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CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN RESERVOIR

EN BETON ARME DE CAPACITE 15000m3 SUR SOL


ABRITANT DES CAVITES SOUTERRAINES

Mémoire de Projet de Fin d’Etudes pour l’obtention du


diplôme d’Ingénieur d’Etat de l’EHTP
Option : Génie civil

Réalisé par : Encadré par :


Ali ABOUFARISS Mme Sophia Mahdi (JESA)
Ilyas BOUSAREHANE M. Mahmoud EL GONNOUNI (EHTP)
M. Mohammed BENNIS (EHTP)
Dédicace
A ma chère mère, nul mot ne pourrait traduire mes sentiments
d’amour, de gratitude pour tous tes sacrifices, ton affection et tes
prières.
A mon cher père, pour m’avoir soutenu tout au long de mon
parcours, et pour m’avoir assuré toutes les conditions de confort et
de stabilité.
A vous deux je dis : « Merci d’avoir cru en moi ».
A ma petite sœur et mon petit frère qui, en me prenant pour
exemple, m’ont aidé et poussé à jamais lâcher prise durant le long
voyage qui m’a mené jusqu’à aujourd’hui.
A ma chère Sara qui a toujours été là pour moi, pour
m’avoir encouragé à être persévérant afin de surmonter tous les
obstacles.
A tous mes amis et camarades,
A mon ami, binôme, pour sa patience et son dévouement,
Je dédie ce travail,
En reconnaissance d’une confiance que les mots ne sauraient
décrire.
Ilyas BOUSAREHANE
Dédicace
À ma mère qui m’a fourni les conditions favorables à ma
réussite et qui m’a toujours soutenu. Sans ses prières, je ne serais
certainement jamais arrivé à la fin de ce parcours.
À mon père, qui a suivi de près mon parcours scolaire et qui a
veillé à mettre à ma disposition tous les moyens qui sont de nature à
me faciliter la tâche pour arriver à ce stade.
Ce mémoire est l'aboutissement du soutien et des
encouragements qu'ils m'ont prodigué tout au long de ma scolarité.
A mon oncle, à qui je dois une grande part de mon bonheur et
de ma réussite.
À ma grande sœur qui a toujours était présente pour m’aider
et me fournir de précieux conseils. À ma petite sœur à qui je
souhaite le bonheur et la réussite durant le long parcours qui
l’attend.
À mes meilleurs amis pour avoir toujours été là pour m’aider,
pour leur patience, leur attachement et surtout leur amitié.
À mon ami binôme pour sa collaboration, sa patience et son
dévouement.

Je dédie ce travail
Ali ABOUFARISS
Remerciements

Au terme de ce stage, nous tenons à remercier M. Salaheddine ENNAIME, Chef du


département génie civil à JACOBS Engineering S.A., pour nous avoir accueillis au sein de
son département, et pour avoir fait en sorte que notre stage puisse se dérouler dans
d'excellentes conditions.

Nous remercions également Mme Sophia MAHDI, Ingénieur civil à JACOBS


Engineering S.A., de nous avoir encadrés et de nous avoir fournis toute l’information dont
on avait besoin pour accomplir notre mission, et ceci en faisant preuve d’une grande
disponibilité à notre égard tout au long des quatre mois de notre stage.

Nous tenons tout spécialement à exprimer notre sincère gratitude et estime


envers nos encadrants, M. Mohammad BENNIS et M. Mahmoud EL GONNOUNI,
enseignants à l’école Hassania des Travaux Publics, pour avoir eu l'amabilité de partager
leurs savoirs-faires et d'avoir mis à notre disposition toute la documentation et les outils
nécessaires au bon déroulement de ce stage et à la réalisation de notre rapport, et ceci
avec une toute particulière sympathie.

Notre étude n’aurait pas été aussi fructueuse sans l’aide et les renseignements
précieux de Mme Ikram HAFIDI, M. Otmane ABOUSSELHAME, M. Tariq HAJRI, ingénieurs
en génie civil à JACOBS Engineering S.A. que nous remercions gracieusement.

Nous profitons de l’occasion pour remercier M. KALAI, chef de division


géophysique, géologique et hydrogéologique à LPEE pour nous avoir accueillis dans son
bureau et pour nous avoir fournis de précieux renseignements.

Nous tenons à remercier aussi tous les membres du jury pour leur bienveillance à
vouloir évaluer notre travail.

A l’ensemble nous tenons à témoigner notre profond respect et gratitude en


espérant qu’ils trouveront dans ce rapport l’expression de notre considération et le
témoignage de notre estime.
Résumé

Le présent rapport traite de l’étude de conception et de dimensionnement d’un


réservoir de stockage d’eau. D’une capacité de 15.000 m3, cet ouvrage semi-enterré est
de nature à assurer un approvisionnement constant en eau industrielle. Cette eau,
provenant du barrage Aït Messaoud, alimentera les laveries de l’OCP.

La particularité de l’ouvrage consiste en son implantation sur une zone présentant


des cavités souterraines. Par conséquent, dans l’incapacité de déplacer l’ouvrage et étant
donner que l’étude géotechnique seule est loin de résoudre le problème, une campagne
géophysique s’est avérée indispensable.

Dans cette perspective s’inscrit notre projet qui, partant d’une étude
bibliographique dont le but est de se documenter sur les cavités souterraines, leur
détection et traitement ; débouchera sur l’étude du cas du réservoir avant d’entamer le
volet conception et dimensionnement de l’ouvrage.
Abstract

This report aims to design and size a semi-buried tank with a capacity of 15 000m 3.
Its main goal is the industrial water’s constant supplying; this water coming from the dam
of Ait Massoaud will provide the OCP’s phosphate laundries.

The particularity of this tank consists in his emplacement which is on an area with
underground cavities. Therefore, a geophysical campaign was indispensible since the tank
couldn’t be displaced and the geotechnical campaign didn’t give satisfying results.

From this point will begin our project. It will part from a literature review which
the aim is to enhance our knowledge about underground cavities and the ways employed
to detect and treat them. Later, and after dealing with the case of this tank, we will focus
on its designing and sizing.
‫ملخص‬
‫ثطمم و حساب خزان مُاه ثبلغ سعجو ‪ 000111‬م‪ 03‬ىذا‬ ‫َ جناول ىذا الجقرَر دراسة ُ‬
‫الخززززان المزززن ًؾن جزُئزززا سز ُزم‪ z‬مززز ثزَو زن وحزززنات ػسز ُز‪ n‬الؿًسزززؿا‪ a‬بخ َرب‪z‬زززة اب لمزززا‪,‬‬
‫بًخُرة منجظمة‪0‬‬
‫‪,‬‬
‫وث‪z‬مززز خطًضزززُة المش زرو‪ ,‬ؾز ٍز ثًاجزززنه ؾزز ًز‪ ę‬منطقزززة بيزززا ثجز زاَوؽ ثحزززت ارض ُزة‬
‫‪,‬‬
‫اظيرثيا اشؼال الحؿر الوُلة ُحح كانت النراسة ال ًُجثقن ‪ُ:‬ة قن عجزت ع كشؿيا‪0‬‬
‫‪,‬‬
‫ام زام ىزززذا المعطزز ٌز‪َ c‬جط زر ‪ ę‬الجقرَزززر ؾز ٍز بن َاجزززو إلز ٌز عزززر حزززًل الججز زاَوؽ ثحزززت‬
‫الرُضة نحاول م خالل‪:‬و إَجاد الحلًل ال‪ُ z‬زؿلة بمعالجة إش‪z‬الُة ىذا الخزان‪ c‬و م ثزم‬
‫اقجراح الجطمُم المناسب لو قب‪ n‬دراسة وحساب بنُجو‪0‬‬
Mémoire de projet de fin

Sommaire

INTRODUCTION............................................................................................................................................................. 6
CHAPITRE 1 : CONTEXTE GENERAL ET PRESENTATION DU PROJET................................................8
1.1. CONTEXTE GENERAL DU PROJET.................................................................................................................... 9
1.1.1. Le projet Slurry pipeline Khouribga-Jorf Lasfar.............................................................9
1.1.2. La laverie Merah Lahrach...........................................................................................10
1.1.3. Maroc central.............................................................................................................10
1.2. PRESENTATION DU PROJET......................................................................................................................... 11
1.2.1. Plan de situation........................................................................................................11
1.2.2. Consistance du projet.................................................................................................12
CHAPITRE 2 : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES CAVITES SOUTERRAINES................................13
2.1. TYPOLOGIE ET CAUSES DE CAVITES............................................................................................................. 14
2.1.1. Cavités naturelles.......................................................................................................14
2.1.2. Cavités anthropiques.................................................................................................15
2.2. RISQUES LIES A L’INSTABILITE DES CAVITES................................................................................................ 20
2.2.1. Les affaissements.......................................................................................................20
2.2.2. Les effondrements......................................................................................................21
2.3. DIAGNOSTIC ET TESTS DE RECONNAISSANCE.............................................................................................. 24
2.3.1. Reconnaissance préliminaire......................................................................................25
2.3.2. La détection...............................................................................................................29
2.3.3. Les forages.................................................................................................................32
2.4. SOLUTIONS, LEURS FAISABILITE ET MISE EN ŒUVRE.................................................................................. 36
2.4.1. Intervention au niveau des cavités pour éviter leur effondrement.............................36
2.4.2. Actions au niveau de la construction..........................................................................40
CHAPITRE 3 : DIAGNOSTIC DU RESERVOIR MERAH LAHRACH.....................................................42
3.1. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE DU SECTEUR ETUDIE........................................................ 43
3.1.1. Cadre géologique régionale et géologie locale..........................................................43
3.1.2. Stratigraphie..............................................................................................................43
3.1.3. Structure....................................................................................................................44
3.1.4. Hydrologie..................................................................................................................44
3.2. LA DETECTION : LES METHODES GEOPHYSIQUES DE SURFACE................................................................... 45
3.2.1. Définition du domaine d’étude...................................................................................45
3.2.2. Inventaire des méthodes préconisées........................................................................46
3.2.3. Evaluation des méthodes et choix d’une méthode de détection................................48
3.2.4. Méthode préconisée par le LPEE et résultats de son investigation.............................50
3.3. SOLUTION PROPOSEE ET MISE EN ŒUVRE.................................................................................................. 52
3.3.1. Introduction...............................................................................................................52
3.3.2. Traitement du sol par injection..................................................................................52
3.3.3. Le traitement du sol de fondation du réservoir par injection.....................................57

1
Mémoire de projet de fin

CHAPITRE 4 : CONCEPTION ET CALCUL DE L’OUVRAGE.................................................................60


4.1. CONCEPTION DU RESERVOIR....................................................................................................................... 61
4.1.1. Quelques aspects de la conception hydraulique.........................................................61
4.1.2. Conception structurale...............................................................................................68
4.2. CALCUL DE LA STRUCTURE.......................................................................................................................... 72
4.2.1. Principes de calcul et approche de modélisation........................................................72
4.2.2. Présentation des logiciels de calcul............................................................................72
4.2.3. Calcul de la couverture...............................................................................................73
4.2.4. Calcul des poutres et des poteaux et des voiles de chicane........................................74
4.2.5. Calcul du radier..........................................................................................................77
4.2.6. Modélisation et calcul sur Robot Structural Analysis 2011.........................................80
4.2.7. Ferraillage des éléments............................................................................................88
4.3. CALCUL DES PAROIS.................................................................................................................................... 92
4.3.1. Principe de calcul et données de base........................................................................92
4.3.2. Pré dimensionnement................................................................................................96
4.3.3. Calcul des sollicitations..............................................................................................96
4.3.4. Stabilité externe.......................................................................................................102
4.3.5. Stabilité interne........................................................................................................106
CHAPITRE 5 : ETUDE HYDRODYNAMIQUE DES PAROIS PAR LA METHODE DE HOUSNER..........114
5.1. NOTATIONS............................................................................................................................................... 115
5.2. INTRODUCTION......................................................................................................................................... 116
5.3. POSITION DU PROBLEME.......................................................................................................................... 116
5.4. RAPPEL DES CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DE L’OUVRAGE........................................................... 118
5.5. CALCUL DES ACTIONS D’IMPULSIONS....................................................................................................... 119
5.5.1. La période fondamental T........................................................................................119
5.5.2. L’accélération am...................................................................................................... 119
5.5.3. Calcul de la résultante des pressions d’impultion Pi................................................. 119
5.6. CALCUL DES ACTIONS D’OSCILLATIONS.................................................................................................... 120
5.6.1. Le spectre de calcul en accélération.........................................................................120
5.6.2. Calcul de la résultante des pressions d’oscillation Po................................................ 120
5.7. CALCUL DES MOMENTS DE FLEXION......................................................................................................... 121
5.7.1. Moment de flexion d’impulsion Mfi.......................................................................... 121
5.8. CALCUL DES MOMENTS DE RENVERSEMENT............................................................................................ 122
5.8.1. Moment de renversement d’impulsion....................................................................122
5.8.2. Moment de renversement d’oscillation....................................................................122
5.9. VERIFICATION DE LA DE STABILITE............................................................................................................ 123

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS.................................................................................................................... 124


REFERENCES............................................................................................................................................................. 126

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Mémoire de projet de fin

Liste des figures


Figure 1-1 : Une conduite transportant la pulpe.................................................................................................9
Figure 1-2 : La laveries Merah Lahrach.............................................................................................................10
Figure 1-3 : plan de situation du projet.............................................................................................................12
Figure 2-1 : Le-Boulay-Mivoy, cavité naturelle calcaire....................................................................................14
Figure 2-2 : Le gouffre haviaren, Carpates........................................................................................................14
Figure 2-3 : Soulaires, carrière souterraine sur 3 étages...................................................................................15
Figure 2-4 : Carrière à piliers tournés................................................................................................................16
Figure 2-5 : Carrière par hagues et bourrages..................................................................................................16
Figure 2-6 : Exemple de marnière......................................................................................................................17
Figure 2-7 : Schéma illustratif d'une marnière..................................................................................................17
Figure 2-8 : Marboué, champignonnière...........................................................................................................18
Figure 2-9 : Habitations troglodytiques.............................................................................................................18
Figure 2-10 : Aqueduc Romain du Gier..............................................................................................................18
Figure 2-11 : Sape de guerre en Picardie...........................................................................................................19
Figure 2-12 : Profil représentant la relation entre le réseau karstique et les accidents en surface..................20
Figure 2-13 : Schéma d'un affaissement...........................................................................................................20
Figure 2-14 :Schéma d'un fontis par rupture du toit d'une carrière..................................................................21
Figure 2 15 : Schéma d'un effondrement généralisé de carrière.......................................................................22
Figure 2-16 : Effondrement d'une zone sous-cavée par suffosion.....................................................................23
Figure 2-17 : Techniques de prises de vue à axe vertical permettant la vision stéréoscopique........................27
Figure 2-18 : Schéma de principe de mise en œuvre pour l’obtention des diagraphies....................................34
Figure 2-19 : Consolidation de la cavité par piliers de maçonnerie...................................................................36
Figure 2-20 : Remblaiement par engins mécaniques........................................................................................37
Figure 2-21 : Remblaiement par déversement gravitaire.................................................................................37
Figure 2-22 : injection par forage......................................................................................................................38
Figure 2-23 : Comblement par mousse dure.....................................................................................................39
Figure 2-24 : Terrassement de la cavité............................................................................................................40
Figure 2-25 :Terrassement par foudroyage.......................................................................................................40
Figure 2-26 : Renforcement superficiel..............................................................................................................40
Figure 2-27 : Renforcement par fondations profondes.....................................................................................41
Figure 3-1 : Grandeurs caractéristiques de la zone de recherche de cavité en génie civil................................46
Figure 3-2 : Atelier de forage et centrale d'injection.........................................................................................55
Figure 3-3 : Schéma illustrant l'injection par forage.........................................................................................56
Figure 3-4 : Schéma de la délimitation de la zone à risque...............................................................................59
Figure 4-1 : nuisance aux parois provoquée par la migration des eaux à travers le sol...................................65
Figure 4-2 : Détail de drainage périphérique au niveau du radier....................................................................65
Figure 4-3 : Détail de drainage à l'intérieur de la cuve.....................................................................................66
Figure 4-4 : Détail de drainage sous radier.......................................................................................................66
Figure 4-5: Détail de drainage des eaux de surface..........................................................................................66
Figure 4-6 : dimensions du quart de réservoir...................................................................................................70
Figure 4-7 : exemple similaire de conception de réservoir................................................................................71
Figure 4-8 : modélisation de l'ouvrage sur CBS.................................................................................................74
Figure 4-9 : calcul de la structure......................................................................................................................75
Figure 4-10 : rapports des redimensionnements des éléments.........................................................................75
Figure 4-11 : exportation vers ROBOT...............................................................................................................76

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Mémoire de projet de fin

Figure 4-12 : paramètres du ferraillage des voiles de chicane..........................................................................76


Figure 4-13 : modélisation du radier sur CBS....................................................................................................77
Figure 4-14 : paramètres de l'élasticité du sol...................................................................................................80
Figure 4-15 : paramètres de ferraillage du radier.............................................................................................81
Figure 4-16 : définition de l'analyse modale.....................................................................................................82
Figure 4-17 : options de calcul de l'analyse modale..........................................................................................83
Figure 4-18 : définition de l'analyse sismique...................................................................................................84
Figure 4-19 : paramètres de l'analyse sismique................................................................................................85
Figure 4-20 : définition des combinaisons sismiques........................................................................................86
Figure 4-21 : modèle de la structure après analyse sismique...........................................................................86
Figure 4-22 : Déplacements au niveau du joint de dilatation...........................................................................87
Figure 4-23 : paramètres des éléments BA........................................................................................................89
Figure 4-24 : Paramètres de ferraillage des poutres et des poteaux................................................................90
Figure 4-25 : Paramètres de ferraillage des voiles de chicane..........................................................................90
Figure 4-26 : Paramètres de ferraillage du radier.............................................................................................91
Figure 4-27 : dimensions du mur.......................................................................................................................94
Figure 4-28 : Actions sur le mur.........................................................................................................................95
Figure 4-29 : Diagramme trapézoïdal.............................................................................................................104
Figure 4-30 : Diagramme triangulaire.............................................................................................................104
Figure 4-31 : Sections critiques de calcul.........................................................................................................106
Figure 4-32 : Diagramme des poussées hydrostatiques sur le fût..................................................................107
Figure 4-33 : charges appliquées sur le patin..................................................................................................110
Figure 4-34 : charges appliquées sur le talon..................................................................................................111
Figure 4-35 : répartition des sections d'aciers.................................................................................................112
Figure 4-36 : Système physique et mécanique équivalent des pressions d'impulsion....................................117
Figure 4-37 : Système physique et mécanique équivalent des pressions d'oscillation sur les parois..............117
Figure 4-38 : Modèle à une masse passive Mi (impulsion) et une masse active Mo (oscillation)..................118
Figure 4-39 : Système physique et mécanique équivalent des pressions d'oscillation, actions sur les parois et
sur la base........................................................................................................................................................118

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Mémoire de projet de fin

Liste des tableaux

Tableau 1 : coordonées des points d'implantation de l'ouvrage.......................................................................11


Tableau 2 : Caractéristiques des méthodes géophysiques prises en compte dans l'analyse multicrière..........47
Tableau 3 : Analyse multicritère........................................................................................................................49
Tableau 4 : Caractéristiques des chambres de vannes......................................................................................63
Tableau 5 :dimensions de l'ouvrage..................................................................................................................68
Tableau 6 : coefficients de raideurs suivant la contrainte admissible du sol....................................................79
Tableau 7 : Caractéristiques géotechniques du mur.........................................................................................93
Tableau 8 : Caractéristiques dimensionnelles du mur.......................................................................................94
Tableau 9 : récapitulatif des dimensions adoptées...........................................................................................96
Tableau 10 : Coefficients  et g...................................................................................................................103
Tableau 11 : Vérification des contraintes au sol pour la 1ère variante.............................................................104
Tableau 13 : Sollicitations au niveau des sections S1 et S4.............................................................................107
Tableau 14 : Sollicitations au niveau des sections S5 et S6.............................................................................108
Tableau 15 : Résultats des calculs à l’ELS pour toutes les sections du fût.......................................................109
Tableau 16 : Calcul de la contrainte au niveau de la semelle.........................................................................110
Tableau 17 : Sections d'aciers pour la 2ème variante.....................................................................................111

5
Mémoire de projet de fin

Introduction
Afin d’assurer l’adduction des eaux depuis le barrage Ait Massoud se situant sur
l’oued Oum er rabia dans la région de Kasbat Tadla vers la laverie Merah Lahrach. L’OCP a
été amené à construire un réservoir de stockage d’eau qui devrait provenir de la station
de traitement de l’ONEP dans la région. Une première campagne géotechnique menée
par le LPEE a été lancée comme lors de chaque début de projet. Cette dernière n’ayant
signalé aucun problème vis-à-vis du sol sur lequel la construction va avoir lieu, les travaux
ont pris départ.

Lors des travaux de terrassement, une cavité souterraine a été rencontrée sur le
site de l’ouvrage. Par la suite, les travaux se sont arrêtés et une expertise de la part du
laboratoire s’est avérée indispensable avant que les travaux puissent reprendre.

Le LPEE a été donc sollicité pour une deuxième intervention plus approfondie afin
d’identifier la cavité mise à ciel et de localiser d’autres éventuelles anomalies au niveau
du site. Pour ce faire, le LPEE a procédé à une campagne géophysique.

Dans cette perspective, notre projet ayant pour objet la conception et le


dimensionnement de cet ouvrage a prévu dans un premier lieu, et après la présentation
du contexte général du projet, une étude bibliographique sur les cavités souterraines qui
porte particulièrement sur leur typologie, les risques d’instabilité qu’elles présentent, les
méthodes déployées pour leurs identification et détection ainsi que les solutions
envisageables en génie civil pour leur traitement.

Ensuite, l’étude sera focalisée sur le cas pratique, celui du réservoir Merah
Lahrach, où un diagnostic sera réalisé à la lumière de l’étude bibliographique déjà
présentée et des données géotechniques et géophysiques fournies par le LPEE. Au terme
de ce diagnostic, une solution sera proposée pour le traitement du sol du site et le
système de fondation de l’ouvrage.

Par la suite, l’étude abordera le volet conception et calcul du réservoir. Dans cette
étape, nous essayerons de dimensionner les différents éléments constituant le réservoir,
soit par calcul manuel ou en utilisant un logiciel de calcul approprié.

6
Mémoire de projet de fin

Avant de finir, nous entamerons une vérification de la stabilité des parois


constituant le réservoir vis-à-vis de l’effort hydrodynamique causé par la vibration des
eaux contenues à l’intérieur des réserves en cas de séisme.

Finalement, nous conclurons notre travail par la synthèse de ce qui a été réalisé à
travers ce rapport pour en finir avec l’exposition de nos remarques et recommandations.

7
Mémoire de projet de fin

CHAPITRE 1 : CONTEXTE GÉNÉRAL ET


PRÉSENTATION DU PROJET

8
Mémoire de projet de fin

1.1. Contexte général du projet

1.1.1. Le projet Slurry pipeline Khouribga-Jorf Lasfar

D’un investissement de 4,5 milliards de Dh, le système Slurry pipeline Khouribga-


Jorf Lasfar sera d'une longueur de 235 kilomètres, dont 187 km pour l'axe principal et 48
km pour le raccordement aux différentes laveries.

Ayant pour objectif le transport des phosphates extraits des mines de Khouribga
vers les unités chimiques de Jorf Lasfar, le pipeline permettra de générer des économies
substantielles en coût de transport.

Le transport du
phosphate sous forme de pulpe
issue des laveries permettra, en
effet, de réaliser des économies
en eau (élimination de la phase
de séchage) et en énergie (la
progression de la pulpe est
favorisée par la gravité Figure 1-1 : Une conduite transportant la pulpe
naturelle).

Actuellement, le transport de la roche, du site minier au site chimique, s’effectue


par train. Ce qui exige de sécher le phosphate pour baisser le taux d’humidité de 12% à
2% afin de le transporter à moindre coût. L’étape suivante consiste à le réhumidifier sur le
site chimique pour élever ce taux à 60% nécessaire à son traitement. La suppression du
séchage à la mine grâce au pipeline aboutira à une économie de près de 30 DH/ tonne. La
pulpe de phosphate passera ainsi de ses 12% d’humidité à 40% dans le pipeline et enfin à
60% au stade de la valorisation. L’eau utilisée dans le pipeline sera, enfin, récupérée. Le
pipeline Khouribga-Jorf Lasfar permettra ainsi d’économiser plus de trois millions de m3
d’eau par an.

La mise en service du système de Slurry Pipeline est prévue en avril 2013.

9
Mémoire de projet de fin

1.1.2. La laverie Merah Lahrach

Doté d’un investissement global de 2,5 milliards de dirhams, ce projet est destiné
à enrichir le phosphate et à le préparer pour le transport via le Slurry Pipeline.

Cette nouvelle laverie fait partie


intégrante de la stratégie Eau de l'Office
chérifien des phosphates en matière du
développement durable (OCP) dans la
mesure où 87% des eaux utilisées sont
recyclées et 70% des besoins annuels en
eau sont couverts par la station d'épuration
des eaux usées de la ville de Khouribga
(Maroc Central). Figure 1-2 : La laverie Merah Lahrach

D'une capacité de traitement de 7,2 millions de tonnes de minerai par an, la


laverie de Merah-Lahrach devra contribuer à l'augmentation de la capacité de production
du site de Khouribga et à la préservation des ressources en phosphates.

1.1.3. Maroc central

La stratégie eau de l'OCP pour l'axe Khouribga-Jorf Lasfar est dotée d'une
enveloppe budgétaire de 1,1 milliard de dirhams. Connue sous le nom de “Maroc
Central”, elle devra contribuer à la satisfaction des besoins considérables en eau des
installations de l'OCP et des nouveaux procédés de lavage et transport du phosphate via
le Slurry Pipe, et à la production d'énergie.

Elle prévoit le transfert de 45 millions de m3 d'eau de surface du barrage d'Ait


Messaoud - situé sur l'oued Oum Rabia - via une adduction d'eau qui passe par la ville de
Fqih Ben Salah pour finir à la laverie Merah qui, elle-même, alimente les autres laveries
de Khouribga. Le projet “Maroc Central” a démarré en 2010 et sera achevé en août 2012.

Ceci est de nature à non seulement préserver l’eau souterraine en utilisant celle
de surface qui reste renouvelable mais de s’assurer également de la disponibilité de l’eau

1
Mémoire de projet de fin

à long terme, un élément majeur pour la compétitivité du Maroc en tant que producteur
de phosphates.

Dans ce projet de grande envergure, l’OCP prend en charge la réalisation des


ouvrages suivants :

• une conduite gravitaire en BP (52 Km)


• une conduite de refoulement en BP (28Km)
• deux stations de pompage
• Une bâche d’aspiration de 2*2000 au niveau de SP2
• Un réservoir de capacité 2*7500 m3 en BA.

1.2. Présentation du projet

1.2.1. Plan de situation

L’implantation de l’ouvrage est déterminée par les points P1, P2, P3 et P4 dont les
coordonnées sont dressées dans le tableau suivant :

Tableau 1 : coordonées des points d'implantation de l'ouvrage

P1 P2
X 367.265,29 X 367.215,41
Y 238.704,68 Y 238.760,69
Z 673,47 Z 677,97
P3 P4
X 367.275,16 X 367.325,04
Y 238.813,89 Y 238.757,88
Z 680,12 Z 675,39

La figure 1-3 représente un zoom sur le plan de situation (voir annexe 1) de


l’ouvrage :

1
Mémoire de projet de fin

Figure 1-3 : plan de situation du projet

1.2.2. Consistance du projet

Le projet consiste en la construction d’un réservoir rectangulaire semi-enterré en


béton armé de capacité 15.000m3. L’ouvrage, scindé en deux réserves de 7500 m3
chacune, est équipé de deux chambres de vannes ; une d’arrivée recevant l’eau qui
provient de la station de traitement de l’ONEP et une autre de départ assurant
l’adduction de l’eau vers la laverie Merah Lahrach.

Les différents intervenants dans ce projet sont :

• Maître d’ouvrage : OCP


• Maître d’ouvrage délégué : Jacobs Engineering S.A.
• Laboratoire : LPEE
• Maître d’œuvre : SNCE
• Bureau de contrôle : TECNITAS
• Entreprise : Groupement SNCE-SOGEA-SNTM

1
Mémoire de projet de fin

CHAPITRE 2 : ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR


LES CAVITÉS SOUTERRAINES

1
Mémoire de projet de fin

2.1. Typologie et causes de cavités

2.1.1. Cavités naturelles


2.1.1.1. Les karsts, gouffres, grottes.

Ces cavités sont de nature très variée : karsts


calcaire, poches de dissolution d'évaporites, gouffres* de
quartzites précambriens, cavités volcaniques, grottes
marines … ; elles sont dues, le plus généralement, à la
dissolution de carbonates (calcaires, dolomies, craie …)
ou de sulfates (gypse …) par des circulations d'eau au
sein de la roche.

