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Chapitre I 

:
I.1- Introduction
I.1.1- L’Automatisme :
Les machines de productions modernes sont pratiquement toutes commandées par des systèmes programmables.
Cela signifie que le fonctionnement de ce type de machine est complètement régi par un programme constitué d'une
suite d'instructions stockées dans une mémoire. Ces instructions sont exécutées séquentiellement par un processeur
central unique qui a accès à tous les capteurs et actuateurs de la machine.

L'intérêt des systèmes programmables est double :


– la simplicité d'abord car, avec un même matériel de commande, il devient possible de traiter une variété
d'applications qui, autrement, auraient chaque fois requis des matériels différents;
– la flexibilité ensuite car le changement du mode de fonctionnement de la machine commandée s'obtient par simple
modification du programme enregistré en mémoire.
I.1.2- Historique :
Les Automates Programmables Industriels (API) sont apparus aux Etats-Unis vers 1969 où ils
répondaient aux désirs des industries de l’automobile de développer des chaînes de fabrication automatisées
qui pourraient suivre l’évolution des techniques et des modèles fabriqués.

Définition :

Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique programmable par un
personnel non informaticien et destiné à piloter en ambiance industrielle et en temps réel des procédés
industriels. Un automate programmable est adaptable à un maximum d'application, d'un point de vue
traitement, composants, langage.

Il est en général manipulé par un personnel électromécanicien ou automaticiens. Le développement de


l'industrie à entraîner une augmentation constante des fonctions électroniques présentes dans un
automatisme c'est pour ça que l'API s'est substitué aux armoires à relais en raison de sa souplesse dans la
mise en œuvre, mais aussi parce que dans les coûts de câblage et de maintenance devenaient trop élevés.

I.2- Avantages de l'automatisation d’un système


L'automatisation permet d'apporter des éléments supplémentaires dans des process qui seront lourds et
pénibles pour un être humain à réaliser. Ces éléments sont exprimables en termes d'objectifs par :

 Accroître la productivité (rentabilité, compétitivité) du système


 Améliorer la flexibilité de production ;
 Améliorer la qualité du produit
 Adaptation à des contextes particuliers tel que les environnements hostiles pour l'homme
(milieu toxique, dangereux.. nucléaire...), adaptation à des tâches physiques ou intellectuelles
pénibles pour l'homme (manipulation de lourdes charges, tâches répétitives parallélisées...),
 Augmenter la sécurité, etc...

Les API se caractérisent par rapport aux ordinateurs par leur fiabilité et leur facilité de maintenance. Les
modules peuvent être changés très facilement et le redémarrage des API est très rapide.

I.3– Structure générale des API :


Les caractéristiques principales d'un API sont :
coffret, rack, baie ou cartes

o Compact ou modulaire
o Tension d'alimentation
o Taille mémoire
o Sauvegarde (EPROM, EEPROM, pile, …)
o Nombre d'entrées / sorties
o Modules complémentaires (analogique, communication,..)
o Langage de programmation

Aspect extérieur d'un automate

Siemens S7-300

Rq : ce que nous possédons au département de Géni_Elt

1- Module d’alimentation de Skikda


2- Pile de sauvegarde
3- Connexion au 24Vcc
4- Commutateur de mode (à clé)
5- LED de signalisation d’état et de défauts.
6- Carte mémoire
7- Interface multipoint (MPI)
8- Connecteur frontal
9- Volet en face avant

Il existe des modèles d’API en boîtier étanche qu’on utilise dans des endroits où les ambiances sont
difficiles (température, poussière, risque de projection ...).

L'environnement industriel se présente sous trois formes :

o environnement physique et mécanique (poussières, température, humidité, vibrations);


o pollution chimique ;
o perturbation électrique. (parasites électromagnétiques)

Modèle d’API S7-300 CPU 314 à gauche, avec un type de


module SM (Module de signal) à sa droite disponible au niveau
du laboratoire d’automatisme de notre département Géni-
Electrique de l’université de Skikda.
- Emplacement des Modules sur le profilé-support :

Il y a quelques règles qu’il faut respecter pour monter les modules sur ce qu’on appelle le Rack (le
profilé-support) donc des emplacements d’enfichage destinés pour chaque module et qu’on retrouve aussi
sur le simulateur Simatic300 qui nous l’impose.

