance centrale » sont des grandeurs
susceptibles de représenter au mieux un ensemble de données. L'appellation « tendance centrale »
vient du fait que ces paramètres donnent une idée de ce qui se passe au centre d'une distribution, d'un
ensemble de données. On distingue trois mesures de tendance centrale :
• La moyenne :

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27
La moyenne constitue l’un des paramètres fondamentaux de tendance centrale mais non suffisant
pour caractériser une distribution. Complémentaire du mode et surtout de la médiane, la moyenne
constitue à n'en point douter, la mesure la plus calculée et la plus utilisée lors de la description de
séries statistiques. Il existe plusieurs types de moyennes, chacun adapté à des situations précises :

Tableau iv : Différentes formules de la moyenne

DESIGNATION NOTATION FORMULE


COURRANTE MATHEMATIQUE
1
Moyenne arithmétique 𝑋 𝑋 = 𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑥 i

Moyenne géométrique 𝐺 ou 𝑥G 𝐺 = 𝑛√∏𝑛𝑖=1 𝑥i

Moyenne harmonique 𝐻 ou 𝑥H 𝑛
𝐻=
1
∑𝑛𝑖=1
𝑥𝑖
Moyenne quadratique 𝑄 ou 𝑥Q 𝑛
1
𝑄 = √ ∑(𝑥𝑖)
𝑛
𝑖=1

Source :(cours statistique descriptive)

• La médiane
Dans le calcul de la médiane, on distingue deux cas :
1er cas : Si la variable est discrète
On désigne par n le nombre d’observations.
- Si n est pair : la médiane est alors égale à la moyenne des valeurs encadrant le milieu de la série.
- Si n est impair alors il est possible d'identifier simplement la valeur qui partage la population en
deux effectifs égaux. Le rang central étant égal à [(n+1)/2].
2eme cas : Si la variable est continue et qu’elle est groupée en classe.
𝑛
On cherche la classe contenant le individu de l’échantillon. Cette classe est appelée la classe
2

médiane. En supposant que tous les individus de cette classe sont uniformément répartis à l’intérieur,
la médiane se calcule de la façon suivante par interpolation linéaire :
𝑛
+𝑁𝑖
𝑀𝑒 = 𝑥𝑚 + 𝑎 [ 2
] (2,7)
𝑛𝑖

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28
xm : limite inférieure de la classe médiane ;
a : amplitude de la classe médiane ;
ni : effectif de la classe médiane
Ni. : effectif cumulé inférieur à xm
n : taille de l’échantillon
• Le mode
Le mode, 𝑴𝒐 d’une série statistique est la valeur du caractère la plus fréquente ou
dominante dans l'échantillon. Autrement dit, c’est la valeur qui a la fréquence (absolue ou relative) la
plus élevée. Lorsque la distribution a plus d’un mode, on parle d’une distribution « multimodale »
(bimodale, trimodale, etc). Par contre, si l'on est en présence de données groupées en classes, le mode
se rapportera à la classe comportant le plus grand nombre d'individus : on parlera alors de classe
modale.

Cependant, il peut y arriver que l’on s’intéresse à avoir la valeur approchée ou exacte de ce mode.
Par conséquent, il est recommandé d’appliquer la démarche suivante :
- Pour avoir une valeur approximative du mode, on calcule la moyenne de la classe qui a la fréquence
la plus élevée ;
- Pour avoir une valeur exacte, le mode se calcule de la manière suivante

𝑖∆𝑖
MO=xm+∆𝑠+∆𝑖 (2,8)

Avec
Xm : limite inférieure de la classe modale ;
i : amplitude de la classe modale ;
Δi : écart d’effectif entre la classe modale et la classe inférieure la plus proche ;
Δs : écart d’effectif entre la classe modale et la classe supérieure la plus proche.

❖ La mesure de dispersion
Les indices de tendance centrale définissent le comportement général des données. Mais, les données
peuvent varier beaucoup autour de cette tendance. On doit donc définir un indice qui caractérise la
variabilité des données dans l’échantillon. Cet indice est appelé indice de dispersion parce qu’il renseigne
sur la dispersion ou l’éparpillement des données autour notamment des paramètres de tendance centrale.
Rédigé par BAHANE Aimée
29
Nous étudierons quatre paramètres de dispersion parmi les principaux, en mettant plus
particulièrement l’accent sur la variance et l’écart-type :

- L’étendue et le rapport de variation : Le minimum et le maximum d’une série statistique correspondent


respectivement, comme leur nom l’indique, aux valeurs minimale et maximale rencontrées dans une
série. Ces deux paramètres ont une double utilité. Ils permettent de calculer :
- L’étendue de la distribution, également appelée Intervalle de Variation (IV), c’est-à dire l’écart entre
le minimum et le maximum.
𝐄𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮 = 𝐌𝐚𝐱𝐢𝐦𝐮𝐦 – 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐦𝐮𝐦
- Le Rapport de Variation (RV), c’est-à-dire le rapport de la valeur maximale de la distribution à la
valeur minimale de la même distribution.
𝐑𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 = 𝐌𝐚𝐱𝐢𝐦𝐮𝐦 /𝐌𝐢𝐧𝐢𝐦um
- L’intervalle interquartile : C’est la différence entre le troisième quartile (Q3) et le premier quartile
(Q1). Noté IQ, il s’écrit :

𝐈𝐐 = 𝐐𝟑 − 𝐐𝟏 (2,9)

- La variance et l’écart-type : Considérons une distribution pour laquelle on a calculé les paramètres
de tendance centrale comme la médiane ou la moyenne. Comme leurs noms l’indiquent, et comme
mentionné plus haut, ces mesures caractérisent le centre de la distribution. Parmi celles-ci,
considérons la moyenne comme une référence.
- Le coefficient de variation : L’écart-type, malgré sa pertinence dans la mesure de la dispersion
d’une distribution, possède un inconvénient majeur : il est exprimé dans l’unité de la variable à
laquelle il se rapporte. Il est alors impossible de comparer les dispersions de deux distributions ayant
un lien entre elles (lien de causalité ou autre) et dont les valeurs s’expriment dans des unités
différentes. Pour comparer la dispersion de deux séries qui ne sont pas exprimées dans les mêmes
unités, on utilise le coefficient de variation. Cette statistique est une mesure neutre qui s’exprime la
plupart du temps en pourcentage. Il se calcule en divisant l’écart-type par la moyenne et s’écrit donc
:

𝐂𝐕 = 𝛔/ 𝐱̅ (2,10)

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30
Plus grand est le coefficient de variation, plus grande est la dispersion.

b) Détection des valeurs atypiques et aberrantes

Cette étape consiste à s'informer sur le domaine d'application, les théories existantes, les
objectifs poursuivis, la qualité des données (précision, exactitude), la périodicité inhérente au
phénomène, l'homogénéité dans le temps, les événements qui ont pu influencer la série. Elle comporte
un examen graphique des données visant à repérer les changements de structure dans la série, les erreurs
grossières, les conséquences d'interventions (changements législatifs ou économiques, accidents
majeurs comme par exemple la défaillance d’un équipement de production des hydrocarbures, la
défaillance d’un équipement de stockage des hydrocarbures, grèves,). Il existe plusieurs méthodes
permettant cette détection :

❖ Boxplot
Il permet de représenter de manière synthétique les caractéristiques centrales et de dispersion des
différentes réalisations dans le temps d’un processus : médiane, quartiles, maximum ou déciles.

Figure 12 : Présentation d'un boxplot

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31
❖ La distribution de la loi normale
En théorie des probabilités et en statistique, les lois normales sont parmi les lois de probabilité les
plus utilisées pour modéliser des phénomènes naturels issus de plusieurs événements aléatoires. Elles
sont en lien avec de nombreux objets mathématiques dont le mouvement brownien, le bruit blanc
gaussien ou d'autres lois de probabilité.

