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Sixième promotion 

: 2019-2022

Groupe II

Module : Commerce International


THEME II : En quoi le régionalisme (accords commerciaux régionaux)
peut-il contribuer à la réalisation des objectifs assignés au
multilatéralisme ?

…………………………………………………….........
Présenté par les élèves fonctionnaires :

- Zeïnabou TRAORÉ, Administrateur Civil

- Ousmane Famagan KONATE, Conseiller des Affaires Étrangères

- Setigui Famakan DEMBÉLÉ, Conseiller des Affaires Étrangères

- Boubacar OUSMANE, Inspecteur des Services Économiques

- Abdoulaye DEMBÉLÉ, Planificateur

- Hamadoun SANKARE, Inspecteur des Douanes

- Ambroise J. TOGO, Inspecteur des Finances

- N’Dama DIAWARA, Inspecteur des Finances

- Abdramane Mohamed CISSE, Inspecteur des Finances

- Mamadou TIMBOTA, Inspecteur des Impôts

- Siriki BALLO, Inspecteur des Impôts

- Sara KEITA, Inspecteur des Impôts

…………………………………………………….........

Chargé du Module : Monsieur Balla Moussa KEÏTA

Plan de travail
Introduction

I- Les principes du multilatéralisme et la régionalisation des échanges

A- Les principes du multilatéralisme

B- la régionalisation des échanges

II- Les effets du régionalisme sur le multilatéralisme

A- Les accords d’intégration régionale : un complément au multilatéralisme 

B- Le régionalisme : un obstacle au multilatéralisme 

Conclusion

Bibliographie

1
INTRODUCTION

D’après Edmund Burke, philosophe irlandais du XVIIIe siècle, « Ne peuvent agir avec fruit
ceux qui n'agissent pas de concert ; ne peuvent agir de concert ceux qui n'agissent pas en
confiance ; ne peuvent agir en confiance ceux qui ne sont pas liés par des opinions
communes, des affections communes et des intérêts communs ».
Les premiers rapports entre les pays ont été des rapports de commerce basés sur des intérêts.
Ce commerce, jadis une activité non valorisante, constitue aujourd’hui un des piliers des
économies nationales. Sa théorie a également évolué en intensité croissante au cours des
temps.
La période de l'entre-deux-guerres a été marquée par l'instabilité des politiques commerciales,
la détérioration des conditions économiques et le recul de la coopération, ce qui a créé un
terrain propice à la guerre. La politique commerciale est restée confuse et incertaine. Les
pays ont alors senti le besoin de commercer, de s’entraider et de réduire les tensions
politiques. Ce désir d’échanger sans entraves caractérise ce qu’il convient d’appeler « l’esprit
de Bretton Woods ». Cette coopération entre les gouvernements en matière de commerce est
motivée par diverses considérations d'économie politique, extérieures et intérieures, comme
la promotion de la paix et de la stabilité, la lutte contre le protectionnisme, l'accroissement de
la taille du marché et l'obtention de garanties contre l'adoption de politiques commerciales
défavorables dans d'autres pays.
Donc le commerce international concerne les échanges de biens et services entre agents
économiques résidant dans des pays différents. Il est composé, au sens large, des exportations
et des importations de biens et services.
Ainsi, aux lendemains de la grande dépression et de la seconde guerre mondiale, une
nécessité d’organiser les échanges commerciaux autour d’une institution en charge d’élaborer
les règles du commerce mondial s’est imposée. C’est à la suite de cette nécessité que le
système multilatéral à travers le GATT puis l’OMC fut signé pour réguler les échanges
mondiaux.
Il existe plusieurs formes d’organisation du commerce : le bilatéralisme (accord entre deux
pays), l’unilatéralisme (règles adoptées par un pays et non négociées avec les autres pays), le
régionalisme (accord entre quelques pays, généralement proches géographiquement) et le
multilatéralisme (règles adoptées par plusieurs pays pour couvrir une large part des échanges
commerciaux dans le monde). Parmi ces formes, notre étude portera sur le multilatéralisme et
le régionalisme qui sont les plus répandues en termes d’organisation du commerce mondial.
Le multilatéralisme est le mode d’organisation des relations internationales dominant après la
seconde guerre mondiale ; il est donc fondé sur les principes du libre-échange préconisé par
le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade), et cherche ainsi à imposer une
discipline visant à écarter tout comportement « opportuniste » et fondé exclusivement sur la
discrimination vis-à-vis de pays non membres d’accords d’intégration régionale.

