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Problèmes de Mathématiques

Polynômes de Chebyshev et théorème de Weierstrass


Énoncé

Polynômes de Chebyshev et théorème de Weierstrass

Dans ce problème on se propose d’établir le résultat suivant :

Théorème de Weirstrass
Soit f : [a, b] → IR une application continue.
Pour tout ε > 0, il existe un polynôme P tel que : ∀ x ∈ [a, b], |f (x) − P (x)| ≤ ε

Ainsi toute application continue sur un segment peut être approchée uniformément sur ce
segment à moins de ε (où ε est un réel strictement positif quelconque) par un polynôme.

La première partie introduit les polynômes de Chebyshev Tn .


La seconde partie propose une démonstration du théorème de Weierstrass utilisant les Tn .

Partie I. Polynômes de Chebyshev

Dans cette partie, n est un entier naturel non nul donné.


Pour tout x de [−1, 1], on pose Tn (x) = cos(n arccos x).
1. (a) Expliciter Tn (x) si n = 1 ou n = 2. [ S ]
(b) Montrer que pour tout x de [−1, 1], on a : Tn+2 (x) = 2xTn+1 (x) − Tn (x). [ S ]
(c) Montrer que Tn est un polynôme de degré n.
Quel est son coefficient dominant ? [ S ]
2. (a) Montrer que Tn possède n racines distinctes dans ]−1, 1[, que l’on calculera.
On notera a1 , . . . , an ces racines, avec 1 > a1 > a2 > · · · > an−1 > an > −1. [ S ]
(b) Avec les notations précédentes, calculer Tn0 (ak ) et Tn00 (ak ) en fonction de k, n, ak . [ S ]
(c) Pour tout k de {1, . . . , n}, on note Qk le polynôme défini par Tn (x) = (x − ak )Qk (x).
Calculer Qk (ak ) et Q0k (ak ) en fonction de k, n, ak . [ S ]

6 k
0 si j =
3. Soit k un élément de {1, 2, . . . , n}. On rappelle que δj k =
1 si j = k
(a) Montrer qu’il existe un unique polynôme Uk , de degré 2n − 1, tel que :

∀ j ∈ {1, . . . , n}, Uk (aj ) = δj k et Uk0 (aj ) = 0.


1
Montrer plus précisément que ce polynôme est donné par : Uk = 2
(1 − ak x) Q2k .
n
Indication : montrer que Uk , s’il existe, est nécessairement divisible par Q2k . [ S ]
Pn
(b) Montrer que Uk (x) ≥ 0 sur [−1, 1] et que Uk (x) = 1. [ S ]
k=1

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Polynômes de Chebyshev et théorème de Weierstrass
Énoncé

Partie II. Théorème de Weierstrass


Soit f une application continue sur le segment [−1, 1]. On pose M = sup |f (t)|.
t∈[−1,1]
1. Montrer qu’il existe un unique polynôme  Fn tel que :
Fn (ak ) = f (ak )
deg Fn ≤ 2n − 1 et ∀ k ∈ {1, . . . , n},
Fn0 (ak ) = 0
Indication : on cherchera à exprimer Fn en fonction des polynômes Uk . [ S ]
2. Dans cette question, ε est un réel strictement positif donné, et x est fixé dans [−1, 1].
(a) Justifier l’existence d’un réel strictement positif α tel que :
ε
∀ (y, z) ∈ [−1, 1]2 , |y − z| ≤ α ⇒ |f (y) − f (z)| ≤
2
Dans la suite de cette question, on note J = {k, 1 ≤ k ≤ n, |x − ak | > α}. [ S ]
ε P
(b) Montrer que |f (x) − Fn (x)| ≤ + 2M Uk (x) (utiliser I.3.b) [ S ]
2 k∈J
P 2
(c) Prouver que Uk (x) ≤ . [S]
k∈J nα2
3. (a) En déduire qu’il existe un polynôme P tel que ∀ x ∈ [−1, 1], |f (x) − P (x)| ≤ ε.
[S]
(b) La question précédente établit donc le théorème de Weierstrass sur le segment [−1, 1].
Prouver que ce résultat s’étend à un segment [a, b] quelconque. [ S ]
4. Ecrire une procédure Maple, sur le modèle pol :=proc(f,n)...end prenant en argument
une fonction f et un entier naturel non nul n. Cette procédure doit calculer le polynôme
Fn (avec les notations de la question II.1) puis afficher sur [−1, 1] la courbe représentative
de f , celle de Fn (en pointillés) et l’ensemble des points d’abscisse ak de ces courbes.
Voici un exemple d’utilisation, avec f (x) = exp(x) et n = 6 :
> pol(exp,6) ;