Les règles à respecter sont comme suit :

Position 1 : Alimentation courant PS (= Attribution fixe) – extrême gauche


Position 2 : Module central CPU (= Attribution fixe) juste à droite de l’alim.
Position 3 : Module couplé IM (= Attribution fixe)
Position 4-11 : Modules de signal SM, Modules de fonction FM et processeurs de communication CP (= Pas
d’attribution fixe) – on peut monter 8 modules de signaux SM au maximum.

Bien sure le tout est monté sur un châssis profilé-support ou Rack qui doit être lui aussi choisi au niveau du logiciel SIMATIC
300 dans la partie matériel (Hardware)
Rq1 : Le bus est bouclé entre les racks par les modules de connexion (IM 361). La connexion IMS
représente l’expéditeur, et l’IMR le récepteur. Les modules de connexion doivent être mis en place aux
emplacements d’enfichage donnés.

Rq2 : Dans le cas où on n’utilise pas d’extension, l’emplacement 3 est laissé libre.

Rq3 : Dans les racks d’extension, il faut aussi prévoir une alimentation courant supplémentaire.

Comme variante pour une conception biligne, on trouve le module de connexion IM 365 câblé de manière fixe avec lequel il
n’y a pas besoin d’alimentation courant supplémentaire.

Exemple structure de montage d’un nombre maximal de modules :


L’image suivante montre la structure maximale d’une SIMATIC S7-300/CPU314. La conception permet la mise en place jusqu’à
32 modules, pour chaque rack seulement 8 modules
(c.à.d. 8 modules SM par Ligne et 4 Rack).
Les caractéristiques suivantes de câbles entres les lignes sont à disposition :
- conception bi-ligne avec IM 365 1m max.
- conception multiligne avec IM 361 de 10m max.

Les modules de fonction, par ex. SINUMERIK FM NC, peuvent être attribués à quelques périphéries.
De cette manière, un module FM a son propre domaine de périphérie et peut y accéder rapidement. On
appelle ce domaine de périphérie un segment local.
Il existe un segment local par rack. Il n’est donc plus possible d’accéder à ces périphéries par la CPU lorsque
le système est en marche.

I.4- Structure interne d'un API :


Les API comportent quatre principales parties :

o Une unité de traitement (un processeur CPU);


o Une mémoire ;
o Des modules d'entrées-sorties ;
o Des interfaces d'entrées-sorties ;
o Une alimentation 230 V, 50/60 Hz (AC) - 24 V (DC).
o Des liaisons inter-modules appelées Bus

La structure interne d'un automate programmable industriel (API) est assez voisine de celle d'un système
informatique simple, L'unité centrale est le regroupement du processeur et de la mémoire centrale. Elle
commande l'interprétation et l'exécution des instructions programme. Les instructions sont effectuées les
unes après les autres, séquencées par une horloge.

Deux types de mémoire cohabitent :


- La mémoire Programme où est stocké le langage de programmation. Elle est en général figée, c'est à dire
en lecture seulement. (ROM : mémoire morte)
- La mémoire de données utilisable en lecture-écriture pendant le fonctionnement c'est la RAM (mémoire
vive). Elle fait partie du système entrées-sorties. Elle fige les valeurs (0 ou 1) présentes sur les lignes
d'entrées, à chaque prise en compte cyclique de celle-ci, elle mémorise les valeurs calculées à placer sur les
sorties.
- Structure interne d'un API –

- Bus informatique

Un bus informatique est un dispositif de transmission de données partagé entre plusieurs composants d'un
système numérique.

Les données doivent s'accompagner d'une identification du composant auquel elles sont destinées, l’adresse
de destination, et d'une commande indiquant le type du transfert, notamment pour indiquer si ce composant
doit recevoir les données ou les transmettre(R/W). On peut ainsi décomposer le bus en trois sous-ensembles
logiques :

 les données (data), soit le message proprement dit,


 les adresses (address), qui permettent d'identifier les composants qui partagent les données,
 le contrôle (control), un ensemble de signaux identifiant le type d'action : lecture ou écriture (R/W),
taille du message, etc.

