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Chapitre 3 Les Réseaux de transport

I. Le transport de la synchronisation dans les infrastructures de


transport télécom
(Doc Synchronisation page 3 et 4)
II. Hiérarchie numérique plésiochrone
La hiérarchie numérique plésiochrone ou PDH (en anglais Plesiochronous Digital
Hierarchy) est une technologie utilisée dans les réseaux de télécommunications afin de
véhiculer les voies téléphoniques numérisées. Le terme « plésiochrone » vient du
grec plesio (proche) et chronos (temps) et reflète le fait que les réseaux PDH utilisent des
éléments identiques mais non parfaitement synchronisés : ils ont un même débit nominal pour
toutes les artères du même type mais ce débit diffère légèrement en fonction de l'horloge de
traitement local.
Les versions européennes et américaines du système différent légèrement mais reposent sur le
même principe, nous décrirons ici le système européen.
Le transfert de données est basé sur un flux à 2 048 kbit/s. Pour la transmission de la voix, ce
flux est séparé en 30 canaux de 64 kbit/s et 2 canaux de 64 kbit/s utilisés pour la signalisation
et la synchronisation. On peut également utiliser l'intégralité du flux pour de la transmission
de donnée dont le protocole s'occupera du contrôle.
Le débit exact des données dans le flux de 2 Mbit/s est contrôlé par une horloge dans
l'équipement générant les données. Le débit exact varie légèrement autour de 2 048 kbit/s (±
50 ppm).
Afin d'amener plusieurs flux de 2 Mbit/s d'un point à un autre, ils sont combinés par
multiplexage en groupes de quatre. Cette opération consiste à prendre 1 bit du flux #1 suivi
d'un bit du #2, puis le #3 et enfin le #4. L'équipement émetteur ajoute également des
informations permettant de décoder le flux multiplexé.
Chaque flux de 2 Mbit/s n'étant pas nécessairement au même débit, des compensations
doivent être faites. L'émetteur combine les quatre flux en assumant qu'ils utilisent le débit
maximum autorisé. Occasionnellement le multiplexeur essaiera donc d'obtenir un bit qui n'est
pas encore arrivé ! Dans ce cas, il signale au récepteur qu'un bit est manquant ce qui permet la
reconstruction des flux à la réception.
La combinaison du multiplexage décrit permet un débit de 8 Mbit/s. Des techniques similaires
permettent d'agréger quatre de ces flux pour former des conduits de 34 Mbit/s puis 140 Mbit/s
et enfin 565 Mbit/s.
Ces débits sont nommés Ei avec :
● E1 correspondant à 2 048 kbit/s
● E2 correspondant à 8 Mbit/s
● E3 correspondant à 34 Mbit/s
● E4 correspondant à 140 Mbit/s (le plus haut débit normalisé)
● 560 Mbit/s n'ayant jamais été normalisé, bien que mis en œuvre sur TAT-9, TAT-10,
liaisons sous marines transatlantiques 1992)
L'utilisation du PDH se limite le plus souvent à 140 Mbit/s après quoi on lui préfère la SDH.

III. Hiérarchie numérique synchrone

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La hiérarchie numérique synchrone ou SDH (en anglais Synchronous Digital Hierarchy)
est un ensemble de protocoles pour la transmission de données numériques à haut débit. Il
relève du niveau 1 du modèle en couches de l'OSI et correspond à SONET aux États-Unis. En
pratique, ces protocoles sont utilisés par les opérateurs de télécommunication pour
leur réseau, mais la SDH fait aussi l'objet de services vendus aux entreprises, comme l'offre
SMHD de France Télécom, une offre de boucle(s) privative(s) basée sur la technologie SDH.
C'est un réseau de distribution d'horloge qui permet la délivrance de bits en synchronisme de
l'horloge de référence.
L'intérêt de la SDH est la richesse des fonctions de gestion, de surveillance, d'alarmes et
d'autocicatrisation.
Par ailleurs, la SDH constitue la troisième génération de la hiérarchie de multiplexage des
infrastructures des opérateurs où elle succède à la PDH ( E1 (2 Mbit/s), E2 (8 Mbit/s), E3 (34
Mbit/s), etc. en Europe, T1 (1,5 Mbit/s), T2 (6 Mbit/s), T3 (45 Mbit/s), etc. aux États-Unis).
Ses débits sont appelés STM-i avec le STM-1 égal à 155,52 Mbit/s. STM signifie
Synchronous Transport Module. Le STM-4 correspond à un débit de 622 Mbit/s, le STM-16
correspond à un débit de 2,5 Gbit/s et le STM-64 correspond à un débit de 10 Gbit/s.
● La SDH est concurrencée par Ethernet. En effet, SDH est une technique originellement
conçue pour gérer les communications en mode circuit, typiquement les communications
téléphoniques. Or, depuis les années 2000, le volume de données de type paquet a
supplanté en quantité celui des données de type téléphonique, laissant SDH un peu
inadapté aux nouveaux services qu'on lui demande aujourd'hui.
● Une nouvelle version de SDH, SDH NG (pour Next Generation), basée sur GFP (en), a
vu le jour pour faire face à cette situation sans qu'elle soit pour le moment encore
largement déployée.
Les principaux avantages de la SDH
Simplification du réseau 
La simplification des techniques de multiplexage / démultiplexage permet l'utilisation
d'un nombre illimité d'équipements.
Haute flexibilité 
Possibilité d'accéder aux affluents bas débits sans besoin de décomposer tout le signal
haut débit.
Gestion « In Band » 
Canaux intégrés de gestion du réseau, permettant les fonctionnalités d'exploitation,
d'administration et de maintenance.
Intégration de PDH 
Possibilité de transporter des signaux existants dans PDH. Ceci permet d'intégrer les
équipements SDH dans les réseaux existant, et permet l'introduction d'une large
gamme de services.
"Mid fiber meet" 
La norme définit une interface optique qui permet l'interconnexion entre équipements
de constructeurs différents.
Capacité de survie 
Une vaste utilisation de boucles optiques auto-cicatrisantes et de basculements
automatiques dans les équipements, permet aux opérateurs d'obtenir un taux élevé de
disponibilité de service.
Evolutivité 

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Facilité d'évolution vers les niveaux de multiplexage supérieurs, l'extension du réseau
et les nouveaux services.

IV. SONET (ou Synchronous Optical NETwork en anglais)


Est un modèle de norme de transmission optique. C'est un protocole de la couche 1 du modèle
OSI. Initialement, SONET été normalisé pour des transmissions téléphoniques. La technique
générale de transport de SONET/SDH est PoS (Packet over SONET). SONET/SDH ont été
modifiés à partir de 2002 pour s'adapter aux protocoles IP, ATM et Ethernet.
V. Multiplexage en longueur d'onde
Le multiplexage en longueur d'onde, souvent appelé WDM (Wavelength Division
Multiplexing en anglais), est une technique utilisée en communication optique qui permet
d'augmenter le débit sur une fibre optique en faisant circuler plusieurs signaux de longueurs
d'onde différentes sur une seule fibre, en les mélangeant à l'entrée à l'aide
d'un multiplexeur (Mux) et en les séparant à la sortie au moyen d'un démultiplexeur (deMux).
C'est une invention française (brevet n° 74/01.800 déposé le 18 janvier 1974).
Principe

Multiplexeur WDM pour les communications DWDM


Pour pouvoir multiplexer plusieurs sources optiques, il faut préalablement modifier leur
longueur d'onde en utilisant des matériels spécifiques : transceivers ou transpondeurs.
Chaque flux d'information est codé sur une porteuse par modulation d'amplitude ou de phase,
comme pour une transmission sur fibre optique standard.
Les équipements de démultiplexage sont généralement des équipements passifs, type réseaux
de diffraction. Ils agissent comme des filtres en sélectionnant le signal dans une zone de
longueur d'onde donnée.
Le multiplexage en longueur d'onde sur une fibre utilise mieux la bande passante de la fibre,
c'est une solution économique qui permet de maximiser la capacité de celle-ci.
Les canaux peuvent être identifiés, soit par la fréquence de la porteuse optique, soit par la
longueur d'onde, les deux étant reliées par la relation simple avec la célérité de la
lumière dans le vide.

