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ENSA-KENITRA TD de Probabilité : Calculs des probabilités. A.

U :2019-2020

Correction.

CPI 2/S4

Exercice 1

1. Tirages successifs sans remise de 3 jetons parmi 9. Il y a A39 = 504 possibilités.


A35 5
(a) Notons A l’événement " Tirer 3 jetons verts ". On a P (A) = 3 = ;
A9 42
A34 1
(b) Notons B l’événement " Ne tirer aucun jeton vert ". On a P (B) = = ;
A39 21
37
(c) Notons C l’événement " Tirer au plus 2 jetons verts ". On a P (C) = 1 − P (A) = ;
42
3 × A15 × A24 5
(d) Soit D l’événement " Tirer exactement 1 jeton vert ". On a P (D) = = .
A39 14
2. Tirages simultanés de 3 jetons parmi 9. Il y’a C93 = 84 possibilités
C53 5
(a) P (A) = = ;
C93 42
C43 1
(b) P (B) = 3 = ;
C9 21
37
(c) P (C) = 1 − P (A) = ;
42
C1 × C2 5
(d) P (D) = 5 3 4 = .
C9 14

Exercice 2
Dans cette expérience, l’ordre est important et les résultats (Pile ou Face) peuvent se répéter, il s’agit alors d’un tirage
successif avec remise de k parmi n.
1. (a) Soit Zk l’événement : "obtenir exactement k fois Pile", alors Zk : obtenir k fois Pile et (n − k) Face, sans oublier de
multiplier par le nombre de permutations possibles puisque l’ordre ici est important. Ainsi :

1 1 n! Cnk
p(Zk ) = = .
2k 2n−k k!(n − k)! 2n

(b) Soit Y2 l’événement : "obtenir au moins 2 fois Pile". Alors :


n+1 n+1
Y2 = Z0 ∪ Z1 . D’où : p(Y2 ) = p(Z0 ) + p(Z1 ) = n
. Par conséquent : p(Y2 ) = 1 − n .
2 2
2. Soit Ω l’événement : "former un comité de 5 personnes". L’ordre n’est pas important dans cette expérience, alors il s’agit
5
d’un tirage simultané de 5 parmi 20 personnes. D’où : card(Ω) = C25 .
1
C54 C20
(a) On pose X l’événement : "former un comité de 4 femmes exactement". Alors : p(X) = 5 .
C25
4
C51 C20
(b) On pose Y l’événement : "former un comité de 4 hommes exactement". Alors : p(Y ) = 5 .
C25
3
3. Soit ∆ l’événement : "sortir 3 animaux". Puisque le tirage est simultané, alors : card(∆) = C39 .
C43
(a) On pose A l’événement : "sortir au moins un lapin". Alors : A : "aucun lapin". Donc : p(A) = 1 − p(A) = 1 − 3 .
C39
1
C35 C42
(b) On pose B l’événement : "sortir un lapin exactement". Alors : p(B) = 3 .
C39
C43
(c) On pose D l’événement : "sortir exactement 3 hamsters". Alors : p(D) = 3 .
C39

Exercice 3
1. Soient V1 , V2 et V3 les trois véhicules. On a 6 répétitions de la même expérience aléatoire (choisir l’un des 3 véhicules).
On pose donc Ω = {V1 , V2 , V3 }6 .
On choisit comme tribu A = P(Ω), car Ω est fini et on veut que la tribu contienne chaque événement élémentaire. On
prend comme probabilité P la probabilité uniforme (tirages équiprobables).
Soit A l’événement "dans chaque véhicule prennent place exactement 2 personnes".
Card(A)
Puisque P est uniforme, P (A) = .
Card(Ω)

2. A est l’ensemble des 6-uplets où apparaissent exactement 2 fois V1 , 2 fois V2 et 2 fois V3 .


On a donc C62 façons de placer les 2 V1 , puis C42 façons de placer les 2 V2 et enfin une seule façon de placer les 2 V3 .
Par conséquent : Card(A) = C62 C42 = 90. Comme Card(Ω) = 36 , P (A) = 90/81

Exercice 4
1
— Comme la pièce est équilibrée, on a P (A1 ) = P (A2 ) = . Les deux lancers étant indépendants, les événements A1 ,
2
A2 sont indépendants.
— On remarque que {G = 0} = (A1 ∩ A2 ) ∪ (A1 ∩ A2 ).
Ceci étant une réunion d’événements incompatibles, on a

P ({G = 0}) = P (A1 ∩ A2 ) + P (A1 ∩ A2 ),

puis par indépendance de A1 et A2 ,


1
P ({G = 0}) = P (A1 )P (A2 ) + P (A1 )P (A2 ) =
2
1 1
— De même P (A1 ∩ {G = 0}) = × = P (A1 )P ({G = 0}), ce qui montre que A1 et {G = 0} sont indépendants.
2 2
On montre de la même façon que A2 et {G = 0} sont indépendants.
Finalement , les événements A1 , A2 et {G = 0} sont indépendants.

— On a A1 ∩ A2 ∩ {G = 0} = ∅ donc
1 1 1
P (A1 ∩ A2 ∩ {G = 0} = ∅) = 0 6= × × = P (A1 )P (A2 )P ({G = 0}),
2 2 2
ce qui montre que A1 , A2 et {G = 0} ne sont pas mutuellement indépendants.