2
Cependant, le terme « libre-échange » diffère du multilatéralisme en ce sens que le libre-
échange interdit les restrictions quantitatives (quotas...), le dumping et négocie une baisse
progressive des droits de douane sans possibilité de revenir en arrière, alors que le
multilatéralisme impose la « clause de la nation la plus favorisée », c'est-à-dire que tout ce
qui est accordé à un pays doit l'être aux autres.
Quant au terme « régionalisme », il est parfois utilisé pour qualifier la régionalisation des
échanges reposant sur des accords commerciaux régionaux. C’est la tendance des pays à
échanger avec des pays proches géographiquement. Cette tendance peut s’opérer «
naturellement » ou via la conclusion d’accords régionaux visant à faciliter ces échanges.
En effet on constate que presque tous les membres de l'OMC appartiennent à des groupes
régionaux. Parallèlement au phénomène de mondialisation, on assiste donc à la
régionalisation de l'économie mondiale. C’est un processus de concentration des flux
internationaux entre pays voisins. L’idée de base est que ces flux de marchandises,
d'investissements ou de capitaux se densifient et s'accélèrent relativement plus rapidement
avec les pays voisins qu'avec les autres. En d’autres termes, le régionalisme, consiste à ne
proposer l'ouverture mutuelle qu'à certains pays voisins en excluant l'extension aux autres
partenaires.
Partant de ce qui précède, il convient de poser les questions suivantes :
En quoi consistent le multilatéralisme et la régionalisation des échanges ? Le régionalisme
constitue-t-il un obstacle ou un complément dans l’atteinte des objectifs du multilatéralisme ?
Pour répondre à ces questions, nous aborderons dans une première partie les principes du
multilatéralisme mais aussi la régionalisation des échanges et ensuite nous verrons dans une
deuxième partie, les effets du régionalisme sur le multilatéralisme.

3
I- LES PRINCIPES DU MULTILATÉRALISME ET LA RÉGIONALISATION DES
ÉCHANGES
A. Les principes du multilatéralisme
« La pensée est la mère de l’action, et le système commercial multilatéral n’aurait jamais
été construit s’il n’avait d’abord été imaginée », cette pensée de Graig VAN GRASSTEK
illustre le long processus qui déboucha sur l’OMC.
A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, qui avait été partiellement causée par des
questions de protectionnisme et de recherche de débouchés, plusieurs grandes puissances
promeuvent l’idée du libre-échange mondial. A partir de cette idée du libre-échange mondial
à laquelle aspirait le GATT puis l’OMC, certains principes généraux ont été mis en œuvres.
Ces principes sont dénommés les principes généraux de l’OMC.
En effet, l’OMC est régie essentiellement par des principes généraux qui connaissent des
déclinaisons dans leur application : le principe de non-discrimination, le principe de
concurrence loyale, la protection par les tarifs et la consolidation des engagements.
1- Le principe de non-discrimination :
Ce principe a généré deux autres principes sous-jacents qui le caractérisent :
a- La clause de la nation la plus favorisée
Ce principe tire son fondement des règles qui promeuvent l’égalité de traitement entre les
États. Il favorise le libre-échange. Les accords de l’OMC prévoient que les pays membres ne
peuvent pas établir de discrimination entre leurs partenaires commerciaux.
b- Le traitement national
Ce principe prévoit que les produits et les services importés sur le territoire d’un membre ne
doivent pas subir un traitement favorable que celui réservé aux produits et services nationaux
(taxes, règlements...). Il est inconditionnel concernant le commerce des marchandises et la
protection de la propriété intellectuelle.
2- Le principe de la concurrence loyale :
Il s’agit d’un système de règles visant à garantir une concurrence ouverte, loyale et exempte
de distorsions.
Les règles de non-discrimination ont pour objet de garantir des conditions commerciales
loyales dans les échanges entre les pays membres.
Ces règles connaissent des exceptions prévues à l’article XX du GATT qui est l’accord
principal et essentiel du cadre de l’OMC.
Elles concernent : les intégrations régionales qui sont des accords d’intégration économique
régionale par lesquels un ensemble de pays s’accordent réciproquement des avantages
commerciaux préférentiels (par exemple, l’Union européenne, l’ALENA ou l’UEMOA), elles

4
sont considérées comme licites par l’OMC, les préférences commerciales accordées aux pays
en développement, les exceptions et sauvegardes.
3- La protection par les tarifs
La protection à la frontière doit être assurée par des tarifs douaniers, transparents et
prévisibles, plutôt que par tout autre instrument de politique commerciale. Les restrictions
quantitatives sont notamment interdites.
4- La consolidation des engagements
La « consolidation » signifie qu’une mesure commerciale négociée ne peut plus être revue
dans un sens moins favorable sauf à négocier des compensations pour les pays concernés.
Ainsi le relèvement d’un droit de douane au-dessus de son niveau consolidé doit donc être
compensé par des baisses de droit sur d’autres produits.
Cependant ces principes renferment des exceptions1 :
1. La protection de la balance des paiements et de développement économique
Le GATT prévoit à cette fin des exceptions à l’interdiction des restrictions quantitatives
notamment si elles sont temporaires et touchent une faible part du commerce extérieur. Outre
ces restrictions il est possible également de relever temporairement les droits de douane sans
compensation.
2. Les exceptions générales
Le GATT prévoit que tout membre peut prendre des mesures de politique commerciale dès
lors qu’elles ne constituent pas un moyen de discrimination arbitraire ou une restriction
déguisée au commerce international.
3. Les exceptions de sécurité
GATT, GATS et ADPIC prévoient qu’aucune disposition générale ne peut empêcher un pays
de prendre des mesures pour assurer sa sécurité (protection et confidentialité d’informations
sur les commerces d’armements et de technologies nucléaires, mesures prises en temps de
guerre ou en application de la Charte de l’ONU et en vue du maintien de la paix).
Il s’agit d’une prérogative souveraine des Etats, sans que les Etats membres de l’OMC se
soient jusqu’à présent prononcé sur la légitimité et l’opportunité des mesures prises
(embargos notamment).
4. Le statut de pays en développement
Il ne s’agit pas d’un statut objectivement défini : tout pays peut s’autoproclamer PVD (Pays
en Voie de Développement) et le rester !
Les PVD bénéficient en effet de nombreux avantages, regroupés sous l’appellation de «
traitement spécial et différencié ». Dans la règle de l’ORD (Organes de Règlements des

