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I/ Objectifs du contrôle interne

Deux objectifs essentiels :


- la recherche de la protection du patrimoine de l’entreprise ;
- la recherche de la fiabilité de l’information comptable.
Il est nécessaire que l’organisation comptable puisse assurer la fiabilité des enregistrements et des
comptes annuels qui en découlent. Ces enregistrements sont effectués à l’intérieur d’un certain
nombre de cycles : achat-fournisseurs, ventes-clients, stocks, paie-personnel, immobilisations,
trésorerie. Pour une sécurité du fonctionnement des systèmes, il est souhaitable qu’un certains
nombre de conditions soient respectées pour chacun de ces cycles.

Achats-fournisseurs Le système du contrôle interne de la fonction


achats-fournisseurs doit permettre de s’assurer
que :
- tous les achats (matières et services) de
l’entreprises sont correctement autorisés et
comptabilisés ;
- les achats comptabilisés correspondent à des
dépenses réelles de l’entreprise ;
- ces dépenses sont faites dans l’intérêt de
l’entreprise et conforme à son objet ;
- tous les avoir à obtenir sont comptabilisés ;
- toutes les dettes concernant les marchandises
et services reçus sont enregistrés dans la bonne
période ;
- les engagements pris par l’entreprise et devant
figuré dans l’annexe sont correctement repris.

Ventes-clients Le système du contrôle interne de la fonction


ventes-clients doit permettre de s’assurer que :
- tous les produits expédiés et services rendus
sont facturés et enregistrés sur la bonne
période ;
- les prix pratiqués (bruts, remises, ristournes…)
sont dûment autorisés ;
- les créances sont recouvrées avec célérité ;
- tous les risques de pertes sur ventes sont
provisionnés.
Stocks Le système de contrôle interne doit permettre de
s’assurer que :
- tous les stocks de l’entreprise sont
comptabilisé ;
- ces stocks sont correctement évalués (valeur
brute et valeur nette) ;
- ces stocks sont correctement protégés ;
- les engagements hors bilan concernant les
stocks sont correctement saisis.
Paie-personnel Le système de contrôle interne de la fonction
paie-personnel doit permettre de s’assurer que :
- les personnes figurant sur le livre de paie ont
bien droit à leur rémunération ;
- rémunérations sont correctement calculées ;
- le paiement des rémunérations se fait avec une
sécurité suffisante ;
- toutes les charges relatives au personnel sont
correctement comptabilisées ;
- les dispositions légales en matière de personnel
sont respectées.

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Immobilisations Le système de contrôle interne des
immobilisations doit permettre de s’assurer que :
- toutes les immobilisations sont correctement
autorisées et comptabilisées ;
- toutes les immobilisations sont correctement
évaluées (valeur brute et valeur nette) ;
- la protection des actifs est assurée ;
- les engagements hors bilan concernant les
immobilisations sont correctement saisis.

Trésorerie Le système de contrôle interne de la fonction


trésorerie doit permettre de s’assurer que :
- toutes les recettes sont intégralement et
rapidement remises en banque ;
- toutes les effets sont correctement suivis ;
- toutes les recettes sont comptabilisées ;
- tous les règlements émis par l’entreprise sont
justifiés, autorisés, transmis à leur bénéficiaires
et comptabilisés.

