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MEHAT/DGATSDAZSL - CAP BON - Phase 2

L’étude de Schéma Directeur d’Aménagement des


Zones Sensibles Littorales (SDAZSL) du Cap Bon

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SDAZSL CAP BON

L’étude de Schéma Directeur d’Aménagement des Zones Sensibles Littorales (SDAZSL) du Cap Bon a
été initiée par le Ministère de l’Equipement, de l’Habitat et des Infrastructures, sous la coordination
de la Direction Générale de l’Aménagement du Territoire (DGAT) représentée par :

-Monsieur Mustapha Issaoui : Directeur Général de l’Aménagement du Territoire (PI)


-Mme Ilhem LAABIDI : Architecte Général /sous-directrice – Chef de projet

Cette étude représente le résultat d’un travail collectif mené au sein du Groupement d’études
URBA.DEV – URBA.PLUS.

Mr. Maher BEN ABDALLAH

Gérant URBA.DEV - Chef de Fil / Spécialiste Aménagement du Territoire

L’équipe d’experts qui a mené ce travail est composée de :

M. Mohamed ABDENNADHER : Chef de projet


M. Mahmoud GDOURA : Urbaniste
M. Mohammed HELAL : Géographe
M. Monem KALEL : Hydrogéologue
Mme. Eya RASSAA : Economiste
M. Slim Ferchichi : Spécialiste en environnement
M. Mohammed EL HEDFI : Spécialiste en infrastructures

Avec l’appui technique et logistique de :


M. Najeh BEN YOUNES : Urbaniste
Mme. Souhir BOUZID : Urbaniste, spécialiste en infrastructures de transport
Mme. Ansem KHESSAIRI : Urbaniste, Ingénieure des infrastructures urbaines
M. Raslen BEN ABDALLAH : Infographiste – Cartographie numérique

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SOMMAIRE :
Introduction ........................................................................................................................................... 4
I. LA STRATEGIE D’AMENAGEMENT DES ZONES SENSIBLES LITTORLES DU
CAPBON ................................................................................................................................................ 4
1. Vision Stratégique ....................................................................................................................... 4
2. Présentation du scénario retenue ............................................................................................... 5
2.1 La stratégie retenue ............................................................................................................ 5
2.2 Implications sectorielles de la stratégie (dossier sectoriel) ................................................ 7
2.2.1 Dossier 1- : Gestion du territoire et implications démographiques à l’horizon 2040 . 7
2.2.2 Dossier 2- : Ressources naturelles et environnement : réduction des risques et lutte
contre les menaces environnementales. .................................................................................... 8
2.2.3 Dossier 3 : L’infrastructure de base et de transport ................................................... 9
2.2.4 Dossier 4 : Les activités économiques ....................................................................... 11
2.2.5 Dossier 5 : les équipements publics .......................................................................... 18
2.2.6 Dossier 6 : Habitat et urbanisme ............................................................................... 22
II. LE SCHEMA DIRECTEUIR D’AMENAGEMENT DES ZONES SENSIBLES
LITTORALES ET LES ZOOMS ...................................................................................................... 23
1. Schéma Directeur d’aménagement........................................................................................... 23
2. Les zooms des zones les plus menacées ................................................................................... 26
2.1 Zoom Korba – Tazerka ....................................................................................................... 26
2.2 Zoom Menzel Temime ....................................................................................................... 28
2.1 Zoom Kélibia ...................................................................................................................... 30
2.1 Zoom Hammam Laghzez ................................................................................................... 32
2.2 Zoom El Haouaria-Dar Allouch .......................................................................................... 34
2.3 Zoom Soliman .................................................................................................................... 36
3. PLAN PROGRAMME................................................................................................................ 38
4. LES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE ............................................................................ 39
1. Une politique volontariste......................................................................................................... 39
2. La décentralisation .................................................................................................................... 40

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Introduction
Ce résumé concerne le rapport de la deuxième phase de l’étude du « Schéma Directeur d’Aménagement
des Zones sensibles du Littoral du Cap Bon ». Il couvre 9 délégations du gouvernorat de Nabeul, à savoir
: Beni khiar, Korba, Menzel Temime, El Mida, Kélibia, Hamam Laghzez, El Haouaria, Takelsaet
Soliman. Les façades littorales (occidentale et orientale) possèdent des écosystèmes variés, mais quisont
fragiles et exposés à des différents types de dégradation.

I. LA STRATEGIE D’AMENAGEMENT DES ZONES


SENSIBLES LITTORLES DU CAPBON
1. Vision Stratégique

À partir du scénario retenu tenant compte du diagnostic de la région et des problématiques territoriales
et des orientations générales, le bureau d’études est invité à déterminer les axes stratégiques et les enjeux
spécifiques de la zone garantissant la réalisation des mutations souhaitées.

Nous rappelons que nous avons adopté une approche dynamique en ce qui concerne le choix approprié
du scénario.
Nous avons pris en compte que cette étude vise les horizons de l’année 2040. À cet effet, il peut s’avérer
que la pertinence, la justesse et le réalisme des fondements, des principes et des orientations sur lesquels
sont bâtis les trois scénarios changent d’intensité et de profondeur d’une période à une autre. Par
conséquent, nous estimons que les 3 scénarios sont plutôt complémentaires et peuvent synchroniser dans
le temps.

Dans un premier temps, le scénario A « territoire urbanisé et territorialisé » qui s’apparente, dans
ses fondements et ses orientations à la situation actuelle, peut être adopté pour le prochain quinquennat.
Le scénario B « territoire préservé et résilient » sera plus valable, exécutable pour la période 2025-
2035. Quant au dernier quinquennat 2035-2040, on tend vers le scénario C « territoire équilibré et
attractif ». Ce scénario paraît plus difficile à réaliser et exige un changement radical dans la vision
future du territoire qui doit être est plus convenable pour cette période.

Ainsi, plus qu'une grande nouveauté dans les études d'aménagement, cette approche
dynamique est un instrument crucial dans la construction et l’adoption des scénarios. Elle
constitue un procédé concevable, praticable et faisable basé sur la considération de la dimension
temporelle, puisqu'il est difficile de passer d’une situation de « crise » à une autre plus saine de
façon rapide et brutale. Prenons le cas de la résilience du territoire, le processus d’amélioration
de la résilience ne peut être que progressif et évolutif. Il faut, donc, que les différentes
composantes spatiales de la région du Cap Bon évoluent dans le bon sens de façon graduelle,
ordonnée et réfléchie selon une démarche réaliste, contextualisée tout en prenant en compte la
capacité de financement de l’État, ainsi que l’acceptabilité du scénario par les différentes parties
prenantes et qui sera. Sa concrétisation se fera suivant une échelle spatio-temporelle emboitée,
en cohérence avec la vision de planification et de programmation des actions de développement
régional arrêtées par les services de la planification régionale.

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La mise en œuvre de cette nouvelle approche nécessite un niveau de gouvernance très performant de
tous les acteurs, en rompant avec l’approche courante de « Table rase », qui nie les acquis antérieurs,
dans la mesure où chaque période apporte sa contribution dans la perspective de développement durable.
Même si ce Schéma Directeur porte sur une zone sensible, il prend en considération la nécessité de
développement de ce territoire à travers une nouvelle approche en même temps volontariste et
protectionniste.
À cet égard, il est tenu de formuler des mesures et des actions envisageables pour assurer une
protection judicieuse d’un milieu environnemental et naturel sans pour autant freiner le processus
du développement économique et social notamment (Objectif Global):

De ce fait, cette vision nécessite les mesures générales suivantes :


- L’aménagement du territoire prévu, surtout relatif aux zones les plus menacées revoit entre
autres des plans d’action pour les zones les plus menacées (Zoom)
- Atténuer les effets nuisibles qui sont induits de toutes activités humaines dans l'objectif est de
minimiser les risques naturels et conserver les écosystèmes
- La gestion durable des ressources naturelles et environnementales pour lesquelles on propose
un plan de gestion durable ;
- La lutte contre le phénomène de dégradation du milieu naturel et proposer un Plan d’Action et
de Préservation des Risques environnementaux ;
- Proposer un schéma qui adopte une vision globale pour l’avenir de la zone d’étude :
développement d’une certaine économie circulaire qui tient en compte l’organisation territoriale
en système (environnement/société/ activités sectorielles) ;

2. Présentation du scénario retenue

2.1 La stratégie retenue

La stratégie préconisée constitue une étape importante dans le processus d’élaboration du SDAZSL du
Cap Bon. Ce dernier n’est pas un instrument contraignant supplémentaire. Il doit servir de cadre
d’orientation et d’aide à la décision pour les politiques publiques à incidence territoriale. Il mise sur le
sens des responsabilités des acteurs concernés ainsi que sur une collaboration accrue entre les différents
niveaux territoriaux.

Grâce au SDAZSL, la stratégie entend préserver les zones sensibles, lutter contre la dégradation des
milieux, préserver les ressources naturelles, améliorer la qualité de vie, la diversité et l’attractivité de la
Z.E., créer les conditions économiques favorables et mettre en œuvre le principe de solidarité et de
complémentarité entre les diverses communes. En outre le SDAZSL se fonde sur les principes du
développement durable, il vise à préserver pour les générations futures un lieu de vie et un espace
économique attrayant ainsi que des paysages préservés et valorisés.

Dans le cas de cette Z.E., le sol est une ressource de développement, tant que la région a un caractère
agricole. Or, en raison de la croissance démographique et économique que connaît le Cap Bon, les
besoins en espaces augmentent, que ce soit pour l’agriculture, l’habitat, les activités économiques, les
équipements, les infrastructures, notamment routières, et les divers réseaux. Cette situation a conduit à
un accroissement du trafic de la circulation et à une diffusion expansive de l'urbanisation dans des
milieux naturels ou ruraux jusqu’alors préservés. Parallèlement, le bâti et les activités économiques se
concentrent toujours davantage dans les espaces urbains littoraux. Ces sites sont soumis à de fortes

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pressions. Par ailleurs, les exigences de la population à une meilleure qualité des lieux de vie et de travail
s’accroissent. Sans mesures visant à organiser et à orienter le développement de l’urbanisation, la
tendance à l’étalement urbain et au mitage se poursuivra. Cette évolution produit une surconsommation
d'espace rural et notamment d'espace agricole ce qui conduira à une utilisation excessive des ressources
naturelles, à la détérioration de la qualité du tissu urbain, à un appauvrissement de la biodiversité ainsi
qu’à une hausse des coûts d’exploitation et d’entretien des infrastructures.

Face au déséquilibre entre les ressources territoriales et la réalité de leur développement, nous tentons
d’améliorer la résilience de ce territoire et de l'intégrer dans la logique de l’économie circulaire, étant «
présenté comme un modèle économique pouvant concilier croissance économique et protection de
l’environnement (Ademe, 2014), a émergé en réponse aux limites de nos modes actuels de production
et de consommation. Reconnu par l’opinion publique, ce nouveau modèle économique, alternatif à
l’économie linéaire, est aujourd’hui intégrée dans les politiques publiques et les stratégies de transition
socio-écologique et énergétique de différents pays » (Niang A ; et all, 2020).

