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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la

Recherche Scientifique
===00===
ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY CALAVI
===00===
CENTRE AUTONOME DE PERFECTIONNEMENT
===00===

FILIÈRE: Hygiëne et Controle de Qualité des Denrées Alimentaires

Contribution à l’amélioration de la
qualité des semences certifiées de maïs
en stock au Nord-Bénin : Cas de la
Commune de Djougou.

Rédigé et soutenu par : Sous la supervision de :

IBRAHIMA MAMADOU Mouf Mr. DEGNON G. René


Maître-assistant des Universités/CAMES

Sous l’encadrement technique de


Mr DANHOUEGNON Casimir
Chargé des Semences végétales à la DPQC

Année Académique 2015-2016

i
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

TABLE DES MATIERES

DEDICACE ............................................................................................................................... iv
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. v
LISTE DES SIGGLES ET ABREVIATIONS.......................................................................... vi
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................. vii
RESUME................................................................................................................................. viii
ABSTRACT .............................................................................................................................. ix
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION ......................................................................... 2
A. Objectif général ................................................................................................................. 3
a. Objectifs spécifiques ....................................................................................................... 3
b. Hypothèses de l’étude ..................................................................................................... 3
c. Résultats attendus ........................................................................................................ 4
Chapitre 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ...................................................................... 5
1.1. Présentation de la semence maïs ................................................................................. 6
1.1.1. Taxonomie............................................................................................................ 6
1.1.2. Morphologie et biologie ............................................................................................ 6
1.1.3. Importance et utilisation du maïs .............................................................................. 6
1.1.4. Contraintes de production du maïs ........................................................................... 7
1.2. Aperçu sur le secteur semencier au Bénin ....................................................................... 7
1.2.1. Historique de la production et de la distribution de semences au Bénin .................. 8
1.2.2. Politique et législation semencière au Bénin ............................................................ 9
1.2.3. Production, collectes et distribution des semences de maïs .................................... 10
1.2.4. Résumé travaux antérieurs ...................................................................................... 11
Chapitre II : CADRE MATERIEL ET METHODOLOGIE .................................................... 12
2.1. Présentation de la commune de Djougou .................................................................. 13
2.1.1. Situation géographique et administrative ........................................................... 13
2.1.2. Caractéristiques physiques ................................................................................. 13
2.1.3. Caractéristiques sociodémographiques .............................................................. 14
2.1.4. Activités économiques ....................................................................................... 16
2.2. Matériel de l’étude ..................................................................................................... 16
2.3. Méthodologie de l’étude ............................................................................................ 16
2.3.1. Choix de la zone d’étude .................................................................................... 16
3.3.2.Méthodes de collecte des données ........................................................................... 16

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

3.3.3. Déroulement de l’enquête .................................................................................. 18


3.3.4. Phase de dépouillement et d’analyse des données collectées ............................ 19
CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION ................................................................. 20
3.1. Principes et normes de conservation de semence maïs certifiées en stock .................. 21
3.2. Situation des semences certifiées de maïs pour les campagnes agricoles 2011 à 2016 25
Causes et approches de solutions. ............................................................................................ 26
A. Les causes liées à la dépréciation des semences certifiées de maïs ................................. 27
a. Causes techniques liées aux agents d’encadrement du SCDA...................................... 27
b. Causes liées aux agriculteurs multiplicateurs ............................................................... 27
c. Causes liées aux équipements et infrastructures disponibles ........................................ 27
d. Causes liées à la SONAPRA et à l’Etat central ............................................................ 27
B. Approches de solution liée à la dépréciation des semences certifiées de maïs ............... 28
1. Approches liées aux agents d’encadrement du SCDA ................................................. 28
2. Approches liées aux agriculteurs-multiplicateurs ......................................................... 28
3. Approches liées à la SONAPRA et à l’état central ...................................................... 29
CONCLUSION - SUGGESTIONS ......................................................................................... 30
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................. 33
ANNEXES ............................................................................................................................... 35

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

DEDICACE
Je dédie cette œuvre à :

- Mes parents : feu IBRAHIMA Mamadou et feue ABOUDOU Zalia ; Vous qui
m’aviez tout donné. Que la terre vous soit légère !
- Ma femme chérie ASSOUMANOU Aïcha et mes enfants chéris Zyldath, Béhzad et
Faraj ; Vous qui m’aviez toujours soutenu dans la réalisation de ce projet !
- Tous mes frères et sœurs pour tout leur soutien.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

REMERCIEMENTS
Au terme de cette étude, qu’il nous soit permis d’exprimer nos sentiments de profonde
gratitude à toutes les personnes qui ont de près ou de loin, apporté leurs aimables
contributions tant morale, intellectuelle que matérielle à l’élaboration de ce document.

Nos sincères remerciements vont à l’endroit de :

 Notre superviseur, Monsieur René DEGNON qui, malgré ses nombreuses


occupations, n’a ménagé aucun effort pour nous recevoir et nous orienter lors de la
réalisation de ce rapport. Nous lui témoignons toutes nos gratitudes :
 Monsieur Christian KONFO, Enseignant-Chercheur à l’EPAC, pour son
encadrement de proximité dans la réalisation de ce travail,
 Monsieur Casimir DANHOUEGNON, qui a vraiment joué sa partition en qualité de
maitre encadreur,
 Monsieur Afissou TAHIROU SOULE, qui nous a appuyé en qualité de Co-
encadreur,
 A tous les Professeurs de L’EPAC pour leur formation de qualité,
 Madame Wassilatou IBRAHIMA, Responsable du Développement Rural de
Djougou, pour son assistance surtout lors des enquêtes,
 A tous les collègues qui ont acceptés de nous accompagner lors de cette étude,
 Aux Membres de notre jury qui disposeront de leur temps pour nous écouter et
apporter leurs différents amendements à ce travail.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

LISTE DES SIGGLES ET ABREVIATIONS

DPQC: Direction pour la Promotion de la Qualité et du Conditionnement des

produits d’origines végétales

PDC : Plan de Développement Communal

CaBEV : Catalogue Béninois des Espèces Végétales

SONAPRA : Société Nationale pour la Promotion Agricole

ACIPV : Agent de Contrôle et Inspection des Produits Phytosanitaires

APCQCPV : Agents de Postes de Contrôle de la Qualité et du Conditionnement des

Produits d’origines Végétales

BPS : Bonnes Pratiques de Stockage

CARDER : Centre Agricole Régionale pour le Développement Rural

CPV : Conseillers en Production Végétale

EPAC : Ecole Polytechnique d'Abomey-Calavi

DPP : Direction de la Programmation et de la Prospective

TG: Taux de Germinative

HMV : Humidité et Matières Volatiles

TE: Teneur en Eau

INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique

ISRA : Institut Scientifique de Recherche Agricole

MAEP: Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche

PIB : Produit Intérieur Brut

PS : Pureté Spécifique

RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat

SCDA : Secteur Communal de Développement Agricole

TSAER : Technicien Spécialisé en Aménagement et Equipement Rural

COP 21 : 21ième Conférence of the parties

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Répartition de la population selon les groupes socio-ethniques .............................. 14
Figure 2 : Résultats des analyses de laboratoire avant déstockage des lots (6 mois après) ..... 24

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Classification des multiplicateurs enquêtés par arrondissement et par village ..... 18
Tableau 2 : Normes recommandées pour la conservation des semences de maïs en Afrique de
l’ouest ....................................................................................................................................... 21
Tableau 3 : situation des semences certifiées de maïs stockées et les pertes enregistrées pour
les campagnes agricoles de 2011-2012 à 2015-2016 ............................................................... 25

LISTE DES CARTES

Carte 1 : Densité de la population par Arrondissement dans la commune de Djougou ........... 15

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

RESUME
Les semences constituent un important facteur de production dont la maitrise
conditionne le rendement de la culture. La disponibilité des semences de qualité au Bénin
constitue l’une des principales contraintes à l’intensification durable de la production agricole.
Dans cette étude, nous avons analysé le système de conservation des semences de maïs,
principale culture vivrière et aliment de base des populations. L’étude a été faite au Nord du
Bénin dans la commune de Djougou. Des entretiens semi-structurés ont été réalisés à l’aide
d’un guide d’entretien avec les responsables des structures publiques et privées impliquées
dans la filière semencière. D’autres entretiens ont été réalisés avec les agriculteurs
multiplicateurs de semences de maïs de la commune en utilisant un questionnaire. Nos
résultats montrent que la conservation des semences de maïs sont influencées par la mauvaise
pratiques des bonnes pratiques de semences dans la commune de Djougou caractérisé par une
faible connaissance par les acteurs de la législation semencière, un faible niveau de technicité
des agriculteurs multiplicateurs et l’absence de formations semencières des agents. La
vulgarisation des textes sur les semences, la définition d’un plan opérationnel pour la mise en
œuvre de la politique de développement des semences, en particulier pour le maïs, et la
promotion des entreprises commerciales semencières contribueraient au renforcement des
capacités des acteurs et, par conséquent, à l’amélioration de la conservation du secteur des
semences de maïs au Nord du Bénin et plus particulièrement dans la commune de Djougou.

