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Exercice de reconstruction faites par A

Reconstruction
Exercice 1 - Continuité à paramètres

1. On considère une fonction f : R → R définie par


(
(ax)2 si x ≤ 1,
f (x) =
a sin( π2 x) si x > 1

où a ∈ R est une constante réelle. Pour quelles valeurs de a la fonction f est-elle continue?

2. Déterminer toutes les valeurs des constantes α, β, γ ∈ R telles que la fonction g : R → R suivante
soit continue : 
1
 si x ≤ 0,
−x x x −x
g(x) = αe + βe + γx(e − e ) si 0 < x < 1,

 2−x
e si x ≥ 1.

Exercice 2 - Avec la partie entière


p
Soit f : R → R définie par f (x) = bxc + x − bxc. Étudier la continuité de f sur R.

Exercice 3 - Indicatrice de Q
Soit f : R → R la fonction définie par

1 si x ∈ Q
f (x) =
0 si x ∈
/ Q.

Montrer que f est discontinue en tout point.

Exercice 4 - Une fonction bizarre


Soit f : R → R la fonction définie par

0 si x est irrationnel ou x = 0.
f (x) = 1
q si x = p/q, avec p ∈ Z, q ≥ 1 et p ∧ q = 1

En quels points f est-elle continue?

Exercice 5 - Équation fonctionnelle


Soit f : R → R continue telle que,

∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).

1. Démontrer que, pour tout n ≥ 1 et tout x ∈ R, f (nx) = nf (x).

2. Démontrer que, pour tout n ∈ Z et tout x ∈ R, f (nx) = nf (x).


p
3. Démontrer que pour tout nombre rationnel r = q et pour tout x ∈ R, on a
 
p p
f x = f (x)
q q

(on pourra écrire p = q × pq ).

4. Conclure qu’il existe a ∈ R tel que, pour tout x ∈ R, f (x) = ax.

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Exercice 6 - Une équation fonctionnelle


Soit f : R → R une fonction continue telle que
 
x+y 1 
∀x, y ∈ R, f = f (x) + f (y) .
2 2

1. Vérifier que les fonctions affines sont solutions de cette équation.

2. Dans cette question, on cherche à déterminer les fonctions qui sont solutions de l’équation et qui
s’annulent en 0 et en 1.

(a) Démontrer que, pour tout entier p ∈ N, on a f (p) = 0.


(b) Démontrer que, pour tout entier p ∈ Z, on a f (p) = 0.
p 
(c) Démontrer que, pour tout p ∈ Z et tout n ∈ N, on a f 2n = 0.
b2n xc
(d) Soit x ∈ R. Pour n ∈ N, on pose xn = 2n . Démontrer que (xn ) converge vers x.
(e) En déduire que f est identiquement nulle.

3. Dans le cas général, démontrer que f est une fonction affine.

Exercice 7 - Une infinité de solutions


Démontrer que l’équation cos x = 1
x admet une infinité de solutions dans R∗+ .

Exercice 8 - Une suite définie comme étant la racine d’un polynôme


Pour n ≥ 1, on considère le polynôme Pn (X) = X n + X n−1 + · · · + X − 1.

1. Démontrer que Pn possède une seule racine dans R+ , que l’on note un .

2. Démontrer que la suite (un ) est décroissante, et en déduire qu’elle converge.

3. Démontrer que, pour tout n ≥ 1, un ≥ 21 .

4. Soit ρ ∈]1/2, 1[. Démontrer que limn→+∞ Pn (ρ) > 0.

5. Démontrer que (un ) converge vers 21 .

Exercice 9 - Non continue et vérifie pourtant la propriété des valeurs intermédiaires


On considère la fonction f définie sur [0, 1] par

0  si x = 0
f (x) = 1
sin x sinon.

1. Démontrer que la fonction f n’est pas continue en 0.

2. On souhaite prouver que f vérifie la propriété des valeurs intermédiaires, c’est-à-dire que pour
tous réels a < b, et pour tout y compris entre f (a) et f (b), il existe c ∈]a, b[ tel que y = f (c).

1. Traiter le cas a > 0.

2. Si a = 0, justifier l’existence de d ∈]a, b[ tel que f (d) = f (0). Conclure.

Exercice 10 - Une suite définie implicitement


Soit a, b ∈ R avec a < b et soit f ∈ C([a, b[, R) une fonction strictement croissante sur [a, b[ et
vérifiant f (a) ≤ 0, limx→b f (x) = +∞.

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Exercice de reconstruction faites par A

1. Démontrer que, pour tout n ∈ N, l’équation f (x) = n admet une unique solution xn ∈ [a, b[.
2. Étudier la monotonie de la suite (xn ).
3. Étudier la convergence de la suite (xn ) et déterminer sa limite éventuelle.

Exercice 11 - Infinité d’antécédents


Soit f : R+ → R une fonction continue surjective.
1. Démontrer que 0 admet un nombre infini d’antécédents.
2. Plus généralement, démontrer que tout réel admet un nombre infini d’antécédents.

Exercice 12 - Exponentielle et logarithme


a+b ea + eb
1. Soient a, b ∈ R. Montrer que e 2 ≤ .
2
2. Montrer que f (x) = ln(ln(x)) est concave sur ]1, +∞[.
 √
3. En déduire que ∀a, b > 1, ln a+b
2 ≥ ln a. ln b.

Exercice 13 - Inégalité de Bernoulli


Soit n ≥ 2.
1. Étudier la convexité de la fonction f définie sur [−1; +∞[ par f (x) = (1 + x)n .
2. En déduire que, pour tout x ≥ −1, (1 + x)n ≥ 1 + nx.

Exercice 14 - Sinus
Montrer que, pour tout x ∈ [0, π/2], on a
2
x ≤ sin x ≤ x.
π

Exercice 15 - Moyenne arithmétique et géométrique


Soient a1 , . . . , an des réels strictement positifs. Prouver l’inégalité suivante :
√ a1 + · · · + an
n
a1 . . . an ≤ .
n

Exercice 16 - Avec des puissances


Démontrer que, pour tout x > 1, on a
 
xn − 1 ≥ n x(n+1)/2 − x(n−1)/2) .

Exercice 17 - Hypothèse affaiblie


Soit f : R → R une fonction continue telle que :
 
2 x+y f (x) + f (y)
∀(x, y) ∈ R , f ≤ .
2 2
Prouver que f est convexe.

Exercice 18 - Accroissements finis et inégalités


Démontrer les inégalités suivantes :

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1. ∀x, y ∈ R, | arctan(x) − arctan(y)| ≤ |x − y|.

