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INTRODUCTION .......................................................................................................................................

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CHAPITRE I : PROPRIETES THERMIQUES DES MATERIAUX ................................................................. 3
I.1 Transfert thermique ....................................................................................................................... 3
I.1.1 Conduction .................................................................................................................................. 3
I.1.2 Convection................................................................................................................................... 4
I.1.3 Rayonnement .............................................................................................................................. 5
I.2 Transfert de chaleur par conduction : ................................................................................ 5
I.2.1 Matériaux homogènes ........................................................................................................... 5
I.2.2 Matériaux composites............................................................................................................ 6
I.2.3 Matériaux hétérogènes .......................................................................................................... 8
I.3 Caractéristiques thermo-physiques des matériaux............................................................... 8
I.3.1 Conductivité thermique ............................................................................................................. 8
I.3.2 Capacité thermique .................................................................................................................... 9
I.3.3 Diffusivité thermique ................................................................................................................. 9
I.3.4 Effusivité thermique ................................................................................................................. 10
CHAPITRE II : MESURE ET CALCUL DU COEFFICIENT THERMIQUE ....................................................... 11
Introduction....................................................................................................................................... 11
II-1. Les méthodes en régime permanent ou stationnaire ............................................................... 11
II-1-2 La méthode de la plaque chaude gardée (ISO 8302) [9] ......................................................... 11
II-1-3 La méthode des boîtes [12,13].......................................................................................... 12
II-1-4 La méthode de la barre divisée [18,20] ................................................................................... 13
II-3 Les méthodes en régime transitoire ...................................................................................... 14
II-3-1 La méthode du fil chaud (ISO 8894) [9] ................................................................................... 14
II-3-2 La méthode flash...................................................................................................................... 15
II-3-3 Méthodes utilisant les oscillations de température .............................................................. 16
La barre métallique mince ......................................................................................................... 16
Le disque isolant [7] .................................................................................................................... 16
II-3-4 Méthode avec excitation sinusoïdale [7] ............................................................................... 16
Conclusion ............................................................................................................................................. 18

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INTRODUCTION

Le développement technologique permet d’améliorer la qualité et la performance thermique des matériaux à


des usages industriels en vue d’atteindre principalement le confort thermique dans un bâtiment. Pour cela il
est indispensable de bien connaître la nature et le comportement thermique des matériaux utilisés et aussi
d’étudier le mode de transfert d’énergie mis en jeu à l’aide des propriétés thermo physiques. Un des
paramètres le plus influent sur ce confort et qui caractérise l’aspect thermique des matériaux est la
conductivité thermique, cette grandeur est très importante dans le domaine de l’industrie et la construction
des bâtiments [1] dans notre époque actuelle. Diverses méthodes permettent de mesurer et de déterminer la
conductivité thermique et la diffusivité thermique des matériaux, parmi eux, les chercheurs ont réalisé les
méthodes en régime stationnaire comme la méthode du fil chaud, les méthodes en régime transitoire comme
la méthode flash ou la méthode de l’excitation sinusoïdale, la méthode en régime quasi-stationnaire, etc...
Ces différentes méthodes se diffèrent selon la précision de mesure et surtout selon le type de matériau à
étudier [2] qu’il soit solide ou bien liquide ; certaines méthodes présentent des limites sur la pratique ou
l’utilisation et d’autres sont justes difficiles à réaliser expérimentalement.

Les objectifs de ce travail de recherche consistent à donner des approches de mesure du coefficient thermique
qui sont : la conductivité thermique et la diffusivité thermique.

Le premier chapitre donne un aperçu sur les propriétés thermo physique des matériaux, le second chapitre
est consacré sur les principes des méthodes de mesures de la conductivité thermique et de la diffusivité
thermique.

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CHAPITRE I : PROPRIETES THERMIQUES DES MATERIAUX

I.1 Transfert thermique

Le transfert thermique est un échange d’énergie thermique sur un système ou entre deux systèmes en contact
dont les températures sont différentes [4]. Ce transfert s’effectue toujours depuis les régions de température
les plus élevées vers les régions de température plus faibles, donc le système le plus chaud va céder de
l’énergie thermique au plus froid, ce qui donne lieu à une grandeur vectorielle qui est le flux de chaleur noté
∅ exprimé en Watt (𝑊).