Le SDAZSL essaie d’adopter un projet de territoire pour sa zone d’étude, en faveur d’un développement
durable de l’économie et de la société. L’idée maîtresse de cette stratégie est de limiter la pression sur
toutes les ressources territoriales et notamment les ressources naturelles telles que l’eau, le sol, les
zones humides et les milieux forestiers. Notons, ainsi, la nécessité de préserver la Z.E. de toute
forme de dégradation des milieux (naturel, rural et urbain) et, donc, de dynamiser l’économie, de
maîtriser l’urbanisation et de rendre le territoire équilibré, attractif et compétitif. Nous tentons à
travers ce document stratégique d’assurer une protection judicieuse d’un milieu environnemental et
naturel sans pour autant freiner le processus du développement économique et social. Ainsi, nous
essayons de transformer les obstacles et les contraintes en atouts et avantages dans les perspectives de
réduire les nuisances environnementales et valoriser les externalités négatives dans le développement
des économies locales ayant un rapport très étroit aux spécificités territoriales. Cette orientation
générale se décline en 11 objectifs :

-Objectif 1 : Diminuer les pressions sur les milieux, en particulier les milieux sensibles et
vulnérables et préserver les paysages.
-Objectif 2 : Préserver les milieux naturels et la biodiversité ;
-Objectif 3 : Se prémunir contre les aléas climatiques, limiter les impacts négatifs du
changement climatique et augmenter la résilience territoriale ;
-Objectif 4 : Développer et diversifier les activités économiques ;
-Objectif 5 : Renforcer l’attractivité et la compétitivité du territoire ;
-Objectifs 6 : Développement les espaces ruraux et mettre à niveau leurs fonctions ;
-Objectif 7 : Maîtriser et organiser la croissance et la densification urbaine ;
-Objectif 8 : Améliorer la qualité de vie urbaine et des paysages urbains.
-Objectif 9 : améliorer les conditions de vie des habitants ;
-Objectif 10 : Faire concorder le développement du système des transports et le développement ;
territorial et mieux gérer la mobilité.
-Objectif 11 : Équilibrer l’armature urbaine et renforcer les petites et les moyennes villes.

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2.2 Implications sectorielles de la stratégie (dossier sectoriel)

Nous tenons de préciser nos objectifs par secteur en définissant les dossiers thématiques

2.2.1 Dossier 1- : Gestion du territoire et implications démographiques à l’horizon


2040
À l’échelle des régions, on observe un processus très net d’homogénéisation des structures et des
comportements démographiques. Or, cette tendance n’y apparait pas à des niveaux d’agrégation spatiale
plus fins, où transparaît une grande diversité des structures et des comportements démographiques et les
déséquilibres les plus marqués.

En outre, une vision à long terme est nécessaire pour permettre une certaine équité intra et
intergénérationnelle. Plus généralement, au-delà des considérations macro-démographiques et macro-
économiques, c’est l’objectif de la qualité de vie des individus en harmonie avec l’environnement proche
et lointain qui doit être poursuivie.
La croissance démographique n’est que l’une des causes de l’accroissement des besoins en ressources
renouvelables et non renouvelables et la gestion souvent incontrôlée de l’espace ; mais elle n’est pas
nécessairement le facteur le plus déterminant de la dégradation de l’environnement. L’accroissement et
la transformation des besoins, l’évolution des modes de consommation avec une tendance vers le
gaspillage et la dilapidation des ressources, l’indiscipline environnementale, l’urbanisation incontrôlée,
la mauvaise gestion des déchets, les pratiques agricoles non respectueuses de l’environnement (emploi
outrancier des produits chimiques toxiques), surexploitation des ressources halieutiques, figurent en
bonne place parmi les facteurs essentiels de la dégradation de l’environnement terrestre et marin et
l’altération des écosystèmes.

La qualité d’une projection dépend de la qualité des données de la population de départ et de la


pertinence des hypothèses. Nous avons considéré trois hypothèses :

- L’hypothèse (A) constante : maintenir le TAAM à son rythme actuel (1,28 % en 2014),
- Hypothèse (B) moyenne : faire baisser le TAAM de 10 % de son niveau actuel pour atteindre
(1,15 %)
- Hypothèse (C) basse : faire baisser le TAAM de 20 % pour le ramener à 1%.

L’hypothèse A (constante) se base sur des perspectives économiques et sociales très prometteuses et
donc un renforcement de l’attractivité de chaque délégation en donnant peu de poids à la tendance
générale de l’évolution démographique au niveau régional et local qui se signale par une baisse de la
fécondité.
L’hypothèse B (moyenne) se base sur une certaine amélioration de la situation économique dans les
prochaines années tout en tenant compte de la poursuite de la tendance de l’évolution démographique
(baisse de la fécondité). Autrement dit, cette hypothèse donne un poids égal à l’évolution économique
et démographique.
L’hypothèse C (basse) : elle considère que les perspectives de développement économique et social
dans la zone d’étude sont défavorables et donc une attractivité moindre ce qui laisse le champ libre au
seul croît naturel et à une évolution démographique tendancielle c'est-à-dire une baisse continue de
l’ISF.

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Nous avons considéré l’hypothèse B comme la plus plausible. Selon cette hypothèse, la population de
la zone d’étude atteindra 526 169 habitants en 2040 soit une population additionnelle de 130 256
individus par rapport à 2014, et une croissance de la population de 33%.

2.2.2 Dossier 2- : Ressources naturelles et environnement : réduction des risques et


lutte contre les menaces environnementales.

a. La gestion de la ressource en eau

Avec le réchauffement climatique et l’augmentation des besoins, on constate un déséquilibre qui de plus
en plus manifeste sur le plan quantitatif entre la ressource eau et les besoins des différents usages. Il en
ressort des risques de voir apparaître des conflits d’usage et l’allongement des périodes de manque et
pénurie d’eau, période qui met à mal les écosystèmes aquatiques.
Nous suggérons la prise en compte des mesures suivantes pour la protection et une meilleure utilisation
des ressources en eau :
- Accorder un réel intérêt pour la protection, la restauration et la préservation des zones humides
tant son rôle est fondamental en tant que réceptacle et régulateur des eaux et lieu
d’hébergement d’un écosystème vulnérable, varié et riche,
- Mettre en œuvre un programme pour la réutilisation des eaux usées et pluviales issues des
stations d’épuration et interdire tout rejet de celles-ci dans la mer,
- Engager des actions visant la réduction des fuites dans les réseaux d’eau potable,
- Lutter contre le gaspillage de l’eau domestique et d’irrigation et promouvoir pour cette dernière
l’emploi des techniques d’économie d’eau,
- Protéger les ressources des eaux souterraines de la surexploitation et de la pollution et
permettre leur renouvellement,
- Améliorer la gouvernance des GDA en vue d’une meilleure utilisation et gestion des eaux
d’irrigation dans les PPI,
- Le taux de raccordement au réseau d’assainissement est très faible dans les zones rurales, il y
a lieu de faire bénéficier le plus grand nombre des ménages ruraux et même urbains au service
d’assainissement afin de réduire la pollution et la contamination des terres et préserver la santé
des individus.

b. Les ressources forestières

Les forêts et parcours naturels dans la Z.E. couvrent une superficie de 34864 ha, dont la majeure partie
se trouve dans les deux délégations de Takelsa et El Haouaria.
La flore de la Z.E. est variée conséquence de la diversité du relief, de la géologie, de la pédologie et du
climat qui donne lieu à des différents étages bioclimatiques allant de l’humide inférieur, au subhumide,
au semi-aride supérieur.
Ces différentes séries d’arbres font partie de la végétation originelle de la presqu’île du Cap Bon et qui
a connu évolution au cours des siècles aboutissant à la couverture végétale actuelle, dont le trait
marquant est la réduction des surfaces boisées est due à une surexploitation par l’homme et à une très
forte dégradation sélective selon l’intérêt et l’usage des espèces. Cette surexploitation a été très forte sur
les deux séries olivier lentisque et caroubier provoquant leur presque disparition.
La série du chêne kermes a beaucoup mieux résisté aux phénomènes de dégradation. Toutefois, le
surpâturage et l’exploitation du sous-bois a été à l’origine d’une dégradation.

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À cet effet, nous tenons comme objectif d’organiser de grande campagne de reboisement, surtout pour
développer les espèces les plus adaptés aux risques : chênes kermes, chêne lièges et caroubiers pour
améliorer le couvert végétal dans la ZE.

c. Les ressources en terres

Les terres de la Z.E. peuvent être classées en différentes catégories :


- Les forêts et les terres de parcours : 34864 ha,
- Les terres agricoles : 109689 ha,
- Les terres irrigables : 30310 ha,
- Les zones urbaines : 9028 ha.

La question foncière est un enjeu majeur pour notre pays et la résolution des problèmes fonciers est une
condition essentielle pour son développement. Or, cette question cruciale n’a pas encore mobilisé les
responsables. La preuve, aucune étude sérieuse sur le foncier n’a été entreprise jusqu’à présent.
Concernant l’agriculture, la problématique du foncier agricole présente plusieurs facettes :
- L’accès au foncier est rendu difficile (indivision, problèmes d’héritage, difficultés
d’acquisition d’un titre foncier…),
- Les coûts de transaction élevée et les délais longs pour l’acquisition d’un titre foncier rendent
les changements de propriété particulièrement difficile à réaliser,
- Conflits d’intérêts et spéculation foncière en zone périurbaine,
- Étalement urbain qui réduit les surfaces cultivables et les fragmente accélérant ainsi la déprise
et augmente la surface des friches agricoles,
- Structure foncière déséquilibrée, morcellement des terres, déficit de titres de propriété en zone
rurale.
C’est pour ces raisons, nous estimons qu’il est primordial de résoudre tous ces problèmes fonciers à
travers le déblocage de plusieurs situations et certaines réformes réglementaires.

d. Les ressources halieutiques

Les ressources halieutiques occupent une place importante dans l’alimentation des hommes et
constituent une source de protéines essentielle.
La pêche marine est bien présente dans notre Z.E. avec l’existence de 4 ports de pêche, dont le plus
important est celui de Kélibia suivi par le port de Béni Khiar. Le volume de capture des poissons connait
une fluctuation d’une année à l’autre et avait atteint 16643 tonnes. Quant à l’effectif des marins-
pêcheurs, il a connu une baisse de 3444 en 2015 à 3006 en 2016.
À cet effet nous recommandons :
- Épurer la totalité des eaux rejetées dans la mer ;
- Draguer le bassin du port de Béni Khiar ;
- Améliorer les mesures d’encouragement et la formation accordées aux jeunes pêcheurs.

2.2.3 Dossier 3 : L’infrastructure de base et de transport


Les actions programmées et proposées dans le système de transport dans la zone d’étude :
a. Projets en cours de réalisation et programmés à court et moyen termes :

Les projets en cours de réalisation par le MEHAT, concernent essentiellement :


*La mise à 2x2 voies de la RR n°27 ;
*La réhabilitation de la RR n°128 ;
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*La réhabilitation du réseau viaires des zones communales ;


*L’aménagement des pistes agricoles ;

-La mise à 2x2 voies de la RR n°27 reliant la ville de Nabeul avec celle de Kélibia sur un tronçon
d'une longueur de 57 Km (Pk 27-Pk 83). En tant qu'une ligne armature de transport routier, La RR
n°27 représente l’artère principale de notre zone d’étude, ce projet demeure le plus important à court
terme.