2. ∀x ≥ 0, x ≤ ex − 1 ≤ xex .

Exercice 19 - Suite presque harmonique

1. Démontrer que pour tout x > 0, on a


1 1
< ln(x + 1) − ln x < .
x+1 x

2. On pose
1 1
vn = + ··· + .
n+1 2n
Démontrer que
ln(2n + 1) − ln(n + 1) < vn < ln(2n) − ln n.
En déduire que (vn ) converge et déterminer sa limite.

Exercice 20 - Application du théorème des accroissements finis à l’étude d’une suite


Quelle est la nature de la suite (sin(ln n))?

Exercice 21 - Un grand classique!


On considère f : R → R définie par

si x ≤ 0

0
f (x) = 1
e− x si x > 0.
1
1. Montrer que f est C ∞ sur ]0, +∞[ et que, pour tout x > 0, on a f (n) (x) = e− x Pn (1/x) où
Pn ∈ R[X].

2. Montrer que f est C ∞ sur R.

Exercice 22 - Un grand classique!


On considère f : R → R définie par

si x ≤ 0

0
f (x) = 1
e− x si x > 0.
1
1. Montrer que f est C ∞ sur ]0, +∞[ et que, pour tout x > 0, on a f (n) (x) = e− x Pn (1/x) où
Pn ∈ R[X].

2. Montrer que f est C ∞ sur R.

Exercice 23 - Un grand classique!


On considère f : R → R définie par

si x ≤ 0

0
f (x) = 1
e− x si x > 0.
1
1. Montrer que f est C ∞ sur ]0, +∞[ et que, pour tout x > 0, on a f (n) (x) = e− x Pn (1/x) où
Pn ∈ R[X].

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2. Montrer que f est C ∞ sur R.

Exercice 24 - Avec des nombres complexes


Soit a + ib une racine n−ième de l’unité, et f (x) = eax cos(bx). Donner une formule simple pour
f (n) .

Exercice 25 - cos( x)

On note f la fonction définie sur [0, 1] par f (x) = cos( x).
1−cos x
1. Déterminer limx→0 x2
.

2. Démontrer que f est dérivable en 0 et calculer sa dérivée.

3. f est-elle de classe C 1 sur [0, 1]?

4. Démontrer que pour tout t ∈ [0, 1], 0 ≤ sin(t) ≤ t.

5. Justifier que la fonction f admet un unique point fixe noté a dans [0, 1].

6. Démontrer que la fonction f est 21 -lipschitzienne sur [0, 1].

7. On note (un ) la suite définie par u0 ∈ [0, 1] et, pour tout entier n ≥ 0, un+1 = f (un ).
n
(a) Montrer que pour tout entier n ≥ 0, on a |un − a| ≤ 12 |u0 − a|.
(b) En déduire que (un ) converge vers a.
(c) Déterminer un entier n tel que un est une approximation de ` à 10−3 près.

Exercice 26 - Valeur approchée de ln 2


Soient f, g : R+ → R définies par
x
g(x) = (x − 2)ex + (x + 2), f (x) = si x 6= 0 et f (0) = 1.
ex − 1
1. Démontrer que g ≥ 0 sur R+ .

2. Démontrer que f est de classe C 1 sur R+ . Que vaut f 0 (0)?


ex g(x)
3. Vérifier que f 00 (x) = (ex −1)3
pour tout x > 0. En déduire que |f 0 (x)| ≤ 1/2 sur R+ .

4. On définit une suite (un ) par u0 = 0 et un+1 = f (un ) pour tout entier naturel n. Prouver que,
pour tout n ∈ N, on a  n
1
|un − ln 2| ≤ ln 2.
2

Exercice 27 - Développement limité d’une fonction réciproque


Pour x ∈ R, on pose f (x) = x exp(x2 ).

1. Démontrer que f réalise une bijection de R sur R.

2. Justifier que f −1 admet un développement limité à l’ordre 4 en 0.

3. Donner ce développement limité.

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Exercice 28 - Développement limité d’une fonction réciproque


x2
Pour x ∈ R, on pose f (x) = e x−1 si x 6= 0 et f (0) = 0. Montrer que f admet une fonction
réciproque sur R. Donner un développement limité de f −1 à l’ordre 3 en 0.

Exercice 29 - Régularité d’une fonction


Soient a, b ∈ R et soit f la fonction définie sur R par
 ln(1+x)−x
x2
si x > 0
f (x) =
ax + b si x ≤ 0.

1. Pour quelle(s) valeur(s) de a et b la fonction f est-elle continue en 0?

2. Dans la copie de l’élève A, on lit en conclusion de la première question : ”f est continue si a ∈ R


et b = −1/2”. Dans la copie de l’élève B, on lit au même endroit : ”il faut que a ∈ R et que
b = −1/2 pour que f soit continue”. Qu’en pensez-vous? Comparez avec votre rédaction.

3. Pour quelle(s) valeur(s) de a et b la fonction f est-elle dérivable en 0?

4. Pour quelle(s) valeur(s) de a et b la fonction f est-elle de classe C 1 sur R?

Exercice 30 - Somme des premiers entiers


Soit n ≥ 1 et f : R → R la fonction définie par
( 
exp (n+1)x −1
f (x) = exp(x)−1 si x 6= 0
n+1 sinon.

1. Calculer le développement limité de f en 0 à l’ordre 3.

2. En déduire la valeur de
n
X
k3 .
k=1

Exercice 31 - Racine d’une équation polynomiale

1. Démontrer pour tout entier n ≥ 1 l’existence d’une unique solution réelle positive ou nulle de
l’équation
xn + xn−1 + · · · + x − 1 = 0.
Cette solution est notée un . Démontrer que l’on a 0 ≤ un ≤ 1.

2. Démontrer que la suite (un ) est strictement décroissante.

3. Démontrer que, pour tout entier n ≥ 1, on a

un+1
n − 2un + 1 = 0.

4. Démontrer que la suite (un ) tend vers 1/2.

5. Écrire un algorithme qui, pour un entier p ≥ 1 donné, permet de déterminer le plus petit entier
s pour lequel on a
1
0 < us − ≤ 10−p .
2
On pourra utiliser les fonctions gn définies par

gn (x) = (x − 1) (xn + · · · + x − 1) .

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6. Pour n ≥ 1, on pose εn = un − 12 . Démontrer que (nεn ) tend vers 0 lorsque n tend vers +∞.
7. Déduire de la question précédente et de la question 3. le développement asymptotique suivant de
un :  
1 1 1
un = + n
+o .
2 4·2 2n

Exercice 32 - Comportement au bord!