[S]

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Polynômes de Chebyshev et théorème de Weierstrass
Corrigé

Corrigé du problème

Partie I. Polynômes de Chebyshev


1. (a) On trouve immédiatement :
T1 (x) = cos(arccos x) = x, T2 (x) = cos(2 arccos x) = 2 cos2 (arccos x) − 1 = 2x2 − 1
[Q]
p−q p+q
(b) On utilise l’égalité cos p + cos q = 2 cos 2 cos 2 . On en déduit :
cos((n + 2) arccos x) + cos(n arccos x) = 2 cos(arccos x) cos((n + 1) arccos x).
Autrement dit Tn+2 (x) + Tn (x) = 2xTn+1 (x) : c’est le résultat attendu. [ Q ]
(c) On procède par récurrence de pas 2.
Montrons que Tn est un polynôme de degré n, de coefficient dominant 2n−1 .
La première question a montré que la propriété est vraie si n = 1 et n = 2.
On se donne n dans IN∗ et on suppose que la propriété est vraie aux rangs n et n + 1.
L’égalité Tn+2 (x) = 2xTn+1 (x) − Tn (x) montre que Tn+2 est un polynôme de degré
n + 2 (car deg(2xTn+1 ) = n + 2 > n = deg(Tn )) et que le coefficient dominant de
Tn+2 est le double de celui de xTn+1 donc qu’il est égal à 2n+1 .
Cela finit de démontrer la propriété au rang n + 2 et achève la récurrence. [ Q ]
2. (a) Pour tout x de [−1, 1], on a les équivalences :
π kπ
Tn (x) = 0 ⇔ cos(n arccos x) = 0 ⇔ ∃ k ∈ ZZ, arccos x = − +
2n n
On rappelle que x 7→ arccos x est à valeurs dans [0, π].
Dans l’expression obtenue, les seules valeurs possibles de k sont donc 1, 2, . . . , n.
π kπ (2k − 1)π
Pour simplifier les notations, posons θk = − + = , avec 1 ≤ k ≤ n.
2n n 2n
Ainsi Tn (x) = 0 ⇔ ∃ k ∈ {1, . . . , n}, arccos x = θk ⇔ ∃ k ∈ {1, . . . , n}, x = cos θk .
La suite des θk étant strictement croissante dans ]0, π[, la suite des ak = cos θk est
strictement décroissante dans ] − 1, 1[, ce qui achève la démonstration. [ Q ]
n sin(n arccos x)
(b) Pour tout x de ] − 1, 1[, on a Tn0 (x) = √ . On en déduit :
1 − x2

n sin(n arccos ak ) n sin(nθk ) n sin(− π2 + kπ) (−1)k−1 n


Tn0 (ak ) = p = p = p = p
1 − a2k 1 − a2k 1 − a2k 1 − a2k

n2 cos(n arccos x) nx sin(n arccos x)


Pour tout x de ] − 1, 1[, on a Tn00 (x) = − + .
1 − x2 (1 − x2 )3/2
nak (−1)k−1

cos(n arccos ak ) = 0 00
Sachant que , on en déduit : Tn (a k ) = [Q]
sin(n arccos ak ) = (−1)k−1 (1 − a2k )3/2
 0
Tn (x) = Qk (x) + (x − ak )Q0k (x)
(c) Tn (x) = (x − ak )Qk (x) donne par dérivation :
Tn00 (x) = 2Q0k (x) + (x − ak )Q00k (x)

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Polynômes de Chebyshev et théorème de Weierstrass
Corrigé

On donne à x la valeur ak et on trouve :


(−1)k−1 n nak (−1)k−1
Qk (ak ) = Tn0 (ak ) = p et Q0k (ak ) = 12 Tn00 (ak ) =
1 − a2k 2(1 − a2k )3/2
[Q]
3. (a) Parmi les conditions imposées à Uk , on trouve :
∀ j ∈ {1, . . . , n} \ {k}, Uk (aj ) = Uk0 (aj ) = 0
Autrement dit Uk doit admettre chaque aj (avec j 6= k) comme racine double.
(x − aj )2 .
Q
Le polynôme Uk doit donc être divisible par
j6=k
n
n−1
(x − aj ) = (x − ak )Qk ⇒ Qk = 2n−1
Q Q
Or Tn = 2 (x − aj )
j=1 j6=k

Le polynôme Uk , s’il existe, doit donc être divisible par Q2k .