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Types de WDM

Serie of SFP+ transceivers for 10 Gbps WDM communications


Lorsque l'espacement entre les longueurs d'onde est de 20 nm, on parle de Coarse WDM
(CWDM). L'avantage du CWDM est son coût. En effet, grâce à l'important espacement laissé
à chaque canal, on n'est pas obligé de réguler en température le laser d'émission. Par contre,
on est limité à 16 canaux, pas amplifiés (moins cher) donc sur 150 km au maximum. En
CWDM, 8 longueurs d'onde sont utilisables avec des optiques 10 Gbit/s.
Pour un espacement plus faible (donc plus de longueurs d'onde simultanément en
propagation), on parle de WDM ,voire Dense WDM (DWDM, plus de 32 longueurs d'onde)
et même Ultra Dense WDM (UDWDM). Les systèmes DWDM commerciaux espacent les
longueurs d'onde d'environ 0,8 nm (100 GHz), 0,4 nm (50 GHz) voire 0,1 nm (12,5 GHz). Il
est ainsi possible de combiner 160 longueurs d'onde optiques et plus.
Malgré des tentatives audacieuses (exploitant les solitons par exemple), cette technologie
reste la seule déployée sur les réseaux télécoms longue distance (long-haul), et même
métropolitains.
Bandes de fréquences normalisées
L'UIT a normalisé au niveau mondial les bandes de fréquences (et donc les longueurs d'ondes)
des fibres optiques selon le plan suivant :
● bande U (Ultra) : 178,980 à 184,487 THz (de 1 675 à 1 625 nm) ;
● bande L (Longue) : 184,487 à 191,560 THz ( de 1 625 à 1 565 nm) ;
● bande C (Conventionnelle) : 191,560 à 195,942 THz ( de 1 565 à 1 530 nm) ;
● bande S (Short) : 195,942 à 205,337 THz ( de 1 530 à 1 460 nm) ;
● bande E (Étendue) : 205,337 à 220,435 THz ( de 1 460 à 1 360 nm) ;
● bande O (Originale) : 220,435 à 237,930 THz ( de 1 360 à 1 260 nm).
La bande de fréquence la plus utilisée est la bande C (1 530 - 1 565 nm). C'est le spectre
amplifié par les amplificateurs EDFA (Erbium Doped Fiber Amplifier). L'ITU a spécifié des
numéros pour les fréquences. 192,1 THz est la fréquence 1, 192,2 THz est la fréquence 2, etc.
C'est aussi la bande de fréquence sur laquelle l'atténuation est minimale.

Poursuivons le raisonnement : La bande C équivaut en Hz à (196 THz - 192 THz), ce qui


offre 4 THz de bande passante. Sur la courbe caractéristique de la silice, l'atténuation dans la
bande passante (1 530 nm - 1 565 nm) est de 0,2 dB/km.

Il existe un autre intervalle où l'atténuation reste faible et intéressante (1 290 nm - 1 330 nm) ;
dans cet intervalle l'affaiblissement est de 0,3 dB/km. On utilisait moins, cette bande passante,
vu qu'elle offre des portées plus faibles, sauf pour les réseaux locaux

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(Ethernet 10GBASE-LX4), et les réseaux FTTH d'accès à Internet (notamment les
réseaux GPON et TWDM-PON).

Entre 1 330 nm et 1 530 nm, l'atténuation était trop importante avec les fibres classiques. Mais
avec les nouvelles générations de fibres optiques, cette atténuation élevée n'existe plus entre 1
330 nm et 1 530 nm, elle est assez proche de 0,2 dB/km. La bande passante des fibres
optiques nouvelle génération atteint ainsi plus de 35 THz (1 290 nm - 1 565 nm).

Avec les besoins croissants de bande passante, on exploite maintenant la bande L et les
amplificateurs à diffusion Raman.

Domaines d’application classiques


On distingue souvent deux segments : long haul et metro.
Segment WDM longue portée (Long Haul)
●Technologie WDM employée : DWDM
●Applications : grandes artères sur des longues distances (> 100 km), câbles
sous-marins internationaux
●Topologie : point à point, avec un nœud de régénération ou un multiplexeur optique
d'insertion-extraction tous les 80 km environ
●Interfaces : débits les plus élevés possibles (2,5, 10 ou 40 Gbit/s)

Segment WDM métropolitain (Metro)


●Technologies WDM employées : CWDM et DWDM
●Applications : liaisons entre les établissements d'une entreprise, boucles optiques au
niveau d'une agglomération, distance typiquement inférieure à 100 km
●Topologie : point à point, boucle ou maillage. Généralement sans nœud de
régénération ou d'amplification
●Interfaces : diverses (interfaces numériques SONET/SDH haut et bas débit, gigabit
Ethernet, fibre Channel, ...)

Liaisons Louées
Ce sont des lignes louées qui permettent la transmission de données à moyens et hauts débits
(2,4 Kbps à 140 Mbps) en liaison point à point ou multipoints (service Transfix).
L’utilité réelle d’une liaison spécialisée débute avec l’intensification de l’utilisation de
messagerie dans le mode de fonctionnement de l’entreprise. L’avantage est économique. La
connexion se fait au forfait et non plus au temps passé sur la ligne. Un second avantage réside
dans l’évolution technique. L’entreprise peut très bien retenir une solution à 128 Kbits puis
évolué en fonction des besoins vers une connexion à 512 Kbits. A noter que l’obligation de
" tirer " une ligne particulière vers l’entreprise peut générer un surcoût important.
En Europe, on distingue cinq types de lignes selon leur débit :
⮚ E0 (64Kbps)
⮚ E1 = 32 lignes E0 (2Mbps)
⮚ E2 = 128 lignes E0 (8Mbps)
⮚ E3 = 16 lignes E1 (34Mbps)
⮚ E4 = 64 lignes E1 (140Mbps)
Aux Etats-Unis la notation est la suivante :

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⮚ T1 (1.544 Mbps)
⮚ T2 = 4 lignes T1 (6 Mbps)
⮚ T3 = 28 lignes T1 (45 Mbps).
⮚ T4 = 168 lignes T1 (275 Mbps).

X25
L'architecture X.25 est une pile de protocoles définissant l'accès synchrone à un réseau à
commutation de paquets. Elle définit donc l'interface entre le réseau et l'usager.
Le X.25 est un protocole de communication normalisé par commutation de paquets en mode
point à point offrant de nombreux services.

