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Thermodynamique des milieux

dispersés

Lecturer: Professor Mélaz Tayakout (LAGEPP, UCBL/CNRS)

References:
• C. Jallut, “Thermodynamique des milieux dispersés”, Lecture note (Professor,
LAGEPP, UCBL/CNRS)

01/03/2021 1
PLAN

1) Problématique de la Thermodynamique

2) Description mécanique et géométrique des systemes dispersés

3) Propriétés thermodynamiques d’une interface dans le cas de corps purs

4) Conditions d’équilibre entre phases d’un corps pur dispersé

5) Etude des systems disperses dans le cas des mélanges

01/03/2021 2
Problématique de la
Thermodynamique

01/03/2021 3
Formulation= art de mélanger des ingredients
pour obtenir des propriétés d’usage spécifiées
selon un cahier des charges

Rappel de la thermodynamique macroscopique des milieux non


disersés pour aller à la thermodynamique macroscopiques des
milieux disperses.
• Rappel de la thermodynamique macroscopique des milieux non
disersés : le premier principe ou bilan d’énergie et le second principe
ou bilan d’entropie pour l’étude des systemes rééls ou la
determination de propriétés thermodynamiques.

01/03/2021 4
Formulation= art de mélanger des ingredients
pour obtenir des propriétés d’usage spécifiées
selon un cahier des charges
• Calcul des propriétés thermodynamiques:
Lien avec les bilans

e int s

Trajets de calculs

origine

01/03/2021 5
Formulation= art de mélanger des ingredients
pour obtenir des propriétés d’usage spécifiées
selon un cahier des charges
• Mise en evidence des effets dus au caratère dispersé de la matière
par quelques faits expérimentaux

vapeur

liquide

!"#$ (situation 1) ≠ !"#$ (situation 2)

!"#$ (situation 2) dépend de la taille des pores !!

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Description mécanique et
géométrique des systems
dispersés

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Tension superficielle d’une phase liquid au
contact d’une phase vapeur
Approche énérgétique

Nombre de molecules présentes à la surface :


- cube:
6x(0,1)2/(3,14x(1,3.10-10)2)
- Brouillard
((0,1)3/ (4x3,14x(1.10-6/2)3/3))x(4x3,14x(1.10-6/2)2) /(3,14x(1,3.10-10)2)

8
Tension superficielle d’une phase liquide au
contact d’une phase vapeur
Approche énérgétique
Action en vue de créer de la surface

r interface Environnement pour l’eau


dissymétrique à l’interface ->
existence d’une différence d’énergie
positive entre la surface et le liquide-> Molécule attirée
nécessité de fournir en travail pour vers e milieu du
créer de la surface liquide
liquide vapeur interface
!
Approche mécanique

!" = 2l&'( )* = &'( )+. Avec &'( la tension interfaciale en N.m-1 equivalent à
J.m-2
Analogie avec l’expression du travail due à un changement de volume :
!" = −-).
&'( la tension interfaciale peut être considérée comme une pression de
9
surface
Tension superficielle entre deux phases
liquides
Quelques valeurs numériques à titre indicatif

Composant slv (mN.m-1)

Acide acétique 27,6 b tension superficielle à l’interface d’une phase


23,7 b
Acétone liquide d’un corps pur et de sa vapeur à 293 K
22,3 b
Ethanol (Hunter, 1986a ; Shaw, 1992b).
72,75 a
Eau
Octane 21,69 a
Dodécane 25,44 a
Hexadécane 27,46 a
Benzène 28,88 a
Tétrachlorure de carbone 26,77 a
Mercure 476 a

Liquide 1 Liquide 2 sl1l2 (mN.m-1) tension superficielles entre


Eau Benzène 35,0a,b deux phases liquides à 293 K
Eau Tétrachlorure de carbone 45,1b
Eau Mercure 375a,b
(Hunter, 1986a ; Shaw,
Diéthylène glycol n-décane 11,6c 1992b ; Adamson et Gast,
Diéthylène glycol n-heptane 10,6 c
1997c).
10
Phénomènes en presence d’un solide
Tension superficielle entre une phase solide et une phase fluide
On constate que le caractère plus ou moins divisé d’une phase solide influe sur certaines propriétés
thermodynamique. Exemple: à P fixé, une phase solide fond à une temperature d’autant plus faible
qu’elle est finement divisé -> definition de la notion de tension superficielle pour une phase solide en
contact avec une autre phase.