1
Voir http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article177, consulté le 18 juillet 2021.

5
Différends) notamment, une attention particulière doit être accordée aux problèmes et
intérêts particuliers des PED (Pays en Développement) membres.
5. Les dérogations
Tout membre souhaitant appliquer une mesure de politique commerciale incompatible avec
les accords signés dans le cadre de l’OMC peut demander une dérogation, accordée par la
conférence ministérielle ou le Conseil général à la majorité du ¾ des membres. Les
dérogations ont une durée limitée et révisées annuellement.
B. La régionalisation des échanges
Les Accords Commerciaux Régionaux (ACR) représentent aujourd’hui plus de la moitié des
échanges internationaux, et se mettent en place parallèlement aux vastes accords
multilatéraux de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ces dernières années, de
nombreux pays ont cherché à créer de nouveaux accords commerciaux bilatéraux et
régionaux souvent plus modernes et plus progressistes afin d’accroître les échanges et
stimuler la croissance économique. Cette multiplication des ACR témoigne en partie d’une
demande d’intégration plus poussée que ne le permettaient auparavant les accords
multilatéraux.
Il convient de rappeler que les règles du GATT comportent des exceptions et des dérogations
aux principes pour certains produits, certaines catégories de pays et certains accords
régionaux. Les accords régionaux de libre-échange et les unions douanières sont acceptés
(article XXIV du GATT) à condition qu’ils ne portent pas atteinte aux avantages acquis par
les autres pays et qu’ils prévoient une suppression rapide des barrières douanières internes.
Par définition, les parties à un accord commercial régional s'accordent mutuellement un
traitement plus favorable dans le domaine du commerce que celui qu'elles accordent au reste
du monde (y compris les membres de l'OMC).
Dans les années 1980-1990, l’aspect commercial domine dans les nouveaux accords même si
l’objectif de libéralisation commerciale implique souvent, comme pour les négociations au
sein du GATT puis de l’OMC à la même époque, des sujets autres que l’abaissement des
barrières tarifaires : l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain), signé en 1992, est
l’exemple-type.
A partir des années 2000, les accords dépassent souvent le cadre de la politique commerciale,
sans pour autant s’inscrire dans la perspective d’un approfondissement du processus
d’intégration.
Il existe différents types d’accords régionaux correspondant à des intégrations économiques
plus ou moins profondes. Selon la typologie de BALASSA B on distingue, par ordre
croissant d’approfondissement de l’intégration2 :
 la zone de libre-échange ;
 l’union douanière (tarif extérieur commun) ;

2
BALASSA B. (1961), The Theory of Economic integration

6
 le marché commun (qui ajoute la libre circulation des facteurs de production) ;
 l’union économique (coordination des politiques économiques).
La zone de libre-échange : Les pays membres s’interdisent d’avoir recours à des mesures
protectionnistes, mais où chacun jouit d’une autonomie complète en ce qui a trait à la
conduite des politiques commerciales à l’égard de pays tiers. Un des problèmes particuliers
d’une zone de libre-échange est le principe du contenu local, simple dans son contexte mais
complexe à administrer. En effet, chaque pays membre de la zone maintient des niveaux de
tarifs différents à l’égard d’un pays tiers.
L’union douanière : elle comporte une zone de libre-échange avec en plus une politique
commerciale commune des pays membres à l’égard des pays tiers. L’union douanière ne pose
pas le problème des règles d’origine qui caractérisent une zone de libre-échange. Exemple : la
CEE, formée en mars 1957 par six pays (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Belgique et
Luxembourg) était au début une union douanière.
Le marché commun (common market) : c’est une union douanière avec une mobilité des
facteurs de production (main-d’œuvre, capital).
L’union économique : elle représente la forme d’intégration la plus poussée dans le sens
qu’elle est un marché commun renforcé par une collaboration de politique monétaire et
fiscale.
D’autres types d’accords existent : associations de coopération économique, accords
préférentiels (non réciproques), marché unique (marché commun auquel s’ajoute une
harmonisation des standards et des réglementations). Notons que, même si
l’approfondissement de l’intégration n’est pas toujours une perspective à l’origine des
accords, un tel approfondissement suscite la mise en place d’institutions (économiques et
politiques) au niveau supranational.
Principales zones régionales à travers le monde3 :

Date
Nom de la Zone Pays membres Objectifs/principes
création

AELE (Association  4 pays : Liechtenstein,


 Zone préférentielle entre les
européenne 1959 Islande,
états membres.
de libre-échange) Norvège, Suisse.