Le transfert thermique se présente sous trois modes fondamentaux : la conduction, la convection et le


rayonnement, comme montre la figure 1.

Figure 1 : Schéma montrant le transfert de chaleur [5]

I.1.1 Conduction

La conduction est la transmission de chaleur d’un corps à un autre corps ou simplement à l’intérieur d’un
solide dans lequel il y a une variation de température. La chaleur se transmet de proche en proche, le milieu
le plus chaud cède une partie de son énergie thermique au milieu voisin [6]. Elle se fait sans déplacement de
matière mais plutôt dû à des phénomènes physiques microscopiques comme l’agitation atomique ou
moléculaire dans les gaz ou liquides (au repos), par déplacement d’électrons libre dans le cas des matériaux
conducteurs comme les métaux et par vibration des réseaux cristallins dans les matériaux non conducteurs
(isolants) [7]. La figure 2 suivante présente le transfert de chaleur au travers d’un matériau.

3
Figure 2 : Schéma montrant le phénomène de conduction

I.1.2 Convection

Dans le cas de la convection la chaleur se propage d’un fluide, liquide ou gazeux en mouvement à un corps
solide généralement au repos en présence d’un gradient de température. Le phénomène de convection est
donc accompagné d’un phénomène de conduction qui se déroule au sein du fluide et de son mouvement. Ce
phénomène peut se réaliser de façon naturelle par la différence de masse volumique due à la différence de
température, on parle de convection naturelle ; ou bien par l’action des supports mécaniques : comme la
pompe, l’agitation, …, c’est le cas de la convection forcée [8].

Il est à noter que le phénomène de convection est accompagné par l’action de la gravité, on ne peut pas
bouillir de l’eau rapidement dans la casserole en mettant la source de chaleur vers le haut, dans ce cas, seul
le phénomène de conduction intervient. Selon la figure 3, le fluide chaud est plus léger que le fluide froid
donc ce dernier va se mettre par gravité vers bas.

Figure 3 : Illustration du phénomène de convection

4
I.1.3 Rayonnement
Dans ce mode de transfert la chaleur se transmet d’un corps à un autre sous forme d’énergie rayonnante sans
support matériel, le rayonnement peut se produire même dans le vide. Donc, la chaleur se présente par une
onde électromagnétique qui appartient au domaine du visible et de l’infra-rouge [9].

I.2 Transfert de chaleur par conduction :

Dans le cas des matériaux solides, c’est la conduction qui joue un rôle important sauf pour les matériaux
transparents et semi-transparents comme les verres qui absorbent le rayonnement.

Il existe plusieurs types de matériaux qui se diffèrent selon leurs natures et leurs composantes : 0

I.2.1 Matériaux homogènes

Il existe une loi qui caractérise le phénomène de conduction ; c’est la loi de Fourier qui a été décrite
mathématiquement par Jean-Baptiste en 1802 et ensuite prouvée expérimentalement par Joseph Fourier en

1822. A partir de cette loi, la densité de flux de chaleur en qui est proportionnelle au gradient
de la température est donnée par la relation suivante pour un matériau homogène isotrope [10] :

Où est le coefficient de conductivité thermique en .

Le gradient de température en K.

Le signe moins signifie le déroulement du transfert thermique dans la direction des températures
décroissantes (le flux de chaleur circule des zones chaudes vers les zones froides) qui indique la capacité
d’un matériau à s’opposer de l’écoulement de la chaleur.

Cas particulier :

Pour les matériaux homogènes anisotropes (comme la fibre de verre, …), la conductivité thermique sera
déterminée en prenant en compte de la direction de propagation de la chaleur.