Notion d’angle de contact


Notion de mouillage pour comprendre l’utilisation d’appareis d emesure de la tension supperficielle de
phases liquides au contact d’autres phases fluides.
*
!%#
*
:
!"% !"#
liquide mouillant liquide non mouillant
Equilibre mécanique à l’arête où se rencontre les trois interfaces vl vs et ls.
Si on projette sur l’axe horizontal les forces en presence, on obtient
l’equation d’équilibre de Young:
!"# = !"% + !%# '()* avec * /0123 43 '(05/'5 30563 23 2789743 35 23 )(2743
!"% = !"# + !%# '(): 11
Notion de courbure
Rayon de courbure : valeur absolue du rayon du cercle tangent à la
courbe au point recherché

# ' '
Rayon de courbure moyenne défini comme : = +
$% $( $)

"

R1

R2

Par Eric Gaba (Sting - fr:Sting) — Own work based upon a drawing in a book, CC BY-SA 3.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=836912

12
Condition d’équilibre mécanique d’une
interface courbe séparant deux phases
Quelques faits expérimentaux
• ascension capillaire dans un tube cylindrique
Liquide mouillant Liquide non mouillant

poids apparent du liquide : ! = #$ = 2&'()* +,-.


Si tube suffisament petit, on peut approximer le poids apparent de la colonne de liquide par celui de la
colonne de hauteur h où h est la mesure prise à la base du menisque (ou au sommet) : mg = (2) − 2* )$ℎ&'6

• Pression dans les bulles et les gouttes


Pb= #$Δℎ

On a Pb > Pext
Pext Pb 13
Condition d’équilibre mécanique d’une
interface courbe séparant deux phases
Equation d’équilibre local de Laplace

• Force s’exercant vers le haut: Calotte soumise à deux


forces: les forces de
("# − "% )&' ( ' pression qui agissent sur
toute la surface et les
0 forces de tension
= superficielle qui agissent
sur l’arête circulaire de
• Force s’exercant vers le bas: 0
rayon r et de longueur l
+ +
∫* ,%# -./012 = ,%# 3 2&'
• A l’équilibre:
(567
("# − "% )=
3

Si la surface est non sphérique, on peut remplacer R par Rm :


(567 9 9
("# − "% )= = ,%# +
38 3: 3<
14
Application: la porosimétrie à mercure

principe de la porosimétrie au mercure : méthode de caractérisation des corps


poruex qui consiste à remplir et vider progressivement des pores d’un
echantillon du matériau poreux avec du mercure liquide

15
Méthodes de mesure des tensions
superficielles liquide - vapeur
Mesures de formes à l’équilibre
• ascension capillaire pour extraire la valeur de la tension superficielle lv:
R1 R2
h1 – h2 Méthode très précise si le liquide mouille parfaitement le
matériau du tube capillaire. Verre souvent utilisé. Pour
s’affranchir de la référence de la surface plane, mesure
de la différence de hauteur des deux ménisques.

• Méthodes par détachement :

Méthode de Wilhelmy. Une plaque rectangulaire est


plongée dans un liquide. Si on augmente la force de
traction, le ménisque de liquide finit par se briser.

!"é$ = !&' + (') * +,-. !"é$ poids au détachement, !&' poids de


la plaque et p le périmètre
16
Méthodes de mesure des tensions
superficielles liquide - vapeur
Angle de contact

Hauteur du ménisque : h

q () − (* +ℎ-
!"#$ = 1 −
2/)*

Méthode issue de la méthode de Wilhelmy. Après mise en équilibre


mécanique d’un liquide en contact d’un solide, on mesure la hauteur du
ménisque.

17
Expression du travail lors d’une
transformation infiniment lente d’un système
diphasique dispersé

travail réversible échangé par un système capillaire à deux phases

Va, Pa
sab, A
#$ = −'( )*( − '+ )*+ + -(+ ).

