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CONSEIL MUNICIPAL Séance du 16 juin 2011

Rapport n° 1

Exercice 2011 - Autorisation de principe accordée au Maire pour accomplir certains actes de gestion

courante - Bilan des décisions prises dans le cadre des articles L 2122.22 et L 2322.2 du Code Général des

Collectivités Territoriales

7

FINANCES - RESSOURCES BUDGETAIRES

Rapport n° 2

Compte de gestion 2010 du Chef de service comptable de la Trésorerie du Grand Besançon

Rapport n° 3

Exercice 2010 - Compte Administratif

10

14

Rapport n° 4

Exercice 2011 - Budget principal - Affectation des résultats de l'exercice 2010 en application de la

nomenclature M14

100

Rapport n° 5

Exercice 2011 - Budget annexe zone d'activités des Champs Montants - Affectation des résultats de

l'exercice 2010 en application de la nomenclature M14

103

Rapport n° 6

Exercice 2011 - Budget annexe zone d'activités Thomas Edison - Affectation des résultats de l'exercice

2010 en application de la nomenclature M14

107

Rapport n° 7

Exercice 2011 - Budget annexe du Chauffage Urbain - Affectation des résultats de l'exercice 2010 en

application de la nomenclature M4

110

Rapport n° 8

Exercice 2011 - Budget annexe du Service de Soins à Domicile pour Personnes Agées (SSADPA) -

113

Reprise des résultats de l'exercice 2010 en application de la nomenclature M22

Rapport n° 9

Exercice 2011 - Budget annexe Archéologie Préventive - Affectation des résultats de l’exercice 2010 en

application de la nomenclature M14

116

Rapport n° 10

Exercice 2011 - Budget annexe des forêts communales - Affectation des résultats de l'exercice 2010 en

application de la nomenclature M14

119

Rapport n° 11

Exercice 2011 - Budget annexe du service de l'Eau - Affectation du résultat de l'exercice 2010 en

application de la nomenclature M49

122

Rapport n° 12

Exercice 2011 - Budget annexe du service de l'Assainissement - Affectation du résultat de l'exercice

2010 en application de la nomenclature M49

125

Rapport n° 13

Exercice 2011 - Décision modificative n° 1

129

Rapport n° 14

Taxe locale sur la publicité extérieure - Tarifs au 1 er janvier 2012

136

Rapport n° 15

Legs REY - Acceptation - Autorisation à signer l’acte

139

Rapport n° 16

Ressources budgétaires - Fixation de divers tarifs pour la saison 2011-2012

141

GARANTIES D’EMPRUNTS

Rapport n° 17

SAIEMB Logement - Réaménagement de 38 prêts contractés auprès de la Caisse des Dépôts et

158

Consignations et garantis par la Ville de Besançon

Rapport n° 18

ZAC Les Hauts du Chazal - Financement de l'opération

4 573 470,52 - Garantie par la Ville de Besançon à hauteur de 34,40 %

- Prolongation du prêt DEXIA Crédit Local de

172

LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS

Rapport n° 19

Actions municipales pour l’égalité des chances et en matière de prévention des discriminations - Bilan

d’étape

175

Rapport n° 20

Actions municipales pour l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations - Demandes de

subventions

185

Rapport n° 21

Subventions aux associations La Cimade et Collectif de Défense des Droits et Libertés des Etrangers

(CDDLE)

188

CONSEIL MUNICIPAL

Rapport n° 22

Formation des élus - Bilan et perspectives

189

Rapport n° 23

Commission Consultative des Services Publics Locaux - Bilan des travaux 2010

191

Rapport n° 24

Conseil Municipal - Représentations - Modifications

193

CULTURE

Rapport n° 25

Ecole Régionale des Beaux-Arts - Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) - Convention

d'objectifs et de moyens

195

Rapport n° 26

L’Art dans la ville - Mise en place d’une procédure d'acquisition d'oeuvres d'art

210

Rapport n° 27

Conventions de mécénat entre la Société Touristique et Thermale de la Mouillère, la Ville de Besançon

et le Festival International de Musique, la Rodia, le Théâtre Musical

213

Rapport n° 28

La Rodia - Attribution d'une subvention de fonctionnement complémentaire

225

Rapport n° 29

Bibliothèques municipales - Participation financière de l'Association des Amis des Musées et des

229

Bibliothèques à une acquisition

Rapport n° 30

Chèque avantage bibliothèque - Signature de la convention 2011-2012 avec la Région Franche-Comté et le

Centre Régional d'Information Jeunesse

230

Rapport n° 31

Musée des Beaux-Arts et d'Archélologie - Acquisition d'œuvres - Demandes de subventions

232

Rapport n° 32

Dénomination de voies, rond-point et places

241

SPORT

Rapport n° 33

Taxe sur les spectacles - Exonération générale et totale pour les manifestations sportives pour l’année 2012

248

Rapport n° 34

Sports collectifs de haut niveau - Contrats de Développement Sportif - Aides exceptionnelles au titre de la saison 2010/2011 - Adoption de nouveaux contrats pour la période 2010-2012 avec le BRC et des avenants

249

2011/2012 avec ESB F et ESB M - Versement des subventions

Rapport n° 35

Direction des Sports - Direction Vie des Quartiers - Coordination Jeunesse & Inter'Ages - Vital'Eté - Un

253

été dans ma Ville - Anim'Eté Jeunes - Animation enfance, jeunesse, familles, seniors

RELATIONS INTERNATIONALES - ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Rapport n° 36

Relations Internationales - Coopération au Proche-Orient - Programme de bourses à coût partagé

262

PETITE ENFANCE

Rapport n° 37

Modification du règlement de fonctionnement des Etablissements d'Accueil du Jeune Enfant

RESSOURCES HUMAINES

Rapport n° 38

Personnel Communal - Remise gracieuse pour un agent

264

284

Rapport n° 39

Groupe scolaire des écoles élémentaire et maternelle des Chaprais - Concession d'un logement de

285

fonctions pour nécessité absolue de service - Additif à la délibération du 24 mars 2011

EMPLOI INSERTION

Rapport n° 40

Maison des Syndicats - Participation aux charges locatives des syndicats - Année 2010

Rapport n° 41

Subventions aux organisations syndicales - Répartition au titre de l'année 2011

286

288

Rapport n° 42

Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi de la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon -

Signature du protocole d'accord 2011-2013

290

PATRIMOINE COMMUNAL - TRAVAUX

Rapport n° 43

Citadelle et fortifications Vauban - Restauration de la Demi Lune 61 au Front Royal - Engagement des

travaux - Demandes de subventions

302

EAU ET ASSAINISSEMENT

Rapport n° 44

Exercice 2010 - Rapport d'activités des services exploités en régie - Service de l’Eau

Rapport n° 45

Exercice 2010 - Rapport d'activités des services exploités en régie - Service de l’Assainissement

304

358

MAITRISE DE L’ENERGIE

Rapport n° 46

Chauffage urbain de Planoise et des Hauts du Chazal - Construction d'une nouvelle chaufferie bois / gaz -

Approbation du programme technique, de la procédure de consultation et sollicitation des subventions

385

URBANISME

Rapport n° 47

Projet Urbain de quartier durable des Vaîtes - Déclaration de projet - Déclaration d'Utilité Publique

390

Rapport n° 48

Projet urbain de quartier durable des Vaîtes - Création de la ZAC des Vaîtes

399

Rapport n° 49

Cession d'une propriété bâtie, place Marulaz au profit de Mme Natalia RODRIGUEZ

403

Rapport n° 50

Cession d'une propriété bâtie, 4 chemin du Fort Benoît au profit de M. Gérard GARRIGUES

405

Rapport n° 51

Cession de terrain rue Pierre Rubens au profit de la Société ALTER IMMO

406

Rapport n° 52

Vente par Habitat 25 de 16 pavillons HLM sur le quartier des Cras à Besançon - Avis du Conseil

408

Municipal

VOIRIE

Rapport n° 53

Convention relative à la prévention des dommages aux ouvrages entre l'Agglomération du Grand

414

Besançon, la Ville de Besançon et GrDF et ErDF

Rapport n° 54

Intégration d'une partie de la RN 57 en traversée de Besançon dans le domaine communal -

Conventions avec l'Etat

424

SUBVENTIONS : ATTRIBUTION, ENCAISSEMENTS

Rapport n° 55

Subventions à des associations sportives

434

Rapport n° 56

Concours «Faites de la Science» - Attribution d'une subvention à l'Université de Franche-Comté

436

Rapport n° 57

Subvention à l'Association Commerce et Artisanat aux Chaprais

438

Rapport n° 58

Subventions aux classes transplantées ou de découverte et participation à des projets culturels

440

Rapport n° 59

Vie des Quartiers - Subvention exceptionnelle à l’Association Sportive et d’Education Populaire - Centre

Social Chaprais Cras Viotte

442

Rapport n° 60

Secteur Relations Internationales - Attribution de subventions

446

Rapport n° 61

Les F'estivales - Organisation de la troisième édition dans le cadre des animations d'été - Deuxième

448

attribution de subventions

Rapport n° 62

Centre Régional d'Information Jeunesse de Franche-Comté - Avenant programmatif 2011 - Versement de

la subvention annuelle

451

Rapport n° 63

Organisation de manifestations touristiques - Attribution d'une subvention à l'association «Le Chemin des

Sens»

467

Rapport n° 64

Congrès - Attribution de subventions - 3 ème répartition au titre de l'année 2011

469

Rapport n° 65

Dispositif «Ménage efficace et durable» - Subvention à l’Association INTERMED

471

1

Exercice 2011

Autorisation de principe accordée au Maire pour accomplir certains actes de gestion courante

Bilan des décisions prises dans le cadre des articles L 2122.22 et L 2322.2 du Code Général des Collectivités Territoriales

Rapporteur : M. FOUSSERET, Maire

Date

Avis

Commission n° 1

01/06/2011

Favorable unanime

(1 abstention)

Résumé : Le Conseil Municipal est invité à prendre acte du bilan des décisions prises par le Maire dans le cadre des articles L 2122.22 et L 2322.2 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Par délibération du 11 juin 2009, vous m'avez accordé, pour la durée du mandat, les pouvoirs nécessaires pour accomplir certaines opérations de gestion courante.