❖ Méthodes de correction
Il s’agit de l’imputation par la médiane, l’imputation par la moyenne et l’imputation par le ratio.

c) Transformation de la série

La transformation de la série est effectuée dans le but d’augmenter la normalité des données.
Nous avons par exemple la transformation log et la transformation racine carré qui centrent et
réduisent les données.

d) Détection des composantes d’une série temporelle

Le but ici est de répondre aux questions suivantes :


- La série a-t-elle des périodicités ? périodicité journalière, hebdomadaire, annuelle
- La série at-elle une tendance ? (Partie déterministe)
- La série est-elle stationnaire ? (La stationnarité veut dire que les statistiques de la série
temporelle n’évoluent pas)
- La série dépend-elle d’autre séries temporelles ?

Par ailleurs plusieurs tests nous permettent de conclure si effectivement une série temporelle
possède ou non une saison, une tendance ou si elle est stationnaire ou non. Comme test nous avons
le test de : Dickey Fuller simple (Le test de Dickey Fuller simple (1979) est un test de racine unitaire
(ou de non stationnarité) dont l’hypothèse nulle est la non stationnarité d’un processus autorégressif
d’ordre un [9], Dickey Fuller augmenté, le test de Phillips Péron, le Kpss.

❖ Vérification de la stationnarité d’une série


Une des grandes questions dans l'étude de séries temporelles (ou chronologiques) est de savoir
si celles-ci suivent un processus stationnaire. On entend par là le fait que la structure du processus

Rédigé par BAHANE Aimée


32
sous-jacent supposé évolue ou non avec le temps. Si la structure reste la même, le processus est dit
alors stationnaire.
Soit un processus temporel à valeurs réelles et en temps discret z1,z2,…zt . Il est dit stationnaire au
sens fort si pour toute fonction f mesurable :
(2,11)
f(z1,z2,…zt) et f(z1+k,z2+k,…zt+k) ont même loi.
C’est-à-dire que l’on s'intéresse ici à la distribution conjointe de probabilité du processus. La
fonction de densité jointe est-elle la même que l'on prenne les t premières variables ou que l'on
prenne les t+k suivantes ? Si oui, le processus est alors stationnaire au sens strict. Autrement dit, si
le processus est stationnaire, ses propriétés ne sont pas affectées par un changement de notre « repère
temporel » : que l'on regarde au point t ou au point t+k la série aura toujours le même comportement.

e) Suppression de la tendance et dessaisonalisation

Il s’agit de supprimer la tendance et la saisonnalité d’une série temporelle lorsque celle-ci en


présente. Les méthodes couramment employées pour désaisonnaliser une série temporelle sont la
régression linéaire et les filtres moyennes mobiles. Nous avons aussi la méthode de différenciation
- Méthode par la régression linéaire (voir les généralités)
- Méthode par les filtres moyennes mobiles ;
Si {xi}i∈{1,··· ,n} est une série temporelle, alors la moyenne mobile d’ordre p associée est la série
temporelle définie pour t ∈ {p + 1, · · · , n − p} par

(2,11)

- Méthode de différenciation
Notons ∇ l’opérateur de différenciation, c’est à dire l’opérateur défini par

(2,12)

Pour tout t ≥ 2.

Rédigé par BAHANE Aimée


33
On définit l’opérateur de différenciation d’ordre k par la formule de récurrence

(2,13)

Propriétés
(2,14)
1. Soient ut et vt deux séries temporelles, ∇(ut + vt) = ∇ut + ∇vt
(2,15)
2. Soit xt une série temporelle et λ ∈ R, ∇(λxt) = λ∇xt
(2,16)
3. Soit yt = a0 + a1t + · · · + akt k , alors ∇(k)yt = k!ak et ∇(k+1)yt = 0

f) Spécification du model

Après avoir supprimé la saisonnalité et la tendance, on procède à la modélisation des séries


stationnaires. Nous devons maintenant déterminer les différents paramètres.

ARMA : Autoregressive Moving Average ou méthode de Box-Jenkins est un processus qui permet de
modéliser les séries temporelles stationnaires. Il est caractérisé par 2 paramètres :

p : ordre de la partie autorégressive (AR), l’observation courante est la combinaison linéaire de ses
instants passés (1 à p).

q : ordre de la moyenne mobile(MA)

ARIMA : Autegressive Integrated Moving Average est une extension de ARMA. Il est désigné par 3
paramètres :

p : ordre de la partie autorégressive (AR),

d : ordre de la différence ou dérivation du processus. Cela permet de rendre stationnaire la série au cas
où elle ne l’était pas. Ainsi, d=0 si la série est au préalable stationnaire sinon d>=1

q : ordre de la moyenne mobile (MA).

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34
ARIMA traite les données comportant une tendance. Sa limitation est qu’elle ne prend pas en compte
les séries comportant une saisonnalité.

De ce fait ; nous avons 2 solutions possibles pour traiter cette limitation :

• Appliquer un ajustement saisonnier sur la série temporelle afin d’éliminer la composante


saisonnière.
• Utiliser le modèle SARIMA.

SARIMA : Seasonal ARIMA ou ARIMA saisonnier est une extension du modèle ARIMA. Il permet
de modéliser les séries temporelles comportant une composante saisonnière et désigné par 7 paramètres
:

p, d, q : les même que ceux de ARIMA.

P : ordre de la partie autorégressive saisonnière.

D : ordre de la différence saisonnière.

Q : ordre de la moyenne mobile saisonnière.

m : la période de la composante saisonnière.

Remarques :

• P=1 : indique l’utilisation de l’observation décalée d’une période (t-m) ; P=2, on utilise les 2
dernières observations décalées de t-m et t-2*m

• Le paramètre m influence sur les valeurs de P, D et Q.

• En dehors de ces 7 paramètres, l’implémentation de SARIMA permet d’intégrer une variable


exogène qui permet à la fois d’améliorer les performances du modèle et d’expliquer le comportement
de la série étudiée.

Par ailleurs, les paramètres P, Q, p, q sont déterminés à partir des fonctions ACF et PACF. Ces
fonctions sont définies ainsi qu’il suit :

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35
• Fonction d'autocorrélation (ACF) : Au décalage k, il s'agit de la corrélation entre les valeurs de
séries séparées par k intervalles.
• Fonction d'autocorrélation partielle (PACF) : Au décalage k, il s'agit de la corrélation entre les
valeurs de séries séparées par k intervalles, compte tenu des valeurs des intervalles intermédiaires.

L'autocorrélation et l'autocorrélation partielle sont des mesures de l'association entre des valeurs
de séries actuelles et passées ; elles indiquent les valeurs de séries passées les plus utiles à la prévision
de valeurs futures. Avec ces données, nous pouvons déterminer l'ordre des processus d'un modèle
ARIMA, d’un modèle SARIMA ou d’un modèle ARMA.

g) Choix du model(critère)

Par ailleurs, l’étape de la spécification du modèle ainsi effectué, nous passons à l’étape du choix
du model. Pour ce faire, on doit faire une observation entre plusieurs modèles en regardant :

• L’ajustement à la série de données,


• La complexité du modèle

h) Prédiction

A cette étape, nous devons absolument aboutir à notre seul et unique modèle prédit sinon il faudra
revoir le programme.

II.3. Évaluation des consommations du GPL à l’horizon 2030

a) Evaluation des sources d’énergie concurrentes


Plusieurs sources d’énergie sont consommées par les ménages au Cameroun ; étant donné que
la population n’est pas issue d’une même classe sociale. Dans les paragraphes qui suivent, nous
allons faire une étude analytique en ce qui concerne ces sources d’énergies.

Rédigé par BAHANE Aimée


36
❖ Comparaison avec les pays de niveau de développement comparable (PIB/habitant
similaire)

• Situation du cameroun

Evaluée respectivement à 19 165 000 habitants et à 22 180 000 habitants lors des
recensements démographiques de 2009 et 2015, la population camerounaise a franchi le
cap de 25 000 000 d’habitants en 2018 soit une hausse de 3,04% [10].