Vb, Pb

Système contenant 2 phases ! et " et système extérieur matérialisé par un


piston 18
Cas des solides cristallins
Vf, Pf

si, Ai
!" = −%& '(& − %+ '(+ + ; <, '0,
Vs, Ps

Si travail effectivement exercé par le piston : !" = −%& '(. Avec V volume
total
Avec dV= d(& + '(+ . et %+ − %& = cste (%+ ne depend pas des faces)
On a !" = −%& '(& − %+ '(+ + (%+ −%& )'(+

Si on suppose que l’accroissement des surfaces de la pyramide du solide


est '(,+ = 0, 'ℎ,
- - -
et (,+ = ℎ, 0, et '(,+ = ('ℎ, 0, +ℎ, '0, ) donc 'ℎ, 0, = ℎ, '0, et '(+ =
. . 2
-
∑ ℎ, '0,
2
6 69:
Enfin on peut écrire (%+ −%& )=2 7 = 2 =cste
87 8 19
Propriétés thermodynamiques
d’une interface dans le cas de
corps purs

01/03/2021 20
Le modèle d’interface de Gibbs
modèle de Gibbs: zone interfaciale au sein de
phase v phase v laquelle les propriétés varient de façon continue
région entre les propriétés des deux phases volumiques
interfaciale Interface i
phase l phase l interface sans épaisseur dont les propriétés
sont équivalentes au système réel trois sous
systèmes : phase vapeur (v), phase liquide (l) et
représentation d’un système liquide - vapeur dans interface (i).
le cadre du modèle d’interface de Gibbs (Defay et
Prigogine, 1951 ; Hunter, 1986)

Définitions des propriétés


thermodynamiques d’une interface
Energie interne du système dispersé l - v – I
!"# = %!&# − (# !)# + +# !,#
!"- = %!&- − (- !)- + +- !,- !" = %!& − (# !)# − (- !)- − /#- !0 + +- !,- + +# !,# + +. !,.
!". = %!&. − /#- !0 + +. !,.
21
Le modèle d’interface de Gibbs
Energie libre du système divisé l - v – I
!"# = −&# !' − (# !)# + +# !,#
!"- = −&- !' − (- !)- + +- !,-
!". = −&. !' + /#- !0 + +. !,.

Enthalpie libre du système divisé l - v - i


!1- = −&# !' + )- !(- + +- !,-
!1# = −&- !' + )# !(# + +# !,#
!1. = −&. !' − 0!/#- + +. !,.

22
Variation de la tension superficielle liquide –
vapeur d’un corps pur avec la température
Pression d’équilibre dans un système non dispersé : relation de
%
!"#$ (# )($ +# )+$
Clapeyron : = =
!& *# )*$ & *# )*$
Utilisation du caractère de fonctions d’état des propriétés de l’interface
D’après le théorème d’Euler (cf. annexe 0), Gi peut se mettre sous la forme :
,- = .- /- ⇒ 1,- = /- 1.- + .- 1/- = −4- 15 − 61789 + .- 1/- ⇒ 61789 = −/- 1.- − 4- 15

: =; :; =;
⇒ 1789 = − <; 1.- − <
15= −Γ- 1.- − ?- 15 Avec Γ- = <
et ?- = <

!BCD
et ?- = - (voir annexe 0 )
!&

Sachant la définition de l’enthalpie libre : ,- = E- − 54- − 789 6, on peut écrire

G; H; I&=; IBCD < !BCD


F- = <
= <
= Γ- 1.- + 789 -T !&

!BCD
Si on choisit l’interface tel que Γ- =0 alors 789 − 5 23
!&
W
peut êMNO PQQRSRTé à T é/ONXRO R/MON/O YPN F/RMé 1O QFNZP[O
Conditions d’équilibre entre
phases d’un corps pur dispersé

01/03/2021 24
Système fermé l – v – i sans échange de
travail avec le milieu extérieur et en équilibre
thermique avec celui-ci
phase v, T = Text, Pv
dQ
Interface i Text
courbée
phase l, T = Text, Pl

système fermé en équilibre thermique avec l’extérieur

Système à l’équilibre ⇒ dF= 0


Nous avons vu dans le chapitre précedent que :
&/ = −O* &P − 0* &'* + 5* &-* −O( &P − 0( &'( + 5( &-( − O. &P + 2*( &4 + 5. &-.

Sachant que dV = &'( + &'* = 0 +, &- = &-* + &-( + &-. = 0 on peut écrire :
34
&/ = 0( − 0* + 2*( &'* + 5* − 5. &-* + 5( − 5. &-( = 0
3'*
67 :
Les conditions d’équilibre deviennent : 0( − 0* = 2*( 68 = 2*( ; (condition dC équilibre de Laplace)
9 <
Et 5* = 5. = 5(
25
Système fermé l – v – i en équilibre
mécanique et thermique avec le milieu
extérieur
Text
dQ

Vv, Pv, T
slv, A
Pext
Vl, Pl, T

système dispersé liquide – vapeur en équilibre mécanique et thermique avec l’extérieur.