Pour x > 0, on définit
Z π/2
cos(t)
f (x) = dt.
0 t+x
1. Justifier que f est de classe C 1 sur ]0, +∞[, et étudier les variations de f .
2. Déterminer la limite de f en +∞.
t2
3. En utilisant 1 − 2 ≤ cos t ≤ 1, valable pour t ∈ [0, π/2], démontrer que

f (x) ∼0+ − ln x.

4. Déterminer un équivalent de f en +∞.

Exercice 33 - Hauteur moyenne


La hauteur, en mètres, d’une ligne électrique de 160m peut être modélisée par la fonction h définie
sur [−80; 80] par h(x) = 10 ex/40 + e−x/40 . Quelle est la hauteur moyenne de cette ligne électrique?


Exercice 34 - Fraction rationnelle puis intégration par parties


1
On considère la fonction f (x) = .
x(x + 1)
a b
1. Déterminer deux réels a et b tels que, pour tout x ∈ [1, 2], on a : f (x) = + .
x x+1
Z 2
1
2. Déduire de la question précédente la valeur de l’intégrale J = dx.
1 x(x + 1)
Z 2
ln(1 + t)
3. Calculer l’intégrale I = dt.
1 t2

Exercice 35 - Primitive d’une puissance du logarithme


Pour n ≥ 1, donner une primitive de lnn x.

Exercice 36 - Une suite d’intégrales


Pour (n, p) éléments de N∗ × N, on pose
Z 1
In,p = xn (ln x)p dx.
0

Calculer In,p .

Exercice 37 - Intégration par parties itérée

1. Soient f, g : [a, b] → R deux fonctions de classe C n . Montrer que


Z b n−1
X Z b
(n) k (n−k−1) (k) (n−k−1) (k) n
f g (n) .

f g= (−1) f (b)g (b) − f (a)g (a) + (−1)
a k=0 a

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2 n (n)
R 1(1 − x ) et Pn (x) = Qn (x). Justifier que Pn est un polynôme
2. Application : On pose Qn (x) =
de degré n, puis prouver que −1 QPn = 0 pour tout polynôme Q de degré inférieur ou égal à
n − 1.

Exercice 38 - Grande puissance


Pour tout n ∈ N∗ , on pose Z 1
dx
In = .
0 (x2 + 1)n
1. Exprimer In+1 en fonction de In pour tout n ∈ N∗ .

2. En déduire la valeur de I3 .

Exercice 39 - Juste des cosinus

1. Démontrer par récurrence que si m, n ∈ N sont tels que m > n, on a


Z π
cosn (x) cos(mx)dx = 0
0

- on pourra utiliser la formule de trigonométrie


1 
cos a cos b = cos(a + b) + cos(a − b) .
2

2. En déduire que Z π
π
cosn (x) cos(nx)dx = .
0 2n

Exercice 40 - Relation de Chasles


Rn
1. Soient m, n ∈ Z2 avec n ≥ m. Calculer m bxcdx.
R2
2. Calculer −1 x|x|dx.
R1
3. Calculer, pour tout a ∈ R, I(a) = 0 min(x, a)dx.

Exercice 41 - Limites de suites


Calculer la limite des suites suivantes :
      nπ 
1 π 2π
1. un = sin + sin + · · · + sin .
n n n n
 
1 1
2. un = n + ··· + .
(n + 1)2 (n + n)2
√ √ √
1 + 2 + ··· + n − 1
3. un = √ .
n n
v
u  2 !  2 !   n 2 
u
n 1 2
4. un = t 1+ 1+ ... 1 + .
n n n

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Exercice 42 - Produit
Déterminer la limite de
n
1Y
vn = (k + n)1/n .
n
k=1

Exercice 43 - Somme presque harmonique


Déterminer la limite de Sn = 2n 1
P
p=n p .

Exercice 44 - Série harmonique alternée


Pour n ≥ 0, on définit
1
xn
Z
In = dx.
0 1+x
1. Démontrer que la suite (In ) tend vers 0.

2. Pour n ≥ 0, calculer In + In+1 .


k
3. En déduire limn→+∞ nk=0 (−1)
P
k+1 .

Exercice 45 - Un équivalent de ln(n!)

1. (a) Montrer que, pour tout i ≥ 2,


Z i Z i+1
ln t dt ≤ ln i ≤ ln t dt.
i−1 i

(b) Montrer que, pour tout entier n ≥ 1,


Z n Z n
ln t dt ≤ ln(n!) ≤ ln t dt + ln n.
1 1
Rx
2. Pour tout x > 0, calculer F (x) = 1 ln t dt.

3. En déduire que ln(n!) est équivalent à n ln(n) lorsque n tend vers +∞.

Exercice 46 - Série harmonique


On pose, pour n ≥ 1,
n
X 1
un = et vn = un − ln n.
k
k=1

1. Démontrer que, pour tout entier naturel k non nul, on a


Z k+1
1 1 1
≤ dx ≤ .
k+1 k x k

2. En déduire que pour tout entier n ≥ 2, on a


1
un − 1 ≤ ln n ≤ un − et 0 ≤ vn ≤ 1.
n

3. Démontrer que pour tout entier naturel non nul,


Z n+1
1 dx
vn+1 − vn = − .
n+1 n x

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4. En déduire que la suite (vn ) converge vers une limite γ (que l’on ne cherchera pas à calculer).
Que dire de (un )?

Exercice 47 - Intégrales de Wallis (bis)


Pour n ∈ N, on pose Z 1
In = (1 − t2 )n dt.
0

1. Montrer que la suite (In ) est strictement décroissante.

2. Montrer que, pour tout u ∈ [0, 1], on a 0 ≤ 1 − u ≤ e−u .


R √n 2
3. En déduire une majoration de In à l’aide de Jn = 0 e−x dx.

4. Montrer que la suite (Jn ) est majorée. En déduire que la suite (In ) converge vers une limite que
l’on calculera.
2n
5. Démontrer que, pour tout n ≥ 1, In = 2n+1 In−1 .

6. En déduire, pour n ≥ 0, une expression de In à l’aide de factorielles,


R π/2
7. En déduire une expression de 0 cos2n+1 θdθ pour tout n ∈ N.

Exercice 48 - Intégrales de Wallis - convergence vers 0


R π/2
Soit In = 0 sinn xdx, pour n ∈ N.