Conformément aux articles L 2122.23 et L 2322.2 du Code Général des Collectivités Territoriales, je vous fais part des opérations effectuées à ce titre :

I - Comptabilité

Signature d’un avenant à la convention / contrat de prêt signée avec la Caisse d’Allocations Familiales de Besançon

Par une convention / contrat de prêt signée en date du 24 novembre 2009, la Caisse d’Allocations Familiales de Besançon a accordé à la Ville de Besançon une aide financière d’un montant total de 55 000 sous forme d’une subvention (18 000 ) et d’un prêt sans intérêt (37 000 ) pour les travaux de rénovation de la MJC de Palente.

La Ville de Besançon ayant encaissé le prêt courant avril 2011, un avenant à la convention / contrat de prêt a été signé le 11 avril 2011 afin de fixer la date d’échéance du prêt au 1 er juin de chaque année à compter de 2011.

le 11 avril 2011 afin de fixer la date d’échéance du prêt au 1 e r

II

- Avenants aux marchés de fournitures, prestations de services et travaux inférieurs

à 10 % :

Objet du marché

Titulaire du marché

Montant initial du marché

Montant de l'avenant en précisant HT ou TTC

Date de la CAO pour les avenants supérieurs à 5% (uniquement pour les marchés formalisés)

+

(Nom - Code postal Localité)

+ Montant du ou des avenant(s) précédent(s) (en précisant HT ou TTC)

Objet de l’avenant

 

Département Eau

       

et Assainissement

Renouvellement des conduites d'eau potable et des branchements plomb des rues Oratoire, Carriers, Sentier et Gouille Avenant n° 1 :

travaux et délais supplémentaires

SARL Heitmann

139 318,00 HT

+ 13 850,00 HT

Pas de CAO

25410 VELESMES

ESSARTS

Département

       

Architecture et

Bâtiments

Mairie 2, rue Mégevand

GIRARDET

178 272,17 TTC

+ 2 406,83 TTC

Pas de CAO

25300 ARÇON

Remplacement de

menuiseries

extérieures

Avenant n° 1 :

Travaux

supplémentaires

Réfectoire

CLAUDE

74

301,14 TTC

+ 1 860,98 TTC

Pas de CAO

Condorcet

Couverture

 

25320

Réfection de la couverture

Avenant n° 1 :

CHEMAUDIN

Travaux

supplémentaires

Boutique Jeanne

Antide

Réaménagement des locaux de l’ancien fourneaux économique et transfert de l’accueil de jour des sans- abris

VD MENUISERIE 4, rue des Jonquilles BP 52037 25110 BAUME- LES-DAMES

34

427,17 TTC

+ 2 009 TTC

Pas de CAO

Lot n°6 menuiseries intérieures bois

 

Avenant n° 1 :

Travaux

supplémentaires

TTC Pas de CAO Lot n°6 menuiseries intérieures bois   Avenant n° 1 : Travaux supplémentaires

III - Marchés de fournitures et prestations de services compris entre 90 000 HT et 300 000 HT et marchés de travaux compris entre 90 000 HT et 5 150 000 HT :

Objet du marché

Date du marché

Titulaire du marché

Montant du marché HT ou TTC (mini-maxi si marché à bons de commandes)

Direction Grands Travaux

     

PAE Châteaufarine

Aménagement de la rue René Char

13/04/2011

Groupement d’entreprises EUROVIA / BONNEFOY 119 fbg de Besançon 25200 MONTBELIARD

974

502,50 HT

Direction Maîtrise de l’Energie

     

Travaux de remplacement de 9 échangeurs sur le réseau de chauffage urbain

18/04/2011

COFELY - GDF SUEZ 9 rue Edouard Belin BP 2089 25051 BESANÇON CEDEX

390

850,96 HT

Proposition

Le Conseil Municipal est invité à prendre acte de ce bilan.

BESANÇON CEDEX 390 850,96 € HT Proposition Le Conseil Municipal est invité à prendre acte de

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Compte de gestion 2010 du Chef du service comptable de la Trésorerie du Grand Besançon

Rapporteur : M. FOUSSERET, Maire

 

Date

Avis

Commission n° 1

01/06/2011

Favorable unanime

Résumé : Conformément à l’article L 2121-31 du Code Général des Collectivités Territoriales : «le Conseil Municipal arrête le compte administratif qui lui est annuellement présenté par le Maire. Le Conseil Municipal entend, débat et arrête les comptes de gestion des receveurs sauf règlement définitif».

Le compte de gestion établi par M. le Chef de Service Comptable de la Trésorerie du Grand Besançon retrace les opérations budgétaires en dépenses et en recettes selon une présentation analogue à celle du compte administratif. Il s’agit d’un document de synthèse qui rassemble l’ensemble des comptes mouvementés au cours de l’exercice concerné.

Pour l’exercice 2010, les balances du compte de gestion du Budget Principal et des budgets annexes de la collectivité (Eau, Assainissement, Service de Soins à Domicile pour Personnes Agées, Forêts, Zone activités Champs Montants, Zone activités Thomas Edison, Chauffage Urbain, Archéologie Préventive et Zone activités Madeleine Brès) concordent avec celles des comptes administratifs concernés.

Une vérification de la prise en compte par la Trésorerie des titres de recettes émis et mandats de paiement ordonnancés au cours de l’exercice 2010 a été effectuée au terme de cet exercice. Pour l’ensemble de ces budgets, aucune anomalie n’a été détectée par chapitres et comptes budgétaires entre les comptabilités de la Trésorerie et de la Ville.

Propositions

Le Conseil Municipal :

1) décide d’approuver :

- l’ensemble des opérations effectuées sur l’exercice budgétaire 2010 qui concerne les différentes sections budgétaires du Budget Principal et des budgets annexes,

- la comptabilité des valeurs inactives au titre du budget principal

2) constate la stricte concordance par chapitres et comptes budgétaires entre les comptes de gestion dressés pour l’exercice 2010 par le Chef de Service Comptable et les comptes administratifs de la collectivité.

dressés pour l’exercice 2010 par le Chef de Service Comptable et les comptes administratifs de la

10

3

Compte Administratif 2010

Rapport de présentation

Rapporteur : M. FOUSSERET, Maire

Date

Avis

Commission n° 1

01/06/2011

Favorable unanime

(2 abstentions)

Résumé : Il est proposé au Conseil Municipal d’examiner les résultats de la gestion de l’exercice 2010, en se prononçant sur le Compte Administratif, conforme au compte de gestion proposé par M. le Chef du Service Comptable de la Trésorerie du Grand Besançon.

D’entrée, il faut rappeler que le Budget Primitif 2010 voté par le Conseil Municipal s’inscrivait dans un contexte très particulier, marqué à la fois par la poursuite des effets de la crise économique et par l’amorce d’une série de bouleversements institutionnels, impactant directement les Collectivités Locales : remplacement de la taxe professionnelle par la CET (Cotisation Economique Territoriale), annonce d’une future réforme des valeurs locatives, débat parlementaire sur la réforme territoriale, resserrement des dotations de l’Etat et ouverture de réflexions destinées à «associer les Collectivités Locales aux nécessaires efforts de maîtrise des déficits publics».

Ce regard en arrière explique les choix arrêtés par le Conseil Municipal alors que l’action de la Ville reste inscrite dans un plan de mandat pluriannuel et est étroitement encadrée par une stratégie budgétaire et financière, fixée dès 2008 pour 6 ans. Les marges de manœuvre sont évidemment étroites, même s’il est de notre devoir de s’adapter en permanence aux attentes des citoyens, aux contraintes qui nous sont imposées, sans perdre de vue les grands enjeux de développement qui sont ceux de Besançon et du Grand Besançon.

Il est vrai que le contexte général s’impose depuis 3 ans de plus en plus durement aux Collectivités Locales.

Nous l’avons dit lors du débat budgétaire 2011 : 2009 a marqué une véritable rupture pour les finances locales et un changement complet de logique dans les relations financières entre l’Etat et les Collectivités Locales : fin d’un certain nombre de garanties financières (DGF), confirmation de désengagements financiers (le programme pluriannuel de finances publiques) et techniques (réduction de services rendus, essentiellement auprès des petites communes), évolution amorcée du système de péréquation, assèchement amorcé des co-financements, amorce d’une réforme fiscale se traduisant par des transferts inéluctables (fiscalité ménage) sans réelle visibilité sur le dynamisme des nouvelles assiettes (CET), leur ancrage territorial, ni leur équité.

En l’espèce, il ne s’agit pas d’un jugement de valeur, mais de simples constats partagés par toute une série d’associations d’élus de tous bords politiques, de spécialistes des finances locales, d’économistes ou de professionnels. Peut-être aussi que la lecture rétrospective des comptes administratifs incite à une grande prudence, vu la réalité de l’évolution des compensations financières attribuées par l’Etat.

