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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique

Université Mouloud Mammeri de Tizi-ouzou

Faculté de génie de la construction

Département de génie civil

Module : Système d’informations géographiques

Thème : Utilisation des SIG dans le domaine de la gestion des ressources en eau

Réalisé par :
 Aouam Rafik Yacine
 Mohamedi Hocine
 Zoubagh Abderrahmane
 Ben Belkacem Lounas
 Soudani Oussama

Proposé par : MME BENADECHE

Année universitaire : 2021/2022


Utilisation des SIG dans le domaine de la gestion des ressources en
eau

Sommaire

1-Introduction général sur le SIG……………………………………………............3

2. …………………………………………………………………………………3

1.1……………………………………...............4

1.2 ……………………………………4

2 : …………4
2.1 : ……………………………………………………………………4
2.2 : Dérasement d’accotement…………………………………………………………5
2.3 : Fossé………………………………………………………………………………5
2.4 : Avaloir …………………………………………………………………………6
2.5 : Traversées …………………………………………………………………………7
2.6 : Drain ………………………………………………………………………………8
2.7 : Descente d’eau ……………………………………………………………………8
2.8 : Les caniveaux ……………………………………………………………………9
2.9 :LES EXUTOIRES……………………………………………………………………9

3 - LES EXUTOIRES……………………………………………………………………10
3.1 : Les bassins de stockage…………………………………………………………10
3.2.1 LES BASSINS DÉSHUILEURS ………………………………………………10
3.2.2 LES BASSINS FILTRANTS ……………………………………………………10

Conclusion………………………………………………………………………………10-11
Bibliographie…………………………………………………………………………….11

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Utilisation des SIG dans le domaine de la gestion des ressources en
eau

1-Introduction sur le SIG en général :

Pour définir la notion de système d’information géographique (sig), on peut d’abord partir de
celle, plus générale, de système d’information : système de communication permettant de
communiquer et de traiter l’information (norme iso 5127-1-1983). Un sig est donc, par
définition, un système permettant de communiquer et de traiter l’information géographique,
c’est-à-dire, au sens étymologique du terme, décrivant le monde terrestre.
Qu’est-ce que l’information géographique ? Il s’agit d’un type d’information très répandu,
décrivant des objets, phénomènes, êtres vivants ou sociétés, dès lors qu’ils sont reliés à un
territoire. Un système d’information géographique se caractérise donc par un critère essentiel,
celui de la localisation : tel objet est voisin de tel autre, tel phénomène affecte telle surface et
se superpose à tel autre, etc. Le but ultime d’un sig est l’aide à la décision, appuyée sur des
connaissances géographiques et des moyens de traitement, de représentation et de
communication de celles-ci.
Cette approche fonctionnelle se double d’une approche technologique. Historiquement, les sig
sont apparus en aval de l’informatisation de la production des cartes, qui a commencé à la fin
des années 1960. Rappelons qu’une carte consiste, suivant la définition de l’Association
cartographique internationale (1973), en une représentation conventionnelle, généralement
plane, en positions relatives, de phénomènes concrets ou abstraits, localisables dans l’espace.

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Utilisation des SIG dans le domaine de la gestion des ressources en
eau

2-Définition d’un SIG: Système d’Information Géographique

Un Système d’Information Géographique (SIG) est un logiciel informatique capable


d’organiser et de présenter des données alphanumériques spatialement référencées.
Le SIG permet d’acquérir, d’organiser, de gérer, de traiter et de restituer des données
géographiques sous forme de plans et cartes (cartographie intuitive et évolutive).
Il s’agit d’un système de gestion entrepreneurial qui permet à toute organisation (entreprise ou
collectivité) de gérer spatialement son activité.

Système d’Information Géographique : explications illustrées d’un SIG

Sur la carte d’activité de votre SIG (Système d’Information Géographique), vous pouvez


visualiser vos objets tels que vos réseaux, le cadastre, vos différents sites de production, vos
clients, vos concurrents, vos points de vente, votre patrimoine immobilier …

SIG : carte des réseaux de gaz

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Dans un SIG, à chaque objet est attribué une fiche contenant des informations de type
alphanumérique, c’est-à-dire permettant de stocker des informations qui décrivent les objets
(nom, adresse, descriptif, historique, actualité …) le contenu de ces fiches dépendant des
besoins de votre activité.

SIG : consultation du cadastre

SIG : affichage des données relatives à l’objet

Dans un SIG (Système d’Information Géographique), les objets peuvent être identifiés sous forme
de points (villes, entreprises, exploitations agricoles …), d’arcs ou de lignes (routes, chemins de fer

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…) et de polygones ou de surfaces (communes, occupation du sol …).