1. Montrer que la suite (In ) est décroissante.

2. Montrer que la suite (In ) est strictement décroissante.

3. Soit ε ∈]0, π/2[.


π π
sinn

(a) Montrer que In ≤ 2 2 − ε + ε.
(b) En déduire (proprement!) que (In ) converge vers 0.

Exercice 49 - Intégrales de Wallis - obtention d’un équivalent


R π/2
Pour n ∈ N, on définit In = 0 sinn xdx.
R π/2
1. Démontrer que, pour tout n ∈ N, In = 0 cosn xdx.

2. Démontrer que la suite (In ) est décroissante.

3. Etablir que, pour tout n ∈ N, on a : (n + 2)In+2 = (n + 1)In .

4. Montrer que, pour tout p ∈ N,

(2p)! π 22p (p!)2


I2p = et I2p+1 = .
22p (p!)2 2 (2p + 1)!

5. Montrer que (n + 1)In+1 In = π2 .


n+1 In+1
6. Montrer que ≤ ≤ 1 et en déduire que In+1 ∼+∞ In .
n+2 In
r
π
7. Montrer que In ∼+∞ .
2n

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Exercice 50 - Intégrales de Wallis


R π/2
On pose, pour n ≥ 0, un = −π/2 cosn (t)dt.
1. Calculer u0 , u1 .
2. Démontrer que, pour tout n ≥ 0, un ≥ 0. Étudier la monotonie de (un ). Que peut-on en déduire?
3. Établir que, pour tout n ≥ 1, (n + 1)un+1 = nun−1 (on pourra effectuer une intégration par
parties).
4. Soit (vn )n≥0 la suite définie par vn = (n + 1)un+1 un pour tout n ∈ N. Démontrer que (vn ) est
une suite constante. Quelle est sa valeur?
5. En déduire que, pour tout n ∈ N, (n + 1)u2n+1 ≤ 2π ≤ (n + 1)u2n .
6. Donner, à l’aide de la question précédente, un encadrement de un .
q
7. En déduire que un ∼+∞ 2π n .

Exercice 51 - Suites d’intégrales


Calculer la limite de la suite (un ) dans les cas suivants :
R1 Rn dt
1. un = 0 xn ln(1 + x)dx 2. un = 0 1+ent .

Exercice 52 - Des limites de l’informatique


Pour n ≥ 0, on considère la suite (In ) définie par
Z 1
In = ex (1 − x)n dx.
0

1. Calculer I0 puis démontrer que, pour tout n ≥ 0, In+1 = (n + 1)In − 1.


2. Écrire sous Python une fonction permettant de calculer In en utilisant la relation de récurrence
obtenue précédemment. Exécuter cette fonction. Quelle conjecture peut-on formuler sur la nature
de la suite (In )?
3. Démontrer que (In ) est une suite décroissante, puis qu’elle est convergente. Quelle est sa limite?
Comparer avec votre conjecture.
4. Pour a ∈ R, on définit une suite (Jn ) par Jn+1 = (n + 1)Jn − 1 et J0 = a. Démontrer que, pour
tout n ∈ N, Jn+1 − In+1 = (n + 1)(Jn − In ).
5. En déduire, suivant la valeur de a, le comportement de la suite (Jn ).
6. Expliquer le phénomène conduisant à la conjecture formulée à la question 2.

Exercice 53 - En découpant
On note, pour n ≥ 1, Z 1
1
In = dx.
0 1 + xn
Soit également α ∈ [0, 1[.
1. Démontrer que, pour tout n ≥ 1,
α
≤ In ≤ 1
1 + αn
Rα R1
(on pourra encadrer 0 puis α ).

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2. Démontrer que (In ) est croissante.

3. Déduire des questions précédentes que (In ) converge vers 1.

4. En s’inspirant du modèle précédent, étudier


Z π/2
Jn = e−n sin t dt.
0

Exercice 54 - Strictement croissante


R1
Soit f : [0, 1] → R strictement croissante telle que f (0) = 0 et f (1) = 1. Prouver que limn→+∞ 0 f (t))n dt =
0.

Exercice 55 - Logarithme intégral au carré

1. Soient I, J des intervalles de R, soit a ∈ I, soit h : I → R continue, u, v : J → I de classe C 1 et


Z v(x)
F (x) = h(t)dt.
u(x)
Rx
Exprimer F en fonction de f : x 7→ a h(t)dt. En déduire que F est C 1 et calculer sa dérivée.

2. On considère la fonction F définie sur J =]1, +∞[ par


Z x2
dt
F (x) = .
x (ln t)2

Étudier le sens de variation de F sur J.


1
3. En utilisant la décroissance de la fonction t 7→ (ln t)2
sur I =]1, +∞[, déterminer limx→+∞ F (x).

4. En utilisant l’inégalité 0 < ln t ≤ t − 1 pour t ∈ I, déterminer limx→1+ F (x).

Exercice 56 - Étude d’une fonction


R 2x
Soit f la fonction définie par f (x) = √ dt .
x t4 +t2 +1

1. Quel est le domaine de définition de f ? Est-elle paire, impaire?

2. Étudier les variations de f , puis l’existence de limites aux bornes de l’ensemble de définition.

Exercice 57 - Étude d’une fonction


e−x
R 2x
Pour x > 0, on note ϕ(x) = x et f (x) = x ϕ(t)dt.

1. Justifier que f est bien définie sur ]0, +∞[.

2. Exprimer f en fonction d’une primitive φ de ϕ. En déduire que f est de classe C 1 sur ]0, +∞[ et
calculer sa dérivée.

3. Étudier les variations de f sur ]0, +∞[.

4. Établir que, pour tout x > 0, e−2x ln(2) ≤ f (x) ≤ e−x ln(2). En déduire la limite de f en 0 et en
+∞.
R x2
5. On pose, pour x ∈]0, 1[, g(x) = x lndtt . Donner une relation entre f et g, et en déduire la limite
de g en 1.

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Exercice de reconstruction faites par A

Exercice 58 - Loi d’un dé truqué


On considère un dé cubique truqué dont les faces sont numérotés de 1 à 6 et on note X la variable
aléatoire donnée par le numéro de la face du dessus. On suppose que le dé est truqué de sorte que la
probabilité d’obtenir une face est proportionnelle au numéro inscrit sur cette face.
1. Déterminer la loi de X, calculer son espérance.

2. On pose Y = 1/X. Déterminer la loi de Y , et son espérance.

Exercice 59 - En plein dans le mille!