ALADI (Association  1980  12 pays : Argentine, Brésil,  Promouvoir le


latino-amé- Bolivie, développement économique
-ricaine Chili, Cuba, Colombie, et
d'intégration)  Equateur, social de la région avec un
Mexique, Paraguay, Pérou, marché commun.
Uruguay,

3
https://www.glossaire-international.com/pages/tous-les-dossiers/la-regionalisation-des-echanges.html

7
Venezuela.

 ALENA (Accord de  3 pays : Canada, Mexique,


libre-échange  1992 Etats-  Vaste zone de libre-échange.
nord-américain) Unis.

10 pays : Brunei,  Accélérer la croissance


Cambodge, indo- économique, le progrès
 ANASE (associatio -nésie, Laos, Malaisie, social et le développement
n des nations  1967 Myanmar, culturel. Tarifs
du sud-est asiatique) Philippines, Singapour, préférentiels entre les
Thaïlande, membres, non-
 Viêt-nam. discrimination...

 Développement et
 5 pays : Bolivie, Colombie, intégration des Etats
ANCOM (Communa
 1969 Pérou, membres. Elimination des
uté andine) 
Equateur et Venezuela. droits et taxes, tarif douanier
commun...

 21
pays : Australie,  Brunei, Ca
nada, 
Corée du Sud, États-Unis Forum économique
 Indonésie, Japon, Malaisie,  intergouvernemental visant à
APEC (Coopération
 Philippines, faciliter
économique
 1989 Singapour, Thaïlande,  Chin la croissance économique, la
pour l'Asie-
e, coopération, les échanges
Pacifique) 
Hong Kong,  Chinese et l'investissement de la
Taipei, région Asie Pacifique.
Mexique,  
Chili, Pérou, Russie, Viêt
Nam.

 CARICOM (comm  1973  15 pays : Antigua et  Réaliser l'intégration


unauté des Barbuda, Bahamas, économique par un
Caraïbes) Barbade, Belize, régime de marché commun :
Dominique, Grenade,  accord de
Guyane, Haiti, Jamaique, libre circulation des
Montserrat,  travailleurs et capitaux,
Saint-Kitts et Névis, Sainte- tarif extérieur commun...
Lucie, Saint-
Vincent et les Grenadines,
Suriname,

8
Trinité et Tobago.  

 15 pays : Bénin, Burkina


Faso, Cap-vert,  Maintenir une stabilité
 CEDEAO (commun
Côte d'Ivoire, Gambie, économique, améliorer les
auté écono-
Ghana, Guinée, relations entre les membres.
-mique des Etats de  1975
Guinée Bissau, Libéria, Elimination des tarifs
l'Afrique de
Mali, Niger, et autres restrictions, libre
l'ouest)
Nigeria, Sénégal, Sierra circulation, tarif commun...
Leone, Togo.

11 pays : Angola, Burundi,  Favoriser les


Cameroun,  développements
 CEEAC (communa
Congo, Gabon, Guiné économiques et sociaux.
uté économique
 1983 équatoriale, RCA, Elimination des droits de
des états de l'Afrique
R.D. du Congo, Rwanda, douanes et autres
centrale)
Sao Tomé et restrictions, libre circulation,
Principe, Tchad.  tarif extérieur commun...

 CEMAC (communa  7 pays : Cameroun, Gabon,


 Constituer un seul territoire
uté éco et Guinée equ.,
douanier et assumer
monétaire des Etats  1964 RCA, République du Congo,
la coordination de politiques
de l'Afrique Sao Tomé,
d'investissement.
centrale). Tchad.

 COMESA (marché 20 pays avec par exemple :  Promouvoir le


commun des Angola, développement économique
Etats de l'Afrique de  1993 Burundi, Congo, Egypte, et social
l'Est et du Kenya, Lybie, de la région. Zone de libre-
Sud) Rwanda, Soudan, Zambie...  échange, union douanière...

Faciliter le développement
 5 pays : Costa-Rica,
 MCAC (marché économique en établissant
Honduras,
commun d'Améri-  1960 un marché commun. Libre
Nicaragua, Guatemala, El
-que centrale) circulation, élimination des
Salvador.
droits et taxes. 

Réaliser un marché commun.


 MERCOSUR (mar 4 pays : Argentine, Brésil,
Réduction des tarifs
ché commun 1991  Paraguay,
douaniers entre les membres,
d'Amérique du Sud) Uruguay. 
tarif extérieur commun... 

 UE (Union 1957,  28 pays : voir en  Création d'une union


européenne) 1992  cliquant ici économique : libre
circulation

9
des personnes, biens,
services, capitaux ; politiques
communes...