La RR n° 27 se distingue par un fort débit de mobilité motorisée journalière, notamment durant la


période estivale à cause de ses caractéristiques fonctionnelles. Cette voie armature de transport des
personnes et des marchandises assure un nombre croissant des déplacements soit les
déplacements des estivants ou les flux de transport des marchandises telles que la circulation des
véhicules de poids lourd pendant la période estivale pour desservir les usines des industries
agroalimentaires (tomate, poivron, poisson...). Il s'avère, clairement, que la RR n° 27 connaît une
forte congestion estivale.

Le coût total du projet est estimé à environ 415,31 millions DT (TTC).

-La réhabilitation de la RR n°128 sur une longueur de 3 Km : Les travaux de réhabilitation de


cette partie de la route ont pris beaucoup de retard causant ainsi beaucoup de désagréments
pour les habitants et les visiteurs qui veulent se rendre à Korbous les obligeant à faire un grand
détour via Takelsa. Le coût total du projet est estimé à environ 86 millions DT (TTC).

-La réhabilitation de la RR n°43 sur une longueur de 55 Km reliant la ville de Menzel Témime
en premier lieu avec son arrière-pays agricole et en deuxième lieu avec Tunis via Menzel
Bouzelfa. Cette route régionale a connu des dommages énormes dus aux inondations de
septembre 2018.
Le coût total du projet est estimé à environ 1,32 million DT (TTC).

-Aménagement des pistes agricoles sur un réseau de 1408,5 Km (ce qui représente 66,77% de
l’ensemble des pistes agricoles du gouvernorat de Nabeul). L’importance des pistes agricoles
est due à l’intensification de l’activité agricole dans les zones agricoles de la zone d’étude.
L’aménagement de ces pistes agricoles dans le milieu rural ou naturel est susceptible d'assurer
l'intégration socio-spatiale de la population locale et le désenclavement de ces territoires.
Le coût total du projet est estimé à environ 33,437 millions DT (TTC).

b. Les projets proposés à moyen & long termes :

Afin d’améliorer l’accessibilité aux différents pôles urbains et socio-économiques dans la zone
d’étude et en concertation avec les acteurs locaux, ainsi que dans l'objectif de renforcer le maillage du
réseau routier, on propose de programmer la réalisation de certains projets dont notamment on cite :
-Programmation d’une nouvelle ligne de tramway d’une longueur de 50 Km
L’implantation d'un mode de transport collectif en site propre tel que la nouvelle ligne de
tramway peut contribuer à l’émergence d’une ville durable tout en limiter l’usage de la voiture
particulière. La capacité, en termes de nombre des places kilométriques offertes, d’un tramway moderne
est deux à trois fois supérieure à celle d’un bus articulé. Le tramway, comme véhicule électrique, ne
rejette rien directement dans l’atmosphère. Ce moyen de transport peut absorber une part importante des
captifs des transports collectifs.

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Le tramway en tant qu'un mode de transport propre peut contribuer à construire des villes
durables et peut relier éventuellement les principaux pôles urbains de notre zone d’étude. L’implantation
de ce mode de transport peut permettre de passer de la ville automobile/polluée à la ville durable. Dans
la zone d’étude, le tramway va alléger l’écart entre l’offre et la demande de transport en réduisant les
distances kilométriques et le coût des déplacements. Par conséquent, ce nouveau mode de transport va
renforcer l'accessibilité spatio-fonctionnelles d'un territoire en mutations importantes et ce qui va
confirmer, donc, l’apport du tramway moderne pour construire un développement urbain durable.
-Programmation d’une route ceinture afin d’alléger la circulation dans la ville de Korba
au niveau de la RR n°27 : cette rocade va traverser la commune de Tazerka au niveau de la zone d’El
Mazrâa. Ce nouveau projet routier aura des impacts très négatifs sur la l'arrière-pays agricole de la ville
de Tazerka plus précisément une perte de vastes terres agricoles fertiles d’une surface dépassant 35Ha
et par conséquent la culture des fraises, caractéristique de cette zone, sera menacée. Une concertation
entre les acteurs locaux des deux communes (Tazerka et Korba) pourra aboutir à trouver une nouvelle
trajectoire ayant moins de dégâts.
-La réhabilitation de la RR n°45 sur une longueur de 20 Km afin d’assurer une meilleure
accessibilité entre la ville de Menzel Temime et son arrière-pays agricole. Ce projet va faciliter les
déplacements des habitants du milieu rural et par conséquent assurera leur inclusion.
-Programmation d’une route ceinture à Menzel-Temime : ce type de rocade doit être reliée
à la route ceinture de Kélibia en direction de Hammam Laghzez et Haouaria. Ainsi, cette route ceinture
doit prévoir une liaison avec le parcours de golf et le programme résidentiel qu’il l’accompagne.
-Route ceinture Menzel Tmime – Kélibia – Hammam Laghzez : cette nouvelle route ceinture
permettra de répondre aux besoins accrus des déplacements durant la période estivale et par conséquent
contourner améliorer l'accessibilité de ces trois villes encombrées.
-Réaménager et élargir la RR n° 43 sur une longueur de 50 km reliant la ville de Soliman
avec celle de Menzel Temime dans l’objectif est de mieux relier les milieux urbains avec ses arrière-
pays agricoles. De ce fait, la construction d'un tissu des routes connexes et accessible constitue à la fois
réticulum et continuum capable d’assurer la connectivité des principaux centres urbains.
-L’aménagement des pistes agricoles afin d'assurer le fonctionnement du territoire rural et
aussi de mieux intégrer le milieu rural avec le milieu urbain et par la suite faciliter les
déplacements de la population rurale (déplacements pendulaires, déplacements pour la
vente/achat des produits agricoles dans les souks, meilleure accessibilité aux industries
proches…).
-Dédoublement de la RR n°26 : le réseau routier, dans la zone d’étude, constitue une trame
des routes régionales en forme linéaire (RR n°26-RR n°27) couvrant l’ensemble de l'espace du
gouvernorat. Ce réseau de transport relie les principales villes du Cap-Bon et longe les trois
façades maritimes du Cap-Bon. Par conséquent le dédoublement de la RR n°27 devra être suivi
par le dédoublement de la RR n°26 afin d’assurer un équilibre territorial entre les deux rives.
2.2.4 Dossier 4 : Les activités économiques

a. L’agriculture

Les actions de développement agricole sont :

- Sauvegarder la diversification agricole de la région du Cap Bon du morcellement et ses


conséquences négatives sur la productivité socioéconomique des exploitations ;
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- Améliorer l’occupation et la gestion des terres agricoles et principalement les petites


exploitations ;

- Réduire la surexploitation des nappes phréatiques (taux d’exploitation et 110% côte orientale
du Cap Bon)

- Valoriser les eaux pluviales et les eaux épurées pour les périmètres irrigués ;

- Maîtriser l’urbanisation sur le littoral et la freiner au profit des zones agricoles du Cap Bon ;

- Garantir les droits sociaux pour les paysans et tous les travailleurs de secteur agricole (sécurité
sociale, l’amélioration des revenus, pension de retraite, la durée du travail, etc.,) ;

- Encourager l’agriculture biologique et valoriser les produits agricoles caractéristiques du


territoire local,

- Lutte contre la pollution chimique qui affecte la qualité des eaux souterraines et entraine la
dégradation des sols dans les périmètres irrigués ;

- La mise en place d’un projet pilote pour exploiter les déchets et développer les énergies
renouvelables, et notamment l’énergie solaire ;

- Améliorer les circuits de distribution et constituer des espaces d’échanges entre les paysans et
les citoyens pour commercialiser les produits agricoles frais ;

- Développer les ressources alternatives telles que l’utilisation des eaux usées traitées en
irrigation ;

- Production d’aliments de qualité, sûrs, sains, et exempts de résidus chimiques ;

- L’extension du port de Kélibia et d’entretenir le port du Béni khiar pour améliorer la production
de pêche ;

- Le respect de périodes de repos biologique pour certaines espèces pour garantir l’équilibre des
ressources halieutiques ;

- Renforcer l’encadrement des agriculteurs (conseillers agricoles) et le contrôle du respect des


bonnes pratiques agricoles (carte agricole, pollution, surexploitation, etc.) ;

- Encourager et fournir la main d’œuvre qualifiée notamment au niveau de la réparation de la


maintenance de la flotte de pêche ;

- Intégrer l’agriculture au développement touristique (agro-tourisme) à travers un réseau de gîtes


ruraux ;

- Mettre en place des mesures relatives au soutien direct aux agriculteurs et notamment aux
questions de transmission vers les jeunes de ces exploitations ;

- Mise en place des programmes relatifs à la sensibilisation du public en matière de protection de


l’environnement et adaptation aux changements climatiques.

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b. Les outils de mise en œuvre pour le développement agricole

Pour la mise en œuvre de programme d’action agricole, il va falloir l’application des mesures suivantes :

- Assainir l’assiette foncière agricole : Cadastrer, inventorier l’assiette foncière agricole ;


- L’intensification de programmes de protection de l’environnement et de gestion des
ressources naturelles (Forêts, Sebkha, etc.,) ;
- Avoir une concordance entre les différentes institutions et les acteurs qui agissent d’une
manière directe ou indirecte sur l’aménagement et la protection du littoral et de l’espace
agricole ;
- Renforcer la formation professionnelle aux jeunes agriculteurs/pêcheurs porteurs de projets
innovants dans le cadre de l’ESS ;
- Créer une filiale de la SONEDE, spécialisée dans les forages au Cap Bon dont l'objectif est
de satisfaire les besoins des agriculteurs en matière de consommation d’eau ;
- Renforcer les moyens (humains et matériels) du CRDA pour mener au mieux ses activités
et suivre le plan de développement préconisé des régions du Cap Bon ;
- La sensibilisation de la population sur l’importance de l’espace agricole et des zones
sensibles pour faciliter l’application de la politique publique et peut permettre d’harmoniser
les interventions de différentes instances ;
- Garantir une assurance agricole et de fonds financier contre les risques qui peuvent
compromettre la viabilité économique des petites et moyennes exploitations (sécheresse,
crues) ;
- Sauvegarder les zones sensibles par une réglementation renouvelée, complétée, adaptée et
rigoureusement appliquée ;
- Élaborer et mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d’ouverture au public,
sous certaines conditions, des espaces naturels afin de préserver la qualité des sites, des
paysages, des milieux naturels et d’assurer la sauvegarde des habitats naturels et de la
biodiversité selon des principes et des règles de conservation actuels ou à inventer :
- Développer l’exportation des produits agricoles et plus précisément les agrumes ;
- Constituer une base de données actualisée et complète sur l’activité agricole littorale,
traditionnelle comme productive, qui doit être une référence pour toutes les institutions ;
- Mise en place des programmes de protection et de renforcement du couvert végétal forestier
et de la biodiversité sur place, et notamment l’établissement d’une carte des terres agricoles
à protéger et à contrôler ;

c. L’industrie

Problématiques et enjeux de l’industrie

L’industrie devient un secteur plus en plus extraverti et ses liens avec les territoires sont faibles.
L’agroalimentaire a un impact environnemental négatif.
Orientations :