ATM
Asynchronous Transfer Mode ou ATM — littéralement « mode de transfert asynchrone »
— est un protocole réseau de niveau 2 à commutation de cellules, qui a pour objectif
de multiplexer différents flots de données sur un même lien utilisant une technique de
type TDM ou MRT (multiplexage à répartition dans le temps).
ATM a été conçu pour fournir un standard réseau unifié qui pourrait supporter un trafic réseau
synchrone (SDH), aussi bien qu'un trafic utilisant des paquets (IP, relais de trames…) tout en
supportant plusieurs niveaux de qualité de service (QdS).
ATM est un protocole asynchrone, s'appuyant fréquemment sur une couche de transport
synchrone. C'est-à-dire que les cellules ATM sont envoyées de manière asynchrone, en
fonction des données à transmettre, mais sont insérées dans le flux de données synchrones
d'un protocole de niveau inférieur pour leur transport.
Commutation de cellules
Les cellules ATM sont des segments de données de taille fixe de 53 octets (48 octets de
charge utile et 5 octets d'en-tête), à la différence de paquets de longueur variable, utilisés dans
des protocoles du type IP ou Ethernet.
La commutation des cellules allie la simplicité de la commutation de circuits et la flexibilité
de la commutation de paquets. Un circuit virtuel est établi soit par configuration des
équipements, soit par signalisation, et l'ensemble des cellules seront commutées sur ce même
circuit virtuel par commutation de labels. En particulier, le chemin utilisé dans le réseau ne
varie pas au cours du temps puisqu'il est déterminé lors de l'établissement du circuit virtuel.
Les labels permettant la commutation des cellules sont portés dans l'en-tête de chaque cellule.
Structure d'une cellule
Une cellule ATM est composée de cinq octets d'en-têtes et de quarante-huit octets de contenu.
Le protocole définit deux types de cellules : NNI (Network-Network Interface) et UNI
(User-Network Interface).
Diagramme d'une cellule ATM UNI Diagramme d'une cellule ATM NNI
7     4 3     0 7     4 3     0
GFC VPI VPI
VPI VCI VPI VCI
VCI VCI
VCI PT CLP VCI PT CLP
HEC HEC

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Contenu et complément si nécessaire (48 Contenu et complément si nécessaire (48
octets) octets)

GFC : Generic Flow Control (4 bits), par défaut 0000b


VPI : Virtual Path Identifier (UNI 8 bits, NNI 12 bits)
VCI : Virtual Channel Identifier (16 bits)
PT : Payload Type (3 bits)
CLP : Cell Loss Priority (1 bit)
HEC : Header Error Control (8 bit CRC)
Le champ payload type permet de marquer des cellules pour des cas particuliers, par exemple
pour l'administration (opérations, administration and management : OA&M) ou pour
délimiter les limites dans certains AALs.
Une cellule UNI réserve le champ GFC pour assurer un système de contrôle de flux ou un
sous multiplexage entre les utilisateurs. L'idée était de pouvoir autoriser la connexion de
plusieurs terminaux sur une seule connexion au réseau.
Une cellule NNI est analogue à une cellule UNI, mais les 4 bits du champ GFC sont réalloués
au champ VPI l'étendant à 12 bits. Ainsi, une interconnexion ATM NNI est capable d'adresser
les 216 circuits virtuels (VC) de chacun des 212 chemin virtuels (VP). En pratique, certains
chemin et circuits sont réservés.
Couches AAL (ATM Adaptation Layer)
Les couches adaptatives ATM sont chargées de segmenter et de réassembler les cellules
provenant des applications. ATM a été conçu pour pouvoir transporter des flux de données
variés, la vidéo, la voix ou des données. Mais le transport de ces différents types de flux de
données nécessite des types de services différents. Par exemple, les contraintes sur les
données ne sont pas les mêmes pour le transport de la voix. Pour faire face à ces divers
besoins des applicatifs, diverses couches AAL ont été définies :
● AAL1 : adapté aux applications vidéo et audio à débit constant, comme le transport de
la voix.
● AAL2 : adapté aux applications vidéo et audio à débit variable.
● AAL3/4 : adapté en transfert sécurisé de données.
● AAL5 : adapté au transport de données.

MPLS (Multiprotocol Label Switching)


Dans les réseaux informatiques et les télécommunications, MultiProtocol Label
Switching (MPLS) est un mécanisme de transport de données basé sur la commutation
d'étiquettes ou "labels", qui sont insérés à l'entrée du réseau MPLS et retirés à sa sortie.
À l'origine, cette insertion s'opère entre la couche de liaison de données (niveau 2) et
la couche réseau (niveau 3) afin de transporter des protocoles comme IP. C'est pourquoi
MPLS est qualifié de protocole de couche « 2,5 ».

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Ce protocole a évolué pour fournir un service unifié de transport de données pour les clients
en utilisant une technique de commutation de paquets. MPLS peut être utilisé pour transporter
pratiquement tout type de trafic, par exemple la voix ou des paquets IPv4, IPv6 et même des
trames Ethernet ou ATM.
MPLS permet d'acheminer sur une unique infrastructure différents types de trafic tout en
respectant les contraintes de fonctionnement associées.
Fonctionnement
MPLS fonctionne par commutation d'étiquettes. Des chemins entre PE (Provider Edge) sont
établis de façon manuelle (action d'un administrateur dans le plan d'administration) ou
automatique (via un protocole de signalisation comme LDP — Label Distribution Protocol —
dans le plan de contrôle).
Un chemin MPLS étant toujours unidirectionnel, on fait la différence en MPLS entre les
routeurs d'entrée (PE ou iLSR — ingress Label Switch Router), de transit (P-router
pour Provider router), et de sortie (PS ou eLSR — egress Label Switch Router).
Le routeur d'entrée a pour rôle d'encapsuler le trafic reçu sur ses interfaces « clients ». Il
applique (au moins) une étiquette au paquet reçu et l'envoie vers une de ses interfaces
sortantes. Pour créer l'étiquette, le routeur utilise les FEC (Forwarding Equivalence Class),
qui sont des tables de correspondances dont les clefs sont un élément du paquet (adresse
MAC, adresse IP, Class of Service, port TCP/UDP, etc.). Une FEC est donc un groupe de
paquets transférés vers la même interface de sortie et avec les mêmes critères de transmission.
Le paquet atteint ensuite des commutateurs de transit (P-router). Ceux-ci possèdent une table
de commutation comportant quatre entrées :
Deux clefs :
● interface d'entrée du paquet ;
● étiquette MPLS en entrée.
Deux valeurs :
● étiquette MPLS de sortie (ou retrait du label) ;
● interface de sortie du paquet.
L'opération de commutation est donc extrêmement simple, puisqu'il suffit d'analyser
l'étiquette MPLS qui se trouve directement après l'en-tête de la trame de niveau 2 (Ethernet),
ou dans l'équivalent de la cellule/trame de niveau 2 (VPI/VCI de l'ATM, DLCI du Frame
Relay, etc.). Il n'est donc pas nécessaire d'extraire le paquet IP et de parcourir l'ensemble de la
table de routage. Toutefois, si cet argument était à l'origine de la création de MPLS, il a perdu
beaucoup de poids, car l'augmentation de la puissance des routeurs et l'avènement de
nouvelles puces dédiées permettent largement de parcourir la table de routage IP à chaque
nouveau paquet. Ce sont donc les autres possibilités attribuées à MPLS qui en font une
technique de plus en plus utilisée.
Si la configuration manuelle est toujours possible, elle s'avère très fastidieuse pour
l'administrateur, c'est pourquoi la plupart du temps un protocole de signalisation est utilisé
pour établir la connexion, c'est-à-dire les chemins MPLS (LSP, Label Switched Path). LDP,
norme IETF, est le principal utilisé, mais d'autres protocoles pré-existants ont été étendus (cas
de OSPF dit OSPF-TE) ou modifiés (cas de RSVP). Il ne faut en effet pas confondre le RSVP
initial, de bout en bout, et le RSVP-TE modifié pour les environnements MPLS, entre PE
donc.
Contrairement à IP, MPLS n'est pas un protocole de bout en bout. Il définit seulement une
façon d'encapsuler des protocoles de couche 3 (IPv4 comme IPv6), de couche 2 (Ethernet,

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PPP, ATM, FR entre autres), et même de couche 1 (PDH, SDH). Il ne faut pas confondre ces
protocoles encapsulés, donc transportés par MPLS, avec les protocoles inférieurs (dits de
niveau 2) qui permettent de transporter MPLS. Cet ensemble peut paraître confus puisqu'un
même protocole peut en même temps être transporté par et transporter MPLS : ainsi des
cellules ATM arrivant sur des PE pourront être encapsulées par des PE MPLS reliés à des
P-routeurs en ATM !