Ces trois groupes sont communément appelés bus (bus d'adresse, bus de données, bus de contrôle).
Physiquement, ils peuvent être des bus au sens électronique du terme, c'est-à-dire être portés par des
conducteurs indépendants, ou être réalisés d'une autre manière, par exemple par multiplexage temporel sur
un seul conducteur ; un bus informatique les combine en un seul dispositif pour transférer des données entre
plusieurs composants.

En plus de l'aspect physique permettant de faire transiter les informations, un bus informatique est constitué
des circuits d'interface, et du protocole qui définit la manière dont les signaux doivent se comporter pour
réaliser ce transfert. Les caractéristiques du matériel conditionnent en partie le type de communication et le
protocole peut parfois imposer le type de matériel.
.

Structure d'un automate programmable


Le débit binaire maximal, exprimé en bits par seconde, décrit la capacité du bus informatique à transférer
plus ou moins rapidement des informations.

Autres modes de communication

Lorsque deux composants seulement sont impliqués, le problème de l'adresse ne se pose pas. On parle plutôt
de liaison point à point. Un système de transfert de donnée prévu pour plusieurs composants peut effectuer
le transfert, mais le traitement inutile de l'information d'adresse pèse sur sa performance.

Lorsque le dispositif de communication comprend plus d'une voie de transmission, permettant plusieurs
communications simultanées, la notion de réseau informatique est plus appropriée.

Les trois approches, liaison de point à point, bus informatique, réseau informatique, partagent la même
fonction de communication, avec une complexité croissante. Elles correspondent à des optimisations
particulières à chacun de leurs domaines.

Mode de transmission

Un bus parallèle transmet simultanément chaque bit constituant le message sur un canal particulier,
tandis qu'un bus série les transmet les uns après les autres sur le même canal.

Synchronisation

La transmission peut être synchrone, avec un signal d'horloge, ou asynchrone, quand chaque
transmission comporte une information de synchronisation. Si la transmission est synchrone, il faut
que les différences de temps de transmission dues à la distance entre composants ne dépassent pas la
limite permise par le signal d'horloge.

I.5 - Fonctionnement :
L'automate programmable reçoit les informations relatives à l'état du système et puis commande les pré-
actionneurs suivant le programme inscrit dans sa mémoire.
Généralement les automates programmables industriels ont un fonctionnement cyclique comme il est
représenté sur l’organigramme suivant. Le microprocesseur réalise toutes les fonctions logiques ET, OU,
les fonctions de temporisation, de comptage, de calcul... Il est connecté aux autres éléments (mémoire et
interface E/S) par des liaisons parallèles appelées ' BUS ' qui véhiculent les informations sous forme
binaire. Lorsque le fonctionnement est dit synchrone par rapport aux entrées et aux sorties, le cycle de
traitement commence par la prise en compte des entrées qui sont figées en mémoire pour tout le cycle.
Le processeur exécute alors le programme instruction par instruction en rangeant à chaque fois les résultats
en mémoire. En fin de cycle les sorties sont affectées d’un état binaire, par mise en communication avec les
mémoires correspondantes. Dans ce cas, le temps de réponse à une variation d’état d’une entrée peut être
compris entre un ou deux temps de cycle (durée moyenne d’un temps de cycle est de 5 à 15 ms) et est
protégé par un chien de garde (informatique). Le temps d'un cycle d'API varie selon la taille du programme,
la complexité des calculs et de la puissance de l'API.

- Temps de scrutation vs Temps de réponse –


I.5.1- TRAITEMENT DU PROGRAMME :

- I.6.1.1- MEMOIRE PROGRAMME


Lors du traitement du programme, il y a deux possibilités différentes, dépendantes de
l’appareil de commande utilisé et de la programmation.
Le traitement de chaque instruction nécessite un certain temps (de l’ordre de la
microseconde). On appelle durée de cycle, la durée d’un (seul) traitement de toutes les instructions.
C’est le temps d’un cycle programme.