La densité de flux de chaleur est donnée par la relation suivante :

Les composantes du tenseur de conductivité sont :

Et est donné par :

5
𝜕𝑇
𝜕𝑥
⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑ 𝜕𝑇
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑇 𝜕𝑦 (4)

𝜕𝑇
( 𝜕𝑧 )

D’où les composantes de la densité de flux de chaleur en coordonnées cartésiennes sont les suivantes [11] :

I.2.2 Matériaux composites

Les matériaux composites, comme son nom l’indique, sont formés de deux ou plusieurs composantes pour
obtenir un nouveau matériau hétérogène qui possède des propriétés mécaniques ou thermiques particulières,
par exemple le verre, le bois. Ce type de matériau a été fait pour améliorer la qualité de matière en vue
d’obtenir les caractéristiques recherchées.

Ces types de matériaux ont des propriétés thermiques très complexes puisque la direction du transfert
convectif est prise en compte en plus de ses caractères anisotropes.

La loi de Fourier est semblable à la théorie d’un matériau homogène anisotrope mais à la différence [12], la
densité de flux de chaleur est suivant les axes du repère orthonormé.

6
Avec :

est dans ce cas le tenseur des conductivités thermiques qui dépend des propriétés d’orientations du
matériau.

𝜕𝑇
𝜕𝑥
⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑⃑ 𝜕𝑇
Et : 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑇 𝜕𝑦 (8)
𝜕𝑇
( 𝜕𝑧 )
Chaque composante sera donc de la forme suivante :
𝜕𝑇 𝜕𝑇 𝜕𝑇
𝜑𝑥 = - ( 𝜆𝑥𝑥 𝜕𝑥
+ 𝜆𝑥𝑦 𝜕𝑦 + 𝜆𝑥𝑧 𝜕𝑧
)

𝜕𝑇 𝜕𝑇 𝜕𝑇
𝜑𝑦 = - ( 𝜆𝑦𝑥 𝜕𝑥
+ 𝜆𝑦𝑦 𝜕𝑦 + 𝜆𝑦𝑧 𝜕𝑧
) ( 9)

𝜕𝑇 𝜕𝑇 𝜕𝑇
𝜑𝑧 = - ( 𝜆𝑧𝑥 𝜕𝑥
+ 𝜆𝑧𝑦 𝜕𝑦
+ 𝜆𝑧𝑧 𝜕𝑧 )

Conductivité principale

Le tenseur diagonal qui est un trièdre sur lequel la conductivité est diagonale dans le repère notons , il
est de la forme :

Où , , sont les conductivités principales du matériau selon la direction , , .

Le flux de chaleur dans la direction principale est donné par

Avec :

7
I.2.3 Matériaux hétérogènes

Un matériau hétérogène (par exemple la roche) est formé à partir des éléments de nature différente et a de
structure complexe car il dépend de leur microstructure [12]. Dans ce type de matériau, il y a possibilité
d’avoir en même temps le phénomène de conduction et de convection et en plus, comme dans le cas des
matériaux semi-transparents, il peut même y avoir un transfert radiatif parce qu’ils ont des cavités remplies
de fluide facilitant l’absorption et l’émission des rayonnements thermiques.

I.3 Caractéristiques thermo-physiques des matériaux

Ce sont des paramètres qui favorisent le comportement thermique des matériaux et de modéliser les transferts
thermiques dans des systèmes. En générale, d’un point de vue thermique, quatre propriétés caractérisent un
matériau :

● Conductivité thermique
● Capacité thermique
● Diffusivité thermique
● Effusivité thermique

I.3.1 Conductivité thermique

La conductivité thermique, notée et exprimé en ou encore , peut être définie


comme l’aptitude d’un matériau à transférer de la chaleur par conduction.
Elle dépend de la propriété physique et chimique du matériau, de la nature ou phase du matériau (solide,
liquide, ou gaz), de la géométrie dans certains matériaux comme dans le cas des matériaux anisotropes, mais
surtout de la température, elle est donc propre à chaque matériau.

Plus la conductivité thermique est grande, plus le matériau est conducteur de chaleur ; dans le cas contraire,
le matériau est isolant.

8
Elle est caractérisée comme le flux de chaleur à travers une surface de d’un matériau avec une
différence de température de entre ses deux faces [9].