Tableau v : Evolution de la population camerounaise par région de 2005 à 2015 (en milliers d’habitants)

Années 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Villes

Adamaoua 999 1032 1065 1098 1132 1166 1200


Centre 3472 3580 3691 3804 3920 4038 4159
Est 799 805 812 818 824 830 835
Extrême- nord 3435 3526 3617 3710 3803 3898 3999
Littoral 2822 2909 2997 3085 3174 3264 3354
Nord 2010 2090 2167 2241 2311 2378 2442
Nord-ouest 1793 1817 1842 1870 1901 1933 1968
Ouest 1776 1795 1817 1842 1865 1893 1921
Sud 686 698 710 721 731 741 749
Sud-ouest 1373 1396 1421 1450 1481 1516 1553
Cumul 18265 19648 20139 20639 21142 21657 22180
Source : BUCREP (3e RGPH, Volume III – Tome 3 : Projections démographiques)

Rédigé par BAHANE Aimée


37
Figure 13 : Répartition par ville de la population du Cameroun de 2009 à 2015

Pour ce qui est de la distribution spatiale de la population, il existe une répartition très
inéquitable entre les régions administratives. En effet, une ventilation par région fait ressortir que
les trois régions les plus peuplées sont respectivement les régions du Centre 19%, de l’Extrême Nord
18% et du Littoral 15%. Par contre celles qui sont faiblement peuplées sont : la région de l’Est 4%
et celle du Sud 3%. Parmi les trois Régions les plus peuplées, deux doivent leur position à
l’implantation d’une métropole nationale. Il s’agit du Centre qui abrite la ville de Yaoundé dont la
population représente 70% de la population totale de la Région en 2015, et du Littoral qui abrite la
ville de Douala dont la population représente 85% de la population totale de la Région en 2014.
Au cours des 5 dernières années, la croissance a été fortement influencée par l’activité des
secteurs pétroliers et agricole dont les revenus représentent respectivement près de 50% et 25% des
exportations [10]. Du côté de la demande, la consommation a représenté 80% du PIB et
l’investissement 17%. Au niveau de l’offre, le secteur primaire, dont la valeur ajoutée est en hausse
occupe 60% de la population active et handicapée par la faible qualité et l’insuffisance des
infrastructures rurales, les contraintes liées au financement de la production mais également par
l’enclavement des zones de production par rapport aux centres de consommation.
Par ailleurs, au cours de la première décennie du 21e siècle, on a observé un ralentissement
de la croissance du PIB du Cameroun, restée inférieure aux moyennes de pays comparables tels que
la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, la Namibie, le soudan, le Nigéria, l’Ouganda, le Sénégal, la
Tanzanie, le Togo, l’Angola [11].

Rédigé par BAHANE Aimée


38
Figure 14 : Evolution du taux de croissance du PIB du Cameroun (banque mondiale)

Tableau vi : PIB/habitant de quelques pays (en dollars internationaux)

Libellé PIB/habitant 2017


Pays
Cameroun 3359
Côte-d’Ivoire 3857
Ghana 4605
Kenya 3499
Soudan 4580
Nigéria 5927
Ouganda 2352
Sénégal 2678
Tanzanie 3283
Togo 1612
Angola 6813
Source : Banque Mondiale et Fonds Monétaire International

Par ailleurs, bien que ces pays aient un produit intérieur brut sensiblement égale, ils ne traversent pas
la même situation en ce qui concerne le marché du GPL.

Rédigé par BAHANE Aimée


39
Figure 15 : L’Afrique du GPL (Gaz d’aujourd’hui)

Tableau vii : Consommation de GPL de quelques pays ayant un PIB sensiblement égale à celui du Cameroun

Pays Consommation de GPL Consommation/hab


(en milliers de TM) (En kg)
Cote d’ivoire 295 12
Ghana 278 10
Nigéria 550 3
Kenya 192 4
Cameroun 107 4
Ouganda 16 0,4
Soudan 507 12
Sénégal 163 10
Togo 18 2

Rédigé par BAHANE Aimée


40
Angola 274 10
Source : gaz d’aujourd’hui

L’analyse du tableau ci-dessus fait ressortir que le Cameroun présente une consommation
de GPL par habitant d’environ 4KG. Cette consommation en ligne avec celle du Kenya est
supérieure à celle du Nigéria (3kg) et reste toutefois inférieure à celle des pays leaders comme la
Côte d’ivoire (12kg), le Sénégal ou le Ghana (10kg). Ce constat nous permet de conclure que la
demande en GPL du Cameroun peut présenter un fort potentiel de croissance si les conditions étaient
réunies.

❖ Potentiel des sources d’énergie concurrentes

Il existe plusieurs autres formes d’énergie ayant le même débouché que le GPL à savoir la
cuisson (utilité principale). Il s’agit de la biomasse (le bois et le charbon de bois) et du pétrole
lampant.

Potentiel du bois de feu [13]

La consommation totale d’énergie primaire 5011,8 kilotonne équivalent pétrole (kTep) en


2015. En considérant la consommation par habitant, on se rend compte que le Cameroun est l’un
des pays ou la consommation moyenne annuelle de bois de chauffe est la plus élevée, soit 625kg
par an et par habitant. Le pays se place ainsi devant le Togo (361 kg/an/hab), le Niger (260) et le
Sénégal (165). Cela s’explique par l’abondance du bois dans le pays et l’insuffisante transition vers
les énergies modernes de cuisson des repas. En effet les unités de production informelles telles que
les restaurants et les boulangeries artisanales consomment une quantité très importante de bois-
énergie (près de 90%).

Rédigé par BAHANE Aimée


41
Figure 16 : Utilisation du feu de bois

Tableau viii : Prix du fagot de bois de feu dans les principales villes

Villes Prix moyen (en FCFA) Poids moyen (en kg)

Yaoundé 102 5,9

Douala 95 5,3

Bafoussam 227 12,2

Bamenda 163 10,2

Garoua 89 5,3

Maroua 71 3,9

Source : ESMAP/MINEE

Le charbon de bois

Au Cameroun la consommation en charbon bois se localise au niveau du secteur résidentiel


et est d’environ 93,2 Ktep en 2015 [14]. Cette consommation est alimentée par la production des
différentes régions et par l’importation des régions environnantes. A titre d’illustration, une étude
menée par la GTZ en 2008 dans la Province de l’Est-Cameroun montre que pour les différents sites
de production identifiés, l’offre disponible est la suivante au cours d’un mois :

Rédigé par BAHANE Aimée


42
Tableau ix : Offre de charbon et consommation de charbon de bois dans les sites de production de la province
de l’Est au Cameroun

Rubriques Mbang Batouri Mindourou Ngolla Libongo Bertoua


35
Stock par site par 240 585 1200 525 40 496
mois (sac)
Consommation 190 300 500 400 40 496
locale
Export 50 285 700 125 0 0

Source : GTZ‐ProPSFE/Antenne de l’Est

Potentiel du pétrole lampant

Le pétrole lampant est généralement utilisé dans les réchauds à pétrole principalement dans
les zones pauvres par manque de moyen de s’acheter une bouteille de gaz. Toutefois, le secteur
résidentiel consomme ce produit généralement comme alternative au GPL. Il enregistre une
consommation de 96,9 KTep en 2015 [14] au-dessus du charbon de bois.