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- Augmenter de façon notable les investissements industriels non polluants et qui s’adaptent
avec les spécificités locales, notamment en termes de recyclage ;
- Développer la recherche-développement dans l’industrie de façon à augmenter la
compétitivité coût/qualité des produits tunisiens, améliorer les conditions de vies et
adaptations avec les problématiques locales ;
- Améliorer la rentabilité des entreprises tunisiennes en perfectionnant la conduite des
affaires, en organisant efficacement les tâches, en intégrant les progrès technologiques dans
le processus de production, en améliorant la qualité, les compétences et les savoir-faire des
ressources humaines.
- La réalisation de nouveaux espaces industriels aménagés de type « zone d’activités » qui
obéissent aux principes de développement durable pour améliorer l’attractivité du territoire.
- Améliorer les infrastructures au niveau des zones industrielles existantes.
- Réaliser de nouvelles zones d’activités (zones industrielles de nouvelles générations) qui
obéissent aux principes de développement durable : ceinture verte, des espaces publics
végétalisés, liaison avec les stations d’épuration concernant la canalisation des eaux usées,
etc.
- Réaménagement et mise à niveau des zones industrielles existantes ;
- Favoriser le développement de l’industrie de recyclage, dans le cadre de développement
d’une économie circulaire ;
- Développer la recherche scientifique concernant le recyclage des déchets solides et les
possibilités de partenariat avec les industriels dans le cadre d’une technopole spécialisée, à
projeter à Kélibia.
- Intégrer l’activité industrielle aux activités économiques préexistantes, notamment
l’agriculture maraichère et la pêche dans le cadre de développement d’une économie
inclusive ;
- La valorisation des énergies solaires et éoliennes dans les industries ;
- Le recyclage de la totalité des eaux usées industrielles pour l’utiliser dans l’irrigation des
espaces verts, d’un parcours de golf et des terres agricoles ;

d. Le tourisme

Aujourd’hui, face à de nouveaux défis et enjeux, il est primordial de diversifier le produit touristique et
d’allonger l’activité touristique qui devra se dérouler tout au long de l’année. En effet, la sur-
fréquentation touristique durant la saison estivale engendre des pressions trop fortes sur les territoires et
leurs ressources. Cela pose le problème de la concentration, de la congestion routière, de la capacité
d’accueil des territoires balnéaires, d’où la nécessité de sortir du schéma classique d’une mono-activité
estivale vers un tourisme différent, diversifié, durable et qui se pratique durant toute l’année.
Face au modèle balnéaire qui a montré ses limites, il faut s’orienter désormais vers un tourisme
respectueux des milieux naturels et des écosystèmes qu’ils portent, et des ressources naturelles et qui
s’occupe et s’intéresse mieux au sort des populations locales.

Nous envisageons le développement branches touristiques suivantes en rapport avec les potentialités et
les atouts touristiques de notre Z.E.

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e. L’écotourisme

L’écotourisme est un type de tourisme basé sur la notion de la découverte qui permet de découvrir des
coins préservés et des paysages naturels, des communautés locales avec leurs styles de vie et leurs
traditions. Ce sont donc, pour les visiteurs, des expériences positives, ludiques et enrichissantes sur le
plan humain, car elles permettent la proximité et le contact avec la population locale.
Le potentiel écologique situé dans l’arrière-pays d’El Haouaria (voir carte ci-dessous) : Jebel El
Haouaria, forêt Dar Allouch, la forêt Dar Chichou (situé un peu plus loin) peuvent être complémentaires
au tourisme alternatif en cours de développement à El Haouaria, ce qui permet à cette dernière de forger
une identité et une image touristique à part, liées à l’écologie, au rural et à la villégiature.
Ainsi, nous recommandons la réalisation d’une station touristique écologique intégrée au site de Port
des Princes. Ce projet qui s’adosse sur le site archéologique, le fort et le port antique à reproduire,
contient 2 unités écologiques et de bien-être de petite capacité, et réalisées en bois naturel, ainsi qu’un
centre de stages. Les unités hôtelières écologiques labélisées profitent des eaux de la mer de sources
d’eau de proximité, de la forêt se complètent avec le produit du tourisme de stage (sportif). Ainsi, pour
renforcer l’image de projet il est intéressant de restaurer le fort pour y aménager un musée et finir les
fouilles archéologiques tout autour. Ce site constituera un décor pour la marina à réaliser dans le site du
port antique. Ce projet ambitieux ne peut être réalisé que dans le cadre de partenariat privé-public et à
travers une gouvernance efficace orchestrée par un comité interministériel qui intègre plusieurs
ministères chargés de : tourisme, culture, collectivités territoriales, domaines publics, équipement,
environnement, etc.
f. Le tourisme culturel

De nombreux sites et vestiges historiques dans la zone d’étude témoignent de ce passé glorieux et
mouvementé. Le site le plus célèbre étant celui de Kerkouane, classé patrimoine mondial de l’UNESCO,
situé au nord de la péninsule édifié en 600 ans avant l’ère chrétienne et qui fut découvert en 1952.
Le tourisme culturel intéresse plusieurs thèmes et une multitude d’activités, dont notre zone d’étude
pourrait prendre part dans l’impulsion du secteur qui vit une grande crise. Les sites historiques situés
près des lieux touristiques ont la priorité de fouilles, de restauration et de valorisation : fort
archéologique de Kélibia, les sites d’El Haouaria, le site archéologique de Sidi Rais.

g. Le tourisme rural

Le tourisme rural, outre le plaisir de se ressourcer à la campagne qu’il offre aux citadins avides de
changer l’air et sortir de la routine de la vie quotidienne, répond à deux nécessités
- Entretenir le patrimoine collectif qu’est le milieu rural, notamment les fermes coloniales et les
pressoirs ;
- Permettre une diversification des activités agricoles pour certains agriculteurs et augmenter ainsi
leurs revenus.
Les sites susceptibles de réussir dans ce type de tourisme sont :
- La plaine de Soliman, de Takelsa, d’El Haouaria, de Kélibia, de Korba,
- Les terroirs d’El Mida, Azmour, Somaâ, de Tazerka et de Béni Khiar-Maâmoura
- Les piémonts oriental et occidental du djebel Abderrahmane.

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h. Le tourisme urbain

Pour améliorer l’image et l’attractivité des villes touristiques en rapport au développement du tourisme
urbain dans cette ZE, nous recommandons :
-Donner un coup de fouet au secteur touristique en crise dans les villes Kélibia, El Haouaria et
Korbous par des équipements structurants (port de plaisance et parcours de golf) ;
-Intégrer la ZE dans le bassin de plaisance, orientale de la Tunisie, à travers la création des ports
de plaisance à Korbous, Port des princes, El Haouaria, Kélibia et Beni khiar, dans le cadre de
projet de partenariat entre public (notamment la commune) et privé ;
-Encourager le développement le tourisme chez l’habitant à travers les petites structures, comme
les maisons d’hôtes ;
-Développer de nouvelles structures d’hébergement touristique, dont les hôtels de charmes dans
les anciennes résidences de leader Bourguiba (à Korbous) ;
-Développer le tourisme culturel à travers la valorisation des monuments comme le fort
archéologique de Kélibia et l’engagement de nouvelles fouilles archéologiques à Kélibia, Sidi
Raies, Karkouane;
-Développer le concept de village à caractère ou de charme pour le cas de Korbous, Sidi Daoued,
Menzel Horr ;
-Développer le tourisme golfique (à travers un parcours de 9 trous) entre Menzel Temime et
Kélibia qui s’adapte avec le cachet écologique de la région et participe dans sa durabilité
économique : amélioration d’image, assure la transition entre le milieu urbain et l’arrière-pays
agricole, restructuration du territoire touristique, utilisation des eaux épurées, décors pour un
projet résidentiel à y réaliser pour garantir la rentabilité du projet, réduire la saisonnalité
touristique, améliorer la qualité de la clientèle, etc
-Réhabilitation et la valorisation du tissu ancien dans les villes de Maamoura et Beni khia ;
-Améliorer la signalétique, l’information touristique et les services touristiques dans la zone
d’étude.
-Doter les villes touristiques (Kélibia, Haouaria, Korba et Korbous) d’un plan urbain paysager.
-Développer le concept de ville fleuri à Haouaria et Korbous ;
-Intégrer les villes d’intérêt touristique dans un processus de labélisation écologique.
-Développer l’e-tourisme pour s’adresser directement aux clients à travers un portail touristique
spécialisé, site web, central de réservation, etc.
-Développer le tourisme national familial à travers le développement des campings et de parkings
municipaux sur toutes les bandes littorales orientales et occidentales ;
-Encourager les communes à développer le tourisme à travers l’assouplissement de la
règlementation urbaine de leurs villes pour y développer l’hôtellerie balnéaire et urbaine, les
motels (sur les routes structurantes notamment la C27), les pensions hôtelières, etc.
- Développement d’un tourisme sportif à travers la réalisation d’un centre des stages au forêt de
Dar Chichou (Azmour) ;

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i. Le thermalisme

La station thermale Korbous reste encore très peu valorisée, surtout si on sait que plusieurs sources
d’eau ayant des vertus thérapeutiques ne sont pas exploitées et qu’on ne dispose jusqu’à là, d’aucun
établissement thermal moderne, sauf le projet en cours d’Ain Octor. En attendant de la réalisation du
projet du grand Korbous (à long terme), il est judicieux de s’occuper du village même de Korbous.
Quand on visite le village de Korbous, on remarque tout de suite qu’il existe un grand problème de
gestion tant au niveau du village-même que dans les établissements thermaux.
L’habitat anarchique envahit les versants et les restaurants qui bordent la route centrale du village
thermal, qui a son cachet architectural typique : façades en arc, dominance de la couleur blanche, etc. Il
existe un vrai problème d’application de la règlementation urbaine.
En matière de désenclavement, sans doute sera mieux avec le projet de réaménagement de la route locale
qui rejoint Korbous, à Ain Oktor, qui est en cours. Cette route coupée depuis plus d’une dizaine d’années
est la principale cause de l’enclavement du village de Korbous. Cette route est vitale pour cette station
thermale. En attendant son réaménagement, les visiteurs de Korbous sont obligés de prendre une route
de contournement longue de 15 km augmentant ainsi la longueur et la durée du trajet.

j. Les mesures et les actions proposées pour développer un tourisme durable dans la
zone d’étude

- Doter la zone d'étude d’un office de tourisme qui siègera à Kélibia (qui serait par la suite
décentralisé) pour fédérer toutes les structures touristiques dans une telle région touristique
ayant une image touristique unique. Ainsi, cet office de tourisme pourrait participer à
l’amélioration de l’information et du contrôle touristiques ;
- Doter la région d’un portail touristique afin de forger une image spécifique pour une destination
écologique ;
- Décréter Kélibia, Haouaria, Korbous des communes touristiques pour y soigner les espaces
verts et le mobilier urbain ;
- Créer une route touristique et un circuit touristique thématique labélisé qui intègre Kélibia,
Karkouene et Haouaria (sous la thématique Pierre-Mer) ;
- Développer la signalétique pour améliorer l’accès aux sites archéologiques et culturels (Villages
berbères, sites puniques et romains, noyaux anciens…), qui méritent la valorisation, ainsi
qu’aux maisons d’hôtes et les gîtes ruraux ;
- Développer des espaces des repos et de loisirs sur les routes qui relient les villes touristiques
(Houaria, Kélibia, Korbous et Korba), selon un cahier de charges ;
- Engager des fouilles dans les sites archéologiques d’importance : Sidi Raïes, Karkouene et
Kélibia… Une fois valorisés ces sites peuvent constituer un circuit touristique à thème qui
pourrait contribuer à renforcement l’identité culturelle de la région.
- Protection du site d’Oued Lagssab de l’érosion marine ;
- Encourager les hôtels à Kélibia et les nouvelles unités touristiques à créer pour s’inscrire dans
un processus de labélisation ;
- Créer un cluster touristique à Kélibia, dirigé par un comité cluster, pour forger un projet global
de développement touristique, ainsi que pour harmoniser l’action et doter la ville d’une image
de marque spécifique, notamment concernant l’harmonisation de la marina avec le complexe
historique et culturel du fort de Kélibia ;
- Désaffecter les administrations et les maisons de fonctions réalisés au détriment des ruines
autour le fort de Kélibia pour continuer la fouille et préparer le site aux visites touristiques ;

