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MODULE SECURITE INDUSTRIELLE

Introduction

la sécurité industrielle, au sens large, consiste de façon générale à garantir la sécurité des biens, des personnes et
également la pérennité de l'entreprise.
L’endroitoù l’on travaille peut être une usine construite en dur ou un chantier l’essentiel c’est un lieu de travail. Il
devient nécessaire de faire correctement le travail tout en préservant la sécurité du personnel. Pour ce faire il faut
avoir des dispositifs matériels suffisants, les produits consommables pour une utilisation optimale et des
habitudes de travail :

I - Mesures d’hygiène sur chantier

Eau potable :

L’eau potable est indispensable sur tous les lieux de travail et elle n’est pas seulement pour la boisson elle
participe a l’hygiène des locaux et des personnes car des locaux infectés vont aggraver les maladies et les
blessures que l’on risque d’avoir.

Cette eau pour être bien utilisée doit etre distribuée par deux types de canalisations : celledédié àla lutte contre
l’incendie et celle pour les besoins d’hygiène et de consommation.

La canalisation pour l’hygiène est faite avec une plomberie classique dont le diamètre va dépendre du
débit qui est véhiculé. La source peut être une bâcheà eau séparée de celle de l’incendie ou commune. Lorsque la
source est commune il faut que le tube de récupération de l’eau pour l’incendie soit plus bas que celui de l’eau
potable pour se constituer une réserve permanente pour l’incendie.

La canalisation pour l’incendie doit être en permanence sous pression et être prête à l’utilisation.Pour
cela il faut trois pompes dont le démarrage est asservi par la valeur de la pression de la canalisation pour assurer
une sécurité complète.

La pompe Jockey qui sert à maintenir la canalisation sous pression. Elle démarre dès que le pressostat installé sur
la canalisation détecte une baisse de pression et s’arrête dès que la pression de service est atteinte.

La pompe électrique(entrainée par un moteur électrique) démarreà une pression plus faible que
celle de la pompe jockey car cela veut dire que la demande en eau est plus importante et que la pompe jockey n’a
pas pu rétablir la pression.En clair le débit dans la canalisation a augmenté parce que quelqu’un a ouvert la lance
RIA qui sertàéteindre le feu. (Sans la pompe jockey le débit aurait été retardé car il faut remplir le circuit d’eau)

La pompe entrainée par un moteur diesel est réglée a une pression encore plus basse et cela
veut dire que la pompe électrique n’a pas démarré et la pression a continué de descendre.
C’est cette redondance qui assure la sécurité lors de l’extinction d’un incendie

Sanitaire :

L’eau quelque soit sa fonction première doit être évacuée par des canalisations vers les stations d’épuration
grâcea des canalisations. Le dimensionnement de ces canalisations est indispensable pour éviter leur obturation
et avoir ainsi a faire des travaux de réparation en permanence ce qui aggrave les conditions d’hygiène des locaux
de travail.

Pour éviter l’obturation il faut une pente suffisante pour ne pas avoir de dépôts intérieurs et quand la pente est
insuffisante il faut des chasses d’eau périodiquement (un débit plus important de temps en temps) pour entrainer
les dépôts. Il faut également un diamètre suffisant pour que les évacuations ne puissent être bouchées.

Souvent ces évacuations sont couplées avec les eaux pluie pour faire récurage de temps en temps.

Il faut également que la maintenance puisse être faite facilement donc des regards bien positionnés avec une
distance maximale à ne pas dépasser. Car diminuer les couts d’installation c’est augmenter les couts d’entretien.

Infirmerie : les petits accidents doivent avoir leur solution dans l’infirmerie qui doit disposer du personnel et des
médicaments nécessaires pour pallier aux accidents les plus fréquents et sans gravité.

En cas d’accident grave il faut pouvoir évacuer le patient vers des centres plus spécialisés dans de bonnes
conditions.

Baraquement : si le lieu de travail est un chantier les baraquements vont servir au repos du travailleur pendant
la pose éventuelle. Ou la nuit pour que le travailleur soit disponible et sans retard lors de la demande de travail.

Une cantine est souvent proposée pour que le travailleur puisse être plus disponible pour son travail et
l’affranchir des temps de préparation ou d’achat de sa nourriture.

La Cantine permet de préparer des repas collectifs avec des conditions d’hygiène adéquates tout en préservant les
lieux d’une éventuelle infection. Il faut donc un contrôle permanent du personnel qui prépare les repas et des
conditions de préparation, d’évacuation des déchets et d’hygiene des locaux (rongeurs et autres animeaux
propagateurs de maladies.

Maladies professionnelles
Il va de que toute cette activité qui peut être incompatible avec la vie normale peut occasionner des nuisances ou
des maladies professionnelles auxquelles il faut remédier soit par une protection accrue adaptée a l’activité en
question.
1. Plan d’hygiène : il faut une hygiène rigoureuse et une initiation au danger qu’il faut prodiguer aux
travailleurs. Ils doivent être conscients du danger permanent et des moyens qui permettent une mise en
sécurité collective.
La manipulation de certaines substances peut nécessiter des procédures d’hygiène auxquelles il faut se
conformer pour ne pas mettre en danger les travailleurs.

II - Mesures de sécurité sur chantier :

Pour se protéger des nuisances sur les lieux de travail il faut un certain nombre de mesures inhérentes a l’activité
néanmoins il existe des mesures qui reviennent en permanence quel que soit l’activité.

Bien que la dénomination soit identique le moyen de protection doit être adapté à l’activité spécifique. Ainsi les
lunettes de protection pour un soudeur ou quelqu’un qui travaille avec une tronçonneuse ne sont pas les mêmes.
(Protection contre les projections de limaille et protection d’une intensité lumineuse importante).

Ces équipements sont spécifiés par un médecin du travail qui étudie les postures de travail et qui défini la
protection adéquate et la spécification peut aller jusqu’à la posture qui permet une moindre fatigue. L’adaptation
de l’outil au travail est l’ergométrie
La liste des moyens de protection n’est pas limitative mais à titre indicatif on peut citer

Casque, Bottes, Lunettes, Habillement, Gants, Masques, Ceintures…


Toute cette activité va malgré les moyens de protection et malgré les attitudes, postures occasionner des
accidents de travail qu’il faut soigner faute de les avoir évité a cause d’une négligences. (en principe la
médecine du travail étudie l’environnement, le travail, les gestes et les outils pour éviter les accidents
tout en réalisant un travail parfait).

Les accidents du travail sont de deux types celle qui sont apparents ‘blessures, chute etc…) et auxquels
on peut éventuellement remédier tout de suite et ceux qui n’apparaissent qu’au bout d’un certain
nombre d’années (comme l’exposition a des rayons nucléaires ou a de la poussière de sable). Et c’est en
général le médecin du travail qui après étudie du poste de travail et en fonction de son expérience édicte
un certain nombre de mesures qu’il faut appliquer.

Plan de sécurité : le champ de travail doit être balisé de consignes de sécurité qui rappellent le danger le plus
fréquent et qu’il faut éviter pour que la vigilance ne soit pas relâchée

III – Protection incendie :

Il faut distinguer la détection de l’incendie de la lutte contre l’incendie le feu se propage rapidement et il faut
l’éteindre le plus vite possible c’est pour cela il faut être averti à temps et être préparé en toute circonstance.

Plus vite l’incendie est détecté plus vite il sera maitrisé. Le feu et ses conséquences augmentent très vite car il
s’auto-entretien le fait de le détecté tôt nous permet de l’éteindre avec des moyens réduits.
1. Systèmes de détection et d’extinction automatique d’incendie
Les lieux à protéger de l’incendie sont classés suivant une norme qui donne le type de protection
minimal obligatoire. Cette classification dépend du travail qui y est réalisé de la fréquentation et du
personnel a évacuer en cas de sinistre.
Les compagnies d’assurance se sont regroupées en association (APSAD) et ont également édicté des
règles à respecter pour diminuer les risques et la compensation des assurés (R7).
Nous avons deux systèmes de détection automatique d’incendie :
Le système classique ou par zones :
Il est basé sur des zones qui sont un multiple de 4. Les centrales sont a 4 8 12 …. Zones a cause des circuits
intégrés qui permettent de réaliser des centrales a faible cout quand ce multiple est respecté.
Le détecteur incendie a beaucoup évolué

Les premiers détecteurs étaient ioniques : formés de deux chambres


L’une fermée hermétiquement et l’autre ouvert à la fumée du local.
Entre les deux une source radioactive émet des rayons gamma.

Le contenu des deux chambres est ionisé de la même manière et le


potentiel du milieu, entre les deux chambres est au potentiel moitié de la
tension d’alimentation. Lorsque la fumée entre dans la chambre
l’ionisation augmente et sa conduction va diminuer la différence de
potentiel entre ses bornes ce qui est détecté par la centrale. A cause de
source radioactive ce type de détecteur n’est plus commercialisé

Le détecteur optique qui est formé d’une source de lumière et d’un


détecteur de lumière placés aux extrémités d’un couloir en spirale. Si ce
couloir se rempli de fumée la diffraction de la lumière sur les particules
de fumée va véhiculer la lumière vers le détecteur qui le signale à la
centrale. C’est ce détecteur qui a remplacé le détecteur ionique

Un incendie dégage également de la chaleur et peut être détecté par ce dégagement de chaleur anormal

Le détecteur thermostatique qui détecte une température et crée une alarme si son seuil est
dépassé. 𝑇𝑐 >T très peu utilisé et remplacé par le suivant

Le détecteur thermo-vélocimétrique détecte un gradient de température et crée une alarme la


𝜕𝑇
vitesse avec laquelle la température augmente est importante.
𝜕𝑡

Le détecteur de flamme qui comprend une cellule photoélectrique réglée sur la longueur d’onde émise par le feu
utilisé surtout pour les feux de forêt.
Il en existe d’autres mais ce sont les plus importants