Système à l’équilibre ⇒ dG = 0
Nous avons vu dans le chapitre précedent que :
$* = ++& $%& ++( $%( + +) $%)

Sachant que $% = $%& + $%( + $%) = 0 on peut écrire $* = + +& − +) $%& + +( − +) $%( = 0

Les conditions d’équilibre deviennent : +& = +) = +(

26
Influence de la courbure sur les conditions
d’équilibre liquide – vapeur des corps purs
Pression d’équilibre à température fixée pour un système l – v – i
La courbure est toujours tournée vers la phase où la pression est la plus élevée et correspond
à la concavité de l’interface.
2
23456è89 :;<9 =4>::9 ∶ 2@ − 2B = D@B
FG
condition d' équilibre de Laplace
2
23456è89 :;<9 5>669 ∶ 2@ − 2B = −D@B
FG
condition d' équilibre <ℎ;IJK4 − KℎJ8JL>9 ∶ M@ = MN = MB

O
<ℎ]I9 R, MBO , , 2@B ,_ phase v, µv, Pv, T

<ℎ]I9 6, M@O , , 2@B


O
,_ phase l, µl, Pl, T

principe de l’évaluation du potentiel chimique dans les deux phases volumiques à T constant

O
Dans cet état, on a MBO(T, 2@B )=M@O(T, 2@B
O O
) où 2@B est la pression de l’équilibre liquide-vapeur
prdinaire d’un corps pur (ou tension de vapeur). Pour un corps pur, on a P= = PM = +RPP
à T cste
U U Z
donc MB (T, 2B )=M@ (T, 2@ ) ⇒ ∫UXV R@ P2 = ∫UXW RB P2 aR9K 2@ − 2B = ±D@B [
VW VW \
Enthalpie de changement d’état à température fixée et rayon de
courbure fixé pour un système l – v – I
Situation de type « goutte »

Fe , he
Fs , hs

F MN6O A P é9;QRS; Tℎ;QUS:6;

vaporisation d’un Flux d’énergie thermique

Bilan matière ∶ ,- = ,/ = , Et Bilan énergie ∶ ,- ℎ- + Φ = ,/ ℎ/


567785895 :6; Φ = ,/ ∆ℎ=>

E>
On sait que dh=?@ AB+ C − T AG , l’enthalpie de vaporisation correspondant au rayon
EF @
Rm est par definition : Avec ∆ℎ=> = ℎ> (B, G> )-ℎ= (B, G= ) alors que l’enthalpie de vaporisation
J J J
correspondant à une interface plane est par definition : ∆ℎ=> = ℎ> (T, G=> (B)) -ℎ= (T, G=> (B))
J J J
∆ℎ=> = (ℎ> (B, G> )−ℎ> (T, G=> (B))) – (ℎ= (B, G= ) − ℎ= (T, G=> (B)) ) +∆ℎ=>
'(
On sait que dh=!" #$+ % − T #* , l’enthalpie de vaporisation correspondant au rayon
') "
Rm est par definition : Avec ∆ℎ-( = ℎ( ($, *( )-ℎ- ($, *- ) alors que l’enthalpie de vaporisation
0 0 0
correspondant à une interface plane est par definition : ∆ℎ-( = ℎ( (T, *-( ($)) -ℎ- (T, *-( ($))

" '(4 " '(3 0


∆ℎ-( = ∫"54 %( − T ') "
#* – ∫"53 %- − T ') "
#* + ∆ℎ-(
34 34

" '(3 " '(4 0


∆ℎ-( = T ∫"53 ') "
#* − ∫"54 ') "
#* + ∆ℎ-( car égalité des potentiels chimiques
34 34

B
Et condition d’équilmibre mécanique toujours valable 89:; <=>88; ∶ *- − *( = A-(
CD
Plus la goutte est petite, plus l’enthalpie de vaporisation est faible.