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- Désaffecter tout le fort de Kélibia pour le convertir en centre de culture, de tourisme et de loisir :
musée, shop de souvenirs, observatoire, lieu de festivité assez équipé, etc.
- Développer le concept de village à caractère ou de charme pour le cas de Korbous, Sidi Daoued,
Menzel Horr ;
- Créer un bassin du port de plaisance au pied du fort de Kélibia afin de profiter de ce monument
pour devenir un décor pour cette marina qui serait unique dans son genre en Tunisie ;
- Programme de mise à niveau des établissements thermaux de Korbous qui sont sous la tutelle
de l’office de thermalisme ;
- Réaliser le projet touristique « grand Korbous »
- Donner une envergure internationale au festival de l’épervier à Haouaria ;
- Réviser le plan d’Aménagement de Haouaria en un plan d’aménagement paysager qui favorise
l’installation de nouveaux hôtels et qui incite à la reproduction des cachets architecturaux locaux
(structure en voûte, réutilisation des pierres locales (rouge ocre) ;
- Aménager une marina au nord du port de pêche de Haouaria de qui nécessite à son tour une
extension vers le sud (dans le bassin de dragage) afin de créer une centralité ludique et
encourager davantage la plaisance et l’organisation des mini-croisières. La construction autour
le port de plaisance reproduisent le cachet architectural local structure en voûte, réutilisation
des pierres locales (rouge ocre) ;
- Engager un projet de téléphérique (cabines) à Haouaria, qui relie la marina à l’amont de Djbel
Haouaria d’un côté et le site des grottes de l’autre et un autre à Korbous qui relie les deux
sources Kalassira et Octor;
- Encourager les unités hôtelières et para-hôtelière de la région d’étude de s’engager dans un
processus de labélisation écologique ;
- Fixer un seuil de saturation pour l’île Zembra pour y développer le tourisme scientifique ;
- Assouplir la règlementation urbaine de commune de Haouaria, Kélibia, Korbous, Korba,
Soliman et Maamoura pour développer l’hôtellerie dans le tissu urbain ordinaire, car le zonage
est devenu une technique dépassée.
- Encourager davantage la réalisation des gîtes ruraux dans l’arrière-pays de Houaria, Kélibia,
Korbous et Korba.
- Encourager davantage la réalisation des maisons d’hôtes dans les noyaux anciens des
communes de Kélibia et Haouaria, Maamoura, Menzel Temime et Béni khiar.
- Développer le tourisme scientifique à Zembra et Zembretta, de plongé et de pêche depuis les
ports de plaisances de Haouaria et Kélibia, en fixant un seuil de saturation pour éviter les risques
de dégradation ;
- Développer le concept de ville fleuri à Haouaria et Korbous ;
- Créer une station touristique écologique spécialisée en bien-être au « Port de Princes » (2 hôtels
de bien-être et écologiques réalisés en bois naturel et à l’échelle humaine (max R+1)) qui
s’adosse au site archéologique et la marina.

2.2.5 Dossier 5 : les équipements publics

a. L’enseignement du premier cycle de base

En voulant rapprocher les services publics des ménages ruraux, dans un contexte de forte dispersion de
la population, les politiques sectorielles, en matière d’éducation, ont créé une situation de suréquipement
sans pour autant améliorer sensiblement le niveau des services. Pour rééquilibrer le territoire et instaurer
une certaine justice spatiale et sociale en matière de ce service nous optons pour les actions suivantes :

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- Lancer un programme de remise à niveau des infrastructures scolaires du gouvernorat de Nabeul


(réparation, réfection, aménagements toitures et espaces sanitaires, alimentation en eau potable,
peinture, badigeonnage, clôtures, accès, moyens pédagogiques, etc.) ;
- Encourager la stabilité du personnel enseignant et privilégier l’entretien des établissements
ruraux isolés ;
- Développer les activités de soutien et d’encadrement parascolaires, culturelles, sportives et de
loisir ;
- Faciliter le transport des élèves et des enseignants dans zones rurales et aménager les routes et
les pistes amenant aux écoles
- Prévoir la création de 2 écoles primaires, une à « El Mazraa » dans la commune de Tazarka et
l’autre dans la commune d’El Mida au niveau de l’une des localités suivantes : El Mjariss, Oued
Chiba ou Bessri.
- Mettre en place une ou plusieurs écoles primaires dans les localités les plus peuplées de la
commune de Zaouiet Magaiez
-

b. L’enseignement du second cycle de base et du secondaire :

La zone d’étude dispose de 38 établissements pour le cycle préparatoire et l’enseignement secondaire,


sur un total régional de 70, soit une part de 54%, avec une concentration (65%) des établissements dans
les délégations de Menzel Témime (18%), Koraba, Kélibia et Haouaria (avec chacune une part de 16%).
Toutefois, ce secteur enregistre quelques lacunes concernant la qualité des infrastructures, leurs
répartitions et leurs efficacités. À cet effet nous recommandons les actions suivantes :

- Lancer un programme de remise à niveau des infrastructures scolaires du gouvernorat de Nabeul


(réparation, réfection, aménagements toitures et espaces sanitaires, alimentation en eau potable,
peinture, badigeonnage, clôtures, accès, moyens pédagogiques, etc.)
- Introduire les TIC et l’e-éducation dans les établissements de l’enseignement scolaire
- Créer un service permanent de transport scolaire qui couvre toutes les zones rurales
- Doter les établissements scolaires des délégations en réfectoires et en moyens de transport
scolaires
- Élaborer un plan de promotion et de développement des activités de soutien scolaire et
parascolaire (sport, art et culture, activités civiques…)
- Élaborer un plan spécifique pour la réduction des cas d’échec scolaire et d’abandon
- Planifier la réalisation à court terme de sept collèges : deux dans les deux localités Lebna et
Fertouna de la commune d’« El Mida », un à chacune des communes de Soliman (Riadh
Soliman), Hammam Laghzaz et Korbous et de deux dans la commune de Zaouiet Magaiez
- Prévoir la création à moyen terme d’un lycée secondaire dans chacune des communes de Zaouiet
Magaiez, Soliman (Cité Erriadh) et Menzel Horr;
- Projeter la mise en place à court terme d’un lycée secondaire dans la commune d’Azemour

c. Enseignement supérieur

La zone d’étude compte un seul établissement universitaire à Kélibia qui est l’ISET. À cet effet,
nous estimons que notre territoire d’étude manque d’investissement dans le secteur tertiaire supérieur
en général et dans l'enseignement supérieur en particulier. Dans ce contexte d'analyse diagnostique
analytique, nous recommandons les mesures suivantes :

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- Adopter un processus d’assurance qualité, à tous les établissements universitaires de la zone


d’étude
- Réalisation de nouvelles infrastructures de soutien et d’appui aux étudiants (hébergement,
restauration, bibliothèques, espaces numériques...)
- Améliorer le niveau de formation et de compétence scientifique des étudiants et répondre au
mieux aux besoins des employeurs de la région
- Planifier la création dans la commune de Menzel Temime d’une école d’agronomie, tenant
compte de l’arrière-pays agricole de la ville et/ou de musique en mémoire du grand artiste le feu
Youssef Temimi.
- Développer et renforcer les infrastructures, les équipements et les moyens de recherche des
différents établissements de l’enseignement supérieur de la zone d’étude
- Développer une technopole spécialisée en économie circulaire à Kélibia qui sera sur l’actuel
ISET. Cette technopole donnera à la ZE de nouvelles activités à haut potentiel d’emplois,
notamment dans le secteur de construction écologique, de la gestion des écosystèmes et des
ressources, des énergies renouvelables, des éco-industries ou encore de recyclage.

d. La formation professionnelle

La zone d’étude abrite au total six centres de formation, dont deux centres publics, et quatre sont sous
la tutelle de l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP). Ces centres restent peu
suffisants, face à la demande et au tôt de chômage de jeunes non qualifiés. Ils sont, ainsi, peu adaptés
avec les besoins de territoire en termes de formation spécifique pour les différents secteurs économiques.
À cet effet, nous recommandons :

- Réhabiliter et mettre à niveau les centres de formation professionnelle existants


- Identifier les besoins en emplois (par délégation, par âge, par genre …) ;
- Renforcer les moyens des centres de formation, et lever le niveau des qualifications pour
faciliter la mobilité de la population active et des demandeurs d'emploi ;
- Créer de nouvelles spécialités afin de répondre aux besoins de la zone en matière de main -
d’œuvre spécialisée.
- Initier de nouvelles filières orientées vers les activités d’économies vertes et bleues qu’on
souhaite créer au niveau des zones sensibles
- Améliorer le niveau de formation et de compétence des diplômés du supérieur de la région
- Mettre en place deux centres de formation à Beni Khiar, l’un spécialisé dans le textile et l’autre
dans l’agriculture biologique
- Créer deux centres de formation professionnelle un à Korba et un à Menzel Temime
- Prévoir à moyen terme, la création d’un centre de formation à El Mida au sein d’une zone
activités, et qui se charge d’initier les jeunes à une économie circulaire et inclusive en créant,
par exemple, une filière qui permet de lier l’agriculture biologique à l’écotourisme.
- Créer un centre de formation dans la commune d’Azemour offrant des spécialités liées à
l’agriculture, la pêche et la fabrication et l’entretien des navires
- Mettre en place deux centres de formation offrant la possibilité de se former aux petits métiers
liés à l’agriculture, l’un à Takelsa et l’autre à Chrifet

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e. La santé

L’infrastructure sanitaire dans la zone d’étude se compose de 5 hôpitaux implantés dans les délégations
de Korba, Menzel Temime, Kélibia, Haouaria et Soliman, offrant au total 326 lits, soit 32,2% de la
capacité totale de la région.

