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DIPLOME D’ETUDES SUPERIEURES DE COMPTABILITE ET GESTION

FINANCIERE DE L’UEMOA

(DESCOGEF)

SESSION 2018

CORRIGE : TECHNIQUES ET GESTION FINANCIERES

1
CORRIGE DE L’EPREUVE DE TECHNIQUES ET GESTION FINANCIERES

DOSSIER 1 : POLITIQUE FINANCIERE (25 POINTS)


 Corrigé du cas n°1 : Rentabilité d’un projet sans investissement initial (10 points)
1. La rentabilité économique du projet d’achat de bateau (5 points)

 Calcul de la VAN du projet d’achat du bateau (en millions de francs) :

Eléments N N+1 N+2


Chiffre d’affaires 1 750 2000 1900
Coût d’achat des marchandises vendues 1405( ) 1580 1501
Marge commerciale ( ) 420 399
Coût des intermédiaires 105 120 114
Charges liées au bateau 10.5( ) 12 11.4
Résultat avant impôt 229.5 288 273.6
Impôt sur le résultat (25%) 57.375 72 68.4
Résultat après impôt 172.125 216 205.2
Remboursement de la dette d’investissement 25( ) 25 25
Flux nets de trésorerie d’exploitation . ( ) 191 180.2

(1) 1475 – 1750 x 0.04 = 1405


(2) 1750 – 1405 = 345
(3) 105 x 0.1 = 10.5
(4) 250 / 10 = 25
(5) 172.5 - 25 = 147.125

 Valeur actuelle nette

Valeur actuelle nette = 147.125 (1.12) + 191 (1.12) + 180.2 (1.12) = 411 ,89

La valeur actuelle nette étant positive, ce projet est donc rentable.

2. Décision des dirigeants (5 points)

 Calcul de la VAN du paiement de frêt :

Eléments N N+1 N+2


Chiffre d’affaires 1 750 2000 1900
Coût d’achat des marchandises vendues 1475 1660 1577
Marge commerciale ( ) 340 323
Coût des intermédiaires 105 120 114
Résultat avant impôt 170 220 209
Impôt sur le résultat (25%) 42.5 55 52.25
Flux nets de trésorerie . ( ) 165 156.75

(1) 1750 - 1475 = 275


(2) 170 – 42.5 = 127.5

2
 Valeur actuelle nette

Valeur actuelle nette = 127.5(1.12) + 165(1.12) + 156.75(1.12) = 356.94

 Conclusion

Etant donné que la VAN de l’achat du bateau est supérieur à celle du paiement de frêt les dirigeants
vont opter pour l’achat du bateau.

 Annexe 2

L’étude de la rentabilité économique de ce projet a permis d’évaluer le TRI = 12,616%.


Les flux de trésorerie nets générés par l’exploitation ont été estimés par le directeur financier :

Eléments N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Flux nets de trésorerie 7 400 000 8 100 000 9 400 000 9 100 000 8 700 000
sur exploitation

 Corrigé du cas n°2 : Décision de financement : arbitrage emprunt/location-


acquisition (10 points)

1. Coût de l’emprunt (3,5 points)


 Flux nets de trésorerie liés au financement par emprunt

Eléments Début N+1 Fin N+1 N+2 N+3 N+4


Remboursement -3 000 000 (1) -3 000 000 -3 000 000 - 3 000 000
Intérêts -600 000 (2) -450 000 (3) -300 000 -150 000
Economie d’impôt / intérêts 150 000 (4) 112 500 75 000 37 500
Emprunt 12 000 000
Flux nets de trésorerie 12 000 000 -3 450 000 -3 337 500 -3 225 000 -3 112 500

(1) 12 000 000/4 = 3 000 000


(2) 12 000 000 x 5% = 600 000
(3) (12 000 000 - 9 000 000) x 5% = 450 000
(4) 600 000 x 25% = 150 000
 Coût de l’emprunt = taux pour lequel :

12 000 000 = 3 450 000(1 + t) + 3 337 500(1 + t) + 3 225 000(1 + t) + 3 112 500(1 + t) .

Par tâtonnement dichotomique, le coût de l’emprunt = 0.0375 soit 3.75%.

Ou encore Coût de l’emprunt = taux nominal x (1 – taux impôt) = 5% x (1-25%) = 3.75%.