Un joueur tire sur une cible de 10cm de rayon, constituée de couronnes concentriques, délimitées par
des cercles de rayons 1,2, ..., 10 cm, et numérotées respectivement de 10 à 1. La probabilité d’atteindre
la couronne k est proportionnelle à l’aire de cette couronne, et on suppose que le joueur atteint sa cible
à chaque lancer. Soit X la variable aléatoire qui à chaque lancer associe le numéro de la cible.
1. Quelle est la loi de probabilité de X ?

2. Le joueur gagne k euros s’il atteint la couronne numérotée k pour k compris entre 6 et 10, tandis
qu’il perd 2 euros s’il atteint l’une des couronnes périphériques numérotées de 1 à 5. Le jeu est-il
favorable au joueur ?

Exercice 60 - Plus grand nombre tiré


On lance deux dés parfaitement équilibrés. On note X le plus grand des numéros obtenus. Déterminer
la loi de la variable aléatoire X.

Exercice 61 - Garagiste
Un garagiste dispose de deux voitures de location. Chacune est utilisable en moyenne 4 jours sur
5. Il loue les voitures avec une marge brute de 300 euros par jour et par voiture. On considère X
la variable aléatoire égale au nombre de clients se présentant chaque jour pour louer une voiture. On
suppose que X(Ω) = {0, 1, 2, 3} avec

P (X = 0) = 0, 1 P (X = 1) = 0, 3 P (X = 2) = 0, 4 P (X = 3) = 0, 2.

1. On note Z le nombre de voitures disponibles par jour. Déterminer la loi de Z. On pourra


considérer dans la suite que X et Z sont indépendantes.

2. On note Y la variable aléatoire : ” nombre de clients satisfaits par jour”. Déterminer la loi de Y .

3. Calculer la marge brute moyenne par jour.

Exercice 62 - Analyse de sang


On cherche à dépister une maladie détectable à l’aide d’un examen sanguin. On suppose que dans
notre population, il y a une proportion p de personnes qui n’ont pas cette maladie.
1. On analyse le sang de r personnes de la population, avec r entier au moins égal à 2. On suppose que
l’effectif de la population est suffisamment grand pour que le choix de ces r personnes s’apparente
à un tirage avec remise. Quelle est la probabilité qu’aucune de ces personnes ne soit atteinte de
la maladie?

2. On regroupe le sang de ces r personnes, puis on procède à l’analyse de sang. Si l’analyse est
négative, aucune de ces personnes n’est malade et on arrête. Si l’analyse est positive, on fait
toutes les analyses individuelles (on avait pris soin de conserver une partie du sang recueilli avant
l’analyse groupée). On note Y la variable aléatoire qui donne le nombre d’analyses de sang
effectuées. Donner la loi de probabilité de Y et calculer son espérance en fonction de r et de p.

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Exercice de reconstruction faites par A

3. On s’intéresse à une population de n personnes, et on effectue des analyses collectives après avoir
mélangé les prélèvements par groupe de r personnes, où r est un diviseur de n. Montrer que
le nombre d’analyses que l’on peut espérer économiser, par rapport à la démarche consistant à
tester immédiatement toutes les personnes, est égal à npr − nr .

4. Dans cette question, on suppose que p = 0, 9 et on admet qu’il existe un réel a > 1 de sorte que
la fonction x 7→ px − x1 est croissante sur [1, a] et décroissante sur [a, +∞[. Écrire un algorithme
permettant de déterminer pour quelle valeur de l’entier r le nombre pr − 1r est maximal.

Exercice 63 - Vaches laitières


Les vaches laitières sont atteintes par une maladie M avec la probabilité p = 0, 15. Pour dépister
la maladie M dans une étable de n vaches, on fait procéder à une analyse de lait. Deux méthodes sont
possibles :

• Première méthode : On fait une analyse sur un échantillon de lait de chaque vache.

• Deuxième méthode : On effectue d’abord une analyse sur un échantillon de lait provenant du
mélange des n vaches. Si le résultat est positif, on effectue une nouvelle analyse, cette fois pour
chaque vache.

On voudrait connaı̂tre la méthode la plus économique (=celle qui nécessite en moyenne le moins
d’analyse). Pour cela, on note Xn la variable aléatoire du nombre d’analyses réalisées dans la deuxième
méthode. On pose Yn = Xnn .
1
1. Déterminer la loi de Yn , et montrer que son espérance vaut : 1 + n − (0.85)n .

2. Etudier la fonction f (x) = ax + ln x, pour a = ln(0, 85). Donner la liste des entiers n tels que
f (n) > 0.

3. Montrer que f (n) > 0 équivaut à E(Yn ) < 1. En déduire la réponse (en fonction de n) à la
question posée.

Exercice 64 - Recrutement
Une entreprise souhaite recrute un cadre. n personnes se présentent pour le poste. Chacun d’entre
eux passe à tour de rôle un test, et le premier qui réussit le test est engagé. La probabilité de réussir
le test est p ∈]0, 1[. On pose également q = 1 − p. On définit la variable aléatoire X par X = k si le
k-ième candidat qui réussit le test est engagé, et X = n + 1 si personne n’est engagé.

1. Déterminer la loi de X.
Pn k,
Pn k−1
2. En dérivant la formule donnant k=0 x calculer k=1 kx pour x 6= 1.

3. En déduire l’espérance de X.

4. Quelle est la valeur minimale de p pour avoir plus d’une chance sur deux de recruter l’un des
candidats?

Exercice 65 - Génotype
On s’intéresse à une maladie génétique. Elle est portée par un gène particulier qui existe en deux
formes : l’allèle A (sain), et l’allèle B (malade). Il existe donc par chaque individu trois génotypes
possibles : 1 (A A), 2 (A B) et 3 (B B). Un individu est malade lorsqu’il porte le génotype (B B). Le
but de l’exercice est de démontrer que la proportion de malades est constante au cours du temps.
Pour cela, on s’intéresse à une population dont la proportion du génotype i, à la génération n, est
noté ui (n). On rappelle que chaque enfant reçoit un des deux allèles de chacun de ses parents (et ce

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Exercice de reconstruction faites par A

de façon complètement aléatoire). On suppose aussi que les procréations dans la population se font
complètement aléatoirement.
On fixe n ≥ 0 et on note E le génotype d’un enfant de la n + 1-ième génération, P et M les génotypes
respectifs du père et de la mère.