à une grande prudence, vu la réalité de l’évolution des compensations financières attribuées par l’Etat. 14

Comment les Collectivités Locales dans leur ensemble ont-elles réagi à cette rupture unilatérale du pacte financier en 2009 ? Une publication de DEXIA (avril 2011) est de ce point de vue assez instructive. Les premières estimations montrent que sur une longue période, les années 2009 et 2010 sont tout à fait atypiques, notamment au regard du cycle électoral (même corrigées des effets post-crise, comme ce fut le cas par exemple en 1993). Il s’agit de moyennes (donc à ne retenir qu’en tendances), mais les constats de 2009 et 2010 sont les suivants. En 2009, les Collectivités Locales ont majoritairement choisi, dans un contexte de forte incertitude, de relever leur pression fiscale pour préserver leurs marges de manœuvre. Cela n’a pas été suffisant et l’autofinancement a historiquement baissé, accentué par la chute des droits de mutation. L’investissement s’est maintenu. En 2010, en revanche, DEXIA constate une réduction des dépenses d’investissement local et une amélioration de l’autofinancement, mais pour l’essentiel conjoncturelle, avec la reprise des transactions immobilières, donc des droits de mutations.

Ces données macroéconomiques sont plus significatives que n’importe quel discours. Et elles démontrent sans ambigüité une réaction de grande prudence.

En appauvrissant les Collectivités Locales, c’est l’investissement, donc l’emploi et le pouvoir d’achat qui en subiront les conséquences.

Il est intéressant d’avoir ce cadrage général en tête pour mesurer en parallèle les choix et les résultats de gestion de la Ville en 2010.

Le rapport de présentation qui vous est proposé est construit en cinq parties successives :

I - Les priorités du budget 2010

II - Les politiques publiques municipales et les grandes réalisations

III - Les données budgétaires et la situation financière de la Collectivité

IV - Les principaux postes du budget principal

V - Les budgets annexes.

I - Les priorités du budget 2010

1. Le contexte économique et financier de 2010

Selon les données publiées par l’INSEE à la mi mai 2011, les comptes de la

nation en 2010, après une crise importante en 2009, montrent une certaine reprise.

En 2010, l’économie française a crû de + 1,5 % après avoir stagné en 2008, puis fortement reculé en 2009 (- 0,1 % suivi de - 2,7 %). Cela étant, l’activité est demeurée, fin 2010 à un niveau inférieur à celui de début 2008. Il faut rappeler que le recul enregistré en 2009 était sans précédent depuis la seconde guerre mondiale. Toutes les branches économiques ont contribué à la reprise en 2010, à une exception près : le secteur de la construction (où la baisse s’est poursuivie quasiment au même rythme qu’en 2009 : - 5,5 % après - 6,1 %).

On peut noter que les dépenses de consommation des ménages ont progressé en 2010 (+ 1,3 %) après s’être stabilisées en 2009. Les dépenses en énergie ont augmenté. Ce mouvement favorable à la croissance n’a pas été suivi par les Administrations Publiques, la décélération est nette : + 1,2 % en 2010 après + 2,3 % en 2009.

été suivi par les Administrations Publiques, la décélération est nette : + 1,2 % en 2010

S’agissant de l’investissement, il a reculé moins fortement qu’en 2009 (- 1,2 % pour la formation brute de capital fixe de l’ensemble des agents contre - 9 % en 2009). Le recul de l’investissement des ménages s’atténue (- 1,5 % après - 9,3 %) avec la reprise du marché de l’ancien. Le mouvement de déstockage des entreprises s’interrompt. En revanche les dépenses d’investissement des administrations publiques chutent : - 9,6 % en 2010 contre + 2,4 % en 2009 (plan de relance). La contribution du commerce extérieur à la croissance est légèrement positive (+ 0,1 point).

Selon l’INSEE, ces évolutions impactent de façon limitée le pouvoir d’achat des ménages. On peut citer l’INSEE : «le revenu disponible brut des ménages accélère en 2010 à + 2 % en valeur après + 0,6 %. Cependant le prix de la dépense de consommation finale progresse de + 1,2 %, après - 0,6 % en 2009, si bien que le pouvoir d’achat du revenu disponible brut ralentit : + 0,8 % après + 1,3 % en 2009. Cette évolution est mesurée pour l’ensemble des ménages. Compte tenu de la croissance de la population, le pouvoir d’achat au niveau individuel progresse en moyenne de 0,1 %, après + 0,6 % en 2009».

Ces éléments (avec les précautions d’usage qui s’imposent) montrent clairement que l’effet de reprise positif reste limité et fragile, dans un contexte de hausse de l’inflation. La baisse des investissements des Collectivités Locales, le ralentissement du pouvoir d’achat des ménages et la baisse de leur épargne sont des signes de fragilité et ne témoignent pas d’une confiance résolue dans l’avenir, ni d’une réelle sortie de crise. Le redressement reste fragile, en tout cas insuffisant pour améliorer sensiblement le marché de l’emploi.

Pour ce qui concerne le déficit public, d’après l’INSEE, il s’élève en 2010 (au sens de Maastricht) à 7,1 % du PIB après 7,5 % en 2009. C’est moins que ce qui était prévu, même si cela reste très au-delà des plafonds fixés par les textes communautaires. Les recettes publiques s’accroissent (+ 3,1 % en 2010 après - 3,8 % en 2009 en pleine période de crise). Les dépenses ralentissent (+ 2,1 % en 2010 après + 4,1 % en 2009, en raison du plan de relance).

Cette baisse du déficit tient à une diminution du déficit des administrations publiques locales, comme des administrations publiques centrales.

Le besoin de financement des administrations publiques centrales est passé de - 121,8 milliards en 2009 à - 112,4 milliards en 2010. Les recettes (notamment d’impôts sur les sociétés) ont nettement progressé. Le coût de la réforme de la TP est évalué en 2010 à un peu moins de 8 milliards.

S’agissant du besoin de financement des administrations publiques locales, il a été réduit à 1,7 milliard après 6,2 milliards en 2009. Pour l’INSEE, cette amélioration résulte essentiellement du recul des dépenses (- 0,4 % en 2010 après + 3,2 %). Les recettes continuent à progresser (+ 1,6 % en 2010, après + 4,9 % en 2009). Plus en détail, la baisse des dépenses est liée à «un recul accentué des dépenses d’investissement» (- 6,9 % en 2010 après - 1,3 % en 2009). La masse salariale décélère (moindre transferts). Les dépenses sociales (Départements) restent dynamiques. Quant aux recettes, elles ralentissent, hors redressement des droits de mutation.

Les comptes sociaux quant à eux sont nettement déficitaires en 2010, avec un besoin de financement de 22,8 milliards d’euros, contre 15,2 milliards en 2009, en raison d’une forte progression des dépenses.

Enfin, s’agissant de la dette publique, elle augmente de 3,3 points de PIB à 82,3 %. Au sens de Maastricht elle s’élève à 1 591,2 milliards d’euros fin 2010, contre 1 492,8 milliards en 2009. La progression est rapide.

elle s’élève à 1 591,2 milliards d’euros fin 2010, contre 1 492,8 milliards en 2009. La

La part de l’Etat est de 1 245 milliards, en hausse de 77,2 milliards. La part des administrations publiques locales progresse de 5,4 milliards et atteint 160,6 milliards d’euros fin 2010. Quant à la part des organismes de Sécurité Sociale, elle augmente de 19,5 milliards pour représenter 170,6 milliards d’euros fin 2010. En résumé, la dette publique a atteint un nouveau record en fin d’année dernière.

Les tableaux ci-après établis à partir des comptes de l’INSEE permettent de résumer les éléments précédents.

Capacité (+) ou besoins (-) de financement des administrations publiques (en milliards d’euros)

 

2007

2008

2009

2010

Etat

- 39,9

- 63,6

- 117,1

- 121,5

Organismes d’administration centrale

- 8,9

- 5,1

- 4,6

9,1

Administrations publiques locales

- 7,7

- 9,4

- 6,2

- 1,7

Sécurité Sociale

4,6

13,5

- 15,2

- 22,8

Total administrations publiques

- 51,9

- 64,6

- 143,1

- 136,9

Déficit public notifié au sens de Maastricht

- 51,6

- 64,3

- 142,5

- 136,5

Dette publique notifiée en milliards d’euros

 

Au 31/12/2009

Au 31/12/2010

Etat

1 167,8

1 245

Organismes d’administration centrale

18,7

15

Administrations publiques locales

155,2

160,6

Sécurité Sociale

151,1

170,6

Total administrations publiques

1 492,8

1 591,2

S’il en était encore besoin, ces chiffres confirment l’importance des déficits et de la dette de l’Etat dans la situation globale des finances publiques, donc l’influence considérable qu’il faut en attendre sur l’évolution des relations financières avec les Collectivités Locales. Ils montrent aussi l’amélioration relative de la situation financière globale de ces dernières, d’un exercice sur l’autre, malgré un contexte de plus en plus difficile (confirmant ainsi les estimations de DEXIA évoquées en introduction du ce rapport).

2. Les priorités fixées au budget

Au Budget Primitif 2010, nous écrivions notamment : «nous assumerons nos responsabilités d’acteur économique et social, de maître d’ouvrage et de garant du service public local, avec l’ambition d’agir pour le développement du Grand Besançon».