UEMOA (Union  Favoriser le développement


8 pays : Bénin, Burkina
économique et équilibrer les activités
Faso, Côte d'Ivoire, Guinée
et monétaire des 1973  économiques des membres.
Bissau, Mali, Niger,
Etats de Libre circulation, tarif
Sénégal, Togo. 
l'Afrique de l'Ouest)  extérieur commun...

Source : https://www.glossaire-international.com/pages/tous-les-dossiers/la-regionalisation-des-
echanges.html

10
II- LES EFFETS DU RÉGIONALISME SUR LE MULTILATÉRALISME
A. Le régionalisme : un complément au multilatéralisme
Le régionalisme ne s'oppose pas aux démarches de libre-échange multilatérales, ils ont même
une finalité sensiblement identique.
Pour Charles Oman4, le nouveau mouvement de régionalisme (néo-régionalisme opposé au
régionalisme des années 1950-60) est une réponse à la mondialisation qui reste compatible
avec le développement des accords multilatéraux.
Ceci s'explique pour lui, par le fait que les mouvements de régionalisation éliminent les
forces d'inertie pour stimuler le libre jeu de la concurrence au sein d'une région. A son tour
cette concurrence accrue entre les acteurs régionaux peut renforcer la croissance et la
compétitivité de la région sur les marchés mondiaux. Dans ce sens le régionalisme conduit à
l'amélioration de l'équilibre économique mondial, ce qui est également le but des démarches
multilatérales.
Pour encore conforter cette position gradualiste du libre-échange, Charles Oman affirme
qu'en plus d'élargir les marchés, les accords économiques régionaux permettent d'étendre la
coopération internationale à des domaines nouveaux et de servir de « laboratoire » aux
accords multilatéraux.
A cet effet, Charles OMAN estime que la régionalisation est une étape vers la
multilatéralisation ; les accords régionaux conduisent toujours vers des formes plus évoluées
d'intégration car ils engendrent des marchés de plus en plus large, ils étendent la coopération
internationale à des nouveaux domaines repris ensuite dans les accords multilatéraux.
Cette vision gradualiste est partagée par un grand nombre d'auteurs comme notamment
Gérald Kebabdjian qui estime que la mondialisation rend les États dépendant les uns des
autres. Ils se dirigent dans un premier temps vers la régionalisation de leur économie pour
conserver un contrôle sans pour autant délaisser le multilatéralisme pour bénéficier des
avantages de libre-échange à plus grande échelle.
« (...), on peut soutenir que la régionalisation est un mouvement interne à la mondialisation
car c'est un mouvement qui remet en cause les quatre déterminants de l'économie nationale.
»5 En effet, lorsque l'on observe les blocs régionaux, on constate qu'ils sont accompagnés de
zones monétaires qui ne laissent plus les États agir indépendamment les uns des autres, le
marché n'est plus défini par les frontières physiques puisque les entreprises nationales
s'intéressent d'emblée au marché régional ou mondial, les facteurs de production ne sont plus
immobiles entre pays d'une région, ou du monde (le capital est presque systématiquement
mobile mais la main d'œuvre ne l'est que rarement), et enfin les règles, les normes politiques,
4
C. OMAN (1994) Globalisation et régionalisation  : Quels enjeux pour les PED, études du centre de
développement, OCDE.
5
KEBABDJIAN G. (1998) Analyse économique et mondialisation  : six débats, Cahier du GEMDEV, n°26, juin. -
Gérard Kebabdjian en parlant des quatre déterminants de l'économie nationale fait référence à la monnaie, le
marché, les facteurs de production et les règles et politiques. -