Tableau x : Dépense en pétrole (en FCFA) des ménages selon le milieu de résidence de 2014

Plus pauvre Très pauvre Pauvre Riche Très riche Dépense


totale

Dépense totale Dépense totale Dépense totale Dépense totale Dépense totale
annuelle en annuelle en annuelle en annuelle en annuelle en pétrole
pétrole (FCFA) pétrole (FCFA) pétrole (FCFA) pétrole (FCFA) (FCFA)
2001

URBAIN 147 375 653 1 225 964 800 3 307 901 061 5 705 687 461 8 412 535 171 18 799 464
146

RURAL 3 333 771 633 6 732 960 850 7 455 702 929 7 603 110 537 6 087 521 467 31 213 073
416

TOTAL 3 481 147 286 7 958 931 650 10 763 603 990 13 308 797 999 14 500 056 638 50 012 537
563

Rédigé par BAHANE Aimée


43
Source : INS ECAM 2, 3 et 4
Le tableau suivant présente les consommations des énergies concurrentes au GPL au Cameroun en
2015.

Tableau xi : Consommation énergétique par produit (2015)

Produits Consommation (en ktep)


Pétrole lampant 96,9
Bois de feu 5011,8
Charbon de bois 93,2
Source : Bilan énergétique du Cameroun 2015 ; MINEE

Si l’on suppose la situation idéale où tous les consommateurs des sources d’énergies concurrentes
basculent pour consommer du GPL qui est la source d’énergie moins chère et moins polluante, cette
dernière pourrait s’élever à 5 200 000TM par an.
Toutefois, une telle consommation nous semble peu réaliste, au regard du fait que la majorité des
consommateurs de bois de feu (notamment en zone rurale) ne paye pas pour avoir cette matière première,
mais la prélève dans la nature. Il sera donc plus difficile de la faire migrer du bois de feu au GPL. On
peut supposer que les autres consommateurs qui payent déjà pour avoir de l’énergie pour la cuisson,
seront plus faciles à convertir.
Avec comme hypothèse que 20% des utilisateurs de bois de feu sont réellement convertibles au
GPL, le déficit de la demande et la consommation peuvent être estimés à environ 1 100 000TM de GPL.

b) Evaluation des besoins nationaux en GPL à l’horizon 2030


❖ Mise en place des scenarios

➢ Scénario bas : taux de croissance de la consommation des GPL à 5%

Dans ce scénario, les problèmes de la filière cités plus haut limitent l’offre en GPL.
Ainsi nous avons :
• L’insuffisance des capacités de stockage qui entraîne l’absence de stock règlementaire de GPL et
favorise des pénuries récurrentes de gaz dans le pays ; ce qui crée un recours au feu de bois dans les
ménages et l’utilisation des réchauds à pétrole ;
• L’insuffisance de centre emplisseur dans toutes les Régions du pays ;

Rédigé par BAHANE Aimée


44
• L’insuffisance du renouvellement du parc de bouteilles ;
• La limitation des capacités du gouvernement à subventionner le GPL ;
• L’état des routes du pays qui ne permet pas d’acheminer le GPL dans certaines localités ;
• Catastrophe sanitaire tel que celle du la pandémie du CODID19.

➢ Scénario médian : taux de croissance de la consommation des GPL à 8%


Ici, la situation est de tel sorte que le gouvernement réussit plus ou moins à gérer les problèmes
qui limitent l’offre.
• Le pays améliore l’état des routes notamment l’axe lourd Garoua-Ngaoundéré ; ce qui permettra un
approvisionnement à temps voulu des centres emplisseurs (celles du grand nord qui représente la
population totale) ;
• Le pays se mobilise efficacement pour mettre en état la SONARA ;
• L’Etat met en place des stocks règlementaires de GPL et la fabrication locale des bouteilles à gaz ;

➢ Scénario haut : le taux de croissance de la consommation des GPL à 10%


C’est le scénario du développement avancé de l’offre du GPL de l’Etat. Il se présente comme suit :
• L’augmentation de la production locale de GPL par la mise en production de nouveaux champs
gaziers, notamment les réserves situées dans le RIO DEL REY ;
• La mise sur pied d’unités de production notamment celle de la localité de Nkolomane d’une capacité
de 350 000 bouteilles de gaz par an dans la région du Centre-Cameroun plus précisément dans ;
• L’amélioration du cadre législatif et règlementaire par la mise en place des incitations pour les
investisseurs ;
• L’établissement d’une Politique de butanisation ;
• La diminution de la subvention en raison de l’augmentation de la production locale ;
• La croissance économique ;
• L’urbanisation ;
• Construction d’un chemin de fer de Ngaoundéré à Maroua ;

❖ Préambule sur les données de consommation

La consommation de GPL est passée de 56 146 TM en 2009 à 113 816 en 2018, soit une
augmentation de 100% en 10 ans. Malgré cet important accroissement, il importe de relever que la

Rédigé par BAHANE Aimée


45
consommation du gaz domestique reste très faible au Cameroun comme en témoigne les pénuries
récurrentes et le faible accès surtout en milieu rural et dans la zone de savane du Nord Cameroun.
Quant à l’offre aujourd’hui elle reste limitée par un système subventionné et administrée d’une
part et par les problèmes structurels (insuffisance des capacités de stockage, absence de stocks de
sécurité, coût élevé des équipements de première consommation, faible interchangeabilité des
emballages, etc.).
Le Cameroun est fortement dépendant de l’extérieur par rapport au GPL. En effet, malgré la
demande croissante, la production du GPL par la SONARA était en baisse continue jusqu’en 2013 à
cause de son niveau de complexité assez modeste et du fait que la SONARA considère le GPL comme
un produit peu rentable qui ne constitue pas un objectif de production pour elle. La production de GPL
est légèrement remontée en 2018, en raison de la production de la SNH (Bipaga) via la production de
GNL au large de KRIBI. Les importations du GPL se font essentiellement à Douala ; ville portuaire.
Le taux de dépendance énergétique de ce produit est établi à 65% en 2010, traduisant ainsi une forte
vulnérabilité du système d’approvisionnement en GPL. Ce fait est d’autant plus accentué que les
infrastructures de stockage et de transport sont en quantité insuffisante.

Tableau xii : Evolution de la production, des importations et de la mise en consommation du GPL de 2009 en
2018

Années 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Libellés
Production du 14947 19636 24487 8856 13811 18566 20939 22183 12997 20085
GPL (en TM)
Importation du 41734 45414 44430 62470 66444 71783 73926 72698 92702 94306
GPL (en TM)
Mise à la 56146 62120 65828 72032 80126 87471 93477 93981 103359 113816
consommation
(en TM)
Source : SCDP

Rédigé par BAHANE Aimée


46
Figure 17 : Evolution de la production, des importations et de la mise à la consommation du GPL de 2009 à
2018 (SCDP)

Avec un taux de croissance moyen annuel de la consommation s’élevant à 7,32%, la


consommation de GPL a fortement augmenté entre 2009 et 2018. Au cours de la même
période, compte tenu de la stagnation de la production nationale, les importations ont
augmenté pour permettre de satisfaire partiellement une demande en hausse continue.
CONCLUSION

Figure 18 : Consommation d’énergie par forme 2015

Rédigé par BAHANE Aimée


47
Dans ce chapitre il a été question pour nous de présenter le matériel et les méthodes que nous avons
utilisées pour réaliser nos prévisions des capacités de stockage du GPL à l’horizon 2030. Ainsi, il en
ressort que, nous avons utilisé deux méthodes (modélisation par les séries temporelles et la mise en place
des scénarios) avec un matériel beaucoup plus informatique. Cependant, la comparaison de la
consommation GPL du Cameroun avec celle des pays de niveau de développement comparable, ainsi
que la comparaison avec les sources d’énergies concurrentes au GPL permettent de conclure que le
marché camerounais du GPL présente un fort potentiel de croissance. De plus, des facteurs comme la
croissance économique, la progression démographique et l’urbanisation vont permettre à la demande
nationale en énergie de continuer d’augmenter.

Rédigé par BAHANE Aimée


48
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION
INTRODUCTION

Après avoir présenté la méthode à utiliser pour faire nos prévisions, il ne nous reste plus qu’à
implémenter nos données dans nos différents logiciels, notamment R Studio et Excel. Dans un premier
temps, nous allons présenter les résultats obtenus par la modélisation selon BOX JENKINS (les suites
temporelles), et dans un second temps nous allons présenter les résultats obtenus par la mise en place des
scénarios. Enfin, nous allons phaser notre investissement.