Chapitre 4 La solution Haut débit

I. Technique de maillage des réseaux 802.11


1. Historique
Le réseau maillé ou mesh fut développé par les militaires dans le cadre des systèmes de
communication inter armées sur les champs de bataille et notamment expérimenté par l'armée

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américaine lors de la guerre d'Irak. Une entreprise en a même fait son nom ; ainsi Mesh
Networks a fondé son activité sur cette technologie . La société Mesh Networks a joué le rôle
du pionnier des réseaux maillés ; mais aujourd'hui des grands noms de l'informatique, comme
Intel, et des télécoms, comme Nortel, s'intéressent de près à cette technologie.
Les réseaux sans fil financés principalement par le gouvernement américain, ont débuté sous
la supervision de la DARPA ( Défence Advanced Reseach Project Agency), l’ONR ( The
Office of Naval Research), et l’armée américaine.
Le premier projet avait pour objectif d’explorer l’utilisation des réseaux radios à déployer
pour l’échange de données. En 1982, un autre projet, a vu le jour sous le nom de « SURAN »
( Survivable Adaptatif Network). Il avait pour objectif d’étendre les algorithmes développées
pour son prédécesseur dans les réseaux avec des centaines d’utilisateurs. En parallèle la
DARPA a lancé les programmes LPR (LOW PACKET RADIO).
Aujourd’hui il y a plusieurs projets financés par le gouvernement américain. Bien que ces
projets aient débuté dans un cadre militaire pur, le domaine d’application des réseaux sans fil
s’étend bien au-delà. Ces réseaux offrent une grande flexibilité ainsi qu’une rapidité et facilité
de mise en place. Ceux-ci sont faciles à implémenter dans les bâtiments où il est impossible
d’installer des câbles convenablement.
2. Définitions
2.1. Ad Hoc : Mode de communication point à point entre 2 stations WiFi ou plus
sans passer par un point d’accés.
2.2. Mesh : Le concept du Mesh Networking (Réseau maillé) ou "réseau maillé
auto adaptatif" est de transformer un récepteur en relais potentiel. A partir d'un
premier point d'accès WiFi ou WiMax, un hotspot peut ainsi être étendu, de point à
point, en étant relayé par d'autres bornes voire de simples PC portables, faisant office
de relais.
2.3. MANET : MANET, acronyme de Mobile Ad-Hoc Networks, est le nom d'un
groupe de travail de l'IETF, créé en 1998/99, chargé de standardiser des protocoles de
routage basés sur la technologie IP pour les réseaux ad hoc, mobiles ou non. Depuis la
naissance de ce groupe de travail, le nom propre MANET est utilisé comme nom
commun pour désigner un réseau ad hoc, spécialement dans les pays Anglophones.
3. Principe des réseaux maillés
Les réseaux MESH repose sur une technologie qui permet aux postes clients de former à leur
tour un réseau local sans fil large bande et de supprimer le câblage entre les points d'accès. Le
mode Ad hoc était jusque'ici utilisé pour connecter deux ordinateurs entre eux (d’égal à égal)
permettant des partages de fichiers. Mais là, il s’agit de connecter des hôtes de proche en
proche pour établir un réseau de mailles permettant à tous les hôtes de communiquer entre
eux. Chaque périphérique sans fil se comporte comme un routeur / répéteur pour ses voisins et
chaque station peut communiquer avec la totalité du réseau par leur intermédiaire.

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Source : http://www.heise.de
4. Topologie
4.1. Topologie à station de base : C'est la topologie de base des réseaux Wifi. Ce
modèle met en œuvre une station de base qui centralise les communications entre les
nœuds du réseau. L’unique moyen de communication pour un nœud est de passer par
la station de base. Ce passage indispensable fragilise le réseau ainsi constitué
puisqu’une panne au niveau de la station de base rend le réseau inopérationnel.

Source : INRIA
4.2. Mode Ad Hoc connecté : Ce type d’architecture est très simple à mettre en
place. Selon ce modèle, tous les nœuds composant le réseau, s’entendent et il n’y a
donc nul besoin de protocoles de routage. Cette simplicité, signifie aussi fragilité,
puisqu’une rupture d’un lien signifie l’arrêt de communication entre plusieurs
périphériques. Ceci implique aussi qu’en cas de mobilité, il faut que tous les nœuds se
déplacent en même temps pour conserver la connectivité du réseau.

Source : INRIA
4.3. Topologie à routage interne : C'est la topologie typique des réseaux Mesh
Wifi. Dans cette architecture, les nœuds ne se voient pas tous. Le réseau se base sur un
routage interne entre ses membres. Cette configuration sans centralisation permet de

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résoudre les inconvénients des deux architectures précédentes. Il suffit qu’un nœud ait
au moins un voisin pour qu’il soit connecté aux autres. On peut égalemet relier
plusieurs sous réseaux mesh par des lignes longue distance (schémas ci dessous).

Source : www.wifi-savoie.org
Le Réseau WiMAX
 Généralités
Actuellement l'usage de certains équipements tels que les câbles, les hubs, les switchs etc.
sont devenus encombrant avec leurs câbles réseaux, et les hommes ont eux besoin d'avoir un
accès au réseau Internet partout, même pendant qu'ils sont en déplacement. Cela entrainera
l'invention du WiFi (Wireless Fidelity) en 1999, conforme à la norme IEEE 802.11 (Institut of
Electrical and Electronic Engnering) et qui est une marque de la WiFi Alliance. Le WiFi
permet l'interconnexion des équipements réseaux respectant la norme IEEE 802,11 (le réseau
sans fil) dans un rayon de couverture pouvant atteindre 500 mètres sans ajouter de relais. 3
ans plus tard le WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) voit le jour, c'est
une marque de commerce appartenant au consortium «WiMAX Forum » permettant de relier
des équipements réseaux par voie hertzienne respectant la norme IEEE 802.16. Le WiMAX
quant à lui a une large zone de couverture théorique de (50 Km) avec un débit montant et
descendant de 70Mbits/s.
Technologie-Ondulation
Le WiMAX utilise la modulation d'onde OFDM (Orthogonal Frequency Division
Multiplexing) qui est une modulation de type FDM (Frequency Division Multiplexing) qui
agit sur les fréquences. Cette méthode de modulation permet de séparer plusieurs ondes
porteuses en vue d'augmenter le nombre d'onde dans une fréquence sans avoir d'interférence.
Le chevauchement des ondes porteuses y est supporté dans cette modulation et la transmission
des informations est importante.

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Les fréquences
La puissance réglementaire d'émission diffère selon les pays, le WiMAX a une portée
maximale de 50 Km avec un débit théorique de 70Mbits/s et un débit pouvant excéder 20 M
bits/s en cas d'obstacle. La norme IEEE 802.16 a subie des révisions pour donner naissance au
WiMAX mobile et au WiMAX fixe.
● Le WiMAX mobile ou IEEE 802.16e fonctionne sur la portion de fréquences 2-6Ghz et
permet l'interconnexion des stations mobiles au réseau Internet dans un rayon de couverture
pouvant atteindre 3,5Km avec un débit théorique de 30Mbits/s. Cette norme est favorable à
la téléphonie mobile et au PC portables qui devrons être dotés d'une carte WiFi pour choisir
le meilleur signal de connexion. La vitesse de déplacement est limitée à 100 Km/h dans des
technologies adaptées.
● Le WiMAX fixe ou la IEEE 802.16a-2004 fonctionne dans la gamme de fréquence 2,5Ghz
et 3,5Ghz (avec acquittement de licence d'exploitation), et la fréquence de 5,8Ghz qui est
une bande libre. Il permet l'interconnexion des stations fixes à antenne extérieure, permet
aussi de raccorder des réseaux radios publiques (hot spot), des entreprises et des particuliers
dans un rayon de couverture de 10 Km avec un débit théorique de 75Mbits/s
 
Le tableau ci-dessous représente sommairement les débits selon la norme sans fils.
 