I.3.2 Capacité thermique

Autrefois appelée chaleur spécifique ou capacité calorifique, elle peut être définie comme la quantité
d’énergie thermique nécessaire pour augmenter la température de dans un matériau [13]. Plus la capacité
thermique est grande plus le matériau peut stocker une grande quantité de chaleur qui le permettra d’élever
sa température. Cela implique donc que les solides qui ont la capacité thermique la plus élevée sont
généralement les solides les plus lourds. La capacité thermique massique est notée et exprimé en
.

I.3.3 Diffusivité thermique

En présence d’un flux de chaleur de densité dans un matériau, le premier principe de la thermodynamique
aboutie à l’équation de conservation de l’énergie qui s’écrit :

Où :

est la masse volumique du matériau en ; est la capacité thermique massique en

est l’apport de chaleur interne ;

En remplaçant la densité de flux de chaleur par son expression, nous avons obtenu :

En sortant l’opérateur pour un matériau homogène isotrope ( , absence de source de chaleur interne
et conductivité thermique constante), la relation [14] devient :

Avec est le Laplacien scalaire du champ de température ;

9
Et le coefficient :

désigne la diffusivité thermique (exprimé en ) qui est caractérisée comme la vitesse au cours de
laquelle la chaleur se propage à l’intérieur du matériau.

La diffusivité thermique est très importante dans le transfert de chaleur puisqu’elle exprime le temps où la
chaleur se transmet d’une face à l’autre face d’un matériau [15], c’est une grandeur qui évolue avec la
conductivité thermique.

I.3.4 Effusivité thermique

L’effusivité thermique est obtenue à partir de la relation suivante qui est issue de la résolution de l’équation
de chaleur.

Où est l’effusivité thermique en .

Depuis ce qui est montré par cette relation, l’effusivité est fonction de la capacité thermique qui permet au
matériau d’absorber l’énergie nécessaire pour se réchauffer, et de la conductivité thermique qui le permet de
transférer cette énergie thermique à la région voisine.
Elle exprime l’aptitude d’un matériau à absorber ou restituer plus ou moins rapidement de l’énergie
thermique, autrement dit, elle exprime la rapidité avec laquelle le matériau absorbe la chaleur.

Les matériaux qui ont des effusivités thermiques élevées absorbent rapidement de la chaleur tandis que ceux
qui ont des effusivités thermiques faibles (comme par exemple le bois) laissent la chaleur sur la face du
matériau et mettent du temps pour l’absorber ; donc cette grandeur joue un rôle majeur sur l’inertie thermique
et l’isolation.

10
CHAPITRE II : MESURE ET CALCUL DU COEFFICIENT THERMIQUE

Introduction

Les Scientifiques et Ingénieurs ont attaché une grande importance à la détermination des propriétés
thermo physiques des matériaux depuis plusieurs centaines d’années. L’étude des propriétés thermo
physiques s’est accentuée ces dernières années avec le vaste développement des nouveaux matériaux et
l’avènement des nouvelles technologies de mesure. Ces propriétés thermo physiques sont
particulièrement la conductivité et la diffusivité thermique.

Les méthodes développées pour les mesurer sont principalement classés en deux catégories :

- Les méthodes en régime permanent (stationnaire) pour la mesure de conductivité thermique


- Les méthodes en régime transitoire ou dynamique (instationnaire) pour la mesure de diffusivité
thermique.

II-1. Les méthodes en régime permanent ou stationnaire


Ces méthodes ne s’occupent que de la mesure de la conductivité thermique des matériaux. Elles reposent
sur un principe qui consiste à instaurer un gradient de température stationnaire et monodimensionnel au
sein du matériau et à déterminer ensuite la conductivité thermique à l’aide de la loi de Fourrier.
Si on considère un échantillon d’épaisseur e on peut déduire la conductivité en utilisant l’expression
suivante :

(18)

Avec :

S : la surface traversée par le flux (m²) T1-T2 la différence de température (K)


e : épaisseur du matériau (m)

II-1-2 La méthode de la plaque chaude gardée (ISO 8302) [9]

Le principe du montage expérimental consiste à maintenir une différence de température ΔT entre deux
plaques, A et B, planes, parallèles et portées respectivement aux températures constantes TA et TB. Un
échantillon du matériau à étudier, solide faiblement conducteur, est placé entre les deux plaques (figure
1). La méthode de la plaque chaude gardée a été développé pour la mesure des faibles conducteurs
thermiques (Gustafon et al 1981 ; Pradhan et al 1991).