- I.6.1.2 -TRAITEMENT LINEAIRE DE PROGRAMME


Lors de la programmation linéaire, les instructions de l’appareil de commande sont traitées les
unes après les autres, telles qu’écrites dans la mémoire programme. Si la fin du programme (BE) est
atteinte, le traitement du programme recommence du début. On parle de traitement cyclique.
La durée, nécessaire à un appareil pour une itération de traitement, est appelée durée de cycle.
Le traitement linéaire du programme est la plupart du temps utilisé pour des commandes simples et
pas trop volumineuses. Il peut être réalisé dans un seul OB.

- I.5.1.2 - TRAITEMENT STRUCTURE DU PROGRAMME


On répartit le programme d’un ensemble volumineux de tâches de commande en blocs de
programmes petits, clairs, associés à des fonctions. Cela présente l’avantage de pouvoir tester les
blocs de manière individuelle et de les faire fonctionner ensemble par une fonction globale.
Les blocs de programme doivent être appelés par des commandes d’appel de blocs (Call xx / UC
xx /CC xx). Si la fin du bloc est reconnue, le programme qui a appelé le bloc est de nouveau traité.
I.5.2 - BLOCS UTILISATEUR
STEP 7 offre pour la programmation structurée les blocs utilisateur suivants :

- OB (Bloc Organisation) : Un OB est appelé cycliquement par le système d’exploitation et réalise


ainsi l’interface entre le programme utilisateur et le système d’exploitation. Le dispositif de
commande est informé dans cet OB par des commandes d’appel de blocs, de quels blocs de
programme il doit traiter.

- FB (Bloc de fonction) : Le FB est à disposition via un espace mémoire correspondant. Si un FB est


appelé, il lui est attribué un bloc de données (DB). On peut accéder aux données de cette instance DB
par des appels depuis le FB. Un FB peut être attribué à différents DB. D’autres FB et d’autres FC
peuvent être appelés dans un bloc de fonction par des commandes d’appel de blocs.

- FC (Fonction) : Une FC ne possède pas un espace mémoire attribué. Les données locales d’une
fonction sont perdues après le traitement de la fonction. D’autres FB et FC peuvent être appelés dans
une fonction par des commandes d’appel de blocs.

- DB (Bloc de données) : Les DB sont employés afin de tenir à disposition de l’espace mémoire pour
les variables de données. Il y a deux catégories de blocs de données. Les DB globaux où tous les OB,
FB et FC peuvent lire des données enregistrées et écrire eux-mêmes des données dans le DB. Les
instances DB sont attribuées à un FB défini.
I.5.3 - BLOCS SYSTEME POUR LES FONCTIONS STANDARDS ET LES
FONCTIONS SYSTEMES

Dans les blocs système, il s’agit de fonctions déjà prêtes, enregistrées dans la CPU.
Ces blocs peuvent être appelés par l’utilisateur et être utilisés dans le programme.
STEP 7 offre les blocs système suivants :
- SFB (Bloc de fonctions système) : Enregistré dans le système d’exploitation de la CPU et bloc de
fonction appelable par l’utilisateur.

- SFC (Fonction système): Enregistrée dans le système d’exploitation de la CPU et fonction appelable
par l’utilisateur.
- SDB (Données système): Espace mémoire dans le programme qui est créé par plusieurs outils STEP
7 (par ex. : Configuration matérielle, NetPro ... ), afin d’enregistrer des données pour le système
d’automatisation.

I.6– Description des éléments d'un API :


I.6.1- La mémoire :

Elle est conçue pour recevoir, gérer, stocker des informations issues des différents secteurs du système que
sont le terminal de programmation (PC ou console) et le processeur, qui lui gère et exécute le programme.
Elle reçoit également des informations en provenance des capteurs.

La mémoire

Il existe dans les API deux types de mémoires qui remplissent des fonctions différentes :

- La mémoire Langage où est stocké le langage de programmation. Elle est en général figée, c'est à
dire en lecture seulement. (ROM : mémoire morte)
- La mémoire Travail utilisable en lecture-écriture pendant le fonctionnement c'est la RAM (mémoire
vive). Elle s'efface automatiquement à l'arrêt de l'automate (nécessite une batterie de sauvegarde).