Le Budget 2010 se voulait un budget volontaire et responsable, marqué par la poursuite d’une série d’efforts de gestion, la confirmation de la réalisation des engagements de la Municipalité et un effort renouvelé en direction du monde économique, avec la volonté de marquer davantage l’effort d’investissement de la Ville. De ce point de vue, la Ville se situe différemment de la tendance nationale. Elle peut s’appuyer pour cela sur des résultats de gestion plutôt plus favorables que la moyenne des villes de la strate comparable, en termes de taux d’épargne et de niveau d’endettement.

que la moyenne des villes de la strate comparable, en termes de taux d’épargne et de

Très clairement, le budget primitif 2010 affichait quatre priorités.

La première était une constante : la volonté de la Ville de maintenir son effort en investissement. Alors que le Budget Primitif 2009 prévoyait 40,1 Mde dépenses d’équipement, le BP 2010 affichait 41,3 Mmajorés d’1 Mconsacré exclusivement à des opérations d’économie d’énergie. Il faut rappeler que cet effort s’inscrivait dans une progression déjà amorcée en 2009 et appuyée sur une série de grandes opérations (en 2009 la Ville avait choisi d’accompagner le plan de relance mis en place par l’Etat). Pour mémoire, la répartition prévisionnelle des dépenses d’équipement au budget primitif (hors dépenses imprévues) était la suivante : 20,8 Mpour les opérations individualisées (enveloppes annuelles comprises), 13,6 Mpour les tranches annuelles et 6,9 Mpour les subventions d’équipement à verser (notamment au titre des opérations universitaires inscrites au CPER).

La deuxième priorité affichée au budget concernait l’accompagnement des personnes en difficulté et le renforcement des politiques menées par le CCAS. En 2010 la Ville avait décidé de pérenniser les moyens supplémentaires qui avaient été votés en cours d’année 2009. Cet effort se justifiait par les constats issus de l’Analyse des Besoins Sociaux, dans un contexte de dégradation rapide de la situation économique et sociale. En 2010, la lutte contre les inégalités, le soutien aux personnes en difficulté, l’intervention pour réduire l’isolement et la précarité, l’accompagnement du vieillissement et du handicap ne pouvaient que constituer pour nous une évidence.

La troisième priorité de la Ville était celle du pouvoir d’achat, priorité trop régulièrement maltraitée, importante pour nos concitoyens dans un contexte où le sentiment d’injustice sociale est grandissant et où, sur le plan économique, on sait que c’est la demande (et avant tout la consommation) qui soutient l’activité.

C’est aussi un domaine où l’action de la Ville est limitée et nos marges de manœuvre quasi inexistantes : la fiscalité locale ne tient que très imparfaitement compte des revenus et des situations individuelles. Quant aux services délivrés par la Ville, à l’exception de ceux gérés en budgets annexes et qualifiés de services publics industriels et commerciaux, leur prix est déjà très largement inférieur à leur coût de revient pour la Collectivité. Quant à l’eau et à l’assainissement, les choix et les politiques menées depuis de longues années ont permis de maintenir sur une longue période un tarif et une redevance qui positionnent Besançon parmi les villes les moins chères de France.

Quatrième et dernière priorité affichée au budget 2010 : la confirmation de nos choix d’interventions et la priorité politique donnée au service public. Le rappel de cette profession de foi n’était pas anodin dans le contexte de 2010 où les Collectivités Publiques étaient montrées du doigt comme de mauvais gestionnaires sources d’incomparables gaspillages (c’est d’ailleurs cet argument dans un discours du Président de la République qui a été le point de départ de la réforme territoriale votée fin 2010). Nous avions rappelé en 2010 (et la question est toujours d’actualité en 2011) notre conviction que le service public est légitime, qu’il peut être moderne et performant, et même concurrentiel avec le privé. Le discours qui consiste à opposer l’un à l’autre est dangereux car il est diviseur (surtout si son objectif final est d’imposer au final et sans préoccupation de l’intérêt des usagers des réductions drastiques dont le seul objectif est de générer des économies budgétaires).

Avant de rentrer dans le détail des réalisations, quel premier bilan tirer de la mise en œuvre en 2010 de ces quatre priorités ?

3. Les réponses apportées par la Ville de Besançon

Pour ce qui concerne la priorité donnée à l’investissement et à la poursuite de notre effort d’équipement, le bilan est indubitablement positif. 2009 avait été une année exceptionnelle (mais dans le cadre particulier du plan de relance). Nous avons volontairement poursuivi cet effort, porté par la poursuite et l’achèvement d’une série de grandes opérations. Hors travaux en régie, ce sont 46,1 Mde dépenses d’équipement qui auront été réalisées sur l’année sur le seul budget principal (22,1 Mau titre des opérations individualisées, 14,5 Mpour les tranches annuelles et

budget principal (22,1 M € au titre des opérations individualisées, 14,5 M € pour les tranches

9,5 Mpour les subventions d’équipement versées). Cette montée en charge s’inscrit dans la logique de la prospective budgétaire du mandat. Elle est aussi la traduction d’une réelle volonté politique, dans un contexte économique difficile pour le monde local : confirmer et si possible accélérer les engagements du donneur d’ordre que constitue la Ville. L’ensemble de ces travaux participe au projet de développement de Besançon et du Grand Besançon.

Le graphique ci-après montre l’évolution de ces dépenses (avec travaux en régie pour une comparaison pluriannuelle) entre les CA 2007 et 2010.

M

comparaison pluriannuelle) entre les CA 2007 et 2010. M € Dans le domaine social, la priorité

Dans le domaine social, la priorité que nous nous étions fixée s’est traduite par le vote au BP d’une subvention de 9,3 Mau CCAS (en progression plus rapide que le taux directeur fixé au budget pour les autres subventions et participations : + 4,1 %). En 2010, les services du CCAS ont dû faire face à une nette dégradation du climat social et à des sollicitations croissantes. Une série d’actions a été développée aussi dans le domaine de la santé, en direction des jeunes, en faveur de l’alimentation et du logement. La participation au RSA s’est mise en place. La rénovation de Champrond a été lancée. Nous y reviendrons ci-après, s’agissant aussi des actions menées en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées.

Troisième priorité affichée au Budget Primitif 2010 : celle du pouvoir d’achat. C’était une priorité difficile à mettre en œuvre, pour une raison simple : le «pouvoir d’achat de la Ville» elle-même a diminué en 2010. On peut renvoyer pour cela aux données présentées lors du Débat d’Orientations Budgétaires 2011. Sur la base du travail de suivi effectué depuis 6 ans, nous avons évalué pour 2010 à 2,7 M(rapportés à une base 2004) les coûts supplémentaires et les pertes de recettes annuelles que nous a imposés l’Etat.

C’est plus que le produit supplémentaire de recettes de fiscalité directe que nous attendions au BP 2010. Dans ces conditions, alors que (comme pour les ménages) nombre de charges sont en augmentation, les capacités d’actions de la Ville se réduisent, sauf à diminuer brutalement le service rendu aux usagers, ce que nous nous refusons de faire au nom du principe de solidarité. En revanche, nous avons continué en 2010 à améliorer nos efforts de gestion, à réduire les coûts et redéployer autant que possible crédits et personnels.

Un travail conjoint de recherche d’économies d’échelle s’est poursuivi avec le Grand Besançon et avec le CCAS. Il devrait déboucher en 2011 sur de nouvelles complémentarités et de nouvelles mutualisations. La Ville a aussi travaillé à réduire au maximum les évolutions de tarifs nécessaires. A titre d’illustration la redevance assainissement n’a pas augmenté et les + 3 centimes par m 3 pour l’eau ont de fait ramené le tarif réellement payé par l’usager à celui de 2003. Sur le plan

par m 3 pour l’eau ont de fait ramené le tarif réellement payé par l’usager à

budgétaire, la Ville n’a pas pu éviter une hausse du taux des impôts ménages, mais celle-ci n’a touché que le foncier bâti et a été en moyenne de + 1 %. Selon les estimations de DEXIA, toutes Collectivités confondues la hausse moyenne nationale a été de + 1,8 % et de + 1,7 % pour les communes (les données par strate de la DGFIP ne sont pas disponibles à ce jour).

La dernière priorité annoncée en 2010 était celle de la qualité du service public. Nous avons continué à y travailler : sur le court terme avec le développement des outils modernes de gestion de la relation citoyenne (nouveau standard téléphonique, extension de Proxim’Cité, implication dans le dispositif de la charte Marianne), sur le moyen terme avec la poursuite du redéploiement des services municipaux (rapprochements avec l’Agglomération sur le site de la City, préparation du déménagement rue Sancey, nouveau projet d’accueil pour les Formalités Administratives approuvé en 2011 par exemple). Cette préoccupation c’est aussi un travail au quotidien avec les équipes d’agents municipaux et la montée en charge du Pôle Ressources Humaines Partagé avec le Grand Besançon et le CCAS.

Enfin, nous avons fait le choix de la municipalisation avec la construction de deux nouvelles

Régies Autonomes Personnalisées pour gérer la Rodia et le site de la Citadelle au cours de l’exercice

2010.