La dimension de ces cavités est très variable. Les Figure 2-1 : Le-Boulay-Mivoy, cavité
naturelle calcaire
karsts (vides laissés par la dissolution), se développent
lentement selon un réseau qui peut être
plurikilométrique. Il est constitué d'une série de salles et
boyaux.

La hauteur de ces salles peut atteindre plusieurs


dizaines de mètres, et leur extension plusieurs dizaines
de mètres carrés. Ces karsts peuvent être vides, noyés ou
obstrués/comblés par des sédimentations secondaires.

Dans le gypse, la vitesse de dissolution reste


significative et une cavité est susceptible d'évoluer
rapidement, en particulier dans le cas de reprise de Figure 2-2 : Le gouffre haviaren,
Carpates
circulations d'eaux.

*Un gouffre désigne généralement, au sens propre, une cavité souvent d'origine karstique dont l'entrée s'ouvre
dans le sol (par opposition à une caverne ou une grotte, dont l'entrée s'ouvre dans une paroi).

1
Mémoire de projet de fin

2.1.1.2. Les cavités de suffosion.

Il s'agit de cavités liées à des phénomènes d'érosion interne générées par des
circulations d'eau souterraines. Dans les formations sédimentaires meubles, des
écoulements d'eau souterraine peuvent dans certains cas provoquer l'entraînement des
particules les plus fines (sables fins et silts), favorisant ainsi le développement de vides
très instables, de petites dimensions mais pouvant parfois atteindre plusieurs m 3. Les
matériaux entraînés sont évacués soit par les fissures ouvertes d'un horizon rocheux
proche, soit dans une cavité voisine (vide karstique, cave, ouvrage d'assainissement,
fuyard etc...)

2.1.2. Cavités anthropiques

2.1.2.1. Les carrières

Ce sont des cavités dont l’intérêt est l'exploitation


des matériaux destinés à la construction. Le calcaire fut
utilisé pour la pierre à bâtir ou le ciment, le gypse pour la
fabrication du plâtre, la craie pour la chaux et
l'amendement des sols, l'argile pour la fabrication des
tuiles et des briques.

La profondeur habituelle des exploitations est


comprise entre 5 et 50 mètres. Parfois inférieure à 5

mètres, elle peut localement atteindre 60 à 70 mètres


Figure 2-3 : Soulaires, carrière
dans certaines exploitations de craie. souterraine sur 3 étages

Les carrières souterraines sont accessibles soit par un puits ou une descenderie,
dans le cas des carrières implantées sur un plateau, soit par une entrée à flanc de coteau
dite entrée en cavage, depuis les fonds de vallées ou depuis un front de taille marquant la
fin d'une première phase d'extraction à ciel ouvert.

Généralement, il existe deux types de carrières :

1
Mémoire de projet de fin

 Les carrières à "piliers tournés" ou à "chambres et piliers" :

Ce sont les plus répandues. Elles tirent


leur nom du fait de la nécessité imposée
au carrier de laisser de place en place des
morceaux de masse rocheuse chargés
d'assurer le soutènement des toits de
carrière. Cette méthode a été développée
pour extraire des matériaux dans trois Figure 2-4 : Carrière à piliers tournés

types de roche très différents:

1. le Calcaire Grossier Lutétien a été largement sollicité pour extraire la pierre à bâtir
qui a alimenté tous les chantiers de constructions à travers l'histoire,
2. Le Gypse du Ludien a fourni, depuis la présence romaine, le plâtre qui a été et est
encore largement exporté en dehors de la région mais aussi des frontières,
3. La Craie du Campanien n'a été que très rarement exploitée en tant que matériau
de construction en raison de sa fragilité, mais elle a fourni les produits nécessaires
à la fabrication de charges minérales de peintures, au constituant principal du
mastic des verriers, mais aussi de la chaux.

 Les carrières par "hagues et bourrages"

C'est une méthode imposée à la


fin du XVIIIème siècle en raison du
grand nombre d'effondrements qui
surviennent dans les carrières
souterraines. Elle consiste à
exploiter la totalité de la masse
rocheuse tout en soutenant les Figure 2-5 : Carrière par hagues et bourrages
toits à l'avancement avec des colonnettes de blocs empilés les uns sur les autres (les
piliers ou cales à bras) qui sont frettés avec des remblais déversés et tassés jusqu'au
plafond qui sont eux-mêmes contenus par mur en pierres sèches périphériques (la

1
Mémoire de projet de fin

hague), l'ensemble constituant de gigantesques piliers sur lesquels le toit devait


s'affaisser sans provoquer d'effondrement de surface catastrophique.

Cette méthode ne sera développée que dans le Calcaire Grossier dont les
caractéristiques mécaniques sont compatibles avec ce type de traçage, la Craie et le
Gypse sont trop fragiles pour permettre cette exploitation.

2.1.2.2. Les marnières

Ce sont les exploitations souterraines les


plus anciennes et les plus mal connues qui ont
été creusées essentiellement pour des besoins
agricoles liés à l'amendement des sols
(carbonate de calcium). On allait chercher en
profondeur des matériaux absents en surface

pour améliorer les terrains de cultivés.


Figure 2-6 : Exemple de marnière

Le creusement se faisait par un puits vertical de diamètre 1m environ et de


profondeur qui va de 15 à 40m jusqu'aux premiers niveaux "sains" de craie hors nappe.

Puis, l'exploitation était poursuivie


horizontalement par des galeries et des
chambres de dimensions très variables. Ces
ouvrages, aujourd'hui abandonnés peuvent
se révéler dangereux du fait de la lente
dégradation naturelle de la craie dans les
cavités ou de la mauvaise tenue du bouchon
en remblai obturant le puits d'accès. Figure 2-7 : Schéma illustratif d'une marnière

1
Mémoire de projet de fin

2.1.2.3. Les caves et les habitations troglodytiques

Ce terme regroupe les cavités


généralement anthropiques dont l'usage
principal était soit l’habitation soit le remisage
ou le stockage, soit une activité industrielle
(hors extraction de matériaux) ou agricole
(champignonnière).

Figure 2-8 : Marboué, champignonnière

Les conditions très particulières de température et d'hygrométrie des cavités ont


permis des réutilisations valorisantes de l'espace souterrain dont les exemples
traditionnels les plus connus sont : les caves
vinicoles aux dimensions parfois imposantes
(entrepôts), les champignonnières, et à moindre
titre, diverses cultures souterraines (salades),
étables et pigeonniers…

Figure 2-9 : Habitations troglodytiques

Certaines communes ont même aménagé des installations à usage collectif :


églises, locaux divers (fours, pressoirs, etc.) ouvrages de défense sous forme de fortins ou
d'ouvrages de mise en sûreté collective.

2.1.2.4. Les ouvrages civils

Cette catégorie regroupe les cavités à usage


d'adduction et de transport (aqueducs, tunnels routiers,
tunnels ferroviaires, souterrains pour les piétons …), ainsi que
les souterrains et abris refuges qui bordent de nombreuses
demeures historiques.

Figure 2-10 : Aqueduc Romain


du Gier

1
Mémoire de projet de fin

L'état de conservation des ces ouvrages abandonnés peut être très médiocre dans la
mesure où les soutènements ne sont plus entretenus.

2.1.2.5. Les ouvrages militaires

Dans la plupart des cités historiques, des sites souterrains de tous types ont été
utilisés à des fins militaires ou de stockage comprenant de nombreux souterrains reliant
les caves des villages et le château. Pour certains, la mémoire en est perdue et leur
existence n'apparaît qu'à la faveur de leur effondrement.

Ces ouvrages sont en général creusés dans des zones à topographie plate, et sont
constitués par une tranchée de surface, une galerie d'accès et une chambre ou salle
souterraine. Les tranchées ont une profondeur et une largeur de 1 à 2 m. Les galeries
d'accès (1 m x 2 m) s'enfoncent rapidement en marquant parfois des paliers jusqu'à la
(aux) salle(s) souterraine(s), de taille très variable.

Réparties en véritables réseaux, ces ouvrages


étaient reliés entre eux d'une façon difficilement
repérables. Leur localisation n'est le plus souvent
pas connue : il n'existe aucun plan et les entrées ont
été remblayées rapidement sans être repérées. Leur
découverte résulte le plus souvent de travaux de
terrassement. Figure 2-11 : Sape de guerre en Picardie

1
Mémoire de projet de fin

2.2. Risques liés à l’instabilité des cavités

On distingue généralement deux types d’instabilité : les affaissements et les


effondrements.

Figure 2-12 : Profil représentant la relation entre le réseau karstique et les accidents en surface

2.2.1. Les affaissements

Ce phénomène est symptomatique des carrières souterraines soit mal remblayées


soit, lorsqu’elles sont profondes, recouvertes par des formations « souples ».

Il s'agit d'une
déformation souple sans
rupture et progressive de la
surface du sol, se traduisant
par une dépression
topographique en forme de

cuvette généralement à fond Figure 2-13 : Schéma d'un affaissement


plat et bords fléchis en " s "
(pas de crevasse marquée sur les
bords).

2
Mémoire de projet de fin

Ce type de désordres se développe parfois sur plusieurs hectares au droit de


vastes carrières ou mines.

Les affaissements peuvent générer des désordres sur les constructions mais
provoquent peu de victimes physiques en raison de la progressivité du phénomène
(phénomène "lent" permettant d'évacuer l'édifice).

2.2.2. Les effondrements

Le carrier se basait sur son expérience pour déterminer la masse d'un pilier ou la
largeur d'une galerie.

Si un juste milieu n'était pas trouvé entre la taille des piliers et l'ouverture des
galeries, piliers et toits céderaient sous le poids des terrains de recouvrement entraînant
la ruine des terrains de surface selon deux phénomènes :

 Le fontis

Le fontis correspond à
un effondrement brutal mais
localisé se manifestant sous la
forme d'un entonnoir ou d'un
cratère.

Il est le plus souvent


provoqué par la rupture
Figure 2-14 :Schéma d'un fontis par rupture du toit d'une carrière
progressive du toit d'une
cavité, une cloche remontant plus ou moins lentement vers la surface jusqu'au
développement brutal d'un cratère.

Les fontis présentent souvent une géométrie pseudo-circulaire dont le diamètre et


la profondeur du cône peuvent aller jusqu'à plusieurs mètres.

Le risque de montée au jour d’un fontis dépend du diamètre et de la hauteur des


cavités comme de l’épaisseur et de la nature du terrain de recouvrement ainsi que des
conditions météorologiques.

2
Mémoire de projet de fin

Les fontis se cantonnent préférentiellement aux terrains gypsifères où leur taille


peut atteindre 100m de diamètre. En terrain calcaire, le réseau de karst est généralement
stable en raison des bonnes caractéristiques mécaniques du matériau, les effondrements
peuvent cependant avoir lieu si la cavité est proche de la surface, si une surcharge
pondérale est appliquée au-dessus ou en cas de vieillissement accéléré (fuite de réseau,
trafic, etc.).

Ce type de phénomène peut être à l'origine de dégâts importants aux ouvrages et


est associé à un risque élevé de victimes physiques en raison la rapidité et des dimensions
du phénomène.

 L’effondrement généralisé

Ce phénomène se traduit par un abaissement à la fois violent et spontané de la


surface sur parfois plusieurs hectares et plusieurs mètres de profondeur, tout le terrain
au dessus de la cavité s'effondrant d'un coup.

La zone effondrée est


limitée par des fractures
subverticales. Généralement
associés aux grandes carrières,
les effondrements généralisés
sont le plus souvent initiés par
Figure 2 15 : Schéma d'un effondrement généralisé de carrière
une rupture en chaîne des
piliers de l'exploitation, le toit (plafond) descendant alors en masse.

L’amplitude de l’effondrement maximal est en général la moitié de la hauteur


d’une couche fictive équivalente au volume des vides. Par exemple, une couche de 4m
exploitée avec un taux de défruitement de 50% représente une couche fictive de 2m. Ces
effondrements généralisés interviennent dans les carrières de grande dimension, à taux
de défruitement élevé et sous fort recouvrement.

Ce type de phénomène peut générer des dégâts considérables aux constructions


et provoquer un risque important de victimes physiques en raison de la rapidité et de
l'importance du phénomène.

2
Mémoire de projet de fin

Les phénomènes d’effondrement sont aggravés et accélérés lorsqu'ils sont combinés


avec des infiltrations d'eau, ce qui se manifeste par le débourrage et la suffosion :

 Le débourrage

Les débourrages correspondent à l'entraînement gravitaire, le plus souvent


provoqué par des circulations d'eau massive, du matériau de comblement d'une cavité
(poche d'argile dans une cheminée ou une fissure karstique, bouchon remblayé d'un puits
de marnière ou de carrière …). Ce type de phénomène peut conduire à l'apparition
brutale d'un vide en surface, généralement d'assez petite dimension (quelques m²).

C'est le phénomène à risque qui touche le plus les réseaux naturels développés
dans les massifs calcaires. En effet, lors de précipitations importantes, des circulations
d'eau en profondeur peuvent entraîner le matériau meuble qui initialement comblait les
fissures les plus larges ou les cheminées, ce matériau débourrant ensuite jusqu'en surface
laissant un vide béant dans la roche.

 La suffosion

Il s'agit d'un phénomène d'érosion interne qui affecte principalement les sables et
limons. Cela consiste en un entraînement des particules (d'abord assez fines) dans la
masse de sol du fait de circulations rapides d'eau interstitielle. Le terrain est alors
localement soustrait d'une partie de sa matrice fine, de véritables boyaux pouvant se
développer (le diamètre de ces boyaux reste généralement modéré - diamètre
décimétrique). Lorsque la taille de ces vides
devient trop importante, des
effondrements brutaux de terrain peuvent
localement survenir entraînant souvent des
désordres en surface.

La suffosion peut être provoquée


par une circulation naturelle d'eau, mais
elle est plus fréquente au droit de
Figure 2-16 : Effondrement d'une zone sous-cavée par
canalisations enterrées fuyardes. suffosion

2
Mémoire de projet de fin

2.3. Diagnostic et tests de reconnaissance

Le schéma suivant illustre les différentes étapes d’une campagne de


reconnaissance :

LES RECONNAISSANCES PRELIMINAIRES

L’ETAPE PREALABLE
Sélection des zones à risque
 Les données géologiques
LA DETECTION
Roches solubles : cavités naturelles
Roches exploitables par l’homme : cavité
anthropiques Données structurales et
hydrogéologiquesDE SURFACES
METHODES GEOPHYSIQUES
 Les enquêtes
Recherche d’archives et d’informations,
Carte des anomalies Enquêtes
géophysiques

LA RECHERCHE D’INDICES DE SURFACE


FORAGES
 La télédétection
Localisation
Photo interprétation, des vides et des zones décomprimées
IR Thermique
 La validation sur terrain

Identification des secteurs potentiellement sous-cavés


INTERPRETATION – RECOMMANDATION

2
Mémoire de projet de fin

2.3.1. Reconnaissance préliminaire

2.3.1.1. Etape préalable :

Elle permet d'une part, de valider la présence potentielle de cavités dans le sous-
sol par une étude géologique adéquate, d'autre part, par le seul recours aux archives et
aux témoignages, de cartographier avec plus ou moins de précision, les zones
potentiellement sous-minées de manière naturelle ou artificielle.

2.3.1.1.1. L’étude géologique :

L'étude géologique consiste à recueillir les informations concernant la structure


interne du terrain et à analyser l'ensemble des indices pour définir les zones de faiblesse :
fractures, zones de décompression et, si possible, zones sous cavées.

Il faut d'abord consulter la carte géologique et topographique à 1/50 000 et les


autres documents existants. Cet examen permet de vérifier, en premier lieu, si
d'anciennes carrières ou des indices de cavités souterraines figurent sur la carte et en
second lieu, si des terrains susceptibles d'avoir été exploités ou de renfermer des cavités
de dissolution sont présents en profondeur.

Le log stratigraphique renseigne sur la profondeur des bancs exploitables (ou


solubles), donc sur la profondeur d'éventuelles cavités, de même que sur leur puissance
qui contrôle la hauteur des vides, voire le nombre de niveaux exploités.

La position de la nappe phréatique, qui constituait autrefois une limite à la


profondeur d'exploitation, est une information de premier ordre qui peut être tirée de la
notice explicative accompagnant la carte géologique.

Sur la carte géologique figurent également les accidents tectoniques, servant de


drains aux nappes phréatiques et sur lesquels sont en général alignées les anomalies
topographiques (dolines, gouffres, aven) en relation avec des cavités de dissolution.

Un contrôle visuel in situ complétera les données de la carte. La recherche


d'affleurements apporte en particulier des indications sur la formation géologique locale
(stratification, failles, etc.). Il permet en outre de mieux renseigner sur :

2
Mémoire de projet de fin

 le type de roche ou de matériau concerné,


 son environnement lithologique,
 son état d'altération et de fracturation.

Ces informations permettent de préciser la carte géologique et, suivant les


besoins, d'établir des corrélations avec les informations hydrologiques, tectoniques et
pétrographiques… Ainsi, dans les formations karstiques, l'identification de ces paramètres
permet d'extrapoler le risque à l'ensemble des zones présentant les mêmes
caractéristiques de terrain et de déterminer les secteurs où la probabilité de trouver des
cavités naturelles ou anthropiques est forte.

La recherche géologique est essentielle, car elle permet ensuite de choisir, d'une
part, les méthodes géophysiques les plus adaptées à la détection des cavités et, d'autre
part, l'implantation des profils géophysiques.

2.3.1.1.2. La recherche d’archives et d’informations

C'est une étape très importante qui s'avère être dans certains cas la méthode la
plus efficace pour localiser des cavités.

La recherche d'archives et d'informations commence généralement par l'étude de


la toponymie de la zone à étudier sur une carte topographique 1/25 000. Les plans
d'archives (plans cadastraux, plans d'exploitations (quand ils existent) sont alors
consultés.

D’autres informations intéressantes à recueillir concernent la morphologie, les


indices de surface (effondrement, affaissement, puits, etc.), les indices de photographies
aériennes déjà disponibles, la géométrie potentielle du vide recherché (taille, profondeur,
extension, etc.), le type du vide recherché (carrières, souterrains, sapes, karts, etc.).

Par ailleurs, les témoignages des populations (maires, agriculteurs, etc.) sont
également riches d'enseignements. Dans ce sens, il est possible d'interroger les
personnes individuellement, oralement ou par courrier. Des réunions sont fréquemment
organisées en mairie en présence des administrés. Il convient cependant de rester

2
Mémoire de projet de fin

prudent sur la valeur des témoignages humains car d’une part ces derniers font appel à la
mémoire et d’autre part certains problèmes peuvent être cachés volontairement.

2.3.1.2. Recherche d’indices de surface : télédétection

Le dernier stade de la phase initiale des recherches, basé sur des techniques de
télédétection, vient compléter les informations tirées des stades précédents par l'analyse
de photos aériennes, ou par acquisitions d’images infrarouges thermiques. Ces
techniques sont destinées à déceler des anomalies en relation directe ou indirecte avec
une cavité en profondeur, qu'il s'agisse d'anomalies du relief ou d'anomalies de
température.

2.3.1.2.1. La photo-interprétation (analyse de photos aériennes)

La photo-interprétation consiste en l'étude de clichés aériens réalisés en axe


vertical ou oblique.

Les prises de vue à axe vertical

Les photographies sont prises à vitesse et altitude constantes et à intervalles


égaux (Fig. 12). Elles recouvrent ainsi des zones communes et offrent par une vision
stéréoscopique, la notion du relief de la surface de recouvrement. Certains indices
morphologiques (effondrements par exemple) sont ainsi mis en évidence.

Figure 2-17 : Techniques de prises de vue à axe vertical permettant la vision stéréoscopique

2
Mémoire de projet de fin

Les prises de vue à axe oblique

Elles relèvent d'une technique complémentaire, peu coûteuse, souple et rapide à


mettre en œuvre. Les prises de vue sont obtenues en faisant varier l'obliquité (angle de
visée) et l'orientation.

Un même objet peut être observé sous des angles différents et dans des
conditions différentes d'éclairage. Les photographies aériennes obliques peuvent révéler,
sous certaines conditions, des détails qui passent inaperçus sur des photographies
aériennes verticales, en particulier tous les indices concernant les microreliefs (indices
sciographiques).

2.3.1.2.2. Radiométrie infrarouge thermique

Le principe de la radiométrie infrarouge thermique (thermographie infrarouge)


repose sur l'étude des rayonnements électromagnétiques issus de l'agitation moléculaire
de la matière. Les mesures se font depuis un aéronef et le rayonnement est enregistré
par un radiomètre (par exemple caméra infrarouge).

Les résultats de ces types de mesure sont la représentation de la température


apparente de surface du sol et ses variations temporelles sous forme d'une carte de
couleur en fonction des coordonnées géographiques.

Dans le cadre de la détection de cavités souterraines, la radiométrie infrarouge


thermique a montré son efficacité pour la localisation indirecte des marnières ou de
zones effondrées, voire remblayées.

Ainsi, elle repose sur l'observation de l'inertie thermique d'un conduit d'entrée de
la cavité (puits, galeries, etc.) dont on mesure la température apparente.

Les anomalies thermiques sont de plusieurs types, selon que le puits est visible ou
caché ou que l'on a affaire à une zone effondrée remblayée. Pour les puits visibles,
repérés par un bosquet d'arbres, les anomalies thermiques sont froides l'été en fin de
journée et chaudes en fin de nuit. Pour les puits invisibles, en été, en fin de journée, une
anomalie en forme de cible, à cœur froid et auréole chaude, peut constituer un indice de
présence. Le cœur froid paraît correspondre au transfert de chaleur issu du puits à travers

2
Mémoire de projet de fin

le remblai et l'auréole chaude au remblai étalé en surface autour du puits. En hiver,


l'anomalie est inversée. D'autres anomalies, essentiellement chaudes en été, en fin de
journée, signent les zones remblayées ou les zones perturbées (par un affaissement
ancien ou en cours).

2.3.1.3. La validation terrain

La phase de validation terrain permet de faire le tri entre les différentes


anomalies. Elle autorise également la recherche de compléments d'informations sur
certains indices observés et non interprétés et offre ainsi une clé supplémentaire à
l'interprétation.

Pour la photo-interprétation le contact avec le terrain permet de créer un lien


entre les aspects des objets recherchés sur le terrain et sur photographie aérienne. Il est
donc indispensable que la visite soit effectuée par le photo-interprète en personne.

Pour les anomalies infrarouges thermiques les vérifications terrain passent par des
décapages à la pelle mécanique sur 50 cm après une difficile phase de repérage, en raison
de la distorsion des images. Un redressement automatique des images et une localisation
par GPS sont donc indispensables.

Ainsi, la validation terrain est essentielle, car elle permet, d'une part, de contrôler
les interprétations réalisées et ainsi d'estimer la qualité des résultats, d'autre part, de
faire la synthèse de l'ensemble des indices recensés afin de circonscrire les zones à risque.

Dans tous les cas, une vérification par un personnel expérimenté s'impose afin
d'éliminer les artéfacts et de localiser avec précision les anomalies jugées intéressantes.

2.3.2. La détection

Un premier zonage issu des études préliminaires permet alors d'implanter les
méthodes d'exploration géophysiques de surface. Elles consistent à mesurer l'effet d'un
champ physique sur le terrain. À partir de ces mesures, certaines caractéristiques du sol
vont être déduites, l'objectif étant de révéler toute cavité susceptible de provoquer des

2
Mémoire de projet de fin

effets indésirables en surface. Le choix de l’une ou de plusieurs de ces méthodes dépend


principalement des facteurs suivants :
 la dimension de la zone d'étude et son environnement,
 la nature des terrains encaissants,
 les caractéristiques des cavités recherchées : cavités vides, partiellement ou non
comblées de matériaux conducteurs, profondeur, dimension,
 les moyens disponibles, fonction de la nature du projet.

Ces études aboutissent à un second zonage du terrain, sur lequel sont implantés
les forages de reconnaissance qui permettent d'affiner et de compléter le modèle
géologique et le modèle géophysique. Ces forages peuvent être destructifs ou carottés.
Dans ce dernier cas, les échantillons prélevés peuvent être analysés en laboratoire.
L'enregistrement de paramètres physiques peut être réalisé pendant la foration
(diagraphies instantanées) ou après la foration autour du forage (diagraphies différées).
Des mesures géophysiques en forage, entre forages, ou de forage à surface, permettent le
domaine d’investigation.

2.3.2.1. Méthodes géophysiques de surface

2.3.2.1.1. Profondeur d'investigation et profondeur de détection

La profondeur d'investigation d'une méthode géophysique est la profondeur pour


laquelle la mesure du champ physique est exploitable. C'est une grandeur théorique qui
dépend de la nature du champ et des propriétés du sol.

La profondeur de détection est la profondeur pour laquelle un objet (cavité) de


dimensions finies dans un sol produit un champ mesurable en surface. Ce champ dépend
du contraste entre les grandeurs physiques de la cavité et celles de l'encaissant. En outre,
selon les méthodes, ce champ dépend directement soit du volume de la cavité, soit de sa
surface d'interaction.

2.3.2.1.2. Méthodes géophysiques de surface

L’annexe 2 présente des fiches représentatives de chaque méthode des méthodes


géophysiques de surface dont on parlera dans le présent chapitre.

3
Mémoire de projet de fin

Les méthodes géophysiques pour la recherche de cavités vides :

Pour des vides sphériques en milieu homogène dont la profondeur du toit est de
l'ordre du rayon, toutes les méthodes géophysiques de surface sont théoriquement
susceptibles de les détecter directement.

La méthode théoriquement la plus fiable pour la recherche de cavités vides est la


micro gravimétrie, en milieu urbain ou en milieu rural. Des cavités à une quinzaine de
mètres de profondeur peuvent être directement mises en évidence par cette méthode.
Une cavité sphérique vide est détectable tant que la profondeur de son toit n’excède pas
son diamètre, en milieu homogène.

Lorsque le milieu encaissant est suffisamment résistant, en milieu urbain ou rural,


le radar géologique permet la détection de vides de quelques décimètres à quelques
mètres de diamètre, jusqu'à 10 à 20 m de profondeur si les conditions de mesure sont
excellentes.

Pour de plus grandes profondeurs (classiquement jusqu'à 50 m), en milieu rural, la


sismique réflexion haute résolution (SHR) permet dans certains cas la détection de vides,
par effet de masquage des horizons réflecteurs sous-jacents.

Pour ce même type de cavité mais seulement pour des milieux tabulaires
présentant des vitesses croissantes avec la profondeur, jusqu'à 20 à 30 m, la sismique
réfraction peut parfois être envisagée.

Pour des profondeurs inférieures à 10 m, en milieu urbain, la sismique en ondes de


surface laisse entrevoir de bons résultats.

Enfin, l'utilisation des méthodes électromagnétiques basse fréquence en champ


lointain en mode résistivité (type RMT ou VLF-R) est parfois envisagée en zone rurale pour
la détection à grand rendement de cavités vides proches de la surface ou présentant des
remontées verticales vers la surface (type puits de carrières, cheminées karstiques ou
zones décomprimées).

3
Mémoire de projet de fin

Les méthodes géophysiques pour la recherche de cavités conductrices

Pour les cavités sphériques conductrices en milieu homogène, dont la profondeur


du toit est de l'ordre de 1,5 fois le rayon, les méthodes électriques en panneau et les
méthodes électromagnétiques basses fréquences sont susceptibles de les détecter
directement.
Si le milieu encaissant est suffisamment électriquement résistant, le radar
géologique peut détecter des poches conductrices de quelques décimètres à quelques
mètres de diamètre pour des profondeurs de l'ordre de 10 à 20 m si les conditions de
mesure sont excellentes.

Les méthodes électromagnétiques basse fréquence en champ lointain (type VLF,


RMT) et en champ proche (deux boucles ou Slingram) sont les méthodes les plus
indiquées pour mettre en évidence des structures conductrices comme des remontées
verticales vers la surface. Elles sont bien indiquées pour révéler des structures karstiques
dans les dix à vingt premiers mètres en zone rurale. Au-delà et jusqu'à 50 m environ,
l'interprétation devient plus délicate et reste essentiellement qualitative.

Les méthodes électriques en panneau permettent une investigation locale du sous-


sol. Des anomalies conductrices peuvent être détectées jusqu'à 30 m de profondeur, mais
nécessitent alors de grandes longueurs de dispositif. Elles apportent en revanche
beaucoup d'informations sur la géologie du sous-sol (failles, pendages, stratification) et
s'avèrent très utiles en milieu karstique.

Le tableau de l’annexe 2 présente un classement des méthodes géophysiques au


regard de la nature de la cavité.