1. Calculer les probabilités conditionnelles P (E = 1|(P, M ) = (i, j)).

2. En déduire la loi de E en fonction de ui (n).

3. On pose θ(n) = u1 (n) + 21 u2 (n). Exprimer ui (n + 1) en fonction de θ(n).

4. Démontrer que la proportion de malades ne varie plus à partir de la génération 2.

Exercice 66 - Avion
A et B sont deux avions ayant respectivement 4 et 2 moteurs. Les moteurs sont supposés indépendants
les uns des autres, et ils ont une probabilité p de tomber en panne. Chaque avion arrive à destination
si moins de la moitié de ses moteurs tombe en panne. Quel avion choisissez-vous? (on discutera en
fonction de p).

Exercice 67 - Uniformément uniforme


On dispose de n urnes numérotées de 1 à n, l’urne numérotée k comprenant k boules numérotées de
1 à k. On choisit d’abord une urne, puis une boule dans cette urne, et on note Y la variable aléatoire
du numéro obtenu. Quelle est la loi de Y ? Son espérance?

Exercice 68 - Urne de Polya


Une urne contient initialement une boule blanche et une boule noire. On repète n fois l’expérience
suivante : on tire une boule de l’urne, on la remet et on ajoute une boule de la même couleur. Soit
k ∈ {1, . . . , n}.

1. Quel est le nombre de boules dans l’urne après la k-ième expérience?

2. On note Nk le nombre de boules blanches dans l’urne après la k-ième expérience. Montrer que
Nk suit une loi uniforme sur {1, . . . , k + 1}.

Exercice 69 - Tirage avec remises


Une urne contient N boules numérotées de 1 à N . On en tire n en effectuant des tirages avec remise.
On note X et Y le plus petit et le plus grand des nombres obtenus. Déterminer la loi de X et la loi de
Y.

Exercice 70 - Le restaurateur
Un restaurateur accueille chaque soir 70 clients. Il sait qu’en moyenne, deux clients sur cinq prennent
une crème brûlée. Il pense que s’il prépare 30 crèmes brûlées, dans plus de 70% des cas, la demande
sera satisfaite.

1. A-t-il raison?

2. Combien de crèmes brûlées doit-il fabriquer au minimum pour que la demande soit satisfaite dans
au moins 90% des cas.

Exercice 71 - Code de la route!


L’examen du code de la route se compose de 40 questions. Pour chaque question, on a le choix entre
4 réponses possibles. Une seule de ces réponses est correcte. Un candidat se présente à l’examen. Il
arrive qu’il connaisse la réponse à certaines questions. Il répond alors à coup sûr. S’il ignore la réponse,

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Exercice de reconstruction faites par A

il choisit au hasard entre les 4 réponses proposées. On suppose toutes les questions indépendantes et
que pour chacune de ces questions, la probabilité que le candidat connaisse la vraie réponse est p. On
note, pour 1 ≤ i ≤ 40, Ai l’événement : ”le candidat donne la bonne réponse à la i-ème question”. On
note S la variable aléatoire égale au nombre total de bonnes réponses.

1. Calculer P (Ai ).

2. Quelle est la loi de S (justifier!)?

3. A quelle condition sur p le candidat donnera en moyenne au moins 36 bonnes réponses?

Exercice 72 - Méthode du maximum de vraisemblance


Un étang contient des brochets et des truites. On note p la proportion de truites dans l’étang.
On souhaite évaluer p. On prélève 20 poissons au hasard. On suppose que le nombre de poissons est
suffisamment grand pour que ce prélèvement s’apparente à 20 tirages indépendants avec remise. On
note X le nombre de truites obtenues.

1. Quelle est la loi de X?

2. Le prélèvement a donné 8 truites. Pour quelle valeur de p la quantité P (X = 8) est-elle maximale?

Exercice 73 - Minimum et maximum de deux dés


On lance deux dés équilibrés, on note U1 et U2 les variables aléatoires correspondant aux résultats
obtenus. On appelle X = min(U1 , U2 ) et Y = max(U1 , U2 ).

1. Donner la loi de X. En déduire E(X).

2. Exprimer X + Y en fonction de U1 et U2 . En déduire E(Y ).

3. Exprimer XY en fonction de U1 et U2 . En déduire Cov(X, Y ). X et Y sont-elles indépendantes?

Exercice 74 - QCM
Un examen consiste en un QCM de 15 questions. Pour chaque question, 3 réponses sont possibles.
Les étudiants répondent à chaque question indépendamment. L’enseignant estime que les étudiants
ayant préparé l’examen sont 70% et répondent à une question correctement avec probabilité 0,8. Les
autres étudiants choisissent les réponses au hasard. Il faut au moins 8 bonnes réponses pour réussir
l’examen.

1. Quelle est la probabilité qu’un étudiant, choisi au hasard, réussisse l’examen?

2. Si un étudiant échoue, quelle est la probabilité qu’il ait préparé l’examen?

Exercice 75 - Maximum d’une loi binomiale


Soit X une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètres n ∈ N∗ et p ∈]0, 1[. Pour
quelle(s) valeur(s) de k la probabilité pk = P (X = k) est maximale?

Exercice 76 - La grenouille
Une grenouille monte les marches d’un escalier (supposé infini) en partant du sol et en sautant

• ou bien une seule marche, avec probabilité p;

• ou bien deux marches, avec la probabilité 1 − p.

On suppose que les sauts sont indépendants les uns des autres.

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Exercice de reconstruction faites par A

1. Dans cette question, on observe n sauts de la grenouille, et on note Xn le nombre de fois où la
grenouille a sauté une marche, et Yn le nombre de marches franchies. Quelle est la loi de Xn ?
Exprimer Yn en fonction de Xn . En déduire l’espérance et la variance de Yn .

2. Pour k ≥ 1, on note pk la probabilité que la grenouille passe par la marche k. Que vaut p1 ? Que
vaut p2 ? Établir une formule de récurrence liant pk et pk−1 . En déduire la valeur de pk pour
k ≥ 1.

3. On note désormais Zn le nombre de sauts nécessaires pour atteindre ou dépasser la n-ième marche.
Écrire un algorithme qui simule la variable aléatoire Zn .

Exercice 77 - Lancer de dé


On jette 3600 fois un dé équilibré. Minorer la probabilité que le nombre d’apparitions du numéro 1
soit compris entre 480 et 720.

Exercice 78 - Ranger des livres


On souhaite ranger sur une étagère 4 livres de mathématiques (distincts), 6 livres de physique, et
3 de chimie. De combien de façons peut-on effectuer ce rangement :

1. si les livres doivent être groupés par matières.

2. si seuls les livres de mathématiques doivent être groupés.