SIG : les types d’objet

Dans un SIG, vous pouvez classer vos thèmes (ex. : bâtiment agricole, campagne de sécurité,
archives, campagne publicitaire …) sous forme de ’couches’. Chaque couche représente un
thème et est affichable en fonction des besoins, sélectionnable seule ou superposée à d’autres.

SIG : les couches

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3- Les composants d’un SIG :

Un SIG est constitué de cinq composants majeurs tels que présentés par le schéma ci-dessous

Les composants d’un SIG

4-L’intérêt des S.I.G :

Les S.I.G permet de :

 Stocker les informations de façon claire et définitive


 gérer une multiplicité d'informations attributaires sur des objets.
 comprendre les phénomènes, prévoir les risques par le biais de simulations.
 établir des cartographies rapides
 localiser dans l'espace et dans le temps
 réagir rapidement après des événements ayant un impact sur le territoire
 calculer des coûts ou des bénéfices
 associer un plus grand nombre de partenaires aux choix d'aménagement

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5-Avantages du SIG :

Ces systèmes possèdent plusieurs avantages :

- Le stockage sous forme numérique de gros volumes de données géographiques de manière


centralisée et durable ;

- La gestion des données à référence spatiale qui sont associées à des objets ou à des
phénomènes qui se caractérisent par une position (à titre d’exemple : les coordonnées
géographiques) et très souvent par une forme géométrique (polygones, polylignes, lignes,
point) ;

- Il a la capacité d’accepter et de convertir des données sous des formes géométriques ;

-Il permet la gestion des formes géométriques entre elles selon leur aspect géométrique grâce
à des fonctions topologiques (la topologie est un sous-ensemble de la géométrie qui se réfère
aux relations spatiales existant entre les entités géographiques) ;

- Il permet d’actualiser ou de modifier les données sans avoir à créer un nouveau système
d’information géographique.

Tous les auteurs s’accordent sur la puissance des SIG et donc sur leur excellence en tant
qu’outils de gestion des données à référence spatiale. La caractéristique fondamentale qui
distingue les SIG des logiciels graphiques, notamment de la cartographie numérique, est leur
capacité d’effectuer des analyses spatiales. Cependant, les fonctionnalités incorporées au sein
du SIG répondent généralement aux besoins immédiats qui sont beaucoup plus axés sur la
gestion des données que sur leur analyse.

En outre, les SIG ont bénéficié des progrès réalisés indépendamment dans deux branches
importantes de l’informatique : d’une part la conception assistée par ordinateur (CAO) et le
dessin assisté par ordinateur (DAO), dont dérive la cartographie assistée par ordinateur ;
d’autre part les systèmes de gestion de bases de données (SGBD).

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eau

De notre part on a choisi le thème de la contribution d’un SIG à la gestion des ressources en
eau (Nous avons choisi le cas de la nappe profonde de sfax, Tunisie)

6-Contribution d’un SIG à la gestion des ressources en eaux : (Cas de la nappe profonde
de Sfax, Tunisie)

-Introduction :

Dans la matière de la gestion des ressources, les Systèmes d’Information Géographiques se


présentent comme des technologies efficientes. Ayant un large domaine d’application, ils ont
montré une grande efficacité dans la matière de la gestion des ressources grâce à leur
performance dans le géo référencement. Ils offrent des outils appropriés pour la combinaison
de données spatiales ainsi que des modèles sur un même support graphiques. Ce ci permettra
une communication des informations entre les intervenants afin d’assurer une bonne
coordination des activités.
Dans ce qui suit, on s’est intéressé à l’application de cet outil pour l’étude de la nappe
profonde du sahel de Sfax. Considérée comme l’un des plus importants bassins
hydrogéologiques de la Tunisie.
La nappe profonde de Sfax constitue une source importante d’approvisionnement en eau
potable, agricole et surtout industrielle. Appartenant au domaine de la plateforme orientale
(sud-est tunisien), elle s’étend sur une superficie de 10000 km2 (Figure 1). Au cours de ces
dernières années, les eaux souterraines ont connu une large baisse piézomètrique et une nette
dégradation de la qualité chimique. Ce ci est en relation avec l’aridité du climat (pluviométrie
aléatoire de100 à 200 mm/an) et l’exploitation accrue et déséquilibrée.
Dans le but d’une gestion optimale et dynamique de ces ressources hydriques, il est
primordial  pour les acteurs de la gestion de disposer de l’information complète et fiable sur
l’état de l’environnement hydrogéologique. En effet les données constituent la clé de voûte
pour toute possibilité de prise de décision.
L’objectif essentiel de notre étude est la création d’un système d’information géographique
réunissant et conservant un large ensemble de données quantitatives et qualitatives relatives
aux eaux souterraines de la nappe profonde de Sfax et dont l’exploitation permettra :
-une caractérisation hydraulique de l’aquifère ;
-une meilleure définition de la géométrie de l’aquifère ;

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-un suivi spatial et temporel des paramètres hydrodynamiques, de la qualité et de la quantité


des eaux de l’aquifère.