II/ Les procédures de contrôle interne


Ces procédures désignent les politiques et procédures définies par la direction générale afin
d’atteindre les objectifs spécifique de l’entité. Ces procédures comprennent notamment les éléments
suivants :
- l’établissement, la revue et l’approbation des rapprochements des comptes : la procédure la
plus connue est celle du rapprochement bancaire (mais on peut aussi rapprocher d’autres
comptes, comme les amortissements et provisions et les dotations) ; le rapprochement
bancaire permet d’effectuer un contrôle des opérations des opérations enregistrées dans le
compte «Banque».
- la tenue régulière d’une comptabilité : il y a lieu de s’assurer du suivi scrupuleux des règles
juridiques prévues et relatives à la tenue des comptes sont suivis scrupuleusement.
- l’approbation et le contrôle des pièces justificatives : ainsi, on vérifiera si les pièces
justificatives sont des originaux ou assimilés (pour éviter une double comptabilisation) et s’il
ne manque pas un exemplaire dans une séquence de pièces numérotées ;
- la comparaison des données internes avec des sources externes d’information : par exemple
le relevé de factures du fournisseur et le compte dudit fournisseur ;
- l’inventaire physique des actifs (immobilisation, stocks etc.) et la comparaison avec les
données de la comptabilité ;
- la restriction à l’accès physique aux actifs et documents : systèmes de clés ou d’autorisation
d’accès ;
- la comparaison et l’analyse des réalisations avec les données budgétaires ;
- le contrôle des applications et de l’environnement informatique, en prévoyant des contrôles
sur les modifications de logiciels ou l’accès aux fichiers de données.

III/ La démarche suivie dans l’appréciation du contrôle interne


Deux étapes : l’appréciation de l’existence du contrôle interne et l’appréciation de la permanence du
contrôle interne.

a) L’appréciation de l’existence du contrôle interne


Comprendre les procédures de traitement des données et les contrôles internes manuels et
informatisés mis en place dans l’entreprise.
Elle se déroule comme suit :
- prise de connaissance du système de traitement des données et des contrôles mis en place
par l’entreprise ;
- vérification par des tests que les procédures telles que décrites et que les contrôles indiqués
sont appliqués ;

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- évaluation des risques d’erreur qui peuvent se produire dans le traitement des données en
fonction des objectifs que doivent atteindre les contrôles internes ;
- évaluation des contrôles internes devant assurer la protection des actifs lorsqu’il existe des
risques de perte de substance ;
- identification des contrôles internes (points forts) sur lesquels le réviseur pourra s’appuyer et
qui lui permettront de limiter ses travaux de vérification.

b) L’appréciation du contrôle interne


Vérifier le fonctionnement des contrôles internes sur lesquels l’auditeur a décidé de s’appuyer afin de
s’assurer qu’ils produisent bien les résultats escomptés tout au long de la période examinée.
Elle se déroule comme suit :
- Vérification par des tests de l’application permanente des procédures (test de permanence) ;
- Formulation définitive du jugement, à partir des conclusions des précédentes phases.

c) Le contrôle des comptes


Tout au long de sa mission, l’auditeur obtient les éléments probants suffisant et appropriés pour
fonder l’assurance raisonnable lui permettant de délivrer son opinion (attester la régularité et la
sincérité des bilans, comptes de résultats et annexes).
A cet effet, il dispose des différentes technique de contrôles, notamment le contrôle sur pièces et de
vraisemblance, l’observation physique, la confirmation directe, l’examen analytique.

Les contrôles sur pièces et de vraisemblance


- l'examen des documents reçus par l’entreprise et ce qui servent de justificatifs à
l’enregistrement des opérations ou à leur contrôle : factures fournisseurs, relevés bancaires
par exemple) ;
- l’examen des documents créés par l’entreprise : copie de factures clients, balances,
rapprochements. Certains de ces documents peuvent avoir un caractère plus probant que
d’autres ;
- les contrôles arithmétiques ;
- les analyses, estimations, rapprochements et recoupements effectués entre les informations
obtenues et les documents examinés et d’autres indices recueillis (rapprochement tableau
d’amortissement d’un emprunt bancaire et comptes d’emprunts et charges financières
correspondants, rapprochements factures et comptes clients et fournisseurs, rapprochement
déclaration annuelle des données sociales et compte « Charges de personnel », état de
rapprochement bancaire, rapprochement déclaration de TVA, comptes de ventes, de charges
et d’immobilisations…).