Exercice 79 - Le concours
Soit n un entier non nul. On désigne par un le nombre de listes de n termes, chaque terme étant 0
ou 1, et n’ayant pas deux termes 1 consécutifs.

1. Que vaut u1 ? u2 ?

2. Démontrer que, pour tout n ≥ 3, on a un = un−1 + un−2 .

3. Écrire un algorithme permettant de calculer u20 .

4. Application : un concours comporte vingt questions, numérotées de 1 à 20. On a constaté que,


parmi les 17712 personnes ayant participé au concours, aucune n’a répondu juste à deux questions
consécutives. Peut-on affirmer que deux candidats au moins ont répondu de la même manière au
questionnaire, c’est-à-dire juste aux mêmes questions et faux aux mêmes questions?

Exercice 81 - Une formule


Soit 1 ≤ p ≤ n. On considère n boules et deux boı̂tes A et B. Un échantillon est constitué d’une
boule dans la boı̂te A et de p − 1 boules dans la boı̂te B.

1. En dénombrant de deux façons différentes ces échantillons, établir la formule


   
n−1 n
n =p .
p−1 p

Retrouver cette formule par le calcul.

Exercice 82 - Dans un livre


Un livre comporte 14 chapitres.

1. Combien y-a-t-il de façons de choisir 3 chapitres dans ce livre?

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Exercice de reconstruction faites par A

2. Pour k = 3, . . . , 14, dénombrer les choix de 3 chapitres pour lesquels k est le plus grand numéro
des chapitres choisis.

3. En déduire que          
14 13 12 3 2
= + + ··· + + .
3 2 2 2 2
4. Généraliser les dénombrements précédents pour démontrer que, pour 1 ≤ p ≤ n, on a
n    
X k n+1
= .
p p+1
k=p

Exercice 83 - Somme des coefficients binomiaux au carré


Soit n un entier non nul. On considère l’arbre modélisant la répétition de 2n épreuves aléatoires
identiques d’un schéma de Bernoulli.
1. Dans cet arbre, quel est le nombre de chemins avec exactement n succès?

2. (a) Quel est le nombre de chemins permettant d’obtenir 0 succès lors des n premières épreuves,
puis n succès lors des n dernières épreuves?
(b) Dans cet arbre, que vaut le produit nk × n−k n
 
pour k entier naturel compris entre 0 et n?

3. Déduire des questions précédentes l’expression de la somme suivante en fonction de n :


n  2
X n
.
k
k=0

Exercice 84 - Une formule sur les coefficients binomiaux


Soit a, b, n des entiers naturels avec a > n et b > n. On considère l’arbre d’un schéma de Bernoulli
consistant en la répétition de a + b épreuves identiques.
1. Soit 0 ≤ k ≤ n. Que compte ka × n−k b
 
pour cet arbre?
 Pn
2. En déduire que a+b = k=0 ka × n−k b
 
n .

Exercice 85 - Entiers somme de deux carrés


On dit qu’un entier naturel N est somme de deux carrés s’il existe deux entiers naturels a et b de
sorte que N = a2 + b2 .
1. Écrire un algorithme permettant de déterminer si un entier naturel N est somme de deux carrés.

2. On souhaite prouver que, si N1 et N2 sont sommes de deux carrés, alors leur produit N1 N2 est
aussi somme de deux carrés. Pour cela, on écrit N1 = a2 + b2 et N2 = c2 + d2 , et on introduit
z1 = a + ib, z2 = c + id. Comment écrire N1 et N2 en fonction de z1 et z2 ?

3. En déduire que N1 N2 est somme de deux carrés.

4. Démontrer que si N est somme de deux carrés, alors pour tout entier p ≥ 1, N p est somme de
deux carrés.

Exercice 88 - Une coquille d’escargot


Dans le plan muni d’un

repère orthonormal (O,~i, ~j), on note A0 le point d’affixe 6 et S la similitude
3
de centre O, de rapport 2 et d’angle π6 . On pose An+1 = S(An ) pour n ≥ 1.

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Exercice de reconstruction faites par A

1. Déterminer, en fonction de n, l’affixe du point An . En déduire que A12 est sur la demi-droite
(O,~i).

2. Établir que le triangle OAn An+1 est rectangle en An+1 .

3. Calculer la longueur du segment [A0 A1 ]. En déduire la longueur ` de la ligne polygonale A0 A1 A2 . . . A12 .

Exercice 89 - Lieux géométriques


Pour chacune des conditions suivantes, déterminer le lieu géométrique des points M dont l’affixe z
vérifie la condition.

1. I(i) et M 0 (iz) sont alignés avec M ; déterminer alors l’ensemble des points M 0 correspondants;
 
z−1
2. <e = 0;
z−i

3. M , P d’affixe z 2 et Q d’affixe z 3 sont les sommets d’un triangle rectangle.

Exercice 92 - Du cosinus à l’angle


On cherche à déterminer tous les réels t tels que

1+ 5
cos t = .
4
1. Démontrer qu’il existe une unique solution dans l’intervalle ]0, π/4[. Dans la suite, on notera cette
solution t0 .

2. Calculer cos(2t0 ), puis démontrer que cos(4t0 ) = − cos(t0 ).

3. En déduire t0 .

4. Résoudre l’équation.

Exercice 93 - Sommes trigonométriques


Soit n ∈ N∗ et x, y ∈ R. Calculer les sommes suivantes :
n  
X n
1. cos(x + ky);
k
k=0
n n
X cos(kx) X sin(kx) π
2. S = k
et T = , avec x 6= 2 + kπ, k ∈ Z;
(cos x) (cos x)k
k=0 k=0
n
X n
X
3. Dn = eikx et Kn = Dk , avec x 6= 0 + 2kπ, k ∈ Z.
k=−n k=0

Exercice 94 - Calcul d’un cosinus

1. A partir de la somme des racines 5−ièmes de l’unité, calculer cos(2π/5).

Exercice 95 -
Résoudre les systèmes suivants, d’inconnues les nombres complexes z1 et z2 :

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Exercice de reconstruction faites par A

1. 
2z1 − z2 = i
−2z1 + 3iz2 = −17

2. 
3iz1 + iz2 = i + 7
iz1 + 2z2 = 11i

On donnera les résultats sous forme algébrique.

Exercice 96 - Une équation de degré 3


On pose P (z) = z 3 + iz 2 − iz + 1 + i.

1. Calculer P (−1 − i).

2. Déterminer les réels a et b tels que, pour tout nombre complexe z, P (z) = (z + 1 + i)(z 2 + az + b).

3. Résoudre dans C l’équation P (z) = 0.

Exercice 97 - Degré plus grand


On cherche à résoudre l’équation

z 3 + (1 + i)z 2 + (i − 1)z − i = 0.