I. Prévision de la consommation de GPL par la modélisation


selon BOX JENKINS

Nous avons à la base les données de la consommation de GPL de 2007 en 2018. Ces données sont
regroupées dans un tableur Excel et nous devons l’importer dans notre programme

Tableau xiii : Consommation et importation mensuelle du GPL au Cameroun de 2007 à juin 2019

SONARA Bipaga Importations Appro total Consommation

Janv-07 83 1 219 3 712 4 931 4 370

Févr-07 14 1 496 1 031 2 527 3 517

Mars-07 42 2 475 2 149 4 624 4 040

Avr-07 73 1 915 2 409 4 324 3 504

Mai-07 03 694 1 192 1 886 3 576

Juin-07 34 1 296 2 700 3 996 3 625

Juil-07 64 1 430 2 387 3 817 3 993

Août-07 95 1 625 2 375 4 000 4 238

Sept-07 26 1 419 3 611 5 030 4 656

Oct-07 56 2 332 2 375 4 707 4 472

Rédigé par BAHANE Aimée


49
Nov-07 87 1 361 2 859 4 220 4 438

Déc-07 17 1 755 2 663 4 418 4 682

Figure 19 : Statistique descriptive de notre série

I.1. Transformation de la base


Figureen
19 série
:

Cette figure nous présente la statistique descriptive de notre série temporelle. Nous pouvons noter
que la consommation moyenne de GPL est de 6465,9 TM. La tendance de consommation est de 6394,5
TM. De plus, l’écart type qui représente la dispersion au tour de la moyenne est de 1791,4 TM.

Rédigé par BAHANE Aimée


50
Figure 20 : Graphes de la série temporelle

Figure 20 :

Nous pouvons voir sur le graphe de la série chronologique de la consommation de GPL qu'il
y a de grandes oscillations et qu’elles peuvent résulter de changements saisonniers ou de variation
aléatoires. Nous allons de ce fait chercher une éventuelle présence d’une saisonnalité ou d’une
tendance.

Rédigé par BAHANE Aimée


51
I.2. Détection des valeurs atypiques et aberrantes

❖ Boxplot

Figure 21 : Boxplot

D’après le Boxplot nous constatons que 25% de la population ont consommé moins de 4000 TM de
GPL, 50% de la population ont consommé 6000TM et 75% ont consommé plus 8000TM ces dernières
années. Cela voudrait dire qu’il existe un facteur ou des évènements qui influencent la consommation
du GPL.

❖ Est-ce que les données suivent une distribution normale ?

Shapiro.test

Sachant que l'hypothèse nulle est que la série suit une distribution normale,

• Si la p-value est inférieure à 0.05, alors l'hypothèse nulle est rejetée (i.e. il est improbable d'obtenir
de telles données en supposant qu'elles soient normalement distribuées).
• Si la p-value est supérieure à 0.05, alors on ne doit pas rejeter l'hypothèse nulle. La valeur de la
p-value alors obtenue ne présuppose en rien de la nature de la distribution des données.

D’après le programme on a p-value= 0.001313

I.3 Transformation de la série

Les transformations sont souvent utiles pour stabiliser une série avant d’estimer des modèles.
Nous avons dans cas appliqué la fonction log naturel dans R studio et nous avons obtenu la figure ci-
dessus :

Rédigé par BAHANE Aimée


52
Figure 22 : Transformation de la série

I.4 Détection des composantes d’une série temporelle

La figure ci-dessus nous présente un ensemble de trois graphes qui met en exergue les
composantes d’une série temporelle.

Figure 23 : Graphe des composantes de la série

D’après le graphe ci-dessus nous constatons que notre série admet bien évidement une tendance,
une saison et des erreurs. Mais cela ne suffit pas pour affirmer cela. Ainsi de nombreux test sont
effectué pour vérifier si une série admet ou pas de composantes d’une série temporelle.

Rédigé par BAHANE Aimée


53
Dans notre cas, nous avons effectué deux tests : le test de Mannkendal 11 pour vérifier l’existence
ou non d’une tendance et/ou une saisonnalité.

Sachant que l'hypothèse nulle est que la série n’admet pas une tendance et/ou une saisonnalité,

• Si la p-value est inférieure à 0.05, alors l'hypothèse nulle est rejetée


• Si la p-value est supérieure à 0.05, alors on ne doit pas rejeter l'hypothèse nulle.

Nous avons p-value=2.22e-16. On peut donc conclure que notre série admet belle et bien une
tendance et une saisonnalité.

Par ailleurs, vérifier l’existence d’une tendance et d’une saisonnalité ne suffit pas pour
déterminer le modèle d’une série temporelle. Nous devons en plus savoir si la série suit un processus
stationnaire ou non. L’hypothèse nulle est que la série suit un processus stationnaire. Dans notre cas
p-value=0.01, donc l’hypothèse nulle est rejetée.

Rédigé par BAHANE Aimée


54
I.5 Suppression de la tendance et de la saisonnalité

Figure 24 : Graphe de suppression de la tendance

Figure 25 : Graphe de suppression de la saisonnalité

Rédigé par BAHANE Aimée


55
Graphiquement, nous constatons qu’il n’existe plus de tendance et de saisonnalité (figure 24 et
25). Mais cela ne suffit pas pour affirmer que nous avons bien évidement supprimé ces composantes.
Nous devons à nouveau effectuer le KPSS et vérifier nos hypothèses de départ.

Après avoir supprimé la tendance et la saisonnalité nous avons vu immédiatement qu’en effectuant
le test KPSS, la série a désormais suivie un processus stationnaire.

I.6 spécification du modèle

Nous pouvons dire jusqu’à ce niveau que notre série est un modèle SARIMA car elle admet une
tendance, c’est à dire une partie déterministe AR, une saison c’est-à-dire une partie stochastique MA.

Les paramètres sont lus sur le ACF et le PACF ci-dessous :

Figure 26 : PACF et ACF de la série

D’après le ACF et le PACF que nous avons obtenu, il en ressort le résultat suivant :

q {0 ;1} , Q{0 ;1 ;2}, p{0 ;1 ;2 ;3 ;4 ;5}, P{0 ;1}.

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56
Ainsi nous obtenons la combinaison suivante :

∁12∗ ∁13∗ ∁16∗ ∁12=72

Ce résultat nous indique le nombre de modèle ARIMA retenu.

I.7 Choix du modèle

Nous avons identifié les 72 modèles obtenus, puis nous avons effectué une multitude de tests pour
faire le choix d’un seul.

Par ailleurs, comme critère de sélection d’un modèle, nous avons :

-les coefficients qui doivent être significatifs ;

-on ne doit pas avoir une corrélation entre les erreurs ;

-le modèle doit être hétéroscédastique.

Cependant, après avoir effectué tous ces tests, nous avons retenu le modèle 2 ci-dessous :

SARIMA (0 ;1 ;0)(0 ;1 ;1)

Identification du modèle

Rédigé par BAHANE Aimée


57
Rédigé par BAHANE Aimée
58
I.8 Prévision
Tableau xiv : Prévision de la consommation mensuelle du GPL à l'horizon 2030

Rédigé par BAHANE Aimée


59
Nous avons dans ce tableau la consommation de GPL prédit (de 2019 à 2030). La consommation
de GPL va pratiquement doubler entre 2018 et 2030 ; quittant de 113816TM à 208734TM.