Répartition des zones mémoires :

o Table image des entrées


o Table image des sorties
o Mémoire des bits internes
o Mémoire programme d'application

I.6.2- Le processeur :

Son rôle consiste d’une part à organiser les différentes relations entre la zone mémoire et les interfaces
d’entrées et de sorties et d’autre part à exécuter les instructions du programme.

I.6.3- Les interfaces et les cartes d'Entrées / Sorties:

L’interface d’entrée comporte des adresses d’entrée. Chaque capteur est relié à une de ces adresses.
L’interface de sortie comporte de la même façon des adresses de sortie. Chaque pré-actionneur est relié à
une de ces adresses. Le nombre de ces entrées est sorties varie suivant le type d’automate. Les cartes d'E/S
ont une modularité´e de 8, 16 ou 32 voies. Les tensions

disponibles sont normalisées (24, 48, 110 ou 230V continu ou alternatif ...)
Les interfaces d'entrées/sorties

Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection (capteurs) et du pupitre opérateur
(BP).
Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs (relais, électrovannes …) et aux éléments de
signalisation (voyants) du pupitre.

I.6.3.1- Cartes d'entrées :

Elles sont destinées à recevoir l'information en provenance des capteurs et adapter le signal en le mettant en
forme, en éliminant les parasites et en isolant électriquement l'unité de commande de la partie opérative.

Exemple d'une carte d'entrées typique d'un API

L’électronique de traitement de l’API fonctionne sous une tension de 5V. Le capteur fournissant une tension de 24V,
la carte des entrées doit adapter le signal.
Fonctionnement de l’interface d’entrée :
Lors de la fermeture du capteur ;
• LED1 signal que l’entrée automate est actionnée.
• La led D’ d’optocoupleur s’éclaire.
• Le photo transistor T’ de l’optocoupleur devient passant, donc La tension Vs=0V

Donc lors de l’activation d’une entrée automate, l’interface d’entrée envoie un 0 logique à l’unité de traitement et un 1
logique lors de l’ouverture du contact du capteur (entrée non actionnée).

I.6.3.1- Cartes de sorties:


Elles sont destinées à commander les pré-actionneurs et éléments des signalisations du système et adapter
les niveaux de tensions de l'unité de commande à celle de la partie opérative du système en garantissant une
isolation galvanique entre ces dernières

Exemple d'une carte de sortie typique d'un API

Fonctionnement de l’interface de sortie :


Lors de la commande d’une sortie automate ;
• L’unité de commande envoie un 1 logique (5V).
• T1 devient passant, donc D’ s’éclaire.
• Le photo transistor T’ de l’optocoupleur devient passant.
• LED 1 s’éclaire et nous informe de la commande de la sortie O0,1.
• T2 devient passant, La bobine RL1 est excitée et commande la fermeture du contact de la sortie O0,1.
Donc lors de l’activation d’une entrée automate, l’interface d’entrée envoie un 0 logique à l’unité de
traitement et un 1 logique lors de l’ouverture du contact du capteur (entrée non actionnée).
Donc pour commander une sortie automate l’unité de commande doit envoyer :
• Un 1 logique pour actionner une sortie API.
• Un 0 logique pour stopper la commande d’une sortie API.
I.6.4- Exemple de cartes:

- Cartes de comptage rapide : elles permettent d'acquérir des informations de fréquences élevées
incompatibles avec le temps de traitement de l'automate. (signal issu d'un codeur de position).

- Cartes de commande d'axe : Elles permettent d'assurer le positionnement avec précision d'élément
mécanique selon un ou plusieurs axes. La carte permet par exemple de piloter un servomoteur et de recevoir
les informations de positionnement par un codeur. L'asservissement de position pouvant être réalisé en
boucle fermée.

- Cartes d'entrées / sorties analogiques : Elles permettent de réaliser l'acquisition d'un signal analogique et
sa conversion numérique (CAN) indispensable pour assurer un traitement par le microprocesseur. La
fonction inverse (sortie analogique) est également réalisée. Les grandeurs analogiques sont normalisées : 0-
10V ou 4-20mA.

- Cartes de régulation PID.