On recense également, 74 centres de santé de base (CSB), ce qui nous permet d’enregistrer en moyenne
5736 habitants par centre pour l’ensemble des délégations étudiées. Ce rapport est inférieur à celui relevé
au niveau régional (7515 habitants par centre). Dans l'objectif de renforcer les services de santé publique
et d'améliorer les conditions sanitaires de la population locale, nous recommandons les actions
suivantes :

- Améliorer la qualité des prestations de soins des centres de santé de base de toutes les
délégations de la zone d’étude
- Fournir des prestations médicales spécialisées couvrant tous les besoins de soins des populations
locales
- Diversifier les prestations paramédicales
- Renforcer la présence des établissements de santé privés dans les délégations de la zone d’étude
- Mettre en place un dispositif de surveillance continue de l’état de santé de la population locale
et de ses déterminants
- Augmenter la capacité et la réactivité du dispositif médical régional pour la gestion des risques
et renforcer les urgences sanitaires
- Réduire les disparités entre les délégations en matière d’effectifs et de qualité de soins
- Renforcer l’accessibilité des établissements de soins des zones rurales
- Mettre à niveau les hôpitaux locaux et les transformer en « hôpitaux régionaux » (équipements,
encadrement, personnel médical) ;
- Créer des établissements d’enseignement supérieur dans les métiers de santé comme par
exemple une école à Menzel Temime afin de former le corps paramédical
- Créer des dispensaires au niveau des zones additionnelles au nouveau périmètre communal dans
la commune de Menzel Temime
- Prévoir la création à moyen terme d’un hôpital dans la commune de Zaouit Meggeiz
- Créer des dispensaires au niveau de Zougag et de H’zaizia dans la commune de Zaouit Meggeiz
- Transformer le dispensaire en hôpital local dans chacune des communes suivantes : Beni Khiar,
Menzel Hor et Takelsa
- Convertir l’hôpital actuel de Korba en un Hôpital régional
- Projeter la création d’un hôpital local à « El Mida » et à « Chrifet »
- Mettre en place des dispensaires dans la commune d’El Mida » au niveau de Gorchine, Ain
Ghrab, El Khlaifia, Lebna, El Karya, Awam et Chott Ezzouhour ;
- Prévoir l’extension, à court terme, du dispensaire en hôpital local dans la commune d’Azemour
- Procéder à la mise à niveau et à l’extension de l’hôpital de Soliman
- Créer un dispensaire à « EL Marja » dans la commune de Soliman sur un terrain domanial qui
existe déjà.

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2.2.6 Dossier 6 : Habitat et urbanisme

Les orientations territoriales s’articulent autour d’une organisation spatiale du gouvernorat en pôles et
territoires connectés entre eux. Elles devront permettre de corriger et d’anticiper les problèmes de
l’aménagement du territoire de la zone d’étude, notamment les dysfonctionnements d’un territoire en
profonde mutation, ainsi que les tendances non durables du peuplement et de la répartition des
équipements publics.

Au regard de ces tendances mises en évidence, les enjeux suivants sont à retenir :
- Améliorer les conditions de vie et sauvegarder le patrimoine urbain local qui constitue une
ressource territoriale potentielle
- Faire évoluer l’offre en matière d’habitat et développer le concept de l’habitat écologique
- Adopter les stratégies adéquates afin de maîtriser l’extension urbaine des délégations de la zone
d’étude particulièrement celles qui enregistrent des taux de croissance élevés de leur parc
logement comme Korba, Kélibia et Soliman. Aussi, il faut chercher des solutions adaptées pour
les villes où l’extension n’est possible que vers la plaine au détriment des espaces agricoles et
qui souffrent réellement d’un problème de gestion foncière du fait de la demande croissante en
termes de logements, en plus des problèmes relatifs à la complexité de l’assiette foncière.
- Améliorer les conditions de vie des habitants, aménager l’infrastructure de base et renforcer
l’offre des équipements socio-collectifs afin de garantir l’intégration urbaine.
- Sauvegarder le cachet architectural local et procéder à l’embellissement des villes pour
promouvoir le tourisme et développer les activités artisanales.
- Limiter l'extension horizontale des villes qui se produit par la diffusion expansive des bâtis
dispersés et éparpillés en faible densité et renforcer l'extension verticale de ces villes par la
verticalisation des constructions urbaines.
- Développer le concept « ville archipel » pour préserver le cachet rural de l’agglomération
- Ajuster le tissu urbain et créer une nouvelle centralité fonctionnelle pour combler la demande
croissante en termes de logement tout en reproduisant les mêmes spécificités architecturales
locales pour améliorer l’image de la ville

Aujourd’hui, l’armature urbaine du Cap Bon se présente comme une multitude d’agglomérations et
groupements de population de toute taille. Officiellement 28 agglomérations sont érigées en communes
dont 4 nouvellement créées selon le découpage administratif de 20161. D’après le RGPH de 2014, les
agglomérations urbaines dans les zones sensibles sont dominées par les petites et moyennes villes. Sur
le littoral Est, le réseau urbain, bien que constitué de villes petites et moyennes est dominé par la ville
de Kélibia (46 850 habitants), comme pôle de développement local, secondé par trois autres pôles
urbains Korba, Menzel Témime et Soliman de 38 000 habitants chacun. Au milieu de la hiérarchie
urbaine on trouve la ville de Béni Khiar qui compte 21626 habitants. Viendront ensuite une série de
petits centres urbains : Hammam Laghzez, El Mida, Menzel Horr, Tazerka, Somaâ et Maamoura. Sur
le littoral Ouest, le réseau urbain est encore embryonnaire et seul l’agglomération de Soliman (38 000
habitants) et à degré moindre Haouaria (9 500 habitants) méritent d’être qualifiées d’urbaine.

1
Ministère des Affaires Locales : le découpage communal. 26 Mai 2016 (384 pages).
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II. LE SCHEMA DIRECTEUIR D’AMENAGEMENT DES


ZONES SENSIBLES LITTORALES ET LES ZOOMS
1. Schéma Directeur d’aménagement

L’idée principale de ce scenario est de lutter contre les inégalités socio-spatiales, d’équiper tout le
territoire des zones sensibles de manière équilibrée, de flécher le développement vers la façade
occidentale de la presqu’île de manière à permettre l’instauration d’un certain équilibre entre les deux
parties orientales et occidentales du territoire, avec une maîtrise de l’urbanisation dans les structures
urbaines existantes : villes petites et moyennes et orienter leur développement dans la partie occidentale
de façon à apporter un meilleur équilibre à l’armature urbaine de la zone d’étude.

Cet objectif est conditionné par le développement des infrastructures de desserte et des équipements
socio-collectifs qui manquent cruellement dans la partie occidentale, établissant ainsi un certain
équilibre territorial urbain, économique et social. L’impact de ce scénario sur l’environnement est
considéré comme moyen au vu des deux autres scénarios. Ce scénario est très volontariste et nécessite
un engagement fort et franc du pouvoir public et de toutes les parties prenantes locales et régionales.

Ce scénario se caractérise par un volontarisme plus prononcé qui exige un engagement très fort de la
part des acteurs publics pour la concrétisation de ces objectifs, les orientations et les actions proposées.
Les investissements publics et privés à engager seront donc assez conséquents, ainsi qu’à travers le PPP,
afin de concrétiser la vision d’un territoire équilibré et attractif. Ce scénario nécessite un changement
important dans la perception totale et s’inscrit à l’opposé de la tendance actuelle, celle d’une dissymétrie
territoriale franche entre les deux parties du territoire, et prône un renversement de cette tendance vers
plus d’équilibre en faveur de la partie occidentale et septentrionale des zones sensibles littorales du Cap
Bon. Ce changement devra se manifester au niveau de la répartition équitable des hommes, des activités
et des infrastructures en vue d’un meilleur équilibre socio-spatial qui demande une nouvelle perception
de la part de toutes les parties prenantes. Ceux -ci devront prendre en charge les dossiers de
l’aménagement et du développement des zones sensibles littorales du Cap Bon. Comment rendre le
territoire à la fois équilibré et attractif ? Tel est l’enjeu principal de ce scénario.

Dans la mesure où l’horizon de cette étude est l’année 2040, il peut s’avérer que la pertinence, la justesse
et le réalisme des fondements, des principes et des orientations sur lesquels sont bâtis les trois scénarios
changent d’intensité et de profondeur d’une période à une autre. Nous recommandons ainsi l’adoption
d’une approche dynamique en ce qui concerne le choix approprié du scénario.

Le scénario retenu combine les avantages des deux scénarios proposés : à court terme, il s’agira
d’orienter les efforts vers des actions urgentes et d’appui à la création d’emplois, amélioration de la
résilience territoriale à travers des projets qui portent sur la protection de l’environnement,
développement des infrastructures et l’amélioration du cadre de vie. Le renforcement des compétences,
l’amélioration technologique, le développement des services supérieurs et la desserte par les principales
infrastructures nationales seront initiés à moyen terme et à long terme. Ainsi, l’évolution sera
progressive ; la phase de renforcement permettra à la zone d’étude de disposer des facteurs
indispensables pour une mise à niveau réussie de son économie, de son potentiel humain et de son cadre
de vie.

L’approche dynamique dans la construction et l’adoption des scénarios est une grande nouveauté dans
les études d’aménagement. Elle est plus réaliste et prend en compte le facteur temps, car la tâche n’est
pas facile de passer d’une situation de « crise » à une autre plus saine et acceptable de façon rapide,
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brutale et sans risques ni répercussions. Prenons le cas de la résilience du territoire, le processus


d’amélioration de la résilience ne peut être que progressif et évolutif. Il faut donc « laisser le temps au
temps » pour que les choses évoluent dans le bon sens de façon graduelle, ordonnée et réfléchie selon
une démarche réaliste, contextualisée et prenant en compte la capacité de financement de l’État ainsi
que l’acceptabilité du scénario par les différentes parties prenantes et qui sera, sur l’échelle temporelle
et spatiale, en cohérence avec la vision de planification et déprogrammation des actions de
développement régional arrêtées par les services de la planification régionale. La mise en œuvre de cette
nouvelle approche nécessite un niveau de gouvernance très performant de la part de tous les acteurs
concernés, en rompant avec l’approche courante de « Table rase », qui nie les acquis antécédents, dans
la mesure où chaque période apporte sa contribution dans le développement.

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Carte SDAZSL cap bon (FR)

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2. Les zooms des zones les plus menacées

2.1 Zoom Korba – Tazerka

Le complexe lagunaire de Korba est formé par trois sebkhas : la sebkha El Bkir, la sebkha de Gsar
Ghaleb et la Sebkha Echargui. Ces lagunes sont menacées par la pollution et par l’extension urbaine,
surtout de côté des agglomérations urbaines proprement dites : Korba et Tazerka.

Le complexe lagunaire de Korba héberge l’avifaune aquatique la plus riche et la plus diversifiée de
toutes les zones humides côtières du Cap-Bon (pas moins de 60 espèces d’oiseaux). Ainsi vu son
importance écologique, ces lagunes nécessitent les mesures de protection et de valorisation suivantes :

2.1.1 Mesures de gestion opérationnelle proposées


-assainir les berges des lagunes de déchets solides surtout au niveau de Tazerka ;
-limiter forcement l’extension urbaine anarchique et illicite limitrophe au plan d’eau (en s’appuyant sur
les lois en vigueurs et leur application) ;
-réaliser une nouvelle station d’épuration ayant une capacité suffisante pour traiter toutes les eaux usées
de la ville ;
-mettre à niveau la gestion des eaux usées (STEP, stations de pompages, réseau d’ONAS) ;
- réaliser un parc urbain, de sentiers et de parcours de santé, limitrophe à la sebkha/lagune ;
-valorisation de la lagune/sebkha et sa conservation/protection ;
-encourager l’écotourisme par le développement d’un site étape pour l’observation des oiseaux, ainsi
que la réalisation des centres d’animation et de loisirs ;
-améliorer et instaurer une vraie communication avec la population locale et la société civile sur la
conservation et la gestion du site ;
- lutter contre les constructions illicites et anarchiques notamment sur les berges des lagunes ;
2.1.2 Conditions préalables de mise en œuvre :
-reboiser les limites du plan d’eau et le délimiter par une bande de végétation halophyte ;
-ériger des parcs urbains et des espaces de détentes ;
-réutilisation des eaux épurées pour arroser les parcs à réaliser autour de la sebkha et les terres agricoles
limitrophes ;
-installer le mobilier urbain nécessaire au bord de la plage ;
-mettre à jour les plans d’aménagements urbains pour délimiter les plans d’eau, les zones humides et
les espaces verts.