Sachant que deg Q2k = 2n − 2 et qu’on veut que Uk soit de degré 2n − 1, on constate
qu’il existe nécessairement λ et µ dans IR tels que Uk = (λx + µ)Q2k .
Il reste à établir l’existence et l’unicité du couple (λ, µ) pour obtenir celles de Uk .
Pour cela, on rappelle les conditions non encore utilisées : Uk (ak ) = 1 et Uk0 (ak ) = 0.

Uk0 (ak ) = 0 ⇔ λQ2k (ak ) + 2(λak + µ)Qk (ak )Q0k (ak ) = 0


⇔ λQk (ak ) + 2(λak + µ)Q0k (ak ) = 0
(−1)k−1 n nak (−1)k−1
⇔λp + 2(λa k + µ) =0
1 − a2k 2(1 − a2k )3/2
(λak + µ)ak
⇔λ+ = 0 ⇔ λ + µak = 0
1 − a2k
n2 1
D’autre part, avec λ = −µak : Uk (ak ) = 1 ⇔ (λak + µ) 2
= 1 ⇔ µ = 2.
1 − ak n
ak 1
Ainsi λ = − 2 . La solution Uk est donc unique et Uk = 2 (1 − ak x) Q2k . [ Q ]
n n
(b) On sait que ak ∈] − 1, 1[. Pour tout x de [−1, 1], on a donc 1 − ak x > 0.
1
Il s’ensuit que Uk = 2 (1 − ak x) Q2k reste positif ou nul sur [−1, 1].
n
Pn
Considérons le polynôme S = Uk (x) − 1, de degré inférieur ou égal à 2n − 1.
k=1

Pn Pn


 S(a j ) = U (a
k j ) − 1 = δj k − 1 = 0
k=1 k=1
Pour tout j de {1, 2, . . . , n}, on a : n
 S 0 (aj ) = Uk0 (aj ) = 0

 P
k=1
Autrement dit, le polynôme S admet a1 , a2 , . . . , an comme racines doubles.
n
(x − aj )2 , qui est de degré 2n.
Q
Il est donc divisible par le polynôme
j=1
Comme deg S ≤ 2n − 1, la seule possibilité est S = 0, ce qu’il fallait démontrer. [ Q ]

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Partie II. Théorème de Weierstrass


n
P
1. On pose Fn = f (aj ) Uj . Comme les Uj , ce polynôme est de degré ≤ 2n − 1.
j=1  Pn Pn
F
 n k

 (a ) = f (a j ) U (a
j k ) = f (aj ) δj k = f (ak )
j=1 j=1
Pour tout k de {1, . . . , n}, on a : n
 Fn0 (ak ) = f (aj ) Uj0 (ak ) = 0

 P
j=1

Le polynôme Fn satisfait donc aux conditions imposées.


Supposons que Gn soit une autre solution du problème.
Alors le polynôme Gn − Fn s’annule (ainsi que sa dérivée) en chacun des aj .
n
(x − aj )2 , qui est de degré 2n.
Q
Gn − Fn (de degré ≤ 2n − 1) est donc divisible par
j=1
La seule possibilité est Gn − Fn = 0, ce qui démontre l’unicité de la solution Fn . [ Q ]
2. (a) Pour ε > 0 donné, l’existence de α > 0 vérifiant la condition indiquée par l’énoncé
traduit l’uniforme continuité de f sur [−1, 1], qui est elle-même la conséquence de la
continuité de f sur ce segment (théorème de Heine : toute application continue sur
un segment y est uniformément continue.) [ Q ]
Pn
(b) On commence par écrire, en utilisant Uk = 1 :
k=1
n
P n
P n
P
f (x) − Fn (x) = f (x) Uk (x) − f (ak )Uk (x) = (f (x) − f (ak ))Uk (x).
k=1 k=1 k=1
On décompose en deux sommes, l’une sur les indices k de J, l’autre sur les indices k
n’appartenant pas à J. On majore ensuite en valeur absolue, en utilisant le fait que
les polynômes Uk sont à valeurs dans IR+ :
P P
|f (x) − Fn (x)| = (f (x) − f (ak ))Uk (x) + (f (x) − f (ak ))Uk (x)

k∈J
/ k∈J
P P
≤ |f (x) − f (ak )| Uk (x) + |f (x) − f (ak )| Uk (x)
k∈J
/ k∈J

Dans la première somme, on a |x − ak | ≤ λ donc |f (x) − f (ak )| ≤ 2ε .