Mots clés: Conservation, semences certifiées, qualité des semences, production de semences.

viii
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

ABSTRACT
Analysis of the production and distribution system for maize (Zea mays L.) seeds in
southern Benin. Seeds represent an important factor in food production, and their quality
determines the performance of a crop. Availability of quality seeds in Benin is one of the
major constraints on the intensification of sustainable crop production. In this study, we
analyzed the production and distribution system for maize seeds, maize being the main staple
food crop for the majority of the population in the country. The study was carried in Djougou
of northern Benin, Semi-structured interviews were conducted, using an interview guide, with
stakeholders from public and private organizations involved in the seed sub-sector. Other
interviews were conducted with seed producers in targeted communes, using a questionnaire.
Our results showed that conservation of maize seed are influenced by the bad practice of good
practices seeds in the municipality of Djougou. This seed sub-sector is characterized by a
weak relationship between the public and private sectors, regarding seed legislation, the low
technical capacity of seed producers and the absence of private seed companies. Raising
awareness regarding seed-related legislation, defining an action plan for maize seed
production and promoting private seed companies represent key strategies that will together
contribute to building the capacity of key stakeholders, and consequently the amelioration of
conservation of the seed sub-sector.

Key words: conservation, certificated seed, seed quality, seed production

ix
INTRODUCTION
L’agriculture joue un rôle important dans les pays en voie de développement. Cette
agriculture doit leur assurer l’autosuffisance alimentaire et leur procurer des devises. Au
nombre des cultures phares en Afrique de l’Ouest et plus précisément au Bénin, le maïs fait
partie des filières phares actuelles du Bénin (Document de programmation budgétaire et
économique pluriannuel 2017-2019, P 31).

Le maïs est une céréale annuelle de la famille des Poacées du genre Zea. Selon les données
statistiques de la Direction de la Programmation et de la Prospective (DPP) du Ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), le maïs vient au premier rang des cultures
vivrières et connait une évolution croissante de 931.590 tonnes entre 2007 et 2008 à
1 012 630 t en 2010 (MAEP, 2010).

Le maïs est également retenu comme filière prioritaire à promouvoir dans le Plan Stratégique
de Relance du Secteur Agricole (PSRSA, 2009) où il était envisagé à l’horizon 2015, que le
Bénin produise en moyenne 1.900.000 tonnes de maïs par an et de participer durablement aux
échanges commerciaux de céréales dans les pays de la sous-région et d’ailleurs (PSRSA,
2009). Il est de même du rendement qui a connu aussi d’amélioration passant de 600 kg/ha en
moyenne en 1970 à 1,4 tonnes/ha en 2009. Cet équilibre nécessite un accroissement de la
production du maïs au Bénin.

Les semences constituent un important facteur de développement agricole pour toute


production végétale (Aly et al, 2007). Elles contribuent à près de 30 % de la productivité des
cultures (Dembélé, 2011). De ce point de vue, il est nécessaire qu’une attention particulière
leur soit accordée surtout lors du stockage. Il s’agira à cet effet et spécifiquement de relever le
niveau de productivité actuel du maïs en agissant sur les insuffisances de la semence certifiée
en stock.

D’après Kpedzroku et al. (2008), la qualité des semences (e.g. pureté variétale, pureté
spécifique, pouvoir germinatif, vigueur, état sanitaire, taux d’humidité) pourrait contribuer
jusqu’à 40 % à l’accroissement des rendements. Mais la recherche à elle seule n’arrive pas à
approvisionner tous les producteurs ; ce qui nécessite la production de semences certifiées par
les multiplicateurs de semences. Au Bénin, la production semencière de maïs est organisée et
fournit chaque année les semences certifiées produites dans les communes ; ce qui explique
que le Bénin n’a pas disposé d’un système formel de stockage de semences certifiées de maïs
pour relancer la production de masse (Tahirou et al., 2009) et les perspectives actuelles sont

1
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

difficiles à cerner. L’absence d’une organisation claire au sein du système semencier constitue
l’une des plus importantes menaces pour l’agriculture béninoise (Baco et al, 2007). Dans ces
conditions, il est nécessaire d’évaluer le système semencier, notamment la composante
stockage et conservation dans un contexte d’insécurité alimentaire récurent. Cette étude a
révisé les politiques de stockage-conservation des semences certifiées de maïs au Nord- Bénin
et précisément dans la commune de Djougou sur la base des pratiques en cours et a proposé
des approches de solutions stratégiques pour un développement harmonieux et utile à la
production de la filière.

PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION
L'agriculture est le secteur qui apporte à lui seul la plus forte contribution à la croissance
économique, aux revenus et à l'emploi (FIDA, 2007). Au Bénin, le secteur agricole contribue
pour 39% à la formation du PIB (avec un taux de croissance annuel moyen supérieur aux
autres secteurs), 90 % des recettes d’exportation, 15 % des recettes de l’Etat, 70 % des
emplois (DPP/MAEP, 2007).

De type pluvial, l’agriculture béninoise à l’instar des autres pays du monde, est de plus en
plus confrontée à beaucoup de difficultés parmi lesquelles figure en bonne place le problème
de changements climatiques caractérisé par la diminution de la durée des saisons pluvieuses,
la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace, l’assèchement précoce des
sources d’approvisionnement en eau, la prolongation de la durée des saisons sèches, etc.

Le principal corollaire de cette situation est et sera d’avantage : la diminution des taux de
levées des semis et des emblavures de cultures ce qui a pour implication la baisse de
production, l’insuffisance d’autosuffisance alimentaire, la diminution des exportations, le
ralentissement des activités financières et économiques. Plus loin cette situation pourra
conduire à une insécurité totale dans le pays.

Face à ce constat, les gouvernements qui se sont succédé durant cette dernière décennie
s’efforcent d’inverser la tendance. La principale action musclée menée par ces derniers est la
participation active de notre pays à la COOP 21 en vue de décrocher des ressources pouvant
permettre à notre pays d’adapter son agriculture au changement climatique. En dehors de cette
action, il faut noter que ces gouvernements à travers les services techniques compétents
œuvrent à mettre à la disposition des producteurs des semences certifiées pouvant s’adapter
aux nouvelles réalités.

2
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Vue l’envergure du problème auquel notre pays est soumis, tous les acteurs du monde
agricole quels que soient leurs niveaux de responsabilité doivent se trouver interpellé par la
présente situation et devraient répondre en contribuant à la résolution de cet problème.

C’est dans cette logique, que nous nous proposons de contribuer à la mise à disposition au
profit des producteurs des intrants de qualité adapté aux nouvelles réalités ceci à travers la
réalisation d’une étude intitulée : Contribution à l’amélioration de la qualité des semences
certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou.

En effet, Les semences constituent un important facteur de développement agricole pour toute
production végétale (Aly et al, 2007). Elles contribuent à près de 30 % de la productivité des
cultures (Dembélé, 2011). D’après Kpedzroku et al. (2008), la qualité des semences certifiées
(e.g. pureté variétale, pureté spécifique, pouvoir germinatif, vigueur, état sanitaire, taux
d’humidité, poids de mille grains) pourrait contribuer jusqu’à 40 % à l’accroissement des
rendements. Aussi, il est remarqué que les pertes de semences de maïs en stocks sont de
l’ordre 5 à 12% du lot après 3 à 5 mois seulement (Rapport CARDER –AD, 2011-2014). De
ce point de vue, il est nécessaire qu’une attention particulière leur soit accordée surtout à leur
phase de stockage et de conservation au magasin. D’où l’intérêt que nous leur accordons dans
ce contexte pour garantir la qualité initiale de la semence certifiée depuis la certification des
lots nature jusqu’à sa mise en place.