2.3.3. Les forages

Les forages sont implantés sur les zones à risques potentiellement sous cavées et
délimitées par les études précédentes. Le but du forage est d'identifier localement la
nature des structures responsables de l'anomalie observée en surface : si un forage
traverse la cavité, alors elle est détectée. Sinon, cela signifie que le zonage n'est pas assez
précis et que le forage est passé à côté de la cavité, ou bien que la nature du sol et ses

3
Mémoire de projet de fin

hétérogénéités sont source de leurres. La solution est alors de multiplier les forages selon
un maillage déterminé, jusqu'à rencontrer la cavité, ou au moins jusqu'à pouvoir
expliquer les anomalies de surface.

Avant de se lancer dans ce type de recherche, les maîtres d'œuvre cherchent


généralement à tirer le maximum d'informations dès les premiers forages. Dans un
premier temps, elles sont recueillies pendant la foration : ce sont les diagraphies
instantanées. Puis après la foration, au moyen d'une sonde descendue dans le forage : ce
sont les diagraphies différées. Ces techniques sont particulièrement précises pour évaluer
les propriétés physiques d'un terrain mais dans un rayon limité autour du forage : elles
présentent une résolution verticale de l'ordre de quelques centimètres, mais une
profondeur de pénétration faible (de quelques mètres au plus) autour du forage. Ces
techniques donnent des renseignements très riches sur la nature et la stratification des
sols, mais sont rarement efficaces pour localiser directement des cavités.

Pour l'implantation des diagraphies et des tomographies en génie civil, on a


recours au forage destructif ou au forage carotté :

 Le forage destructif consiste à perforer le terrain à l'aide d'un outil (type tricône, à
lames au carbure de tungstène, etc.). Les matériaux sont extraits du forage en
cours d'avancement, à la boue argileuse ou à l'air comprimé. L'information
déduite des matériaux extraits est dégradée car ils sont très remaniés.
 Le forage carotté consiste à perforer le terrain à l'aide d'un outil cylindrique creux
qui permet d'extraire un échantillon du sol, la carotte. Les matériaux prélevés sont
très peu remaniés : une observation visuelle directe aide à identifier la nature et
les épaisseurs des matériaux, et des études plus poussées peuvent être conduites
en laboratoire pour déterminer certains paramètres.

2.3.3.1. Les diagraphies

Une diagraphie est par définition « tout enregistrement continu en fonction de la


profondeur et/ou du temps, d'un paramètre de forage ou d'une caractéristique donnée
des formations traversées par un sondage ». Cette technique d'exploration couvre ainsi
tous les domaines de la physique.

3
Mémoire de projet de fin

Figure 2-18 : Schéma de principe de mise en œuvre pour l’obtention des


diagraphies

2.3.3.1.1. Diagraphie instantanée de vitesse d'avancement

La diagraphie instantanée de vitesse d'avancement du forage est une technique


très utilisée.

L'enregistrement de la vitesse nécessite de maintenir constants les paramètres


caractéristiques de la machine de forage (comme le couple de rotation, la pression
d'injection, etc.) pour que les variations de vitesses enregistrées ne soient représentatives
que des variations mécaniques du sol.

Il faut par ailleurs que cet outil ne soit pas trop performant, sans quoi les
variations de vitesses seront négligeables.

2.3.3.1.2. La diagraphie de radioactivité naturelle (RAN)

La diagraphie de radioactivité naturelle (RAN ou gamma-ray) permet de mesurer la


radioactivité naturelle des terrains traversés. Son principe repose sur l'émission de
photons gamma par décroissance radioactive d'éléments naturels, comme l'uranium, le
thorium et le potassium, et la réception de ces particules par une sonde introduite dans le
forage.

Le résultat attendu d'une diagraphie RAN est une courbe où les coordonnées
horizontales représentent le nombre de coups par seconde (cps/s) et où les coordonnées
verticales représentent la profondeur au sein du forage.

3
Mémoire de projet de fin

La méthode est fortement conseillée quel que soit le terrain. Elle est facile à
mettre en œuvre et ne présente aucune contre-indication. Les renseignements qu'elles
apportent sont très utiles pour l'interprétation des mesures géophysiques.

Pour les milieux sédimentaires, elle est intéressante pour mettre en évidence des
couches argileuses. Le cas optimal est celui de la détection d'une cavité remplie d'argile
dans un milieu calcaire. L'argile est en effet très radioactive à l'état naturel. Elle sert aussi
à définir la stratification du terrain localement lorsqu'elle est pratiquée dans un seul
forage, et à suivre la formation géologique lorsqu'elle est pratiquée sur plusieurs forages.

Une zone fortement radioactive implique une augmentation du nombre de coups


enregistrés. Elle permet de déduire la lithologie du terrain et de caractériser les
formations argileuses, les évaporites, les charbons, les grès, certains sables, etc. Elle
permet aussi de caractériser l'état de fissuration d'un massif rocheux et, dans certains
cas, d'identifier des fissures remplies d'argiles.

2.3.3.1.3. Autres diagraphies

Les autres types de diagraphies les plus répandues sont les diagraphies de
résistivité, les diagraphies de polarisation spontanée, les diagraphies micro sismiques et
les diagraphies acoustiques. Les conditions d'applications sont moins générales et les
rayons d'investigations sont de l'ordre de quelques mètres autour du forage.

2.3.3.2. Les méthodes géophysiques en forage

Les méthodes géophysiques en forage permettent d'augmenter le rayon


d'investigation. Elles peuvent se réaliser en un seul forage, entre deux forages, ou bien
entre un ou deux forages et la surface. Toutes les méthodes géophysiques s'appliquent.
Elles permettent d'obtenir une image du sous-sol appelée tomographie.

Toutes les méthodes géophysiques en forage sont susceptibles de détecter une


cavité dès lors que sa taille est de l'ordre de la distance au forage. Les seules méthodes
qui permettent de détecter des cavités pour des distances plus grandes sont les
méthodes électromagnétiques (plutôt pour des vides) et les méthodes électriques (plutôt
pour des cavités conductrices).

3
Mémoire de projet de fin

2.4. Solutions, leurs faisabilité et mise en œuvre

2.4.1. Intervention au niveau des cavités pour éviter leur


effondrement

2.4.1.1. Consolidation de la cavité

2.4.1.1.1. Construction de piliers en maçonnerie

Le principe est de recréer des piliers pour assurer la stabilité des excavations.
L'excavation doit évidemment être accessible, ou rendue telle avec des conditions
minimales de sécurité.

Les matériaux utilisés sont les moellons ou les parpaings pleins liés au mortier de
ciment.
Les dimensions minimales retenues pour les carrières de Calcaire grossier en région
parisienne sont les suivantes :

 Piliers parallélépipédiques : largeur supérieure au 1/3 de la hauteur, sans être


inférieure à 1,20m
 Murs : épaisseur supérieure au 1/3 de la hauteur, sans être inférieure à 0,50m

Une attention doit être portée au sol support (ce doit être le terrain en place, non
remanié, c'est à dire le sol réel de l'excavation) et au matage sous le ciel (clavage au
mortier, après durcissement du mortier d'assemblage du pilier).

Cette technique ne doit pas être retenue:

 dans le cas de recouvrement important >40m


 dans les matériaux autres que le calcaire

Cette technique pour être définitive est


généralement couplée avec un remblaiement de la
zone consolidée. Figure 2-19 : Consolidation de la cavité par
piliers de maçonnerie

3
Mémoire de projet de fin

2.4.1.1.2. Remblaiement

Le principe est de supprimer l'essentiel du vide souterrain par la mise en place de


matériaux sans liant hydraulique. Ces matériaux peuvent être variés: déblais criblés,
terres de fouille en provenance de gros chantiers voisins, stériles miniers, etc.
La mise en place s'effectue :

 par engins mécaniques si l'accès est


possible pour les engins.Le matériau peut
être acheminé à partir d'une entrée en
cavage ou être déversé par un puits et

repris ensuite par les engins au fond.


Figure 2-20 : Remblaiement par engins
mécaniques

 par déversement gravitaire :

o voie humide (sable et eau, cendre et


eau, ...) par des forages de diamètre
100 à 200 mm, suivant une maille de
7x7 à 10x10 m.
o voie semi-humide (mélange moitié

terre, moitié eau). Le maillage est Figure 2-21 : Remblaiement par déversement
gravitaire
généralement compris entre 15x15
et 20x20 m
o voie sèche, par l'intermédiaire de puits de 100 à 400 mm de diamètre. La
distance entre puits doit être inférieure à deux fois la hauteur des vides, car
l'étalement des matériaux n'est pas très bon, ce qui implique de réaliser un
grand nombre de forages.

Il se forme un vide résiduel après tassement. Le clavage est alors nécessaire pour
construire au dessus. Le clavage est réalisé à l'aide d'un coulis de ciment mis en oeuvre à

3
Mémoire de projet de fin

travers des forages disposés entre les puits de déversements, après essorage des
matériaux.

En cas de recherche d'une stabilisation totale en surface, il convient de


sélectionner le matériau de comblement et son mode de mise en œuvre en fonction du
tassement différé attendu.

2.4.1.1.3. Injection par forages

La technique consiste à introduire, sous pression dans le sol à partir de forages


répartis selon des mailles primaires et secondaires, des sablons ou des cendres volantes
traitées au ciment (quelquefois non traitées, dans le cas d'espaces verts en surface,
auquel cas il convient de s'assurer que les matériaux ne risquent pas d'être entraînés par
des circulations d'eau).

Il convient de s'assurer de la compatibilité


des matériaux injectés vis-à-vis des contraintes
environnementales.

Il faut au préalable établir un barrage pour


circonscrire la zone à traiter. L'injection se déroule
ensuite en deux phases: remplissage gravitaire

puis clavage (coulis plus riche en ciment). Figure 2-22 : injection par forage

Les caractéristiques mécaniques du coulis doivent être adaptées dans le cas de


constructions.

Un ordre de grandeur pour la densité des forages d'injection est donné par les
maillages ci-après :

 3x3 m ou 4x4 m sous une construction,


 5x5 m sous un parking enterré,
 7x7 m ailleurs.

3
Mémoire de projet de fin

Un cas particulier est le traitement d'une zone effondrée. Deux parties doivent
être traitées :

 au niveau de l'excavation: injection des éboulis foisonnés après ceinturage de la


zone effondrée (construction de murs si le secteur est accessible ou de barrière
par injection dans le cas contraire).
 dans la zone décomprimée au-dessus de la cavité: traitement de consolidation. On
injectera un coulis plus fluide, en veillant à ne pas provoquer le soulèvement des
ouvrages environnants.

Intérêts :

 traiter le volume souhaité sans agression pour le voisinage,


 permettre le traitement "a posteriori" d’un sol situé sous une construction
existante,
 mettre en œuvre des moyens légers compatibles avec les milieux urbains

2.4.1.1.4. Comblement par mousse dure

Les produits à mettre en œuvre doivent être compatibles avec les directives
environnementales.

Leur mise en œuvre est réalisée pour mettre en sécurité des sites souterrains
complexes ou à stabilité précaire (cavité très dégradée et/ou recouvrement faible) dont le
traitement par d'autres méthodes ne peut assurer la sécurité des travaux de surfaces
nécessaires (forage risquant de créer des effondrements par exemple).

La construction au dessus d'une cavité


traitée par cette méthode devra faire l'objet
d'une étude par un expert et implique d'asseoir
les fondations (pieux, puits) en sol de la cavité.

Figure 2-23 : Comblement par mousse dure

3
Mémoire de projet de fin

2.4.1.2. Techniques de suppression du vide souterrain

2.4.1.2.1. Terrassement de la cavité

La technique consiste à mettre à jour la


cavité par terrassement et de procéder à un
remblaiement avec compactage. C'est une
solution possible lorsque l'excavation est à faible
profondeur.

Figure 2-24 : Terrassement de la cavité

2.4.1.2.2. Le foudroyage

Le foudroyage est un procédé courant dans les


mines. Pour les carrières, il se révèle adapté lorsqu'il est
prévu dès l'exploitation (géométrie régulière des piliers
notamment): c'est l'affaissement dirigé.

Même dans ce cas là, il peut subsister des vides


résiduels. Par ailleurs le sol est très remanié et le terrain
n'est pas considéré, dans l'état et sans contrôle, comme
constructible. Figure 2-25 :Terrassement par
foudroyage

2.4.2. Actions au niveau de la construction

2.4.2.1. Renforcement de la structure d'une construction

Le principe est de rendre la construction


quasi-monolithique: chaînages, fondations
superficielles renforcées. Cette solution est en
principe réservée aux cas de vides dont la
répartition est inconnue: karst, marnières,
sapes, sites imparfaitement remblayés,
foisonnés ou décomprimés.

Figure 2-26 : Renforcement superficiel

4
Mémoire de projet de fin

2.4.2.2. Réalisation de fondations profondes

Le principe consiste à reporter la


surcharge au-dessous du niveau des excavations
au moyen de puits ou de pieux. Il faut
évidemment vérifier qu'il n'y a pas d'autres
niveaux exploités sous la pointe des pieux de
fondation.

Figure 2-27 : Renforcement par fondations


profondes

Il y a nécessité de ceinturage des pieux ou de chemisage, à la traversée de la


cavité. On notera que la réalisation de fondations profondes n'empêche pas la remontée
des fontis, avec les conséquences évidentes :

 danger aux abords de la construction,


 désordres dans les caves et les sous-sols,
 possibilités de frottement négatif ou d'efforts horizontaux sur les pieux qui
doivent être armés,

On doit donc jumeler cette solution avec un comblement des cavités.

La réalisation de ces travaux très spécifiques nécessite de les faire effectuer par
une entreprise spécialisée dans ce domaine.

La définition, la réalisation et le contrôle de ces travaux restent de l'entière


responsabilité du maître d'œuvre du projet, du bureau de contrôle et de l'entreprise.

4
Mémoire de projet de fin

CHAPITRE 3 : DIAGNOSTIC DU RÉSERVOIR


MERAH LAHRACH.

4
Mémoire de projet de fin

3.1. Synthèse Bibliographique et géologique du secteur étudié


3.1.1. Cadre géologique régionale et géologie locale

Géologiquement, la zone d’investigation appartient à la zone des plateaux des


phosphates. Ce plateau ne présente pas une morphologie tabulaire uniforme, mais
constitue un ensemble de plates-formes emboîtées, disséquées par l’érosion, qui
correspondent chacune aux niveaux calcaires les plus résistants de la série sédimentaire.
Celle-ci s’étend du Crétacé à l’Eocène. Les plateaux s’étagent de 450 m d’altitude dans la
région de Settat à 850 m aux environs de Khouribga. Au N et au S, ils se terminent par un
relief en « cuesta » avec buttes-témoins en avant de la ligne de côtes.

3.1.2. Stratigraphie

La stratigraphie et la lithologie sont assez bien connues par suite des recherches
suscitées par la découverte et la mise ne exploitation du gisement de phosphates des
Ouled-Abdoun. Sur les schistes et les quartzites primaires arasés qui affleurent au N et au
SW du plateau, on rencontre successivement :

 L’infra cénomanien (Albien ou Néocomien) non daté ; il est représenté par 10


à 60 m de marnes bariolées, de grès rouge et de gypse, en discordance sur le
substratum primaire.
 Le Cénomanien, représenté par une alternance des marnes souvent gypseuses
et de marno-calcaires jaunes ; son épaisseur oscille entre 20 et 100 m sur le
plateau des Phosphates.
 Le Turonien calcaire (de 20 à 60 m d’épaisseur), qui constitue par sa dureté
une dalle bien marquée dans la topographie.
 Le Sénonien, épais de 40 à 70 m et formé d’un ensemble de marnes et de
marno-calcaires jaune d’or ; on rencontre en outre, au tiers supérieur de cet
étage, une dalle calcaire bien visible, dite « dalle calcaire intercalaire ». C’est
au S, dans la région d’El-Borouj, que l’épaisseur du Sénonien semble être la
plus grande.
 Le Maestrichtien et l’Eocène (jusqu’au Lutétien), qui constituent la série
phosphatée, puissante de 30 à 50 m. Le Maestrichtien (5 à 28 m) est

4
Mémoire de projet de fin

représenté par des phosphates marneux, tandis que l’Eocène (20 à 30 m)


présente des faciès plus variés (marnes phosphatées et phosphates sableux,
dans lesquels on note plusieurs intercalaires calcaires).

L’ensemble de ces terrains est surmonté par une dalle de calcaire massifs
détritiques.

La série n’est complète qu’au NW dans la région de Khouribga-El-Borouj et elle


semble plus puissante vers le S du plateau.

3.1.3. Structure

La structure du plateau des Phosphates est simple dans l’ensemble : sur le socle
primaire très fortement plissé, faillé et redressé de la Méséta puis arasé, formations
secondaires et tertiaires reposent en discordance avec un pendage général très faible
vers le SSW. Des ondulations à très grand rayon de courbure peuvent également exister.
Cette structure tabulaire s’ennoie lentement vers le S en s’épaississant progressivement
sous le remplissage moi-pliovillafranchien de la fosse synclinale du Tadla.

Le plateau des Phosphates s’est individualisé dès la fin du Lutétien, lorsqu’une


partie de la Méséta s’est exhaussée, interrompant ainsi toute sédimentation. Ce
phénomène n’a fait depuis que s’accentuer, en un vaste bombement de fond, jusqu’au
milieu du Miocène, pour former le « horst alpin » de la Méséta marocaine.

3.1.4. Hydrologie

L’hydrologie superficielle du plateau n’est pas connue, à l’exception de celle de


l’Oum-er-Rbia qui constitue le collecteur aval. On peut distinguer toutes fois les affluents
de rive droite de l’Oum-er-Rbia, dont le tracé est sensiblement N-S de ceux au tracé S-N,
qui convergent vers le bassin endoréique de la plaine de Berrechid, où ils disparaissent.

Dans la première catégorie, on peut citer les oueds : Zem, Bou-Guerroum,


Tahezrite, Bou-Begra et Mellah, dont les écoulements sont très irréguliers. Les débits de
base sont nuls ou très faibles et alimentés seulement par des résurgences locales. Seules

4
Mémoire de projet de fin

les eaux de crue parviennent parfois à l’Oum-er-Rbia : celles-ci sont d’ailleurs peu
fréquentes et assez concentrées dans le temps.

Le cas particulier de l’oued Bou-Guerroum mérite cependant une mention


particulière du fait qu’aucun écoulement ne parvient à l’Oum-er-Rbia depuis la création
en 1930, à la limite de la plaine du Tadla, entre Fquih-Ben-Salah et Boujad, d’une retenue
collinaire latérale à l’oued vers laquelle sont dérivées grâce à un canal, toutes les eaux de
u Bou-Guerroum, emmagasinées pour l’abreuvement des troupeaux en été.

Les oueds qui convergent vers la plaine de Berrechid ne sont pas mieux connus
quant à leur régime hydrologique : ce sont principalement les oueds Tamdrost, Mazere et
El-Ahmeur. Leurs cours, pérennes à l’amont, deviennent irréguliers à l’aval, en raison
notamment des nombreux prélèvements qui s’opèrent à partir de prises d’irrigation
traditionnelles. Les crues parviennent dans la plaine de Berrechid pour s’y épandre et
créer de nombreuses dayas temporaires dans les cuvettes topographiques ; elles sont
certainement importantes car les hauts bassins sont bien arrosées (400 mm de pluie
moyenne annuelle), mais inconnues sur le plan quantitatif.

3.2. La détection : les méthodes géophysiques de surface


3.2.1. Définition du domaine d’étude

La découverte d’une cavité karstique sur le périmètre de l’ouvrage lors des travaux
de terrassement a permis de délimiter par la suite la zone d’étude pour la détection
d’autres éventuelles cavités. Cette zone sera centrée sur la superficie de l’ouvrage
implantée.

Pour la profondeur d’investigation, dans le cadre du génie civil et dans les cas les
plus couramment traités, la recherche de vides concerne essentiellement les dix à vingt
premiers mètres de profondeur.

Pour toutes les méthodes géophysiques, les cavités vides ou conductrices


détectables ont un rayon variant entre 1 et 25m.

4
Mémoire de projet de fin

Figure 3-1 : Grandeurs caractéristiques de la zone de recherche de cavité en génie civil

3.2.2. Inventaire des méthodes préconisées

Pour le choix des méthodes géophysiques de surface appropriées, nous allons


nous référer au tableau fourni par le guide technique du Laboratoire Central des Ponts et
Chaussées (voir annexe 2) qui donne un classement des multiples méthodes en fonction
de la taille de la zone d’étude et de la profondeur des cavités.

Ainsi, les méthodes préconisées par le tableau pour une profondeur en dessous de
10 m sont classés comme suit : Le radar géologique, l’EM-BF, le panneau électrique, la
SHR et la Microgravimétrie.

Or, puisque le but de notre campagne géophysique est la résolution d’un


problème géotechnique et vu que la méthode EM-BF est utilisée généralement pour la
détection minière et que la SHR est adoptée le plus souvent pour la détection pétrolière,
ces deux méthodes ne seront pas retenues pour l’évaluation. Par conséquent l’analyse
multicritères portera sur les trois méthodes suivantes : le radar géologique, le panneau
électrique et la microgravimétrie.

4
Mémoire de projet de fin

Le tableau suivant présentera les trois méthodes retenues pour l’analyse


multicritère ainsi que leurs principales caractéristiques notamment le domaine
d’application, le rendement et la profondeur d’investigation, le cout, etc…

Tableau 2 : Caractéristiques des méthodes géophysiques prises en compte dans l'analyse multicrière

Méthode Caractéristiques

 Milieu rural
 Milieu résistant (résistivité > 100.m)
 Bien adaptée en milieu karstique et déconseillée dans des
milieux conducteurs
 Conditions de mesures idéales dans le calcaire
Radar géologique
 Profondeur d’investigation peut atteindre 15m
 Rendement élevée et facilité de mise en œuvre mais requiert
des professionnels expérimentés
 Coût estimatif : 1journée de mesure : 20 000Dh 
2journées : 40 000Dh.

 Milieu rural
 Cavités conductrices
Panneau
 Peut atteindre 1.1R (R : rayon de la cavité)
électrique
 Rendement élevé mais conditionné par le temps de mise en
(tomographie
œuvre, d’inversion et d’interprétation des mesures
électrique)
 Interprétation des résultats délicate
 Coût estimatif : 10 000 * 16 = 160 000 Dh

 Milieu rural/milieu urbain


 Cavités vides
 Profondeur d’investigation 20m
Microgravimétrie  Rendement moyen
 Topographie doit être connue au centimètre près en altitude
 Mise en œuvre nécessitant beaucoup de précaution
 Coût estimatif : 1000 point*500dh/point = 500 000 Dh

4
Mémoire de projet de fin

3.2.3. Evaluation des méthodes et choix d’une méthode de détection

Puisque le classement figurant sur le tableau ne tient pas compte des conditions
d’application des méthodes ni de leur contexte qui varie d’un site à un autre, nous allons
procéder par la suite à une évaluation de ces trois méthodes sur la base de plusieurs
critères afin de pouvoir faire le tri entre elles. A la lumière de cette évaluation, nous
serons à même de modifier éventuellement l’ancien classement et de pouvoir
recommander la meilleure méthode géophysique de détection.

3.2.3.1. Données du site

 Site rural.
 Cavités : vides (déjà découverte : profondeur -10m, diamètre environ 3m)
ou pleines.
 Sol : calcaire, marno-calcaire…gypse => cavités naturelles (dissolution)
et anthropique (carrière).

3.2.3.2. Evaluation des méthodes géophysiques retenues

L’évaluation sera basée sur une analyse multicritère. Les critères qui seront
retenus sont : Le type de la cavité, la profondeur de l’investigation, le rendement, les
sources de leurre lors des mesures et le domaine d’application (limites).

A chaque critère seront attribués des coefficients de pondérations (en %) qui


permettront de favoriser un critère de part son importance par rapport aux autres.

Ensuite, et en fonction de la performance de la méthode géophysique vis-à-vis du


critère considéré, une note sera attribué à chaque critère. Les notes seront comme suit :

* : très mauvais

** : mauvais

*** : moyen

**** : bon

***** : très bon

4
Mémoire de projet de fin

Tableau 3 : Analyse multicritère

Radar Panneau
Microgravimétrie
géologique électrique

Type de cavité
(25%) ***** *** ***

Profondeur
d’investigation **** *** *****
(20%)

Source de leurre
(5%) **** ***** ***

Rendement
(15%) ***** **** **

Conditions
d’utilisation ***** ***** **
(15%)

Coût (20%) ***** *** *

Note

Ainsi compte tenu du contexte général du projet, les méthodes géophysiques


seront classées comme suit :

1) Radar géologique ;
2) Panneau électrique ;
3) Micro gravimétrie.

C’est pourquoi la méthode que nous recommandons dans le cas de notre projet
est celle du radar géologique (électromagnétique haute fréquence).

Des forages seront ensuite implantés pour affiner et compléter le modèle


géologique et géophysique. On recommande des forages destructifs dont le but sera de
mettre à jour les anomalies. Ces derniers seront ensuite complémentés par des forages
carottés et des forages avec enregistrement de paramètre (diagraphies) afin de mieux
localiser les anomalies et de confirmer les résultats des méthodes géophysiques

4
Mémoire de projet de fin

concernant leurs géométries et profondeurs ainsi que les caractéristiques du sol


encaissant.

3.2.4. Méthode préconisée par le LPEE et résultats de son


investigation

Le laboratoire public d’études et d’essais a opté quant à lui pour la méthode du


panneau électrique (tomographie électrique).

En effet, un essai sur la cavité déjà découverte dont le but était de tester les
méthodes géophysiques a révélé que le radar n’a pas été capable de détecter l’anomalie,
alors que le panneau électrique l’était.

3.2.4.1. Investigation principale par tomographie électrique

Les reconnaissances réalisées sont répertoriés ci-dessous dans l’ordre


chronologique :

 Reconnaissance surfacique en utilisant la méthode de tomographie (16 profils)


 Contrôle des anomalies au moyen des sondages destructifs (4 sondages)

Ces reconnaissances ont permis de mettre en évidence un terrain plus ou moins


homogène de point de vue distribution des valeurs de résistivités, trois tranches de
valeurs de résistivités apparaissent :

 Des plages de résistivités jugées basses, avec des résistivités inférieures à 1000
Ω.m, Vraisemblablement, ce sont des zones attribuées aux calcaires fracturés avec
remplissages.
 Des plages de résistivités jugées moyennes, avec des résistivités comprises entre
1000 Ω.m et 5000 Ω.m, ces zones sont attribuées au calcaire moins fracturé.
 Des plages de résistivités jugée hautes, avec des résistivités supérieures à 6000
Ω.m voire 9000 Ω.m, ces zones peuvent correspondre soit aux vides soit au rocher
consistant.

5
Mémoire de projet de fin

3.2.4.2. Investigation complémentaire par forages

Suite aux résultats de l’investigation surfacique par tomographie, il a été décidé


d’approfondir d’avantage les reconnaissances au niveau des zones suspectes et ce en
réalisant des sondages destructifs avec mesure des paramètres de forage (vitesse
d’avancement, pression sur l’outil de forage, couple de rotation). Les résultats de cette
reconnaissance complémentaire a permis de constater ce qui suit :

 Sur le plan lithologique, il a été constaté une parfaite homogénéité spatiale avec
un massif calcaire lumachélique et parfois marneux. Toutes les coupes sont
parfaitement corrélables.
 Le massif est très fracturé et contient des passages friables et parfois très friables.
 Les remplissages sont à dominante calcitique (dépôts de circulation des eaux
météoriques)

Quant à l’enregistrement des paramètres, il nous a permis de relever ce qui suit :

 La vitesse d’avancement de l’outil est très irrégulière. Ainsi, on constate une nette
augmentation à l’amorce d’un horizon friable. Cette vitesse augmente d’autant
plus que l’horizon est plus friable.
 Cette augmentation de vitesse s’accompagne d’une diminution du couple de
rotation et d’une légère baisse de la pression sur l’outil de forage.
 Aucune chute d’outil n’a été observée.

A partir de ces constatations, on peut dire que ces travaux de reconnaissance


n’ont détecté aucune karstification prononcée, ni cavités. La zone à risque détectée lors
des premières reconnaissances par tomographie électrique correspond en faite à une
fracturation intense.

Ce sont les fracturations du massif et la présence de niveaux friables et des


remplissages localisés qui prédominent. D’ailleurs les essais d’eau non décelé aucun
horizon anormalement perméable. Les pertes d’eau enregistrées au niveau des sondages
sont essentiellement dues aux phénomènes sus-décrits (fracturations, horizons friables,
remplissages).

5
Mémoire de projet de fin

3.3. Solution proposée et mise en œuvre

3.3.1. Introduction

Suite aux conclusions tirées du diagnostic géophysique et géotechnique, nous


recommandons :

 De remplir la cavité déjà découverte par du gros béton tout en procédant à la


réparation et à l’amélioration du sol de fondation au niveau des zones présentant
des fracturations intenses par injection afin d’éviter leur développement à long
terme qui est de nature à menacer la stabilité de l’ouvrage.
 D’assoir les fondations moyennant un radier général pour une bonne répartition
des contraintes au niveau du sol et pour éviter les tassements différentiels.