Par ailleurs, il sera consommé en moyenne 12783TM (figure 27)

Figure 27 : Statistique descriptive de la nouvelle série

II. Prévision des consommations de GPL à l’horizon 2030 par la


méthode de mise en place des scénarios

II.1. Prévision de la consommation nationale du GPL à l’horizon


2030

Tableau xv : Prévision de la consommation nationale du GPL à l’horizon 2030

Source : calculs de l’auteur

Rédigé par BAHANE Aimée

60
CONSOMMATION GPL

ANNEES

Figure 28 : Prévision de la mise à la consommation du GPL à l’horizon 2030

Quel que soit le scénario, la consommation de GPL atteindra entre 150 000 et 350 000 TM
à l’horizon 2030. Dans le cas médian, le marché a pratiquement triplé sa taille entre 2018 et 2030 ;
ce qui implique un besoin en capacité de stockage de GPL.

Rédigé par BAHANE Aimée

61
II.2. Estimation des besoins

a) Scénario bas

Tableau xvi : Estimation de la consommation de GPL par région, scénario bas

Source : calculs de l’auteur


Ici nous constatons qu’en 2030 la consommation en GPL sera d’environ 204.000TM.

b) Scénario médian

Tableau xvii : Estimation de la consommation de GPL par région, scénario médian

Source : calculs de l’auteur


Nous constatons ici qu’en 2030 la consommation en GPL sera d’environ 280.000TM.

Rédigé par BAHANE Aimée

62
c) Scénario haut

Tableau xviii : Estimation de la consommation de GPL par région, scénario haut

Le scenario haut nous montre qu’en 2030 la consommation en GPL sera d’environ 350.000TM.

III. PREVISION DES CAPACITES DE STOCKAGE

Pour parvenir à des prévisions sur les capacités de stockage nous nous sommes basés sur
les hypothèses suivantes bien que la règlementation fixe une autonomie de 30 jours pour les stocks
de sécurité et 15 jours pour les stocks outils :

➢ Pour fixer nos autonomies, nous prenons la distance la plus longue en termes
d’approvisionnement :

• Douala/Ngaoundéré (563,32km) donne 6 jours pour une rotation complète de


l’approvisionnement ;
• Ngaoundéré /Maroua (482km) donne 4 jours pour une rotation complète de
l’approvisionnement du dépôt de l’extrême nord par camion-citerne

Soit 10 jours de stock de sécurité

➢ 10 jours de stocks commerciaux destinés aux marketeurs pour leurs propres approvisionnements.
Il s’agit du nombre de jours qu’un marketeur peut épuiser son stock. Ils ont un stock maximum
d’environ 1700TM (SCTM qui détient la plus grosse part avait 1586 TM en décembre 2018).

Soit un total de 20 jours d’autonomie.

Rédigé par BAHANE Aimée

63
Tableau xix : Prévision des capacités nationales de GPL à l’horizon 2030 à partir de la consommation

Capacités (en
Années Consommations (en TM) TM)
2019 108041,864 5920,10214
2020 114707,611 6285,34855
2021 121784,61 6673,12932
2022 129298,228 7084,83441
2023 137275,406 7521,94005
2024 145744,746 7986,01348
2025 154736,607 8478,71819
2026 164283,234 9001,82104
2027 174418,845 9557,19699
2028 185179,786 10146,8376
2029 196604,631 10772,8565
2030 208734,342 11437,4982

Tableau xx : Estimation des besoins en capacité de stockage du GPL par région

Source : calculs de l’auteur

Rédigé par BAHANE Aimée

64
Tableau xxi : Capacités projetées en 2030

Régions Capacités de Consommation Prévision de Besoin en


stockage actuelles annuelle de GPL en consommation de capacités de
2015 (source master GPL en 2030 cas stockage projetées
plan) en TM médian (taux de en 2030 (en
croissance de la tonnes)
consommation à 8%)
en TM
Adamaoua 95 2 624 8323,772 456,09
Centre 1000 32 490 103063,8 5647,33
Est 100 1 312 4161,886 228,04
Extrême- nord 105 2 078 6591,767 361,19
Littoral 2 500 39 945 126712,3 6943,13
Nord 0 1 432 4542,546 248,90
Nord-ouest 0 2 394 7594,173 416,11
Ouest 171 4 405 13973,4 756,66
Sud 0 1 899 6023,949 330,07
Sud-ouest 0 2 063 6544,185 358,58
Source : calculs de l’auteur1

Ce tableau met en exergue le besoin en capacité de stockage à l’horizon 2030. Il est basé sur le
scénario médian qui porte sur la stabilisation du secteur du marché du GPL. En effet, l’Etat résout ses
problèmes à travers, la mise sur pied d’un stockage réglementaire, l’augmentation des centres
emplisseurs…nous constatons de ce fait que le besoin en capacité de stockage va tripler d’ici 2030 vu la

1Pour ce qui est des besoins en capacités de stockage il s’agit de ce dont a besoin la population à la
différence des capacités à augmenter qui renvoie à ce dont on a besoin la population moins les
capacités actuelles.
Rédigé par BAHANE Aimée

65
capacité actuelle qui s’élève à 4971TM et celle de 2030 à 15746 TM pour une autonomie de 20 jours

Figure 29 : Capacités de stockage du GPL actuelles plus capacités prédits

III.1. Stratégies de développement des infrastructures

Pour la mise sur pied des infrastructures de stockage, nous avons fait les hypothèses (sur le
ravitaillement) suivantes :

-l’Adamaoua dessert le Nord

-l’ouest dessert le Nord-Ouest

-le centre dessert le Sud

-l’extrême-Nord se gère elle même

-le littorale dessert le sud-ouest

-l’Est se gère elle-même

Rédigé par BAHANE Aimée

66
Tableau xxii : Capacités de GPL à ajouter

Régions Capacités Capacités à Infrastructures à installer


actuelles (en augmenter (en
tonnes) tonnes)
Adamaoua+Nord 95 500 -une sphère de 500TM

Centre+Sud 1000 4000 -2 sphères de 2000TM chacune

Est 100 100 -un cigare de 100TM


Extrême- nord 105 300 -deux cigares de 150 TM chacun
Littoral+Sud-ouest 2500 4000 -2 sphères de 500TM chacune
Ouest+Nord-ouest 171 1500 -1 sphère de 2000TM
-1 sphère de 1000TM

III.2. Investissements

Afin de ne pas faire peser une charge trop lourde sur les investisseurs, il est nécessaire de phaser
l’investissement sur les infrastructures à construire à l’horizon 2030. A cet effet, nous avons adopté la
méthode suivante :
• Tout dépôt dont l’autonomie est inférieure à 10 jours est dans une situation critique et nécessite
une augmentation d’infrastructure et des travaux immédiats.

Tableau xxiii : Evolution de l’autonomie de 2020 à 2030

Rédigé par BAHANE Aimée

67
source: calculs de l’auteur

Ici, il est question d’augmenter une capacité à chaque fois que l’autonomie est en deçà de 15 jours.
De même, en regardant aux plus petites autonomies, nous pouvons placer l’Adamaoua comme étant la
première région nécessitant une nouvelle capacité de stockage, ensuite l’Ouest et après le Centre.
L’Extrême Nord, l’Est et le Littoral sont les dernières.

On en déduit le phasage des investissements suivants :

Tableau xxiv : Investissements

Années Infrastructures/lieu Montant (en FCFA)

2020 -une sphère de 500TM dans 30 milliards


l’Adamaoua

-une sphère de 2000TM dans


le centre

-une sphère de 500TM dans


l’ouest

2021 -Un cigare de 150TM dans 22 milliards


l’extrême nord

-une sphère de 2000TM dans


le Littoral

2024 -un cigare de 100 TM dans 1 milliards


l’Est

2025 -une sphère de 2000TM dans 20 milliards


le Centre

2027 -une sphère de 1000 TM à 10 milliards


l’ouest

Rédigé par BAHANE Aimée

68
2028 -4 sphères de 500TM chacune 20 milliards
dans le Littorale

2030 -un cigare de 150TM dans 1,5 milliards


l’extrême nord

Cependant, pour l’adoption de notre stratégie, le travail sera reparti ainsi qu’il suit :

▪ Début de construction 2020 ;


▪ Installations de 3 sphères en 2020 dans les régions de l’Adamaoua, du Centre et de l’Ouest ;
▪ Temps de construction d’une capacité, 2 ans maximum (de la passation du marché des études à
la mise en service de l’infrastructure nouvellement construite.