Nom Norme Débit Fréquence
Bluetooth 802.15 2 Mbits/s 2,45 GHz
WiFi 502.11b 11 Mbits/s 2,4 GHz
WiFi 802.11a 54 Mbits/s 5 GHz
WiMAX 802.16 75 Mbits/s 10 - 66 GHz
WiMAX 802.16a 75 Mbits/s 2 - 11 GHz
WiMAX 802.16e 75 Mbits/s 5 – 6 GHz
Hiper LAN/2   54 Mbits/s 5 GHz

Architecture du réseau

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 Le WiMAX nécessite l'installation d'une BTS (Base Trancever Station) pour son
fonctionnement en mode point multipoints. Le WiMAX peut aussi également réaliser un
réseau maillé. Il est à noter que les équipements WiMAX ont une puissance de 20W pendant
leur rayonnement.

  

Le WiMAX peut aussi être utilisé pour relier des hots spots WiFi à Internet géographiquement
très éloignés

Cas pratique: Interconnexion d'une entreprise à un réseau WiMAX


Dans notre cas pratique nous prenons l'exemple d'une entreprise privée qui sollicite les
prestations d'un fournisseur d'accès Internet (FAI) à travers un réseau WiMAX. Cette
entreprise se trouve à une distance de 8Km du FAI. Dans cette partie nous nous limiterons sur
la partie « antenne WiMAX – passerelle de l'entreprise ».
 Identification du matériel
 Ici le Fournisseur d'accès Internet (FAI) est doté d'une BTS (Base Tracever Station) dont les
rayonnements couvrent toute la ville jusqu'aux environs. Le Fournisseur d'accès Internet devra
fournir les équipements suivants après étude minutieuse:
✔ Une antenne WiMAX

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✔ Un mât
✔ Un parafoudre
✔ Une prise de terre
✔ Une bonne longueur de câble coaxial BNC et de câble RJ-45
✔ Des connecteurs de câble RJ-45 et BNC
✔ un modem sans fil (WiMAX) accompagné du manuel d'emploi
✔ Une adresse IP
Présentation des installations
L'équipe technique devra d'abords creuser un trou où sera logé le mât qui supportera
l'antenne et le parafoudre. Une fois le mât coulé, s'en suit l'installation de l'antenne et du
parafoudre. L'antenne extérieure sera connectée au modem par l'intermédiaire d'un câble
coaxial BNC et le parafoudre sera relié à la terre par un câble métallique spécial. Le
modem sera relié au serveur local (passerelle) de cette entreprise par le biais d'un câble
réseau RJ-45. La figure ci-dessous présente l'exquise de cette installation.

 
L'entreprise sera dotée d'une adresse IP publique (ex:123.123.123.4), cette adresse IP (Internet
Protocol) sera attribuée à l'une des cartes réseaux de la passerelle de cette entreprise. Les
techniciens du FAI configureront le modem WiMAX et l'administrateur réseau de l'entreprise
privée pourra donc administrer son réseau local comme il se doit.
Conclusion
Le WiMAX semble avoir un bel avenir devant lui car il répond aux besoins des utilisateurs en
termes de large bande passante, son coût de production faible et sa distance de propagation
élevée. Il est donc adapté pour les villes et les campagnes.

De La 2G À La 4G
Cette page reprend les articles Techniques.
Qu'entend-on par la 4G?
 La norme LTE-Advanced, aussi dénommée 4G est la norme téléphonie de 4ème Génération.
Celle-ci permet d'améliorer les performances d'une communication radio-mobiles
comparativement à la 3G notamment en terme de :
✔ Débits (montant et descendant)
✔ Interactivité : réduction de la latence

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✔ Meilleure efficacité spectrale : L'opérateur peut couvrir une plus grande densité de
population en exploitant une bande de fréquence identique à la 3G.
✔ Optimisation automatique du réseau : Les équipements 4G se configureront
automatiquement pour améliorer la qualité de service offerte au particulier.
Des confusions à éviter.
 Pour simplifier, après la 2G, il y a deux normes assez proches qui se sont développées pour
proposer des services vidéos mobiles, une norme principalement implantée en amérique
(3GGP2 ou IMT-2000 normalisée par l'institut Américain ITU) et une norme implantée en
Europe et en Asie (3GPP ou UMTS), spécifiée par l'institut Européen ETSI.
Ainsi, la 3G regroupe deux standards, le 3GPP et le 3GPP2. Chaque norme s'est développée
au fil des années en apportant des améliorations sur le débit notamment.
Pourquoi la 4G?
Alors que les débits et l'interactivité n'intéressent de prime abord que les utilisateurs (et les
commerciaux pour vanter la 4G), nous verrons dans ce blog les avantages de la 4G pour
l'opérateur, et les raisons qui ont poussé les équipementiers et les opérateurs à la mise en place
de la 4G.
Dans les faits, la 3G n'est arrivée en France qu'en 2004, la 2G en 1992 mais le téléphonie
mobile n'a réellement inondé le marché qu'à la fin des années 90. D'autre part la 2G est
toujours utilisée et la 3G n'est pas encore totalement exploitée. Alors pourquoi passer en 4G?
La 4G est planifiée en 2012/2013 en France (les tests en environnement réels ont démarré en
2010-2011 sur Lannion, sur Vélizy et sur Poitiers pour le LTE), mais la couverture nationale
(plus de 90% de la population couverte) ne sera pas assurée avant 2015-2016. Dans les autres
pays (Japon, Corée, Amérique, ...) la 4G pourrait démarrer en 2012.
Actuellement, on lit plusieurs expérimentations sur le LTE. La 4G, ou LTE-Advanced s'appuie
sur le LTE. Par abus de langage, certains parlent du LTE en considérant que c'est de la 4G. En
réalité, le LTE est une norme dite 3.9G car elle ne répond pas aux spécifications imposées par
la norme 4G. D'un point de vue technique, il y a peu de différences entre le LTE et le
LTE-Advanced.
Les différentes normes téléphoniques
Avant d'expliquer l'état actuel des technologies utilisées aujourd'hui, il me semble intéressant
de rappeler l'évolution de ces techniques : cela a pour avantage d'une part de savoir de quoi on
est parti pour mieux se positionner à l'heure actuelle et d'autre part de voir l'évolution du
réseau structurant de l'opérateur. Rassurez-vous, je serai très bref.
Les années 80
La 1ère génération des téléphones mobiles a débuté dans le début des années 80 en offrant un
service médiocre de communication mobile, médiocre mais très couteux. La 1G avait
beaucoup de défauts : Des normes incompatibles d'une région à une autre, une transmission
analogique non sécurisée (on pouvait écouter les appels), pas de roaming vers l'international
(roaming est la possibilité de conserver son numéro sur un réseau autre que celui de son
opérateur).
 