Ces détecteurs sont reliés a une centrale de détection incendieil en existe deux principaux modelés
Les centrales classique ou centrale a zones
Les centrales adressables

la centrale classique : qui comprend un multiples de 4 zones (4, 8…………64 zones), chaque zone est
un ensemble de deux fils ou sont connectés les détecteurs en parallèle voir schéma ci-dessous :

r
1.3k
A

24V 4.7k 4.7k 4.7k

B Resistance de fin de ligne

detecteur
Centrale a zones

Tension entre A et B détectée par la centrale en fonction de son état :

tension état observation


V > 20v Ligne coupée Défaut led jaune
20v< V < 18v Aucune alarme ledverte
17v < V < 18v 1 détecteur détecte un feu led rouge
14v < V < 17v 2 détecteurs détectent un feu led rouge
12v < V < 14v 3 détecteurs détectent un feu led rouge
10.7v < V <12v 4 détecteursdétectent un feu led rouge
9.5v < V <10.7v 5 détecteursdétectent un feu led rouge
8.6v < V <9.5v 6 détecteursdétectent un feu led rouge
7.8v < V <8.6v 7 détecteursdétectent un feu led rouge
6.6v < V < 7.8v 8 détecteursdétectent un feu led rouge
6v < V < 6.6v 9 détecteursdétectent un feu led rouge
5.7v < V < 6v 10 détecteursdétectent un feu led rouge
5.4v < V < 5.7v 11 détecteursdétectent un feu led rouge
5v < V <5.4 12détecteurs détectent un feu led rouge
4.8v < V <5v 13détecteurs détectent un feu led rouge
4.5v < V <4.8v 14détecteurs détectent un feu led rouge
4.3v < V < 4.5v 15détecteurs détectent un feu led rouge
4.1v < V < 4.3v 16détecteurs détectent un feu led rouge
3.9v < V < 4.1v 17détecteurs détectent un feu led rouge
3.7v < V < 3.9v 18 détecteurs détectent un feu led rouge
3.6v < V < 3.7v 19détecteurs détectent un feu led rouge
3.4v < V < 3.6v 20 détecteurs détectent un feu led rouge
V < 3.4v Court circuit de la ligne ledjaune
Le fonctionnement de la centrale se fait de la manière suivante : un détecteur ferme son contact et insère une
résistance de 4.7k ce qui augmente le courant dans la résistance interne et diminue la tension a la sortie de la
centrale. La tension de sortie de la zone est le critère qui permet de savoir si un incendie a été détecté ou un cours
circuit sur la ligne ou une coupure de la ligne. La résistance de fin de ligne permet un courant de 4ma en cas de
non incendie, de vérifier que la ligne n’est pas coupée ou qu’un détecteur a été enlevé. En clair la ligne est
surveillée en permanence. Le nombre maximum de détecteurs sur une zone est limité à 20 car au de la centrale
considère que le courant est important et l’assimile à un court-circuit.

La centrale signale les défauts (court-circuit et coupure par une led jaune) un incendie par une led rouge et
quand rien ne se passe par une led verte.

La centrale de détection ou chaque détecteura une adresse pour être interrogé seul sur son état:

Une centrale est formée de plusieurs lignes ; chaque ligne peut recevoir jusqu’à 125 détecteurs adressable
(chaque détecteur a une adresse différente) la ligne véhicule deux signaux l’alimentation en courant continue de
24V et l’autre est le protocole de communication formé de 0 et 1
La centrale considérée comme maitre et les détecteurs comme esclaves. Le maitre envoie aux détecteurs une
interrogation aux détecteurs a tour de rôle. Le détecteurinterroge sur son état répond au maitre en envoyant son
adresse puis son état (détection d’un incendie ou pas).
La ligne est raccordé a la centrale a ses deux extrémités et en cas de coupure de la ligne non seulement les
détecteurs reste alimentés et peuvent être interrogés et peuvent répondre.
La programmation permet d’assigner un détecteur a un endroit même si les détecteurs ne sont pas consécutifs.
Cette assignation va permettre au CMSI (centrale de mise en sécurité) de mettre en œuvre les modalités de mise
en sécurité du local.

125 détecteurs

Centrale de Mise de Centrale incendie


Mise en Sécurité

125 détecteurs

Centrale adressable

La communication entre les deux centrales se fait par une liaison sérielle RS232 (3 fils Tx, Rx et le Gnd )

La classification du bâtiment en fonction de la tâche qui y est exécutée et du nombre de personnes qui fréquente
le bâtiment donne la configuration minimale légale du matériel obligatoire a installer.

I – Le type de batiment
L'activité, ou « type », est désignée par une lettre définie par l’article GN 1 du règlement de sécurité
Incendie dans les ERP :
• Établissements installés dans un bâtiment
• J : Structures d’accueil pour personnes âgées ou personnes handicapées
• L : Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple
• M : Magasins de vente, centres commerciaux
• N : Restaurants et débits de boisson
• O : Hôtels et pensions de famille
• P : Salles de danse et salles de jeux
• R : Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans
hébergement
• S : Bibliothèques, centres de documentation
• T : Salles d'exposition à vocation commerciale
• U : Établissements de soins
• V : Établissements de divers cultes
• W : Administrations, banques, bureaux
• X : Établissements sportifs couverts
• Y : Musées
• Établissements spéciaux
• PA : Établissements de Plein Air
• CTS : Chapiteaux, Tentes et Structures toile
• SG : Structures Gonflables
• PS : Parcs de Stationnement couverts
• OA : Hôtels-restaurants d'Altitude
• GA : Gares Accessibles au public (chemins de fer, téléphériques, remonte-pentes...)
• EF : Établissements flottants (eaux intérieures)
• REF : REFuges de montagne
II – La catégorie
La capacité, ou « catégorie », est désignée par un chiffre défini par l'article R123-19 du Code de la
construction et de l'habitation:
• 1re catégorie : au-dessus de 1 500 personnes ;
• 2e catégorie : de 701 à 1500 personnes ;
• 3e catégorie : de 301 à 700 personnes ;
• 4e catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l'exception des établissements compris dans la 5e
catégorie ;
• 5e catégorie : établissements accueillant un nombre de personnes inférieur au seuil dépendant du
type d'établissement
Tableau des seuils de population fréquentant le bâtiment :
La protection contre l’incendie va dépendre de l’environnement à protéger c’est ainsi que le matériel de lutte
contre l’incendie est très diversifié.

Il va de soi que qu’un feu d’hydrocarbures ne peut être éteint avec de l’eau. Les hydrocarbures ayant une densité
plus faible que celle de l’eau flottent sur l’eau et de ce fait ils restent en permanence en contact avec l’oxygène
de l’air et il faut étouffer le feu en lui évitant de se mettre en contact avec l’air. En conclusion il faut pour chaque
type de feu un matériel et une procédure adéquate.

Lorsque le point de départ du feu est identifié et positionné avant le sinistre, on placera le matériel de lutte fixe
comme

Les RIA placés dans les couloirs des IGH.

Les extincteurs à poudre pour les armoires électriques.

Les extincteurs à gaz dans les soupentes pour le matériel informatique

1. Les sprinklers

Ce matériel fixe sera complété par un autre mobile pour diminuer le temps d’intervention car la propagation du
feu est très rapide. Plus on tarde plus le prix à payer sera grand. La progression du feu est exponentielle.

Le déclenchement de l’extinction a l’aide des sprinklers est automatique c’est la température qui vaporise
l’alcool contenu dans une ampoule en verre. La pression intérieure a cette ampoule provoque sa rupture et libère
la sortie de l’eau.

Mais l’aspersion par l’eau peut provoquer la détérioration du matériel. Le déclenchement des sprinklers se fait
au-dessus de 70°C et la température de rupture de l’ampoule est identifiée par la sa couleur.

Le principe est le suivant une ampoule remplie d’alcool ferme l’arrivée de l’eau lorsque la température du local
atteint 60°C l’alcool se vaporise créant une pression qui brise l’ampoule. le passage de l’eau était obstrué par
cette ampoule se trouve libéré. Cette eau gicle sur un disque rotatif qui découpe le jet d’eau en l’envoyant dans
toutes les directions. Cette pulvérisation de l’eau favorise le contact avec les flammes et refroidi le local par la
même occasion.

2. Systèmes de détection et d’arrêt automatique de gaz


Il en existe deux modèles ceux qui sont fixe et sont plus complexes et ceux portables qui donnent une
mesure qu’il faut souvent confirmer
Ils reposent sur la mesure de la chaleur de combustion des gaz et vapeurs inflammable a la surface d’un
catalyseur métallique. Le changement de résistance du a l’échauffement local est caractéristique de la quantité de
gaz présent dans l’atmosphère. Des que la concentration critique est atteinte le système isole la zone en coupant
l’alimentation d’une électrovanne.

Les détecteurs de gaz portable. Le principe est l’absorption d’un rayon infrarouge par le gaz il suffit de mesurer
la quantité restante pour définir la proportion du gaz dans l’air

On donne le schéma d’un détecteur de gaz simple portable réalisé a l’aide de composants basique un ampli op
741 4 portes nand (CD4011) un transistor et un buzzer.

3. Fermetures coupe-feu :
Pour isoler le feu et le confiner dans un compartiment et éviter sa propagation on utilise plusieurs
techniques dont les portes coupe feu qui ferment les passages.

les portes coupe-feu se ferment sans apport d’énergie ils se ferment même si le courant électrique est
coupé Une fois le compartiment isolé les autres parties continuent de fonctionner normalement en
attendant que l’incendie dans la partie isolée soit maitrisé. Que ce soit des portes ou des parois elles sont
caractérisés par la durée de résistance au feu ainsi le Placoplatre BA13 (13mm d’épaisseur) a une durée
coupe-feu d’une demi-heure. Pour une heure il faut mettre deux plaques.
Les portes coupe feux et les rideaux coupes feu doivent se fermer sous l’action de leur poids sans apport
d’énergie autre que celle qui a été emmagasinée de par leur position. La fermeture ou la descente doit se
faire à très faible vitesse pour ne pas effrayer les personnes et leur permettre de prendre les dispositions
nécessaires avant la fermeture totale. En temps normal ces éléments sont maintenus ouverts grâce a un
électroaimant (ventouse). Toute panne dans le système provoque la fermeture des portes c’est ainsi que
l’on s’assure que le système est fonctionnel avant l’incendie. On appelle cela la sécurité positive.
4. Exutoires de fumées skydome et désenfumages :
Lors d’un incendie la circulation de la fumée est canalisée par un système d’étagement des pressions
entre les parties du compartiment réalisé par des gaines de soufflage et d’aspiration qui sont mis en
marche par le système de mise en sécurité CMSI.
C’est ainsi que la plus forte pression est pour l’escalier suivi de celle du sas qui est avant l’escalier et la
plus faible est celle des circulations.