III.3 SUGGESTION ET PERSPECTIVES

Au regard de nos résultats, nous constatons l’urgence de la mise sur pieds de nos nouvelles
capacités de stockage car nous avons remarqué que nous sommes en retard de 2 ans pour la
construction de nos différentes capacités. En effet après un entretien avec le chef de dépôt et le
chef de dépôt adjoint du dépôt gaz de Bonabéri, une résolution a été prise pour rattraper le retard
accusé. Etant donné que le dépôt gaz de Bonabéri est le dépôt mère pour ce qui est du gaz
domestique, les dirigeants ont pris comme résolution à court terme, la construction d’une nouvelle
capacité de 500TM. Ainsi, nous en tant qu’ingénieur de conception en génie mécanique, nous
avons fait un dimensionnement d’une sphère de 500TM. Nous avons obtenu après calculs basés
sur plusieurs normes (le CODAP div 1 et 2, ASME VIII Div 1 et 2, EN 13445, NF EN 1990 Mars
2003, Eurocode 1…) les données de constructions suivantes :

Tableau xxv : Données de construction d'une sphère de 500TM

Diamètre intérieur 12420 mm


Volume géométrique 1003 m3
Hauteur sous sphère 2500 mm

Rédigé par BAHANE Aimée

69
Longueur des soudures de l’enveloppe 259mm
sphérique
Epaisseur des colonnes de support (partie 9mm
supérieur)
Epaisseur des colonnes de support (partie 9,52mm
inférieur)

Tableau xxvi : Matériels utilisés pour la construction

Tôles de l’enveloppe sphérique P 355 GH EN10028-2


Colonnes de support supérieur P 355 GH EN10028-2
Colonnes de support inférieur API 5L Gr.X 42
Platines de pieds de colonnes S 275 JR EN10025-2
Ancrage S 275 JR EN10025-2
Brides/pièces forgées SA 105
Tubulures SA 106 Gr.B
Tôle P 355 GH EN10028-2
Joints SW 304LSS/GRAPHITE
Tubes inférieurs SA 106Gr.B
Profile S 275 JR EN10025-2
Couronnes d’arrosage API 5L Gr.B

CONCLUSION

Arrivé au terme de ce chapitre où il était question de présenter les différents résultats de notre
étude et d’en faire un commentaire, nous pouvons dire que la mise sur pied des nouvelles capacités
de stockage de GPL accuse un retard de deux ans. Par conséquent, il serait évident que le pays
rencontre encore de nombreuses pénuries à cause de cette insuffisance de capacités de stockage.
Par ailleurs, il est impératif pour l’Etat de prendre des mesures pertinentes (par exemple la
construction d’une nouvelle capacité dans le littorale) afin de satisfaire sa population.

Rédigé par BAHANE Aimée

70
CONCLUSION GÉNÉRALE

En définitif, notre travail consistait à estimer les besoins en capacité de stockage pour satisfaire la
demande en GPL à l’horizon 2030. Il a été également question d’élaborer des scénarios plausibles
d’évolution du marché national des GPL à l’horizon 2030, de faire des prévisions de la consommation
du GPL à l’horizon 2030, d’évaluer les besoins en capacité de stockage qui en découle et phaser leur
développement, d’estimer les besoins en financement. Pour cela nous avons scindé notre travail en
trois parties :
-Le chapitre 1, intitulé revue de la littérature, présentait, tout d’abord les généralités sur le GPL,
ensuite nous avons présenté le marché nationale et internationale du GPL et enfin nous avons présenté
les problèmes de filière GPL.
-Le chapitre 2 présentait le matériel et la méthode utilisés pour mener à bien notre étude. Nous
avons par exemple utilisé les séries temporelles à partie du logiciel R Studio pour faire des prévisions
sur la consommation de GPL à l’horizon 2030.
-Le chapitre 3 quant à lui nous présentait l’ensemble des résultats de notre travail.

Il en ressort que, pour que le pays puisse satisfaire sa demande qui pourrait atteindre 287 000 TM,
tout en fiabilisant l’offre, il faudrait qu’il fasse passer ses capacités de 4971 TM à 15 746 TM. A cet
effet, il lui faut investir 79,5 milliards de FCFA avant la fin d’année 2030.

Comme perspectives nous pouvons signaler que ce travail peut être amélioré en rajoutant le
dimensionnement de tous les réservoirs de stockage à ajouter à la SCDP. Aussi, pour des travaux futurs,
il serait indispensable pour cette étude de :

-faire une étude économique et financière pour étudier la rentabilité et voir si on peut réaménager
la structure des prix ;

-L’on pourrait aussi évaluer dans un sens plus large, la possibilité d’augmenter les points de vente
de GPL sur tout l’étendu du pays ;

-étudier la mise à niveau que cela va impliquer dans les capacités de transport, les capacités
d’enfûtage et les capacités des parcs des bouteilles.

Rédigé par BAHANE Aimée

71
REFERENCE BIBIOGRAPHIQUE

[1] Société Nationale des Hydrocarbures, MAC 2017-2018

[2] « Qu’est-ce que les GPL ?» 2020. [En ligne]. Available : http://www.gpl.com. [Accès le 27
Octobre 2020]

[3] Available : https://www.naftal.dz. [Accès le 17 6 2019].

[4] A. Y. CHEBLI Laid, CALCUL DES PARAMÈTRES DE FONCTIONNEMENT, 2012, p. 9.

[5] KESRAOUI Mohammed et BENAOUI Salim, Optimisation de la distribution du GPL/C (Gaz de


Pétrole Liquéfié/Carburant) Cas d’étude : NAFTAL Tlemcen (Master : Génie Industriel), p11

[6] Etude du marché de GPL, 2005


[7] Introduction à l'environnement de programmation statistique R Y. BROSTAUX

[8] Brockwell P. J. Davis R. A. (1991) Time Series: Theory and Methods. Springer

[9] Séries temporelles _ SARIMA pour initiation aux prédictions temporelles - Ivoire Talents Labs

[10] BUCREP (3e RGPH, Volume III – Tome 3 : Projections démographiques)

[11] Banque mondiale…

[12] World Development Indicators (1960-1994) et INS/Compta Nat (1994-2008), SIE-


CAMEROUN 2016

[13] Bilan énergétique du Cameroun 2015 ; MINEE

Rédigé par BAHANE Aimée

72
ANNEXES

ANNEXE 1

Rédigé par BAHANE Aimée

73
ANNEXE 2

❖ CONSOMMATION ET IMPORTATION DU GPL DE 2007 EN


DECEMBRE 2019

Appro
SONARA Bipaga Importations total Consommation
janv-07 83 1 219 3 712 4 931 4 370
févr-07 14 1 496 1 031 2 527 3 517
mars-07 42 2 475 2 149 4 624 4 040
avr-07 73 1 915 2 409 4 324 3 504
mai-07 03 694 1 192 1 886 3 576
juin-07 34 1 296 2 700 3 996 3 625
juil-07 64 1 430 2 387 3 817 3 993
août-07 95 1 625 2 375 4 000 4 238
sept-07 26 1 419 3 611 5 030 4 656
oct-07 56 2 332 2 375 4 707 4 472
nov-07 87 1 361 2 859 4 220 4 438
déc-07 17 1 755 2 663 4 418 4 682
janv-08 48 821 3 274 4 095 4 208
févr-08 79 872 2 873 3 745 3 037
mars-08 08 477 2 372 2 849 3 453
avr-08 39 660 4 932 5 592 4 392
mai-08 69 704 3 620 4 324 4 806
juin-08 00 1 656 3 642 5 298 4 359
juil-08 30 1 944 2 875 4 819 4 674
août-08 61 1 671 2 888 4 559 4 179
sept-08 92 1 893 2 095 3 988 4 666
oct-08 22 2 990 2 034 5 024 5 055
nov-08 53 2 990 2 034 5 024 4 894
déc-08 83 1 777 3 420 5 197 4 778
janv-09 14 334 4 344 4 678 4 727
févr-09 45 1 154 3 137 4 291 4 275
mars-09 73 1 236 2 922 4 158 4 384
avr-09 04 917 4 639 5 556 4 799
mai-09 34 1 533 2 620 4 153 4 451