II - Les politiques publiques et les grandes réalisations

1. La structure des dépenses par politique publiques

Avant d’aborder plus en détail les principales réalisations des politiques municipales en 2010, les deux graphiques ci-dessous présentent une répartition comparée des principaux postes de dépenses entre le CA 2009 et le CA 2010. La présentation est celle retenue régulièrement par grands secteurs d’activités et par regroupement de fonctions budgétaires en investissement et en fonctionnement (dépenses de personnel comprises).

par regroupement de fonctions budgétaires en investissement et en fonctionnement (dépenses de personnel comprises). 20
par regroupement de fonctions budgétaires en investissement et en fonctionnement (dépenses de personnel comprises). 20
Comme les années précédentes, la comparaison de ces graphiques montre une grande stabilité dans la

Comme les années précédentes, la comparaison de ces graphiques montre une grande stabilité dans la répartition des dépenses d’un exercice sur l’autre. C’est assez logique, faute de mouvements importants entre 2009 et 2010 dans la répartition des compétences entre Besançon et l’Agglomération ou de modification majeure dans les orientations politiques défendues par la Municipalité. Nous mettons en œuvre la feuille de route du mandat, avec une part toujours importante des dépenses correspondant aux services obligatoires (écoles, voirie, éclairage public par exemple) et aux charges de personnel (en raison des choix de gestion qui sont ceux de la Ville).

Le poste Développement Urbain - Cadre de Vie - Action Economique reste le premier poste de dépenses. Il représentait près de 21 % en 2009 et gagne un point au titre de 2010. Cette évolution (sensible en montants) est le fait de l’effort d’investissement sur l’année écoulée. C’est sur ce poste en effet que sont affectées les principales dépenses de travaux et d’infrastructures, décrites ci-après.

L’ensemble Animation - Culture - Sport et Jeunesse reste lui globalement stable en pourcentage, même si comme dans le cas précédent c’est la progression de l‘investissement qui explique l’évolution des dépenses brutes.

S’agissant du secteur Santé-Interventions Sociales, il regroupe les fonctions 5 «Interventions Sociales et Santé» et 6 «Famille». Paradoxalement, malgré l’effort fait par la Ville dans la progression de son soutien au CCAS, les montants sont globalement stables et la part respective de ces dépenses baisse en pourcentage. C’est lié à une série de mouvements d’ajustements entre fonctions en cours d’année sur la section de fonctionnement qui ont artificiellement diminué les dépenses des fonctions 5 et 6 (prévention spécialisée et regroupement des dépenses de restauration de la Petite Enfance pour une gestion coordonnée avec l’Education qui apparaît en fonction 2). Ces correctifs techniques sont comptabilisés en négatif et couvrent la hausse de l’effort de la Ville auprès du CCAS. On peut d’ailleurs rappeler que cette présentation ne recouvre pas la totalité de l’effort de la Ville et du CCAS dans le domaine des politiques sociales, mais correspond uniquement à la subvention versée par la Ville. Quant à la baisse du pourcentage, c’est une conséquence mécanique de la progression globale de l’investissement qui concerne essentiellement les autres secteurs.

On peut signaler par ailleurs la poursuite des efforts de gestion de la Ville en 2010 avec une diminution des dépenses affectées aux services généraux.

Enfin, les budgets annexes, stables en pourcentage, augmentent en volume.

La suite de la présentation des réalisations du CA 2010 reprend celle qui avait été proposée pour le budget primitif : une logique d’ensemble, celle du développement durable, et trois axes

été proposée pour le budget primitif : une logique d’ensemble, celle du développement durable, et trois

stratégiques : le développement de l’attractivité de la Ville ; la solidarité, la citoyenneté et la proximité du service public ; l’environnement et la qualité de la vie.

2. Le développement de l’attractivité de la Ville

C’était le premier axe stratégique porté par le budget 2010, avec la volonté de faire avancer significativement les grands dossiers structurants du Grand Besançon, notamment ceux du Tramway, la restructuration du Pôle Viotte et la Cité des Arts et de la Culture.

du Pôle Viotte et la Cité des Arts et de la Culture. Avec le recul de

Avec le recul de l’année 2010 et des six premiers mois de 2011, chacune de ces opérations a nettement avancé. S’agissant du projet de Tramway, il a été approuvé par le Conseil Communautaire du Grand Besançon qui en assure la maîtrise d’ouvrage. La Ville est fortement associée aux services communautaires pour la mise en œuvre de ce projet exemplaire qui va structurer l’ensemble de l’Agglomération. La coordination entre les équipes est désormais opérationnelle, comme l’intégration du projet dans les documents d’urbanisme, la coordination des programmes de travaux de nos deux structures et la programmation des opérations connexes qui intéressent directement la Ville. Si ces opérations n’ont pas donné lieu à un volume de dépenses important en 2010, l’investissement en temps a été considérable pour poser les bases solides d’un projet partagé. Le soutien de la Ville figure au PPI actualisé en janvier dernier.

La préparation de l’arrivée de la LGV nous a aussi beaucoup mobilisés en 2010 avec une série de travaux importants, comme par exemple la restructuration des ponts du Chemin Français et Nicolas Bruand pour lesquels plus de 1,7 Mont été versés. Un travail important a été mené aussi pour construire le projet global de réaménagement du secteur Viotte (0,6 Mde dépenses) :

ouverture de la Gare au Nord, intégration du pôle multimodal et de l’arrivée du Tramway, déplacement du monument aux morts et restructuration complète de la gare pour en faire un pôle d’attractivité complémentaire de la future gare LGV d’Auxon. Les négociations complexes menées avec l’Etat, la Région, le Département, le Grand Besançon, la SNCF et RFF permettront de présenter un projet opérationnel courant 2011, même si la question des déplacements et l’impact du Tramway sur les flux de circulation ont été traités en priorité.

Enfin, dernier projet d’envergure mené en partenariat aussi avec la Région et le Grand Besançon, le projet de Cité des Arts et de la Culture. Il contribue à redessiner l’entrée de la Ville et un nouveau Pôle Culturel bisontin. En 2011, ce projet prend forme sur le site de l’ancien port fluvial et le geste architectural est déjà appréciable. Sur cette opération, la Ville a mobilisé 2,3 Men 2010.

En 2010, nous avons aussi porté la réalisation d’un certain nombre de grandes opérations d’urbanisme.

C’est le cas du dossier de réhabilitation du 6 rue de la Madeleine dont le montage, le programme et le plan de financement ont été finalisés avec la sedD. Les lieux ont été libérés dans le courant de l’année et l’ensemble des documents d’urbanisme déposés pour passer à la phase opérationnelle dès 2011. Pour la Ville, cette opération qui a nécessité des inscriptions budgétaires spécifiques au BP 2011, s’inscrit dans une problématique globale, celle du réaménagement du quartier de Battant, pour lequel l’arrivée prochaine du Tramway constituera une réelle opportunité. C’est pourquoi nous nous mobilisons à la fois sur la problématique urbaine autour des secteurs du 6 rue de la Madeleine, du 11 rue Battant et de l’ensemble Champrond et sur les questions d’animation (avec la reconnaissance des Bains Douches comme centre social) et de développement commercial (appui sur la SAIEMB, étude mobilisant les acteurs économiques et le FISAC, recherche d’investisseurs économiques).

sur la SAIEMB, étude mobilisant les acteurs économiques et le FISAC, recherche d’investisseurs économiques). 22

D’autres dossiers se poursuivent et s’inscrivent dans une logique temporelle de long terme :

l’aménagement de la Caserne Vauban par exemple ou le secteur des Vaîtes. Sur ces deux grands projets nous avons souhaité privilégier une approche qualitative et environnementale, pour en faire des opérations remarquables. Cela nécessite aussi études et concertation.

En 2010, la poursuite des deux grandes opérations initiées sur le mandat précédent, celles des PRU de Planoise et de Clairs-Soleils, aura continué à représenter un volume élevé de dépenses d’investissement. Sur Planoise, l’effort de la Ville aura été de 2,7 M, dont 1,5 Mpour la seule opération de la traversée Allende. Sur Clairs-Soleils, 1,2 Mauront été dépensés, essentiellement au titre de la CPA, pour les opérations d’équipements et d’aménagements d’espaces publics.

En 2010, l’opération urbaine d’envergure qui aura connu l’évolution la plus visible est peut-être celle de la ZAC Pasteur. Avec la création du service municipal d’Archéologie Préventive, suite à la levée des nombreux obstacles juridiques et techniques et après négociation menée avec l’Etat, nous avons pu relancer cette opération majeure pour le développement de Besançon et l’attractivité commerciale du Centre-Ville. Les fouilles préalables au démarrage des travaux de construction du parking souterrain constituent une étape déterminante du projet. En 2010, la Ville a mobilisé 1,8 Mpour cette opération.

2010, la Ville a mobilisé 1,8 M € pour cette opération. Parallèlement, la Ville est très

Parallèlement, la Ville est très impliquée avec le Grand Besançon dans les opérations liées à l’aménagement de Témis et sur la ZAC des Hauts du Chazal. Nous travaillons aussi sur le projet des Prés de Vaux. Malgré la persistance de difficultés, les études se poursuivent, comme la réappropriation progressive du site, avec une dimension environnementale et culturelle.

Dernier point : nous avons lancé en 2010 une série d’études et de réflexions pour la requalification du secteur de Palente-Orchamps, qui va commencer à connaître une traduction budgétaire dès le budget 2011.

Le développement et l’attractivité de la Ville passent bien évidemment par la construction de grandes infrastructures et la construction urbaine, mais aussi par l’accompagnement dans l’élaboration d’une offre de services et la création d’activités économiques. Sur ce dernier point, la complémentarité d’interventions avec nos partenaires (et d’abord avec l’Agglomération) est une évidence et une nécessité. Nous sommes mobilisés en permanence dans ce but. Mais notre politique est aussi de mettre l’accent sur les facteurs de rayonnement de la Ville, de mettre en valeur ses atouts et de les faire connaître.