La fumée dégagée par le feu ne doit pas gêner les personnes et empêcher leur évacuation pour cela il
faut canaliser cette fumée pour l’évacuer par des conduit appropriés :
Par une différence de pression dans deux locaux contigus on favorise le déplacement de la fumée dans
un sens plutôt que dans l’autre. Le passage d’une circulation a l’escalier se fait par un SAS
intermédiaire qui permet de mettre en œuvre la différence de pression

Le skydome est la partie qui ferme le haut de l’escalier elle est en verre pour le passage de la lumière
Cette herméticité de l’escalier va nous permettre de le mettre sous pression et éviter que la fumée n’y
pénètre.
Le désenfumage est la mise en œuvre d’une organisation préalable dont l’efficacité doit être vérifiées
avant l’incendie.
C’est ainsi qu’un compartimentage du bâtiment doit être décidé chaque compartiment doit avoir
Une superficie limitée 2500m² max et une longueur de 75m max
Un compartiment peut être sur 2 ou 3 niveaux
Un accès vers l’extérieur pour l’évacuation des personnes.
La possibilité d’être isolé du reste du bâtiment pour que l’incendie reste confiné dans cette
zone
Avoir les moyens de lutte contre l’incendie
La possibilité de gérer l’évacuation des fumées et renouveler l’air pour que personne ne soit
gêné par ces fumées

5. Plan d’évacuation et signalisation :


Pour que personne n’hésite lors de l’évacuation du bâtiment il faut une signalisation qui permet de sortir
rapidement. C’est ainsi que le sas doit avoir
Deux portes coupe feu distantes de 1,20m avec des ferme-portes et des plaques signalétiques
Une bouche de désenfumage soufflage venant de la terrasse
Un siphon de sol
Une plaque indiquant le N° de l’étage
Un téléphone
Un plan d’étage
Une colonne sèche ou humide

Il faut que toute personne qui est dans le bâtiment et surtout le personnel qui gère le bâtiment sache ce
qu’il faut faire et dans quel ordre en cas de sinistre. Cet ensemble de dispositions est le plan
d’évacuation et de signalisation. Cette signalisation peut être faite par les blocs autonomes indiquant les
directions a prendre pour sortir du bâtiment.

6. Mesures de sécurité contre l’incendie dans les ERP, IGH, les parcs de stationnement

7. Mesures de sécurité contre l’incendie dans les tunnels et espaces souterrains

Définition et Classement des ERP :

A) DEFINITION : (R 123.2)
Constituent des Etablissements Recevant du Public, tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des
personnes sont admises :
- soit librement,
- soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque,
Ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant, ou sur invitation, payantes ou non.

B) PRINCIPES DE SECURITE (R 123.3 A R 123.11)


Afin de prévenir les risques d'incendie et de panique, les textes de réglementation respectent certaines règles
appelées "principes de sécurité".
Ils sont répartis comme suit :
• L'évacuation du public,
• La mise en œuvre des moyens de secours,
• La réglementation sur le comportement au feu des matériaux et éléments de constructions,
• L'aménagement et l'isolement des locaux entre eux,
• Un nombre suffisant de sorties et de dégagements (2 Mini),
• Un éclairage normal secouru par un éclairage de sécurité,
• Une interdiction des produits dangereux,
• Des installations techniques présentant des garanties de Sécurité et de bon fonctionnement,
• Des moyens d'alarme et d'alerte,
• Un service de sécurité.
C) CLASSEMENT D'UN ERP
Tous les ERP ont, de par leur nature d'activité, des spécificités qui rendent impossible une réglementation
unique, c'est pourquoi il a été mis en place un tronc commun à tous les établissements appelé "dispositions
générales ", et une réglementation adaptée à leurs particularités, appelée "dispositions particulières".
Afin de pouvoir adapter la réglementation correspondante à chaque ERP, ils ont été classés au préalable par
types (selon leur activité) et par catégories (selon le nombre de personne qu’ils reçoivent) (R 123.18 et 19)
Il existe 22 Types et 5 Catégories.

TYPES : (GN 1)
14 Etablissements courants
• J comme «Jeune »: Structure d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (enfants et
adultes),
• L comme « Loisir »: Salle d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages
multiples,
• M comme « Magasin »: Magasins de vente, centres commerciaux,
• N comme « Nourriture »: Restaurants et débits de boisson,
• O comme « hOtel »: Hôtels et pensions de famille,
• P comme « Piste/Poker »: Salles de danse et salles de jeux,
• R comme « Récréation »: Centre d’éveil, loisir sans hébergement, enseignement, Vacance,, Formation
(ELEVF)
• S comme « Savoir »: Bibliothèques, centres de documentation et archives,
• T comme « Tableau »: Salles d'exposition,
• U comme « Urgence »: Etablissements de soins,
• V comme « Vatican »: Etablissements de culte,
• W comme « Wall Street »: Administrations, bureaux et banques,
• X: Etablissements sportifs couverts,
• Y: Musées.

8 Etablissements Spéciaux
• PA: Etablissements de plein air,
• CTS: Chapiteaux, tentes et structures itinérantes ou prolongée,
• SG: Structures gonflables,
• PS: Parcs de stationnement couverts,
• GA: Gares,
• OA: Hôtels Restaurants d'altitudes,
• EF: Etablissements flottants,
• REF: Refuges de montagne.

CATEGORIES (R123.19)
Elles sont déterminées d'après l'effectif du PUBLIC et du PERSONNEL
L’effectif du public est calculé, selon :

• Le nombre de places assises (ex : dans un cinéma),


• La surface réservée au public (ex : 3 personnes par m2)
• La déclaration du chef d'établissement (ex : dans un type R, le directeur certifiera ne pas recevoir plus
de X élèves dans ses classes),
• D’après l'ensemble de ces indications.

Les établissements sont ensuite répartis en 5 catégories, classées comme suit :


1ère Catégorie . + de 1500 personnes,

1er GROUPE
2ème Catégorie . de 701 à 1500 personnes,
3ème Catégorie . de 301 à 700 personnes,
4ème Catégorie du seuil à 300 personnes,
2eme 5ème Catégorie établissements dans lesquels l'effectif n'atteint pas le chiffre minimum
Groupe précisé dans les dispositions particulières à chaque type d'établissements.
NOMBRE INFERIEUR AU SEUIL D’ASSUJETTISSEMENT

Quelques exemples des seuils d’assujettissements :

Définition et Classement des IGH :


A) DEFINITION : (R 122.2)
Constitue un Immeuble de Grande Hauteur tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier
niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins des Sapeurs-
Pompiers:
- A plus de 50 mètres pour les immeubles à usage d’habitation
- A plus de 28 mètres pour tous les autres immeubles
(- A plus de 200 mètres pour les ITGH)

B) CLASSEMENT D'UN IGH


GHA : immeubles à usage d'habitation ;
GHO : immeubles à usage d'hôtel ;
GHR : immeubles à usage d'enseignement ;
GHS : immeubles à usage de dépôt d'archives ;
GHTC : immeubles à usage de tour de contrôle ;
GHU : immeubles à usage sanitaire ;
GHW 1 : immeubles à usage de bureaux, de + 28m jusqu'à 50m;
GHW 2 : immeubles à usage de bureaux, de + de 50m;
GHZ : immeubles à usage principal d'habitation de + 28m jusqu'à 50m et comportant des locaux autres que
ceux à usage d'habitation ;
ITGH : immeuble de très grande hauteur, hauteur de + de 200m.

C) PRINCIPES DE SECURITE (R 123.3 A R 123.11)


D Désenfumage (solution A ou B)
E Escaliers (2 Minimum sauf en GHR= 3ESC, densité d’occupation 1pers/5m²)
V Volume de Protection
M Moyens de Secours, d’Alarme et d’alerte
M Matériaux M4 interdits (E)
A Ascenseurs NON-STOP
G Groupe Electrogène (Autonomie 36h)
I Intercommunications (SAS)
C Compartimentage

ITGH
Le classement des IGH en trois classes distinctes selon leur hauteur : ERP/IGH de plus de 28 m de haut,
ERP/IGH de plus de 50 m de haut et IGH/ERP de plus de 200m de haut.

Prescriptions techniques :

• Bâtiment « Sprinklé » en totalité,


• Cage d’escalier recoupée tous les 100m,
• Stabilité au feu des éléments de construction comprise entre 2 et 3 heures.

Locaux sécurité « IGTH » :

Les ITGH seront équipés d’un premier PCS en partie basse + un local de gestion incendie dédié aux
intervenants extérieurs et destinés à ne pas gêner le travail des services internes ainsi qu’un local de sécurité
incendie situé en partie haute, au deux tiers de l’immeuble.

Colonne Humide :

• Pression comprise entre 7 et 9 Bars,


• Réserve d’eau 240 m3,
• Débit 2000 L/min.
D) IMPLANTATION D'UN IGH
• L’IGH doit se trouver à moins de 3Km d’un centre de secours
• La voie d’accès pompier doit être à moins de 30m de l’IGH
• Un volume de Protection de 8m doit être respecté autour de l’IGH
• Le Poste Central de Sécurité doit se trouver au niveau accès pompiers
C) CLOISONNEMENTS DES IGH
1) Les Compartiments
• Afin de limiter la propagation du feu en IGH, les étages sont recoupés en Compartiments étanches aux
fumées et aux flammes.
• Un compartiment est un volume qui a des parois REI 120 une Surface de 2500m² maximum et une
longueur de 75m maximum.
• Un compartiment, peut regrouper 2 ou 3 niveaux maximum.
• Ce choix de construction propre à l’IGH permet d’assurer une sécurité optimale des autres
compartiments en cas de sinistres ; Ce qui permet de ne faire évacuer que le compartiment concerné.

2) Les Circulations Horizontales Communes (CHC)


CLOISON
Matériaux REI 60
Bloc portes E 30+ Ferme Porte
Il n’y a pas de volume de rangement

Nota :
Les locaux recevant + de 20 personnes doivent avoir 2 issues.
Si + de 50 Personnes, les portes doivent s’ouvrir vers l’extérieur pour faciliter l’évacuation. (Se rabattant sur la
cloison pour ne pas entraver la circulation ou bien situées dans un renfoncement).
D) LA REGLE C+D
Cette règle a pour but d’empêcher la propagation du feu par les façades
En ERP:
C+D = 1 m minimum si le Pc de la façade est < ou = à 130Mj / m²
C+D = 1,30 m minimum si le Pc de la façade est > à 130Mj / m²
En IGH:
C+D < 1,20m minimum
Nota:
Dans le cas où la distance n’est pas respectée,
Une saillie correspondante au cm manquant est rajoutée (D)
E) DISPOSITIFS D’INTERCOMMUNICATION EN IGH (SAS)
Les dispositifs d’intercommunication (SAS) permettent d’accéder aux escaliers.
Ils doivent être étanches aux fumées, désenfumés et être munis de murs REI 120.
Les SAS doivent avoir une surface de 3m² à 6m² et être équipés de 2 portes distantes de 1,20m minimum. Les
portes sont adaptées à la solution de désenfumage et munies de ferme - porte de 1 UP minimum. D’autre part,
Tous les SAS doivent être équipés des dispositifs suivants :
• Le plan de l’étage
• Le No. D’étage
• Une ligne téléphonique ou une prise de téléphone
• Un siphon de sol
• Deux portes coupe-feu
• Des plaques signalétiques
• Une colonne (sèche ou humide)
• L’éclairage minimal de sécurité
• Des bouches de désenfumage

Chapitre 4 – Incendies
4.1 Incendie
Un incendie est un feu violent et destructeur pour les activités humaines ou la nature. L'incendie est une
réaction de combustion non maîtrisée dans le temps et l'espace.
4.2 Comment se déclenche un incendie ?
Le feu est une réaction chimique pour laquelle trois éléments sont nécessaires : une matière combustible, de
l’oxygène et une température d’inflammation. Cette température d’inflammation peut être atteinte en
présence d’une flamme, d’une étincelle, d’une source de chaleur, d’un frottement...Ces trois éléments sont
généralement présentés dans un triangle, le triangle du feu.