A. Objectif général
L’objectif général de cette étude est de contribuer à l’amélioration de la qualité des semences
certifiées en stock dans la commune de Djougou au Nord-Bénin.

a. Objectifs spécifiques
De façon spécifique, il s’agira de :

 Décrire les conditions de stockage des semences certifiées de maïs


 Trouver les causes de la mauvaise conservation des semences certifiées de maïs ;
 Proposer un plan d’action pour améliorer le stockage/conservation de ces semences ;

b. Hypothèses de l’étude

Dans le souci d’atteindre les objectifs ainsi fixés, nous nous proposons de tester les
hypothèses ci- après :

3
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

 l’état sanitaire des semences certifiées de maïs en stock ne favorise point la


conservation ;
 l’insuffisance de renforcement de capacité technique et matériels des agents
d’encadrements et des producteurs justifie la mauvaise conservation des semences
certifiées de maïs ;
 l’impureté des semences ne facilite pas également un bon stockage/conservation.

c. Résultats attendus
L’étude va permettre d’aboutir à plusieurs résultats :

 les conditions de stockage des semences certifiées de maïs sont connues ;


 les causes de la mauvaise conservation des semences certifiées de maïs sont
identifiées;
 un plan d’action pour améliorer le stockage/conservation de ces semences est
disponible.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Chapitre 1 : SYNTHESE

5
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

1.1. Présentation de la semence maïs

1.1.1. Taxonomie

Selon Saint-clair (1989), le maïs répond à la position systématique suivante :

Famille : Gramineae

Sous-famille : Panicoidae

Genre : Zea

Espèce : Zeamays L.

La diversité du maïs est estimée à plus de 29 000 populations regroupées en 219 races qui
sont classées en 14 complexes raciaux (Goodman et Bird, 1977).

1.1.2. Morphologie et biologie

Le maïs est une céréale herbacée annuelle, à tallage généralement faible ou même nulle. Il
présente une large diversité morphologique selon les variétés. La plante possède des racines
définitives ou coronaires et des racines séminales, fonctionnelles jusqu'au stade cinq ou six
feuilles. La tige, constituée de l'écorce et de la moelle, mesure de 0,6 à 6 m. C'est un
empilement de nœuds et d'entre-nœuds. Au niveau de chaque nœud, on trouve une feuille
(leur nombre varie de huit à quarante-huit) et un bourgeon axillaire. Les bourgeons de la base
de la tige peuvent donner des talles, ceux du milieu un ou plusieurs épis et le bourgeon
terminal la panicule. Le maïs est donc une plante monoïque à inflorescences séparées. L'épi
est une tige miniature, avec des spathes et une inflorescence terminale (l'épi proprement dit)
formée d'un axe central, la rafle, qui porte les grains. Le grain est un caryopse de couleur
blanche ou jaune, mais on en trouve également de noir, de rouge et de mélangé. Le péricarpe,
l'embryon et l'albumen sont riches en amidon (Kling, 1991; Chanterau et al, 2002).

1.1.3. Importance et utilisation du maïs

Originaire de l'Amérique (Rouanet, 1984), le mais est après le blé et le riz la céréale la
plus répandue dans le monde (FAO/INPhO, 1993). Parmi toutes les céréales, sa zone de
culture est la plus vaste au monde (Chanterau et al, 2002).Au Bénin, le maïs occupe le
troisième rang des céréales avec 17,75% de la production céréalière nationale (MAEP, 2008).

6
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Le maïs a trois utilisations possibles: aliment pour les humains, aliment pour les
animaux et matière première pour l'industrie. En alimentation humaine, Il est consommé frais,
grillé ou bouilli et sous forme des graines cuites avec une légumineuse. Le maïs est réduit en
semoule ou en farine, pour la fabrication de la pâte, des bouillies, des biscuits et des colles. Le
maïs sert également de matière première à l'industrie pour la fabrication d'amidon, d'huile, de
protéines, de boissons alcoolisées, d'édulcorants alimentaires et, plus récemment, de
carburant. A l'état vert, l'ensilage de maïs-fourrage est utilisé avec beaucoup de succès dans
l'industrie laitière et pour l'embouche. Après la récolte du grain, les fanes et les sommités, y
compris les inflorescences, fournissent un fourrage d'assez bonne qualité pour les ruminants.
Les germes de maïs donnent de l'huile qui sert à la fabrication de margarines, de savons, de
vernis et de textiles artificiels. Quant aux tiges érigées qui, dans certaines variétés, sont
rigides, elles entrent dans la fabrication de clôtures et de parois très résistantes (FAO et
INPhO, 1993 ; Nyabyenda, 1995).

1.1.4. Contraintes de production du maïs

Les problèmes majeurs de production du maïs auxquels la recherche et les producteurs ont à
faire face sont les maladies et les ravageurs qui causent le plus de dégâts à la culture. En
milieu paysan, la qualité du maïs de masse ou de consommation est fonction de la semence
certifiée semée. L'helminthosporiose, le charbon, la striure du maïs (streak) et la rouille
constituent les principales maladies tandis que les principaux ravageurs sont les foreurs des
tiges et des épis ainsi que les vecteurs des maladies (Cicadulinasp). Le maïs arrivé à maturité
est sérieusement endommagé par les oiseaux. La culture se heurte aussi, dans plusieurs zones,
au problème de faible fertilité des sols et de mauvaises herbes, le striga en particulier
(Nyabyenda, 1995).

1.2. Aperçu sur le secteur semencier au Bénin

Tout matériel ou organe végétal ou partie d’organe végétal tel que : graine, bouture, bulbe,
greffon, tubercule, embryon susceptible de reproduire un individu est appelé semence (REG
4/05/2008, Page 22).

Graine, ou autre partie végétal, apte à former une plante complète après semis ou
enfouissement (selon dictionnaire Larousse 2012).

7
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

On distingue quatre (04) catégories se semences dont : le matériel parental, la semence de pré-
base, la base et la certifiée ayant plusieurs générations successives que sont : les semences
certifiées de première génération ou R1 (issues des semences de base, les semences certifiées
de deuxième génération ou R2 (issues des semences certifiées R1), les semences certifiées de
troisième génération ou R3 (issues des semences certifiées R2) source : REG 04/05/2008,
p33. Ce travail se base exclusivement sur les semences certifiées de la première génération.

1.2.1. Historique de la production et de la distribution de semences au Bénin

La production des semences de produits vivriers a été prise en charge par l’État central en
1978 à travers la création de huit fermes de multiplication de semences certifiées mises sous
la direction des Centres d’Action Régionale pour le Développement Rural (CARDER) grâce
au projet de développement des produits vivriers, qui prit fin en 1984. Une étude de la filière
semence réalisée en 1989 (Shams et al, 1989) a conduit à la restructuration du secteur avec, à
la clé, l’élaboration d’un Plan National Semencier pour la période 1990-1995. Ce plan, qui a
réduit à trois le nombre de fermes semencières, a affirmé la nécessité de contractualiser la
production de semences certifiées avec des agriculteurs individuels. Vers la fin de cette
époque, un second plan a été élaboré pour la période 1995-2000 (MAEP, 2005). Ce dernier a
réaffirmé clairement le transfert de la responsabilité de production, de distribution et de
commercialisation des semences certifiées aux organisations de producteurs (Unions Sous-
Préfectorales des Producteurs, USPP). Il a en outre confirmé la Direction de la Promotion de
la Qualité et du Conditionnement de produits agricoles (DPQC) dans le rôle de contrôle de la
filière semencière au Bénin. À la fin des années 1990, les USPP ont connu des
dysfonctionnements liés à la gestion (gouvernance) de la production cotonnière, principale
culture de rente du pays. Ces dysfonctionnements ont également affecté le transfert de
responsabilité dans la production, la distribution et la commercialisation des semences
certifiées, notamment celles de coton-graine. En effet, les quantités de semences produites
étaient basées sur les besoins des Groupements Villageois et sur la cession à crédit des
semences. Ces crédits devaient être remboursés au moment de la vente du coton-graine. Mais
avec la mauvaise gouvernance, les organisations des producteurs ont dû faire face à divers
impayés de crédits intrants. Cette situation a perturbé le système semencier, notamment la
production des semences commerciales certifiées. Néanmoins, certains producteurs ont
continué la production des semences sous la supervision des Centres Communaux de
Promotion Agricole (CeCPA, ex-CARDER) jusqu’en 2007, avant que le Bénin ne connaisse
une flambée des prix des produits alimentaires. En mai 2006, un réseau national des