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Les années 90
Dans les années 90, le GSM est apparu. Il s'agit de la norme 2G, s'appuyant sur les
transmissions numériques permettant une sécurisation des données (avec cryptage). La norme
est mondiale, elle autorise le roaming entre pays exploitant le réseau GSM. Le GSM
permettait aussi l'émission de SMS (limités à 80 caractères). Le principe du GSM, dois je le
rappeler, est de passer des appels téléphoniques. Aussi, le GSM s'appuye sur une connexion
dite orientée circuit, déjà utilisée par la téléphonie fixe. L'avantage de cette connexion est
d'ouvrir un faisceau entre l'appelant et l'appelé qui ne sera fermé qu'en fin de communication.
Un faisceau, c'est comme une voie ferroviaire, supposons deux gares reliées entre elles par
plusieurs voies. Si le système de commutation des voies ne change pas, tous les trains
emprunteront le même chemin. Dans le cas de la téléphonie, le système de commutation
s'établit pendant la tonalité de mise en relation, puis est maintenu pendant toute la
communication. L'inconvénient est l'utilisation d'un faisceau même si vous ne parlez pas (et
quand bien même vous parlez, lorsqu'on communique, il y a plus de 60% de blancs lors de
notre conversation), c'est à dire que le faisceau vous est réservé alors que vous ne transmettez
rien. L'avantage et la raison de ce choix est que la conversation arrive dans le bon ordre (si
vous comptez de 1 à 10, le 1 arrivera en premier à votre correspondant et le 10 en dernier car
tous ces nombres auront suivi le même faisceau).
Le GSM a connu un énorme succès et a permis de susciter le besoin de téléphoner en tout lieu
avec la possibilité d'émettre des mini-messages.
Devant le succès, il a fallu proposer de nouvelles fréquences aux opérateurs pour acheminer
toutes les communications, et de nouveaux services sont aussi apparus, comme le MMS. Le
débit de 9.6 kbps proposé par le GSM est insuffisant, de nouvelles techniques de modulations
et de codages ont permis d'accroitre le débit et les premières connexions IP sont apparues
(GPRS, EDGE). Des applications M2M (Machine To Machine) sont aussi apparues comme
par exemple commander les produits à approvisionner dans une machine de distribution
(machine à café, ...)
 
Les années 2000
La 3G a été impulsée par les exigences de l'IMT-2000 pour permettre des applications vidéos
sur le mobile. Une application vidéo nécessite un débit de 384 kbps au minimum. Les
applications visées étaient la possibilité de regarder youtubes, de la visiophonie, ... Outre

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l'augmentation de débit, un point complexe à résoudre était de passer d'un service de
téléphonie (à connexion circuit) vers un service DATA (connexion paquets).
La 3G a démarré lentement après un retard de 2 ans sur les prévisions (autonomie des mobiles
insuffisante est due entre autres au dimensionnement des amplificateurs pour transmettre le
signal sans trop le déformer. L'amplificateur est situé avant l'antenne, il amplifie le signal pour
que celui-ci puisse être reçu par l'antenne, c'est un peu comme si vous souhaitiez écouter de la
musique dans votre jardin à partir de votre radio dans votre chambre).
La 3G a commencé à s'introduire sur le marché à partir de la version 3.5 (2005.c), celle-ci,
nommée HSDPA a permis d'augmenter le débit descendant. Puis est arrivé le HSUPA pour
augmenter le débit montant et enfin le HSPA et HSPA+.
L'accès aux services de connexions à internet et surtout de messagerie s'est peu à peu installé
dans les habitudes des utilisateurs. Les terminaux se sont améliorés (Smartphone,..)
permettant un usage plus confortable de la connexion haut débit.
Succédant à la 3G (l'expérience de ces 20 années de téléphonie) et aux évolutions de cette
norme (HSDPA, HSUPA, HSPA, HSPA+), le  LTE apparait avant tout comme une rupture
technique :
✔ Nouvelle Interface radio basée sur un multiplexage d'accès OFDMA
✔ Modification de l'Architecture réseau existant afin de fournir une connexion tout IP.
En en 2010
La norme LTE-advanced impose des critères de base sur le débit et sur la latence, comme le
résume le tableau suivant : 
 

Réseau de l'opérateur - Schéma simplifié


Le sous système radio : BSS
Nous allons nous intéresser maintenant au réseau téléphonique de l'opérateur concernant la
2G. Pourquoi? Pour comprendre encore mieux les éléments qui ont été introduits dans le
réseau, et les modifications apportées au fil des années (des normes).
La encore, la simplicité sera de mise.
Initialement, pour la 1G le réseau était composé une antenne (appelée station de Base ou BTS
en Anglais), d'un centre de commutation (cf. article précédent) nommé MSC et le trafic était
envoyé sur le réseau fixe.

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Puis, un contrôleur intelligent a été placé entre la BTS et le MSC dont le rôle est de définir les
liens (faisceaux radio) pour acheminer les appels (Hopping car le BSC gère plusieurs BTS,
gestion des liaisons, ...)
 

Le mobile, le BTS et le BSC forment la sous partie radio, nommée BSS (Base Station


Subsystem). 
Le sous système réseau : Le NSS
Le BSC est connecté au commutateur, lequel est relié au système téléphonique fixe de
l'opérateur (PSTN). Si on vous appelle d'un poste fixe, l'appel sera acheminé jusqu'au MSC
puis transmis à la BSC et enfin à la BTS sur laquelle vous êtes connecté. Il y a environ 30000
BTS pour un opérateur en France. Si on vous appelle, il est nécessaire de savoir sur quelle
BTS vous êtes "connecté". Afin de transférer l'appel vers le bon commutateur (MSC), une
base de données (nommée VLR) est associée à chaque commutateur MSC. Ainsi, si quelqu'un
vous appelle, on cherche dans quelle VLR/MSC vous êtes enregistré. Ensuite le MSC soumet
l'appel à la BSC et une procédure de recherche (nommé Paging) permet de définir avec
exactitude les BTS avec lesquelles vous pouvez communiquer (au plus 7 BTS).
En ce qui concerne l'enregistrement au niveau de la VLR, si votre mobile est allumé, il
communique périodiquement avec la BTS. Si vous éteignez votre téléphone, le VLR conserve
votre position (dans plus de 99% des cas, lorsque l'abonné éteind et rallume son téléphone,
celui-ci se trouve toujours connecté à la MSC.
Pour savoir sur quelle MSC vous êtes connecté, faites :
✔ 290 pour Orange (appel gratuit)
✔ 06.09.00.00.00 pour SFR (prix appel normal)
✔ 06.60.31.09.99 our Bouygues (prix appel normal)
Une autre base de données existe, elle s'appelle la HLR; c'est un espace protégé, redondé qui
contient toutes les informations du mobile et du client (votre numéro de mobile, le numéro de
la carte SIM, le téléphone, ...) et qui pointe vers la MSC où vous êtes enregistrés. Ainsi, quand
un appel vous êtes destinés, la première étape consiste à lire au niveau du HLR dans quelle
VLR vous avez été "vu" la dernière fois.

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Le HLR contient donc toutes les informations du client, il existe d'autres bases, comme l'EIR
qui contient le numéro d'identification du mobile (tapez *#06# sur votre mobile pour
connaitre votre numéro IMEI), un centre d'authentification (AuC).

L'évolution du GSM est la suvante : GPRS, EDGE, WAP. Ces trois technologies ont permis
d'améliorer le débit de communication entre le GSM et la station de base, et sont destinées à
un lien IP pour la transmission de données.
 