Les trois côtés du triangle du feu sont :

1. la matière combustible
2. l’oxygène
3. la source d’inflammation

Il y a beaucoup de matières comburantes. Elles sont subdivisées en trois catégories :


• Les matières solides (par ex. vêtements, matériel d’emballage, chiffons sales)
• Les matières liquides (par ex. essence, diesel, peinture, diluant pour peinture)
• Les matières gazeuses (par ex. gaz naturel, propane).

On a normalement 21 % d’oxygène dans l’air. C’est suffisant pour qu’un processus de combustion démarre. Si
la teneur en oxygène dans l’air est plus élevée (par exemple, en cas de fuite d’une bonbonne d’oxygène), la
combustion sera plus rapide.
Il y a beaucoup de sources qui peuvent mener à un incendie ou une explosion :
• Feu ouvert (bout de cigarette incandescent, étincelles de soudage)
• Étincelles dues à un court-circuit ou de l’électricité statique
• Augmentation de la chaleur suite à du chauffage ou du frottement.

Les trois côtés du triangle du feu indiquent les conditions pour la naissance d’un feu. Il ne peut pas y avoir de
feu si l’un de ces éléments manque. Si les trois éléments sont combinés dans les bonnes proportions, le triangle
de feu est fermé et un feu prend naissance. Quand on retire un de ces facteurs, le feu s’éteint. Ce triangle est
donc aussi un instrument utile pour prévenir et combattre l’incendie.

4.3 Modes de propagation


Un incendie passe par une phase de développement, puis de régression, entraînant une élévation suivie d’une
baisse de température. Selon le mode d’inflammation et la nature du combustible, le développement sera plus
ou moins rapide.
La sévérité du feu et la durée de ces phases dépendent de plusieurs paramètres :
• Quantité et répartition des matériaux combustibles (charge incendie) ;

• Vitesse de combustion de ces matériaux ;

• Conditions de ventilation (ouvertures) ;

• Géométrie du compartiment ;

• Propriétés thermiques des parois du compartiment

4.3.1 Démarrage du feu (1re phase)


La rapidité de démarrage d’un incendie sera fonction du combustible en cause, de sa forme, de la ventilation
du lieu et du type de source d’allumage.
Durant la phase de feu couvant, la température est localisée au point d’ignition ; les premiers gaz et la fumée
apparaissent.

4.3.2 Déclenchement de l’incendie (2e phase)


Au cours de la deuxième phase, où le foyer est vif mais encore localisé, le rayonnement ou le contact des
flammes atteint les matières proches, les gaz chauds se dégagent et emplissent le volume, annonçant la
troisième phase.

4.3.3 Embrasement généralisé (3e phase)


Les gaz chauds accumulés portent les combustibles présents à leur température d’inflammation et l’ensemble
du volume s’embrase brutalement (flash-over).
L’incendie atteint son point maximal. La présence de gaz inflammables peut également provoquer des
déflagrations plus ou moins violentes.

4.3.4 Retombée du feu (4e phase)


La violence du feu décroît avec la disparition progressive du combustible.
4.4 Les causes de déclenchement d’incendie :
Les causes responsables d’un départ d’incendie peuvent être classées en trois groupes : les causes techniques,
les causes humaines et les causes naturelles.
4.4.1 Causes techniques
4.4.1.1 Liées aux combustibles :
Conditions de manipulation de gaz ou de liquides extrêmement inflammables, facilement inflammables ou
inflammables.

Produits chimiques de laboratoires


éther éthylique, méthanol, butane, éthanol, hydrogène…
Produits d’emploi courant
Colle, correcteurs, dissolvants de peintures et vernis ;
Bombes aérosols avec gaz propulseur inflammables (butane, propane…) : produits d’hygiène,
insecticide, nettoyage…

Conditions de stockage

Des produits inflammables


Absence de locaux d’entreposage conformes à la réglementation, d’armoires de sécurité pour liquides
inflammables, absence de ventilation, absence de détection incendie…
Des matériaux combustibles
Entreposage sauvage, non prise en compte du potentiel calorifique des locaux ni du pouvoir
calorifique des matériaux (locaux d’archives).
Réactions chimiques dangereuses
réaction exothermique non contrôlée pouvant provoquer l’inflammation des produits de la réaction ;
réaction libérant des gaz inflammables;
– réaction violente entre produits chimiques.
4.4.1.2 Liées aux comburants
L’oxygène
Présent à 21 % dans l’air ambiant, l’oxygène de l’air est le comburant privilégié. La réaction des matériaux au
feu diffère en milieu suroxygéné. Tout mélange gazeux comportant plus de 21 % d’oxygène est un mélange
comburant.
Composés dans lesquels les éléments électronégatifs sont faiblement liés
Peroxydes, acide nitrique, acide perchlorique, et leurs sels minéraux et organiques. Les peroxydes inorganiques
(eau oxygénée concentrée)…
4.4.1.3 Liées aux énergies d’activation
Courant électrique
– vétusté des installations, isolement défectueux des conducteurs au niveau des fiches murales
– surcharge des conducteurs et des circuits
– résistances de contact mal établi qui provoquent des échauffements
– utilisation de multiprises en surcapacité
– utilisation de câbles d’alimentation de diamètre insuffisant et fusibles inadaptés à la charge de l’appareil
– utilisation de câble de rallonge enroulé
– entretien et contrôle réguliers des installations
Échauffement mécanique :
frottement, pression…Axe de moteur grippé (exemple : pompes à vide, centrifugeuse…).
Surface chaude :
plaque électrique, agitateurs chauffants…
Flamme nue :
veilleuse d’appareil à gaz et de chaudière.
Énergie électrostatique :
téléphone portable, tissu synthétique.
4.4.2 Les causes humaines
Travaux par points chauds : Ils concernent le soudage au chalumeau à gaz oxyacéthylénique ou à l’arc
électrique, les coupages, meulage, l’oxycoupage des métaux… et tous travaux susceptibles de communiquer le
feu à des matières combustibles par production d’étincelles, de flammes ou de chaleur.
Imprudence, négligence, ignorance, malveillance.
4.4.3 Les causes naturelles
Climatiques : foudre, soleil, canicule
4.5 Prévention et protection
Le risque d’incendie existera toujours puisqu’il est impossible de n’utiliser que des produits incombustibles
dans les bâtiments. Aussi, le respect et la mise en place d’un ensemble de mesures de prévention adéquates et
leur prise en compte dans la conception du bâtiment sont essentiels pour limiter et maîtriser le risque incendie.
4.5.1 Principe de prévention
Un incendie peut être évité si l’on s’arrange pour que le triangle du feu ne soit pas fermé. On peut le faire en
éliminant un des trois facteurs (oxygène, combustible et source d’inflammation).
4.5.1.1 Matière combustible :
Dans un environnement avec de l’oxygène où une source de chaleur peut se transformer en source
d’inflammation, il faut éviter la présence de matières combustibles.
4.5.1.2 Oxygène
Il n’est généralement pas possible d’éliminer l’oxygène, mais on peut dans certains cas, diminuer la teneur ou
le volume en oxygène. L’oxygène ne brûle pas lui-même mais entretient le processus de combustion et peut
augmenter considérablement le danger d’incendie (par ex. éviction d’oxygène par l’azote dans les silos).
4.5.1.3 Source d’inflammation
L’incendie peut être prévenu en évitant les sources d’inflammation où du matériel combustible et de l’oxygène
sont présents.
4.5.2 Protection
4.5.2.1 Protection active :
Les protections initiales sont dites « actives » lorsqu’elles mettent en oeuvre des dispositifs dynamiques
(détection, alarmes, désenfumage, sprinklers) ou font intervenir l’action humaine pour éteindre le début
d’incendie (robinet d’incendie armé ou RIA). Elles ont pour objectif premier de permettre l’évacuation des
personnes dans les meilleurs délais et de faciliter l’intervention rapide des secours.
Le feu doit être détecté au plus tôt pour être combattu efficacement. L’ensemble des protections actives doit
être efficace dans les deux premières phases de développement du sinistre.
Quelques dispositifs de protection active :
– les détecteurs, réagissant à la fumée, à la chaleur, ou aux flammes, déclenchent une alarme sonore et la mise
en œuvre de certains équipements ;
– les consignes de sécurité et le balisage favorisent l’évacuation des occupants ;
– le système de désenfumage évacue les fumées toxiques, facilitant l’évacuation des occupants sans
dommages et l’intervention des secours ;
– les moyens de lutte, extincteurs ou RIA, permettent l’attaque immédiate du feu ;
– les sprinklers, réseau d’extinction automatique, attaquent sans délai le feu naissant
4.5.2.2 Protection passive :
La protection passive regroupe les moyens mis en œuvre pour limiter les effets
destructeurs du feu ;
Coupe-feu et pare flammes
Propagation de flammes

4.5.3 Les principales recommandations pour une bonne sécurité


Alarme - détection Permet l’évacuation du bâtiment dès les premiers instants de l’incendie

Désenfumage Évacue les gaz nocifs Limite l’extension du feu Facilite l’évacuation des occupants Permet
l’intervention des secours
Cantonnement
Une retombée en plafond, le cantonnement, piège les fumées et évite l’extension des gaz nocifs

Sprinklers maîtrisent le début d’incendie Limitent l’extension du feu

Pompiers La proximité, les équipements et l’accessibilité des pompiers permettent de sauver des vies
humaines, limitent les pertes et évitent la propagation à un tiers

Compartimentage Le cloisonnement des espaces facilite l’évacuation des personnes et retarde ou empêche
l’extension du feu Assure la sécurité des secours hors du local enflammé

Structure résistant au feu


La résistance au feu n’a que peu d’influence dans les immeubles de faible hauteur, mais elle est importante
dans les bâtiments à plusieurs étages pour préserver le temps nécessaire à l’évacuation des et assurer la
sécurité des pompiers et des personnes attendant les secours dans le bâtiment
Normes de sécurité
La formation du personnel, la présence d’extincteurs
Homologués régulièrement entretenus et de RIA augmentent les possibilités d’intervention précoce et donc
d’extinction du feu.