- Cartes de pesage
- Cartes de communication (RS485, Ethernet ...)
- Cartes d'entrées / sorties déportées

I.6.5- L'alimentation électrique :

Tous les automates actuels sont équipés d'une alimentation 240 V 50/60 Hz, 24 V DC. Les entrées sont en
24 V DC et une mise à la terre doit également être prévue.
I.7- Jeu d'instructions et langages de programmation:

Le processeur peut exécuter un certain nombre d’opérations logiques; l’ensemble des instructions
booléennes des instructions complémentaires de gestion de programme (saut, mémorisation, adressage ...)
constitue un jeu d’instructions.

Chaque automate possède son propre jeux d'instructions. Mais par contre, les constructeurs proposent tous
une interface logicielle de programmation répondant à la norme CEI1131-3. Cette norme définit cinq
langages de programmation utilisables, qui sont :

 Les langages graphiques :


o LD : Ladder Diagram ( Diagrammes échelle )
o FBD : Function Block Diagram ( Logigrammes )
o SFC : Sequential Function Chart ( Grafcet)
 Les langages textuels :
o IL : Instruction List (Liste d’instructions).
o ST : Structured Text (Texte structuré).

Le langage à relais Ladder est basé sur des symboles simples et compréhensibles par les techniciens qui ont
l’habitude de manipuler les schémas de câblage classiques. Les symboles les plus utilisés dans step7 sont
donnés au tableau suivant :

Normally Open ‘NO’


Normally Closed ‘NO’

Chapitre II :
ADRESSAGE

Dans cette partie nous allons voir comment adresser les différentes voies des modules.

Adressage axé sur les emplacements

A savoir STEP 7 attribue à chaque numéro d’emplacement une adresse initiale définie pour les modules. L’adressage axé
sur les emplacements est l’adressage par défaut,

Adressage libre
Dans le cas de l’adressage libre, vous pouvez attribuer à chaque module une adresse quelconque à l’intérieur de la plage
d’adresses gérée par la CPU.
L’adressage libre n’est possible que pour des S7-300 comportant les CPU 315, 315-2 DP, 316-2 DP et 318-2 DP.

1er Cas : Adressage des modules axé sur les emplacements


C’est ce mode d’adressage qu’on va utiliser dans nos TD et TP car on est possession d’une CPU 314.

Introduction
Lors de l’adressage axé sur les emplacements (adressage par défaut), une adresse initiale de module est
affectée à chaque numéro d’emplacement. Selon le type de module, il s’agit d’une adresse numérique ou
analogique, ça dépend du module qu’on va mettre en première position par rapport bien sure au modules de
signaux SM.

Dans ce chapitre, nous vous présentons quelle adresse initiale de module est affectée à quel numéro d’emplacement.
Vous aurez besoin par la suite de ces informations pour déterminer les adresses initiales des modules utilisés.

Configuration maximale et adresses initiales des modules correspondants


La représentation qu’on a déjà vu précédemment d’une station S7-300 d’une structure maximale d’un
montage sur 4 châssis et les emplacements possibles avec leurs modules de signaux.
En cas de modules d’entrées/sorties, les adresses d’entrée et les adresses de sortie commencent à partir de la
même adresse initiale des modules.

Adresses des modules analogiques


L’adresse d’une voie d’entrée ou de sortie analogique est toujours une adresse de mots.
L’adresse de voie est basée sur l’adresse initiale des modules.
Si le premier module analogique se trouve sur l’emplacement 4, son adresse initiale par défaut est 256.
L’adresse initiale de chaque module analogique suivant augmente de 16 par emplacement.
Un module d’entrées/sorties analogique comporte les mêmes adresses initiales pour les voies d’entrées et de
sorties analogiques.
Exemple d’adressage pour les modules TOR

La figure suivante présente à titre d’exemple les adresses par défaut créées lorsqu’un module TOR est placé
sur l’emplacement 4, à savoir lorsque l’adresse initiale des modules est 0.