Evolution de la 2G
GPRS ou General Packet Radio System est un système orienté paquets, autrement dit il
envoie les données à la volée sans maintenir un lien de connexion permanent avec l'appelant :
toutes les 20 ms, la BSC alloue des faisceaux pour transmettre des données (un ou plusieurs
faisceaux).
Le standard R97 (Release soumise en 1997) permet d'atteindre un débit descendant de 40 kb/s
et 14 kb/s en montant. Les améliorations futures (R98 et R99) proposent un débit pouvant
aller jusqu'à 170 kbit/s pour les utilisateurs en faible mobilité, proches de la station de base en
concentrant plusieurs faisceaux entre eux et en diminuant l'algorithme de détection/correction
d'erreurs : l'abonné étant proche de la station de base, la communication ressent moins l'effet
du bruit. La partie BSS constituée de la BTS; de la BSC et du mobile prend pour nom
GERAN (GSM Edge Radio Access Network), la modification porte sur la possibilité de
transmettre en mode paquet sur plusieurs faisceaux. Il s'agit donc d'une amélioration logicielle
de la gestion des communications. Mais il n'y a aucun nouvel équipement affecté sur le BSS.
La partie réseau NSS est quant à elle modifiée comme le montrent les figures ci-dessous :
Le réseau GSM

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Le réseau GSM et GPRS
 

Jeu des différences?


Deux équipements supplémentaires équipent la partie NSS de l'opérateur :
✔ SGSN : noeud de Service GPRS
✔ GGSN : noeud de Passerelle GPRS
Le rôle du SGSN est simimaire au MSB :
✔ Authentification des stations mobiles pour permettre la transmission de données en
mode paquets : le SGSN enregistre donc le mobile GPRS et gère son déplacement
(Handover) .Le SGSN crée aussi un contexte pour chaque communication GPRS, le
contexte définissant les caractéristiques de la communication (qui : Adresse IP, où,
quoi, comment, ...)

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Le rôle du GGSN est de faire l'interface entre le réseau GPRS et le réseau IP. Il s'agit d'une
Passerelle.
 
EDGE : Enhanced Data rate for GSM Evolution
La technologie EDGE s'appuie sur une modification de la communication entre le mobile et la
station de base. Il est nécessaire de changer la carte TRX (transmission/réception) de la BTS
et de modifier la partie logicielle. L'astuce consiste à modifier la modulation numérique en
augmentant la valence (la modulation MSK est remplacée par une modulation 8PSK c'est à
dire 3 fois plus rapide). Cela entraine une réception plus sensible au bruit et par conséquent
une couverture plus faible.
 
Explication avec les mains:
LE GSM :
Prenez un rapporteur et placez une étiquette sur le 0 et le 180°. Avec des flèches blanches,
visez l'étiquette sur le 0 et avec les flèches noires visez l'étiquette positionnée sur le 180°.
Regardez le nombre de flèches de couleur blanche qui sont le plus proche de l'étiquette 0. Il
s'agit d'une bonne transmission, vous visiez le 0 et votre flèche est plus proche du 0 que du
180°. Le fait de n'avoir que 2 étiquettes vous permet d'avoir une marge d'erreur plus
importante. Par contre, vous ne pouvez transmettre qu'une flèche blanche ou noire à chaque
tir. Si vous souhaitez transmettre une information blanche et deux noires, il faut lancer 3
flèches.
 
EDGE :
Maintenant, intercalez des étiquettes sur le 45°, 90°, 135°, 225°, 270° et 315°. Si vous visez
l'étiquette sur le 45°, la marge d'imprécision est maintenant plus faible. Il faut en quelque
sorte se rapprocher de la cible pour améliorer son tir.
Maintenant, on utilise 8 flèches différentes : une flèche comportant 3 traits blancs (vers le 0),
une flèche comportant deux traits blanc et un trait noir (pour viser le 45°), une flèche
comportant un trait blanc-1 trait noir-1 trait blanc pour viser le 90°, ...
Ainsi, chaque flèche contient 3 informations, c'est à dire qu'une flèche contient à chaque lancé
3 fois plus d'informations que les flèches utilisées pour le GSM. Une transmission EDGE
transmet 3 fois plus d'informations qu'une transmission GSM, le débit est multiplié par 3.
 
Donc, entre la modulation MSK (GSM - 2 étiquettes) et 8PSK (Edge 8 étiquettes), pour avoir
le même nombre de tirs faux, il est nécessaire de se rapprocher de la cible pour le 8PSK. Mais
un bon tir donne 3 fois plus d'informations pour l'EDGE que pour le GSM.
 
De la 2G à la 3G
La 3G a été définie dans la release R99 sous le nom UMTS : Universal Mobile
Telecommunications System. Certains préfèrent encore l'appeler W-CDMA qui est la
technologie d'accès radio permettant à plusieurs utilisateurs de communiquer en même temps.
L'objectif de la 3G était le haut débit, en théorie 2 Mbps (soit 6*384 kbps) avec une mobilité
faible et proche de l'antenne, et un débit de 384 kbps en mouvement, ce qui est proche des
offres ADSL de l'époque.
La 3G est arrivée en France en 2004, et elle a nécessité la mise en place d'infrastructures radio
en parallèle du réseau EDGE et du réseau GPRS dont le coût a été estimé à quelques milliards

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d'euros. Il s'agit du cout de la mise en place de nouvelles antennes, nommée Noeud B et d'un
controlleur de noeud nommé RNC.  Le noeud B est donc l'équivalent de la BTS utilisée en
GSM, mais avec sur une bande différente, et utilisant une technologie de modulation (HPSK)
et une technologie d'accès (W-CDMA) différente. 
Le noeud B et le RNC forment l'accès radio UMTS dénommé UTRAN (UMTS
TERRESTRIAL Radio Acces Network). Ils se rajoutent donc au GERAN (GSM-EDGE
RAN). L'UTRAN et le GERAN forment donc maintenant le BSS (cf. article évolution de la
1G vers la 2G).
 
Un schéma vaut mieux qu'un long discours : 
 

 Seule la partie radio a été modifiée, la partie réseau (NSS) reste identique, l'interface UTRAN
s'appuie sur les éléments réseaux déjà existant. La cohabitation entre les deux réseaux est
ainsi la suivante
 

   
Conclusion :

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La mise en place de la 3G a coûté plusieurs milliards d'euros, il faut convaincre les opérateurs
que la 4G qui nécessite une nouvelle interface radio coûtera moins cher.
L'UMTS, ou la 3G, a été définie en 1999 au cours de la release R'99. La 3G est arrivé en 2004
en France, retard dû en partie aux téléphones qui n'étaient pas fonctionnels avec le réseau. 
Le LTE a été normalisé en 2008 dans la R8, l'arrivée est elle planifiée en 2012 ou en 2013?
 
 
Déploiement de la 4G
J'avais conclu l'article traitant de la 3G sur le coût de revient de déploiement de cette
technologie. Vous vous doutez bien que fort de cette expérience, les opérateurs se préoccupent
du coût d'installation (CAPEX) du LTE afin d'avoir un ROI (Retour sur Investissement) à
court terme.
Dans divers communiqués de presse, les équipementiers ont tenté de rassurer les opérateurs
en mettant en avant le prix d'installation de la 4G en France.
Ainsi, l'équipementier télécoms chinois ZTE a présenté (Juin 2010) une étude démontrant les
coûts engendrés par l'implantation d'un réseau LTE sur un territoire fictif fortement inspiré
d'un pays européen. Basée sur une moyenne de 5 pays européens, cette modélisation a pour
but de rendre compte du prix que coûterait le LTE dans un grand pays de l'Europe. Ce pays
imaginaire compterait 50 millions d'habitants, aurait une superficie de 400 000 kilomètres
carrés. L'objectif de déploiement serait de 75% du territoire avec une réutilisation des sites 3G
et GSM 900 avec en ajout la bande des 2.6 Ghz. Le coût d'implantation pour un opérateur est
évalué par ZTE à 400 millions d'euros.
Alcatel-Lucent publiait des chiffres similaires, mais attention, n'oublions pas d'ajouter le coût
des licences LTE (2,5 milliards d'euros entre les opérateurs).
Le CAPEX donne une indication, cependant il faut pousser l'étude un peu plus loin et
s'intéresser aux frais de fonctionnement (IPEX). Les équipements sont plus petits,
consomment moins, donc un gain notable sur l'immobilier (moins de place de stockage) et sur
l'énergie (moins de consommation). De plus, grâce au SON (Self Optimization Network), les
e-node B pourront se paramétrer tout seuls, ce qui limite le temps d'intervention des
techniciens.
Au niveau financier, le cout d'installation des nouveaux équipements ne doit pas constituer en
frein au déploiement du LTE.
 