3
2. Coût du crédit-bail (3,5 points)

Eléments Début N+1 Fin N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Loyer de location-acquisition -3 750 000 -3 750 000 -3 750 000
Economie d’impôt /loyer 937 500 (1) 937 500 937 500
Perte d’éco d’impôt/ amort. -600 000(2) -600 000 -600 000 -600 000 -600 000
Option de rachat -3 000 000
Economie d’impôt/ amort. 375 000(3) 375 000
Economie sur prix d’achat du bien 12 000 000
Flux nets de trésorerie 8 250 000 -3 412 500 -3 412 500 - 2 662 500 -225 000 -225 000

(1) 3750 000 x 25% = 937 500


(2) (12 000 000 /5) x 25% = 600 000
(3) 3 000 000/2) x 25% = 375 000

Coût du crédit-bail = taux pour lequel :

8 250 000 = 3 412 500(1 + t) + 3 412 500(1 + t) + 2 662 500(1 + t) + 225 000(1 + t) +
225 000(1 + t)

Pour t = 10%, on a - 8 216 281.644

Pour t = 9%, on a – 8 364 535.672

. ( . )
=
. . . .

. .
= = 0.77
. .

t – 0.09 = 0.0077

t = 0.0977 soit un taux de 9.77%

3. Calcul des flux de trésorerie et du TRI (2 points)

Eléments N N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Flux nets de trésorerie sur 7 400 000 8 100 000 9 400 000 9 100 000 8 700 000
exploitation
Flux nets de trésorerie sur emprunts 12 000 000 -3 450 000 -3 337 500 -3 225 000 -3 112 500
Capital investis -30 000 000
Reprise de BFE 1 500 000
Flux nets de trésorerie du projet -18 000 000 3 950 000 4 762 500 6 175 000 5 987 500 10 200 000

Calcul du TRI

Taux TRI, est le taux pour lequel la VAN = 0

18 000 000 = 3 950 000(1 + TRI) + 4 762 500(1 + TRI) + 6 175 000(1 + TRI) +

4
5 987 500(1 + TRI) + 10 200 000(1 + TRI)

Pour TRI = 18% on a 18 072 907

Pour TRI = 19%, on a 17 606 863

= = 0,1564

TRI – 18 = 0.15644

TRI = 18,56 %

4. Justification de l’intérêt du recours à l’emprunt (1 point)

En recourant à l’emprunt la société bénéficie d’un effet de levier favorable en améliorant le taux de
rentabilité financière.

TRI avant financement = 12,616% et TRI après financement = 18.56%

DOSSIER 2 : DIAGNOSTIC FINANCIER ET EVALUATION DE L’ENTITE


(25 POINTS)

 Corrigé du cas n°3 : Analyse dynamique par le Tableau de flux de trésorerie


(18 points)

1- Montant de l’EBE et de la CAFG (6 points)

 Excèdent brut d’exploitation (EBE)

+ Ventes de marchandises 25 000 000


- Achats de marchandises 15 000 000
+ Variation de stock de marchandises 3000 000
= Marge commerciale 13 000 000
- Transport 1000 000
- Services extérieurs 2 000 000
- Impôts et taxes 1000 000
- Autres charges 1500 000
+ Autres produits 500 000
= Valeur ajoutée 8 000 000
- Charges de personnel 3000 000
= Excèdent brut d’exploitation 5 000 000

5
 Capacité d'autofinancement globale (C.A.F.G.)

Libellés Montant
r

+ Excédent Brut d’Exploitation (E.B.E) 5 000 000


+ Valeurs comptables des cessions courantes d’immobilisation 2 000 000
- Produits des cessions courantes d’immobilisation -750 000
= CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT D’EXPLOITATION 6 250 000
+ Revenus financiers (2 150 000 – 1 150 000 - 500 000) 500 000
+ Gain de change 1 150 000
+ Transferts de charges financières 452 500
+ Produits HAO 1 347 500
+ Transferts de charges HAO 825 000
- Frais financiers (2 000 000 – 200 000 – 300 000) -1 500 000
- Pertes de change -300 000
- Charges HAO -250 000
- Impôts sur les résultats -2 850 000
= CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT GLOBALE (C.A.F.G.) 5 625 000