1. Rechercher une solution imaginaire pure ai à l’équation.

2. Déterminer b, c ∈ R tels que

z 3 + (1 + i)z 2 + (i − 1)z − i = (z − ai)(z 2 + bz + c).

3. En déduire toutes les solutions de l’équation.

4. Sur le même modèle, résoudre l’équation z 3 − (2 + i)z 2 + 2(1 + i)z − 2i = 0.

Exercice 98 - Racine carré de deux façons



1. Déterminer les racines carrées de Z = 3+i sous forme algébrique, puis sous forme trigonométrique.
π
En déduire la valeur de cos 12 .

Exercice 99 - Équation un peu abstraite


Soit α un nombre complexe non nul. On considère l’équation

z 2 − α(α + i)z + iα3 = 0.

1. Déterminer les solutions de cette équation.

2. Si α = ρeiθ , donner la forme exponentielle de ces solutions.

Exercice 100 - Second degré et racines 3-ièmes

1. Déterminer, sous forme algébrique, les racines carrées du nombre complexe 3 − 4i.

2. Résoudre dans C l’équation w2 − iw − 1 + i = 0.

3. Rappeler quelles sont les racines cubiques (ou racines 3-ièmes) de 1.

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Exercice de reconstruction faites par A

4. Écrire −1 + i sous forme exponentielle.

5. Résoudre l’équation z 3 = −1 + i (donner les solutions sous forme exponentielle).

6. En déduire les solutions de l’équation z 6 − iz 3 − 1 + i = 0.

Exercice 101 - Pas tout à fait une racine n-ième


Déterminer les nombres complexes z solution de l’équation

z 6 = (1 + i)z 2 .

Exercice 102 - Somme et puissances de racines n-iemes


Soit n ≥ 1 et ω = e2iπ/n .

1. Calculer le produit des racines n-ièmes de l’unité.

2. Soit p ≥ 0. Calculer n−1 kp


P
k=0 ω .

3. En déduire que n−1 k n


P
k=0 (1 + ω ) = 2n.

Exercice 103 - Déterminer des fonctions complexes


On se propose dans cet exercice de déterminer toutes les fonctions f : C → C vérifiant les trois
propriétés suivantes :

(a) ∀z ∈ R, f (z) = z.

(b) ∀(z, z 0 ) ∈ C2 , f (z + z 0 ) = f (z) + f (z 0 ).

(c) ∀(z, z 0 ) ∈ C2 , f (z × z 0 ) = f (z) × f (z 0 ).

1. Vérifier que les fonctions définies par f (z) = z et f (z) = z̄ sont solutions du problème.

2. Réciproquement soit f une fonction du problème.

(a) Démontrer que f (i) = i ou f (i) = −i.


(b) On suppose que f (i) = i. Démontrer que, pour tout z ∈ C, f (z) = z.
(c) On suppose que f (i) = −i. Démontrer que, pour tout z ∈ C, f (z) = z̄.

3. Qu’a-t-on démontré dans cet exercice?

Exercice 104 - Sommes d’arctan

1. Quelle est la forme algébrique de (1 + i)(1 + 2i)(1 + 3i)?

2. En déduire la valeur de arctan(1) + arctan(2) + arctan(3).

Exercice 106 - Automorphisme du disque


Soit a un complexe de module |a| < 1.

1. Démontrer que, pour tout nombre complexe z tel que 1 − āz 6= 0,

z − a 2 (1 − |a|2 )(1 − |z|2 )



1− = .
1 − āz |1 − āz|2

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Exercice de reconstruction faites par A


z−a
2. Déterminer les nombres complexes z vérifiant ≤ 1.
1 − āz

Exercice 107 - Inégalité triangulaire itérée, et cas d’égalité

1. Justifier que, pour tout nombre complexe z, on a <e(z) ≤ |z|. Dans quel cas a-t-on égalité?

2. Démontrer que pour tout couple (z1 , z2 ) de nombres complexes, on a |z1 + z2 | ≤ |z1 | + |z2 |.

3. On suppose de plus que z1 et z2 sont des nombres complexes non nuls. Justifier que l’inégalité
précédente est une égalité si et seulement s’il existe un réel positif λ tel que z2 = λz1 .

4. Démontrer que pour tout n-uplet (z1 , . . . , zn ) de nombres complexes, on a

|z1 + · · · + zn | ≤ |z1 | + · · · + |zn |.

5. Démontrer que si z1 , . . . , zn sont tous non nuls, alors l’inégalité précédente est une égalité si et
seulement si il existe des réels positifs λ1 , . . . , λn tels que, pour tout k = 1, . . . , n, on a zk = λk z1 .

Exercice 108 - Image par une homographie


Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé (O, ~u, ~v ), on associe à tout point M d’affixe z
le point M d’affixe z = 2 z + z . On dit que M 0 est l’image de M par l’homographie z 7→ 21 z + z1 .
0 0 1 1


1. Déterminer l’ensemble des points M du plan tels que M = M 0 .

2. Démontrer que, lorsque M décrit le cercle Γ de centre O et de rayon 1, alors M 0 décrit un segment
que l’on précisera.

Exercice 109 - Les huit carrés


Soit la figure suivante :

D Z

γ
A α H β Q
B

π
Le but de l’exercice est de démontrer que α + β + γ = 4 [2π]. On se place dans le repère orthonormé
−−→
direct (A, ~u, ~v ) de sorte que ~u = AB.

1. Reproduire la figure et placer les points E et F sur [DZ] tels que β et γ soient des mesures
−→ −→
respectives de (~u, AE) et (~u, AF ).

2. Quelles sont les affixes des points zZ , zE et zF ?

3. Démontrer que zZ × zE × zF = 65(1 + i).

4. Conclure.

Exercice 110 - Une coquille d’escargot


Dans le plan muni d’un

repère orthonormal (O,~i, ~j), on note A0 le point d’affixe 6 et S la similitude
3
de centre O, de rapport 2 et d’angle π6 . On pose An+1 = S(An ) pour n ≥ 1.

1. Déterminer, en fonction de n, l’affixe du point An . En déduire que A12 est sur la demi-droite
(O,~i).

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Exercice de reconstruction faites par A

2. Établir que le triangle OAn An+1 est rectangle en An+1 .

3. Calculer la longueur du segment [A0 A1 ]. En déduire la longueur ` de la ligne polygonale A0 A1 A2 . . . A12 .

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