4.5.4 Procédés d’extinction :


4.5.4.1 Le refroidissement :
Il s’agit de l’absorption de l’énergie calorifique émise par le foyer .l’objectif est d’abaisser la température du
combustible en dessous de la température d’inflammation afin de bloquer la distillation des gaz inflammables
4.5.4.2 L’étouffement :
Le principe consiste à abaisser la teneur en oxygène aux alentours du foyer afin de rendre l’atmosphère
incomburante. on considère qu’à partir d’oxygène cet objectif commence à atteint, mais en fonction de la nature
du combustible et de la profondeur du foyer, il peut être nécessaire d’abaisser la teneur en oxygène en dessous de
8%
4.5.4.3 L’isolement :
Voisin du mode d’action de l’étouffement, l’isolement sépare physiquement les gaz de distillation par rapport à
l’oxygène de l’air

4.5.4.4 L’inhibition :
Il s’agit de bloquer la réaction chimique du feu en empêchant de passer à la séquence suivante.
4.5.5 Agents extincteurs :
4.5.5.1 L'eau :
On ne rencontre quasiment pas d'extincteur à eau pure.
4.5.5.2 La mousse :
Les extincteurs à mousse ont une conception identique aux extincteurs à eau avec additif, car il s'agit du même
mélange. Cependant ici la solution est mélangée à l'air au niveau du diffuseur, qui est composé d'un simple tube
mousse (un long tube doté d'une ouverture à son origine pour faire entrer l'air par l'effet Venturi) formant de la
mousse à bas foisonnement (mousse lourde).
4.5.5.3 Poudre :
Les extincteurs à poudre contiennent une poudre chimique qui agit de plusieurs manières, principalement en
étouffant le feu et en isolant le combustible .Cependant, elle n'a strictement aucun pouvoir refroidissant.
4.5.5.4 Poudres BC (feux de classes B et C) :
Elle est composée principalement de bicarbonate de sodium ou de bicarbonate de potassium (85-95%) qui sous
l'effet de la chaleur se décomposent en donnant notamment du CO2. Ils ont également une action inhibitrice sur
les réactions chimiques au sein de la combustion.
4.5.5.5 Poudre ABC (feux de classes A, B et C) :
Elle est composée principalement (jusqu'à 95%) de phosphate ou sulfate d'ammonium, de phosphate
monoamonique ou de carbamate ou bicarbonate de sodium. Les sels d'ammonium, outre de dégager du CO2 et
d'être de meilleurs inhibiteurs que ceux de sodium/potassium, ont la propriété de fondre sous l'effet de la chaleur
et de former à la surface des solides une croûte les isolant de l'air. C'est ce qui rend cette poudre utilisable aussi
bien sur les feux de classe A, B ou C.
4.5.5.6 Dioxyde de carbone :
Le dioxyde de carbone (CO2) agit principalement par étouffement, en diminuant fortement la concentration
d'oxygène alimentant le feu.

4.5.5.7 Halon :
Celle des extincteurs dont le contenu appartient à la famille des halons.
Chapitre 5 - Management des risques
C’est un processus global d’estimation des conséquences potentielles du risque dans le but de savoir s’il doit faire
l’objet de mesures pour en atténuer les effets ou de les éliminer.
L’évaluation des risques sert à planifier des actions de prévention dans l’entreprise, en tenant compte des priorités.
Elle doit être continue et faire l’objet de mises à jour annuelles ou à l’occasion de modifications de la production,
d’agrandissement des locaux, …
Faire l’inventaire des unités de travail (postes, familles de postes, métiers ou lieux de travail)
Identifier les situations dangereuses liées à chaque unité de travail
Estimer pour chaque situation dangereuse :
• La gravité des dommages potentiels

• La fréquence d’exposition des salariés aux dangers

• Le niveau de maîtrise

L’objectif est d’inscrire l’évaluation des risques dans la démarche de prévention des risques professionnels.
La démarche de prévention doit être construite dans le cadre d’un processus dynamique tenant compte de
l’évolution dans l’entreprise des facteurs humains, techniques et organisationnels.
La démarche d’évaluation des risques-prévention est une démarche structurée qui peut suivre les étapes suivantes:
1 - Préparation de la démarche
2 - Evaluation des risques : identification – classement
3 - Elaboration du programme d’actions
4 - Mise en œuvre des actions de prévention
5 - Réévaluation des risques

5.1 La préparation de la démarche

Il est nécessaire que l’employeur prenne connaissance des principes généraux de prévention auxquels il doit se
conformer.
Constitution de groupes de travail pluridisciplinaires :
La démarche de prévention se base sur des connaissances complémentaires d’ordre technique, médical,
organisationnel au stade de l’évaluation des risques et à celui de l’élaboration de stratégies de prévention.
L’employeur doit mettre en place ces groupes en s’appuyant sur tous les acteurs internes de l’entreprise.
Les unités de travail doivent être définies :
Poste de travail – groupe de poste – métiers – lieux de travail….
La méthode d’évaluation, les moyens financiers, les modalités de communication des résultats doivent être
précisées.
Les différents documents concernant la sécurité doivent être rassemblés :
- données statistiques internes ou par branche professionnelle sur les accidents de travail ou maladies
professionnelles.
- registres de sécurité contenant les rapports des différents organismes de contrôle.
- fiche d’entreprise du médecin du travail.
- fiches de données de sécurité des produits utilisés.
- programme annuel de prévention des risques professionnels.
5.2 L’évaluation des risques

Elle doit se faire de manière globale et exhaustive en s’appuyant sur la prise en compte des situations de travail réel
du salarié.
Identifier les dangers
Il s’agit de repérer, dans chaque unité de travail, tous les dangers auxquels peuvent être exposés les salariés.
Il faut donc :
Observer le poste de travail et son environnement à la recherche de dangers.

Déterminer et analyser toutes les tâches réalisées.

Demander l’avis des opérateurs sur des situations dangereuses potentielles ou réelles à leur poste.

Rechercher d’éventuels dommages corporels ou matériels antérieurs au poste.

Connaître la nature des produits utilisés et leur éventuelle toxicité.

Evaluer les risques


Il faut définir le risque au poste de travail pour chaque situation dangereuse et l’évaluer en fonction :
De la nature du danger
De la gravité de ses conséquences éventuelles, par exemple :

Faible : dommage mineur, accident bénin

Modérée : accident avec arrêt sans séquelles

Grave : accident avec séquelles

Très grave : risque mortel

Des antécédents d’accident du travail ou de maladie professionnelle à ce poste


Des circonstances d’exposition
De la probabilité d’apparition, fonction de la fréquence, de la durée d’exposition, du nombre de salariés
exposés :
Très improbable

Possible mais assez improbable,

Probable,

Très probable, inévitable à plus ou moins long terme.

Des moyens de prévention existant déjà au poste (techniques, organisationnels, humains)


Classer les risques : pour déterminer les priorités de plan d’action en fonction de la gravité potentielle et de la
probabilité d’apparition
Les risques peuvent être classés de 1 à 5.
Mesures correctives non prioritaires : 1 et 2
Mesures correctives moyennement prioritaires : 3 et 4
Mesures correctives prioritaires : 5

Par exemple : Pour un risque probable ou très probable et aux conséquences graves ou très graves, le risque sera
classé de niveau 5 et devra déclencher une action corrective urgente et prioritaire.
Il faut donc :
Observer le poste de travail et son environnement à la recherche de dangers.

Déterminer et analyser toutes les tâches réalisées.

Demander l’avis des opérateurs sur des situations dangereuses potentielles ou réelles à leur poste.

Rechercher d’éventuels dommages corporels ou matériels antérieurs au poste.

Connaître la nature des produits utilisés et leur éventuelle toxicité.

Evaluer les risques


Il faut définir le risque au poste de travail pour chaque situation dangereuse et l’évaluer en fonction :
De la nature du danger
De la gravité de ses conséquences éventuelles, par exemple :

Faible : dommage mineur, accident bénin

Modérée : accident avec arrêt sans séquelles

Grave : accident avec séquelles

Très grave : risque mortel

Des antécédents d’accident du travail ou de maladie professionnelle à ce poste


Des circonstances d’exposition
De la probabilité d’apparition, fonction de la fréquence, de la durée d’exposition, du nombre de salariés
exposés :
Très improbable

Possible mais assez improbable,

Probable,

Très probable, inévitable à plus ou moins long terme.

Des moyens de prévention existant déjà au poste (techniques, organisationnels, humains)

5.3 Elaboration du programme d’actions et mise en oeuvre des actions de prévention

La mise au point du programme d’actions consiste à rechercher des solutions respectant les principes généraux de
prévention.
Le programme de prévention des risques professionnels devra tenir compte des éléments d’ordre technique,
organisationnel et humain.
Il devra planifier l’ensemble des actions de prévention, établir des priorités d’action et décrire les mesures
envisagées permettant de supprimer ou de réduire le risque.
Chapitre 6 – Démarche ergonomique
6.1 Introduction générale
Selon l'Association Internationale d'Ergonomie, l’ergonomie (ou l’étude des facteurs humains) est la discipline
scientifique qui vise la compréhension fondamentale des interactions entre les êtres humains et les autres
composantes d’un système, et la mise en œuvre dans la conception de théories, de principes, de méthodes et de
données pertinentes afin d'améliorer le bien-être des hommes et l'efficacité globale des systèmes.
6.2 Qu’est-ce que l'ergonomie?
L’ergonomie traite de l’adaptation des conditions de travail aux capacités et caractéristiques de la personne active,
et des capacités d’adaptation de cette personne à sa fonction. L’ergonomie ne se préoccupe pas seulement de
l’adaptation des moyens de travail aux dimensions corporelles; elle s’intéresse aussi à une organisation du travail à
mesure humaine, ainsi qu’au contenu et à l’environnement du travail.
6.3 A quoi sert l’ergonomie?
6.3.1 Bien-être au poste de travail
Des postes et des processus de travail ergonomiques sont indispensables au bien-être des personnes au travail.
6.3.2 Productivité accrue
L’ergonomie présente aussi un intérêt économique. Des postes de travail et un travail adaptés à l’homme ont en
effet une influence positive sur la motivation et le rendement des collaborateurs. Si l’ergonomie est correctement
appliquée, elle contribue de manière significative à l’amélioration de la productivité.
6.3.3 Moins d’accidents et de maladies
L’ergonomie a également des effets positifs sur la sécurité au travail et la protection de la santé. Car sur des postes
de travail ergonomiques, il y a moins d’accidents et de maladies, et, par conséquent, moins de journées d’absence.
Des solutions globales en matière de sécurité du travail impliquent souvent la prise en compte d’aspects
ergonomiques.