B
Et condition d’équilmibre mécanique toujours valable 89:; E>FF;: *( − *- = A-( C
D
Plus la bulle est petite, plus l’enthalpie de vaporisation est grande.
Influence du rayon de courbure sur la température d’équilibre à
pression extérieure fixée
Situation de type « goutte »
$
%ℎ'() *, ,#$ , !"# ,- $
phase v, µv, !"# ,T

%ℎ'() ., ,"$ , , !"#


$
,- phase l, µl, Pl, T

Principe de l’évaluation du potentiel chimique dans les deux phases volumiques à Pv constant

Etat d’équilibre d’origine à et ," = ,#


$
Avec 01 = (0- + *0! et 01 = 0,, on peut écrire pour le cas où Pv =!"# =cste:
−((# + (" )0- = *" 0!"
∆9:; $ >
⇒. *" 0!" =- <
0- avec La conditions d’équilibre : !" − !"# = ="# ? > 0
@

Situation de type « bulle»


$
%ℎ'() *, ,#$ , , !"# ,- phase v, µv, Pv, T

$
%ℎ'() ., ,"$ , !"#
$
,- phase l, µl, !"# ,T

principe de l’évaluation du potentiel chimique dans les deux phases volumiques à Pl constant
∆9:; $ >
*# 0!# = 0- avec La conditions d’équilibre : !# − !"# = ="# >0
< ?@
Influence de la courbure sur les propriétés
d’équilibre entre phases des corps purs
lorsqu’une phase solide est présente
Nous avons défini dans le chapitre 2 (paragraphe 8) la notion de tension superficielle pour une
interface solide cristallin – fluide. Donc par analogie on peut définir:

Pression de vapeur de petits cristaux à température T fixée


" " 012$
∫"%# &' () = ∫"%$ &+ () a&-. )' − )+ = 34
#$ #$

Dans ce cas, la pression d’équilibre correspond à l’équilibre solide – vapeur pour une interface plane ou équilibre de sublimation à T
donnée. La pression dans la phase vapeur est d’autant plus grande que les cristaux sont petits ce qui signifie que dans une population de
cristaux de tailles différentes, les gros cristaux grossissent aux dépens des petits.

Equilibre solide – liquide de petits cristaux à pression extérieure fixée


∆6#2 0
&' ()+ = (8 avec La conditions d’équilibre : )' − )'9: = ;9+ >0
7 34

La pression est la pression d’équilibre liquide – solide à courbure nulle à T0. La relation 4.14 conduit à la conclusion que la
température d’équilibre est d’autant plus faible que le grain de solide est plus petit. Cette propriété a conduit à la mise au point d’une
technique de caractérisation des corps poreux appelée la thermoporométrie.

31
Etude des systèmes dispersés
dans le cas des mélanges

01/03/2021 32
Conditions d’équilibre pour les systèmes
multi constituant répartis entre deux phases
volumiques et une interface de séparation
Conditions d’équilibre: !"# = !%# = !&# . Avec k=1,…,C

+,-.
Conditions d’équilibre de Laplace : ((& − (" )= ±
/0

On peut à partir de ce point se poser deux types de questions :


• quelle est l’influence de la courbure sur les propriétés d’équilibre des phases volumiques a et b
?
• qu’il y ait une courbure ou que l’interface soit plane, que peut-on dire de la composition de
l’interface i ? Rappelons en effet que l’interface de séparation est considérée comme un
système à part entière. Quelle est alors l’influence de cette composition de surface sur la
tension superficielle ?

33
Effets d’enrichissement - appauvrissement relatif
à l’interface de séparation de deux phases a et b
dans le cas d'un mélange binaire
Effet d’enrichissement - appauvrissement relatif d’une phase vapeur
en équilibre avec un liquide
Binaire liquide-vapeur
Gibbs-Duhem appliquée au potential chimique dans la phase liquide : !"#$%" + !'#$%' = 0
A l’équilibre : $%" = $*" +, $%' = $*' et si la phase vapeur est considérée comme un gaz parfait
#
alors : #$*- . = #$*- .
= 01#23(5- ) = 01#23(7- 5)
89 ;:9 8< ;:< ;: ;:9 ;:<
D’où : !"#23 5" + !'#23(5') = + =0 Et P = 5" + 5' >?@, = +
:9 ;8< :< ;8< ;8< ;8< ;8<