8
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

semenciers « Association Nationale des Semenciers du Bénin » (ANASEB), organisation non


gouvernementale, fut créé. Une relance de la filière semencière a été ébauchée et enclenchée
avec la création du Programme d’Urgence d’Appui à la Sécurité Alimentaire (PUASA) et la
réinstallation, par l’État central, de la Société Nationale pour la Promotion Agricole
(SONAPRA) dans sa fonction originelle de promotrice des filières agricoles. De plus, des
projets et programmes sont intervenus dans la filière semence-maïs à travers l’introduction de
nouvelles variétés (e.g. Drought-Tolerant Maize, DTMA), des aides (achat et distribution de
semences) de l’État lors des catastrophes naturelles. D’autres projets sont intervenus dans le
secteur semencier à travers l’appui à l’organisation (e.g.) Projet de création de banques de
semences dans 54 communes du Bénin de la Direction de l’Agriculture [IFDC, 2005]) ou à la
production de semences (e.g. Projet d’Appui au Développement du Secteur Agricole : phase
II [PADSA II], Projet d’Appui au Développement du Mono-Couffo [PADMOC]).

1.2.2.Politique et législation semencière au Bénin

La filière semencière béninoise a été instituée par le décret n°87-302 du 28 septembre 1987
portant création, composition et fonctionnement du comité national des semences et le décret
n°89-369 du 10 octobre 1989, portant institution du contrôle des semences et plants.

La production semencière au Bénin est régie par un règlement général institué par l’arrêté
2010 n°176/MAEP/DCAB/SGM/DRH/DPQC/SA du 7 juin 2010 portant homologation du
règlement technique général de la production, de la commercialisation, du contrôle de la
qualité, de la certification et du conditionnement des semences et plants en République du
Bénin (DPQC, 2011). Il est ensuite complété par les règlements techniques annexes
spécifiques à chaque culture dont celui du maïs (arrêté 2010
n°171/MAEP/DCAB/SGM/DRH/DPQC/SA du 7 juin 2010). Un document cadre « Politique
de développement de la filière semences au Bénin » (MAEP, 2005), élaboré en 2005 suite à
une analyse diagnostic de la filière semencière en 2004 (DAGRI, 2004) et soumis au
Programme d’Investissement Public (PIP), définissait déjà les acteurs du secteur semencier
béninois et les activités à mener pour un bon développement du secteur. Les variétés des
espèces cultivées homologuées au Bénin sont répertoriées dans le « Catalogue Béninois des
Espèces et Variétés » (CaBEV). Actuellement, un document de politique nationale
semencière est en cours d’élaboration dans le cadre du « Projet TCP/BEN/3402 : Appui au
développement de la filière maïs au Bénin ». L'objectif principal de la politique semencière
nationale est de favoriser l'émergence d'une industrie semencière durable qui appuiera la

9
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

création des variétés performantes. Cette industrie produira et commercialisera des semences
de qualité et devra promouvoir leur utilisation auprès de toutes les catégories d'agriculteurs.

1.2.3. Production, collectes et distribution des semences de maïs

Les semences utilisées par les producteurs de maïs de consommation proviennent soit
des récoltes précédentes, soit des centres de vulgarisation comme les SCDA ou les CARDER.
Les semences issues des centres de vulgarisation sont constituées de variétés améliorées
provenant des centres de recherche de l’INRAB et multipliées par les agriculteurs
multiplicateurs. On rencontre également dans la zone d’étude les variétés QPM/FAABA et
TZPB-SR (Département de la Donga). Ces dernières sont des variétés extra-précoces avec un
cycle végétatif de 100 à 105 jours, tandis que les autres sont des variétés précoces dont le
cycle végétatif est de 75 à 90 jours. Toutes les variétés sont à pollinisation libre. Les
rendements de semences obtenus par les producteurs varient de 1,6 à 2 t·ha-1. Un rendement
subsidiaire de 0,5 à 0,75 t·ha-1 de grains de consommation est en outre obtenu. Ce rendement
est obtenu à partir des grains des deux extrémités des épis, alors que celui des semences est
constitué des grains du tiers médian. Ces deux types de rendements résultent des techniques
de production semencière surtout post-récolte différentes de celles de production de maïs de
consommation. Les opérations post-récolte se font toujours au moyen d’équipements
rudimentaires, malgré la disponibilité d’équipements modernes de calibrage et de vannage
présents sur les fermes semencières privées de Djougou.

La distribution des semences de maïs varie d’une catégorie de semences à une autre.
L’approvisionnement en semences de pré-base se fait auprès de l’Institut National de
Recherches Agricoles du Bénin. La collecte et la distribution des semences de base est
assurée par le Service des Semences et Plants de la Direction de l’Agriculture. La collecte et
la mise en place des semences certifiées est assurée par la Société Nationale pour la
Promotion Agricole (SONAPRA). Cette collecte et la distribution des semences de base et des
semences certifiées se font par le biais des Secteurs Communaux pour le Développement
Agricole. Les agriculteurs-multiplicateurs assurent la distribution d’une faible proportion de
leur production (environ 20 %), nécessaire selon eux du fait du non-accès de tous les
producteurs de maïs de consommation aux semences commerciales certifiées distribuées par
la Société Nationale de Promotion Agricole(SONAPRA). Ces semences certifiées distribuées
par la SONAPRA sont subventionnées par l’État central et aucun acteur privé n’opère dans la
collecte et la distribution des semences de maïs.

10
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Le système de production des semences améliorées certifiées par les agriculteurs-


multiplicateurs se heurte à un retard de mise en place des semences de base, à la non-
disponibilité en temps réel des engrais surtout spécifiques pour le maïs, au retard des
inspections, de la certification et de l’achat-payement des frais de semence et à la rareté de la
main-d’œuvre.

1.2.4. Résumé travaux antérieurs


Selon Neethirajan et al, 2007 les céréales, en particulier le mil, le maïs et le sorgho
constituent les aliments de base des populations en Afrique de l'Ouest et en zone sahélienne
en particulier. Pour la FAO (2007, elles représentent plus de 50% de la consommation
alimentaire des pays en voie de développement

Pour N’DRI et al. (2010), une bonne semence est essentielle pour une agriculture
productive. Les attributs de qualité de la semence incluent les paramètres génétiques,
physiques, physiologiques et les conditions sanitaires. Ces attributs donnent des informations
utiles sur la capacité germinative de la semence, la rapidité de l’émergence des plantules et
leur capacité à établir des plantes vigoureuses et productives. Une des qualités majeures de la
semence, est sa capacité germinative ou le potentiel de la semence à germer et à produire des
plantules vigoureuses dans les conditions favorables. C’est dans la même logique que
DUBREUCQ et al.(2001) affirme que Les semences constituent le maillon essentiel de la
production végétale car elles sont à la fois le vecteur de la multiplication des plantes et la
source de denrées alimentaires.
Dans son document HOUSSOU, (2002) expose les difficultés des producteurs en
semences de qualité en quantité suffisante. Ainsi face à cette situation, la production des
semences certifiées du maïs a été décentralisée et ramené à la base avec l’implication des
producteurs. Ces derniers ont été formés et agrées pour la production des semences certifiée.
Ce qui a permis d’augmenter le rendement de maïs et d’améliorer les revenus des ménages
agricoles.