6.4 Roue de l'ergonomie


La roue de l’ergonomie est subdivisée en 3 parties: le centre, le cercle de l’action et le cercle de la réaction.
Au centre se trouvent l’homme et la tâche. Il faut adapter le travail aux capacités et aux caractéristiques de l’être
humain. Mais l’homme possède aussi une certaine capacité d’adaptation à la tâche à effectuer. Pour cette raison,
nous trouvons également l’homme dans le cercle de l’action, qui est le domaine de l’ergonomie, en compagnie des
facteurs poste de travail, organisation du travail, environnement de travail et contenu du travail. Tous ces facteurs
influent sur les éléments du cercle de la réaction qui doit impérativement être puissant et équilibré si on veut
obtenir le bien-être au poste de travail et un bon résultat d’exploitation. Ces deux notions sont inséparables dès
qu’il s’agit d’assurer un succès durable. La fonction de l’ergonomie peut être mise en évidence à l’aide d’une
représentation simple:
6.5 Les facteurs importants de l'ergonomie
6.5.1 L’homme
Nous distinguons entre les caractéristiques préétablies, qui ne sont pas ou seulement difficilement modifiables,
telles que:
Le sexe;
L’âge;

Les dimensions corporelles (anthropométrie) la constitution les caractéristiques physiques et


fonctionnelles de l’organisme (physiologie).

Et les caractéristiques qui sont plus ou moins modifiables, telles que:


Le niveau de formation;

La dextérité;

L’expérience;

La condition physique.

Dans la roue de l’ergonomie, les caractéristiques difficilement modifiables sont à attribuer au centre, tandis que les
caractéristiques modifiables sont plutôt à attribuer au cercle de l’action:
6.5.2 Le poste de travail
Quelques aspects importants de l’aménagement du poste de travail.
6.5.2.1 Position assise ou debout?
Cette question est d’une importance fondamentale pour l’aménagement du poste de travail.
Les activités en position assise se trouvent surtout dans les bureaux et dans l’administration, tandis que les activités
en position debout sont majoritaires dans le domaine industriel et la vente.
Les activités mixtes en position assise, debout ou en marche sont idéales, car elles sont bonnes pour la circulation,
la musculature et l’appareil locomoteur. Un poste de travail combiné assis debout contribue de façon importante
au bien-être de la personne. Les disques intervertébraux sont alimentés en substances nutritives par les
mouvements de la colonne vertébrale, ce qui a pour effet d’améliorer le rendement.
6.5.2.2 Les dimensions
La construction de l’équipement de travail et l’aménagement des postes se font d’après les lois de
l’anthropométrie et de la physiologie, tant que le mode opératoire ou le processus de production n’imposent pas
de dimensions particulières.

6.5.2.3 Les espaces pour les mouvements et les distances de sécurité


Les machines et les appareils doivent être conçus de telle manière que leur utilisation, leur surveillance et leur
maintenance soient aisées. Le poste de travail adapté à la personne offre suffisamment d’espace pour les
mouvements, et présente les distances de sécurité nécessaires.
6.5.2.4 Les postures forcées
Dans la mesure du possible, les postures forcées sont à éviter. En cas de travail prolongé à l’écran, du mobilier
adapté doit permettre le changement de position.
D’occasionnels exercices de stretching ou de gymnastique pendant le travail devraient non seulement être tolérés,
mais aussi encouragés.
6.5.2.5 Le levage de charges
L’être humain n’est pas un moyen de levage ou de transport. Le levage fréquent de charges doit être soit remplacé
par une automatisation partielle ou totale du processus, soit facilité par des aides de levage appropriées
De nombreux accidents avec arrêt de travail sont consécutifs à des manutentions manuelles ou des postures
inadaptées.
6.5.2.6 La surveillance et la maintenance des installations
La productivité d’une installation n’est pas seulement influencée par la facilité d’utilisation, mais aussi par la qualité
de la surveillance et de la maintenance. La qualité de la surveillance est avant tout déterminée par la présentation
appropriée des états de fonctionnement (affichage) et par le bon fonctionnement des éléments de commande
(dispositifs de réglage, poignées) disposés de manière cohérente et fonctionnelle dans le système. La disponibilité
d’une installation est dans une large mesure fonction de la maintenance. C’est pourquoi il est important que les
installations soient facilement accessibles pour des travaux de maintenance et que le personnel dispose de
suffisamment de place. La disponibilité immédiate des éléments suivants est également déterminante: aides de
levage, moyens de transport, outils, appareils de contrôle et pièces de rechange.
6.5.3 L’organisation du travail
Une organisation du travail adaptée à la situation et à l’être humain influence notablement le climat d’entreprise,
le rendement des employés et la rentabilité du processus de travail. La figure 9 montre ce qui fait partie d’une telle
organisation.

6.5.3.1 Les modes opératoires et les moyens de travail


Pour obtenir une production économique, il est indispensable des choisir des modes opératoires et des moyens de
travail appropriés; ils ont en particulier une grande influence sur le degré de fatigue et la vitesse avec laquelle elle
s’installe.
Les modes opératoires qui demandent une dépense physique fréquente et répétitive devraient si possible être
mécanisés et automatisés. Des efforts physiques importants sur une période prolongée causent de la fatigue, ainsi
qu’une baisse de la concentration et du rendement, avec des effets négatifs directs sur la rentabilité, la sécurité et
la santé.
6.5.3.2 La planification du travail et la formation
Un travail efficace et sûr, sans risques d’accident, passe par une bonne formation.
Les informations concernant les risques et les instructions d’utilisation sont tout aussi importantes que les
explications concernant la qualité et les délais. Si les personnes, les machines ou les méthodes sont nouvelles, il
faut que la formation soit particulièrement soignée. Dans tous les cas de figure, cette formation devrait être
renouvelée de temps à autre, et sa mise en pratique vérifiée.
6.5.3.3 Le temps de travail et les pauses
L’horaire flexible garantit une certaine marge de manoeuvre qui permet d’adapter l’horaire de travail aux besoins
personnels. Pour des raisons organisationnelles, techniques ou économiques, il n’est pas toujours possible
d’introduire ce type d’horaire. Les pauses devraient être adaptées au type d’activité et avoir lieu avant que les
réserves en énergie ne soient trop entamées.
Des recherches en physiologie du travail ont établi que la fatigue n’augmente pas de façon linéaire, mais qu’elle
croît d’autant plus rapidement que la personne fatiguée travaille longtemps. De même, la récupération est
maximale en début de pause et l’accroissement de la récupération ne fait que diminuer à mesure que la pause
s’allonge. Il en résulte que, pour une durée totale équivalente, de nombreuses pauses brèves permettent d’obtenir
une meilleure récupération et ralentissent davantage la progression de la fatigue que des pauses moins
nombreuses mais plus longues.

6.5.3.4 L’évaluation du travail et la rémunération


L’évaluation claire et précise du travail et une rémunération correspondant au rendement sont –avec l’éloge, la
reconnaissance et l’estime de la personne – les conditions du bien-être, de la motivation et de la volonté de
rendement.
Cette façon de diriger le personnel s’est révélée être plus efficace, même en temps de crise, que la pression et la
critique.
6.5.3.5 La marge de responsabilité et de décision
Pour ne pas entraver la créativité et le sens des responsabilités par une organisation exagérée du travail, il convient
de supprimer toutes les contraintes qui ne sont pas absolument nécessaires, pour les remplacer par des possibilités
de décision. Tant que cela ne porte pas préjudice à d’autres postes de production, à la qualité ou aux délais, la
personne devrait pouvoir définir elle-même le déroulement du travail, dans le cadre de ses moyens et capacités.
Dans de nombreux cas, le regroupement des travaux de planification, d’exécution et de contrôle représente un
enrichissement du travail avec un effet positif sur le processus de production.
L’exécution de plusieurs tâches par rotation périodique à l’intérieur d’un groupe contribue à diversifier le travail et
encourage l’esprit l’équipe et la coopération.
6.5.4 Le contenu du travail
Le contenu du travail est en fait un sujet faisant partie du chapitre sur l’organisation du travail. Mais comme ce
sujet gagne de plus en plus en importance, il est justifié de le traiter à part et de façon détaillée.
Le contenu du travail peut aussi bien être trop limité que trop important. Ceci peut entraîner la sous-occupation ou
le surmenage en rapport avec la quantité ou la qualité du travail.
6.5.4.1 La sous-occupation et la monotonie
La sous-occupation réduit la motivation et la satisfaction au travail. On rencontre avant tout la sous-occupation
dans des activités monotones, peu stimulantes et peu exigeantes. De tel-les activités sont souvent le résultat d’une
division extrême du travail (taylorisme), qui a tendance à subdiviser les tâches complexes en de nombreuses étapes
intermédiaires (par ex. le travail à la chaîne).
La monotonie conduit rapidement à de l’indifférence et à une baisse de l’attention.

Ces deux facteurs ont une influence négative tant sur le comportement en matière de sécurité que sur le
rendement. La sous-occupation et la monotonie peuvent être réduites, voire supprimées par les mesures suivantes:
la rotation des tâches l’élargissement des tâches.
6.5.4.2 Le surmenage
Les limites entre sous-occupation, activité équilibrée et surmenage varient d’une personne à l’autre. Telle activité
sera jugée enrichissante par une personne, alors que pour une autre elle est synonyme de stress et de surmenage.
En plus du stress de la vie professionnelle, il faut aussi tenir compte du stress de la sphère privée (famille, vie
associative, sport, circulation routière, etc.). La somme de tous les stress ne doit pas atteindre le niveau, variable
d’une personne à l’autre, du stress malsain. On parle de stress professionnel malsain lorsque les exigences de
travail sont constamment supérieures aux capacités dont dispose la personne pour y faire face. Cet état se
manifeste par des sensations telles que la peur, la colère, la fatigue, l’ennui, les maux de tête et les douleurs
dorsales.
6.5.5 L’environnement de travail
L’environnement de travail influence dans une large mesure les conditions de travail et, par conséquent, le bien-
être, la sécurité, la satisfaction au travail, la fatigue, la santé et, en fin de compte, le rendement.
L’environnement de travail consiste en: conditions qui sont imposées par l’exécution du travail conditions qui
résultent de l’exécution du travail ou qui sont modifiées par cette exécution conditions qui proviennent de «
l’extérieur », c’est-à-dire des postes de travail voisins. Conditions imposées par l’exécution du travail Font partie de
ces conditions, le climat adapté à l’activité et à la personne, ainsi qu’un éclairage correct.
Le climat est déterminé par la température de l’air, son déplacement et son humidité, ainsi que par la température
à la surface des locaux et des installations. Le climat dit « de bien-être » dépend aussi de l’importance des
mouvements physiques et du travail musculaire.
Ce climat idéal varie avec l’âge, le sexe, la constitution, la santé, l’alimentation et l’habillement.
Le type d’éclairage, l’intensité lumineuse et l’angle d’incidence de la lumière doivent être adaptés aux besoins
visuels. Avec des couleurs, il est possible d’influer sur l’ambiance et sur la façon de ressentir la température et la
distance.