3.3.2. Traitement du sol par injection

3.3.2.1. Généralités sur les injections

3.3.2.1.1. Classification des méthodes de traitement de sol par


injection

Le traitement des sols ou roches, avec incorporation de liants par injection, se


ramène à un certain nombre de techniques, qui sont les suivantes :

Injection
d’imprégnation

Par pénétration
Sans Injection de
déplacement de consolidation
terrain Par
Injection de
comblement

5
Mémoire de projet de fin

Fracturation hydraulique (injection de


claquage) et injection de compensation
Avec
déplacement du
Injection solide
terrain
Compaction (injection statique
horizontal)

Intrusion hydrodynamique sous haute


Avec destruction pression (Jet Grouting)
du terrain
(renforcement) Intrusion mécanique (mixtion)

3.3.2.1.2. Choix de la méthode

Le choix de la technique d’injection est fonction de plusieurs paramètres, qu’il y a


lieu de bien analyser. Les éléments géotechniques fondamentaux nécessaires dans le cas
d’un terrain rocheux sont les suivants :

 la nature physico-chimique des terrains,


 la répartition des vides et des joints et la nature des remplissages,
 la perméabilité Lugeon avant traitement et à obtenir après traitement,
 le module de déformation avant traitement et à obtenir,
 le régime et la composition chimique des eaux baignant ces terrains,
 l’état de chargement des terrains par les structures sus-jacentes et voisines et les
déformations admissibles de ces structures.

3.3.2.1.3. Réalisation des travaux

Les travaux d’injection sont de plus en plus automatisés, ce qui nécessite


parallèlement la mise en place de méthodologies bien codifiées, de conditions de pilotage
multicritères et d’une restitution de résultats propice à la compréhension des travaux et à
la prise de décision.

Les nombreuses techniques nécessitent aussi le développement de compétences


pour la réalisation des études préalables, la définition des méthodologies et des

5
Mémoire de projet de fin

procédures d’exécution, pour le suivi du déroulement des travaux, leur réception et la


caractérisation des milieux traités afin de la situer par rapport aux objectifs assignés.

De manière exhaustive, il y a trois phases dans ces travaux :

 La conception qui implique :


 la prise en compte des objets et leur chiffrage,
 la définition des méthodes et des moyens selon les caractéristiques
initiales du milieu à traiter et selon la nature de l’ouvrage,
 l’établissement des procédures et des critères de décision au cours du
processus d’injection,
 L’exécution des travaux relevant de :
 l’application des méthodes et l’utilisation des moyens selon la réaction
du milieu concerné,
 l’adaptation des produits d’injection et des critères selon la réponse du
milieu traité,
 le déroulement des travaux selon la programmation prévisionnelle ;
 Le contrôle des travaux imposant :
 la surveillance de leur déroulement, du bon fonctionnement des
moyens et de la qualité des produits,
 la vérification de l’efficacité et la caractérisation finale du milieu traité
vis-à-vis des exigences fixées.

L’importance de chacune de ces phases est évidemment variable suivant la nature


et l’importance de l’ouvrage.

3.3.2.2. Les injections de consolidation

Pour notre cas, le terrain de fondation est un calcaire fracturé. Ainsi, le traitement
par injection de consolidation s’impose afin de remplir les fractures et éviter leur
développement à long terme.

3.3.2.2.1. Définition et principes

L’injection de consolidation vise à conforter un ouvrage ou un terrain ne


présentant pas ou plus les caractéristiques mécaniques souhaitées, du fait d’une porosité,

5
Mémoire de projet de fin

d’une fissuration et/ou fracturation trop importante. Ce type de traitement se fait en


injectant un coulis sous pression par l’intermédiaire de forages traversant les zones
concernées.

Dans cette optique, l’injection, telle que définie, peut stabiliser un ouvrage en
stoppant des déformations. Cette technique de confortement est donc envisageable dans
la mesure où le sol présente des désordres encore acceptables et où le simple arrêt de
leur évolution est suffisant.

3.3.2.2.2. Domaine d’application

L’injection de consolidation a plusieurs applications :

 La consolidation de terrains d’assises d’ouvrages (sous culées ou piles


d’ouvrage, sous semelles de fondations…),
 Le traitement de terrains encaissants traversés par un ouvrage souterrain,
 La régénération du monolithisme des maçonneries…

3.3.2.2.3. Moyens mis en œuvre

L’injection de consolidation nécessite :

 Un atelier de forage,
 Un atelier de fabrication
des coulis,
 Un atelier composé de
presses d’injection et
d’une centrale de pilotage
et d’enregistrement.

Figure 3-2 : Atelier de forage et centrale d'injection

3.3.2.2.4. Forages

Le moyen recherché est d’introduire le produit injecté en forçant le sol.


L’opération se fait à partir de forages de faibles diamètres (50 à 80 mm), soit à « trou
ouvert » avec un obturateur simple et en montant ou descendant (et re-forage dans ce

5
Mémoire de projet de fin

cas), soit avec un tube à manchettes et un obturateur double. Les pressions sont basses
(jusqu’à environ 2 MPa) et il n’y a aucun rejet d’une partie du terrain vers la surface.

Figure 3-3 : Schéma illustrant l'injection par forage

La distribution des forages et des points d’injection dépend du volume du


traitement, global avec un maillage assez lâche ou localisé avec un maillage très serré. Les
conditions géométriques de l’ouvrage et de son environnement, le rayon d’action du
coulis et le type de sol sont autant de paramètres qui déterminent le maillage.

A titre indicatif, pour les terrains meubles, l’espacement peut varier de 1,00 m
pour les sables fins, 1,50 m dans les sables et graviers, 3 à 5,00 m pour les graves. Dans le
rocher, l’espacement varie de 1 à 3,00 m en cas de fissures fines, et de 2 à 4,00 m en cas
de fissures ouvertes.

3.3.2.2.5. Les coulis

Il y a deux catégories principales de coulis :

 Les suspensions granulaires : mélange eau + ciment, cendres volantes, argile,


bentonite, chaux, sable. Ils sont instables ou stables, rigidifiés ou fluidifiés. Leur

5
Mémoire de projet de fin

avantage est un coût modéré, une résistance mécanique élevée ; ils sont
pérennes et non toxiques ;
 Les liquides ou solutions, au comportement rhéologique simple, mais de coût
élevé, pour obtenir une résistance mécanique qui reste limitée.

Le coulis doit cheminer dans le massif et sa capacité à pénétrer dépend de ses


caractéristiques intrinsèques : la taille des particules, sa stabilité, sa viscosité et la
diminution du rapport C/E par filtration ; s’y ajoutent la nature des terrains absorbants et
la pression d’injection. Le matériau d’injection adéquat est déterminé par la nature du sol
et principalement par sa porosité. Ainsi l’injection de mortier est recommandée dans les
graviers grossiers et les vides karstiques.

3.3.2.2.6. Contrôle de mise en œuvre et d’efficacité

La mise en œuvre d’un chantier d’injection s’accompagne de contrôles continus :

 soit réguliers et portant sur la réalisation des forages, les presses d’injection,
le coulis (conformité, débit, quantité) ;
 soit périodiques et consistant en sondages géotechniques, nécessaires pour
expliquer des différences significatives détectées par les paramètres de
foration.

L’efficacité de l’injection et donc la qualité du traitement sont estimées par des


essais permettant de caractériser le sol traité et ainsi de s’assurer de la conformité avec
les objectifs fixés.

3.3.3. Le traitement du sol de fondation du réservoir par injection

3.3.3.1. Délimitation de la zone à risque

Afin de délimiter la zone à risque majeur, nous allons nous baser sur les résultats
de l’étude complémentaire par sondage réalisée par le LPEE, et qui avait pour but de
confirmer les conclusions avancées lors de la campagne géophysique.

Cette étude a mis en place des sondages de différents types couvrant la totalité de
la superficie de l’ouvrage, à savoir : des sondages destructifs (SD), des sondages

5
Mémoire de projet de fin

destructifs avec enregistrement de paramètres (SDC) et des sondages carottés avec essai
d’eau (SCC).

Néanmoins, pour cette délimitation nous allons nous contenter des résultats
fournis par les sondages destructifs avec et sans enregistrement de paramètre. Ceci est
de nature à nous permettre d’apprécier l’intensité des fractures et délimiter
grossièrement une zone à fracturation intense qui sera qualifiée de zone à fort risque.

Sondages destructifs avec enregistrement de paramètre

Après examen de ces sondages (voir annexe), on note ce qui suit :


 Au niveau de SDC1 : une vitesse d’avancement normale sans irrégularités.
 Au niveau de SDC2 : quelques changements brutaux de la vitesse d’avancement
caractérisant une zone de fracturation intense de 40cm vers 1.6m de profondeur et
entre 6.8m et 7.4m de profondeur.
 Au niveau de SDC3 : une vitesse d’avancement normale sans irrégularités, sauf
entre 12 et 12.8m de profondeur.
 Au niveau de SDC4 : existence de beaucoup d’irrégularités en relation avec la
fracturation caractérisées par une augmentation brutale de la vitesse d’avancement
à différents niveaux de profondeur. Cette vitesse reste élevée et constante entre 5
et 9m témoignant de la présence d’un vide.
 Au niveau de SDC5 : quelques changements brutaux de la vitesse d’avancement
qui témoignent d’une fracturation intense.

Sondages destructifs sans enregistrement de paramètre

Ces sondages montrent du calcaire avec des zones de fracturations intenses


matérialisées par des pertes totales d’eau dans les forages (Voir annexe).

Ainsi, compte tenu de cette analyse nous avons pu délimiter une zone à risque
majeur vis-à-vis de la stabilité et la sécurité de l’ouvrage à long terme.

Dans cette optique, c’est dans cette zone que nous recommandons de procéder
aux injections de consolidation afin de remplir les fractures et empêcher leur
développement.

5
Mémoire de projet de fin

Figure 3-4 : Schéma de la délimitation de la zone à risque

3.3.3.2. Recommandations

Puisqu’il s’agit d’un calcaire présentant des fractures intenses, nous


recommandons d’implanter les forages suivant un maillage de 4*4m couvrant la totalité
de la surface de la zone à risque.

Pour le matériau à injecter nous recommandons un mortier de ciment qui est le


mieux appropriée dans le cas des vides karstiques. Ce mortier aura un dosage en liant de
300 à 400 kg/m3 de sable courant, avec une quantité d’eau de gâchage de 200 l environ.

Le risque couru lors de ce mode de traitement de sol est les fuites du coulis quand
les fractures qui sont au niveau de l’assise de l’ouvrage communiquent avec d’autres
vides à extérieurs. Pour cette raison, il serait judicieux de prévoir des palplanches avant
de procéder à l’injection pour isoler la zone à traiter.

5
Mémoire de projet de fin

CHAPITRE 4 : CONCEPTION ET CALCUL DE


L’OUVRAGE

6
Mémoire de projet de fin

4.1. Conception du réservoir :

4.1.1. Quelques aspects de la conception hydraulique

4.1.1.1. Type du réservoir

Il existe généralement trois types de réservoirs à savoir :

 Le réservoir enterré,
 Le réservoir semi enterré,
 Le réservoir surélevé.

A chaque fois que c’est possible, il sera préférable d’avoir recours aux réservoirs
semi enterrés. Car ces types de réservoirs présentent, par rapport aux réservoirs
surélevés, les avantages suivants :

 Economie sur les frais de construction


 Etudes architecturales très simplifiées et moins sujettes à critiques.
 Etanchéité plus facile à réaliser
 Intégration de l’architecture de l’ouvrage dans le paysage rural
 Conservation à une température constante de l’eau ainsi emmagasinée
 Effet de vent et de séisme moins important ce qui est assure une stabilité
meilleure.

Ces types de réservoirs s’imposeront, d’ailleurs, dès que la capacité deviendra


importante. Et c’est ce qui explique le recours à ce type pour le cas du réservoir Merah
Lahrach. Par ailleurs, pour des raisons de maintenance et d’entretien, le réservoir est
scindé en deux réserves de capacité 7500 m3 chacune. Ceci dit quand une panne surgit au
niveau de l’une des réserves le fonctionnement de l’ouvrage est assurée par l’autre. La
communication entre les deux réserves est assurée par une conduite de diamètre ф1200.

4.1.1.2. Sous ouvrages et équipements hydrauliques


Conduite d’arrivée :

Cette conduite provient généralement soit d'un captage, on dit alors qu'il s'agit
d'une conduite d'adduction d'eau, soit d'un autre réservoir. Elle est le plus souvent d'un

6
Mémoire de projet de fin

plus gros diamètre que la conduite de départ d'eau et monte jusqu'au sommet de la
réserve pour l'alimenter en eau. Il peut y avoir plusieurs conduites d'arrivée d'eau dans un
réservoir.

En ce qui concerne le réservoir Merah Lahrach, une conduite d’arrivée assure


l’adduction des eaux depuis la station de traitement de l’ONEP. Son diamètre est de
1200mm (ф1200).

Conduite de distribution :

L'eau part en distribution par cette conduite. Contrairement à la conduite


d'arrivée d'eau qui monte au sommet de la réserve, la conduite de départ d'eau part du
fond de la réserve. Il peut y avoir plusieurs conduites de départ d'eau dans un réservoir
suivant les besoins.

Le réservoir 2*7500 m3 dispose de deux conduites de départ de diamètre 1000


chacune.

Chambre de vannes :

Appelée également chambre sèche ou chambre de visite, c'est la partie du


réservoir où les agents peuvent venir faire des prélèvements d'eau, contrôler les
compteurs généraux ou inspecter le niveau du réservoir.

Pour des raisons d'hygiène et de sécurité, il est impératif de rester dans cette
partie du réservoir pour ne pas contaminer l'eau stockée. La chambre de visite contient
tous les appareils hydrauliques nécessaires au bon fonctionnement du réservoir à savoir
le compteur d'eau, les vannes de sectionnement, la ventouse automatique, le réducteur
de pression, etc.

La vidange de la réserve se fait également au niveau de la chambre de visite dans


un puisard prévu à cet effet. Ce puisard permet aussi d'évacuer l'eau nécessaire au
nettoyage de la chambre de visite. C'est aussi dans la chambre de visite qu'arrive et parte
les conduites d'arrivée et de départ d'eau.

6
Mémoire de projet de fin

Pour notre cas, on distingue deux chambres de vannes :

 Chambre de vannes d’arrivée


 Chambre de vannes de départ (ou de distribution)

Elles présentent les caractéristiques dimensionnelles suivantes :

Tableau 4 : Caractéristiques des chambres de vannes

longueur Largeur Hauteur


extérieure extérieure extérieure
(m) (m) (m)

Chambre d’arrivée 15.40 9.25 7.65

Chambre de départ 12.60 5.50 7.65

Les Vannes :

Ces vannes permettent d'interrompre l'arrivée de l'eau dans le réservoir ou le


départ de l'eau en distribution.

D’autres vannes sont ajoutées de part et d'autre des appareils hydrauliques. Enfin,
il y a une vanne permettant de vidanger le réservoir située au-dessus du puisard.

Ces vannes sont de nombre de treize partagées entre les deux chambres de visite.
Leur diamètre varie entre 200 et 1200mm. On distingue des vannes à commande
manuelle et d’autres à commande motorisé.

Joints de démontage auto-butée :

Ces joints permettent l’installation et le démontage des vannes entre deux


éléments fixes de canalisation. Leur nombre est de sept. Leur diamètre varie suivant le
diamètre des vannes.

Ventouse à triple fonction :

C’est un dispositif anti-vide, de diamètre de 200mm, posé en point haut de


canalisation pour évacuer l’air. Ces trois fonctions sont :

6
Mémoire de projet de fin

 sortie de l’air à grand débit lors de la mise en eau


 dégazage automatique de l’air en service sous pression
 Entrée d’air à grand débit pour la vidange

Trop-plein :

Il peut arriver que le réservoir déborde lorsque ce dernier reçoit plus d'eau qu'il
n'en distribue. Pour éviter que l'eau ne passe par dessus le mur de la réserve et ne se
retrouve dans la chambre de visite, l'ouvrage est muni d'un trop-plein.

L'eau qui passe par le trop-plein est ensuite dégagée par le puisard de la chambre
de visite et évacuée en dehors du captage.

Clapets :

Le clapet de nez (ou de retour) a pour rôle d’empêcher l'intrusion d'insectes ou de


petits animaux dans le réservoir, la sortie de la vidange située à l'extérieur du réservoir
est équipée d'un clapet anti-retour muni d'un joint en caoutchouc. Cette sortie permet
d'évacuer l'eau du réservoir lorsque celui-ci est vidangé ou lorsque l'eau déborde par le
trop-plein ou lorsque l'on nettoie la chambre de visite et que l'eau s'évacue par le
puisard.

Le clapet d’entrée d’air a pour fonction de permettre l’entrée d’air à grand débit
dans la conduite afin d’éviter une dépression qui aurait pour conséquence l’inclusion des
joints d’étanchéité et pour les grands diamètres l’écrasement de la conduite. Il assure
l’écoulement normal lors d’une vidange de la conduite.

Crépine :

La crépine se fixe à l'entrée de la canalisation qui part de la réserve pour alimenter


les consommateurs. Elle s'installe à l'intérieur de la réserve. Il s'agit d'une pièce en
plastique, parfois en aluminium, qui a pour but d'arrêter d'éventuels débris, comme des
brindilles par exemple, avant qu'ils n'entrent dans la canalisation. La crépine est une sorte
de gros filtre qui effectue un dégrillage sommaire sur l'eau.

L’ouvrage comprend deux crépines. Chacune installée à l’entrée de l’une des deux
canalisations qui mènent à la chambre de départ. Leur diamètre est de 1000mm.

6
Mémoire de projet de fin

4.1.1.3. Dispositifs de drainage et d’étanchéité

4.1.1.3.1. Dispositifs de drainage

Drainage périphérique :

Les eaux de pluie sont susceptibles de


pénétrer le sol à proximité des parois semi-enterrées
du réservoir. Cette eau risque de migrer à travers les
parois soit par remontée capillaire soit par infiltration
horizontale. Ceci est de nature à causer des
désordres majeurs au niveau de la structure.

Figure 4-1 : nuisance aux parois provoquée par la migration des


C’est dans cette perspective
qu’un drainage périphérique est mis
en place afin d’éviter que ces eaux
atteignent les parois.

Ce drainage est assuré par un


caniveau périphérique rempli de
Figure 4-2 : Détail de drainage périphérique au niveau du radier
granulats.

Drainage à l’intérieur de la réserve :

Le drainage des eaux à l’intérieur de la réserve a pour fonction de permettre sa


vidange pour des raisons de nettoyage et prospection de son intérieur. La vidange doit
être réalisée périodiquement afin de chasser les éventuels débris contenus dans l’eau de
la réserve.

Pour ce faire, le système adopté est un caniveau placé au milieu de la réserve et


permettant la collecte d’eau grâce à une pente de 5% de part et d’autre et son
acheminement jusqu’au puisard.

6
Mémoire de projet de fin

Figure 4-3 : Détail de drainage à l'intérieur de la cuve

Drainage sous radier :

Il se peut que l’eau contenue dans la réserve s’infiltre à travers le radier (à cause
d’une anomalie dans le système d’étanchéité de la cuve par exemple).

De même, sur la périphérie du réservoir, des eaux peuvent venir s’infiltrer sous le
radier.

Afin de remédier à
ces deux problèmes, une
buse perforée en PVC et
une couche de béton
poreux sont mises en place
sous le radier.

Figure 4-4 : Détail de drainage sous radier

Drainage des eaux de surface :

Les eaux de pluie et de ruissellement sont


collectées dans des caniveaux avant d’être évacuées
dans des regards.

Figure 4-5: Détail de drainage des eaux de


surface

6
Mémoire de projet de fin

4.1.1.3.2. Etanchéité

Etanchéité du radier

Géosynthétique :

Pour remédier aux remontées capillaires, un dispositif d’étanchéité par


géosynthétiques (DEG) est mis en place sous le radier. Ce dispositif est constitué d’une
géomembrane en polyéthylène haute densité (PeHD) d’une épaisseur de 1mm qui est
protégée par une feuille de géotextile de même épaisseur, cette dernière sert également
d’armature pour la géomembrane (géomembrane armée).

Ces deux géosynthétiques couvrent toute la surface de la cuve, et répondent aux


prescriptions des normes d’étanchéité quant aux caractéristiques dimensionnelles,
mécaniques et chimiques. Dans ce sens, un rapport de conformité du produit qui sera mis
en œuvre a été élaboré (voir annexe 3).

Joint Waterstop :

Au niveau des zones de reprise de bétonnage, des joins Waterstop seront installés
pour assurer l’étanchéité.

Béton hydrofuge

Un hydrofuge de masse est incorporé en béton afin de garantir une parfaite


étanchéité des parois du réservoir.

Un rapport de conformité du produit a été réalisé (voir annexe 3).

6
Mémoire de projet de fin

4.1.2. Conception structurale

4.1.2.1. Caractéristiques dimensionnelles de l’ouvrage

L’ouvrage étant de forme rectangulaire, les parois ont ainsi une forme plane qui
présente certains avantages par rapport à la forme circulaire, à savoir :

 Coffrage plus facile à exécuter,


 Possibilité de ferraillage par quadrillage.

Les caractéristiques techniques de l’ouvrage sont les suivantes :

Tableau 5 :dimensions de l'ouvrage

Côte TN 674.25 à 676.50 m NGM


Côte radier 674 m NGM
Côte trop plein 678.50 m NGM
Largeur 51 m
Longueur 66 m
Superficie 2*(51*33) m²
Hauteur du réservoir 5.90 m
Hauteur d’eau dans le réservoir 4.5m

4.1.2.2. Justification de la forme du réservoir vis-à-vis des règles de


conception parasismique

La conception est d’une importance primordiale dans les constructions


parasismiques ; ses critères de base peuvent être résumés comme suit :

Simplicité en plan : la structure doit présenter une forme en plan simple, ce qui est le cas
pour notre réservoir rectangulaire. Les parties saillantes ou rentrantes doivent avoir des
dimensions ne dépassant pas 0.25 fois la dimension du côté correspondant, les chambres
de vannes qui représentent les parties saillantes de notre ouvrage vérifient largement
cette condition.

6
Mémoire de projet de fin

Symétrie selon deux axes : la distribution de la masse et de la rigidité de la structure doit


être symétrique selon deux axes de façon à faire coïncider le centre de masse et le centre
de torsion. L’ouvrage est effectivement symétrique suivant les deux directions
orthogonales.

Le rapport longueur/largeur : le RPS 2000 limite ce rapport à la valeur de L/B=3.5. Pour


notre cas : L/B=68/51= 1.33<3.5.

Division en blocs : afin d’éviter des tassements différentiels, il a été nécessaire de scinder
le réservoir en plusieurs blocs par l’implantation de joints de différents type :

 Joint de dilatation préconisé pour pallier aux désordres liés à la dilatation ou retrait
sous l’effet de changement de la température.
 Joint de rupture lié à l’effet de l’hétérogénéité du sol et aux problèmes de
tassement.

4.1.2.3. Justification de la conception à adopter

Etant donné la symétrie de notre ouvrage, nous allons essayer de proposer une
conception adéquate en raisonnant seulement sur le quart du réservoir. Par ailleurs la
disposition des voiles de chicane représentés sur le plan ci-dessous a été recommandée
par le modèle de base donné par l’ONEP. Ces voiles ont été prévus pour remplir les deux
fonctions suivantes :

 Servir de contreventement pour l’ouvrage vis-à-vis des efforts sismiques.


 Diminuer l’effet de la pression hydrodynamique sur les parois.

Le plan suivant présente les dimensions du quart de réservoir :

6
Mémoire de projet de fin

Figure 4-6 : dimensions du quart de réservoir

Puisque ces dimensions sont suffisamment grandes, l’introduction d’un système


de poutres et poteaux est désormais indispensable, de ce fait, nous avons proposé deux
dispositions différentes illustrées sur les deux plans de conception joints sur l’annexe (voir
annexe 5).

Le premier plan représente des panneaux de petites dimensions, les règles de pré
dimensionnement donnent alors une épaisseur de dalle minimale - en tenant compte de

la portée la plus défavorable - de 14cm (l ≥ 𝑙 𝑙 d’après les règles du BAEL), avec des
40 à 50

poutres dont la hauteur minimale est - si on considère la longueur de travée la plus


𝑙
défavorable - de 35cm (h ≥ pour travée continue d’après les règles du BAEL).
16

Cependant, le nombre de poteaux est assez grand (46 poteaux).

7
Mémoire de projet de fin

Le deuxième plan représente des panneaux de grandes dimensions, les règles de


pré dimensionnement donnent alors une épaisseur de dalle minimale - en tenant compte

de la portée la plus défavorable - de 19 cm (l ≥ 𝑙 𝑙 d’après les règles du BAEL) avec des


40 à 50

poutres dont la hauteur minimale - si on considère la longueur de travée la plus


𝑙
défavorable - est de 47cm (h ≥ pour travée continue d’après les règles du BAEL).
16

Cependant, le nombre de poteaux est largement inférieur (12 poteaux).

Pour notre étude, nous allons choisir la deuxième disposition. Certes, les
dimensions de la dalle ainsi que les poutres sont légèrement plus grandes. Néanmoins,
elle présente l’avantage du nombre faible des poteaux, ceci peut s’avérer économique
notamment en quantité de matériaux utilisés ainsi que sur les surfaces du coffrage et de
facilité de mise en œuvre.

Un plan de coffrage représentant la totalité de l’ouvrage sera joint en annexe (voir


annexe 5).

Figure 4-7 : exemple similaire de conception de réservoir

7
Mémoire de projet de fin

4.2. Calcul de la structure

4.2.1. Principes de calcul et approche de modélisation

Notre réservoir de capacité 2*7500 m 3 présente plusieurs aspects différents vis-à-


vis de sa conception : radier général, mur de soutènement, structure poutres/poteaux
etc… par conséquent, la modélisation de tous ses éléments constitutifs sur le même
logiciel de calcul s’est avérée une mission délicate, et dans cette perspective, on a choisit
d’étudier les différentes parties constituant le réservoir séparément afin de faciliter la
modélisation et mieux cerner les calculs. C’est pourquoi le calcul de notre structure suivra
la démarche suivante :

 La couverture ainsi que les parois de l’ouvrage qui servent de soutènement


seront calculées manuellement.
 Les poutres, poteaux et parois de chicane seront modélisés sur CBS Pro 2011
et calculés sur RSAP 2011 (Bâtiment).
 Le radier de fondation sera modélisé et calculé à l’aide du module Plaque de
RSAP 2011.

Par ailleurs, et puisque l’ouvrage présente une symétrie dans les deux directions
et puisqu’un joint de rupture est incorporé au niveau de chaque réserve, on se limitera à
la modélisation du quart du réservoir.

4.2.2. Présentation des logiciels de calcul

Les logiciels Autodesk CONCRETE BUILDING STRUSTURES & ROBOT STRUCTURAL


ANALYSIS sont deux logiciels complémentaires qui permettent de modéliser, analyser et
dimensionner les différents types de structures. CBS permet de modéliser les structures,
et ROBOT donne la possibilité de les calculer, de vérifier les résultats obtenus et de
dimensionner les éléments spécifiques de la structure. En résumé ces deux logiciels
répondent aux exigences suivantes :

 Suffisamment de liberté pour le choix des méthodes de calcul et des paramètres


utilisés ;
 Clarté de la démarche de calcul ;

7
Mémoire de projet de fin

 Utilisation rapidement accessible…

Il met à la disposition des ingénieurs structure des capacités d’analyses de


structure avancées pour les structures vastes et complexes. Les nombreuses capacités
d’analyse du logiciel permettent d’étudier le comportement linéaire et non linéaire réel
de tous les types de structures, permettant ainsi aux ingénieurs d’exécuter plus
rapidement des analyses de bâtiment et d’ingénierie complètes sur de nombreuses
structures.

4.2.3. Calcul de la couverture

Comme il a été précisé lors de la conception, la couverture sera en dalle pleine


d’épaisseur 20cm appuyée sur des poutres et des voiles.

4.2.3.1. Définition des charges

4.2.3.1.1. Charges permanentes

D’après la norme NF-06-004 concernant les charges permanentes sur bâtiment on a :

 Poids propre : 0.20m*25KN/m3 = 5KN/m²


 Frome de pente : 6cm*0.2KN/m3/cm=1.2KN/m
 Isolation thermique : 0.05 KN/m²
 Etanchéité : 0.12KN/m²
 Protection de l’étanchéité : 0.5KN/m²

Total charges permanentes : 6.87 KN/m²

4.2.3.1.2. Charges d’exploitations

 Charge d’entretien sur la couverture : 1KN/m²

4.2.3.1.3. Combinaison des charges

On adopte les pondérations donné par le B.A.E.L. 91 mod 99 :

 ELU : 1.35*6.87 + 1.5*1 = 10.77KN/m²


 ELS : 6.87 + 1 = 7.87KN/m²

7
Mémoire de projet de fin

4.2.4. Calcul des poutres et des poteaux et des voiles de chicane :

Nous allons tout d’abord commencer notre modélisation de la structure à travers


le logiciel CBS (Concrete Building Structures). Ce logiciel permet de représenter
facilement la structure désirée en définissant au début la grille de travail pour ensuite
mettre en place les éléments de la structure.