11
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Chapitre II : CADRE MATERIEL ET METHODOLOGIE

12
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

2.1.Présentation de la commune de Djougou

2.1.1. Situation géographique et administrative


La commune de Djougou est située dans la partie septentrionale (Nord-ouest), à environ, 461
km de Cotonou, capitale économique du Bénin. Elle est située au Nord-est du département de
la Donga et occupe environ le tiers de sa superficie (3.966 km2). Ce qui représente 3,52% de
l’étendue du territoire national. Elle est limitée au Nord par les communes de Kouandé et de
Péhunco, au sud par la commune de Bassila, à l’Est par les communes de Sinendé, de N’dali
et de Tchaourou, à l’Ouest par Copargo et Ouaké. Elle compte douze (12) arrondissements
dont trois (03) urbains dits centraux (Djougou I, Djougou II, Djougou III) et neuf (09)
périphériques (Barei, Bariénou, Bellefoungou, Bougou, Pélébina, Onklou, Partago,
Kolokondé, et Sérou). Les arrondissements sont subdivisés en soixante-seize (76) villages et
quartiers de ville. Djougou est caractérisée par six sorties internationales (Cotonou, Parakou,
N’Dali, Péhunco, Natitingou et Ouaké),

2.1.2. Caractéristiques physiques


Le relief de la commune de Djougou est dominé par le plateau avec quelques dénivellations
comme c’est le cas à Kolokondé, Pélébina, Onklou et Djougou II. C’est une région de terre
latéritique rocailleuse mais favorable à la fouille dans le cas de la construction des ouvrages
d’assainissement.

Le climat de type soudano-guinéen, compte deux grandes saisons; une saison pluvieuse et
une saison sèche. Les deux saisons durent chacune six mois environ (la première de mi-avril à
mi-octobre et la seconde de novembre à mi- avril). La saison sèche est influencée par l’Alizé
continental «harmattan» (vent froid et sec qui souffle sur toute la région de décembre à
février). Elle connaît une forte pluviométrie de 1.000 à 1.500 mm avec trois à cinq mois
effectifs de pluie. Ce qui fait d’elle une ville bien arrosée en saison pluvieuse. Mais, depuis
quelques années, elle est sujette à des aléas climatiques (sécheresse, et inondation)
caractérisés par une abondance ou une rareté de pluie. La commune de Djougou est irriguée
par quatre (04) principaux cours d’eau (affluents du fleuve Ouémé). Il s’agit de la Donga, de
l’Affon (affluent de l’Ouémé supérieur), la Monmongou et la Doninga. La température la plus
élevée est de 29,1°C enregistrée dans la période de mars à avril.

La végétation est caractérisée par la présence de plusieurs forêts classées comme la forêt
classée de l’Ouémé supérieur (au Sud-ouest avec une étendue de 35.000 ha), de Bellefoungou
(1.300 ha), de Sérou (408 ha), de Donga (250 ha) de Soubroukou (84 ha) et de Killir (50 ha).
A celles-ci, s’ajoutent les forêts sacrées de Barei, de Nahomou et de Kpatougou. Les espèces

13
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

végétales rencontrées dans ces différentes forêts sont Afzelia, africana,


pterocarpuseurynaceus, Kayasenegalensis (caïlcédrat), Vitellariaparadoxagaertn (karité),
Parkiabiglobosa (néré), Diospyrosmespiliformis, Anogeissusléocarpa, Ceibapentandra, Cola
giganttea, Adansoniadigitata (baobab), Azadirataindica (neem), Isoberliniadoka,
Antiarisafricana, Celtisintegrifolia, Daniella sp, Eucalyptus sp, Acacia sp, Senna siamea,
Tectora grandis (teck) et quelques espèces d’iroko.

La faune, quant à elle, est dominée par le petit gibier (lièvre, écureuil, aulacode, rat géant,
hérisson, singe noir, phacochère, hippotragus etc.). Les reptiles (varans, tortues, caïmans,
crocodiles, serpents etc.) et plusieurs espèces d’oiseaux enrichissent également la faune de la
commune de Djougou.

2.1.3. Caractéristiques sociodémographiques


La commune de Djougou a une population estimée à 267.872 habitants dont 133.813 hommes
et 133.999 femmes (RGPH4, 2013); faisant d’elle la troisième commune la plus peuplée du
Bénin avec 70% de population rurale.

Les groupes sociolinguistiques les plus dominants sont le Yom, le Lokpa et apparentés (58%),
viennent ensuite les peulh et les Dendi et apparentés (11%), les Outamari et apparentés (7%)
et les Bariba et apparentés (4%). Les groupes ethniques minoritaires sont les Fons, les Nagots,
les Adja et autres ethnies du Bénin (PDC et SDAC Djougou ; 2010).

Sur le plan religieux, Djougou est une commune fortement islamisée : plus des trois quarts de
la population soit 78% sont des musulmans. Les chrétiens catholiques suivent avec 11%. On
rencontre également les protestants, les célestes, les évangélistes et les pratiquants des
religions traditionnelles qui sont assez minoritaires.

Yoa et lokpa
Dendi et apparentés
Peulh
Outamari
Bariba
Autres ethnies
Source : TBS 2008

Figure 1 : Répartition de la population selon les groupes socio-ethniques

14
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Carte 1: Densité de la population par Arrondissement dans la commune de Djougou

COMMUNE
DE NDALI

Carte 2: Densité de la population par Arrondissement dans la commune de Djougou

15
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

2.1.4. Activités économiques


Plusieurs activités sont pratiquées dans la commune de Djougou à savoir l’agriculture,
l’élevage, le commerce, le transport etc. L’agriculture est la principale activité pratiquée et
occupant près de 70% de la population.

2.2.Matériel de l’étude
Le matériel végétal utilisé pour l'étude sur l’état de conservation de semence est constitué des
échantillons de maïs prélevés auprès des producteurs enquêtés. La collecte et la conservation
des échantillons ont été réalisées respectivement à l'aide d'une sonde et de petits sacs
classiques de 50 ou 100 kg en jute.

Des bocaux en verre de capacité 1 litre, du tissu moustiquaire, un tamis, des boites de pétri, du
papier buvard, une loupe binoculaire, une lampe, des pinces fines, un aspirateur à bouche, des
clés d'identification, des crayons, de l'alcool 70° ont été utilisés pour le suivi (mise en étuvage
des échantillons au laboratoire), l'identification et le dénombrement des espèces.

2.3.Méthodologie de l’étude

2.3.1. Choix de la zone d’étude


L’étude s’est déroulée dans la commune de Djougou située au Nord-Ouest du Département de
la Donga entre9°43 de la latitude Nord 1°39 de longitude Est. Elle couvre une superficie de
3966 km² de terres cultivables.

Elle a pris en compte les techniques de stockage, les connaissances des techniciens
semenciers et la qualité des magasins de stockage. Plusieurs raisons ont guidées le choix de
cette commune. Il s’agit des énormes potentialités agricoles (facteurs climatiques et
agronomiques) dont regorge la commune, et sa position géographiques et de sa grande
population.

3.3.2. Méthodes de collecte des données

La présente étude s’est basée sur une approche participative intégrant tous les acteurs
impliqués dans la production et la distribution des semences de maïs. Elle a consisté à
identifier les acteurs publics et privés de la filière semencière, à analyser leurs fonctions et
leurs appuis dans la conservation des semences certifiées et à étudier la dynamique de
l’évolution du secteur semencier et ses contraintes en combinant la recherche documentaire,
les entretiens avec les agents du service public, les acteurs en charge des organisations

16
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

paysannes, les producteurs multiplicateurs et enfin les visites de terrains (commune de


Djougou).

La recherche documentaire associée à la technique de boule de neige nous a permis


d’identifier plusieurs structures opérant dans le secteur semencier. Ces structures, notamment
étatiques, ont été approchées et des discussions ont été réalisées sur la base d’un guide
d’entretien avec leurs responsables. Ce guide d’entretien a été élaboré de manière à recueillir
les informations relatives aux acteurs, leurs rôles ainsi que les relations programmatiques
(activités communes programmées) existantes entre eux. Ces structures sont : le Service des
Semences et Plants (SSP) de la Direction de l’Agriculture (DAGRI) ; la Direction de la
Promotion de la Qualité et du Conditionnement des produits agricoles (DPQC) ; la Société
Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA) ; les Centres d’Action Régionale pour le
Développement Agricole (CARDER) Atacora-Donga; le Secteur Communal pour le
Développement Agricole (SCDA) de Djougou.