En complément de ce qui précède, il convient de souligner l’importance de l’ordre et de la propreté dans


l’environnement de travail; ils influencent l’ordre et la propreté au poste de travail et contribuent de façon non
négligeable à la qualité du travail, au rendement, ainsi qu’à la sécurité et à la santé.
mesures de sécurité contre les incendies dans les
tunnels et espaces sous terrains et les parcs de
stationnement
Les tunnels que ce soit lors de leur construction ou de leur exploitation présentent des risques d’accidents qu’il faut
éviter par un comportement, une reglementation et une signalétique.

Les tunnels sont classés en fonction de leur longueur et du sens de circulation et des véhicules (ferroviaire ou
automobile)
Véhicule de secours
Panneaux de diffusion de messages
Garage
Ventilateurs dans le sens de marche
Cabine d’appel d’urgence
Signalisation de vitesse
Detecteur automatique d’accident
Poteau incendie
Detecteur de fumée pour accélérer
la ventilation
Surveillance vidéo
Passage entre les deux sens pour
porter secours
Cheminées d’aération

Quels sont les risques spécifiques aux tunnels ?

Nous ne traitons ici que des risques pour les usagers circulant en tunnel et
non pas des risques pendant la construction.
Une première nature de risque est liée à l’instabilité de l’ouvrage et des
équipements accrochés à la voûte. La surveillance et l’entretien réguliers
permettent de se prémunir totalement contre ces risques.
Le mauvais fonctionnement de l’éclairage ou de l’amenée d’air frais (que l’on
désigne par le terme de « ventilation sanitaire ») peut nuire au confort
de l’usager et même l’incommoder (opacité et toxicité
de l’air).
Les événements générateurs de risques, tels que
pannes, incidents, accidents, incendies peuvent avoir
des conséquences aggravées en raison du caractère
confiné du tunnel. L’immense majorité des incendies
sont causés par une inflammation spontanée des
véhicules par défaillance technique, mais tous les
rares incendies ayant entraîné des décès sont
consécutifs à un accident, à l’exception toutefois de
l’incendie de 1999 dans le tunnel du Mont-Blanc.
L’incendie de poids lourds est l’évènement le plus
redouté en tunnel. C’est sur ce cas que se focalise
toute l’attention des concepteurs et exploitants.
L’ordre d’apparition des effets de l’incendie est le suivant :
l’arrivée des fumées, très opaques et incapacitantes, gêne considérablement l’évacuation des
usagers,
les usagers qui n’ont pas pu s’évacuer à cause du manque de visibilité sont incommodés voire
asphyxiés par les fumées dont la toxicité augmente,
la chaleur dégagée par l’incendie provoque de fortes températures.
Comme l’indique la figure ci-contre, les facteurs de risque sont les
véhicules et leur chargement, le comportement des usagers, les
caractéristiques de l’infrastructure et la capacité de l’exploitant à bien
utiliser les équipements mis à sa disposition.
Les autorités locales n’ont pas de pouvoir sur la conception des
véhicules, mais elles peuvent interdire ou réglementer le passage de
certains véhicules comme par exemple ceux de transport des marchandises dangereuses (TMD).
Par infrastructure il faut entendre d’une part, les caractéristiques géométriques et le génie civil du tunnel, y
compris les issues de secours, et d’autre part l’ensemble des équipements techniques (alimentation
électrique, éclairage, ventilation, détection, radiocommunications, signalisation, etc.).
Le degré d’exploitation est extrêmement variable selon les ouvrages, allant de l’absence de surveillance à
une supervision très sophistiquée où l’exploitant, grâce aux informations qui lui sont apportées (entre
autres par la détection automatique d’incidents) est en mesure d’agir très rapidement : information de
l’usager en l’incitant à adopter le comportement le plus adapté, alerte des services de secours (avec un
enjeu particulier pour les pompiers dont la rapidité d’intervention conditionne les possibilités de maîtrise de
l’incendie et d’extinction), action sur les équipements à sa disposition (fermeture du tunnel, mise en
fonctionnement du désenfumage, etc.), déclenchement de l’intervention sur site des équipes spécialisées
d’exploitation.
Il convient de souligner le rôle essentiel que joue le comportement des usagers. Avant que les services
d’intervention et de secours n’aient eu le temps d’arriver sur les lieux, les usagers sont seuls dans le
Signalisation réglementaire des niches de sécurité :
tunnel.
Les Leur decomportement
niches sécurité ne et en
sont pas particulier
signalées enleur tantréactivité
que tellesdansmais les partoutes
les premièresqu’elles
équipements minutes qui suivent
contiennent à savoir :
l’événement initial constitue un facteur déterminant de la sécurité. Cela
poste d’appel téléphonique (article 92-1 de la cinquième partie de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière).
explique les efforts qui
Dans les tunnels, deux panneaux CE2a doivent être implantés au droit du poste d’appel d’urgence : l’un visible dans le sens de la circulation, l’autre dans le sens inverse.
sont portés
aux équipements permettant de guider l’usager en difficulté.

Dans les tunnels, le panneau CE2a n’est


généralement pas implanté en présignalisation.
Toutefois, en cas de visibilité insuffisante ou
tardive du panneau CE2a de position, il peut être
implanté en présignalisation. Il doit être complété
par le panonceau M1.

Panneau CE2a
Moyens de lutte contre l’incendie ( article 92-25)
La signalisation des moyens de lutte contre l’incendie utilisables par les
usagers est obligatoire dans les tunnels. Elle doit être assurée au moyen du
panneau CE29. Si le moyen de lutte contre l’incendie est installé dans un
emplacement d’arrêt d’urgence, elle doit être assurée au moyen du panneau
C8, complété par le panonceau M9f (cf. article 70-6 §1).

Panneau CE29
Deux panneaux CE29 doivent être implantés en position, au droit du dispositif : l’un visible dans le sens
de la circulation, l’autre dans le sens inverse.
Le panneau CE29 n’est généralement pas implanté en présignalisation.
Signalisation réglementaire des issues de secours (article 92-26.§1 de la cinquième partie de
l’instruction interministérielle sur la signalisation routière)
La signalisation des issues de secours débouchant à l’air libre, dans un tunnel ou galerie parallèle ou
dans un local assurant la sauvegarde des usagers est obligatoire. Elle doit être assurée au moyen des
panneaux de type CE30.
Un panneau CE30a et un panneau CE30b doivent être implantés en position, au droit de l’issue de
secours : l’un visible dans le sens de la circulation, l’autre dans le sens inverse. Le décor du panneau de
type CE30 doit être implanté sur la porte d’accès à l’issue de secours.

Panneau CE30a et Panneau CE30b


Le jalonnement piétonnier des issues de secours est obligatoire. Il doit être assuré au moyen des
panneaux Dp2a et Dp2b.
Un panneau Dp2a et un panneau Dp2b sont implantés conjointement, parallèlement à l’axe de la
chaussée, tous les 25 m.

Panneau Dp2a et Panneau Dp2b


Signalisation réglementaire des emplacements d’arrêt d’urgence (article 70-6 §1- de la cinquième
partie de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière).
Dans les tunnels, la signalisation des emplacements d’arrêt d’urgence est obligatoire. Elle doit être
assurée au moyen du panneau C8 qui doit être implanté en signalisation de position .

Panneau C8
Si l’emplacement d’arrêt d’urgence comporte une issue de secours, le panneau C8 doit être accompagné
par le panneau de type CE30. Si l’implantation des deux panneaux est impossible pour des raisons
techniques, seul le panneau de type CE30 est implanté.
Le panneau C8 doit être complété par le panneau M9e si l’emplacement d’arrêt d’urgence comporte un
poste d’appel d’urgence. Il doit être complété par le panonceau M9f si l’emplacement d’arrêt d’urgence
comporte un poste d’appel d’urgence et un moyen de lutte contre l’incendie accessible aux usagers de la
route.

Panonceau M9e et Panonceau M9f


Le panneau C8 n’est généralement pas implanté en présignalisation, en raison de la faible interdistance
des équipements à signaler et des difficultés d’implantation de la signalisation.
Toutefois, si les conditions de visibilité du panneau C8 de position sont insuffisantes ou tardives, ou si le
panneau C8 de position a été remplacé par un panneau de type CE30, le panneau C8 peut être implanté
en présignalisation. Il doit alors être complété par le panonceau M1.
Panonceau M1
Visibilité des panneaux

L’article 90.2 de la 5ème partie de l’instruction interministérielle précise que lorsque les panneaux CE29,
CE30a et CE30b sont implantés en tunnel, ils doivent être lumineux et rétroréfléchissants.
Les panneaux Dp2a et Dp2b, quant à eux, sont rétroréfléchissants ou lumineux.