Vu la symétrie de notre structure, nous nous sommes contenté de modéliser


seulement le quart du réservoir (moitié d’un des réservoirs 7500m 3), et par la suite nous
avons procédé à une modélisation par miroir afin de représenter les autres parties.

La figure suivante représente l’étape finale sur CBS après application des charges
surfaciques sur les planchers de la dalle de couverture.

Figure 4-8 : modélisation de l'ouvrage sur CBS

7
Mémoire de projet de fin

Ensuite on lance le calcul de la


structure (figure ci-contre), avant d’entamer
le dimensionnement des éléments béton
armé. Dans cette étape le logiciel CBS
procède au redimensionnement des éléments
de la structure afin de les rendre capable de
supporter la charge au quelle ils sont soumis.

Figure 4-9 : calcul de la structure

On recalcule ensuite la structure et on repasse par l’étape de dimensionnement.


On refait le même travail itératif jusqu’à ce que le programme affiche la boite de dialogue
suivante :

Figure 4-10 : rapports des redimensionnements des éléments

Lors de ce calcul, le logiciel CBS a re-prédimensionné pratiquement toutes les


poutres et poteaux. Ainsi, les dimensions finales des poutres et des poteaux avant calcul
sont :

 Toutes les poutres ont une section égale à : 30*60 cm²


 Tous les poteaux ont une section de 30*30 cm²

7
Mémoire de projet de fin

 Les voiles de chicane ont une épaisseur de 30 cm.

Après avoir franchi cette étape, on exporte notre structure vers le logiciel ROBOT
pour le calcul des éléments.

Figure 4-11 : exportation vers ROBOT

Le fascicule 74 exige que toutes les parois constituant le réservoir respectent la


condition de fissuration très préjudiciable. Pour satisfaire cette condition on choisit une
fois sur ROBOT d’introduire les paramètres nécessaires dans un type de ferraillage spécial
au voile de chicane.

Dans les paramètres ELS on règle la liste défilante sur « fissuration très
préjudiciable » sur les deux facettes des parois et on coche « fascicule 74 » pour que le
logiciel prenne en compte les différentes dispositions préconisées par le fascicule.

Figure 4-12 : paramètres du ferraillage des voiles de chicane

7
Mémoire de projet de fin

4.2.5. Calcul du radier

4.2.5.1. Principe de calcul

Le radier sera calculé comme un plancher inversé à épaisseur constante chargée


par les réactions du sol en utilisant un modèle éléments finis détaillé et en appliquant la
théorie des dalles sur appuis élastique.

Donc le radier sera chargé en dessus par des forces concentrées (qui représente la
descente de charge sous poteaux) et des forces réduites (qui représente la descente de
charge sous voiles).

Figure 4-13 : modélisation du radier sur CBS

La symétrie que présente l’ouvrage dans les deux sens rend la modélisation de son
quart suffisante.

Il faut noter que la nappe phréatique ne présente aucun danger vis-à-vis le


soulèvement du radier vu que cette dernière se situe à une grande profondeur dans la
région.

7
Mémoire de projet de fin

4.2.5.2. Pré-dimensionnement du radier :

L’épaisseur du radier sera calculée sur la base de la vérification au non


poinçonnement. Pour cela on a utilisé le principe de Caquot qui stipule se qui suit:

Si la contrainte du sol est supérieure à 2 bars on doit vérifier que :

𝑁 − 𝑁1
1. 2 * 𝜎𝑡 ≥ 1. 5 * (1)
𝑈𝑐 * ℎ

Avec :

 h : épaisseur du radier
 σt : Résistance à la traction du béton.
 N : Effort normal sous poteau/voile.
 N1 : Valeur de la réaction du sol appliquée sur l’aire délimitée par Uc.
𝑁1 = (ℎ + 𝑏) * (ℎ + 𝑎) * 𝜎𝑠𝑜𝑙 (2)
 Uc : Périmètre d'un contour homothétique de celui du poteau situé à mi hauteur
de la semelle.
𝑈𝑐 = 2 * (ℎ + 𝑏) + 2 * (ℎ + 𝑎) (3)

On a σt = 2,4 MPa= 2400 KPa et σsol = 3 bars = 300 KPa.

Poteaux : On prend pour la vérification le poteau P13 de section 30*30 cm², et qui
transmet au radier un effort maximal N = 573.4 KN. On a N1 = 60.43 KN ;
Uc=1.80m.

Le calcul par le solveur de Ms Excel, en prenant en considération la vérification du


non poinçonnement donne une épaisseur du radier h=15cm.

Voiles : On prend pour la vérification le mur de chicane (voile) d’épaisseur 30cm, et qui
transmet au radier un effort réduit maximal N = 1648.53 KN. On a N1 = 189.63 KN ;
Uc=3.47m.

Le calcul par le solveur de Ms Excel, en prenant en considération la vérification du


non poinçonnement donne une épaisseur du radier h=25cm.

7
Mémoire de projet de fin

Conclusion :

Vu les résultats donnés par les vérifications du poinçonnement on opte pour un


radier de 30cm d’épaisseur. Le fascicule 74 prescrit pour les radiers, fonds de réservoirs,
reposant directement sur le sol une épaisseur minimale de 10 cm (Article IV.6.2.3.f.). Or,
avec l’épaisseur donnée par la vérification du non poinçonnement cette condition est
largement vérifiée.

4.2.5.3. Coefficient de raideur du sol

Pour le coefficient de raideur du sol et vue l’absence de la donnée dans le rapport


de l’étude géotechnique, on va se baser sur le tableau ci-dessous qui donne les valeurs du
coefficient de raideur pour différentes valeurs de la contrainte admissible du sol. (Les
valeurs figurant sur le tableau constituent une extrapolation des données avancées par
Albert FUENTES dans son livre : Calcul pratique des ossatures de bâtiment en béton armé-
page 16).
Tableau 6 : coefficients de raideurs suivant la contrainte admissible du sol

Pour notre cas, la contrainte admissible du sol est de 3bars. On prendra alors K=6
kg/cm3.

7
Mémoire de projet de fin

4.2.6. Modélisation et calcul sur Robot Structural Analysis 2011

Sur RSAP, le radier sera modélisé entant qu’élément Panneau.

4.2.6.1. Paramètres de l’élasticité du sol

On commence tout d’abord par choisir une nouvelle épaisseur afin introduire
l’épaisseur de notre radier. La fenêtre ci-dessous s’affiche permettant ainsi d’introduire
l’épaisseur du radier ainsi que les paramètres d’élasticité du sol.

L’élasticité du sol a été prise en compte en introduisant le coefficient de raideur


K=60 000 KN/m3

Figure 4-14 : paramètres de l'élasticité du sol

4.2.6.2. Paramètres de ferraillage

L’option Type de ferraillage des plaques et coques sert à sélectionner et définir les
types de ferraillage des plaques et coques. Les types de ferraillage disponibles sont :
Coque BA, Plancher BA et Voile BA.

8
Mémoire de projet de fin

Les paramètres prédéfinis dans ces types ne coïncident pas avec les paramètres
de notre modèle (fissuration, enrobage…). Nous avons donc créé un nouveau type qui
prend en compte les données de notre problème : RADIER.

Le logiciel affiche ensuite une boîte de dialogue contenant quatre onglets :


Général, Matériaux, Paramètres ELS, Ferraillage.

Paramètres ELS

Pour les paramètres ELS, on choisit ensuite le type de fissuration : très


préjudiciable. Le fascicule 74 est automatiquement définit par le logiciel comme
règlement de calculs de la contrainte limite de l’acier et de béton. On est alors amené à
introduire le type du milieu (eau normale ou agressive) qui déterminera le coefficient β,
et le coefficient α qui est, d’après le fascicule 74, égal à 240.

Figure 4-15 : paramètres de ferraillage du radier

8
Mémoire de projet de fin

4.2.6.3. Analyse modale :

Cette analyse, qui devrait être menée conformément aux règles de l’R.P.S.2000,
consiste à calculer les effets maximaux d’un séisme sur une structure. Pour cela, on
recherche les modes de vibration de la structure qui caractérisent son comportement au
voisinage des fréquences dites de résonance. En effet, la réponse d’une structure est
prépondérante au droit de ces fréquences de résonance.

Etant donné qu’il existe, pour une structure, autant de modes de vibration que de
degrés de liberté, il faut sélectionner le nombre de modes à extraire. La recherche des
modes doit être menée jusqu’à ce que au moins une des deux conditions suivantes soient
respectées :

 la fréquence de 33 Hz (appelée fréquence de coupure) doit être atteinte ;


 le cumul des masses modales doit atteindre 90 % de la masse vibrante totale.

Pour ce faire, on procède à cette analyse en la choisissant à partir de l’icône « type


d’analyse » sur ROBOT. La figure suivante illustre la procédure adoptée :

Figure 4-16 : définition de l'analyse modale

On introduit ensuite les paramètres de notre analyse modale, notamment le


nombre de modes à adopter, l’amortissement recommandé par le R.P.S.2000, etc…

8
Mémoire de projet de fin

D’après l’R.P.S. 2000, La charge W de la structure correspond à la totalité des


charges permanentes G et une fraction q des charges d’exploitation Q en fonction de la
nature des charges et leur durée. On prend :
W= G + ψ*Q (4)

Les différentes valeurs du coefficient  sont jointes en annexe (voir annexe 5).

A partir de ce qui précède, on introduit la charge de notre structure en adoptant


un coefficient ψ qui sera pris égal à 1.00 (cas des réservoirs) avant de procéder aux
calculs.

Figure 4-17 : options de calcul de l'analyse modale

Résultats de l’analyse modale :

A partir de l’icône « résultats/résultats avancés » on retrouve le tableau


représentant les différents modes propres ainsi que les fréquences et les périodes
correspondantes (voir annexe 5). On remarque par conséquent que le cumul des masses
modales atteint 90% de la masse vibrante totale au niveau du 38ème mode.

8
Mémoire de projet de fin

4.2.6.4. Analyse sismique

Une fois l’analyse modale terminée, on procède à l’analyse sismique de notre


structure. On commence tout d’abord à partir de l’icône « type d’analyse » par définir la
nature de notre analyse en déterminant en même temps le règlement parasismique
adopté, notamment le R.P.S.2000

Figure 4-18 : définition de l'analyse sismique

On introduit ensuite les paramètres de notre analyse sismique, notamment le site,


la zone sismique, le type de la structure, le coefficient de comportement, etc…

Le règlement PS92 propose de déterminer séparément les maxima des effets de


chaque composante de l’effort sismique, puis de les cumuler suivant les combinaisons
dites de Newmark :

S = ± Sx ± λ Sy ± μ Sz (5)
S = ± λ Sx ± Sy ± μSz (6)
S = ± λ Sx ± μ Sy ± Sz (7)

8
Mémoire de projet de fin

 Sx, Sy, Sz : les déformations ou sollicitations dues à chacune des composantes


horizontales et verticales respectivement et S l'action résultante.
 λ et μ : sont pris égaux à 0,3 dans le cas général.

Les effets de la composante verticale peuvent être négligés, exception faite des cas
suivants :

 structures dans lesquelles il existe un couplage entre un degré de liberté


horizontal et un degré de liberté vertical.
 structures présentant des non-linéarités géométriques accusées.

Figure 4-19 : paramètres de l'analyse sismique

La combinaison fondamentale des actions à considérer pour le calcul des


sollicitations et la vérification des états limites est donnée par l’expression suivante :

Sc = G + E + 0.3 N + ψ Q (8)

 G : Le poids mort et charges permanentes de longue durée


 E : Effets du séisme
 N : Action de la neige
 Q : Charges d’exploitation
 ψ : facteur d’accompagnement.

8
Mémoire de projet de fin

De ce fait, et à partir de l’icône « chargements/combinaisons manuelles » sur


ROBOT, on introduit les différentes combinaisons possibles, en prenant à chaque fois les
actions permanentes et d’exploitation avec l’une des charges accidentelles générées par
ROBOT :

Figure 4-20 : définition des combinaisons sismiques

Une fois toutes les combinaisons introduites, on lance les calculs. Le logiciel
génère les résultats ainsi calculés en tenant compte des différentes actions appliquées sur
la structure.

La figure suivante présente notre structure après fin de l’analyse sismique

Figure 4-21 : modèle de la structure après analyse sismique

8
Mémoire de projet de fin

Vérification du joint de dilatation :

La largeur du joint de dilatation est déterminée de manière à garantir un


espacement entre les deux quart du réservoir au cours de leur mouvement. Pour cela, on
regarde le déplacement maximal (sous combinaisons accidentelles) des nœuds situés aux
extrémités du joint. La largeur de celui-ci doit alors être supérieure à la somme du
déplacement des deux structures.

Il est à noter que pour les ouvrages situés en zone de sismicité II, la largeur des
joints ne peut être inférieure à 6cm (PS92).

Figure 4-22 : Déplacements au niveau du joint de dilatation

Les déplacements de la figure sont ceux déterminés aux nœuds situés au niveau
de la dalle de couverture.

Ici, le rapprochement maximal des deux structures est de 6.4 cm. Le joint de
dilatation aura donc une largeur de 7 cm.

8
Mémoire de projet de fin

4.2.7. Ferraillage des éléments

4.2.7.1. Armatures des dalles

En ce qui concerne les armatures pour dalle, et pour des raisons de simplification
de la mise en œuvre, on procédera au ferraillage du plus grand panneau, soit celui de
dimensions 6*7.5 m² (en se référant aux documents des ADETS) :

On a d’après le fascicule 74, article IV.6.2.2, la fissuration est très préjudiciable.

𝑙𝑥
𝘢= = 0.8 (9)
𝑙𝑦

Section minimale des aciers :

1.20𝑐𝑚2
𝐴𝑦𝑚i𝑛 = 𝑙𝑦 * 0.2 = 6 * 0.2 = (10)
𝑚

3−𝛼 3 − 0.8 1.32𝑐𝑚2


𝐴𝑥𝑚i𝑛 = (11)
* 𝐴𝑦𝑚i𝑛 = * 𝐴𝑦𝑚i𝑛 = 𝑚
2 2
Section des aciers :

Puisque la fissuration est très préjudiciable on a : Ø𝑥𝑚i𝑛 = 8𝑚𝑚 et 𝑀𝑥 = 𝑀𝑠𝑒𝑟.

L’enrobage étant de 4cm : 𝑑’ = 4𝑐𝑚 et 𝑑𝑥 = 0.16𝑚

𝑀𝑥 = 𝜇𝑥 * 𝑝 * 𝑙𝑥² = 0.0561 * 7.87 * 6² = 15.894 𝐾𝑁. 𝑚 (12)

𝑀𝑦 = 𝜇𝑦 * 𝑀𝑥 = 0.5959 * 15.894 = 9.471 𝐾𝑁. 𝑚 (13)


𝐴𝑥 15.894
On a : = 10.885 * = 33.79 (14)
𝑑 0.16²*200

𝐴𝑥 = 33.79 * 0.16 = 5.4 𝑐𝑚²

9.471
𝐴𝑦 = 0.16 * 10.585 * = 3.22 𝑐𝑚²
0.16² * 200
Puisque la contrainte admissible dans l’acier est de 200MPa, l’espacement
maximal est de 25cm.

8
Mémoire de projet de fin

Soit :

 Dans le sens de x, on prendra : 7 T 10 e17 = 5.49cm²


 Dans le sens de y, on prendra : 7 T 8 e17 = 3.52cm²

4.2.7.2. Ferraillage des poutres et des poteaux

Dans cette étape, on procèdera au


ferraillage des poutres et des poteaux
simultanément étant donné que ces deux
éléments ont été modélisés à l’aide du
module « barre » sur RSA.

Dans l’onglet « dimensionnement des


éléments BA », on choisit « ferraillage des
poutres » et ensuite « ferraillage des
poteaux ».

Avant d’entamer le ferraillage des


éléments, la figure ci-contre s’affiche,
montrant les règlements respectés dans les
calculs ainsi que les différentes combinaisons
de charge prises en compte pour le
dimensionnement.

Figure 4-23 : paramètres des éléments BA

On introduit ensuite les différents paramètres concernant le ferraillage


notamment, la disposition des armatures longitudinales et transversales, l’enrobage,
l’agressivité du milieu, le type de fissuration, la tenue au feu, etc…

Pour notre cas, et conformément au fascicule 74, le milieu étant agressif et la


fissuration étant très préjudiciable, on considère un enrobage de 4.0 cm

8
Mémoire de projet de fin

Figure 4-24 : Paramètres de ferraillage des poutres et des poteaux

Une fois tous les paramètres nécessaires introduits on procède au calcul du


ferraillage. Les plans d’exécution présentant les sections d’acier obtenues seront joints
sur l’annexe (voir annexe 5).

4.2.7.3. Ferraillage des voiles de chicane

Dans l’onglet « dimensionnement des éléments BA », on choisit « ferraillage des


voiles ». Comme pour les cas des poutres et des poteaux, la figure représentant les
règlements respectés dans les calculs ainsi que les combinaisons de charge s’affiche.

On introduit comme précisé


précédemment les différents
paramètres concernant le ferraillage.

Une fois tous les paramètres


du ferraillage sont introduits, on
lance les calculs. Le plan d’exécution
représentant le ferraillage des voiles
de chicane est joint sur l’annexe (voir
annexe 5).

Figure 4-25 : Paramètres de ferraillage des voiles de chicane

9
Mémoire de projet de fin

4.2.7.4. Ferraillage du radier

Dans l’onglet « dimensionnement des éléments BA », on choisit « ferraillage des


dalles BA ».

Avant d’entamer les calculs, on introduit également les différents paramètres


concernant le ferraillage du radier notamment l’enrobage du lit inférieur et du lit
supérieur des armatures, le système de ferraillage, etc…

Ainsi, on choisit un enrobage de 3cm pour les armatures du lit inférieur c1=3cm, et
un enrobage de 4cm pour les armatures du lit supérieur (face du radier en contact
indirect avec l’eau) c2=4cm, conformément à l’article IV.6.2.3.d du fascicule 74 et 7.3.2.1
du DTU 14.1.

Figure 4-26 : Paramètres de ferraillage du radier

Une fois tous les paramètres introduits, on procède au calcul du ferraillage. Dans
un premier temps et avec l’épaisseur du radier de 25cm obtenu dans la phase de pré-
dimensionnement, la condition sur l’espacement minimal des barres n’a pas été
satisfaite, ce qui nous a poussé à redimensionner notre radier jusqu’à satisfaction de
cette contrainte ; l’épaisseur finale du radier a été de 40cm.

Les résultats des calculs sont présentés sous formes de cartographies sur l’annexe
(voir annexe 5).

9
Mémoire de projet de fin

4.3. Calcul des parois

4.3.1. Principe de calcul et données de base

4.3.1.1. Principe de calcul

Les parois du réservoir seront modélisées et calculées selon les règles de l’art de
calcul des murs de soutènement. Ce mur est soumis d’une part à la poussée de l’eau
stockée à l’intérieur du réservoir et d’autre part à la poussée du remblai du côté extérieur
de la réserve.

Dans cette perspective, trois variantes de modélisation s’imposent :

 1ère variante : réservoir plein en absence du remblai : L’absence du remblai veut


que seule la poussée hydrostatique due à l’eau stockée soit considérée.
 2ème variante : réservoir vide en présence du remblai : Dans ce cas seule la
poussée due au remblai est à envisager.
 3ème variante : réservoir plein en présence du remblai : A la poussée du remblai
s’ajoute celle de l’eau.

Par la suite, seules les deux premières variantes, jugées les plus défavorables,
seront étudiées pour le calcul du ferraillage. En effet, la 3 ème variante présente un cas
d’équilibre où la poussée du remblai contrebalance celle de l’eau, et par conséquent elle
ne sera pas prise en compte lors des calculs.

4.3.1.2. Données de base

4.3.1.2.1. Caractéristiques géotechniques

On adopte les notations suivantes :

 remb : poids volumique du remblai


 r : angle de frottement interne du remblai
 Cr : cohésion du remblai
 Hremb : hauteur du remblai
  : inclinaison du remblai
 w : poids volumique de l’eau

9
Mémoire de projet de fin

 Hw : hauteur de l’eau
 sol : poids volumique du sol de fondation
 s : angle de frottement interne du sol de fondation
 Cs : cohésion du sol de fondation
 Ca : adhésion sol-mur
 D : ancrage (garde gel)

Le tableau ci-dessous regroupe les données géotechniques :


Tableau 7 : Caractéristiques géotechniques du mur

Remblai remb 18 KN/m3


r 30°
Cr 0
Hremb 4,10 m
 0°
Eau w 10 KN/m3
Hw 4.5 m
Sol de sol 29 KN/m3
fondation s 10°
Cs 50 KN/m2
Ca 38 KN/m2
D (ancrage) 1m
qadm 3 bars

4.3.1.2.2. Béton et acier

 béton=25 KN/m3
 Contraintes caractéristiques Fc28=30 MPa
Ft28=2.4 MPa

 Fissuration très préjudiciable


𝑒1
 Diamètres des aciers : 8𝑚𝑚 ≤ 𝑑 ≤ 𝑚𝑚 (Article IV.6.2.3.b du fascicule 74)
30

 Espacement des aciers : L´espacement est limité à la plus petite des deux valeurs
1,5 e0 et 20 cm. (Article IV.6.2.3.b du fascicule 74).
 Enrobage des armatures : 4cm.

9
Mémoire de projet de fin

4.3.1.2.3. Caractéristiques dimensionnelles du mur

Tableau 8 : Caractéristiques dimensionnelles du mur

H Hauteur de la paroi = 5.70m


e0 épaisseur en tête du fût
e1 épaisseur en pied du fût
b largeur de la semelle
b1 largeur du patin
b2 largeur du talon
f fruit du parement en contact avec
l’eau

Figure 4-27 : dimensions du mur

4.3.1.3. Hypothèses de calcul

Le mur étant solidaire au reste de la structure, il est donc considéré rigide et non
déplaçable (Ouvrages de soutènement –Mur 73- SETRE) le calcul des poussées sera fait à
l’état de repos du sol en considérant le coefficient de pression latérale des terres au repos
K0. Pour ce coefficient la formule de Jacky (1944) donne : 𝐾0 = 1 − sin 𝜑.

Un hydrofuge de masse sera incorporé au béton à fin d’assurer une parfaite


étanchéité au réservoir. Ainsi et suivant la définition du fascicule 74, la classe d’étanchéité
du réservoir est : « Classe A : Ouvrages dont l’étanchéité est assurée par la structure
seule ».
La nappe non rencontrée lors de la reconnaissance géotechnique ne sera pas prise
en compte lors du calcul.

Un gradient thermique de +/-20° (article IV.5.2 -fascicule 74) est à prévoir pour les
parois de l’ouvrage pour les zones non enterrées.

Les charges prises en compte pour la suite du calcul sont :

 Wf : poids du fût
 Ws : poids de la semelle

9
Mémoire de projet de fin

 Fwv : poids de l’eau sur le talon


 Fwh : pression de l’eau stockée à l’intérieur du réservoir
 Frv : poids du remblai sur le patin
 Frh : poussée du remblai
 Fsv : poids du sol de fondation sur le patin
 Fsh : poussée du sol de fondation
 V : Effort vertical transmis par la structure

Figure 4-28 : Actions sur le mur

Pour le calcul des poussées des terres on va considérer un écran fictif vertical
montant depuis l’extrémité du patin (Point A), l’angle de frottement sol-écran  sera nul
(cas d’ouvrage soumis à l’effet d’une poussée au repos/ 51.2.1 Mur 73 – SETRA). Ainsi la
poussée des terres est prise verticale à l’écran.

Pour chacune des deux variantes, le calcul des moments se fera par rapport au
point au niveau du quel se produira le renversement, ainsi ce point est :

A : Pour le 2ème cas.


B : pour le 1er cas.

9
Mémoire de projet de fin

4.3.2. Pré dimensionnement

Pour le pré dimensionnement nous allons suivre les règles simples définies par le
guide de pré dimensionnement de l’ADETS.

 Pour la classe A le fascicule 74 définit une épaisseur minimale de 15cm pour les parois
𝑒0 ≥ 15cm.
𝐻
Les règles de pré dimensionnement veulent que : 𝑒0 ≥ max ( ; 15𝑐𝑚) ≥ 24𝑐𝑚
24
On prendra 𝑒0 = 25𝑐𝑚

 Pour e1
et e2 on a : 𝑒1 = 𝑒2 ≥ 𝐻 = 48𝑐𝑚, on prend 𝑒1 = 𝑒2 = 50𝑐𝑚.
12

 L’ancrage (garde au gel) est 𝐷 = 1𝑚.


𝐻
 La largeur du patin 𝑏 ≥ = 1.14𝑚 on prendra 𝑏
= 1.2𝑚.
1 5 1

 La largeur de la semelle 𝑏 ≥ 0.20 + 0.45 * 𝐻 = 2.8𝑚 on prendra 𝑏 = 3𝑚.


 𝑏2 = 𝑏 − (𝑏1 + 𝑒1) = 1.3𝑚.
 Le fruit ƒ ≥ 2%, on adoptera la valeur 5%.

Ci-dessus un tableau récapitulatif des dimensions adoptées :

Tableau 9 : récapitulatif des dimensions adoptées

e0 0.25 m
e1 0.50 m
B 3.00 m
e2 0.50 m
b1 1.2 m
b2 1.3 m
F 5%

4.3.3. Calcul des sollicitations

4.3.3.1. Calcul du coefficient de pression latérale des terres au repos

Par application de la formule de Jacky (1944) on trouve :


Pour le remblai :

𝐾0𝑟 = 1 − sin 𝜑𝑟 = 0.5 (15)

96
Mémoire de projet de fin

Pour le sol de fondation :

𝐾0𝑠 = 1 − sin 𝜑𝑠 = 0.83 (16)

4.3.3.2. Calcul des efforts

Poids propre
 Poids du fût :

𝑒0 + 𝑒1
Wƒ = 𝛾𝑏é𝑡𝑜𝑛 * * 𝐻 = 53.44 𝐾𝑁 (17)
2

 Poids de la semelle :

W𝑠 = 𝛾𝑏é𝑡𝑜𝑛 * 𝑏 * 𝑒2 = 37.50 𝐾𝑁 (18)

Poids des terres sur le patin


 Remblai :
𝐹𝑟𝑣 = 𝛾𝑟𝑒𝑚𝑏 * 𝑏1 * 𝐻𝑟𝑒𝑚𝑏 = 86.40 𝐾𝑁 (19)
 Sol de fondation :
𝐹𝑠𝑣 = 𝛾𝑠𝑜𝑙 * 𝑏1 * (𝐷 − 𝑒2) = 17.40 𝐾𝑁 (20)
Poussée des terres sur l’écran
 Remblai :
𝐹𝑟 = 1 * 𝛾 *𝐾 * 2
= 72.00 𝐾𝑁 (21)
𝐻
ℎ 𝑟𝑒𝑚𝑏 0𝑟 𝑟𝑒𝑚𝑏
2

 Sol de fondation :
𝐹𝑠 = 1 * * (𝐷 − 𝑒 )2 = 3.00 𝐾𝑁 (22)
𝛾 * 𝐾
ℎ 𝑠𝑜𝑙 0𝑠 2
2

Action de l’eau
 Poussée hydrostatique :
𝐹𝑤 = 1 * 2
= 101.25 𝐾𝑁 (23)
𝛾 * 𝐻

2 w w

 Poids de l’eau sur le talon :


𝑏2 + (ƒ * 𝐻w + 𝑏2)
𝐹𝑤𝑣 = 𝛾w * * 𝐻w = 63.56 𝐾𝑁 (24)
2

97
Mémoire de projet de fin

Effort transmis par les poutres

Une fois le reste de la structure est calculée à l’aide de RSAP, on consulte les
résultats des réactions sur l’appui au mur de soutènement.
On trouve un effort maximal de V=81.93 KN.

4.3.3.3. Calcul des moments

4.3.3.3.1. Moment créé par le gradient thermique

Le fascicule 74 recommande de considérer les sollicitations dues au gradient


thermique qui apparaissent dans la paroi lorsque la température du liquide diffère de la
température extérieure.