Dans la deuxième somme, on majore |f (x) − f (ak )| par 2M . On en déduit :
εP P
|f (x) − Fn (x)| ≤
Uk (x) + 2M Uk (x)
2 k∈J
/ k∈J
n
P
On sait que les Uk (x) sont ≥ 0 et que Uk (x) = 1.
k=1
P ε P
On en déduit Uk (x) ≤ 1 donc |f (x) − Fn (x)| ≤ + 2M Uk (x). [ Q ]
k∈J
/ 2 k∈J

1 2 1 Tn2 (x)
(c) On sait que Uk (x) = (1 − a k x) Qk (x) = (1 − a k x) .
n2 n2 (x − ak )2
k est dans J donc |x − ak | > α. D’autre part Tn2 (x) = cos2 (n arccos x)) ≤ 1.

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2
Enfin 0 ≤ 1 − ak x ≤ 2 car ak et x sont dans [−1, 1]. On en déduit Uk (x) ≤ .
n2 α 2
2 P
Puisque card(J) ≤ n il vient finalement : . [Q] Uk (x) ≤
k∈J nα2
3. (a) Dans la question précédente, on a obtenu la majoration
ε P ε 4M
|f (x) − Fn (x)| ≤ + 2M Uk (x) ≤ +
2 k∈J 2 nα2
Ce résultat a été obtenu à x fixé (et la démonstration utilise un sous-ensemble J de
{1, . . . , n} qui dépend de x). On constate cependant que la dernière majoration ne
fait plus apparaı̂tre J. Le résultat final est donc indépendant de x.
ε 4M
Ainsi, pour tout x de [−1, 1] et tout n de IN∗ , on a : |f (x) − Fn (x)| ≤ +
2 nα2
Rappelons que dans cette notation ε > 0 est donné et que α est un réel positif
dépendant de ε et qui apparait dans la définition de l’uniforme continuité de f .
4M ε 8M
On choisit alors n0 tel que 2
≤ , c’est-à-dire tel que n0 ≥ 2 .
n0 α 2 εα
En posant P = Fn0 , on en déduit : ∀ x ∈ [−1, 1], |f (x) − P (x)| ≤ ε.
On a ainsi démontré le théorème de Weierstrass sur le segment [−1, 1]. [ Q ]
(b) Soit f : [a, b] → IR une application continue (on suppose a < b).
On se donne également un réel strictement positif ε.
a+b b−a 2x − a − b
On utilise le changement de variable x = +t ⇔t= .
2 2 b−a
Quand x décrit [a, b], alors t décrit [−1, 1] (et réciproquement).
a + b b − a
L’application g : t 7→ g(t) = f (x) = f +t est donc continue sur [−1, 1].
2 2
On en déduit l’existence d’un polynôme Q tel que ∀ t ∈ [−1, 1], |g(t) − Q(t)| ≤ ε.
 2x − a − b 
On définit bien sûr un polynôme P en posant : P (x) = Q(t) = Q .
b−a
La majoration ∀ t ∈ [−1, 1], |g(t) − Q(t)| ≤ ε devient ∀ x ∈ [a, b], |f (x) − P (x)| ≤ ε.
On a ainsi démontré le théorème de Weierstrass sur tout segment [a, b]. [ Q ]
4. > pol :=proc(f,n) local a,fn,k,qk,uk ;
a :=evalf([seq(cos((2*k-1)*Pi/(2*n)),k=1..n)]) ; fn :=0 ;
for k to n do
qk :=2^(n-1)*mul(x-c,c=subsop(k=NULL,a)) ;
uk :=(1-a[k]*x)/n^2*qk^2 ; fn :=fn+f(a[k])*expand(uk) ;
od ;
plot(map(t->[t,f(t)],a),symbol=circle,style=point) ;
plot([f(x),p],x=-1..1,linestyle=[0,2]) ;
plots[display](%%,%) ;
end : [ Q ]

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