La création du nouveau pôle culturel autour de la Cité des Arts, de la Rodia et de la Fabrique Culturelle des Prés de Vaux est une illustration de cette politique. En 2010 nous avons construit le projet de friche culturelle avec la SAIEMB IE sur l’ancien site de l’usine Supérior, travaillé avec les futurs occupants, réfléchi aux modalités de gestion et fait procéder par le propriétaire des lieux aux nécessaires travaux d’aménagement et de sécurité. Le projet est désormais opérationnel, après son adoption par le Conseil Municipal.

opérationnel, après son adoption par le Conseil Municipal. S’agissant de la construction de la Scène des

S’agissant de la construction de la Scène des Musiques Actuelles, l’année écoulée a vu l’aboutissement d’un travail de longue haleine, l’élaboration du nouveau bâtiment, la mobilisation de toutes les énergies autour de ce projet, la mise en place de la structure de gestion (une Régie Autonome Personnalisée), et la réception des travaux avant

la mise en place de la structure de gestion (une Régie Autonome Personnalisée), et la réception

l’ouverture officielle dans les premiers jours de 2011. Aujourd’hui, avec près de 6 mois de recul, force est de constater que l’appropriation de cet outil (qui est bien plus qu’une simple salle de spectacles) est une réussite qui dépasse nos prévisions. On peut dire que La Rodia a tout de suite trouvé sa place dans le paysage bisontin. En 2010, la construction du bâtiment et l’aménagement des espaces extérieurs a représenté pour la Ville un investissement total de 4,2 M.

Enfin, 2010 a aussi été marquée par l’approbation par le Conseil Municipal de documents cadres, dont notamment le schéma de développement touristique élaboré en commun par la Ville et par le Grand Besançon et largement soumis à concertation avec nos partenaires. Il a permis d’initier une nouvelle démarche avec les professionnels du secteur réunis autour de l’Office du Tourisme et des Congrès, mais aussi de se fixer des objectifs chiffrés de développement.

C’est dans cette double logique culturelle et touristique que s’inscrit en 2010, la réflexion sur le projet de développement de la Citadelle et la réunion, dans une structure unique, des moyens mobilisés par la Société d’Economie Mixte et par la Ville en régie directe. Elle a débouché sur la création d’un établissement unique au cours du dernier trimestre 2010. Parallèlement, les travaux de réhabilitation du patrimoine Vauban se sont poursuivis activement puisque les travaux inscrits au CPER ont mobilisé 2,3 Men 2010.

3. La solidarité, la citoyenneté et la proximité du service public

Nous avons pris l’habitude de présenter désormais annuellement au Conseil Municipal, comme au Conseil d’Administration du CCAS, l’Analyse des Besoins Sociaux qui est pour nous un outil d’approche de la réalité sociale, autant qu’un instrument opérationnel pour répondre aux très graves difficultés que peuvent rencontrer nos concitoyens. Et le constat est simple : pour le CCAS, l’année 2010 a encore été une année de crise. Si l’amélioration relative des indicateurs économiques a pu globalement témoigner d’un début de sortie de crise, cela ne s’est pas traduit au niveau local par une diminution globale des besoins. Au contraire, la demande sociale a plutôt eu tendance à croître. Et les chiffres bruts témoignent sans commentaire des difficultés auxquelles nous avons dû faire face : 2 633 demandes présentées à Proxim’Social, 1 153 secours délivrés, 21 582 passages enregistrés au SAAS, 655 personnes hébergées à la Maison Abbé Pierre, 933 allocataires RSA accompagnés, 2 190 ménages bénéficiaires d’aides alimentaires.

Dans ce contexte, la Ville a clairement fait le choix de renforcer son soutien au CCAS en portant sa subvention globale à 9,3 M.

Mais l’action du CCAS ne s’est pas limitée à répondre à l’urgence sociale (aussi nécessaire soit-elle). La priorité a été de poursuivre l’amélioration et l’adaptation des dispositifs et des services, y compris avec un souci de gestion grandissant. On peut citer en 2010 l’ouverture de l’antenne sociale de quartier à Palente-Orchamps.

En 2010, le CCAS a aussi inauguré les Lits Haltes Soins Santé (LHSS) au Forum et assumé la responsabilité nouvelle d’opérateur départemental du service public de l’hébergement d’urgence, par délégation de l’Etat. Il a aussi poursuivi son intervention au titre du RSA, en partenariat avec le Département. Autres innovations importantes : le développement du microcrédit et le plan de lutte contre la précarité des jeunes Bisontins.

En direction des personnes âgées, le CCAS a poursuivi la modernisation des logements foyers, aidés financièrement par la Ville. Le service d’aide à domicile a été conforté, dans un contexte difficile où le risque de marchandisation et de fragilisation de la notion même de service public est réel. A titre d’illustration, ce sont 1 915 personnes différentes qui ont bénéficié en 2010 des services gérés par la Direction de l’Autonomie. Quant à la Maison des Seniors, elle a pour sa part traité 4 424 demandes en prenant toute sa place dans le paysage bisontin.

la Maison des Seniors, elle a pour sa part traité 4 424 demandes en prenant toute
la Maison des Seniors, elle a pour sa part traité 4 424 demandes en prenant toute

Le dernier axe de cette politique est celui du Handicap. Notre action a continué à se développer selon trois axes : l’insertion professionnelle des personnes handicapées avec l’appui sur le CHAT, la mise en œuvre du schéma d’accessibilité et la réalisation d’actions de sensibilisation, formation et communication. Sur le second point, on peut signaler notamment le début du plan décennal de mise en accessibilité de la voirie, la poursuite du service Evolis mais aussi le plus que représentera pour les personnes handicapées la mise en service du futur Tramway, totalement accessible.

L’Education, la jeunesse et l’apprentissage de la citoyenneté à tous les âges de la vie sont une autre priorité du mandat.

Dans le domaine de l’Education et de la Petite Enfance, nous avons déjà conduit de nombreuses réalisations, en améliorant le cadre et les conditions de travail des enseignants, des personnels et des élèves. Il reste évidemment à faire, et nous y consacrerons, chaque année, des moyens significatifs en fonctionnement et en investissement. S’agissant des programmes d’investissement de 2010 on peut citer les deux crèches inscrites dans les PRU de Planoise et de Clairs-Soleils, mais aussi le démarrage des travaux sur le site de la maternelle Champrond. Hors la reconduction de l’opération cartable numérique pour près de 0,1 M, les autres opérations d’investissement sont inscrites dans les habituels programmes de tranches annuelles.

Dans le domaine de l’Education, nous avons malgré tout poursuivi notre réflexion sur l’amélioration de la qualité du service rendu en matière de restauration scolaire. Suite aux analyses menées en interne, la priorité a été donnée aux conditions même de l’accueil des enfants, notamment par un accroissement des moyens consacrés à l’encadrement pendant la période des

repas. Cet effort initié en 2010, représente pour la Ville à partir de 2011 un coût en année pleine de

150 000 .

partir de 2011 un coût en année pleine de 150 000 € . Dans le domaine

Dans le domaine de l’Enseignement Supérieur, la Ville a décidé de soutenir fortement l’inscription de l’Université de Franche-Comté dans les démarches issues du Grand Emprunt mis en place par le Gouvernement : labellisations, recherche de l’excellence, PRES. Nous travaillons sur ce point de concert avec l’Agglomération et avec les principales Collectivités franc-comtoises (notamment la Région), tant les enjeux dépassent clairement le seul périmètre bisontin.

En 2010, la Ville a poursuivi sa politique de soutien aux bourses et à la vie étudiante. Par ailleurs 1,3 Mont été versés pour l’UFR Médecine Pharmacie,

850 Kcomme participation à la réhabilitation de la Cité Universitaire Canot et près de 0,5 Mpour le

Restaurant Universitaire de la Bouloie. La Ville s’est aussi beaucoup investie sur Temis Santé et sur le dossier de l’Institut de Cancérologie.

Enfin, la Ville a poursuivi en 2010 sa politique en direction des quartiers, en

s’appuyant sur les structures locales, les associations et les moyens mobilisés par chaque délégation.

2010 a été une année marquée par les difficultés grandissantes que connaissent nos partenaires de terrain : désengagements financiers, sollicitations croissantes, fragilité des emplois aidés. Cette situation nous a amenés à travailler étroitement notamment avec les Maisons de Quartier, pour réfléchir aux termes de nos conventionnements et à nos relations financières. Tous les partenaires sont concernés et les efforts doivent être partagés par tous.

On peut rappeler aussi qu’en 2010 l’incertitude sur les évolutions de la politique nationale en direction des quartiers restait préoccupante, entre déclarations contradictoires, et baisse constatée des moyens financiers. Si l’ambiguïté a depuis été levée sur l’avenir des CUCS, la question des

constatée des moyens financiers. Si l’ambiguïté a depuis été levée sur l’avenir des CUCS , la

moyens elle n’a pas été éclaircie. C’est vrai s’agissant des crédits dédiés de la politique de la Ville, mais aussi des moyens affectés au logement social, qui sont considérablement amputés.

au logement social, qui sont considérablement amputés. Les quartiers sur lesquels ont été particulièrement

Les quartiers sur lesquels ont été particulièrement concentrées les interventions de la Ville en 2010 ont été ceux de Planoise, Clairs-Soleils, Battant et Palente-Orchamps. Toutefois, les grands projets d’urbanisme qui commencent à redessiner le Ville et la perspective de l’arrivée prochaine du Tramway vont nous amener à repenser nos interventions dans une logique plus large, au-delà de stricts zonages.