Ce gradient et le moment induit vont être calculés par les formules données sur
l’annexe B du même fascicule. L’expression du gradient thermique est :

𝐶𝑡𝑢 * ℎ0
∆𝑇 = (𝑇 − 𝑇 ) * (25)
𝑒 i
𝜆𝑏

Avec :

 Te : température extérieure en degré Celsius


 Ti : température du liquide en degré Celsius
 b : 1.75 W/m°C coefficient de conduction du béton
 h0 : épaisseur de la paroi exprimée en mètres (épaisseur moyenne de la
partie soumise à l’effet thermique)
 Ctu : coefficient de transmission utile :
1
𝐶𝑡𝑢 = (26)
1 1 ℎ0
ℎ𝑒 + ℎi + 𝜆𝑏
Où :
 1/hi : 0.005 m²°C/W résistance surfacique de la paroi en contact avec l’eau
 1/he : 0.06 m²°C/W résistance surfacique de la paroi extérieure
 h0=épaisseur de la paroi exprimée en mètres (épaisseur moyenne)

98
Mémoire de projet de fin

1
𝐶𝑡𝑢 = = 4.81 (27)
0.25
0.06 + 0.005 +
1.75
Un gradient de température Te-Ti de 20°C sera pris suivant le fascicule 74. Ainsi :
4.81 * 0.25
∆𝑇 = 20 * = 13.75 °𝐶
1.75
Le moment, par unité de hauteur et de largeur, créé par le gradient thermique est
donné par la formule suivante :

𝑀Δ𝑇 = 𝛼 * ∆𝑇 * 𝐸𝑣 *
𝐼 (28)
ℎ°

Où :

 α : coefficient de dilatation du béton 10-5


 Ev : module de déformation différée du béton qui vaut :

1 1
𝐸𝑣 = 3700 * ƒ𝑐283 = 3700 * 303 = 11496.76 (29)

 I : moment d’inertie par unité de hauteur ou de largeur de la paroi qui vaut :


ℎ03
Pour le cas de la flexion simple ou composée : 𝐼 = max (i * 𝑑3; ) (30),
24

Où :
 d : hauteur utile de la section
 i : coefficient dépendant du pourcentage d´acier A/bd

𝐴
Pour A/bd = 0.125% < 0,01 : i = 0.01 + 7 * = 0.01 + 7 * 0.125% = 18.75 * 10−3
𝑏*𝑑

 i * 𝑑3 = 18.75 * 10−3 * (0.27 − 0.04)3 = 17.36 * 10−5


3
ℎ0 0.273
 = = 6.51 * 10−4
24 24

Ainsi : 𝐼 = 6.51 * 10−4 𝑚4


Enfin :
𝛼 * ∆𝑇 * 𝐸𝑣 * 𝐼 10 * 13.75 * 11496.76 * 6.51 * 10−4
−5

𝑀Δ𝑇 = =
ℎ0 0.27
𝑀Δ𝑇 = 1.33 𝐾𝑁. 𝑚

99
Mémoire de projet de fin

4.3.3.3.2. Moments pour la 1ère variante (réservoir plein en


absence du remblai)

Les moments ici seront calculés par rapport au point A (voir figure) :

Poids propre
Le moment induit par le poids du fût :

𝑒02 + 𝑒0𝑒1 + 𝑒12


𝑀ƒ = Wƒ * (𝑏1 3* ) = 74.52 𝐾𝑁. 𝑚 (31)
+ /𝐴 + 𝑒 1)
(𝑒0

Le moment induit par le poids de la semelle :

𝑏
𝑀𝑠/𝐴 = W𝑠 * = 56.25 𝐾𝑁. 𝑚 (32)
2
Poids de terres (sol fondation)
Le moment induit par le poids du sol de fondation sur le patin :

𝑏1
𝑀𝑠𝑣/𝐴 = 𝐹𝑠𝑣 * = 10.44 𝐾𝑁. 𝑚 (33)
2
Poussée des terres (sol fondation)
La poussée exercée par le sol de fondation sur le patin induit un moment :

𝑒2
𝑀𝑠ℎ/𝐴 = 𝐹𝑠ℎ * = 0.50 𝐾𝑁. 𝑚 (34)
3
Action de l’eau
Le moment induit par le poids de l’eau sur le talon s’écrit :

𝑏22 + 𝑏2 * (ƒ * 𝐻w + 𝑏2) + (ƒ * 𝐻w + 𝑏2)2


𝑀𝑤𝑣/𝐴 = 𝐹𝑤𝑣 * (𝑏 − 3 * (𝐿 + 𝑏2 ) ) (35)

= 145.70 𝐾𝑁. 𝑚

Le moment induit par la poussée hydrostatique :

𝑀𝑤ℎ/𝐴 = 𝐹𝑤ℎ * (𝑒2 + 𝐻w


) = 202.50 𝐾𝑁. 𝑚 (36)
3

Moment induit par la réaction en tête


Le moment induit par l’effort V provenant du reste de la structure s’exprime :

10
Mémoire de projet de fin

𝑒0
𝑀𝑣/𝐴 = 𝑉 * (𝑏1 + ) = 108.56 𝐾𝑁. 𝑚 (37)
2
4.3.3.3.3. Moments pour la 2ème variante (réservoir vide en
présence du remblai)

Poids propre
Le moment induit par le poids du fût :

𝑒02 + 𝑒0𝑒1 + 𝑒12


𝑀ƒ = Wƒ * (𝑏 − (𝑏1 + 3* )) = 85.80 𝐾𝑁. 𝑚 (38)
/𝐵
+ 𝑒 1)
(𝑒0

Le moment induit par le poids de la semelle :

𝑏
𝑀𝑠/𝐵 = W𝑠 * = 56.25 𝐾𝑁. 𝑚 (39)
2
Poids de terres (sol fondation)
Le moment induit par le poids du sol de fondation sur le patin :

𝑏1
𝑀𝑠𝑣/𝐵 = 𝐹𝑠𝑣 * (𝑏2 + 𝑒1 + ) = 41.76 𝐾𝑁. 𝑚 (40)
2
Poussée des terres (sol fondation)
La poussée exercée par le sol de fondation sur le patin induit un moment :

𝑒2
𝑀𝑠ℎ/𝐵 = 𝐹𝑠ℎ * ( ) = 0.50 𝐾𝑁. 𝑚 (41)
3
Action du remblai
La poussée du remblai sur l’écran engendre un moment :

𝑀𝑟ℎ/𝐵 = 𝐹𝑟ℎ * (𝐷 + 𝐻𝑟𝑒𝑚𝑏


) = 168.00 𝐾𝑁. 𝑚 (42)
3

Le poids du remblai sur le patin engendre un moment :

𝑏1
𝑀𝑟𝑣/𝐵 = 𝐹𝑟𝑣 * (𝑏 − ) = 207.36 𝐾𝑁. 𝑚 (43)
2
Moment induit par la réaction en tête V
𝑒0
𝑀𝑣/𝐵 = 𝑉 * (𝑏 − (𝑏1 + )) = 137.23 𝐾𝑁. 𝑚 (44)
2

10
Mémoire de projet de fin

4.3.4. Stabilité externe

D’après Henry Thonier – conception et calcul des structures de bâtiment tome 5, cette
vérification consiste à s’assurer de :
 La stabilité au glissement en ELU
 La stabilité au renversement en ELU
 La résistance du sol sous la semelle en ELU

4.3.4.1. Stabilité au glissement

Le mur étant solidaire à la structure, rigide et non déplaçable, les actions ne


provoquent aucun déplacement du mur : la stabilité au glissement est vérifiée.

4.3.4.2. Stabilité au renversement

4.3.4.2.1. variante1

On prend le moment de renversement de l’ensemble des forces par rapport au


point A sous la combinaison :

1.35 * 𝑀𝑤ℎ − 𝑀𝑠ℎ ≤ 0.9 * (𝑀𝑤𝑣 + 𝑀𝑠𝑣 + 𝑀𝑣 + 𝑀ƒ + 𝑀𝑠 ) (45)

272.88 ≤ 355.92

On en déduit donc que la stabilité au renversement est largement vérifiée pour


cette variante.

4.3.4.2.2. Variante2

On prend le moment de renversement de l’ensemble des forces par rapport au


point B sous la combinaison :

1.35 * (𝑀𝑟ℎ + 𝑀𝑠ℎ ) ≤ 0.9 * (𝑀𝑟𝑣 + 𝑀𝑠𝑣 + 𝑀𝑣 + 𝑀ƒ + 𝑀𝑠 ) (46)

227.47 ≤ 475.56

La stabilité au renversement est largement vérifiée pour cette variante également.

10
Mémoire de projet de fin

4.3.4.3. Résistance du sol sous la semelle en ELU

On vérifie que la contrainte de compression est inférieure à la contrainte


admissible du sol q=3bars.

4.3.4.3.1. Variante1

On distingue les combinaisons suivantes :

cas1 𝑆[1.35 * 𝐹𝑤ℎ + 1.35 * (Wƒ + W𝑠 ) + 1.35 * 𝑉 + 1.35 * 𝐹𝑤𝑣 + 1.35 * 𝐹𝑠𝑣 ] ≤
𝑆𝑅𝑠 (47)
cas2 𝑆[1.35 * 𝐹𝑤ℎ + (Wƒ + W𝑠 ) + 𝑉 + 𝐹𝑤𝑣 + 𝐹𝑠𝑣 ] ≤ 𝑆𝑅𝑠 (48)

cas3 𝑆[1.35 * (Wƒ + W𝑠 ) + 1.35 * 𝑉 + 1.35 * 𝐹𝑠𝑣 ] ≤ 𝑆𝑅𝑠 (49)

Prenons le moment M total par rapport au point A et la résultante des charges


verticales G :

𝑀/𝐴 = −𝜆𝛾 * 𝑀𝑤ℎ /𝐴 + 𝜆g * (𝑀ƒ + 𝑀𝑠 /𝐴 ) + 𝜆g * 𝑀𝑤𝑣 /𝐴 + 𝜆g * 𝑀𝑠𝑣 /𝐴 + 𝜆g * 𝑀𝑣 /𝐴 (50)


/𝐴

𝐺 = 𝜆g * (Wƒ + W𝑠 ) + 𝜆g * 𝐹𝑤𝑣 + 𝜆g * 𝐹𝑠𝑣 + 𝜆g * 𝑉 (51)

Avec :

Tableau 10 : Coefficients  et g

Cas de charge  g
1 1.35 1.35
2 1.35 1
3 0 1.35

L’excentrement par rapport au pont A : 𝑒0 = 𝑀


(52)
𝐺

 Pour 𝑒0 ≥ 𝑏
; le diagramme de contrainte est trapézoïdal, les expressions de p et p2
3 1

sont données par :


𝑝 , 𝑝 (53)
4*𝐺 6*𝑀 2*𝐺 6*𝑀
1
= − 2
=− +
𝐴 𝐴2 𝐴 𝐴2
3𝑝1+𝑝2
On doit vérifier que : ≤ = 300 𝐾𝑃𝑎 (54)
𝑞
4 𝑎𝑑𝑚

10
Mémoire de projet de fin

 Pour 𝑒0 < 𝑏
; le diagramme de contrainte est triangulaire, les expressions de p1 et
3

p2 sont données par :

2 * 𝐺2
𝑝1 = , 𝑝2 = 0 (55)
3𝑀
3𝑝1
On doit vérifier que : ≤ = 300𝐾𝑃𝑎 (56)
𝑞
4 𝑎𝑑𝑚

Figure 4-29 : Diagramme trapézoïdal Figure 4-30 : Diagramme triangulaire

Le tableau suivant résume les résultats du calcul effectué à l’aide du tableur Excel,
on voit que les contraintes sur le sol sont vérifiées.

Tableau 11 : Vérification des contraintes au sol pour la 1ère variante

cas1 cas2 cas3


 1,35 1,35 0
g 1,35 1 1,35
G(KN) 342,67 253,83 342,67
M(KN.m) 260,50 122,09 533,88
e0(m) 0,76 0,48 1,56
diagramme triangulaire triangulaire trapézoïdal
p1 300,50 351,82 100,98
p2 0 0 127,47
Longueur de
2,28 1,44 3
contact (m)
3𝑝1 + 𝑝2
(𝐾𝑃𝑎) 225,38 263,86 107,60
4
Vérification ok ok ok

10
Mémoire de projet de fin

4.3.4.3.2. Variante2

cas1 𝑆[1.35 * 𝐹𝑟ℎ + 1.35 * (Wƒ + W𝑠 ) + 1.35 * 𝑀𝑣 + 1.35 * 𝐹𝑟𝑣 + 1.35 * 𝐹𝑠𝑣 ] ≤
𝑆𝑅𝑠 (57)
cas2 𝑆[1.35 * 𝐹𝑟ℎ + (Wƒ + W𝑠 ) + 𝑀𝑣 + 𝐹𝑟𝑣 + 𝐹𝑠𝑣 ] ≤ 𝑆𝑅𝑠 (58)
cas3 𝑆[1.35 * (Wƒ + W𝑠 ) + 1.35 * 𝑀𝑣 + 1.35 * (𝐹𝑠𝑣 + 𝐹𝑟𝑣 )] ≤ 𝑆𝑅𝑠 (59)

Prenons le moment M total par rapport au point B et la résultante des charges


verticales G :

𝑀/𝐵 = −𝜆𝛾 * (𝐹𝑟𝑣 /𝐵 + 𝐹𝑠𝑣 /𝐵 ) + 𝜆g * (𝑀ƒ + 𝑀𝑠 /𝐵 ) + 𝜆g * (𝑀𝑠𝑣 /𝐵 + 𝑀𝑟𝑣 /𝐵 ) + 𝜆g *


/𝐵

𝑀𝑣/𝐵 (60)

𝐺 = 𝜆g * (Wƒ + W𝑠 ) + 𝜆g * (𝐹𝑟𝑣 + 𝐹𝑠𝑣 ) + 𝜆g * 𝑉 (61)

Le calcul se fait par la même méthode que la 1ère variante, le tableau ci-dessous
regroupe ses résultats :

Tableau 12 : Vérification des contraintes au sol pour la 2ème variante

cas1 cas2 cas3


 1,35 1,35 0
g 1,35 1 1,35
G(KN) 373,50 276,67 373,50
M(KN.m) 485,87 300,93 713,347
e0 (m) 1,3 1,09 1,91
diagramme trapézoïdal trapézoïdal trapézoïdal
p1 174,09 168,27 22,44
p2 74,91 16,17 226,56
Longueur de contact
3 3 3
(m)
contrainte (KPa) 99,70 54,20 175,53
Vérification ok ok ok

Ainsi, les contraintes restent inférieures à la contrainte admissible du sol.

10
Mémoire de projet de fin

4.3.5. Stabilité interne

Comme la fissuration est très préjudiciable d’après le fascicule 74, le calcul de la


résistance interne du mur se fera à l’état limite de service qui est l’état déterminant.

4.3.5.1. Sections de calcul

Le calcul de la structure du mur nécessite l’étude


des sections critiques suivantes :

S1 : encastrement du fût sur la semelle, section d’acier A1


S2 : encastrement du patin sur le fût, section d’acier A2
S3 : encastrement du talon sur le fût, section d’acier A3
S4 : section du fût à 1/3 de sa hauteur, section d’acier A4
S5 : section du fût à 1/2 de sa hauteur, section d’acier A5
S6 : section du fût à 2/3 de sa hauteur, section d’acier A6

Figure 4-31 : Sections critiques de


calcul

4.3.5.2. Principe de
calcul

Pour la détermination des sections d’acier dans le fût, on prend en compte les
forces horizontales et le poids de la partie fût s’exerçant au-dessus des sections S1, S4, S5
et S6 pour la combinaison d’action correspondant à l’état limite de service.

En ce qui concerne le patin avant et le talon arrière de la semelle, on adopte, pour


le calcul des moments sollicitant les sections S2 et S3, un diagramme rectangulaire des
réactions du sol (diagramme de Meyerhof) à l’état-limite de service.

10
Mémoire de projet de fin

4.3.5.3. Variante1 : réservoir plein en absence du remblai

4.3.5.3.1. Fût

Diagramme de poussée hydrostatique sur la hauteur du fû t

Figure 4-32 : Diagramme des poussées hydrostatiques sur le fût

Calcul des sollicitations


Soient :
 hi : côte de la section Si par rapport au sommet du fût
 N : effort normal
 V : effort tranchant
 MG : moment de flexion au centre de gravité de la section considérée

Tableau 13 : Sollicitations au niveau des sections S1 et S4

Sections S1 S4

4.5 2.76
V 45 * = 101.25 27.67 * = 38.27
2 2

4.5 2.76
MG 101.25 * = 151.88 38.27 * = 36.32
3 3

2
hi 5.70 − 0.50 = 5.20 5.20 * = 3.47
3
3.47
0.25 + 0.50 0 .25 + (1 + )*
81.93 + 25 * 5.20 *
N 2 0.25
5.20
= 130.68 81.93 + 25 * 3.47 *
2
= 110.82

10
Mémoire de projet de fin

Tableau 14 : Sollicitations au niveau des sections S5 et S6

Sections S5 S6
1.9 1.03
V 19 * = 18.05 10.33 * = 5.34
2 2

1.9 1.03
MG 18.05 * = 12.46 5.34 * = 2.87
3 3

5.20 1
hi = 2.6 5.20 * = 1.73
2 3

81.93 + 25 * 2.55 81.93 + 25 * 1.73


1.73
2.6 0.25 + (1 + * 0.25
0 .25 + (1 + ) * 0.25
N 5.20 5.20)
* = 102.24 * = 94.57
2 2

Détermination des armatures principales


Pour la section S1 :
𝑀𝑠𝑒𝑟 = 𝑀𝐺 + 𝑀∆𝑇 = 151.88 + 1.03 = 152.90 𝐾𝑁. 𝑚/𝑚 (62)
𝑁𝑠𝑒𝑟 = 130.68 𝐾𝑁/𝑚

𝑀𝑠𝑒r
L’excentricité 𝑒= = 1.17𝑚 (63)
𝑁𝑠𝑒r

Par simplification, on considère que la section est soumise à la flexion simple.


Pour 𝜎̅𝑠 = 200𝑀𝑃𝑎 (fissuration très préjudiciable), on a avec 𝑑 = 0.50 − 0.04
= 0.46𝑚 :
𝑀𝑠𝑒𝑟 152.90
= = 3.61 (64)
𝑑 * 𝜎̅
2
0.462 * 200

Pour cette valeur, l’abaque (fig 2.74 ADETS) donne :

𝐴1 𝑀𝑠𝑒𝑟
= 10.855 * = 10.855 * 3.61 = 39.33 (65)
𝑑 𝑑 2 * 𝜎̅ �
D’où :
𝐴1 = 𝐴𝑠𝑒𝑟1 = 39.33 * 0.46 = 18.09 𝑐𝑚²/𝑚

10
Mémoire de projet de fin

Pour les autres sections du fût le calcul se fait en suivant la même démarche. Le
tableau ci-dessous regroupe tous les résultats ainsi obtenus :

Tableau 15 : Résultats des calculs à l’ELS pour toutes les sections du fût

𝑀𝑠𝑒𝑟i 𝐴i
Section 𝑀𝑠𝑒𝑟i di 𝐴i
𝑑i * 𝜎̅𝑠
2
𝑑i

S1 152.90 KN.m/m 0.46 m 3.61 39.33 18.09 cm²/m

S4 36.32 KN.m/m 0.38 m 1.28 22.98 5.25 cm²/m

S5 12.46 KN.m/m 0.38 m 0.56 15.38 2.02 cm²/m

S6 2.87 KN.m/m 0.29 m 0.17 9.73 0.53 cm²/m

Vérification à l’effort tranchant

Pour la section S1, 𝑉𝑢 = 1.35 * 𝑉 = 1.35 * 101.25 = 136.69 𝐾𝑁/𝑚


= 0.137 𝑀𝑁/𝑚 (66)
Il faut satisfaire la condition :

0.07
𝑉𝑢 ≤ * 𝑑 * ƒ𝑐28 (67)
𝛾𝑏
Or :
0.07
* 0.46 * 30 = 0.644 𝑀𝑁/𝑚
1.5

La condition est alors vérifiée et il n’y a pas besoin d’armatures d’effort tranchant.
Pour les autres sections critiques du fût la condition est donc vérifiée également.

10
Mémoire de projet de fin

4.3.5.3.2. Semelle
Tableau 16 : Calcul de la contrainte au niveau de la semelle

Rv (KN/m) 63.56+53.44+37.50+81.93=236.43

RH (KN/m) 101.25-3=98.25

M/A (KN.m/m) -202.50+145.70+0.50+74.52+56.25+108.56= 183.02


𝑀/𝐴
𝑒𝐴 = (m) 0.77
𝑅𝑣
𝑅𝑣
𝜎= (KN/m²) 152.71
2*𝑒𝐴

Patin

Nous considérons que le patin avant est uniquement soumis à la réaction du sol.

Figure 4-33 : charges appliquées sur le patin

Le moment d’encastrement dans la section S2 vaut :


2 1.22
𝑏
𝑀𝑠𝑒𝑟 = 𝜎 * 1 = 152.71 * = 109.51 𝐾𝑁. 𝑚/𝑚 (68)
2 2
𝑀𝑠𝑒𝑟 109.51
𝑑2 2
= = 2.6 (69)

* 𝜎̅ 0.462 * 200
D’après l’abaque (2.47)
𝐴2
= 10.885 * 2.6 = 28.28 (70)
𝑑2

11
Mémoire de projet de fin

𝐴2 = 𝑑2 * 28.28 = 0.46 * 28.28


𝐴2 = 13 𝑐𝑚²/𝑚

Talon
Le talon arrière est soumis :
 à la réaction du sol de fondation sous le talon
 au poids propre de l’eau au-dessus du talon.

Moment d’encastrement à la section S3 :


2
𝑀 = 𝛾w * 𝐻w * 𝑏2 = 38.03 𝐾𝑁. 𝑚 (71)
2
𝑀𝑠𝑒𝑟

𝑑3 2 =
� 0.90 (72)
𝐴3 * 𝜎̅ Figure 4-34 : charges appliquées sur le talon
= 9.78; 𝐴 = 4.5 𝑐𝑚²/𝑚
𝑑3 3

4.3.5.4. Variante2 : réservoir vide en présence du remblai

En suivant la même méthode adoptée pour le calcul de la 1ère variante on trouve


les sections suivantes pour la deuxième :

Tableau 17 : Sections d'aciers pour la 2ème variante

S1 𝐴1 = 19.89 𝑐𝑚²/𝑚

S4 𝐴4 = 18.61 𝑐𝑚²/𝑚
Fût
S5 𝐴5 = 12.09 𝑐𝑚²/𝑚

S6 𝐴6 = 6.87 𝑐𝑚²/𝑚

Talon S2 𝐴2 = 18.61 𝑐𝑚²/𝑚

Patin S3 𝐴4 = 18.61 𝑐𝑚²/𝑚

11
Mémoire de projet de fin

4.3.5.5. Ferraillage du mur

4.3.5.5.1. Ferraillage principal

Fû t

Après comparaison entre les


sections théoriques calculées pour les deux
variantes, on en retient les maximales à
savoir :

𝐴1𝑡ℎ = 19.89 𝑐𝑚²/𝑚

𝐴4𝑡ℎ = 18.61 𝑐𝑚²/𝑚

𝐴5𝑡ℎ = 12.09 𝑐𝑚²/𝑚

𝐴6𝑡ℎ = 6.87 𝑐𝑚²/𝑚


Figure 4-35 : répartition des sections d'aciers

Semelle

La même comparaison effectuée pour la semelle donne les sections suivantes :

𝐴2𝑡ℎ = 13.01 𝑐𝑚²/𝑚

𝐴3𝑡ℎ = 10.60 𝑐𝑚²/𝑚

4.3.5.5.2. Ferraillage secondaire

Fû t

Le calcul précédent ne permet de déterminer que le ferraillage principal alors


qu'un ferraillage secondaire est nécessaire du point de vue des dispositions constructives.

11
Mémoire de projet de fin

En effet, pour éviter une fissuration importante due à des effets secondaires
comme les gradients thermiques, les inégalités dans les poussées, il est conseillé de
disposer un quadrillage léger d'armatures sur les faces du fût.

Pratiquement, le quadrillage de peau du fût et les armatures de répartitions sur


les deux faces correspondent à:
 0,075 % de la section du fût à sa base dans le sens vertical, soit :

𝐴𝑣 ≥ 0.075 * 50 = 3.75 𝑐𝑚2/𝑚

 0,1 % de la section du fût à sa base dans le sens horizontal, soit :

𝐴ℎ ≥ 0.1 * 50 = 5 𝑐𝑚2/𝑚

Semelle

Pour la semelle, des armatures de répartition seront disposées


perpendiculairement aux armatures principales.

Leur section représente 0,1 % de la section nécessaire de la semelle à la base du


fût :

𝐴𝑟 ≥ 0.1 * 50 = 5 𝑐𝑚2/𝑚

4.3.5.5.3. Ferraillage réel :

D’après l’article IV.6 concernant les dispositions des armatures, et puisque


l’épaisseur de la paroi dépasse 15 cm, ces armatures doivent être obligatoirement
réparties en deux nappes. Voir annexe 5.

11
Mémoire de projet de fin

CHAPITRE 5 : ETUDE HYDRODYNAMIQUE


DES PAROIS PAR LA MÉTHODE DE HOUSNER
ET SELON R.P.S.2000

11
Mémoire de projet de fin

12.1. Notations
Les notations qui seront adoptées dans la présente étude sont les suivantes :

 am : accélération maximale du sol [m/s²],


 g : accélération de la pesanteur [m/s²],
 h*i : niveau d’application des pressions d’impulsion engendrant un moment de
renversement[m],
 hi : niveau d’application des pressions d’impulsion engendrant un moment de
flexion dans la paroi [m],
 ho : niveau d’application des pressions d’oscillation engendrant un moment de
flexion dans la paroi [m],
 ho* : niveau d’application des pressions d’oscillation incluant l’effet de la
pression sur la base [m],
 He : hauteur d’eau utile dans le réservoir *m+,
 Ht : hauteur totale du réservoir [m],
 M : moment de flexion du à l’action sismique sur la paroi (impulsion et
oscillation) [kN.m],
 Me : masse de l’eau dans le réservoir *t+,
 Mfi : moment de flexion d’impulsion *kN.m+,
 Mfo : moment de flexion d’oscillation *kN.m+,
 Mi : masse d’impulsion *t+,
 Mo : masse d’oscillation *t+,
 Mri : moment de renversement d’impulsion *kN.m+,
 Mro : moment de renversement d’oscillation *kN+,
 P : poids du réservoir par unité de longueur [kN/m],
 Pi : résultante des pressions hydrodynamiques horizontales d’impulsion *kN+,
 Po : résultante des pressions hydrodynamiques horizontales d’oscillation *kN+,
 2L : longueur du réservoir [m],
 T : période fondamentale du réservoir [s],

11
Mémoire de projet de fin

12.2. Introduction
Le fascicule 74 énonce que la justification de la tenue au séisme devra prendre en
compte les actions dynamiques réciproques qui se développent entre le fluide et la cuve
qui le contient ; c’est au fait l’effet hydrodynamique.

Pour les méthodes de calcul, le fascicule 74 nous renvoie dans son annexe 3 (non
contractuel) à des articles que le projeteur est invité à consulter. Nous citons à titre
d’exemple Davidovici et Haddadi et Housner.

En effet, Davidovici et Haddadi proposent des méthodes de calcul au séisme des


réservoirs au sol et surélevés de différentes formes (circulaires et rectangulaires), tenant
compte de l’effet hydrodynamique. Ces méthodes donnent des résultats comparables
dans le cas des réservoirs ayant un taux de remplissage H e/L < 1.5, c’est pourquoi c’est la
méthode de Housner, plus simple d’application, sera retenue pour les calculs.

12.3. Position du problème


Lorsqu’un réservoir est couvert et entièrement plein, il n’y a naturellement pas de
mouvement relatif du liquide par rapport au réservoir, à la suite d’une excitation
sismique. D’un point de vue dynamique, tout se passe comme si l’ensemble liquide -
réservoir constituait une masse unique.

Par ailleurs, dans les réservoirs partiellement remplis (défaut de remplissage de


2% de la hauteur totale), l’excitation met une partie du fluide en mouvement ; ce qui
conduit à la formation de vagues en surface, entraînant la naissance de contraintes sur les
parois.

Pour étudier l’action du liquide sur les parois du réservoir, on utilise l’approche
développée par Housner, dans laquelle l’action du liquide est décomposée en une action
passive provoquant des efforts d’impulsion et une action active provoquant des efforts
d’oscillation.

Les efforts d’impulsion proviennent de ce qu’une partie de la masse du liquide,


dite masse passive, réagit par inertie à la translation des parois du réservoir. Son système

11
Mémoire de projet de fin

mécanique équivalent est obtenu en considérant une masse Mi liée rigidement au


réservoir à une hauteur hi telle qu’elle exerce sur les parois les mêmes efforts horizontaux
que la masse d’eau équivalente.

Figure 12-36 : Système physique et mécanique équivalent des pressions d'impulsion

Quant aux efforts d’oscillations, ils proviennent de ce qu’une autre partie de la


masse du fluide, dite masse active, se met en mouvement d’oscillation sous l’action du
séisme. Son équivalent mécanique s’obtient en considérant une masse Mo retenue par
des ressorts de raideurs Ko à un niveau ho, dont les oscillations horizontales exercent les
mêmes efforts vibratoires que la masse active du liquide.