11
Figure 1: Schéma de principe plaque chaude gardée

Soit e l’épaisseur de l’échantillon et le flux thermique en régime stationnaire par unité de surface,
transféré d’une plaque à l’autre. La conductivité thermique λ du matériau est donnée par :

(19)

Avec ΔT= TA –TB


Afin d’éviter les phénomènes de bord, la plaque A est entouré Tapez une équation ici.d’un anneau porté
à la même température TA. L’intervalle qui sépare l’anneau de garde de la plaque A est suffisamment
petit pour éviter une perturbation trop importante du flux thermique sur les bords de la plaque.
La précision de la mesure dépendra de celles des quantités figurants dans l’équation.

II-1-3 La méthode des boîtes [12,13]

Le principe de cette méthode, mise au point par le Laboratoire d’Etudes Thermique et Solaires de
l’université Claude Bernard de Lyon, est schématisé sur la figure 2.

Figure 2: schéma de principe méthode des boîtes

C’est une méthode qui permet de déterminer la conductivité thermique par un bilan énergétique :
-l’effet Joule produit par l’élément chauffant C :

12
𝑉𝑗
𝛷𝐽 = 𝑅
(20)

- les déperditions thermiques à travers la boîte B :

Φ (21)

- le flux conductif à travers l’échantillon :

Φ (22)

On sait que : 𝛷𝑗 =𝛷𝑑 + 𝛷𝑐

Donc on déduit que :

(23)

Cette méthode a été utilisée pour déterminer la conductivité thermique de la terre stabilisée au ciment,
utilisée dans la construction au nord Maroc [13], du liège granulaire et compact [14] et du mortier à base
du ciment et de sable [15]. Un étalonnage réalisé sur le polystyrène expansé donne des résultats
satisfaisants [15].
λ littérature (W/m.K) λ exp
0.043 0.04357

II-1-4 La méthode de la barre divisée [18,20]


Un montage existant au laboratoire PROMES, permet de caractériser les matériaux au départ à la
température ambiante. Dans un appareil à barre divisée, l’échantillon est inséré dans une pile
expérimentale entre deux blocs conducteurs. Un flux de chaleur q est apporté sur une des extrémités de
la pile expérimentale, tandis qu’un flux de chaleur est prélevé sur l’autre extrémité.

Figure 3 : Schéma de principe méthode de la barre divisée

De manière générale, les problèmes des méthodes en régime permanent sont d’ordres expérimentaux :

- Le temps d’atteinte du régime permanent très long,

13
- L’obtention d’un flux unidirectionnel dans l’échantillon,
- La mesure de ce flux et les températures avec précision,

- Le maintien constant dans le temps et homogènes dans l’échantillon certains paramètres tel que le
coefficient de convection h.

- Les méthodes utilisant l’eau présente l’inconvénient d’une migration de l’humidité en raison de la
longue durée de l’expérience. Cette migration pourrait modifier la composition de l’échantillon.

II-3 Les méthodes en régime transitoire

II-3-1 La méthode du fil chaud (ISO 8894) [9]


Elle est adaptée pour la mesure de la conductivité thermique des liquides et des solides, y compris à haute
température (études des céramiques). Elle consiste à placer à l’intérieur du matériau un fil chauffant
parcouru par un courant électrique et à relever la température.

Figure 4: principe de la méthode du fil chaud

La conductivité thermique est donnée par la relation :

(24)

Avec :

L la longueur du fil (m)

Ф le flux linéaire traversant le fil (w/m) α l’angle déterminé à partir du thermogramme de monté en

température.

14
Domaine d’application : isolants lourds dans la gamme de température de 20 à 1500°C [9] et matériaux
céramiques à conductivité thermique élevée.
II-3-2 La méthode flash

Cette technique de chauffage impulsionnel permet la détermination de la diffusivité thermique des


matériaux. Le principe de cette méthode est de produire une impulsion thermique de courte durée sur une
face de l’échantillon parfaitement isolée de la périphérie et d’observer l’évolution temporelle de la
température en un ou plusieurs points de la face non irradiée.