Si par exemple l’adresse initiale attribuée au module est 4 comme c’est toujours le cas dans la configuration
matériel relative à ce que nous avons entre les mains comme CPU (La 314 de siemens) que nous utiliserons
dans nos TD et TP, nous aurons les adresses suivantes
De adresse 4.0 jusqu’à l’adresse 4.7 (le premier octet)
Et les adresses de l’octet suivant : de l’adresse 5.0 jusqu’à l’adresse 5.7, c'est-à-dire 16 adresses en tout.

Nous remarquons dans cet exemple que l’emplacement 3 n’a pas été affecté car on n’utilise pas de coupleur.

Type de variable dans un automate

Entrées E (I) (lecture dans la Mémoire Image d'Entrées MIE)


- E y.x désigne une entrée, y est le numéro de voies (0 à 127), x sa position (0 à 8).
- EB y désigne un octet d'entrées.
- EW y désigne un mot d'entrées (16 bits).
- ED y désigne un double mot d'entrées (32 bits).
Les mêmes termes précédés d'un P accèdent directement à la périphérie.

Sorties A (Q) (sortie dans la Mémoire Image de Sorties MIS)


- A y.x désigne une sortie y est le numéro de voies (0 à 127), x sa position (0 à 8).
- AB y désigne un octet de sorties.
- AW y désigne un mot de sorties (16 bits).
- AD y désigne un double mot de sorties (32 bits).
Les mêmes termes précédés d'un P accèdent directement à la périphérie

Mémentos M (lecture dans la mémoire interne)


- M y.x désigne un bit de mémoire y est le numéro d'octets (0 à 127), x sa position (0 à 8).
- MB y désigne un octet de mémoire.
- MW y désigne un mot de mémoire (16 bits).
- MD y désigne un double mot de mémoire (32 bits).

ATTENTION A LA NUMEROTATION.

MD 10 comprend les mots MW 10 et MW 12 soit les octets MB 10, MB 11, MB12, MB13
Les doubles mots sont donc adressés de 4 en 4 dans la mémoire, les mots de 2 en 2.

Exemple :
MD 10 = AABB CCDD en hexadécimal.
alors en hexadécimal :
MW10 = AABB
MW12 = CCDD
MB 10 = AA
MB 11 = BB
MB 12 = CC
MB 13 = DD
Si MB 10 = 1000 0011 en binaire
Les Bits M 10.2 à M 10.6 valent 0, les bits M10.0, M10.1 et M10.7 valent 1.
Ce type de numérotation s’applique à tous les types de variables (A.., E..,P..., DB..,L..)
Exemple d'organisation et de numérotation
La lettre M peut être remplacée par E pour les entrées (I en IEC) ,A pour les sorties (Q en IEC), etc.
MOT X MOT X DOUBLE MOT DOUBLE MOT DOUBLE MOT DOUBLE MOT
BIT X,0 BIT X,1 BIT X,2 BIT X,3 BIT X,4 BIT X,5 BIT X,6 BIT X,7 BYTE X
modulo 2 modulo 2 Modulo 4 Modulo 4 Modulo 4 Modulo 4
M0.0 M0.1 M0.2 M0.3 M0.4 M0.5 M0.6 M0.7 MB0
MW0
M1.0 M1.1 M1.2 M1.3 M1.4 M1.5 M1.6 M1.7 MB1
MW1 MD0
M2.0 M2.1 M2.2 M2.3 M2.4 M2.5 M2.6 M2.7 MB2
MW2 MD1
M3.0 M3.1 M3.2 M3.3 M3.4 M3.5 M3.6 M3.7 MB3
MW3 MD2
M4.0 M4.1 M4.2 M4.3 M4.4 M4.5 M4.6 M4.7 MB4
MW4 MD3
M5.0 M5.1 M5.2 M5.3 M5.4 M5.5 M5.6 M5.7 MB5
MW5 MD4
M6.0 M6.1 M6.2 M6.3 M6.4 M6.5 M6.6 M6.7 MB6
MW6 MD5
M7.0 M7.1 M7.2 M7.3 M7.4 M7.5 M7.6 M7.7 MB7
MW7 MD6
M8.0 M8.1 M8.2 M8.3 M8.4 M8.5 M8.6 M8.7 MB8
MW8 MD7
M9.0 M9.1 M9.2 M9.3 M9.4 M9.5 M9.6 M9.7 MB9
MW9 MD8
M10.0 M10.1 M10.2 M10.3 M10.4 M10.5 M10.6 M10.7 MB10
MW10 MD9
M11.0 M11.1 M11.2 M11.3 M11.4 M11.5 M11.6 M11.7 MB11
MW11 MD10
M12.0 M12.1 M12.2 M12.3 M12.4 M12.5 M12.6 M12.7 MB12
MW12 MD11
M13.0 M13.1 M13.2 M13.3 M13.4 M13.5 M13.6 M13.7 MB13
MW13 MD12
M14.0 M14.1 M14.2 M14.3 M14.4 M14.5 M14.6 M14.7 MB14
MW14 MD13
M15.0 M15.1 M15.2 M15.3 M15.4 M15.5 M15.6 M15.7 MB15
MW15 MD14
M16.0 M16.1 M16.2 M16.3 M16.4 M16.5 M16.6 M16.7 MB16
MW16 MD15
M17.0 M17.1 M17.2 M17.3 M17.4 M17.5 M17.6 M17.7 MB17
MW17 MD16
M18.0 M18.1 M18.2 M18.3 M18.4 M18.5 M18.6 M18.7 MB18
MW18 MD17
M19.0 M19.1 M19.2 M19.3 M19.4 M19.5 M19.6 M19.7 MB19
MW19 MD18
M20.0 M20.1 M20.2 M20.3 M20.4 M20.5 M20.6 M20.7 MB20
MW20 MD19
M21.0 M21.1 M21.2 M21.3 M21.4 M21.5 M21.6 M21.7 MB21
MW21
M22.0 M22.1 M22.2 M22.3 M22.4 M22.5 M22.6 M22.7 MB22