3. Concepts d’excédent brut d’exploitation et de capacité autofinancement globale


(2 points)
 Excédent brut d’exploitation

L’EBE est la ressource que l’entité tire de son exploitation après avoir rémunéré le facteur
travail. Il mesure la performance économique de l’entité indépendamment de son mode de
financement, de ses choix en matière d’investissement et de distribution. Il constitue un bon
critère de la performance industrielle et commerciale de l’entité. C’est un indicateur de
comparaison des entités du même secteur d’activité. Si l’EBE est négatif, on parle alors
d’Insuffisance Brut d’Exploitation (IBE).
 Capacité autofinancement globale (CAFG)
La CAFG représente la trésorerie potentielle, disponible sur une certaine période, dont l’entité
peut disposer pour financer l’investissement. Le niveau de la CAFG est l’expression de
l’aptitude de l’entreprise :
- à renouveler ses investissements (maintien de son capital technique) ;
- à réaliser, au-delà, des investissements de croissance.
Ainsi, la CAFG est-elle le principal indicateur du potentiel de financement de la croissance de
l’entité.

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4. Tableau des flux de trésorerie (10 points)

REF LIBELLES EXERCICE N


Trésorerie nette au 1er janvier
ZA A 225 0000
(Trésorerie actif N-1 - Trésorerie passif N-1)
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
FA Capacité d'Autofinancement Globale (CAFG) 5 625 000
FB- - Variation de l’actif circulant HAO - 2 250 000
FC - Variation des stocks - 3 000 000
FD - Variation des créances +1 000 000
FE + Variation du passif circulant +3 000 000 (1)
Variation du BF lié aux activités opérationnelles
(FB+FC+FD+FE) : 1 250 000
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles (somme
ZB B 4 375 000
FA à FE)

Flux de trésorerie provenant des activités d’investissements

FF - Décaissements liés aux acquisitions d'immobilisations incorporelles -750 000 (2)


FG - Décaissements liés aux acquisitions d'immobilisations corporelles -2 500 000 (3)
FH - Décaissements liés aux acquisitions d'immobilisations financières -250 000 (4)
FI + Encaissements liés aux cessions d’immobilisations incorporelles et
+750 000 (5)
corporelles
FJ + Encaissements liés aux cessions d’immobilisations financières +1 250 000 (6)
Flux de trésorerie provenant des activités d’investissement
ZC C - 1 500 000
(somme FF à FJ)
Flux de trésorerie provenant du financement par les capitaux
propres
FK + Augmentations de capital par apports nouveaux +250 000 (7)
FL + Subventions d'investissement reçues +550 000
FM - Prélèvements sur le capital
FN - Dividendes versés -750 000 (8)
ZD Flux de trésorerie provenant des capitaux propres (somme FK à FN) D 50 000
Trésorerie provenant du financement par les capitaux étrangers
FO + Emprunts +1 000 000 (9)
FP + Autres dettes financières
FQ - Remboursements des emprunts et autres dettes financières -500 000
ZE Flux de trésorerie provenant des capitaux étrangers (somme FO à
E 500 000
FQ)
ZF Flux de trésorerie provenant des activités de financement (D+E) F 550 000
ZG VARIATION DE LA TRÉSORERIE NETTE DE LA PÉRIODE
G 3475 000
(B+C+F)
ZH Trésorerie nette au 31 Décembre (G+A)
Contrôle : Trésorerie actif N - Trésorerie passif N H 3 650 000
= 3900 000 -250 000 =- 3650 000

(1) 6 300 000 – 3300 000 = 3 000 000


(2) 1250 000 – 500 000 = 750 000
(3) 4 750 000 – 500 000 -250 000 – 750 000 – 1500 000 + 750 000 = 2 500 000
(4) 1 050 000 – 500 000 -300 000 = 250 000
(5) 1 250 000 – 500 000 = 750 000
(6) 1 500 000 – 250 000 = 1250 000
7
(7) 1000 000 – 500 000 – 250 000 = 250 000
(8) 1750 000 – 1000 000 = 750 000
(9) 1200 000 -200 000 =1000 000

 Corrigé du cas n°4 : Evaluation d’une entité par les options réelles (10 points)

D'après l'énoncé (montant en KF) : C = 50, PE = 20, t = 5, σ2 =17,5%,

RF =ln (1+0,0619) = 6%, y = 7%

d1 = [Ln(C/PE) + (RF - y + σ2 / 2) x t] / (√ )

d1= [Ln (50/20) + (6% - 7% + 17,5% / 2) x 5] / ( 17,5% 5) = 1, 3938= 1,39

d2 = d1 - √ = 1,3938 - (( 17,5% 5) = 1, 3938 – 0.9354 = 0,458 = 0,45

La table de la loi normale donne : N (d1) = 0.9177 et N (d2) = 0.6736

L'option réelle d'expansion vaut :