;: ;:9 89 :< ;:9 89 D<


⇒ = 1− = 1−
;8< ;8< 8< :9 ;8< 8< D9
;:9 89 :<
La quantité 1− < 0 alors:
;8< 8< :9
;: 89 D9
• Si > 0, > : la vapeur est plus riche en constituant 2 que le liquide ;
;8< 8< D<
;: 89 D9
• Si < 0, < : la vapeur est plus pauvre en constituant 2 que le liquide ;
;8< 8< D<
;: 89 D9
• Si = 0, = : lorsque P passe par un extrémum, les deux phases ont la même
;8< 8< D< 34
composition. Ce phénomène s’appelle l’azéotropie.
Effets d’enrichissement - appauvrissement relatif
à l’interface de séparation de deux phases a et b
dans le cas d'un mélange binaire
Effet d’enrichissement - appauvrissement relatif d’une interface de
séparation entre deux phase a et b
Equation de l’adsorption relative de Gibbs
Gibbs-Duhem appliquée au potentiel chimique :
∑" #$" %&$" = 0 et ∑" #+" %&+" = 0 ⇒ (#$. − #+.) %&. = − ∑3"12(#$" − #+" ) %&" ⇒
(4$. − 4+.) %&. = − ∑3"12(4$" − 4+" ) %&"
A l’interface à T donné: %5$+ = − ∑" Γ7" %&7" − 87 %9 = − ∑3"12 Γ7" %&" - Γ7.%&.
3:;<3=;
= − ∑3"12 Γ7" − Γ7. %&" Equation de l’adsorption de Gibbs le terme
(3:><3=>)

. 3:;<3=;
Γ7" = Γ7" − Γ7. (3 Adsorption relative du corps k par rapport au corps 1
:><3=>)

Le nombre de moles affecté à la surface est : #7" = #" − 4$" ?$ − 4+" ?+ = #" − 4$" ?$ − 4+" ?+
= #" − 4$" ? + (4$" − 4+" )?+ et pour le corps 1: #7. = #. − 4$.? + (4$. − 4+.)?+
En combinant les deux et en eliminant ?+ , on peut poser que :
(3:;< 3=;) (3:;< 3=;)
#.7" = #7" - #7. (3 = (#" − 4$" ?$ ) - (#. − 4$.?) (3 35
:>< 3=>) :>< 3=>)
Effets d’enrichissement - appauvrissement relatif
à l’interface de séparation de deux phases a et b
dans le cas d'un mélange binaire
Où par unité de surface:
$ ('() * '+) )
Γ"# = Γ"# - Γ"$
('(- * '+- )
On peut choisir la convention suivante: choix de la position de l’interface
telle que Γ"# = 0 par example si composé 1 est un solvant en grande
$ /
quantité et Γ"# = Γ"# = 0)
1
Cas:
• si l’une des deux phases, mettons la phase a, est un gaz ou une vapeur,
on peut négliger les concentrations correspondantes et les adsorptions
$ /0) /) *'+) 3+
relatives sont alors telles que : Γ"# = Γ"# = ≈
1 1
• si les solutés ne sont pas solubles dans la phase b comme dans le cas
de l’adsorption à la surface d’un solide par exemple, on a alors une
$ / / *' 3
relation similaire : Γ"# = Γ"# = 0) ≈ ) () (
1 1
36
Cas du mélange binaire de deux constituants 1 et 2 en supposant que Γ"# =0:
# &'(
Γ"$ = - Γ"$ = )
Et l’equation de l’adsorption de Gibbs devient: *+,- = −Γ"$*/$. (relation vraie à l’équilibre)

sab
Solvant pur

Ca2 ou Cb2

effet sur la tension superficielle de la variation de la concentration en constituant 2 dans la solution


de référence
• si l’interface est enrichie en constituant 2 (Γ"$ > 0), la tension superficielle diminue lorsque
la quantité de constituant 2 augmente. Cela est caractéristique d’un soluté lyophobe vis-à-
vis du solvant qui aura tendance à s’accumuler à l’interface air – liquide ;
• si l’interface est appauvrie en constituant 2 (Γ"$< 0) on observe l’effet contraire. Cela se
produira pour un soluté lyophile vis-à-vis du solvant qui aura tendance à s’accumuler au
sein de la phase volumique de référence.

Un abaisseur de tension superficielle a une action modérée sur la tension superficielle par
comparaison avec un agent tensioactif utilisé par exemple dans le domaine de l’émulsification
37

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