Equipements

L’instruction technique jointe à la circulaire n°2000-63 s’applique


aux ouvrages neufs de l’Etat de plus de 300m. Pour les
ouvrages existants de l’Etat et pour ceux des collectivités
locales (neufs ou non), elle sert de référentiel technique pour la
définition du niveau de sécurité.
En ce qui concerne les équipements, elle détaille tour à tour les
volets les plus importants au plan de la sécurité en les
regroupant sous les rubriques suivantes :

les équipements de sécurité


le comportement au feu
l’exploitation.
Rappelons que cette circulaire ne concerne que les tunnels de
plus de 300m, seuil en deçà duquel il n’y a pas d’enjeu
proprement dit, « tunnel »

car en cas d’incident d’une certaine ampleur, le réflexe naturel est de gagner rapidement l’extérieur qui se
trouve à proximité.
1- les équipements de sécurité :
Les équipements de sécurité essentiels sont conçus pour apporter des réponses à un certain nombre de
préoccupations :
- l’alimentation électrique :
Comment assurer, sans coupure, le fonctionnement de l’éclairage de sécurité, de la signalisation et du
balisage lumineux, des équipements de gestion du trafic en cas de défaillance ou de panne de
l’alimentation électrique ?
Comment disposer de la puissance nécessaire pour mettre en œuvre le désenfumage en cas de coupure
de l’alimentation ?
- la ventilation et le désenfumage :
Comment maintenir en permanence dans le tunnel un niveau de pollution inférieur aux seuils
recommandés par le ministère de la santé ?
Quel dispositif de désenfumage adopter compte tenu de la configuration du tunnel, du volume et de la
composition de son trafic, de son environnement,… ? (Le désenfumage) Quelles sont les performances
de ce système ? Sa fiabilité ? Sa facilité de mise en œuvre ?
Comment ventiler le tunnel mais aussi tous les aménagements connexes (galeries, abris,..) ?
- l’éclairage :
Comment assurer, dans le tunnel mais aussi dans les aménagements connexes, le niveau minimal
d’éclairement en cas de problème ?
Comment aider l’usager en difficulté en balisant le cheminement à suivre et en le guidant vers les abris ou
les issues de secours ?
- le réseau d’appel d’urgence :
Comment permettre à chaque usager en difficulté de communiquer rapidement avec les services de
l’exploitant ou les services de secours ?
Comment rendre ce dispositif d’appel accessible à tous, y compris les personnes à mobilité réduite ?
- les moyens de détection et de lutte contre l’incendie :
Dans quel cas faut-il installer un système de détection automatique d’incendie ? Quelles fonctions ce
système doit-il déclencher ?
Comment disposer à coup sûr, et partout dans le tunnel, des débits et des pressions d’eau nécessaires
aux pompiers ? Comment en disposer même en cas de rupture d’une canalisation ?
- la signalisation, la signalétique et les dispositifs de fermeture du tunnel :
La signalisation est réglementée par l’instruction interministérielle sur la signalisation routière depuis 2003.
- la retransmission des radiocommunications :
Comment assurer la continuité des communications et la retransmission des radiocommunications des
services de secours, où qu’ils se trouvent dans le tunnel ?
Comment diffuser, par radio, de l’information ou des consignes vers les usagers dans le tunnel ?
- les moyens de surveillance et de détection rapide d’un incident :
Comment faire en sorte que tout incident soit détecté le plus rapidement possible ? Qu’est-il possible
d’automatiser compte tenu de l’organisation de l’exploitation du tunnel ?
2- le comportement au feu :
L’incendie de poids lourd est l’événement le plus redouté. Dans le cas où celui-ci se produit, il est
fondamental que chaque élément de structure, chaque équipement puisse remplir sa fonction malgré la
montée des températures et l’éventuelle propagation de l’incendie. Les aspects suivants sont examinés
avec un soin tout particulier :
- la réaction au feu des matériaux :
Comment et dans quelles conditions les différents matériaux sont-ils susceptibles de prendre part au feu
auquel ils sont exposés ?
Les exigences minimales de l’instruction technique sont-elles respectées ?
- la résistance au feu :
Quelles sont les hypothèses de température à prendre en compte ?
Quels niveaux de résistance au feu attend-on des différents éléments de l’ouvrage compte tenu de leur
caractère stratégique ou non dans la tenue de la structure, dans l’évacuation des usagers, dans la mise
en œuvre des scénarios de secours ?
Comment garantir des conditions acceptables dans les différents lieux où sont susceptibles de se trouver
des usagers ou des forces de secours ?
- le fonctionnement à la chaleur des équipements :
Comment garantir la continuité des artères principales d’alimentation électrique et des câbles de
télétransmissions, et cela où que se produise l’incendie ?
Les accélérateurs résistent-ils suffisamment longtemps aux montées en température ? Qu’en est-il de
leurs performances ? Le dispositif d’accrochage est-il apte à supporter également ces sollicitations
thermiques ?
Le fonctionnement de chacun des éléments du système de désenfumage sera t-il garanti pour les
hypothèses de température que fixe la réglementation ?
3- l’exploitation :
L’exploitation ne constitue pas à proprement parler un équipement. Elle y est cependant toujours associée
car c’est par elle, par les moyens qu’elle met en œuvre, par les consignes qu’elle fixe, que les
équipements sont utilisés.
Elle est le chef d’orchestre de la chaîne de la sécurité. L’Instruction technique insiste sur les points
suivants qu’il convient de traiter complètement pour chaque tunnel :
- l’importance des moyens d’exploitation :
Compte tenu des caractéristiques du tunnel, de son trafic, de son environnement quel degré de
permanence et de surveillance retenir parmi les 4 que définit l’Instruction ? Quelles conséquences au plan
de l’organisation et des équipements du tunnel ?
Où sont implantés les services de secours ? Sont-ils équipés pour intervenir ? De quels moyens doivent-
ils disposer ?
- l’élaboration de documents de référence :
Comment est réglementée la circulation dans le tunnel ? Tous les véhicules sont-ils admis ?
Chaque intervenant dans la chaîne de la sécurité dispose t-il de consignes claires sur la conduite qu’il doit
tenir pour chacun des types d’incidents ? Ces consignes couvrent-elles bien toutes les causes éventuelles
de défaillance ?
Le plan d’intervention et de sécurité (PIS) qui doit rassembler entre autres tous les éléments sur
l’organisation et la coordination des moyens d’intervention ainsi que les consignes générales
d’intervention est-il complet ?
- le maintien dans le temps du niveau de sécurité et la capitalisation des expériences :
Les exercices se déroulent-ils à une fréquence satisfaisante ? comment se fait le retour d’expériences sur
le déroulement des interventions sur incidents ? A t-on les moyens de tirer la leçon des évènements qui
se produisent ?

Génie Civil
L’automobiliste qui traverse en tunnel doit pouvoir le faire en toute sécurité, c’est à dire que d’une part le
tracé de la route doit être bien conçu, homogène et lisible, et que d’autre part l’infrastructure doit être
dotée de tous les aménagements qui permettent de garantir la sauvegarde des personnes en cas
d’incident.
Le premier volet renvoie aux dispositions techniques (géométrie globale, traitement des accotements,
intersections,…) pour la sécurité routière ; le second volet, propre aux tunnels, traite des dispositions pour
la sauvegarde des usagers dans un milieu confiné. L’Instruction technique jointe à la circulaire du 25 août
2000 se focalise sur le second point et détaille tour à tour les volets principaux suivants :
La chaussée, les garages et les trottoirs
Les aménagements pour l’évacuation et la protection des usagers et l’accès des secours
Les aménagements destinés aux véhicules de secours
Les niches de sécurité et les niches incendie
1- la géométrie globale de l’infrastructure :

En préambule, il est évident que les dispositions générales et les règles de l’art applicables à la
conception des infrastructures routières à l’air libre s’appliquent. En tunnel et plus encore qu’ailleurs on
cherchera à avoir un tracé (courbure, pente, ..) le plus harmonieux possible de façon à ne jamais
surprendre l’automobiliste. Un soin tout particulier sera porté aux conditions de visibilité de manière à ce
que, malgré les parois latérales, tout obstacle, objet sur la chaussée ou véhicule arrêté soit visible
suffisamment tôt pour permettre l’arrêt en toute sécurité.
Le point le plus délicat à traiter concerne souvent les éventuelles jonctions avec des bretelles d’entrée ou
de sortie. Tout ce qui impose à l’automobiliste de changer de file, ou de choisir une direction avec le
risque d’hésiter peut créer des situations accidentogènes.
2- la chaussée et les trottoirs :
La question principale concerne ici la largeur de la chaussée qui doit permettre l’accès des secours même
dans l’hypothèse où des véhicules sont arrêtés dans le tunnel. Cette condition n’est cependant pas
requise si les services de secours ont d’autres accès à leur disposition (depuis l’extérieur ou depuis un
deuxième tube).
La chaussée doit également être suffisamment large pour permettre le dépassement en toute sécurité
d’un véhicule arrêté ; dans le cas contraire des surlargeurs (garages) sont mis en place dans les tunnels
longs.
Les trottoirs ont aussi une largeur minimale dans le but de mieux protéger les usagers en détresse qui
chemineraient à pied pour se rendre près d’un équipement de secours.
3- les aménagements pour l’évacuation et la protection des usagers et l’accès des secours
chaussée et les trottoirs :
Il s’agit de la disposition la plus importante. En cas de problème ou de risque d’accident grave, les
usagers doivent trouver rapidement et à proximité d’eux des issues qui les emmènent vers des lieux
protégés. Les issues de secours sont inter distantes de 400m en tunnel non urbain, de 200m en tunnel
urbain (trafic plus important) voire moins si le nombre de voies est important.
Les issues peuvent prendre, selon la configuration du tunnel, plusieurs formes : communications directes
avec l’extérieur (si la couverture de terrain est faible), communications entre les deux tubes (si le tunnel
compte deux tubes), galerie de sécurité parallèle au tunnel, ou enfin abris protégés et raccordés à un
cheminement d’évacuation.
Des dispositions très strictes sont imposées pour éviter que le feu ou la chaleur ne se propage dans ces
espaces protégés. De même les personnes se déplaçant en fauteuil roulant doivent pouvoir accéder à ces
issues et franchir sans difficulté les portes des sas.
4- les aménagements destinés aux véhicules de secours :
Ces aménagements sont conçus pour permettre aux véhicules de secours de pouvoir passer rapidement
d’un tube à l’autre. L’instruction définit les interdistances et les dimensions minimales à leur donner.
Lorsque le tunnel ne dispose que d’un seul tube, des élargissements ou de courtes galeries sont mis en
place pour permettre à ces véhicules de faire demi-tour sans difficultés.
De même des emplacements sont réservés à l’extérieur, près des têtes, pour le stationnement des
véhicules de secours. Des voies de service permettent aussi de passer directement d’une chaussée à
l’autre.
D’une manière générale, les dispositions de génie civil sont définies de manière à faciliter l’accès des
secours, le passage des véhicules de secours (y compris camions de pompiers) d’un tube à l’autre, d’un
sens à l’autre.

5- les niches de sécurité et les niches incendie :


Rappelons que si les niches de sécurité, disposées tous les 200m environ, rassemblent plusieurs
équipements de sécurité (postes d’appel d’urgence, extincteurs,..) et qu’elles sont munies de portes
permettant de limiter le bruit pendant le dialogue entre l’usager et l’exploitant et d’éviter les salissures,
elles ne sont en aucune façon destinées à protéger les usagers des effets d’un incendie. Cette protection
se trouve dans les issues de secours qu’il convient de bien distinguer des niches. Ces niches doivent être
accessibles à tous et en particulier aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant.
Les niches incendie, disposées également tous les 200m environ, sont utiles pour les pompiers qui
trouvent là une alimentation en eau (bouches ou poteaux incendie) avec le débit et la pression
recommandés. Les dimensions de ces niches sont examinées de près car il est important qu’elles
dégagent les marges de manœuvre nécessaires au travail des pompiers.
Les dispositions rappelées ici ne sont pas exhaustives. Elles reprennent simplement les points essentiels
auxquels le concepteur est particulièrement attentif au plan de la sécurité.

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