Localisation géog
raphique de la zone d'étude

7-METHODOLOGIE

La méthodologie s’appuyant sur la collecte, le traitement et l’analyse spatiale et temporelle


des diverses données, tend à développer un support pertinent pour l’étude et la gestion de
l’aquifère profond de Sfax.

7-1-Collecte de données

L’acquisition des données constitue l’étape primordiale dans  la réalisation d’un SIG. Ces
données sont recueillies à partir d’un inventaire systématique des différents forages profonds
de la zone d’étude. Il s’agit d’un relevé des différentes caractéristiques du point d’eau
(régime exploitation, niveau piézométrique, température, pH des eaux…). Cet inventaire est
complété par une récolte de données auprès des services responsables de la gestion des
ressources à l’échelle régionale et nationale. Il s’agit de données géophysiques, isotopiques
géochimiques et données historiques.

7-2-Création de la base de données descriptive

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A partir de la compilation des données géologiques et hydrogéologiques, une base de


données pour gérer et tenir à jour les informations descriptives de l’aquifère profond de Sfax
en utilisant le logiciel « Rockworks » est réalisée. Elle a intéressée les données de 21 forages
pétroliers et 129 forages d’eau. En effet vu la multiplicité des sources d’informations, une
certaine redondance serait possible. Il est important d’avoir une harmonisation dans la
manière de les mesurer, les collecter et les organiser. Ainsi, la structuration des données
assurera la cohérence et la capacité d’échange indispensables aux  acteurs de la gestion. Une
fois recueillis, ces données sont agencées à travers les deux sous programmes du logiciel
«Rockworks » : « utilités géologiques » et celui de la « gestion des données de forages ».

Base de données descriptives sous « Rockworks ».

Ainsi la base des données descriptives crée sera mise en relation avec une base de données
cartographiques obtenue a partir une numérisation sur arc- info de diverses couvertures
(géologie, topographie, l’hydrographie…). 

7-3-Développement de la base de données cartographique

La base de données cartographique a été construite sous  Arc Info et un import des entités
digitalisées vers le Rockworks est possible avec la fonction « import E00 ».
La digitalisation constitue une étape capitale dans un projet SIG. Il s’agit d’une conversion
des données cartographiques en forme numérique, c'est-à-dire tout élément de la carte sera
simulé à une entité.
Les cartes topographiques à l’échelle 1/50000, couvrant la zone d’étude, sont numérisées
sous Arc-info et les couvertures concernées par cette digitalisation sont :
-La géologie.
-La topographie.

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-L’hydrographie.
- Le réseau routier.
L’habillage de ces couvertures est réalisé en utilisant le logiciel Arc View : il s’agit
d’attribuer à chaque entité une table attributaire renfermant les différentes informations. Un
export de ces couvertures peut se faire vers le Rockworks à partir de la fonction « ESRI
Chape File ».
Ce système d’informations géographiques a permis l’établissement des corrélations
hydrogéologiques, l’édition des cartes thématiques et la sortie des diagrammes chimiques.

Utilisation du logiciel « Rockworks » pour la réalisation du SIG.

8-RESULTATS

8-1-Hydrologie de surface

Le sahel de Sfax se caractérise par un réseaux hydrographique peu développé et ceci peut
être expliqué par la nature topographique  de la zone d’étude : en effet les reliefs les plus
élevés ne dépassent guère les 200 m et la faible superficie des bassins versants des
montagnes de l’axe NS ce qui limite le développement important des oueds (Figure 4).  
 Il est à signaler que malgré ceci, les oueds de ce secteur peuvent être menaçants au moment
des crues.

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Superposition du réseau hydrographique avec la topographie (vue en 3D).