L’observation physique
Il consiste à examiner les actifs, les comptes ou à observer la façon dont une procédure est appliqué.
C’est un des moyens les plus efficaces pour s’assurer de l’existence d’un actif : elle n’apporte
cependant qu’une partie des éléments probants qui sont nécessaires à l’auditeur pour fonder son
jugement. Seule l’existence du bien est confirmée. Les autres éléments, tels que la propriété du bien,
la valeur attribuée doivent être vérifiés par d’autres techniques.
Les éléments pouvant faire l’objet d’un examen physique sont très nombreux. Par rubrique du bilan,
on peut noter :
- les immobilisations corporelles
- les stocks dans l’entreprise ou chez des tiers lorsqu’elle en est propriétaire ;
- les effets de commerce ;
- les espèces.

La confirmation directe
Elle consiste à obtenir directement, auprès des tiers qui entretiennent des relations commerciales ou
financières avec l’entreprise, des informations sur le solde de leurs comptes ou sur des opérations
effectuées avec elle.
Les principaux cas de confirmation directe concernent :
- les immobilisations (conservation des hypothèques et cadastre pour les terrains et
immeubles) ;

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- les créances et dettes (confirmation des clients et fournisseurs, compte courants, emprunts,
prêts) ;
- les stocks (stocks appartenant à des tiers et en dépôt dans l’entreprise, stocks appartenant à
l’entreprise et en dépôt chez les tiers) ;
- les titres de participation et de placement (titre en dépôt, portefeuille géré par un tiers, banque
par exemple, coupons à encaisser) ;
- les banques (confirmation des soldes et des opérations réalisées par la banque pour
l’entreprise : cautions, garanties, titres en dépôt, effets escomptés non échus, personnes
autorisée à signer) ;
- le personnel (prêt et avances) ;
- les engagements hors bilans et passifs éventuels (assurances, greffe du tribunal de
commerce…).
On distingue généralement les tiers qui peuvent être contrôlés exhaustivement des tiers qui doivent
être préalablement sélectionnés en raison de la taille de la population. Dans ce dernier cas, il s’agit
surtout des clients et des fournisseurs.
Le réviseur effectuera une sélection des tiers à confirmer. Pour cela, il aura recours aux sondages.
Le choix des soldes à confirmer doit tenir comptes de toutes les particularités de l’entreprise contrôlée.
Généralement sont retenues :
- les soldes importants ;
- les soldes anciens ;
- les comptes annulés ou ayant fait l’objet de transfert ou de régularisation dans la période ;
- les comptes au nom des employés :
- les soldes anormaux (clients créditeurs par exemple).

L’examen analytique
Il consiste à :
- faire des comparaisons entre les données résultant des comptes annuels et des données
antérieures, postérieures et prévisionnelles de l’entreprise et établir des relations entre elles ;
- analyser les fluctuations et tendances ;
- étudier et analyser les éléments inhabituels résultant de ces comparaisons.

d) L’examen des comptes annuels


Il a pour objet de vérifier :
- que le bilan, le compte de résultat et l’annexe :
 sont cohérents, compte tenus de la connaissance générale de l’entreprise, de son secteur
d’activité et du contexte économique ;
 concordent avec les données de la comptabilité ;
 sont présentés selon les principes comptables et la réglementation en vigueur ;
 tiennent compte des évènements postérieurs à la date de clôture ;
- qu’en particulier, l’annexe respecte les dispositions légales et règlementaires et qu’elle
comporte toutes les informations d’importance significative sur la situation financière et sur le
résultat de l’entreprise.
Parmi les procédé d’analyse qui peuvent être appliqués, on peut citer l’examen analytique et
notamment :
- l’établissement des ratios habituels d’analyse financière et leur comparaison avec ceux des
exercices précédents.
- les comparaisons entre les données résultant des comptes annuels et des données
antérieures, postérieures et prévisionnelles.
- La comparaison en pourcentage du chiffre d’affaires des différents postes du compte de
résultat.
Tout écart significatif devra faire l’objet d’une étude particulière et d’explications appropriées de la part
de l’entreprise. Ces informations sont vérifiées en les recoupant avec les autres informations dont
dispose l’auditeur qui pourra décider, si elles s’avèrent suffisantes, de les compléter en recherchant
d’autres justificatifs.

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