11
si elles restent en grande partie définies nationalement doivent être dictées par une logique
globale et non plus uniquement nationale (attirer les investisseurs étrangers, normes de
qualité protectionnistes...).
Il y a donc tout d'abord une redéfinition au niveau régional mais celle-ci serait une étape pour
le niveau mondial. Il semble bien que les accords régionaux soient alors des étapes vers des
accords multilatéraux beaucoup plus poussés.
Par ailleurs, Les pays membres entretiennent entre eux des relations bilatérales d'échange
plus intenses que ceux que la proximité leur suggérerait. L'effet de détournement de
commerce s'avère néanmoins faible par rapport aux bénéfices supposés de l'intégration
régionale. De plus, en règle générale, chaque étape de la régionalisation est suivie par une
étape de multilatéralisation réajustant les relations avec les pays tiers. C'est pourquoi, par cet
aspect, on peut dire que régionalisme et multilatéralisme ne s'opposent pas mais
s'entretiennent mutuellement. Cela d’autant plus que les ACR se caractérisent par une union
douanière ou une zone de libre-échange. Or, Le but d'une union douanière ou d'une zone de
libre-échange devrait être de faciliter le commerce entre les parties à l'ACR, et non d'ériger
des obstacles au commerce avec les autres membres de l'OMC. Par ailleurs, les ACR
doivent être conformes aux objectifs du système commercial multilatéral (SCM) par exemple
un commerce plus ouvert, et ne doivent pas constituer des obstacles à celui-ci.
Ainsi la conclusion de Jean-Marc SIROËN est que le régionalisme ne s'oppose pas au libre-
échange, ou, du moins pas plus que ne le font les démarches du multilatéralisme6.
B. Le régionalisme : Un obstacle au multilatéralisme
Les accords commerciaux régionaux constituent des exceptions au système que souhaite
construire l’OMC, fondé sur la liberté commerciale et sur la non-discrimination entre les
partenaires. En effet, si l’article XXIV du GATT dispose que l’accord n’empêche pas la
constitution d’unions douanières ou de zones de libre-échange, celles-ci dérogent à la clause
de la nation la plus favorisée. Elles apparaissent ainsi comme un système concurrent visant à
contourner les contraintes de l’OMC.
Les partisans de cette thèse avancent que le blocage du cycle de Doha de 2001 a été
concomitant avec la multiplication de négociations d’ACR. Issus de négociations plus
restreintes, ces accords sont en effet supposés assurer la protection des pays les plus
vulnérables, noyés dans le cadre de l’OMC. De fait, l’OMC dénombrait 20 accords
commerciaux régionaux en 1980 et 291 en 2019. Le commerce mondial serait aujourd’hui
pour moitié un commerce régional (et de plus en plus entre pays de zones géographiques
distinctes). Le nombre de ces accords complexifie la lisibilité de la scène commerciale
internationale, par la superposition de normes parfois contradictoires. Afin d’analyser leurs
implications sur le système commercial multilatéral, l’OMC a mis en place un Comité des
Accords Commerciaux Régionaux (CACR).
6
Cette conclusion est partagée par beaucoup d'auteurs mais dans le cas précis du régionalisme minimaliste
(terme opposé à la conception fédératrice du régionalisme de l'Union Européenne). Nous ne nous attarderons
pas ici sur cette distinction car par la suite notre exposé s'intéressera au régionalisme en amérique du Nord qui
est un régionalisme minimaliste.

12
Il existe un certain nombre de critiques adressées au régionalisme. Critiques, qui à tout point
de vue font montre du fait que le régionalisme constitue un obstacle au multilatéralisme.
Selon Benaroya7, il existe actuellement deux types de critiques adressées au régionalisme
quant à sa nuisance au libre-échange mondial. L'une se base sur la théorie des jeux et l'autre
porte sur la tendance protectionniste qu'engendrent les accords de commerce régionaux. Il
existe une troisième critique que nous exposerons également.
La première catégorie de critiques se basant sur la théorie des jeux présente les entités
régionales comme des coalitions qui s'affrontent dans une guerre tarifaire pour accroître leur
bien-être. Dans ce cadre, l'union douanière permet d'amplifier le pouvoir économique des
pays membres et donc de leur permettre de faire partie du camp vainqueur 8. Il en va de même
pour n'importe quel type d'intégration régionale.
Paul Krugman9 en 1992 appuyait cette idée. Des pays voisins s'efforçant d'améliorer leurs
termes de l'échange vont créer une zone d'échange régionale même en sachant qu'elle est
principalement génératrice de détournement de trafics. La zone de libre-échange ainsi créée
sera incitée à se comporter comme un bloc et à relever ses tarifs douaniers 10 pour les produits
en provenance des pays tiers. Elle va donc nuire aux pays non-membres mais aura accru la
prospérité des pays signataires. Les pays tiers, à leur tour, vont agir de la sorte en créant un
bloc qui élèvera leurs tarifs douaniers extérieurs dans le but de tirer eux aussi avantage de
leurs positions sur le marché. Le problème engendré par cette situation c'est que les « blocs »
ne peuvent gagner tous les deux (si les termes de l'échange de l'un s'améliorent, ceux du
deuxième doivent se détériorer) et que durant cette « guerre des tarifs » les détournements de
trafics auront réduit l'efficience économique globale. En conclusion de ces démarches,
chaque pays sera plus mal loti qu'il ne l'aurait été dans un monde sans blocs commerciaux
mais mieux loti que si des blocs commerciaux s'étaient créés face à lui sans qu'il n'en fasse de
même. « Il apparaît donc que la formation de zone de libre-échange peut (mais pas
nécessairement) être une sorte de « dilemme du prisonnier » dans lequel des actes
individuels, rationnels eux-mêmes, ont des conséquences collectives fâcheuses11».
Krugman rappelle également que les entités régionales choisissent des tarifs d'autant plus
élevés que leur pouvoir de marché est grand. Dans ce cas, « le plus mauvais monde » n'est
pas celui qui serait totalement fragmenté mais celui qui serait composé d'un nombre restreint
de blocs12.
7
BENAROYA F. (1995) Que penser des accords de commerce régionaux ?, Économie internationale, n°65,
3ème trimestre.
8
KENNAN J. et RIEZMAN R. (1990) Optimal tariff equilibra with customs Unions, canadians journal of
economics, février. in BENAROYA F. (1995) Que penser des accords de commerce régionaux  ?, Économie
internationale, n°65, 3ème trimestre.
9
KRUGMAN P. (1992) L'émergence des zones régionales de libre échange  : justifications économiques et
politiques, Problème économique n°2.289, septembre. Article paru initialement en 1991 sous le titre: « the move
toward free trade zones », Kansas City Federal Reserval Bank, Economique Review, Decembre.
10
La théorie classique du droit de douane optimal nous enseigne qu'un pays qui souhaite unilatéralement
améliorer ces termes de l'échange va avoir un tarif douanier optimal d'autant plus élevé que l'élasticité de la
demande mondiale de ses produits exportés est faible. Donc dans le cadre d'une union douanière, les tarifs
optimaux seront plus élevés que ceux de ces membres avant l'union.
11
KRUGMAN P. (1992) ibid.
12
Le meilleur étant celui qui ne comporterait qu'un bloc.