8-2- géométrie de l’aquifère

Pour établir la géométrie de l’aquifère, des sections et des blocs diagrammes


hydrogéologiques ont été réalisées à l’aide du logiciel Rockworks  après saisie des données
lithologiques et reconnaissance du niveau aquifère pour chaque forage profond. La figure 5
montre la continuité de la série sableuse depuis le NE vers le SW. La série miocène garde
une épaisseur homogène (à peu prés 150m) tout au long de la section avec un amincissement
vers la côte au niveau du forage Trapsa 6.

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Corrélation lithostratigraphique de direction NE-SW

Le modèle structural et stratigraphique réalisé est une représentation permettant


l’assemblage de diverses données complexes dans un modèle tangible.
L’examen du modèle montre l’aspect multicouche du réservoir profond du sahel de Sfax
(Figure 6).
On note une variation importante des épaisseurs de l’aquifère. Les plus grandes épaisseurs
concernent le secteur Nord au niveau du graben d’El Jem et le centre de la plaine. On
remarque l’amincissement des couches miocènes en direction NW-SE pour atteindre des
valeurs minimes vers les îles de Kerkennah.

Modèle stratigraphique de la nappe profonde de Sfax.

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8-3- Etude hydrodynamique

La nappe profonde de Sfax constitue une source primordiale pour l’approvisionnement en


eaux de la région. Les principales utilisations sont l’industrie (67%), l’irrigation (25%) et
l’alimentation en eau potable (8%). Bien que ce dernier secteur montre un pourcentage
modeste, il  est considéré prioritaire. En fait presque touts les grands centres habités de la
zone d’étude sont alimentés par la nappe profonde. Le volume exploité a montré une hausse
de 1,34 Mm3 en 2000 à 2, 78 Mm3 en 2001. La consultation de l’historique d’exploitation
montre une hausse depuis l’année 1977 jusqu’à l’an 2001. Les volumes pompés de la nappe
sont de l’ordre de 10 Mm3 pour la période de 1978 à 1986 puis ils augment pour atteindre les
23, 05 Mm3 en 2001.
La nappe profonde est exploitée par une centaine de forages et ce chiffre ne cesse
d’augmenter avec une moyenne de 2 forages profonds par an (Figure 7). Leurs débits
d’exploitation sont en général très variables. Ils oscillent de 1500 m3/an à 18.106 m3/an.

Afin de mieux comprendre les grands traits de fonctionnement hydrodynamique de la nappe,


une connaissance des divers  paramètres hydrodynamiques ainsi que leur répartition spatiale
s’avère indispensable.
Les pompages d’essais réalisés montrent que les valeurs de transmissivité varient entre 
0,123 10-3m2 /s et 130 10-3m2 /s avec une moyenne de 23,32 10-3m2 /s. La transmissivité
maximale de l’ordre de 90 10-3m2 /seconde est enregistrée au secteur nord de la zone d’étude
et un minimum au niveau de la zone côtière ainsi qu’au niveau de la région sud (Figure8)

Carte de localisation des différents forages profonds.

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Carte de transmissivité (* 10-3m2 /seconde).

La piézométrie montre un sens d’écoulement du NW vers le SE en direction de la mer et des


îles Kerkennah. Au Sud de la région cet écoulement devient pratiquement N-S aux environs
de Skhira qui représente une zone d’écoulement préférentiel favorisé probablement par les
prélèvements importants. Le gradient hydraulique est de l’ordre de 0.3 ‰.
La figure 9, relative aux variations piézométriques entre 1995 et 2002, montre que la baisse
du niveau de la nappe est localisée surtout au Nord de la ville de Skhira et aux alentours d’El
Hencha. Les rabattements peuvent atteindre 4m.

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Carte d’isovariation piézomètrique 1995-2002 de la nappe profonde de Sfax.

9- CONCLUSION

L’application des nouvelles technologies informatiques dans l’investigation des eaux


souterraines de la nappe profonde de Sfax a permis le développement d’un système
d’information géographique de cet aquifère. Ce ci à travers la collecte et la conservation des
données relatives aux différents points d’eau
Grâce à ses données spécifiques, ainsi que son interface conviviale, le logiciel
« Rockworks » permet une gestion et une manipulation plus facile des diverses données.
Aussi assure-t-il une représentation des différents résultats sur le même support.
L’innovation dans notre travail vient du couplage et l’interaction  Arc Info, Arc View  -
Rockworks .
L’exploitation du SIG a permis  une meilleure caractérisation de l’extension et la géométrie
de l’aquifère profond.
L’analyse spatio-temporelle des différents paramètres hydrodynamiques a contribué à la
compréhension de l’hydrodynamisme de la nappe profonde de Sfax.

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