Dans le domaine de la citoyenneté, 2010 a aussi été consacrée à relancer et redynamiser la mission de lutte contre les discriminations.

Dans le domaine sportif, nous avons poursuivi la politique que nous menons selon plusieurs axes : soutien au sport de haut niveau, appui aux pratiques sportives et amélioration de la qualité des infrastructures.

S’agissant du premier point, nous avons clairement tenu le cadre et les objectifs que nous avions contractualisés avec les Clubs sportifs. La Ville a été et est toujours aux côtés des structures qui participent clairement au dynamisme de la Ville, mais aussi dans un travail d’accompagnement, de mobilisation et de formation de milliers de jeunes dans les quartiers. Sans que cela ait toujours été facile, 2010 a permis de concilier clarté, rigueur et réussite sportive ; on peut s’en réjouir. Nous avons aussi développé les dispositifs en faveur de pratique amateur et des associations. Enfin, en matière d’infrastructures sportives, la Ville (au-delà des habituels crédits inscrits en tranches annuelles) est fortement impliquée dans un programme pluriannuel. En 2010, on peut citer une série de travaux sur Rosemont, sur la patinoire La Fayette et la préparation de la reconstruction du Stade de Rugby des Orchamps.

4. L’environnement, les déplacements et la qualité de la vie

L’environnement et la qualité de la vie constituaient le dernier axe stratégique du budget 2010. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de l’action constante menée par les Municipalités qui se sont succédées à la tête de cette Ville.

C’est une préoccupation forte de nos concitoyens et l’actualité comme les préoccupations climatiques ont bien montré toute l’importance de ces enjeux.

En 2010, nous avons poursuivi nos différentes politiques en direction de l’environnement : fleurissement, qualité des espaces naturels, protection de la biodiversité, mise en valeur des parcs et jardins, actions pédagogiques et politique des jardins familiaux par exemple. La Ville d’ailleurs a été récompensée au niveau national pour ses actions. Nous avons beaucoup investi en 2010 dans ces différents domaines d’intervention qui relèvent autant de la proximité que d’un investissement sur l’avenir. Sur l’année écoulée, les dépenses consacrées aux espaces verts ont représenté 634 Kde tranches annuelles. Près de 240 Kont été mobilisés pour les parcs et jardins de quartier. Nous avons aussi poursuivi les programmes pluriannuels d’aménagement des versants des collines et des jardins familiaux. Nous avons aussi conduit une série d’actions expérimentales et d’aménagements expérimentaux, dont certains ont d’ailleurs été pérennisés en 2011 en bordure du Doubs (opération Cheval Comtois).

2010 a aussi été largement consacrée à l’élaboration du nouvel Agenda 21 de la Ville. Un vaste travail de bilan, d’analyse, de concertation et de réflexion a été mené, en étroite collaboration avec le Grand Besançon. Le volet énergétique en constitue un élément à part entière,

en étroite collaboration avec le Grand Besançon . Le volet énergétique en constitue un élément à

avec le plan climat Energie Territorial. Nous avons à cette occasion initié une série d’opérations exemplaires : partenariat avec notre Ville jumelée de Fribourg en Brisgau, actions de sensibilisation des publics, diagnostics patrimoniaux, mobilisation du grand public et des familles. Ce sont 1,2 Mde crédits d’investissement qui ont été mobilisés en 2010 sur des opérations permettant d’améliorer l’empreinte énergétique du patrimoine municipal, mais aussi de générer des certificats d’économies d’énergie, directement réinvestis sur ces thématiques.

d’énergie, directement réinvestis sur ces thématiques. Nous avons aussi initié une opération originale avec la

Nous avons aussi initié une opération originale avec la mobilisation pour 1 Md’un emprunt Economies d’Energie, dont les annuités sont couvertes par les économies d’énergie qui résultent des travaux ainsi financés. En 2010, nous avons testé cette opération en la ciblant sur l’éclairage public et le renouvellement des lanternes sur l’espace public. Le bilan de cette opération dressé lors du BP 2011 est positif et cette approche simple a fait la preuve de son efficacité. C’est pourquoi nous avons décidé d’étendre cette année l’opération aux travaux d’isolation et à l’installation de panneaux photovoltaïques.

Le développement durable c’est aussi la question des déplacements. On peut rappeler que, chaque année, le budget voté pour le plan de développement urbain s’établit à 650 K. En 2010, nous avons poursuivi les efforts entrepris, après la mise en place de VéloCité. On peut citer à titre d’exemple le nouveau service d’autopartage et celui de VéloCampus. Ces deux nouveaux services s’inscrivent dans une réflexion d’ensemble où s’intègrent pleinement la question de l’accessibilité, comme la place du cycle en Ville. La réflexion pour la mise en place de nouveaux itinéraires et d’espaces de rencontre partagés sont une innovation pour la Ville.

de rencontre partagés sont une innovation pour la Ville. D’une façon générale, les moyens du Plan

D’une façon générale, les moyens du Plan de Développement Urbain ont vocation à accompagner toutes les interventions de la Ville et à s’inscrire dans les grands projets d’urbanisme où les modes doux de déplacement ont toute leur place.

Globalement, l’année 2010 a été largement consacrée à travailler avec l’Agglomération à préparer et anticiper les incidences urbaines de l’intégration du projet de Tramway. Cela nécessite de réfléchir conjointement à la phase de travaux et de mise en service, à l’élaboration de nouveaux schémas de circulation et de stationnement. Des orientations ont été arrêtées s’agissant des zones de stationnement payant, du stationnement résident, de la politique tarifaire ou de la mise en place avec le Grand Besançon de nouveaux parcs relais. Ces différentes actions se mettent en place progressivement depuis fin 2010.

Ces réflexions vont concerner progressivement toute la ville d’Ouest en Est avec quelques dossiers prioritaires préparés en 2010 pour s’intégrer au mieux dans le tissu bisontin : le secteur du Boulevard Diderot, l’entrée et le stationnement sur le site du CHU en premier lieu.

La qualité des espaces publics pour les Bisontins est une priorité. Le projet de Tramway porté par le Grand Besançon est ainsi une formidable opportunité, autant de créer de nouveaux modes de déplacement respectueux de l’environnement, que de servir d’accélérateur économique et de support à la mise en valeur de nouveaux lieux urbains. C’est ce qu’enseigne l’exemple des agglomérations qui nous ont précédés dans cette voie.

lieux urbains. C’est ce qu’enseigne l’exemple des agglomérations qui nous ont précédés dans cette voie. 27

Dernière priorité du Budget 2010 enfin : la qualité du service rendu par la Ville.

C’est pour nous une préoccupation constante qui passe par la professionnalisation des agents, les conditions d’accueil des usagers et la modernisation des outils.

S’agissant de la formation et de la gestion des personnels, l’année 2010 est la première année complète qui a vu le fonctionnement du nouveau Pôle des Ressources Humaines Partagé entre la Ville, l’Agglomération et le CCAS. Une évaluation est en cours, mais globalement le bilan est positif. Une harmonisation des procédures et des façons de faire reste encore parfois nécessaire mais l’éventail des services assurés et la capitalisation des compétences sont aujourd’hui reconnus.

C’est une expérience positive à cette échelle, le précédent service mutualisé important du point de vue des effectifs et des enjeux stratégiques ayant été celui des TIC.

La question du partage des moyens et de la mutualisation est aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Les exécutifs y ont réfléchi courant 2010 dans le contexte d’évolution législative et de bouleversement du paysage institutionnel local. Les élus de la Ville, du Grand Besançon et du CCAS seront amenés à se prononcer sur les perspectives d’un renforcement de la mutualisation en

2011.

Bien évidemment de telles perspectives devront s’appuyer sur le bilan de la dizaine de services déjà mutualisés dans une perspective d’amélioration de la qualité des services rendus.

Ces évolutions sont indissociables de l’amélioration des conditions d’accueil et de travail, comme de la modernisation des outils. Dès 2009, une première série de déménagements est intervenue sur le site de la City. Ces opérations s’inscrivent dans un plan plus vaste de regroupement de services, de libération de locaux dispersés en location, de nouvelles fonctionnalités (par exemple Education-Petite Enfance) et d’ouverture de nouveaux services. Le projet de nouvel accueil et de réinstallation des Formalités Administratives, au sein de la Direction de la Relation avec les Usagers, participe de cette logique. Les travaux vont démarrer en 2011.

Nous avons aussi initié en 2010 les travaux de réaménagement, de modernisation et de mise en sécurité de la salle du Conseil Municipal.