Figure 12-37 : Système physique et mécanique équivalent des pressions d'oscillation sur les parois

Pour le calcul du moment de flexion des parois, les seules actions prises en compte
sont celles sur les parois. Dans ce cas, la masse Mo est appliquée à un niveau ho.

11
Mémoire de projet de fin

Figure 12-38 : Modèle à une masse passive Mi (impulsion) et une masse active Mo (oscillation)

Pour le calcul du moment de renversement d’ensemble, on prend en compte


l’action des surpressions sur le fond du réservoir. Dans ce cas, la masse Mo est appliquée
à un niveau ho*.

Figure 12-39 : Système physique et mécanique équivalent des pressions d'oscillation, actions sur les parois et sur la base

12.4. Rappel des caractéristiques géométriques de l’ouvrage


On a:

2𝐿 = 33𝑚 (sens le plus défavorable) 𝑏 = 1𝑚;𝐻𝑒 = 4. 5𝑚 ;

𝑀𝑒 = 1𝑡/ * 2𝐿 * 𝐻𝑒 * 𝑏 = 1𝑡/ * 33 * 4.5 * 1 = 148,5 𝑡/𝑚 (73)


𝑚3 𝑚3

11
Mémoire de projet de fin

12.5. Calcul des actions d’impulsions


12.5.1. La période fondamental T

La période fondamentale de vibration T, caractérisant la masse et la rigidité de la


structure, sera évaluée par la formule forfaitaire suivante donnée par le RPS2000 :

𝐻
𝑇 = 0.09 * (74)
𝐿0.5
Où :
H : hauteur totale du bâtiment
L : longueur du mur ou de l’ossature qui constitue le principal système de
contreventement, dans la direction de l’action sismique.
A.N :
5.90
𝑇 = 0.09 * = 0.112 𝑠
22.50.5
12.5.2. L’accélération am

D’après RPS2000, on a pour la zone 2 :

𝑎𝑚 = 0.08 * 𝑔 (75)

12.5.3. Calcul de la résultante des pressions d’impulsion Pi

La résultante des pressions d’impulsion au niveau des parois s’écrit :

𝑃i = 𝑎 𝑚 * 𝑀 i (76)

𝐿
t anh(√3* )
Avec : 𝑀i = 𝑀 * √3*
𝐿
(77)
𝐻𝑒

16.5
A.N: 𝑀i = 148.5 * tanh( 4.5 ) = 23.382 /
16.5 𝑡𝑚
4.5

𝑃i = 0.08 * 9.81 * 23.382 = 18.35 𝐾𝑁

11
Mémoire de projet de fin

12.6. Calcul des actions d’oscillations


12.6.1. Le spectre de calcul en accélération

On a :

𝑆𝑎 = 𝐷 * 𝐶i * 𝜇 (78)

12.6.1.1. Le coefficient d’influence du site Ci :

A chaque type de site correspond un coefficient d’influence. Pour le cas présent, le


site est de type S2 ; le RPS donne pour ce site un coefficient de 1.2.

12.6.1.2. Le facteur d’amplification dynamique D :

Pour une période T = 0.112, et pour un site de type S2, le RPS 2000 donne un
facteur d’amplification dynamique de 2.5.

12.6.1.3. Le coefficient de correction d’amortissement

Vu que le coefficient d’amortissement du fluide est de 0.5%, une correction du


spectre normalisé s’avère nécessaire. Celle-ci s’obtient en multipliant le spectre par le
coefficient :

0.4 0.4
𝜇 = (5) =( 5 ) = 2.51 (79)
£ 0.5

A.N :

𝑆𝑎 = 1.2 * 2.5 * 2.51 = 7.53

12.6.2. Calcul de la résultante des pressions d’oscillation Po

La résultante des pressions d’oscillation au niveau des parois s’écrit :

𝑃𝑜 = 𝑆𝑎 * 𝑀𝑜 (80)

Avec :

5 1 𝐻𝑒 5 𝐻𝑒
𝑀 =𝑀 *√ * * tanh(√ * ) (81)
𝑜 𝑒
2 3 2 𝐿
𝐿

12
Mémoire de projet de fin

A.N:

𝑀𝑜 = 148.5 * √
5 4.5 * 1 * tanh (√5 4.5 ) = 8.673 𝑡
* * /𝑚
2 16.5 3 2 16.5

𝑃𝑜 = 7.53 * 8.673 = 65.307 𝐾𝑁

12.7. Calcul des moments de flexion


12.7.1. Moment de flexion d’impulsion Mfi

La résultante des pressions d’impulsions est appliquée à une hauteur :

3
ℎi = * 𝐻𝑒 = 1.687 𝑚 (82)
8
Elle induit un moment :

𝑀ƒi = 𝑃i * ℎi = 18.35 * 1.687 = 30.95 𝐾𝑁. 𝑚 (83)

12.7.1.1. Moment de flexion d’oscillation Mfo

La résultante des pressions d’oscillations est appliquée à une hauteur :

1 1
ℎ𝑜 = 𝐻𝑒 * l 1 − +
5 𝐻 5 𝐻 5 𝐻 5 (84)
√ * 𝑒 * tanh √ * 𝑒 √ * 𝑒 * sinh √ *
𝐻 𝑒

𝗁 2 𝐿 2 𝐿 2 𝐿 2 𝐿l

A.N :

1 1
ℎ𝑜 = 4.5 * l1 − 5 1 5 1
+
5 1 5 1
= 2.284 𝑚
√ * * tanh √ * √ * * sinh √ *
𝗁 2 3.66 2 3.66 2 3.66 2 3.66l

Elle induit un moment :

𝑀ƒ𝑜 = 𝑃𝑜 * ℎ𝑜 = 65.307 * 2.284 = 149.162 𝐾𝑁. 𝑚 (85)

12
Mémoire de projet de fin

12.8. Calcul des moments de renversement


12.8.1. Moment de renversement d’impulsion

Le niveau d’application des pressions d’impulsion incluant la pression sur la base :

𝐻𝐿𝑒
ℎ = 3 *𝐻
* l *( − 1) (86)
* 41 + I
i 𝑒 I 3 𝐿
8 tanh (√3 * )
𝐻𝑒
𝗁 l

A.N :

3 16.5
* 4.5 * l1 + * ( √3 * 4.5
ℎi* = 4 16.5 − 1) = 13.727 𝑚
tanh (√3 * )
8 3
𝗁 4.5 l
Le moment de renversement d’impulsion est donc :
𝑀𝑟i = 𝑃i * ℎi* (87)
A.N :
𝑀𝑟i = 18.35 * 13.727 = 251.890 𝐾𝑁. 𝑚

12.8.2. Moment de renversement d’oscillation

Le niveau d’application des pressions d’oscillation incluant la pression sur la base :

5 𝐻𝑒
cosh √ −2
2 𝐿
ℎ𝑜 * = 𝐻𝑒 * l1 − (88)

𝗁 √5 𝐻𝑒 sinh √5 𝐻𝑒 l
2𝐿 2 𝐿

A.N :
5 4.5
cosh(√ * )−2
* l 2 16.5
ℎ𝑜 = 4.5 * 1 − = 25.75 𝑚

𝗁 √5 * 4.5 sinh(√5 * 4.5 ) l


2 16.5 2 16.5

A.N :

12
Mémoire de projet de fin

Le moment de
renversement
d’oscillation est
donc :
𝑀
𝑟𝑜
=
𝑃𝑜
*
ℎ𝑜
*
(89)

𝑀
𝑟𝑜
=
6
5.
3
0
7
*
2
5.
7
5
=
1
6
8
1.
6
5
5
𝐾
𝑁.
𝑚

12
Mémoire de projet de fin

12.9. Vérification de la de stabilité


Le moment de renversement total s’écrit :

𝑀𝑟 = 𝑀𝑟i + 𝑀𝑟𝑜 = 251.890 + 1681.655 = 1933.545 𝐾𝑁. 𝑚 (90)


Le moment stabilisant se calcule comme suit :
Le poids de l’eau :
𝑃𝑒𝑎𝑢 = 10 * 7500 = 75000 𝐾𝑁
La charge de la couverture
:
𝑃𝑐𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑢𝑟𝑒 = 7.87 * 51 * 33 = 13245.21 𝐾𝑁
Le poids des voiles de chicane :
𝑃𝑐ℎi𝑐𝑎𝑛𝑒 = 25 * (0.3 * 22.5 * 5.3) * 4 = 3577.5 𝐾𝑁
Le poids des poteaux :
𝑃𝑝𝑜𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 = 25 * (0.3 * 0.3 * 5.3) * 24 = 286.2 𝐾𝑁
Le poids des poutres :
𝑃𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 = 25 * (0.3 * 0.4 * (25 * 5.7 + 6 * 4.2 + 5 * 7.2) = 611.1 𝐾𝑁
Le poids de parois :
𝑃𝑝𝑎𝑟𝑜i𝑠 = 2 * (51 + 33) * 90.94 = 15277.92 𝐾𝑁
Le poids du radier
:
𝑃𝑟𝑎𝑑i𝑒𝑟 = 25 * 0.4 * (51 − 1.3) * (33 − 1.3) = 15754.9 𝐾𝑁

Ainsi le poids total est de : 𝑃𝑇 = 123752.83 𝐾𝑁


Le poids par unité de longueur est de : 𝑃 = 2426.53 𝐾𝑁

Enfin, le moment stabilisant s’écrit :


𝑀𝑠 = 𝑃 * 𝐿 = 40037.75 𝐾𝑁 (91)
On a donc :
𝑀𝑠
= 20.71 » 1.5 (92)
𝑀𝑟

On conclut que la stabilité d’ensemble du réservoir vis-à-vis du renversement est


satisfaite. Ce coefficient très grand a été prévu au départ, vu le fait que le réservoir en
question est un réservoir semi-enterré, et dont la dimension en hauteur est largement
inférieure aux dimensions horizontales.

12
Mémoire de projet de fin

Conclusion et recommandations
Au terme de notre étude, nous avons pu déceler de façon bien précise les
différents aspects techniques concernant le réservoir Merah lahrach notamment la
présence des cavités souterraines, les particularités de la conception et du
dimensionnement, les dispositions et vérifications parasismiques,…

En premier lieu, l’étude bibliographique concernant les cavités souterraines nous a


permis de franchir les limites de l’enseignement académique et de percer les mystères
d’une nouvelle science pratique et indispensable pour des cas semblables, où les
reconnaissances géotechniques à elles seules ne permettent point d’avoir toutes les
vérités. En effet, nous avons été capables de bien percevoir tous les détails de
l’investigation géophysique à travers laquelle l’identification des anomalies du sol de
fondation est devenue désormais possible.

Ensuite, l’application de ce que nous avons appris sur le cas pratique de Merah
Lahrach nous a permis de préconiser la méthode géophysique – que nous avons jugée sur
la base d’une analyse multicritère – la plus performante pour identifier les anomalies que
présente le sol de fondation. Par ailleurs, et en étant dans l’incapacité de relancer les
investigations géophysiques, nous nous sommes basés sur les résultats de la campagne
de reconnaissance lancée a priori par le LPEE, afin de déterminer une zone à risque où
une intervention par injection de consolidation est recommandée.

L’étape suivante de notre étude a touché le volet conception et dimensionnement


de l’ouvrage. Dans cette partie, nous avons proposé une conception à travers laquelle
nous avons essayé d’assurer d’une part une architecture adéquate et d’autre part la
sécurité et la stabilité de l’ouvrage vis-à-vis des différentes charges auxquelles il est
soumis. Par la suite, et vu la particularité de l’ouvrage, sa modélisation en entier sur un
logiciel de calcul s’est avérée impossible. De ce fait, le calcul de la paroi externe en mur de
soutènement a été fait manuellement, alors que le reste de la structure a été calculé à
l’aide du logiciel Robot Structural Analysis.

12
Mémoire de projet de fin

Ensuite, nous avons procédé à une vérification de la stabilité de l’ouvrage vis-à-vis


de l’effort hydrodynamique sur les parois causé par les oscillations des eaux à l’intérieur
de chaque réserve, suite à une action sismique.

Finalement, nous voulons poser le point sur le fait que le surcoût causé par la
présence de ces anomalies en sous-sol aurait pu être prévu à l’avance si seulement on
disposait au Maroc de cartographies bien détaillées représentant les différentes régions
en fonction du risque de présence de cavités (comme il est le cas en France). Dans cette
perspective, nous recommandons aux autorités nationales de procéder à l’emploi de
méthodes géophysiques de premier zonage (télédétection) afin de parvenir à dresser ces
cartes. Par conséquent, et dans l’incapacité de changer le site, les investisseurs seront au
moins en mesure de mieux estimer le coût de leurs projets et ainsi éviter des
dépassements sur le budget initial.

12
Mémoire de projet de fin

Références
Bibliographie :

 L.C.P.C. Détection des cavités par méthodes géophysiques, guide technique. LCPC
Editions (2004).
 Richard Lagabrielle. Géophysique appliquée au génie civil. Techniques de
l’ingénieur, traité construction.
 C. Plumelle et L. Briançon. Amélioration des sols. CNAM, Paris.
 J.P. Magnan et G. PILOT. Amélioration des sols. Techniques de l’ingénieur, traité
construction.
 Davidovici. Formulaire du béton armé, tome 1 et 2. Editions Le Moniteur, Paris
(1995).
 Albert Fuentes. Calcul pratique des ossatures de batiment en béton armé. Editions
Eyrolles (1983).
 SETRA. Ouvrages de soutènement, MUR 73, (2004).
 ADETS. Le treillis soudé, chapitre 2 et 5, Paris. Jean Perchat (2005).
 Henry Thonier. Conception et calcul des structures des bâtiments tome 5. Presses
de l’ENPC(1992).
 Georges William Housner. Selected Earthquake Engineering Papers of George W.
Housner (Dynamic pressures on accelerated fluid containers). ASCE Publications
(1990).
 Haddadi & Davidovici. Calcul pratique des réservoirs en zone sismique. Annales de
l’ITBTP, Editions Le batiment (1982).
 Hammoum, Bouzelha & Hannachi. Analyse hydrodynamique d’un réservoir
circulaire en béton armé, posé au sol. Annales du BTP, Editions ESKA.

Webographie :

 Site de l’Inspection Générale des Carrières (France) : http://www.igc-versailles.fr/


 Base de données développée par le bureau de recherches géologiques et minières
(France) : http://www.bdcavite.net/
 Site du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable de la Faye
(France) : http://www.siaep.faye.free.fr/

12
Mémoire de projet de fin

Réglements :

 Fascicule 74, Construction des réservoirs en béton, CCTG.


 Fascicule 62, titre V Règles techniques de conception et de calcul des fondations
des ouvrages de génie civil, CCTG.
 BAEL 91 modifiées 99.
 Règlement de construction parasismique marocain, RPS 2000

12
Annexes

-2
Sommaire

ANNEXE 1 : PLAN DE SITUATION DU PROJET................................................................................ - 4 -


ANNEXE 2 : METHODES GEOPHYSIQUES DE SURFACE ................................................................ - 5 -
LA MICRO GRAVIMETRIE ........................................................................................................................- 5 -
LES METHODES SISMIQUES .....................................................................................................................- 6 -
LES PANNEAUX ELECTRIQUES EN COURANT CONTINU ..................................................................................- 9 -
LES METHODES ELECTROMAGNETIQUES ..................................................................................................- 10 -
LE RADAR GEOLOGIQUE .......................................................................................................................- 12 -
CLASSEMENT DES METHODES GEOPHYSIQUES AU REGARD DE LA NATURE DES CAVITES....................................- 14 -
ANNEXE 3 : RAPPORTS DE CONFORMITE DES PRODUITS D’ETANCHEITE ET DE DRAINAGE......... - 16 -
ANNEXE 4 : PROFILS DE SONDAGE........................................................................................... - 20 -
SONDAGES DESTRUCTIFS SANS ENREGISTREMENT DE PARAMETRES..............................................................- 20 -
SONDAGES DESTRUCTIFS AVEC ENREGISTREMENT DE PARAMETRES..............................................................- 21 -
ANNEXE 5 : CONCEPTION ET CALCUL DE LA STRUCTURE........................................................... - 26 -
PLAN DE COFFRAGE.............................................................................................................................- 28 -
ANALYSE MODALE ..............................................................................................................................- 30 -
PLANS D’EXECUTION ...........................................................................................................................- 32 -
ANNEXE 6 : METRE – ESTIMATION DU COUT DE LA STRUCTURE ............................................... - 62 -

-3
Annexe 1 : plan de situation du projet

Figure 1 : plan de situation du projet

-4
Annexe 2 : méthodes géophysiques de surface
La micro gravimétrie

Principe
Le principe de la micro gravimétrie repose sur la mesure des variations du champ de
pesanteur créées par la répartition des masses du sous-sol. L'appareil de mesure est le micro
gravimètre.

Grandeur mesurée
La grandeur mesurée est l'anomalie de Bouguer ∆gB. L'unité de mesure est le milligal ou
le microgal (1 µgal = 10-8 m.s-2). L'anomalie de Bouguer est la variation du champ de pesanteur
mesurée corrigée des effets :
1 - de dérives temporelles : dérives instrumentale et de marées luni-solaires,
2 - de l'altitude,
3 - de la latitude,
4 - du plateau,
5 - du relief du terrain.

Résultats attendus
Les caractéristiques géologiques plus massives et plus profondes créent en surface une
variation du champ de pesanteur qui à l'échelle des mesures micro gravimétriques, représente
une variation lente : c'est l'anomalie régionale. Elle est ôtée de l'anomalie de Bouguer pour
obtenir l'anomalie résiduelle.
Le résultat attendu est une carte d'isovaleurs ou d'isocontours représentant l'anomalie
résiduelle sur la surface auscultée.
Une cavité vide se manifeste par une anomalie négative. Les cavités créent des défauts de
masse qui engendrent une diminution de l'ordre du μgal à quelques dizaines de μgal sur le champ
de pesanteur.
L'anomalie significative est de l'ordre de 15 à 20 μgal.

Domaine d'application
La méthode s'applique en milieu rural comme en milieu urbain (moyennant quelques
spécificités méthodologiques). Elle est particulièrement bien indiquée pour la recherche de vides,
puisque le contraste de masse volumique entre la cavité et le milieu encaissant est alors maximal.

Profondeur d'investigation
Une cavité sphérique est détectable tant que la profondeur de son toit reste de l'ordre de
son diamètre, dans un milieu homogène. Cette limite théorique est largement dépassée pour des
galeries ou des souterrains, dont l'extension crée une anomalie beaucoup plus importante et plus
étalée. Expérimentalement, on constate qu'au-delà de 20 m de profondeur et, quelle que soit la
cavité, l'interprétation des mesures micro gravimétriques est très délicate.

Rendement
La micro gravimétrie est une méthode à faible rendement : 50 points de mesures par jour
en moyenne.

-5
Limites
La topographie doit être connue au centimètre près en altitude.
La mise en œuvre de cette méthode nécessite beaucoup de précaution et de précision
pour l'utilisation de l'appareillage, l'implantation, les corrections et l'interprétation des mesures.
La micro gravimétrie doit être conduite par des professionnels expérimentés.

Les méthodes sismiques


La sismique réflexion haute résolution

Principe
La sismique réflexion haute résolution est l'étude de la propagation des ondes de volume
(ondes de compression ou ondes P et ondes de cisaillement ou ondes S) et de leur interaction
(réflexion et diffraction) sur des contrastes de caractéristiques mécaniques entre l'encaissant et
les hétérogénéités du sous-sol.
L'émetteur est une source sismique de type explosif ou masse. Les récepteurs sont des
géophones implantés dans le sol.

Grandeurs mesurées
Les grandeurs mesurées sont présentées en sismogrammes bruts. Elles représentent les
amplitudes des ondes sismiques associées aux phénomènes d'interaction en fonction des temps
de parcours mesurés en millisecondes (ms) et en fonction de la position entre la source sismique
et les capteurs.

Résultats attendus
La coupe temps représente les amplitudes des ondes sismiques en fonction du temps de
parcours et de la position d'un dispositif de mesure dont chaque capteur est associé à une source.
L'estimation de la vitesse quadratique moyenne des ondes dans le sol permet le passage à la
coupe profondeur.
La coupe profondeur représente les amplitudes des ondes sismiques en fonction de la
profondeur de pénétration des ondes dans le sol et de la position de ce même dispositif. C'est à
partir de ce résultat que la profondeur et dans une moindre mesure, les dimensions d'une cavité
peuvent être estimées. Des résultats complémentaires comme les sismogrammes issus de la
migration (section migrée) peuvent aider à l'interprétation des signaux.
Le phénomène le plus caractéristique qui traduit la présence de cavité est le masquage
d'horizons réflecteurs (interface entre couches d'impédances différentes), et plus rarement, une
atténuation des amplitudes et un retard dans les temps d'arrivée.

Domaine d'application
C'est une méthode qui s'applique en milieu rural. Elle est particulièrement indiquée pour
la détection de cavité en milieu tabulaire (cas des mines et des anciennes exploitations dans les
bancs calcaires). La présence de cavité est alors bien mise en évidence par le masquage des
horizons réflecteurs.

Profondeur d'investigation
En règle générale, cette méthode est utilisée pour caractériser des cavités de 2 à quelques
mètres de rayon, jusqu'à 50 m de profondeur (carrières de type catiches ou marnières,
souterrains et galeries).

-6
Rendeme
Il est conditionné par le temps de mise en œuvre et surtout de traitement qui exige une
grande expérience de la méthode.

Limites
Une grande attention doit être apportée à la définition et aux traitements des mesures,
des professionnels expérimentés doivent intervenir à chacune de ces étapes.
La méthode nécessite l'utilisation de sources sismiques énergétiques et hautes fréquences,
souvent destructives.

La sismique réfraction

Principe
La sismique réfraction est l'étude de la propagation des ondes sismiques réfractées dans
le sol. Ces ondes empruntent un trajet selon un angle critique, suivent les interfaces entre
couches et se réfractent partiellement vers la surface suivant le même angle critique.

Grandeurs mesurées
Les grandeurs mesurées sont les amplitudes des ondes sismiques réfractées en fonction
du temps de propagation (en millisecondes) et de la distance entre la source et les géophones. Les
amplitudes associées aux réfractions sont représentées en plan (sinusoïde, wiggle en anglais),
quelquefois en niveau de couleur.
Généralement, seules les amplitudes des ondes P sont exploitées.

Résultats attendus
Le premier résultat attendu est une dromochronique qui est la représentation du temps
de trajet des ondes réfractées en fonction de la distance entre la source et les géophones. Les
dromochroniques sont établies à partir du pointé des temps de trajet des premières arrivées sur le
sismogramme brut. Les droites associées au pointé permettent de déterminer les vitesses des
ondes sismiques dans le milieu tabulaire. La dromochronique coupe à l'origine des abscisses l'axe
des ordonnées en un point appelé intercept. Le second résultat attendu est une représentation
des horizons réfracteurs en fonction de la profondeur et de la position en surface.
D'autres résultats comme l'interprétation des dromochroniques par la méthode du « plus-
minus » peuvent être présentés.
La présence d'une cavité sera révélée par des retards dans les temps d'arrivée (surdélais)
correspondant aux horizons réfracteurs. Cette anomalie se retrouve dans toutes les
domochroniques associées au dispositif.
Le retard engendré par la présence de cavité doit être significatif devant l'erreur de
mesure sur les temps de trajet, c'est-à-dire supérieure à 3 % du temps total d'enregistrement.

Domaine d'application
En milieu rural, la méthode est utilisée pour déterminer la position de cavités vides
présentes dans une couche de matériau. Il faut que le milieu ait un profil de vitesse croissant entre
couches en fonction de la profondeur, sinon la méthode n'est pas applicable. De plus, seules les
cavités localisées sur le trajet des ondes réfractées pourront être observées si leur taille engendre
des « retards » significatifs sur les dromochroniques.

-7
Rendeme
Le temps de mise en œuvre est comparable à celui de la sismique réflexion. Les
traitements sont a priori moins délicats mais exigent une grande expérience de la méthode.

Profondeur d'investigation
Les profondeurs visées concernent généralement les vingt à trente premiers mètres.

Limites
La sismique réfraction ne s'applique que pour des milieux tabulaires, où le contraste des
vitesses entre couches croît avec la profondeur.
Cette méthode présente les mêmes caractéristiques dans sa mise en oeuvre que la
sismique réflexion haute résolution. L'emploi de source explosive, le bruit environnant (sismique
et électromagnétique) sont autant de contraintes qui restreignent l'utilisation de la méthode en
milieu sécurisé, non urbain. Le traitement des mesures est moins délicat, mais il doit être fait par
un géophysicien expérimenté.

La sismique en ondes de surface

Principe
La sismique en ondes de surface est l'étude de la propagation des ondes de Rayleigh dans
le sol et de leur interaction sur des contrastes mécaniques entre l'encaissant et les hétérogénéités
du sous-sol.
C'est une méthode en cours de développement, qui utilise les propriétés d'ondes
particulièrement énergétiques pour la détection de cavités proches de la surface.

Grandeurs mesurées
Les grandeurs mesurées sont les amplitudes des ondes sismiques associées aux
phénomènes de transmission et de diffraction en fonction des temps de parcours mesurés en
millisecondes et de la position entre la source et les capteurs.

Résultats attendus
Les résultats attendus d'une campagne de mesure sont des sismogrammes traités, les
coupes temps et des diagrammes de dispersion de la vitesse de phase des ondes de surface.
La coupe temps représente les amplitudes des ondes sismiques en fonction du temps de
parcours et de la position d'un dispositif de mesure dont chaque capteur est associé à une source.
Les diagrammes de dispersion représentent la variation de la vitesse de phase en fonction
de la fréquence.
La présence d'une cavité peut se manifester sur la coupe temps par une atténuation (ou
un masquage) des horizons réflecteurs, accompagnée d'hyperboles de diffraction sur la cavité.
Une cavité agissant comme un filtre coupe bande, une atténuation est également visible sur les
diagrammes de dispersion. Elle peut aussi être mise en évidence par l'étude des rapports
spectraux de l'onde transmise et de l'onde réfléchie (sur la cavité) sur l'onde émise.

Domaine d'application
Il n'y a pas aujourd'hui de méthodologie établie pour la recherche de cavités par cette
méthode. Elle laisse cependant présager de bons résultats pour la recherche de vides en milieu
rural comme en milieu urbain.

-8
Profondeur
La profondeur d'investigation de cette méthode est de l'ordre de 10 m. Elle dépend
uniquement de la longueur d'onde.

Rendement
Le rendement de la méthode peut être plus grand que les autres méthodes sismiques, car
l'utilisation de dispositif glissant donne des résultats satisfaisants. Le traitement et l'interprétation
exigent une grande expérience de la méthode.

Limites
Sa profondeur d'investigation est faible. Elle requière la mobilisation de professionnels dotés
d’une grande expérience spécifique.

Les panneaux électriques en courant continu

Principe
Les méthodes en panneau électrique à courant continu consistent à étudier les propriétés
des sols par injection d'un courant continu au moyen de deux électrodes et par la mesure de la
différence de potentiel aux bornes de deux autres électrodes.

Grandeur mesurée
La grandeur mesurée est la résistivité apparente ρa du sol (Ω.m), pour un dispositif
d'électrodes donné. La résistivité apparente est le rapport de la différence de potentiel mesurée
sur le terrain à celle que l'on mesurerait avec le même dispositif et la même injection de courant
sur un terrain homogène de résistivité 1 Ω.m. La résistivité d'un matériau est l'inverse de la
conductivité σ mesurée (S.m-1). Un matériau conduit d'autant mieux le courant électrique que sa
résistivité est faible (ou sa conductivité forte).

Résultats attendus
Le premier résultat brut attendu d'une mesure en panneau électrique est une carte de
résistivité, appelée aussi pseudo-section, représentant la résistivité apparente graduée sur une
gamme de couleur. La coordonnée horizontale de chaque point est la position du centre du
dispositif le long du profil, les coordonnées verticales représentent la longueur du dispositif. Cette
carte n'est pas une représentation d'une coupe de terrain : pour une longueur de dispositif
donnée, c'est la résistivité apparente qui est représentée le long du profil.
Le second résultat attendu est une carte de résistivité inversée qui représente la variation
de la résistivité interprétée en fonction de la position du dispositif et de la profondeur.
À contraste égal avec l'encaissant, une anomalie conductrice est beaucoup plus facilement
détectable qu'une anomalie vide.

Domaine d'application
La méthode s'applique en milieu rural. Le terrain de surface doit permettre l'implantation
des électrodes de mesure. Elle fournit des informations précieuses pour décrire les
caractéristiques géologiques associées à la présence de cavités conductrices, particulièrement en
milieu karstique.