Elle peut être face avant, on parlera de méthode flash avant ou face arrière, méthode flash arrière [9].
Toutefois le principe reste le même.

Figure 5 : Schéma de principe la méthode flash

La méthode flash arrière est l’une des techniques expérimentales la plus utilisée dans les laboratoires et
industries. Son application aux matériaux solides est bien documentée. Elle est acceptée comme méthode
standard (BNM) [19], pour la détermination de la diffusivité thermique.
Plusieurs auteurs ont travaillé sur l’amélioration de la méthode et proposent des modèles, on parlera de
deux modèles permettant de calculer la diffusivité thermique (voir annexe).

Domaine d’application :

La méthode flash est appliquée à plusieurs domaines

- Pour tout matériau homogène dans la gamme de température de -190 à 2000° C [9],

- L’appareil LFA 427 développé par la société Netzsch est adapté pour la température de -70 à 2000°C
et a été testé sur plusieurs matériaux (POCO graphite, Bio-Al2O3, alliage d’Aluminium...)
(www.netzsch-thermique.com).

- matériaux homogènes isotropes, composites, polymères, verres, métaux, matériaux réfractaire,


isolants solides et les revêtements [11]

15
II-3-3 Méthodes utilisant les oscillations de température
Avec ces méthodes : une source de chaleur périodique est appliquée sur l’une des faces du matériau. Il
en résulte une oscillation de la température avec la même fréquence sur toute la longueur. La mesure du
changement d’amplitude et de phase de propagation des ondes de température permettent d’estimer la
diffusivité thermique du matériau. Retenons quelques techniques :
La barre métallique mince

La technique probablement la plus connue et la plus ancienne pour la mesure de la diffusivité thermique
fut établie par Angström [19], en 1861 quand il essaya de déterminer la conductivité du cuivre et du fer.
Dans son étude, il chauffa et refroidit consécutivement le centre d’une longue barre de métal, en utilisant
un récipient à travers lequel de la vapeur et de l’eau passaient périodiquement. Il utilisa des thermomètres
simples, placés dans des cavités à l’intérieur du métal. Après l’obtention d’un régime thermique établi,
la diffusivité thermique de la barre a pu être calculée à partir de la formule suivante :

(25)

Où L est la distance entre les deux points de mesure, τ la période du signal thermique, Ф la différence
des phases des températures aux deux points de mesure et A le rapport de leurs amplitudes en ces points.

Figure 6 : Schéma de principe de la barre mince

Le disque isolant [7]

Les disques du matériau étudié, d’une épaisseur de 5 à 10 mm, sont placés dans une enceinte constituée
par deux flasques identiques comportant une gorge périphérique dans laquelle est bobinée une résistance
électrique. Le chauffage périodique se fait aux deux extrémités du matériau étudié. Les thermocouples
placés au centre des faces au contact des échantillons permettent de relever les températures. Le
traitement théorique du système expérimental est assez analogue au précédent.
II-3-4 Méthode avec excitation sinusoïdale [7]

En utilisation un système de chauffage à très faible inertie, on peut réaliser une perturbation thermique
dont la variation dans le temps est rigoureusement sinusoïdale (H. Kleimann et Al 1969). Dans ce cas la
solution de l’équation de chaleur lorsqu’on suppose que le milieu est semi- infini et que la température
est uniforme dans le matériau est :

16
(26)

La mesure des variations de température T1 et T2 respectivement en deux points x1 et x2 permet de calculer


la valeur de la diffusivité thermique.

(27)

17
Conclusion
Au terme de notre étude bibliographique, il faut retenir qu’il n’y a pas de méthode
universelle de mesure des propriétés thermo physiques des matériaux.
Les méthodes se sont développées au fil des années pour suivre le développement des
nouveaux matériaux. Ainsi plusieurs critères sont retenus pour le choix d’une méthode
:
- La nature du matériau
- La précision et la fiabilité des données expérimentales
- Le temps de mesure
- Les équipements,
- La source et le mode de chauffage (impulsionnel, périodique).

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