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Carte Zoom Korba - Tazerka

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2.2 Zoom Menzel Temime

Le site de Menzel Temime - Menzel Horr fait partie de la plage orientale du Cap-Bon. Le rivage, resté
jusqu’à une date récente à l’abri des aménagements, mais il est aujourd’hui très convoité et par la suite
menacé. D’ailleurs, on a relevé des indices d’une tendance au retrait de la ligne de rivage puisqu’une
partie de la charge solide est retenue par des barrages.
2.2.1 Mesures de gestion opérationnelle proposées : Plan d’urgence

- Elaborer d’un nouveau périmètre du DPM ;


- Protection du DPM, notamment les dunes bordières par des barrières en bois ;
- Révision du plan d’aménagement pour encadrer la dynamique urbaine sur le littoral ;
- Réalisation d’un réseau de canalisation des eaux pluviales à Menzel Temime ;
- La réalisation d’une nouvelle station d’épuration, car l’actuelle STEP de Menzel Temime est
déjà dépassée et elle fait des évacuations brutes ;
- La création d’une administration de l’ANPE pour pouvoir assurer le contrôle environnemental
de proximité ;
- Entretenir les goulets qui font communiquer les Sebkhas avec la mer ;
- Restaurer, sur une largeur d’au moins 20 à 30 m selon les endroits, les sansouïres qui devaient
former une ceinture de végétation steppique halophile tout autour des Sebkhas.
- Interdire les dépôts des gravats ainsi que les rejets d’ordures ménagères ou industrielles qui
contribuent à la perte des habitats pour les oiseaux et affectent la valeur paysagère des zones
humides.

2.2.2 Mesures de préservation à moyen et long terme

- Intégrer dans le plan d’aménagement urbain une zone touristique et résidentielle qui se structure
autour d’un parcours de golf ;
- L’exploitation des eaux traitées pour l’irrigation du parc urbain et du parcours de golf à réaliser ;

2.2.3 Conditions préalables de mise en œuvre :

Pour réussir cette vision futuriste, en premier temps il faut procéder par le développement d’un dialogue
entre la société civile et la commune d’une part et les acteurs locaux et les institutions chargées de
protection de l’environnement (l’ANPE, l’APAL) d’autre part. La réalisation des projets à porter
environnementale et paysagère nécessite une certaine efficacité dans l’action environnementale.
D’ailleurs, l’installation d’une nouvelle administration d’ANPE à Menzel Temime pourrait améliorer le
contrôle de proximité de la qualité environnementale.

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Carte Zoom Menzel Temime

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2.1 Zoom Kélibia

2.2.1 Problématiques majeurs

À Kélibia on assiste à une topographie faible et relativement monotone. Les parties dominantes
dépassent rarement l’altitude de 100 m avec un point culminant de 142 m. Elles correspondent aux
djebels Toucht-Tamazrat-Ouazra situés dans l’arrière-pays de la ville de Kélibia. La colline isolée qui
porte le fort de Kelibia est moins haute ; elle est pourtant davantage marquée dans le paysage à cause de
ses versants relativement abrupts et surtout de sa position au bord de la mer et au contact des terres
basses et planes sur lesquelles s’étale une partie du tissu urbain de la ville.

La lagune de Kélibia fait partie du chapelet de ces zones humides de la côte orientale du Cap-Bon a à
son extrême nord. La lagune offre une originalité en tant que zone humide située à l'intérieur d'une
agglomération. En effet, l’écosystème se trouve actuellement encastré dans un milieu urbain en pleine
expansion qui ne cesse de la grignoter farouchement contribuant inévitablement à sa réduction voire sa
disparition. Cette lagune s’étendant aujourd’hui sur une longueur d’environ 565 m et une largeur
maximale de l’ordre de 122 m. La profondeur moyenne de la lagune ne dépassait pas les 30 cm. Les
fonds sont plats à substrat vaseux. La lagune de Kélibia se présente comme une succession de trois
petites cuvettes qui communiquent faiblement entre elles et, occasionnellement, en cas d’orages, avec
la mer. Ce milieu reçoit essentiellement des apports d’eau douce par drainage des eaux pluviales ou par
rejet direct des eaux usées. Les trois cuvettes correspondent à trois petits bassins de superficies
différentes. Ce plan d’eau présente d'importantes variations temporelles et spatiales de la salinité. Quant
à son macrofaune, elle est essentiellement composée d'espèces halophiles.

2.2.2 Mesures de gestion opérationnelle proposées : Plan d’urgence

- Réaliser une nouvelle étude pour protéger la plage méridionale par rapport au port de l’érosion
marine à travers de nouvelles techniques plus douces que les pierres sèches, qui ont des impacts
immédiats sur le paysage littoral (brise-lames submergé) ;
- Réaliser une étude pour améliorer l’intégration du port, notamment la marina projetée, avec son
environnement urbain et naturel ;
- Alimentation de la plage par un sable ayant la même texture au nouveau du secteur Mamounia ;
- Elaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion adéquat au site et ses problématiques ;
- Trouver des mécanismes de financement pour assurer une pérennité de la gestion du site ;
- Favoriser un engagement local dans la gestion des sites et assurer des campagnes de
sensibilisation du public ;
- Protection de sebkha et des plages par des barrières en bois ;
- Réprimer fermement toutes les constructions illicites et anarchiques ;
- Mettre à jour les plans d’aménagements urbains pour délimiter les plans d’eau, les zones
humides et les espaces verts, ainsi pour réconcilier la ville avec ses zones humides à travers
l’aménagement des promenades et des interfaces paysagères.
- La réalisation d’une nouvelle station d’épuration ayant une capacité suffisante pour traiter toutes
les eaux usées de la ville ;

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Carte Zoom Kélibia

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2.1 Zoom Hammam Laghzez

2.1.1 Problématiques majeurs


La plage de Hammam Laghzez est occupée par un cordon littoral assez épais à travers des dunes
bordières localement très larges barrant des terrains salés du type chotts et sebkhas. De fait, ce cordon
est localement large de plus de 150 m et sa partie dunaire a parfois une hauteur supérieure à 3m (Oueslati,
A. 2004).

Ces plages échappent encore à bien des formes de dégradation que vivent les rivages d’autres parties du
littoral du Cap-Bon. Mais, l’extension urbaine constitue une vraie menace. Le tissu urbain de la ville a
déjà atteint la berge externe de la sebkha qui s’étend derrière le cordon littoral sableux. Des résidences
ont même commencé à prendre place sur la berge externe de cette sebkha et derrière les dunes bordières.
Elles constituent une ligne de béton qui se structure en parallèle de chapelet de dunes.

2.1.2 Mesures de gestion opérationnelle proposées : Plan d’urgence

- Le nettoyage des berges de la sebkha utilisée actuellement comme des dépotoirs, même par la
municipalité ;
- Elaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion adéquat au site et ses problématiques ;
- Protection des berges de la sebkha par des barrières en bois ;
- Assurer des campagnes de sensibilisation du public, ainsi l’installation des panneaux d’initiation
et d’orientation ;
- Protéger et aménager ce qui reste du plan d’eau de sebkhas, faire face aux menaces et aux
sources de nuisances et réprimer fermement les contrevenants.
- Réprimer fermement toutes les constructions illicites et anarchiques.

2.1.3 Mesure de préservation à MT et Long terme

- Intégrer la ville à sa sebkha au niveau de la partie méridionale asséché à travers des projets de
loisirs : théâtre de plein air qui sa scène profite de vue sur le fort de Kélibia qui pourrait devenir
un décor, un espace de loisirs pour les familles, parking municipal pour les estivants, un stade
municipal.
- Réconcilier la sebkha avec la ville où doit aménager ses berges : végétation halophile qui
marquent ses limites, parcours de santé, mobilier urbain.
- Mettre à jour le plan d’aménagement urbain qui intègre une partie du plan d’eau (qui fait
l’interface avec l’urbain) et les espaces verts à projeter tout autour ;
- Recreuser la passe reliant la mer et la sebkha afin de permettre la circulation de l’eau ;

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Carte zoom hammam Laghzez

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2.2 Zoom El Haouaria-Dar Allouch

2.2.1 Problématiques majeurs

Le rivage d’El Haouaria et Dar Allouch est marqué par des estrans rocheux et des falaises qui, outre leur
place dans le paysage et leur dynamique, exposent souvent des coupes intéressantes pour la
reconstitution des paléo-milieux. Dans les plaines, la faiblesse des altitudes et des pentes a favorisé
l’extension des terres humides avec notamment Garaet El Haouaria.

Des problèmes de perturbation du transit sédimentaire et d’érosion ont surgi avec l’implantation du port
de pêche et la multiplication des résidences secondaires, dont certaines ont été implantées aux dépens
de la partie interne de la plage et de sa petite dune bordière. Ainsi la réalisation du barrage de Haouaria
a influencé négativement l’alimentation de la plage en sédiments. Donc la réalisation de deux ouvrages,
le barrage et le port de pêche, sont responsable de démaigrissement de la plage. Ainsi le port même a
besoin d’être dragué, à cause de l’accumulation de sédiments et de boues au fond, malgré toutes les
mesures de protection (digues de largeur, avant-port).

Les usines de conserves de Dar Allouch versent leurs eaux industrielles à oued el Garaa qui a été
auparavant alimenté par les eaux d’el Garaâ. Cette dernière est aujourd’hui totalement colmatée et
exploitée par les paysans. La substitution des eaux naturelles par des eaux usées a bouleversé tout
l’écosystème.

La station d’épuration d’El Haouaria s’avère très dépassée, tant qu’elle ne traite pas la totalité des eaux
usées. Bien qu’il existe un émissaire pour rejeter les eaux partiellement traitées dans les larges de la mer,
l’impact sur la qualité des eaux de la mer est inquiétant.

Ce problème environnemental lié aux eaux partiellement traitées pose une difficulté de cohabitation
entre les activités économiques : l’industrie agroalimentaire et le tourisme. Si la première boucle une
chaine de valeur en matière de valorisation des produits de terroir, notamment de l’agriculture
maraichère (piment et tomate), alors la deuxième constitue l’avenir de ce territoire qui mérité d’être
préservé sur le plan environnemental. Finalement, les investissements d’ordres environnementaux
s’avèrent primordiaux pour instaurer un vrai développement durable et inclusif.