• Technique d’échantillonnage

L’échantillon qui a servi de base pour les enquêtes individuelles est 15 agriculteurs-
multiplicateurs qui détiennent les magasins de stockage sur les 25 que compte la commune.
De même, 4 Agents de Postes de Contrôle de la Qualité et du Conditionnement des Produits
d’origines Végétales (APCQCPV), 5 Conseillers en Production Végétale (CPV) et, un
Technicien Spécialisé en Aménagement et Equipement Rural (TSAER), un Agent de
Contrôle et Inspection des Produits Phytosanitaires (ACIPV). Ceci permet de mieux cerner
l’ensemble des problèmes qui minent le stockage des semences certifiées de maïs dans la
commune. Ce choix est raisonné car tous ces acteurs interviennent dans la chaine de la
production jusqu’à la distribution- commercialisation. Aussi, un échantillon global de cinq (5)
kilogrammes de quatre (4) répétitions sera analysé au laboratoire de semences et plants de la
DPQC pour comparaison avec les résultats lors de la certification des lots de semences.

17
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Tableau 1 : Classification des multiplicateurs enquêtés par arrondissement et par village

Nombre de
Arrondissements Villages Observations
multiplicateurs
Monè, 2
Bariénou Donga, 1
Ananinga 1
Gaounga 2

Partago Partago 2
Onklou 1

Kolokondé Sosso 1
Foumbéa 1
Bougou Bougou 1

Pélébina Pélébina 1

Total 10 15
Source : Réalisé à partir des données de l’enquête.

3.3.3. Déroulement de l’enquête


Cette étude a été conduite en quatre (4) phases à savoir : une phase préparatoire, une phase
exploratoire, une phase approfondie (analyses laboratoires) et une phase de dépouillement et
d’analyse des données puis de rédaction du présent mémoire.

3.3.3.1. Phase préparatoire


Elle a débuté par la revue de littérature effectuée sur le sujet afin d'avoir une idée des travaux
déjà effectués sur la conservation des semences certifiées en stock. Elle a été basée sur
l’exploitation de la documentation de la bibliothèque de l’EPAC et celle de la DPQC, de la
bibliothèque du CARDER Atacora-Donga, de celle du SCDA Djougou. Elle a consisté à la
recherche sur internet et chez les personnes ressources ayant déjà au moins une fois abordées
la question de genre dans un contexte d'appui-conseil. Cette phase a débuté au mois de Mai et
a pris fin au mois d’Octobre 2016
.

3.3.3.2. Phase exploratoire


Après une vue globale sur la littérature ayant rapport à notre thématique nous avons fait une
première descente sur le terrain dans le milieu d'étude afin de mieux appréhender les réalités
du milieu si elles correspondent effectivement aux informations obtenues dans la littérature.
Ainsi, pendant cette phase, nous avons:
18
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

 Tester le questionnaire pour l'enquête de terrain afin de le rendre plus cohérent ;


 Identifier les acteurs et les informer de nos objectifs et de notre calendrier de travail
avec eux ;
 Revoir les hypothèses.

3.3.2.3. Phase approfondie


C'est la phase de réalisation proprement dite de cette étude. C'est au cours de cette phase que
nous avons mis en exécution ce protocole; administrer le questionnaire revu et corrigé;
collecter les données. Elle a couvert toute la période de stockage et déstockage allant de
février à Juillet et nous a permis l’exécution de l’enquête sur la base d’un questionnaire. Notre
questionnaire a été administré à 15 agriculteurs-multiplicateurs, 12 techniciens du SCDA. Les
questions sont à la fois fermées et ouvertes. Elles concernent les renseignements généraux
sur :

 Les techniques appliquées avant le stockage-conservation des semences certifiées de


maïs,
 Les constats faits sur les semences lors du stockage,
 Les constats faits sur les semences lors du déstockage,
 La qualité des équipements et des infrastructures (magasins, palettes …),
 Le nombre de formation- recyclage aux agriculteurs-multiplicateurs et aux
techniciens,
 Les propositions d’actions correctives pour améliorer la qualité des
Aussi, l’analyse au laboratoire des Semences et plants des échantillons prélevés pour la
comparaison des paramètres avant et après stockage que sont : Pureté Spécifique, Teneur en
Eau et le Taux de Germination.

3.3.4. Phase de dépouillement et d’analyse des données collectées


Les données collectées sont globalement qualitatives et ont été analysées par croisement des
données de la documentation, des données issues des entretiens avec les acteurs publics et des
entretiens avec les producteurs. Ce croisement a permis de proposer les conditions de
conservation semencière pour une meilleure qualité de semences au Bénin en général et dans
la commune de Djougou. Ainsi, le logiciel utilisé est Excel.

19
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION

20
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

3.1. Principes et normes de conservation de semence maïs certifiées en stock

Séchage

Pour obtenir une bonne qualité de semence, le séchage doit intervenir au plus tôt après
la maturité, laquelle est définie comme le stade végétatif auquel la graine a synthétisé le
maximum de matière sèche. A ce stade son humidité est encore très élevée (35 % et au-delà
pour le maïs, 20 à 22 % pour du riz). Ceci signifie la mise en place de moyens de séchage
beaucoup plus importants que pour les graines de consommation. Compte tenu de leur coût en
investissement et en fonctionnement, il convient d'apprécier en pratique dans chaque cas
l'incidence exacte d'un séchage partiel sur pied sur le pouvoir germinatif des semences et de
décider en conséquence de la méthode de séchage à adopter. Le niveau d'humidité à atteindre
est directement lié à la durée de conservation prévue et au type de stockage. Rappelons ici
l'influence de la température et de l'humidité: (Enock G, 2013, P20)

«La vitesse de dégradation est doublée tous les 5° C et tous les 1,5 % d'humidité».

Les normes suivantes sont classiquement recommandées pour la conservation des


semences de céréales en climat tropical. (Enock G, 2013, P40)

Tableau 2 : Normes recommandées pour la conservation des semences de maïs en Afrique de


l’ouest
DUREE TE (TENEUR EN EAU) %

6 MOIS 11 - 13%

1 AN 10 – 12

2 ANS 9 – 11

4 ANS 8 – 10

Source : Méthode de conservation des semences céréalières en Afrique de l’ouest

Si les semences sont conservées en atmosphère confinée leur taux d'humidité doit être de 8 à 9
% seulement.

Il convient de noter que les règles en la matière sont respectées car les résultats du laboratoire
indiquent que la cécité de nos semences est comprise entre 10 et 11% du taux d’humidité
avant la certification. Hélas, c’est après quelques mois que ce taux est modifié du fait de la

21
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

l’utilisation de palettes non adéquates, du mauvais arrimage et de l’absence des allées et


couloirs ont augmenté la teneur en eau.

Nettoyage

La propreté de la graine à la récolte définit le type de matériel à choisir. Les semences


récoltées ou battues mécaniquement sont généralement plus sales que celles récoltées à la
main. La qualité du travail est très directement liée d'une part à l'importance du jeu de tamis
disponible pour s'adapter avec précision à la dimension des graines travaillées, et d'autre part
à la précision des réglages (des aspirations en particulier). (Enock G, 2013, P23)

Souvent, lorsque les semis sont manuels et qu'il n'y a pas de risque de mélange d'espèces de
dimensions comparables, le nettoyeur-séparateur est suffisant pour le conditionnement des
semences.

Il faut retenir que les dispositions précitées sont moins maitrisées par nos techniciens et
multiplicateurs selon les résultats de notre questionnaire.

Triage des semences

Le triage a pour objet, soit d'éliminer d'un lot préalablement nettoyé et séché, les
graines légères, mal venues, les graines étrangères, les impuretés de dimensions proches de la
semence, soit de classer la semence par dimension. Il permet d'obtenir une semence
homogène et de bonne valeur germinative. En général, le triage est réservé aux semences
semées mécaniquement et en particulier avec les semoirs de précision à disques. (Enock G,
2013, P25)

De nos enquêtes, il ressort que ces règles sont bien respectées et même après plusieurs mois la
Pureté Spécifique est restée presque intacte.