-9-
Profondeur
Pour les profondeurs inférieures à 20 m, le dispositif pôle-pôle est bien indiqué. Seules les
électrodes A (de courant) et M (de potentiel) sont mobiles, les électrodes B et N sont rejetées à
l’infini (à une distance de plus de vingt fois AM). Le dispositif quadripôle symétrique est utilisé
pour de plus grandes profondeurs, de même que le dispositif pôle-dipôle. Le dispositif dipôle-
dipôle est souvent utilisé pour le panneau mais peut conduire à des résultats difficiles à
interpréter. La profondeur de détection pour une sphère résistante de rayon R est de 0,8R pour
un dispositif Wenner, 1R pour un bipôle, 1,1R pour un tripôle et 1,1R pour un Wenner Béta.

Rendement
Il est conditionné par le temps de mise en oeuvre, d'inversion et d'interprétation des
mesures.

Limites
L'interprétation des résultats est délicate car elle est basée sur les cartes de résistivité
inversées : les hypothèses d'inversion ne tiennent généralement compte que de la répartition 2D
des matériaux alors que les mesures englobent le demi-volume sous la surface. Seuls des
professionnels expérimentés sont à même de conduire ce type d’investigation.

Les méthodes électromagnétiques

Si l'on parle des fréquences utilisées pour la prospection et du mode de propagation, on


distingue les méthodes basse fréquence et les méthodes haute fréquence.
Si on parle de la distance qui sépare le récepteur de la source électromagnétique, on
distingue les méthodes en champ lointain et les méthodes en champ proche.

Les méthodes électromagnétiques basse fréquence en champ lointain

Principe
Le principe des méthodes électromagnétiques en champ lointain repose sur l'émission
d'un champ primaire et la réception du champ total, somme du champ primaire et du champ
secondaire créé par une anomalie résistante ou conductrice dans le sol. Les méthodes décrites ici
sont les méthodes VLF (very low frequency, 10-30 kHz) et la RMT (radio magnétotellurique, 10
kHz-1MHz).

Grandeurs mesurées
Pour un émetteur dipôle électrique vertical, le mode tout magnétique, aussi qualifié de «
mode inclinaison », (encore appelé VLF-EM ou VLF-Z) permet de mesurer les composantes du
champ magnétique total.
Pour un émetteur dipôle électrique vertical, le mode électrique-magnétique ou « mode
résistivité » (encore appelé VLF-R) permet de mesurer le champ électrique total et le champ
magnétique total. La RMT et le VLFR correspondent à la même méthode, mais sur des plages de
fréquences différentes.

Résultats attendus
Les résultats attendus en fonction de la distance en mode inclinaison sont :

- 10
 l'amplitude du champ magnétique vertical, exprimée en pourcent du champ horizontal de
référence, en fonction de la distance. La juxtaposition de plusieurs profils permet de
représenter les mesures en cartes de couleur graduées en fonction du rapport des
champs,
 la phase de ce même champ par rapport au champ horizontal de référence,
 l'inclinaison (le tilt) du grand axe de l'ellipse de polarisation, et l'ellipticité, rapport du
petit axe sur le grand axe de l'ellipse.
En mode résistivité, les résultats attendus sont :
 la résistivité apparente ρa (Ω.m), obtenue par la formule de Cagniard. La juxtaposition de
plusieurs profils permet de représenter les mesures en cartes de couleurs graduées en
fonction de la résistivité apparente,
 la phase du champ électrique par rapport au champ magnétique.
Quand le sol est homogène, la résistivité apparente est égale à la résistivité vraie. La phase ϕ
est égale à 45°.
Toute autre valeur révèle la présence d'une hétérogénéité.

Domaine d'application
Ces méthodes s'utilisent en milieu rural, en particulier karstique, pour délimiter la
répartition des matériaux conducteurs dans le sous-sol.
Ce sont des méthodes mieux adaptées à la détection de cavités conductrices que de
cavités vides. Elles sont d'autant plus efficaces que ces cavités présentent des extensions
verticales vers la surface, comme dans les zones karstiques, ou proches de la surface comme les
puits d'accès de certaines carrières.

Profondeur d'investigation
L'épaisseur de peau δ, profondeur pour laquelle l'amplitude des champs est divisée par
e~2.718, vaut approximativement 503(ρ/f)1/2 où ρ est la résistivité du sol et f la fréquence de
l'émetteur. La profondeur d'investigation est de l'ordre de la moitié de l'épaisseur de peau.

Rendement
Les rendements de ces méthodes sont d'au moins la vitesse de marche de l'opérateur
jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres par jour si les dispositifs sont tractés.

Limites
La réponse d'une cavité dépend de sa géométrie et de son orientation par rapport au
champ primaire. Dans l'idéal, il faudrait conduire les mesures aux mêmes fréquences selon deux
orientations orthogonales au champ incident : en polarisations E et H. Ces conditions sont
difficiles à réunir sur le terrain.
L'interprétation est essentiellement qualitative.

Les méthodes électromagnétiques basse fréquence en champ proche

Principe
Le principe des méthodes électromagnétiques basse fréquence en champ proche repose
sur l'émission d'un champ primaire dans le sol et la réception du champ total, somme du champ
primaire et du champ secondaire créé par une anomalie conductrice ou résistante. Deux dipôles

- 11
magnétiques constituent un émetteur et un récepteur, orientés perpendiculairement ou
horizontalement à la surface (méthodes Slingram).
Grandeur mesurée
C'est le rapport de la composante du champ secondaire en quadrature par rapport au
champ primaire qui permet de décrire les hétérogénéités du sous-sol en terme de conductivité
apparente σa mesurée en Siemens par m (S.m-1) (inverse de la résistivité apparente ρa mesurée
en ohm mètre (Ω.m)).

Résultats attendus
Les résultats attendus sont des profils de résistivité apparente ou moins souvent des
profils de conductivité apparente en fonction de la distance en surface. La représentation de
plusieurs profils parallèles est une carte de couleurs (ou d'iso-valeurs) graduée en fonction de la
résistivité apparente et dont les coordonnées horizontales et verticales délimitent la surface
prospectée.
La présence d'une anomalie conductrice se traduit par l'augmentation de la conductivité
apparente mesurée (et inversement d'une diminution de la résistivité apparente mesurée) et par
une augmentation locale du rapport du champ vertical (par rapport à la surface) sur le champ
horizontal, en phase et en quadrature.

Domaine d'application
En milieu rural, la méthode est bien indiquée pour certains milieux karstiques, pour des
structures remplies de matériaux conducteurs, plus particulièrement celles présentant des
remontées verticales vers la surface, comme en milieu karstique.

Profondeur d'investigation
Elle varie suivant la distance entre boucles et l'orientation des dipôles. Pour les dispositifs
portables par un seul opérateur, la profondeur d'investigation est faible (< 10 m). Pour les
dispositifs nécessitant deux opérateurs, la profondeur d'investigation peut être plus grande (< 50
m). Pour la détection de cavités, les profondeurs d'investigation sont généralement de l'ordre de
20 m.

Rendement
Le rendement est grand et les mesures peuvent être conduites en zones difficiles d'accès
(non circulables) pour les dispositifs à un opérateur : la méthode permet de réaliser rapidement
un premier zonage (quelques kilomètres par jour). Il est plus faible et les mesures sont plus
délicates à conduire pour les grands dispositifs nécessitant un opérateur par boucle.

Limites
L'interprétation des résultats est essentiellement qualitative, sauf pour la description des
milieux tabulaires (à deux voire trois couches).

Le radar géologique

Principe
Les méthodes de reconnaissance radar sont basées sur l'émission et la réception des
ondes électromagnétiques dans le sol (impulsion temporelle), dans une bande de fréquence de
quelques dizaines de MHz à quelques GHz. Elles interagissent avec la matière lorsqu'elles

- 12
rencontrent un contraste électromagnétique, se réfléchissent partiellement vers la surface où
leurs caractéristiques sont mesurées par une antenne et sont analysées pour en déduire les
propriétés du sous-sol.

Grandeur mesurée
On mesure un signal qui représente les variations d'amplitude du champ électrique en
fonction du temps (mesuré en nanosecondes) de propagation des ondes dans le terrain. Le champ
électromagnétique varie en fonction de la permittivité complexe (sans dimension) des matériaux.

Résultats attendus
1 - Le premier résultat attendu s'appelle un radargramme brut ou coupe temps. Il est
similaire aux représentations obtenues en sismique : l'amplitude de chaque signal est graduée en
niveaux de couleurs, et les signaux sont juxtaposés en fonction de leur position en surface.
2 - Le deuxième résultat attendu est le radargramme interprété : la connaissance des
vitesses dans le milieu et la mesure du temps de propagation des ondes permet de représenter
les signaux en fonction de la profondeur (m).
3 - La signature d'une cavité est un contraste plus ou moins prononcé sur le radargramme
brut, proportionnel au rapport des permittivités effectives de l'encaissant et de la cavité et
fonction de l'atténuation intrinsèque du sol.
Ce contraste est relativement fort pour une cavité vide. Il est très élevé pour une cavité ennoyée.
En revanche le signal est fortement atténué lorsqu'il traverse un milieu encaissant conducteur.

Domaine d'application
La méthode s'applique en milieu rural et en milieu urbain dans des sols relativement
résistants (résistivité apparente supérieure à 100 Ω.m) pour la recherche de vides et de
conducteurs. La méthode est déconseillée dans des milieux conducteurs comme les limons et les
argiles. Elle est bien adaptée en milieu karstique.

Profondeur d'investigation
Elle dépend essentiellement de la résistivité du milieu encaissant, s'il est considéré à
pertes ou faibles pertes, et suivant les fréquences utilisées. Par expérience, les cavités
souterraines au-delà de 15 m sont rarement détectables.

Rendement
Son rendement est grand (plusieurs centaines de mètres à quelques kilomètres par jour).
Suivant les matériels et les conditions, le dispositif peut être porté par l'opérateur pour des zones
difficiles d'accès ou traîné par un véhicule.

Limites
La présence d'une couche conductrice en surface (couvert végétal) limite la pénétration
des ondes dans le sol.
Plus les fréquences des ondes électromagnétiques sont élevées, meilleure est la
résolution et moins grande est la profondeur de pénétration des ondes. A l'opposé, plus basses
sont les fréquences utilisées, plus grande est la profondeur de pénétration mais moins bonne est
la résolution. Bien qu’il soit relativement aisé d’obtenir une « image radar » sur le terrain, la mise
en œuvre et l’interprétation de cette technique complexe requièrent des professionnels
expérimentés.

- 13
Classement des méthodes géophysiques au regard de la nature des cavités.

Figure 2 : classement des méthodes géophysiques : cavités vides

Figure 3 : classement des méthodes géophysiques : cavités conductrices

- 14
Figure 4 : classement des méthodes géophysiques en fonction des caractéristiques de la zone d'étude

- 15
Annexe 3 : rapports de conformité des produits d’étanchéité et de
drainage

Vérification de la conformité des produits d’étanchéité et de drainage pour


le projet Maroc Central aux exigences du CCTG

GÉOMEMBRANE ATARFIL HD (RIEGONOR)

L’article 20 du Cahier des Clauses Techniques Générales concernant les membranes d’étanchéité
artificielle précise que :

AprèsLes
consultation
membranes du d'étanchéité
plan d’assurance qualité qu'ils
artificielle, du soumissionnaire Riegonor ainsi
soit en PVC, néoprène, que la
feuilles
fiche technique
imprégnées présentée par son
de bitume, ou fournisseur
tout autre Atarfil
matériauet après confrontation
artificiel des documents
doivent être armés pouravec
les prescriptions
répondre auxde différentes
cet article nous constatons
sollicitations que:
mécaniques.

L'Entrepreneur remettra au Maître de l'Ouvrage tous les renseignements sur


les caractéristiques des produits avec les références aux normes d'essais :

o Imperméabilité
1/ La majorité aux
des exigences duliquides et aux
CCTG sont gaz par le fournisseur, à savoir :
remplies
o Sensibilité à la lumière, à l'ozone, aux ultra-violets, au vieillissement
o Résistance aux agents chimiques: bactéries, moisissures, hydrocarbures
o Résistance mécanique : rupture, allongement à la rupture, résistance au
déchirement, perforation, tenue au froid...
o Caractéristiques du produit de collage éventuel
o Tout autre élément permettant de juger de l'efficacité du matériau pour le court,
moyen et long terme.
o Qualité alimentaire (potabilité) pour les produits en contact avec l'eau destinée à
l'alimentation humaine.

- 16
Tableau 1 : conformité de la fiche technique ATARFIL aux éxigences du CCTG

Fiche technique Atarfil


Exigence CCTG
Propriété Norme d’essai Valeur
Imperméabilité aux liquides et Absorption de l’eau UNE EN ISO 62 ≤0.1%
aux gaz <1.10-4
Perméabilité à la vapeur d’eau UNE EN 14150
m3/m2.dia
Teneur en noir de carbone
Sensibilité à la lumière, à l'ozone, ASTM D 4218 2,5%
(résistance aux UV)
aux ultra-violets, au vieillissement
Résistance au Stress Cracking
ASTM D 5397 >300h
ESCR/NCTL
UNE-EN ISO 527
Résistance à la rupture 32 N/mm
(Type V)
UNE-EN ISO 527
Allongement à la rupture 800 %
(Type V)

Résistance mécanique Résistance à la déchirure ISO 34-1 ≥140 N


UNE-EN ISO
Résistance au poinçonnement 3,0 KN
12236
Fragilité a basse température (-
UNE EN 495-5 Sans crevasses
40°C)

2/ La fiche technique ne donne aucune information concernant :

o La résistance aux agents chimiques: bactéries, moisissures, hydrocarbures,


o Les caractéristiques du produit de collage,
o La qualité alimentaire (potabilité) pour les produits en contact avec l'eau destinée à
l'alimentation humaine.

L’absence de spécifications relatives au produit de collage peut être expliquée par le fait
que Riegonor procède à l’assemblage des lés par soudure (extrusion ou thermo fusion).
De même l’absence de données concernant la qualité alimentaire peut être justifiée par le
fait que le réservoir en question est destiné au stockage des eaux d’adduction pour le projet de
Slurry pipeline.
Néanmoins, le soumissionnaire devra être sollicité pour clarifier davantage les
caractéristiques de son produit vis-à-vis de sa résistance aux agents chimiques.

TUBE ANNELÉ DE DRAINAGE TUBOPLAST

Pour le tube de drainage en PE aucune prescription ne figure sur le CCTP ni sur le CCTG.
Par ailleurs, dans le CCTG on fait référence à des tubes de drainage en PVC dont les
caractéristiques et les essais ne figurent que sur le CPC.

Or, le rapport du LPEE concernant les tubes annelés confirme que toutes les propriétés du
produit sont conformes à la norme NF P 16-351, sauf la rigidité annulaire dont la valeur
(5,50KN/m2) dépasse celle donnée par la norme (2,0 KN/m2).

JOINT WATERSTOP P.R.T.C

- 17
L’article 19 du Cahier des Clauses Techniques Générales concernant les joins profilés de
type Waterstop précise que :
Après consultation de la fiche technique du soumissionnaire PRTC et après confrontation
Les avec
jointslesprofilés de typedeWaterstop ou similaire seront
des documents prescriptions cet article nous constatons que:soit en bandes en PVC,
soit en bandes en caoutchouc. Leurs caractéristiques sont fonction de leur lieu d'emploi

et deLes caractéristiques
l'importance dimensionnelles
des mouvements et mécaniques
différentiels figurent effectivement sur la fiche
possibles.
technique.
 Les L'Entrepreneur
résultats des essaisfournira aupar
réalisés Maître derévèlent
le LPEE l'ouvrage,
queavant toute livraison
les caractéristiques sur le
mécaniques
chantier, pour sont
du produit chaque nature,aux
conformes unexigences
échantillon
de laaccompagné de la fiche technique du
norme NM 05.2.520
produit
 La fiche où technique
figurent les caractéristiques
ne donne dimensionnelles,
aucune information concernant mécaniques et chimiques,
les caractéristiques chimiques.ainsi
que les résultats d'essais prévus par les normes en vigueur et particulièrement les essais
avant et après vieillissement accéléré en fonction des normes de produits.
BÉTON POREUX MÉNARA PRÉFA

Le Cahier des Clauses Techniques Générales et celui des Clauses Techniques Particulières
ne donnent aucune recommandation concernant le béton poreux utilisé sous radier du réservoir.

A défaut de la norme NF EN 12390-3, nous ne pourrons apporter aucun avis sur les
résultats des essais effectués par le LPEE.

Néanmoins, en se référant aux recommandations du livre (Etude de matériaux poreux


utilisés dans la construction de drainages) de son auteur (Ecole polytechnique fédérale de
Lausanne. Laboratoire de géotechnique, Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Département
de génie civil) qui avancent qu’il faut :

- Utiliser des grains de diamètre supérieur ou égal à 8 mm (diamètre 4 mm à éviter).


- Eviter le surdosage de ciment (max 200kg/m3 de béton) pour garantir l’effet de filtre.
- Le rapport E/C doit se situer idéalement entre 0.40 - 0.45.

Or, dans la formulation fournie par Ménara Préfa le dosage du ciment est de 250 Kg/m3
ce qui signifie un dépassement de la valeur recommandée de 50kg/m3, de même le rapport E/c
est de 0.52 ce qui représente également un dépassement.

- 18
BÉTON B2/B3 HYDROFUGE MÉNARA PRÉFA

L’article 64.1.1.7 du CCTG sur Les bétons hydrofugés avance que :

L’article donc insiste sur la nécessité d’indiquer les performances de l’hydrofuge pour le
Pour améliorer l'imperméabilisation d'un béton, il faut :
dosage prescrit, ce qui figure effectivement sur la fiche technique de l’hydrofuge CIMFUGE 2010,
à savoir : Augmenter sa compacité en réduisant la quantité d'eau de gâchage en utilisant
un plastifiant, ou un super plastifiant.
 Réduction de la porosité du béton
Réduire
Provocation
l'effet de cristallisation
capillarité en complémentaire obstruant les capillaires
ajoutant un hydrofuge.
 Augmentation des résistances du béton à jeune âge et à long terme
L'hydrofuge peut être un adjuvant à fonction hydrofuge seulement. Il peut être
Par un
aussi ailleurs,
adjuvantles essais qui ont
ayant pour été réalisés
fonction sur led'être
principale bétonplastifiant
sont la mesure d’affaissement
ou super plastifiant etau
cône pour
d’Abrams et l’essai
fonction de compression
secondaire à 7 et ou
d'être hydrofuge à 28
vicejours. Cependant, ces essais n’ont donné
et versa.
aucune indication quant à l’épaisseur minimale de béton hydrofuge nécessaire à assurer
Pour
l’imperméabilité dul'incorporation
béton comme exigé d'un hydrofuge de masse, il est nécessaire que le fabricant
par le CCTG.
de l'hydrofuge indique les performances pour le dosage prescrit.

Pour cela, il devra avoir procédé à des essais réalisés sur des bétons témoins.
LesGÉOTEXTILE GÉODREN
essais devront A5 (Eest
indiquer quelle DIFLOOR )
l'épaisseur minimale de béton hydrofuge
nécessaire à assurer l'imperméabilité du béton à une pression donnée
Le Cahier des Clauses Techniques Générales exige que le produit ait les propriétés définies
par la norme AFNOR G 07-001.

De sa part, le laboratoire ASQUAL garantit la conformité du produit fabriqué aux


performances annoncées par le producteur.

- 19
Annexe 4 : profils de sondage
Sondages destructifs sans enregistrement de paramètres

Figure 5 : sondages destructifs sans enregistrement de paramètres

- 20
Sondages destructifs avec enregistrement de paramètres

Figure 6 : sondage destructif SDC1

- 21
Figure 7 : sondage destructif SDC2

- 22
Figure 8 : sondage destructif SDC3

- 23
Figure 9 : sondage destructif SDC4

- 24
Figure 10 : sondage destructif SDC5

- 25
Annexe 5 : conception et calcul de la structure
Plans de conception

Figure 11 : plan de la 1ère variante

- 26
Figure 12 : plan de la 2ème variante

- 27
Plan de coffrage

Le plan suivant présente le quart de notre réservoir :

Figure 13 : plan de coffrage du quart de réservoir

- 28
Et voici le plan de coffrage du réservoir entier :

Figure 14 : plan de coffrage du réservoir entier

- 29
Analyse modale

Le tableau suivant, tiré du RPS2000, présente les différentes valeurs du coefficient


ψ en fonction de la nature de l’ouvrage :
Tableau 2 : valeurs du coefficient ψ

Le tableau suivant présente les 50 modes propres qu’on a calculés :

Tableau 3 : Résultats de l'analyse modale

Masses Masses Masses Masse Masse Masse


Fréquence Période
Mode Cumulées Cumulées Cumulées Modale Modale Modale
[Hz] [sec]
UX [%] UY [%] UZ [%] UX [%] UY [%] UZ [%]
1 6,6 0,15 5,46 0,88 3,73 5,46 0,88 3,73
2 6,98 0,14 6,39 4,99 3,87 0,93 4,11 0,14
3 7,16 0,14 8,58 14,25 4,09 2,19 9,27 0,23
4 7,24 0,14 21,7 15,11 7,89 13,12 0,86 3,8
5 7,49 0,13 21,96 15,32 10,04 0,26 0,21 2,15
6 7,54 0,13 26,83 16,75 10,31 4,87 1,43 0,26
7 7,7 0,13 26,83 18,74 10,49 0,01 1,99 0,19
8 7,76 0,13 26,88 29,78 10,49 0,04 11,04 0
9 7,78 0,13 26,9 30,49 10,51 0,03 0,71 0,02
10 7,84 0,13 27,54 30,54 10,52 0,64 0,06 0,01
11 7,85 0,13 27,94 31,33 10,55 0,4 0,79 0,02
12 7,88 0,13 28,36 32,08 10,77 0,42 0,75 0,22
13 7,89 0,13 28,37 33,31 10,78 0,01 1,24 0,01
14 7,89 0,13 28,59 33,51 10,83 0,22 0,2 0,04
15 7,9 0,13 28,62 33,64 10,83 0,03 0,13 0
16 7,92 0,13 28,66 37,15 10,89 0,04 3,52 0,07
17 7,97 0,13 30,58 40,56 10,89 1,93 3,4 0

- 30
Masses Masses Masses Masse Masse Masse
Fréquence Période
Mode Cumulées Cumulées Cumulées Modale Modale Modale
[Hz] [sec]
UX [%] UY [%] UZ [%] UX [%] UY [%] UZ [%]
18 8,27 0,12 30,68 40,58 11,26 0,1 0,02 0,36
19 8,37 0,12 36,31 47,34 11,28 5,62 6,77 0,02
20 8,49 0,12 38,52 48,38 11,28 2,22 1,03 0
21 8,54 0,12 43,39 50,11 11,41 4,87 1,73 0,14
22 8,55 0,12 43,4 53,07 11,45 0,01 2,96 0,04
23 8,61 0,12 64,4 54,04 11,49 21,01 0,97 0,04
24 8,77 0,11 64,58 54,29 11,55 0,17 0,26 0,06
25 8,83 0,11 70,38 55,42 12,01 5,8 1,13 0,46
26 8,89 0,11 73,51 56,33 12,06 3,13 0,91 0,06
27 8,99 0,11 76,34 57,1 12,42 2,83 0,77 0,36
28 9,03 0,11 88,96 83,09 12,45 12,62 25,99 0,03
29 9,09 0,11 89,19 84,06 12,5 0,23 0,97 0,05
30 9,13 0,11 91,16 85,53 13,05 1,97 1,47 0,55
31 9,29 0,11 91,87 85,64 13,14 0,72 0,12 0,09
32 9,34 0,11 91,88 86,32 13,89 0,01 0,67 0,76
33 9,42 0,11 91,88 87,82 15,88 0 1,5 1,99
34 9,52 0,1 91,99 87,83 15,95 0,11 0,01 0,07
35 9,61 0,1 91,99 87,84 15,97 0 0,01 0,01
36 9,72 0,1 92,19 88,55 15,98 0,2 0,71 0,01
37 9,8 0,1 92,61 89,68 16,19 0,42 1,13 0,21
38 9,87 0,1 92,61 90,21 16,25 0 0,53 0,05
39 9,97 0,1 92,67 90,22 16,76 0,05 0 0,52
40 10,05 0,1 92,86 91,95 16,96 0,19 1,73 0,2
41 10,2 0,1 92,88 92,02 17,36 0,02 0,08 0,4
42 10,25 0,1 92,92 92,05 17,87 0,04 0,03 0,51
43 10,33 0,1 92,93 92,05 17,88 0 0 0,01
44 10,45 0,1 92,93 92,08 17,95 0 0,03 0,07
45 10,51 0,1 92,93 92,08 17,99 0,01 0 0,04
46 10,53 0,09 92,94 92,46 18,02 0 0,38 0,03
47 10,59 0,09 92,95 92,47 18,03 0,01 0,01 0,01
48 10,67 0,09 92,98 92,49 18,03 0,03 0,01 0,01
49 10,71 0,09 92,98 92,65 18,2 0 0,17 0,17
50 10,82 0,09 92,99 92,69 18,21 0,01 0,04 0,01

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Plans d’exécution

Poutres

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- 34
- 35
- 36
- 37
- 38
- 39
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- 42
- 43
- 44
- 45
- 46
- 47
- 48
- 49
Poteaux

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- 52
- 53
- 54
- 55
Voiles de chicane

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- 57
Radier

Les figures suivantes présentent les cartographies du ferraillage pour le radier :

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le plan d’exécution :

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Paroi

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Annexe 6 : Métré – Estimation du coût de la structure
Vu la symétrie de l’ouvrage, le calcul des coûts estimatifs sera fait pour le quart du
réservoir puis multiplié par 4. Les coûts unitaires pris en compte pour le calcul :

 Béton hydrofuge : 1300 DH/m3


 Acier : 13 DH/kg

Les tableaux suivants représentent l’inventaire des éléments constitutifs de la structure


ainsi que les quantités des matériaux mis en place avec les coûts respectifs :

Poutres volume béton Masse en acier cout béton coût acier


Poutre1 0,36 m3 125,40 Kg 468,00 DH 1630,20 DH
Poutre2 1,08 m3 395,60 Kg 1404,00 DH 5142,80 DH
Poutre3 0,36 m3 125,40 Kg 468,00 DH 1630,20 DH
Poutre4 1,08 m3 406,80 Kg 1404,00 DH 5288,40 DH
Poutre5 0,36 m3 130,80 Kg 468,00 DH 1700,40 DH
Poutre6 0,36 m3 238,90 Kg 468,00 DH 3105,70 DH
Poutre7 0,36 m3 130,80 Kg 468,00 DH 1700,40 DH
Poutre8 0,36 m3 223,90 Kg 468,00 DH 2910,70 DH
Poutre9 0,36 m3 129,30 Kg 468,00 DH 1680,90 DH
Poutre10 0,36 m3 223,50 Kg 468,00 DH 2905,50 DH
Poutre11 0,36 m3 220,60 Kg 468,00 DH 2867,80 DH
Poutre12 0,36 m3 127,60 Kg 468,00 DH 1658,80 DH
Poutre13 0,72 m3 345,70 Kg 936,00 DH 4494,10 DH
Total 6,48 m3 2824,30 Kg 8424,00 DH 36715,90 DH

Poteaux volume béton Masse en acier cout béton coût acier


Poteau14 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau15 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau16 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau17 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau18 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau19 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau20 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau21 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau22 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau23 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau24 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau25 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Poteau26 0,49 m3 50,60 Kg 631,80 DH 657,80 DH
Total 6.32 m3 657.80 Kg 8213,40 DH 8551,40 DH

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V. Chicane voulme béton Masse en acier Coût béton Coût acier
V51 39,80 m3 708,00 Kg 51740,00 DH 9204,00 DH
V52 39,80 m3 708,00 Kg 51740,00 DH 9204,00 DH
Total 79,60 m3 1416,00 Kg 103480,00 DH 18408,00 DH

volume béton Masse en acier cout béton coût acier


Radier
284,54 m3 24900,00 Kg 369902,00 DH 323700,00 DH

Parois volume béton Masse en acier cout béton coût acier


Fût 0,16 m3 5717,60 Kg 212940,00 DH 74328,80 DH
Semelle 0,13 m3 3150,77 Kg 163800,00 DH 40960,01 DH
Total 0,29 m3 8868,37 Kg 376740,00 DH 115288,81 DH

Dalle volume béton Masse en acier cout béton coût acier


Plancher
28,90 m3 37568,70 DH
7.5*4.5
Plancher
82,08 m3 106704,00 DH
7.5*6
201,38 Kg 2617,93 DH
Plancher
12,21 m3 15873,33 DH
6*4.5
Plancher
32,95 m3 42829,80 DH
6*6
Total 156,14 m3 201,38 Kg 202975,83 DH 2617,93 DH

En sommant les valeurs du béton et de l’acier de chaque constituant, on retrouve un total


dans un quart de réservoir de :

Total béton 822,87 m3


Total Acier 38867,85 Kg

Ainsi, le coût total d’un quart de réservoir est de :

1 575 017,27 DH
Ce qui donne un coût total de :

6 300 000 DH

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