13
Enfin cette guerre des tarifs douaniers nuirait encore plus aux pays, le plus souvent
économiquement en retard, qui n'appartiennent à aucun bloc régional. En effet ceux-ci
seraient confrontés à des tarifs beaucoup plus élevés que dans un monde sans blocs. Ce serait
donc eux qui supporteraient les dégâts les plus importants provoqués par la constitution des
blocs.
Le point de base soulevé ici par Krugman est qu'en fin de compte les accords régionaux
affaiblissent le système multilatéral et que les gains dans les échanges intra régionaux sont
plus qu'annulés par les pertes dans les échanges inter-régions ou avec les pays non-membres.
Le régionalisme provoque des distorsions des échanges mondiaux. Ce propos est néanmoins
modéré par son propre auteur par sa thèse de zones d'échange naturel13.
Ainsi, bien que basée sur des hypothèses restrictives 14, la thèse de Krugman expose
clairement le risque de voir, par la faute du régionalisme, le monde se structurer en quelques
blocs rivaux, mettant ainsi en péril toutes négociations sur le plan multilatéral. C'est là une
critique claire à l'encontre de la tendance régionaliste.
La deuxième catégorie de critiques porte sur la tendance protectionniste qu'engendrent les
accords de commerce régionaux.
Pour exemple Bhagwati15 présente le fait qu'au sein de l'ALÉNA, le Mexique pourrait utiliser
des pratiques déloyales pour compenser l'augmentation des importations en provenance des
États-Unis en limitant celle des autres pays non-membres comme Taiwan. Et les États-Unis
pourraient eux, limiter leurs exportations pour soulager leur industrie de la concurrence
taiwanaise. Il y aurait donc dans cet exemple une recrudescence des détournements de
commerce.
Whalley16, pour sa part, remarque qu'en Europe, la CE se sert de mesures anti-dumping et de
restrictions volontaires des exportations à l'encontre des fournisseurs concurrents non-
membres de la CE. Il remarque également qu'en Amérique du Nord, les accords américains
comportent des clauses d'exclusion à l'encontre des pays tiers avec notamment l'exigence du
contenu local et l'exigence que les règles de provenance des produits soient appliquées
strictement. Le régionalisme s'accompagne donc pour ces auteurs d'un certain
protectionnisme à l'encontre des pays tiers qui ne favorise pas les démarches multilatérales.
Cette résurgence du protectionnisme est à craindre car ne correspondant pas au « libre-
échangisme », elle limiterait l'avancement des accords multilatéraux.

13
Krugman réévalu à la baisse les effets de détournement puisque les échanges entre voisins seraient plus
nombreux qu'avec les pays plus éloigné même sans accords préférentiels.

14

15
Bhagwati J. (1992) Regionalism versus Multilatéralisme, the word economy, septembre in BENAROYA F.
16
WHALLEY J. (1992) CUSTA and NAFTA : Can WHFTA be far behind  ?, Journal of Cummon Market Studies,
Juin. In HINES R.C. (1995) Le régionalisme et l'intégration de l'économie mondiale, problèmes économique
n°2.415-2.416, 15-22 mars.

14
Le troisième type de critique est plus « terre-à-terre ». Comme nous l'avons déjà dit, une
des conséquences des zones de libre-échange régional est de créer un marché qui a un plus
grand poids, une plus grande part sur les marchés mondiaux. Si les zones étaient petites, le
volume de leurs importations et exportations n'influençant pas le prix mondial, les
détournements sur les pays non-adhérents seraient négligeables. Ce n'est pas le cas car des
zones comme l'ALENA ou l'Union Européenne sont énormes 17 et ont donc une influence
certaine sur les prix mondiaux.
Les échanges de la zone croissent de par les liens préférentiels entre membres, dégradant
ainsi le bien-être du reste du monde. Cette conséquence est intuitivement compréhensible.
Nous avons montré plus tôt que plus les sources d'approvisionnement sont diversifiées, plus
les économies ont de chances de se spécialiser et donc, par une productivité accrue,
d'améliorer leur situation. Ainsi si des échanges se passent préférentiellement dans une zone,
le reste du monde diminue ses opportunités d'échange, donc réduit sa spécialisation, perdant
ainsi de la productivité potentielle. Les termes de l'échange (rapport des exportations sur
importations) se dégradent ainsi.
Malgré le fait que ces trois critiques trouvent toujours en face d'elles un contre argument il
faut tout de même rappeler que l'existence des aspects protectionnistes est indéniable dans les
accords régionaux. On remarquera notamment les règles d'origine dans l'ALENA (comme l'a
relevé Krueger18 en 1995) ou la politique agricole commune (PAC) de l'Union Européenne.
Ces aspects protectionnistes sont, soit disant, si développés et néfastes que certains auteurs
ont pu affirmer que l'intégration régionale était une voie opposée au multilatéralisme.
« Mais, dans l'ensemble, la thèse selon laquelle l'intégration régionale aurait conduit les pays
intégrés à se désintéresser du multilatéralisme et, a fortiori, à se constituer en forteresse
commerciale, est resté un fantasme.19 » On constate même que certains accords régionaux
reproduisent les structures et les règles multilatérales. L'ALENA a été jusqu'à devancer le
multilatéralisme : il imposait à ses trois membres, avant les accords de Marrakech (qui
l'imiteront), des règles en matière de propriété industrielle.