Transfert vers l'automate


Après avoir enregistré votre projet (vous aviez le droit de le faire plus tôt, si vous êtes prudent), il faut
transférer le projet dans l'automate (il vaut mieux que l'automate soit en mode STOP, mais en RUN-P
l'automate peut être arrêté temporairement à distance). Il suffit de choisir « système cible -> charger ». On
peut regarder le programme actuellement dans l'automate (s'il est en mode RUN ou RUN-P) par « affichage
-> en ligne » (hors ligne correspond au projet que l'on est en train de créer sur le PC). On peut même
directement modifier un programme dans la fenêtre « en ligne » (si l'automate est au repos), voire faire du
copier-coller ou glisser entre la fenêtre en ligne et hors ligne.

Dans la fenêtre « en ligne », en entrant dans le programme (OB1 ou autres blocs), on peut directement
visualiser l'état des variables dans le programme. On choisit pour cela « test -> visualiser ». En CONT, les
schémas deviennent en pointillés au endroits où « le courant n'arrive pas ». En LIST, un tableau est affiché à
coté du programme, spécifiant les valeurs (0 ou 1) des opérandes, en LOG des 0 ou 1 sont écrits sur les
liaisons. En Grafcet, les étapes actives sont en vert, les transitions validées sont montrées comme dans le
langage correspondant, les valeurs des tempos, compteurs... sont notées à côté du schéma.

On peut également lister l'état de toutes les variables, voire les modifier. Pour cela, se placer sur les blocs
(fenêtre gauche du projet), puis dans la fenêtre droite (il s'y trouve au moins OB1) cliquer avec le bouton
droit et insérer une table des variables (VAT).

PLCSIM est un logiciel de simulation d'automates livré avec STEP7. On peut donc tester un programme sur
un PC non relié aux automates (mais avec STEP7 installé, évidemment). Pour tester un programme, il n'est
pas nécessaire d'avoir défini de matériel. Sinon, enregistrez-sous, puis supprimez la description du matériel
(cliquez dessus avec le bouton de droite par exemple), et répondez NON quand il vous demande s'il faut
également supprimer le programme. Démarrez le simulateur (outils -> simulation de modules ou l'icône
représentant l'automate virtuel dans un nuage), affichez les E/S (insertion ->entrées ou sorties). Transférez le
programme (par exemple par « système cible ->partenaires accessibles » et un copier-coller). Vous pouvez
désormais tester (en mode RUN).

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