Traitement des semences

L'objectif du traitement est de protéger les semences contre les parasites (cryptogames,
insectes) et d'éviter qu'elles ne les transmettent. Le traitement chimique est le plus
économique actuellement, les produits devant satisfaire à une série de critères: efficacité,
large spectre d'activité, faible toxicité pour l'homme et les animaux, innocuité pour les
semences, bonne adhérence sur les graines, bonne stabilité chimique, etc. Le produit de
traitement devra être choisi en fonction du mode de contamination lequel peut être externe ou
22
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

interne. A ce niveau, un problème d’accessibilité et de disponibilité des produits


phytopharmaceutiques agréés par la DPV (Direction de la Production Végétale ex- DAGRI)
se pose dans la commune ; Ce qui amène les multiplicateurs à faire recourt aux produits tout
venants du Ghana et du Nigéria. Cela les expose à de multiples risques. (Enock G, 2013, P28)

Ensachage des semences et stockage

L'ensachage est un élément important de la bonne conservation et de la diffusion des


semences. Il doit satisfaire à plusieurs conditions:

- qualité de conservation (climat, insectes, rongeurs, etc.),

- capacité adaptée aux besoins des agriculteurs. Dans les pays en développement, selon les
semences et les régions, des emballages de 1 à 25 kg sont suffisants;

- inviolabilité : L'agriculteur doit être assuré de la provenance de la semence qu'il achète (sacs
soudés, étiquetage inviolable, etc.);

- information : Étiquetage de couleur bleue explicite de la variété, du pouvoir germinatif, du


traitement appliqué.

La sacherie classique de 50 ou 100 kg en jute, polypropylène tissé ou coton, répond mal à ces
conditions; elle n'offre en particulier aucune protection contre la vapeur d'eau. Il en est de
même des sacs en papier multiples. Avec ces types de sacs, les conditions de température et
d'humidité des magasins devront être contrôlées pour maintenir les semences à :

 12 % pour des céréales conservées 6 à 9 mois,


 10 % pour des céréales conservées 1 à 2 ans,
 8 à 9 % pour des céréales conservées au-delà.
Nous devrons plus mettre l’accent sur les conditions de stockage en tenant compte du
climat car à la lecture des données issues des enquêtes, seul les aspects du climat et
des conditions de stock.33age sont négligées.

4-3-Les résultats des analyses de laboratoire

Les paramètres réalisées au laboratoire de semences végétales de la DPQC ont permis


de certifier conforme les lots natures dans les magasins de stockage du maïs dans toute la
commune. Ainsi, voilà les résultats moyens de ces paramètres que sont : Taux de

23
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Germination(TG), la Pureté Spécifique(PS) et la Teneur en Eau (TE) ou l’Humidité Matières


Volatiles(HMV). Le tableau N°4 renseigne sur les résultats issus du laboratoire.

Norme = 98%
Norme = 90%
120
96 99,95 99,9
100
77
80

60 Norme = 12%
40

20 10,47 12,83

0
TG (%) PS (%) TE ( %)

Résultat moyen avant certification des lots Résultats moyens avantdéstockage des lots (6 mois plus tard)

Figure 2 : Résultats des analyses de laboratoire avant déstockage des lots (6 mois après)

Les résultats ci-dessus permettent de déduire que le TG et la TE ne sont plus conformes aux
normes admises du fait de mauvaises pratiques de stockage et ou de la non-conformité des
magasins. La semence étant un être vivant qui respire l’air ambiant est soumis à l’humidité
relative du magasin et de la période de stockage. Aussi, l’utilisation de palettes non adéquates,
le mauvais arrimage et l’absence des allées et couloirs ont augmenté la teneur en eau; ce qui a
rejailli indubitablement sur la valeur germinative des semences. Par contre, la PS malgré
l’insalubrité des magasins répond aux normes parce que d’autres matières étrangères n’ont pu
pénétrer les sacs de semences.

24
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

3.2. Situation des semences certifiées de maïs pour les campagnes agricoles 2011 à 2016

Le tableau ci-dessous indique des informations recueillies lors des enquêtes dans la commune.

Tableau3: situation des semences certifiées de maïs stockées et les pertes enregistrées pour
les campagnes agricoles de 2011-2012 à 2015-2016

Tonnage Tonnage constaté avant


Campagne Agricole Variétés Perte
stocké déstockage
2011-2012 TZPB-SR 203,790 198,700 5,090
2012-2013 TZPB-SR 101,900 98,720 3,180
2013-2014 TZBP-SR 215,700 207,650 8,050
2014-2015 TZPB-SR 468,750 454,420 14,330
2015-2016 QPM-Faaba 102,500 99,422 3,078
Total 1092,640 1058,912 33,728

A la lecture de ce tableau nous constatons que les pertes enregistrées du fait des mauvaises
conditions de stockage vont de 3,078 à 14,330 Tonnes. Cette perte entraine un manque à
gagner allant de 1.077.300 à 5.015.500 F CFA puisque le prix d’achat de ladite semence est à
350F le kilogramme. Il urge donc de revoir au plus pressé les conditions de stockage des
semences certifiées de maïs mise à la disposition des SCDA en général et celui de Djougou en
particulier afin de minimiser les pertes pour le bonheur de nos producteurs en général. Cela
participera à coup sûr à l’assainissement de la filière semencière au Bénin.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

Causes et approches de solutions.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

A. Les causes liées à la dépréciation des semences certifiées de maïs

a. Causes techniques liées aux agents d’encadrement du SCDA


Plusieurs causes liées à mauvaises conservations des semences dans la commune de Djougou
sont d’ordres techniques. Ces causes techniques attribuées aux agents d’encadrement du
SCDA sont :

 l’insuffisance de formations-recyclages aux techniciens dans les activités post-récolte


de la semence de maïs,
 le manque de suivi des lots de semences avant l’achat par la SONAPRA
(échantillonnage périodique, test de germination chaque mois),
 la non maitrise des Bonnes Pratiques de Stockage (BPS) induisant une mauvaise
application de la posologie des produits phytopharmaceutiques lors du
conditionnement des semences,
 la mauvaise volonté de se faire former pour mieux faire.

b. Causes liées aux agriculteurs multiplicateurs


Certains agriculteurs multiplicateurs sont responsables de la déprédation des stocks de
semences. Il s’agit :

• mauvaise pratique des Bonnes Pratiques de Stockage (BPS) ;


• inexistence de magasins adéquats ;
• non maitrise de l’application des produits phytopharmaceutiques.

c. Causes liées aux équipements et infrastructures disponibles


Plusieurs causes sont liées aux équipements et infrastructures adéquats dans la commune de
Djougou ; nous pouvons citer :

 l’insuffisance de magasins appropriés de stockage ;


 l’utilisation parfois des chambres d’habitation des multiplicateurs comme magasins ;
 l’absence de palettes adéquates favorisant l’augmentation de l’humidité relative ;
 le mauvais nettoyage et la mauvaise désinfection des magasins ;
 l’absence de lutte contre les rongeurs.

d. Causes liées à la SONAPRA et à l’Etat central


Les causes liées à l’Etat sont multiples aux nombres desquels nous avons :

 Le retard de l’achat des semences (fin juillet à octobre parfois) ;

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

 le retard de payement aux semenciers induisant un découragement absolu de tous les


acteurs primordiaux ;
 l’indisponibilité des produits phytosanitaires/ pharmaceutiques agréés ou homologués
de traitement (Sofagrain, Didagrain,…) ;
 le manque d’une politique globale adaptée pour l’organisation d’une véritable filière
semencière.

B. Approches de solution liée à la dépréciation des semences certifiées de maïs

1. Approches liées aux agents d’encadrement du SCDA


Les techniciens ou les agents d’encadrement doivent être formés et recyclés puisqu’ils sont
des agents de l’état et sont censés avoir la meilleure connaissance afin qu’ils la transmettent
aux agriculteurs-multiplicateurs. Ainsi, les thèmes de formations doivent cadrer avec les
Bonnes Pratiques de Stockage et les normes d’utilisation des produits phytopharmaceutiques
disponibles. Le suivi régulier (2 fois par mois) des lots de semences doit être assuré par les
agents de contrôle de qualité pour éviter une surprise de la détérioration des lots de semences.
Une étude du choix des multiplicateurs doit être revue afin de retenir ceux qui ont la volonté
de bien menées les activités.