17
En 1990, 16,6% des exportations mondiale provenaient de l'Amérique du Nord et 42,1% de la Communauté
Européenne. Pour la part des importations mondiale les chiffres étaient respectivement de 19,5 et 41%. (source
IMF, Direction of trade Yearbook in Deblock et Brunelle (1993) opt. Cit.)
18
KRUEGER A. (1995) Free trade agreements versus Customs unions, NBER Working paper, #5084,
Cambridge, Mass. in SIROËN J.M. (2000) La régionalisation est-elle une hérésie économique ?, CERESA,
Université Paris-Dauphine
19
SIROËN J.M. (2000) La régionalisation est-elle une hérésie économique ?, CERESA, Université Paris-
Dauphine ( www.dauphine.fr/ceresa/websiroën/afsp.pdf - 06/07/01)

15
CONCLUSION
Un des principes fondamentaux du GATT visant à libéraliser le commerce international est la
clause de la nation la plus favorisée. C’est donc le multilatéralisme qui est vivement
préconisé en place et lieu du régionalisme. Le multilatéralisme a réussi à faire chuter les
barrières tarifaires dans le monde ayant conduit à une double pression à la baisse du mur
tarifaire: l’une à l’intérieur d’un bloc régional, l’autre au sein du GATT.
Quant à la régionalisation, le but est de faciliter le commerce entre pays voisins; les accords
visent à stimuler le commerce par un abaissement des mesures protectionnistes. Cela s’inscrit
dans un processus de mondialisation qui donnerait lieu, selon certains auteurs, à un système
multipolaire d’intégration économique.
Les principales préoccupations des échanges mondiaux sont les conséquences sur le
développement du commerce extérieur, l’efficacité économique, la cohérence d’une
organisation mondiale reposant à la fois sur des politiques commerciales unilatérales, des
accords régionaux et des négociations multilatérales.
Ainsi, selon le modèle de Jacob Viner exposé en 1950, l’intégration régionale fait pleurer
d’un œil et rire de l’autre par ses effets de création20 et de détournement de commerce21.

20
Il y a création de commerce synonyme de croissance du bien-être quand les droits de douane et les distorsions
sont supprimés entraînant une augmentation du surplus collectif. Une ouverture des marchés qu’elle soit
décidée par le cercle relativement restreint ou intervienne sur le plan multilatéral aboutit à des créations de
commerce.
21
Il y a détournement de commerce lorsque l’ouverture du marché se fait en direction d’un nombre limité de
pays et non vis-à-vis de tous entraînant une diminution du surplus. Les importations en provenance de pays tiers
sont concurrencées par celles moins compétitives d’un Etat membre de l’accord régional.

16
BIBLIOGRAPHIE
- Cours de commerce international 2021 du professeur Balla Moussa KEÏTA
- Krugman P., M. Obstfeld et M. Melitz, Economie internationale, Pearson.
- M. Lemoine, P. Madiès et T. Madiès, Les Grandes questions d’économie et finance
internationales, De Boeck.
- OMC, « Les 60 ans du Système Commercial Multilatéral : Résultats et Défis », in Rapport
sur le Commerce Mondial 2007.
- OMC, « L’OMC et les accords commerciaux préférentiels : de la coexistence à la cohérence
», in Rapport sur le commerce mondial 2011.
- accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (gatt de 1947)
- Rainelli M., L’Organisation mondiale du commerce, Repères, La Découverte.
- Siroen J-M, La Régionalisation de l’économie mondiale, Repères, La Découverte.
- Siroen J-M (2015), « Les accords commerciaux régionaux », Ecoflash n°299, juin 2015.
– Anthony J. Venables: «International trade: economic integration», in O. Ashenfelter et al.
(éd.), International encyclopedia of social and behavioral sciences,Volume on Economics,
Amsterdam, Elsevier, 2001.
- Texte sur Internet : http://econ.lse.ac.uk/ staff/ajv/regenc2.pdf.
- The World bank, «Trade blocs» in Policy research report,Washington, The World
bank/Oxford university press, 2000.
- Internet: http://www1.worldbank.org/publications/pdfs/61128.pdf.
- http://www.wto.org. régionalisation-multilatéralisme
- http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article177

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