V = e (- y x t) x C x N (d1) - PE(e- RF x t) x N (d2)

V= e (-7% x 5) x 50 x 0.9177 - (20 x e-6% x 5) x 0.6736= 22,35

La société vaut donc :

Valeur de la société Optionnas par la méthode du DCF + valeur de l’option réelle

= 100 + 22,25 = 122,35, soit d’une valeur de 122 350 000

DOSSIER 3 : FINANCE DE MARCHE (12 POINTS)

 Corrigé du cas n°5 : Taux actuariel brut, swap de taux d’intérêt, appels de marge sur les

marchés organisés (12 points)

 Opération 1 : Taux actuariel brut (3 points)

1. Taux actuariel brut

Coupon = 10 000 x 6,5% = 650

10 000 x 115,75% = 11 575 = 650 (1+t)-1 + 650 (1+t)-2 + 650 (1+t)-3 + 10 000 (1+t)-3

t1 = 1% : 650 (1,01)-1 + 650 (1,01)-2 + 650 (1,01)-3 + 10 000 (1,01)-3 = 11 618

t2 = 2% : 650 (1,02)-1 + 650 (1,02)-2 + 650 (1,02)-3 + 10 000 (1,02)-3 = 11 298

t1 : 1% = 11 618

8
t :? = 11 575

t2 : 2% = 11 298

−1 11 575 − 11 618
=
2−1 11 298 − 11 618

t -1 = 0, 13475

t = 1 + 0, 13475

t = 1, 13%

2. L’épithète « brut » signifie sans prise en compte des économies d’impôt générées par les
charges d’intérêt.

 Opération 2 : Swap de taux d’intérêt (4 points)

1. Schématiser les situations dans lesquelles se trouve E avant et après le swap.

Avant l’opération :
Reçoit TAM/ exposée à une baisse des taux
Swapas

Après l’opération :

Taux fixe 3%
Swapas Banque
TAM +1%

2. La société Swapas se trouve donc prêteuse au taux fixe de 2%.


Le taux réel étant de 2%, aucun différentiel d’intérêt n’est versé.

Opération 3 : Appels de marge sur les marchés organisés (5 points)

1. Préciser les hypothèses de l’acheteur et du vendeur


L’acheteur prévoit une hausse du cours du contrat BUND 10 ans, soit une baisse des taux.

Il cherche donc à se couvrir contre une baisse des taux à long terme. Le vendeur s’attend à une baisse
du cours et donc à une hausse des taux longs.

2. Les appels de marges.


Chaque jour est calculé le gain potentiel ou la perte potentielle réalisée par le donneur d’ordre. Le gain
est crédité sur son compte ; la perte est débitée et doit être couverte le jour suivant (appel de marge). Si
le client ne satisfait pas à l’appel de marge, sa position est liquidée d’office (s’il est acheteur, il doit
vendre, et inversement).

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Les appels de marge constituent une sécurité quasi absolue, puisque leur objectif est de maintenir le
dépôt de garantie dans son intégralité.

Dans le cas présent, les appels de marge sont les suivants :

Le 05/01 : (99,22 – 100,22) / 100 x 100 000 x 5 = - 5 000 € soit – 3 279 785 Franc CFA

Le 06/01 : (100,45 – 99,22) / 100 x 100 000 x 5 = 6 150 € soit 4 034 135 Franc CFA

Le 07/01 : (100,32 – 100,45) / 100 x 100 000 x 5 = - 6 150 € soit - 4 034 135 Franc CFA

Le 08/01 : (100,54 – 100,32) / 100 x 100 000 x 5 = 1 100 € soit 721 155 Franc CFA

3. Sachant que l’opération est dénouée le 09/01 à 101,45 ; calculer le résultat obtenu par des
appels de marge et par calcul direct.
Par calcul direct, le résultat obtenu est :

(101,45 – 100 ,22) / 100 x 100 000 x 5 = 6 150 € soit 4 034 135 Franc CFA

Le dernier appel de marge est :

(101,45 – 100,54) / 100 x 100 000 x 5 = 4 550 € soit 2 984 604 Franc CFA

La somme des appels de marge est bien égale à 6 150 € soit 4 034 135 Franc CFA

L’acheteur avait prévu une hausse des cours qui s’est réalisée. C’est la raison pour laquelle il faut un
gain.

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