2. Approches liées aux agriculteurs-multiplicateurs


Les enquêtes sociologiques et de laboratoires ont révélé que le stockage semences certifiées
de maïs constitue un véritable problème de constance de qualité initiale pour les agriculteurs-
multiplicateurs. Ils doivent prendre conscience de ce que le stockage-conservation est la plus
exigeante et mérite une attention particulière car l’objectif est de pouvoir faire multiplier la
semence certifiée de maïs pour la production de masse. De ce point de vue, ils doivent se faire
former par toute personne compétente capable de leur apporter des innovations d’ordre
techniques pour l’amélioration de la qualité des semences en stock ; d’où la recherche de
formations à travers leur coopérative semencière sur les thèmes de BPS. Aussi, ils doivent
chercher à savoir mieux utiliser les produits phytopharmaceutiques disponibles. Il faut donc,
élaborer un projet de construction d’un magasin de stockage d’envergure communal,
répondant aux normes et doté de matériels et équipements adéquats au nom de la coopérative;
ce magasin doit être soigneusement entretenu par les membres.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

3. Approches liées à la SONAPRA et à l’état central


L’Etat central doit mettre en place de meilleures politiques dans le but de soutenir ces
différentes institutions. Il est donc impérieux à l’Etat d’élaborer une politique globale de la
filière semencière de maïs afin de lever toutes les difficultés qui la minent. La dynamique de
cette politique passe nécessairement par le payement à bonne date aux semenciers, la mise à
disposition des produits pour lutter contre les déprédateurs.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

CONCLUSION - SUGGESTIONS

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

La présente étude nous a permis de présenter un tableau synoptique des difficultés rencontrées
dans le stockage des semences certifiées de maïs dans la commune de Djougou et de proposer
des approches de solution d’une approche participative. Au nombre des problèmes majeurs
identifiés, nous pouvons retenir:

 les problèmes liés au respect des normes de Bonnes Pratiques de Stockage que sont le
nettoyage et la désinfection du magasin, la disposition des pellettes, l’arrimage,
l’emmagasinage, l’empilage des sacs et l’utilisation des produits
phytopharmaceutiques;
 les problèmes liés au respect des normes de construction de magasin que sont
l’étanchéité, le cloisonnement, la précaution contre la poussière, la ventilation, le
moyen de contrôle de la température;
 les problèmes liés au respect des normes de matériels et équipements appropriés que
sont les palettes, les désinfectants, les balais, la bascules, les tamis, les bâches, les fils,
les sacs, les aiguilles …
 les problèmes de contrôle régulier des stocks que sont l’échantillonnage et les tests de
germination périodique.

Pour une meilleure maitrise des semences certifiées de maïs en stock dans la commune de
Djougou dans le but d’assurer leur qualité initiales pour la production de masse, des
approches de solution ont été apportées. Il s’agit de façon générale de:

 de former les techniciens semenciers et les agriculteurs-multiplicateurs sur le respect


des normes de Bonnes Pratiques de Stockage que sont le nettoyage et la désinfection
du magasin, la disposition des pellettes, l’arrimage, l’emmagasinage, l’empilage des
sacs et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques disponibles ;
 Concevoir un projet de construire un magasin d’envergure communal répondant aux
normes de construction de magasin que sont l’étanchéité, le cloisonnement, la
précaution contre la poussière, la ventilation, le moyen de contrôle de la
température…;
 de s’approvisionner en matériels et équipements appropriés que sont les palettes, les
désinfectants, les balais, la bascules, les tamis, les bâches, les fils, les sacs, les
aiguilles … ;
 de procéder aux contrôles réguliers des stocks par les techniciens-semenciers que sont
l’échantillonnage et les tests de germination périodique. Aussi, les multiplicateurs
doivent eux-mêmes visité des magasins de stockage de temps à autre.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

 en définitive, l’état central à travers le MAEP doit se doté d’une politique décennale
de la filière semencière de maïs.

Aussi, la présente étude, loin d’être exhaustive sur les causes qui minent le stockage
des semences certifiées de maïs dans la commune de Djougou, se veut-elle très modeste.
Une autre étude plus ambitieuse pourrait envisager, dans une large prospection, remonter
sur d’éventuels facteurs de détérioration des semences certifiées de maïs en stock dans la
commune dans un intervalle de cinq (05) ans avec les mêmes objectifs. A cet effet, des
consultations prendront également en compte tous les agriculteurs-multiplicateurs de la
commune au cours de la même période.

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

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Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

ANNEXES

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Annexe 1 : Questionnaire d’enquête

Questionnaire à l’endroit des agriculteurs-multiplicateurs

Département……Commune………Arrondissement…….Village/Qtier…….
1. Identification
Enquête N°…………………………………………………………………….
N° du magasin………………………………………………………………....
Nom et Prénoms de l’enquêté…………………………………………………
Age……………………………………………………………………………
Sexe…………………………………………………………………………..
Profession…………………………………………………………………….
Niveau d’instruction……………………………………………………………
Nombre d’année d’expérience…………………………………………………
Superficie prévue…………….. Superficie réalisée…………………………..
Quantité de semence produite……………………stockée……………………
2. Renseignements généraux sur le stockage des semences
Période du début stockage……………………………………………….
Période de déstockage…………………………………………………..
Méthode/Technique habituelle de stockage...........................................
3. Données relatifs aux matériels et équipements de stockage
Type et capacité du magasin……………………………………………….
Type et qualité des palettes………………………………………………..
4. Autres informations utiles
Nombre formations reçues sur les BPA………………………………..
Thème…………………………………………………………………
Contrôle périodique des lots stockés……………………………………..
5. Difficultés et approches de solutions
………………………………………………………………………………………………
……………………………….....................................................

A
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

LISTE DES SEMENCIERS ENQUETES

N° Nom et Prénoms Age(ans) Ancienneté (nbre d’annéé) Arrondissement/Village Lieu magasin/Stockage


01 KORIKO Soulémane 43 09 Bariénou/Monè Monè
02 DODO A. Aliassem 35 05 Bariénou/Monè Monè
03 EDJADESSIBA Pauline 58 15 Bariénou/Monè Monè
04 IBRAHIM Issa 46 10 Bariénou/Donga CPR-Donga
05 ABALLONOROU Ayouba 48 08 Bariénou/Ananinga Ananinga
06 DADJA Gabriel 36 07 Bariénou/Gaounga CPR-Donga
07 FAGBEGNON Benoît 52 08 Partago/Partago Partago
08 EWANA Adamou 42 09 Partago/Monmongou Partago
09 BAGA Norbert 50 08 Onklou/Onklou Ferme Catholique
10 KORIKO Sidi 55 15 Kolokondé/Sèkènè Foumbéa
11 MAWANI Adamou 45 07 Kolonkondé/Foumbéa Foumbéa
12 SAOTE S. Nouhoum 43 08 Bougou/Bougou Bougou
13 YAYA Arouna 45 06 Bougou/Bougou Bougou
14 ISSIFOU Alidou 41 05 Pélébina/Pélébina Pélébina
15 KONDE Boucari 30 06 Pélébina/Pélébina Pélébina

B
Contribution à l’amélioration de la qualité des semences certifiées de maïs en stock au Nord-Bénin : cas de la commune de Djougou

LISTE DES AGENTS DU SCDA ENQUETES

Zone
Noms et Prénoms Fonction Observations
d’intervention
GBAGUIDI Nicolas ACCQPV Toute la commune

ALES Amina APCQCPV Monè

AVOSSIHOUN Pascal APCQCPV Partago-Onklou

AVANON Joël APCQCPV Kolokondé

MAMAM Halima APCQCPV Bougou-Pélébina

IGBE Issiakou TSPV Toute la commune

BASSABI K. Albert ACIPV Toute la commune

OROUGONGON Mamadou TSAER Toute la commune

DANGOU Hafiz CPV Onklou

BIO BANGANA Ganiou CPV Kolokondé

SOSSOUHOUNTO Satarou CPV Bariénou

ZOUMAHOUN Enock CPV Bougou-Pélébina

ZOUMAROU Josoué CPV Onklou

Résultats moyens des analyses de laboratoire avant certification et avant déstockage des lots
(6 mois après)
Taux de Pureté
Teneur en Eau
Paramètres Germinative Spécifique
(%)
(%) (%)
Résultat moyens avant certification des lots 96 99.95 10.47
Résultats moyens avant déstockage des lots
77 99.90 12.83
(6mois plus tard)
Ecart 19 0.05 2.36

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