2.2.2 Plan d’urgence

- Déterminer à nouveau le DPM au niveau d’El Haouaria et Dar Allouch ;


- Réaliser un POP pour la plage de Dar Allouch ;
- Élaborer une étude approfondie qui vise le réaménagement du port de pêche de Haouaria pour
améliorer sa protection et réserver sa partie méridionale pour la plaisance en profitant de la
montagne de Haouaria comme décor pour la nouvelle marina ;
- Élaboration une étude pour protéger la plage du côté sud du port et étudier la possibilité de
l’alimenter la plage par le sable dragué du port de pêche ;
- Le traitement de la totalité des eaux usées et industrielles ;
- La réalisation d’une station d’épuration industrielle et une autre pour les eaux domestiques ;
- Contrôler les eaux usées rejetées par les usines de conserves par plusieurs structures (l’ONAS,
l’ANPE, commune)
- Obliger les industriels d’installer et d’utiliser efficacement leurs stations de prétraitement ;
- Mise à jour de la règlementation qui sanctionne les rejets des eaux industrielles à l’état brut
dans les stations d’épuration et les cours d'eau ;

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Carte Zoom Haouaria-Dar Allouch

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2.3 Zoom Soliman

Bien que l’agglomération proprement dite de Soliman soit en retrait par rapport à la côte, cette dernière
est de plus en plus occupée par les résidences secondaires et quelques hôtels. Au niveau de Sidi
Ejjahmi, malgré une érosion nette des plages, la côte continue à attirer l’urbanisation.
À Soliman plage, nous constatons que l’érosion est importante ; une batterie de brise-lames et des
enrochements ont eu un mauvais impact sur le paysage littoral, étant jadis vierges. Pour autant, le
secteur attire toujours les constructions de front de mer.
Plan d’urgence

- Redéfinir le DPM et sa servitude ;


- La protection du champ dunaire et les plages par des barrières en bois ;
- Interdire la construction sur le DPM et sa servitude ;
- Le traitement de la totalité des eaux domestiques et industrielles à travers 2 nouvelles stations
d’épuration ;
- La réutilisation des eaux usées pour arroser un parc urbain à aménager à l’est de la sebkha ;

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Carte zoom Soliman

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3. PLAN PROGRAMME
Le plan programme constitue une déclinaison des objectifs sectoriels et territoriaux en actions, projets,
programmes et mesures, et ce, en tenant compte des principes d’aménagement retenus, des prévisions
de la croissance de la population et des implications du modèle de développement futur du gouvernorat.
Il présente pour chaque action retenue, la localisation, les objectifs, les moyens financiers, les opérateurs
et les acteurs concernés et l’échéance de programmation.
Le coût global du plan programme est 20317,591 MD. La répartition des projets et des investissements
par secteur est présentée dans le tableau suivant :
Tableau 1 : Répartition des projets et des investissements par secteur

CT MT LT Coûts indicatifs
Secteur 2021-2025 2025-2030 2030-2040 (en millions DT)

Conservation et valorisation des milieux


28,00 51,00 85,00 164,00
forestiers
Protection des zones humides 11,5 23,00 34,5 69,00
Protection du littorale et des milieux marins 7,5 10,50 15,50 33,50
Protection des sols et lutte contre l’érosion 2,70 5,00 9,50 17,20
Maitrise et mobilisation des eaux de
15,75 37,00 38,00 90,75
ruissellement
Armature Urbaine et organisation de l’espace 631,30 682,51 302,00 1615,81
Assainissement 991,1 979 560 2530,10
Sauvegarde de l’environnement et
269,65 230,42 160,5 660,57
amélioration de la qualité de vie
Infrastructures de Transport et réseaux divers 89,527 182,174 99,23 370,931
Réseau d'énergie électrique et du gaz naturel 3,30 20,00 30,00 53,30
Alimentation en eau potable 2,00 0,50 0,50 3,00
Réseau de télécommunication - 3,70 0,50 4,20
Agriculture 103,2 174,6 231,2 509
Industrie 3169,2 3684 3699,5 10552,7
Tourisme 52,50 113,80 1933,20 2099,50
Service et commerce 2,00 2,25 2,75 7,00
Enseignement et formation professionnelle 36,70 45,30 130,50 212,50
Santé 9,75 11,00 6,75 27,50
Culture, sport et jeunesse, famille et enfance 14,40 24,85 21,85 61,10
Urbanisme et habitat 315,34 428,09 492,50 1235,93

Total 5755,417 6708,694 7853,48 20317,591


Source : : Elaboration groupement d’études

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4. LES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE


L’aménagement du territoire est un secteur horizontal qui implique des acteurs multiples, des échelles
et des modes de fonctionnement différents. Face à la faiblesse institutionnelle et organisationnelle de la
coordination régionale de l’aménagement du territoire, la stratégie de l’aménagement du territoire de la
zone sensible du Cap Bon sera l’élément central du système de gouvernance active de sa stratégie de
développement. Sa mise en œuvre nécessite des conditions-cadre impliquant une volonté politique claire
favorable au développement régional, une réelle décentralisation, une forte gouvernance régionale, y
compris le renforcement des compétences et des moyens des collectivités locales (région et communes)
et une société civile fortement présente et vigilante, ainsi que le développement actif du sens de
partenariat. Deux organes primordiaux devront voir le jour le COPIL et le CSO, qui vont assurer la mise
en marche et le suivi du SADZSL du Cap Bon à travers un tableau de bord efficace.

1. Une politique volontariste

L'État doit assumer les tâches de solidarité et de cohésion nationale à travers des mécanismes de soutien
compensation aux régions soumises à des difficultés de développement ; des fonds doivent être réservés
au développement régional et les structures chargées de l’aménagement du territoire doivent être
déconcentrées. L’état doit être le principal promoteur du développement régional. En outre la logique
d’équipement du territoire doit être abandonnée et remplacée par une logique d’aménagement du
territoire, qui vise un développement durable.

Sur un autre plan, la relance du processus de développement économique de la ZE doit se faire à travers
un engagement de la part des pouvoirs publics et une implication forte de la part des acteurs locaux. Il
s’agit en premier lieu de créer les conditions pour une diversification et une relance de l’activité
économique en particulier le secteur agricole qui dispose de plusieurs potentialités particulièrement la
terre. Le secteur industriel qui dispose d’atouts de taille (proximité de la capitale, disponibilité de la
main-d’œuvre, incitations d’investissement). Le secteur touristique qui a été longtemps négligé est en
mesure de créer des opportunités de revenus pour les populations vivant en milieu rural. Au final il
s’agira de viser une meilleure intégration de la région dans son environnement national et international
à travers un aménagement adéquat de son territoire et son équipement par une infrastructure de qualité,
indispensable pour améliorer la compétitivité de la région et par conséquent son attractivité des
investisseurs privés. Le pouvoir central doit jouer son rôle du chef de file pour lancer les grands projets
touristiques dans la région à travers un comité interministériel, qui implique plusieurs ministères : de
tourisme, de culture, d’équipement, de domaine publics, d’agriculture de l’environnement :

- Le projet touristique et culturel intégré à Kélibia, qui intègre le fort, le site archéologique
qui l’entoure et le port de plaisance à aménager au sein même du port de pêche qui
nécessite une extension et par la suite une étude d’impact qui porte notamment sur la
bande littorale orientale qui est déjà en dégradation sous l’effet de l’érosion de sa plage ;
- Le projet de grand Korbous et son téléphérique ;
- La station écologique de Port des princes qui intègre une marina, 2 unités hôtelières
écologiques, un parking, un centre d’animation et un centre des stages.

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- La marina de Haouaria qui sera un équipement structurant lié par téléphérique depuis les
grottes antiques, via jbel Le projet touristique et culturel intégré à Kélibia, qui intègre le
fort, le site archéologique qui l’entoure et le port de plaisance à aménager au sein même
du port de pêche qui nécessite une extension et par la suite une étude d’impact qui porte
notamment sur la bande littorale orientale qui est déjà en dégradation sous l’effet de
l’érosion de sa plage ;
- Le projet du Grand Korbous et son téléphérique ;
- La station écologique de Port des princes qui intègre une marina, 2 unités hôtelières
écologiques, un parking, un centre d’animation et un centre des stages.
- La marina d’El Haouaria qui sera un équipement structurant lié par téléphérique depuis
les grottes antiques, via djebel El Haouaria.
- Le projet touristique et culturel intégré à Kélibia, qui intègre le fort, le site archéologique
qui l’entoure et le port de plaisance à aménager au sein même du port de pêche qui
nécessite une extension et par la suite une étude d’impact qui porte notamment sur la
bande littorale orientale qui est déjà en dégradation sous l’effet de l’érosion de sa plage.

2. La décentralisation

Plus qu'un processus de transfert d'autorité et de responsabilités de fonctions publiques, de


l'administration centrale, vers les organisations gouvernementales, la décentralisation s'opère par
l'acquisition d'un ensemble d’actions :

• Mise en application et respect du cadre constitutionnel : Cela implique l’engagement réel et


effectif de l’État sur le chemin de la décentralisation et la prise de conscience des décideurs de
l’importance que revêt la question du développement régional et du partage de pouvoir, en
s’appuyant sur le chapitre 7 de la Constitution Tunisienne et la règlementation du code de
collectivités territoriales de 2018 qui doit être mis en œuvre.

• Densification effective des structures de la décentralisation : La généralisation du processus


de décentralisation, surtout en termes des administrations chargées de gestion et de contrôle
environnemental (ONAS, ANPE, APAL, ANGED) ainsi que l’implication de toutes les
catégories des collectivités locales sur l’ensemble du territoire. En plus du renforcement les
communes par les moyens adéquats matériels et personnels.

• Autonomie et libre administration par rapport à l’État : Doter la région et la commune


d’une autonomie au niveau juridique, financier et administratif.

• Répartition des compétences avec l’autorité centrale : Doter les collectivités locales des
compétences propres, des compétences partagées avec l’État et d’autres qui lui sont transférées
par celui-ci.

• Adéquation entre les compétences transférées et les ressources mises à disposition : Doter
les collectivités locales des ressources propres et « Toute création ou tout transfert de
compétences de l'autorité centrale aux collectivités locales doit s’accompagner d’un transfert
des ressources correspondantes » (article 135).

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MEHAT/DGAT
SDAZSL - CAP BON - Phase 2

• Annuler le contrôle à priori : Les collectivités locales jouissent désormais de plus de liberté
et sont soumises uniquement à un contrôle à posteriori ; cela signifiera que la collectivité locale
sera libre des programmes et actions qu’elle mettra en place et n’aura désormais plus besoin du
feu vert de l’autorité centrale avant l’entrée en vigueur des actes pris. L’autorisation préalable
n’est donc plus une condition pour réaliser ses activités.

• Appui aux collectivités locales par les moyens techniques et humains : Conformément aux
nouvelles compétences transférées et à transférer aux communes, il convient de doter les
collectivités locales des moyens matériels adéquats afin qu’elles soient en mesure d’améliorer
les services rendus à la population. Il est aussi important de les doter aussi des ressources
humaines qualifiés et suffisantes (Ingénieurs de travaux, Architecte, Urbaniste et Géomaticien)
afin qu’elles puissent mettre en œuvres les stratégies de développement urbain durable.

• La gouvernance de l’aménagement du territoire : vers un mode de gouvernance adéquat. De


l’État interventionniste (providence) est contraint de passer à l’État accompagnateur
(gouvernance) par la mise en place des conditions favorables à la concertation avec les acteurs
territoriaux et au développement inclusif.

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