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Résistance des matériaux

Etude du triangle DELTALAB via RDM le Mans

Objectif :
Utiliser le logiciel Rdm Le Mans en vue de valider les hypothèses faites lors du TP de
flexion utilisant le triangle DELTALAB. Pour cela, on vérifiera les indications
relatives à la poutre dynamométrique et ensuite, on étudiera les déformations du
triangle lui-même.

1) Poutre dynamométrique

a) Modélisation

La modélisation est en 2D et comprend une poutre de section 20*40mm et 2


appuis simples aux extrémités et une force de 1000N en son centre selon l’axe y et
dans le sens négatif.

b) Résultat
On obtient la déformée suivante :

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La valeur de la flèche au niveau du nœud 2 (x=350mm) est de 1.32mm, et la valeur
de la flèche au niveau du nœud 4 (x=515mm) est de 0.94 mm.

Donc d’après le logiciel, la valeur de la raideur : F/f =1000/1,32= 758N/mm


On remarque que la poutre a un déplacement de 0.94 mm à l’endroit du comparateur,
on peut dire que la poutre est trop raide ou que la force appliquée est trop faible.

c) Avec cette modélisation, et cette raideur de poutre, on peut alors déduire la


force à appliquer pour un déplacement de 1 mm à l’aide de la formule de la
raideur :

K=F/f

Mais il faut déterminer quel serait le déplacement du centre de la poutre s’il y avait un
déplacement de 1mm à l’endroit du comparateur.

On peut utiliser un produit en croix :

1mm = 0.94mm
f = 1.32mm

On a donc f=1.32*1/0.94=1.4mm

On connaît K(0.758N/m), f (1.4 E-3m), on peut alors en déduire la force qu’il faudrait
appliquer pour un déplacement de1mm sur cette poutre.

F=K*f
F=1.4E-3*0.758
F=1060N

La force à appliquer serait donc de 1060N or on nous dit de ne pas dépasser 1000N.
On en déduit que le constructeur laisse un coefficient de sécurité. Ce coefficient de
sécurité vaut 1,06.

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2) Déformations du portique : étude 2D

d) Etant donné qu’il n’y a pas d’actions mécaniques selon z, et les deux plats étant
identiques, on peut les remplacer par une poutre de section S, égale à 2*s, avec
s la section d’un plat. La largeur d’un plat et de notre poutre est la même. La
hauteur de la poutre est égale à 2 fois la hauteur d’un plat.

e) Modélisation :

Pour modéliser ce problème, on choisira de placer 3 nœuds pour chaque extrémité du


triangle, reliés par des relaxations. Et il y aura deux nœuds symbolisants les points
d’appuis entre la poutre et les plats.
Nous appliquerons une force de 500N sur chaque nœuds symbolisants les points
d’appuis de la poutre en supposant que la force centrale se répartie équitablement.

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On obtient la déformée suivante :

Dans un premier cas, on effectue la déformation avec des plats en acier. On obtient
alors un déplacement maximal de 0.03mm au niveau des appuis 3 suivant x et de
0.018mm suivant y. Ce déplacement est relativement faible. Dans un 2ème temps,
nous avons utilisé des plats en aluminium. Le déplacement maximal est alors de
0.09mm suivant x et de 0.057mm suivant y. il y a donc un rapport de 3 entre les
plats en acier et les plats en aluminium. L’aluminium aurait alors des déplacements
trop importants. Il n’était donc pas envisageable d’utiliser des plats en aluminium.

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3) Déformations du portique : Etude 3D

g)

Plats violets : acier, section rectangulaire pleine (60x6.5mm)


Poutres jaunes : acier, section circulaire diamètre 15mm
Poutres bleues : laiton, section circulaire diamètre 16mm

h)

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On a mis des relaxations à chaque extrémité du triangle DELTALAB et on a laissé
des encastrements pour symboliser les goupilles.
i) Nous avons modélisé les efforts sur les goupilles en deux forces de même
norme.

j) Cette étude 3D nous permet de visualiser les effets des goupilles sur les plats n°1.
On voit alors que ces goupilles se courbent et donc entraînent des déformations
supplémentaires selon l’axe z, que l’on n’observait pas sur la modélisation 2D.

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k)

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étude 2D étude 3D
déplacement du point A 0,018
(suivant y) mm 0,016
déplacement du point B 0,018
(suivant y) mm 0,016
42821 465,17
moment fléchissant Mfz N.mm N.mm

Conclusion :

Ce TP nous a permis de vérifier les hypothèses que nous avions fait lors du TP
« flexion simple ». C’est à dire, la vérification des données du constructeur, sur le
rapport entre le déplacement et la force. Le constructeur nous stipulait qu’une force
appliquée de 1kN créait un déplacement de 1mm. Nous avons donc montrer dans
cette étude que lorsque nous imposions une force de 1kN, le déplacement maximal
était inférieur à 1mm on en a déduit que le constructeur laissait une marge de
sécurité. Car si on applique une force trop importante sur la poutre 5, les
déformations qu’elle prendra seront définitives car nous aurons dépasser le
domaine d’élasticité.
Nous avons ensuite étudier les déformations du triangle en lui-même. Nous avons
montrer que le triangle ne se déformait que très peu et donc que ces déformations
ne changeaient que très peu les mesures que l’on peut effectuer avec le triangle
DELTALAB.

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