Rédigé par BAHANE Aimée

74
juin-09 65 1 825 3 665 5 490 4 841
juil-09 95 2 488 1 182 3 670 4 939
août-09 26 2 267 3 450 5 717 4 788
sept-09 57 2 496 2 421 4 917 5 485
oct-09 87 1 095 2 774 3 869 4 455
nov-09 18 0 5 566 5 566 4 522
déc-09 48 0 5 014 5 014 4 500
janv-10 79 0 6 064 6 064 5 255
févr-10 10 540 2 864 3 404 4 424
mars-10 38 1 578 4 378 5 956 5 325
avr-10 69 2 236 2 582 4 818 4 868
mai-10 99 2 681 1 981 4 662 4 497
juin-10 30 2 176 3 688 5 864 4 960
juil-10 60 2 024 2 447 4 471 5 142
août-10 91 1 539 3 642 5 181 5 072
sept-10 22 1 927 4 753 6 680 5 913
oct-10 52 1 095 3 840 4 935 5 109
nov-10 83 947 3 512 4 459 5 474
déc-10 13 1 908 5 671 7 579 6 081
janv-11 44 1 949 3 249 5 198 5 373
févr-11 75 1 748 2 179 3 927 4 722
mars-11 03 2 641 2 708 5 349 5 468
avr-11 34 1 675 3 315 4 990 4 751
mai-11 64 1 963 3 062 5 025 5 188
juin-11 95 2 456 2 885 5 341 5 628
juil-11 25 2 485 3 956 6 441 5 457
août-11 56 1 938 3 669 5 607 5 529
sept-11 87 2 449 3 567 6 016 6 396
oct-11 17 1 405 3 990 5 395 6 113
nov-11 48 1 795 5 346 7 141 6 041
déc-11 78 833 5 754 6 587 6 264
janv-12 09 0 6 133 6 133 5 873
févr-12 40 0 3 848 3 848 5 087
mars-12 69 58 6 490 6 548 5 946
avr-12 00 1 334 4 948 6 282 5 638
mai-12 30 1 291 4 584 5 875 6 264

Rédigé par BAHANE Aimée

75
juin-12 61 304 3 939 4 243 5 398
juil-12 91 1 268 4 721 5 989 5 404
août-12 22 2 020 4 779 6 799 6 464
sept-12 53 842 5 277 6 119 5 844
oct-12 83 572 6 635 7 207 7 025
nov-12 14 836 5 883 6 719 6 472
déc-12 44 1 024 5 232 6 256 6 617
janv-13 75 1 314 5 148 6 462 6 393
févr-13 06 0 3 984 3 984 4 846
mars-13 34 1 190 6 576 7 766 6 560
avr-13 65 890 5 331 6 221 6 536
mai-13 95 2 139 5 347 7 486 6 870
juin-13 26 1 429 3 473 4 902 6 074
juil-13 56 1 104 6 554 7 658 7 150
août-13 87 909 5 771 6 680 6 913
sept-13 18 1 909 4 193 6 102 6 645
oct-13 48 1 158 6 916 8 074 7 487
nov-13 79 156 6 901 7 057 6 852
déc-13 09 1 215 6 251 7 466 7 800
janv-14 40 1 932 5 784 7 716 7 345
févr-14 71 1 170 3 728 4 898 5 911
mars-14 99 1 398 6 121 7 519 6 780
avr-14 30 1 223 5 696 6 919 6 864
mai-14 60 768 6 489 7 257 6 962
juin-14 91 417 6 019 6 436 7 061
juil-14 21 806 7 487 8 293 7 651
août-14 52 1 074 1 923 2 997 7 039
sept-14 83 1 923 5 841 7 764 7 966
oct-14 13 1 767 6 506 8 273 8 555
nov-14 44 1 955 5 300 7 255 7 378
déc-14 74 1 482 6 970 8 452 7 959
janv-15 05 1 533 6 268 7 801 7 856
févr-15 36 2 571 4 614 7 185 6 702
mars-15 64 2 027 4 503 6 530 7 122
avr-15 95 1 512 5 873 7 385 7 540
mai-15 25 2 427 5 572 7 999 7 064

Rédigé par BAHANE Aimée

76
juin-15 56 326 5 244 5 570 7 545
juil-15 86 1 359 8 768 10 127 8 428
août-15 17 1 727 4 386 6 113 7 384
sept-15 48 1 481 7 157 8 638 8 228
oct-15 78 1 769 8 555 10 324 9 044
nov-15 09 2 774 5 904 8 678 7 907
déc-15 39 1 433 7 082 8 515 8 657
janv-16 70 3 270 4 741 8 011 7 728
févr-16 01 1 858 4 725 6 583 6 923
mars-16 30 1 397 4 449 5 846 6 383
avr-16 61 1 722 6 418 8 140 8 017
mai-16 91 1 485 5 058 6 543 6 911
juin-16 22 1 874 6 929 8 803 8 411
juil-16 52 2 202 5 508 7 710 7 551
août-16 83 1 382 6 349 7 731 7 869
sept-16 14 1 331 5 237 6 568 8 112
oct-16 44 3 314 8 662 11 976 8 728
nov-16 75 658 10 192 10 850 8 626
déc-16 05 1 690 4 430 6 120 8 722
janv-17 36 332 10 432 10 764 8 212
févr-17 67 0 8 015 8 015 7 463
mars-17 95 0 7 324 7 324 7 984
avr-17 26 0 5 396 5 396 7 518
mai-17 56 0 8 887 8 887 8 607
juin-17 87 503 9 362 9 865 8 606
juil-17 17 1 717 7 312 9 029 8 574
août-17 48 1 797 6 649 8 446 9 476
sept-17 79 2 631 7 692 10 323 9 681
oct-17 09 1 873 7 665 9 538 9 471
nov-17 40 2 882 6 289 9 171 9 162
déc-17 70 1 262 7 679 8 941 8 605
janv-18 01 1 837 7 911 9 748 9 700
févr-18 32 1 365 6 710 8 075 8 103
mars-18 60 1 327 8 346 9 673 9 181
avr-18 91 207 1 283 7 145 6 396 8 885
mai-18 21 0 1 432 6 396 7 828 9 605

Rédigé par BAHANE Aimée

77
juin-18 52 0 1 378 8 143 9 521 8 633
juil-18 82 0 1 523 7 998 9 521 9 957
août-18 13 0 2 040 8 651 10 691 9 804
sept-18 44 0 1 552 9 886 11 438 10 293
oct-18 74 0 2 196 7 877 10 073 10 656
nov-18 05 0 2 000 6 990 8 990 9 777
déc-18 35 0 1 945 8 253 10 198 9 222
janv-19 66 0 0 10 856
févr-19 97 0 0 8 421
mars-19 25 0 0 9 624
avr-19 56 0 0 9 597
mai-19 86 0 0 10 275
juin-19 17 0 0 9 985
juil-19 47 0 0
août-19 78 0 0
sept-19 09 0 0
oct-19 39 0 0
nov-19 70 0 0
déc-19 00 0 0

❖ MISE A LA CONSOMMATION 2020

Rédigé par BAHANE Aimée

78
ANNEXE 3

DIFFERENTES VUES DE NOTRE SPHERE DE 500TM

Rédigé par BAHANE Aimée

79
Rédigé par BAHANE Aimée

80
Rédigé par BAHANE Aimée

81

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