Exercice 5

1. (a) Une fois que l’on a 1 face, il n’y a que des faces ensuite. Ce qui nous permet d’écrire
An = (F1 ∩ . . . ∩ Fn ) ∪ (P1 ∩ F2 ∩ . . . ∩ Fn ) ∪ . . . ∪ (P1 ∩ P2 . . . Pn−1 ∩ Fn ) ∪ (P1 ∩ P2 ∩ . . . ∩ Pn ).
(b) Comme An est la réunion d’événements incompatibles et les lancers sont indépendants, donc
n n  k
X
k n−k n
X p
P (An ) = p q =q .
q
k=0 k=0

p 1
Si 6= 1, ou encore p 6= on a
q 2
1 − (p/q)n+1 q n+1 − pn+1
P (An ) = q n = .
1 − p/q q−p
1 1
Si p = q = alors P (An ) = n .
2 2 (n + 1)
2. Soit A l’événement "face n’est jamais suivi de pile".
On peut écrire A = ∩n∈N? An . Or An+1 ⊂ An donc (An ) est une suite décroissante d’événements. D’après la propriété
de la limite monotone, P (A) = lim P (An ).
n→+∞
1
— Si p 6= , alors lim P (An ) = 0 car lim pn+1 = lim q n+1 = 0, et parsuite P (A) = 0.
2 n→+∞ n→+∞ n→+∞
1
— Si p = , comme (n + 1) = o(2n ), alors lim P (An ) = 0.
2 n→+∞
Il est donc presque sûrement impossible que pile ne soit jamais suivi de face.

Exercice 6

1. On a A ∩ B ⊂ A et A ∩ B ⊂ B donc P (A ∩ B) ≤ P (A) et P (A ∩ B) ≤ P (B). Cela montre que :

P (A ∩ B) ≤ min(P (A), P (B)).

On sait que P (A ∩ B) = P (A) + P (B) − P (A ∪ B) et P (A ∪ B) ≤ 1, donc

P (A) + P (B) − 1 ≤ P (A ∩ B).

2. On raisonne par récurrence. Pour n ∈ N? , on pose H(n) : quelque soient les événements A1 , . . . , An , on a :
n
\ n
X
P( Ai ) ≥ P (Ai ) − (n − 1)
i=1 i=1
.
— Pour tout événement A1 , on a P (A1 ) ≥ P (A1 ). La propriété H(1) est vérifiée.

— Soit n ∈ N? . Supposons H(n) vérifiée.


n
\
Soient A1 , . . . An , An+1 des événements. Notons B = Ai . Alors d’après la question 1 :
i=1

n+1
\
P( Ai ) = P (B ∩ An+1 ) ≥ P (B) + P (An+1 ) − 1.
i=1

n
X
Or, par l’hypothèse de récurrence , P (B) ≥ P (Ai ) − (n − 1), donc on obtient :
i=1

n+1
\ Xn n+1
X
P( Ai ) ≥ ( P (Ai ) − (n − 1)) + P (An + 1) − 1 = P (Ai ) − n.
i=1 i=1 i=1

Ainsi H(n + 1) est vérifiée.

Exercice 7

1. En utilisant la propriété de la sous-additivité d’une probabilité on trouve,


+∞
\ +∞
X
0 ≤ P (Dn ) = P ( Ak ) ≤ P (Ak ).
k=n k=n

X +∞
X
puisque P (An ) < ∞, la quantité P (Ak ) tend vers 0 lorsque n tend vers l’infini comme le reste d’une série
n≥0 k=n
convergente. Il s’ensuit que (P (Dn ))n tend vers 0.
2. On a Dn = Dn+1 ∪ An donc la suite Dn est décroissante.
En utilisant la continuité monotone décroissante de P , on trouve :

P (A) = lim P (Dn ) = 0.


n→+∞

Presque sûrement, seul un nombre fini des événements An peuvent se produire simultanément.

Exercice 8
1. On pose Ω = {1; . . . ; n}, A = P(Ω) et on prend pour P la probabilité uniforme (ce qui traduit le fait que l’on est en
1
situation d’équiprobabilité, chaque singleton {p}, 1 ≤ p ≤ n étant affecté d’une probabilité égale à ).
n
Card(A) Φ(n)
2. Comme P est uniforme, P (A) = = .
Card(Ω) n
Card(Ai ) n n 1
3. On a P (Ai ) = . Or Ai = {λpi /1 ≤ λ ≤ }, donc Card(Ai ) = , et par conséquent P (Ai ) = .
Card(Ω) pi pi pi
4. l’événement A1 ∩ . . . ∩ Ak est réalisé si et seulement si le nombre obtenu est divisible par chacun des pi . Comme les pi
sont premiers entre eux, ceci équivaut Ðř dire que le nombre obtenu est divisible par le produit des pi (Théorème de
Gauss). D’où
n
A1 ∩ . . . Ak = {λp1 . . . pk /1 ≤ λ ≤ }.
p1 . . . pk
n
Par conséquent, Card(A1 . . . Ak ) = , et donc
p1 . . . pk
1
P (A1 ∩ . . . ∩ Ak ) = = P (A1 ) . . . P (Ak ).
p1 . . . pk

Les événements A1 , . . . , Ak sont donc indépendants (dans leur ensemble).


5. Le nombre obtenu est premier avec n si et seulement si il n’est divisible par aucun des pi , donc
k
\
A= Ai . Or l’indépendance des Ai entraîne l’indépendance de leur complémentaire, donc :
i=1

k k
Y Y 1
P (A) = P (Ai ) = (1 − ).
i=1 i=1
pi

Φ(n)
Comme P (A) = , on en déduit l’égalité souhaitée.
n

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