Cette démarche globale s’inscrit dans une politique Qualité d’écoute des usagers, comme des personnels, mais aussi de labellisation et de certification (démarche Marianne). Elle est aussi source de motivation et outil de management. Enfin, elle permet en regroupant les énergies et en professionnalisant les équipes de développer de nouveaux services dans le droit fil de Proxim’Cité. Pour la Ville, cela s’inscrit aussi dans un schéma directeur d’ensemble, notamment en matière informatique. A titre d’illustration, 2010 a vu une avancée sensible du dossier de la gestion de la relation citoyen et l’engagement dans une démarche lourde, celle du renouvellement du système d’informations financières commun à la Ville, au Grand Besançon et au CCAS.

celle du renouvellement du système d’informations financières commun à la Ville, au Grand Besançon et au
celle du renouvellement du système d’informations financières commun à la Ville, au Grand Besançon et au

III - Les données budgétaires et la situation financière de la Ville

1. Les résultats du budget général

BUDGET GENERAL - RECETTES REELLES - REPARTITION PAR BUDGETS ET PAR SECTIONS

   

2009

   

2010

 

Prévisions

Réalisations

Restes à réaliser

Prévisions

Réalisations

Restes à réaliser

Investissement

58

326

743,00

32

739

882,40

21

415

952,00

60

736

551,00

32

829

108,89

24

381

496,00

Fonctionnement

170

459

238,00

172

083

319,50

 

0,00

172

960

522,00

175

833

550,71

 

0,00

228

785

981,00

204

823

201,90

21

415

952,00

233

697

073,00

208

662

659,60

24

381

496,00

Mouvements DSP casino Gestion active dette Autofinancement N-1

925

984,00

925

983,38

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

48

900 000,00

48

899 148,00

0,00

50

328 813,00

45

742 654,00

0,00

16

553 538,20

16

553 538,20

0,00

17

365 435,72

17

365 435,72

0,00

BUDGET PRINCIPAL

295

165

503,20

271

201

871,48

21

415

952,00

301

391

321,72

271

770

749,32

24

381

496,00

Investissement

4

897

179,00

3

081

445,17

1

785

430,00

5

097

371,00

3

303

766,52

1

793

604,00

Fonctionnement

9

256

493,63

8

427

345,32

 

0,00

9

658

030,76

9

195

907,60

 

0,00

EAU

14

153

672,63

11

508

790,49

1

785

430,00

14

755

401,76

12

499

674,12

1

793

604,00

Investissement

8

153

509,00

6

567

828,37

1

496

961,00

7

513

907,00

4

796

330,06

2

711

647,00

Fonctionnement

12

554

192,60

11

816

027,12

 

0,00

12

650

301,41

12

302

829,44

 

0,00

ASSAINISSEMENT

20

707

701,60

18 383

855,49

1

496

961,00

20

164

208,41

17

099

159,50

2

711

647,00

Investissement

4

224

121,40

1 573

059,35

2

509

395,00

5

342

623,00

4

310

257,41

 

838

251,00

Fonctionnement

812

265,21

 

812

264,71

 

0,00

814

574,61

1

375

032,84

 

0,00

CHAUFFAGE URBAIN

5 036 386,61

2 385 324,06

2

509

395,00

6

157

197,61

5

685

290,25

 

838

251,00

Investissement

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

8 059,00

 

3

059,00

 

5 000,00

Fonctionnement

 

681

208,00

 

162

868,84

0,00

1

237

525,00

1

082

589,92

 

0,00

Autofinancement N-1

 

0,00

 

0,00

0,00

39

452,47

39

452,47

0,00

ARCHEOLOGIE PREV.

 

681

208,00

 

162

868,84

 

0,00

1

285

036,47

1

125

101,39

 

5 000,00

Investissement

 

116

391,30

 

116

391,71

 

0,00

 

105

353,08

 

105

352,26

 

0,00

Fonctionnement

653

014,73

655

327,07

0,00

628

315,16

587

825,59

0,00

SSADPA

 

769

406,03

 

771

718,78

 

0,00

 

733

668,24

 

693

177,85

 

0,00

Investissement

 

206

795,41

 

206

595,41

 

0,00

 

119

558,73

 

113

588,73

 

0,00

Fonctionnement

559

016,00

530

578,79

0,00

574

455,00

525

630,66

0,00

FORÊTS

 

765

811,41

 

737

174,20

 

0,00

 

694

013,73

 

639

219,39

 

0,00

Investissement

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

66

199,00

 

0,00

 

66

199,00

Fonctionnement

 

60 356,49

 

26 093,95

 

34 262,54

92

292,49

 

26 093,95

66

198,54

ZA CHAMPS-MONTANTS

 

60 356,49

 

26 093,95

 

34 262,54

 

158

491,49

 

26 093,95

 

132

397,54

Investissement

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

Fonctionnement

 

202

944,80

 

3 957,80

 

198

987,00

 

202

944,80

 

3

957,80

 

198

987,00

ZA EDISON

 

202

944,80

 

3 957,80

 

198

987,00

 

202

944,80

 

3 957,80

 

198

987,00

Investissement

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

Fonctionnement

0,00

0,00

0,00

 

741

900,00

0,00

 

741

900,00

ZA Madeleine BRES

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

741

900,00

 

0,00

 

741

900,00

Investissement

17

597

996,11

11

545

320,01

5

791

786,00

18

253

070,81

12

632

353,98

5

414

701,00

Fonctionnement

24

779

491,46

22

434

463,60

233

249,54

26

600

339,23

25

099

867,80

1

007

085,54

42

377

487,57

33

979

783,61

6

025

035,54

44

853

410,04

37

732

221,78

6

421

786,54

Autofinancement N-1

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

39

452,47

 

39

452,47

 

0,00

BUDGETS ANNEXES

42

377

487,57

33

979

783,61

6

025

035,54

44

892

862,51

37

771

674,25

6

421

786,54

Investissement

75

924

739,11

44

285

202,41

27

207

738,00

78

989

621,81

45

461

462,87

29

796

197,00

Fonctionnement

195

238

729,46

194

517

783,10

233

249,54

199

560

861,23

200

933

418,51

1

007

085,54

271

163

468,57

238

802

985,51

27

440

987,54

278

550

483,04

246

394

881,38

30

803

282,54

Mouvements DSP casino Gestion active dette Autofinancement N-1

 

925

984,00

 

925

983,38

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

48

900 000,00

48

899 148,00

0,00

50

328 813,00

45

742 654,00

0,00

16

553 538,20

16

553 538,20

0,00

17

404 888,19

17

404 888,19

0,00

BUDGET GENERAL

337

542

990,77

305

181

655,09

27

440

987,54

346

284

184,23

309

542

423,57

30

803

282,54

BUDGET GENERAL - DEPENSES REELLES - REPARTITION PAR BUDGETS ET PAR SECTIONS

   

2009

   

2010

 

Prévisions

 

Réalisations

Restes à réaliser

Prévisions

Réalisations

Restes à réaliser

Investissement

83

327

083,00

53

759

311,01

24

047 796,00

85

849

045,00

57

133

303,28

25

348

725,00

Fonctionnement

145

458

898,00

139

929

182,00

 

0,00

147

848

028,00

142

049

384,53

 

0,00

228

785

981,00

193

688

493,01

24

047 796,00

233

697

073,00

199

182

687,81

25

348

725,00

Mouvements DSP casino Gestion active dette (GAD) Autofinancement N-1

925

984,00

925

983,38

 

0,00

 

0,00

 

0,00

 

0,00

48

900 000,00

48

899 148,00

0,00

50

328

813,00

45

742

654,00

0,00

16

553 538,20

16

553 538,20

0,00

17

365

435,72

17

365

435,72

0,00

BUDGET PRINCIPAL

295

165

503,20

260

067

162,59

24

047 796,00

301

391

321,72

262

290

777,53

25

348

725,00

Investissement

6

740

484,00

4

143

412,27

2

397 764,00

6

978

991,00

4

149

657,83

2

424

686,00

Fonctionnement

7

381

966,00

6

344

908,46

 

0,00

7

759

420,00

7

118

892,05

 

0,00

EAU

14

122

450,00

10

488

320,73

2

397 764,00

14

738

411,00

11

268

549,88

2

424

686,00

Investissement

12

232

577,00

7

264

807,32

4

636 573,00

11

942

847,00

7

579

830,58

4

030

162,00

Fonctionnement

5

496

038,00

4

521

314,76

 

0,00

5

787

030,00

5

018

822,84

 

0,00

ASSAINISSEMENT

17

728

615,00

11

786

122,08

4

636 573,00

17

729

877,00

12

598

653,42

4

030

162,00

Investissement

4

357

076,40

2

857

772,89

1

293 266,00

4

435

475,00

1

661

951,65

1

588

966,00

Fonctionnement

514

131,21

320

728,14

 

0,00

322

663,00

293

988,05

 

0,00

4

871

207,61

3

178

501,03

1

293 266,00

4

758

138,00

1

955

939,70

1

588

966,00

Déficit d'investissement

 

0,00

 

0,00

 

0,00

980

857,58

980

857,58

 

0,00

CHAUFFAGE URBAIN

4 871 207,61

3 178 501,03

1

293 266,00

5

738

995,58

2 936 797,28

1

588

966,00

Investissement

 

42

542,00

 

39

452,47

 

3

059,00

 

58

228,00

 

57

944,46

 

0,00

Fonctionnement

638

666,00

120

357,37

 

0,00

1 187

356,00

898

591,35

0,00

 

681

208,00

 

159

809,84

 

3

059,00

 

1 245

584,00

 

956

535,81

 

0,00

Autofinancement N-1

 

0,00

 

0,00

 

0,00

39

452,47

39

452,47

0,00

ARCHEOLOGIE PREV.

 

681

208,00

 

159

809,84

 

3

059,00

1

285

036,47

 

995

988,28

 

0,00

Investissement

 

46

582,00

 

38

600,87

 

7

980,00

 

33

326,00

 

25

981,46

 

7

344,00

Fonctionnement

601

280,00

575

012,67

 

0,00

587

717,00

536

934,17

 

0,00

SSADPA

 

647

862,00

 

613

613,54