Pourquoi passer à la 4G?
La question est de savoir qui,  entre le consommateur ou l'opérateur, a sollicité la 4G?
Le consommateur s'approprie actuellement la 3G, il profite d'un réseau de données pour
accéder à Internet à haut débit en mobilité et du réseau 2G et 3G pour la voix. On est dans la
phase d'apprentissage des applications associant plusieurs services (les milliers d'applications
dans les M-stores). La 3G disponible depuis 2004 commence à trouver son public, les
utilisateurs n'éprouvent pas le besoin de passer à la 4G.
Les opérateurs ont un réseau 2G et 3G à gérer. Un autre réseau 4G nécessite un nouvel
investissement, mais à long terme le coût est amorti.Toutefois, les équipements 3G ont une
durée de vie de 15 ans, pourquoi remplacer dès à présent les antennes relais?
La réponse se trouve dans le trafic de l'IP. Les opérateurs proposent l'Internet illimité. Le coût
du forfait Internet pour un accès illimité est non rentable par rapport au coût des
communications téléphoniques et des SMS. Jusqu'à présent, c'est le forfait téléphonique qui

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permet de rentabiliser le réseau de voix et de data. Mais avec l'explosion du trafic, c'est
l'infrastructure du réseau IP qui doit être étoffée.
Mais si dans le domaine du trafic IP « fixe », l’infrastructure va s’adapter à la croissance pour
l’absorber, il en est tout autrement dans le domaine de la téléphonie.
Au niveau de la téléphonie mobile, la courbe suivante présente les estimations sur l'évolution
du trafic de la data et le revenu attendu. En bleu l'évolution du trafic et en rouge les revenus
pour l'opérateur. La différence entre les deux représente le gap qui s'accroit entre le revenu
attendu et l'investissement pour supporter la demande du trafic.
 

 
Au niveau de la téléphonie mobile, sur les 6 premiers mois de 2011 les opérateurs ont connu
une augmentation de trafic IP de 77% (après une hausse de 73% durant la deuxième moitié
2010). La cause de cette croissance est le streaming vidéo qui représente à lui seul 39% du
trafic IP mobile dans le monde. Le premier fournisseur de contenu est Youtube avec une part
à  52% du streaming vidéotandis qu’il représente 22% du trafic IP global. Vient ensuite le
partage de fichier avec 29% et ensuite la navigation sur le web avec 25%.
Si la croissance de trafic IP est incontestable,la VoIP qui ne présente qu'une très faible part est
le service qui progresse le plus avec 101% de croissance. Et Skype récemment acquis par
Microsoft règne sans partage avec un impressionnant 82%.
Les réseaux sociaux sont également en forte augmentation lorsqu’il s’agit de trafic IP mobile.
Twitter, qui permet de réaliser une sorte de journal électronique sur des sujets qui nous
intéressent  a ainsi vu un trafic généré augmenter de 297% et FaceBook de 166%. Comme le
streaming vidéo, ces applications sont facilement utilisables lors des attentes (transports en
commun, pause, ...)
En l’absence de 4G LTE, l’augmentation du trafic IP se transforme en congestion des réseaux
3G. Pour contrer cette congestion, on entend actuellement l'idée de proposer des forfaits data
limités à quelques Go de transferts. Une autre alternative est la femtocell, SFR propose déjà
ce service pour les TPE.
Dans cette publicité, le réseau 3G (voix et data) est assuré entre la SFR Box et le téléphone
mobile ce qui permet de décharger le trafic IP mobile à un trafic à la maison.
Dans l'article précédent, nous avons pris connaissance de la répartition des fréquences à 2.6
GHz entre les 4 opérateurs. Deux options ont été proposées :
✔ Une bande de 15 MHz
✔ Une bande de 20 MHz

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Quel impact cela peut il avoir pour l'opérateur? En fait, cela se traduit par un débit maximal
plus faible pour les opérateurs Bouygues et SFR par rapport à Orange et Free dans des
conditions idéales.
Pour comprendre cela, il est nécessaire d'expliquer quelques notions sur la méthode de
transmission (la couche physique)
 
Technique de l'OFDM
OFDM signifie Orthogonal Frequency Division Multiplexing, il s'agit d'une répartition de
données sur des fréquences différentes. Cette technique est déjà utilisée dans la transmission
vidéo, elle a l'avantage d'être robuste contre les effets du canal de propagation (selectivité
fréquentielle).
OFDM pour les nuls - Explication sur un exemple
Supposons que vous souhaitiez transporter une cargaison de verres d'un point A à un point
B.Les verres sont rangés dans des cartons de taille identique, dans chaque carton on peut
mettre 1 verre jusqu'à 6 verres.
On vous propose deux options :
✔ transporter votre cargaison dans un véhicule de 10 m de large, 10 m de long
✔ transporter votre cargaison dans 10 véhicules de 2 m de large, 5 m de long, chaque
véhicule empruntera un chemin.
Supposons de plus, que votre concurrent place 3 objets sur le parcours (trous, barre de fer, ...).
Dans le cas de l'option 1, les 3 objets déposés par votre concurrent abimera la cargaison en
entier. La cargaison subira 3 impacts, elle sera donc dégradées. Dans le cas de l'option 2, si
votre concurrent a placé les 3 objets sur 3 routes différentes, sept cargaisons arriveront
intactes au point B et 3 cargaisons arriveront légèrement détériorées (moins abimées que dans
l'option 1).
L'OFDM permet de transporter les données (le verre) entre deux points en utilisant des
fréquences (routes) pour ne pas dégrader entièrement le message (la cargaison entière).
Le LTE regroupe un bloc de données à transmettre en 12 bandes de 15 kHz (technique
OFDM). Un bloc élémentaire en LTE utilise donc un spectre de 12*15kHz=180 kHz. On
l'appelle Bloc Ressource ou RB, les 12 bandes de 15 kHz

Trame LTE
Une trame LTE dure 10 ms. Elle est découpée en 10 sous trames d'une durée de 1 ms. Chaque
Sous trame est divisée en deux slots de 0,5ms. Un slot dure donc 0,5 ms, durée pendant
laquelle est transmis 7 symboles par bande OFDM. Or, nous avons vu qu'il y avait 12 bandes. 
Par conséquent, 7 symboles *12 bandes = 84 symboles sont transmis en 0,5 ms
  

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1 symbole peut transmette 1 bit à 6 bits selon la modulation choisie (QPSK à 128 QAM). En
reprenant l'exemple précédent, 1 symbole représente un carton, je vous rappelle que dans un
carton je peux avoir un verre ou 6 verres. Si je souhaite transporter le plus de verre, j'ai intérêt
à mettre 6 verres par carton, ce qui fragilise encore plus le transport, je favoriserai dons le 128
QAM (6 bits à transmettre) si le mobile et la station de base sont proches (transport peu
éloigné entre le point A et le point B).
Plage de Fréquences
Le LTE est scalable, il permet d'exploiter des largeurs de bande  de 1,4 MHz, 3 MHz, 5 MHz,
10 MHz, 15 MHz et 20 MHz
Une ressource bloc correspond à une bande de 180 kHz, si la communication utilise 
✔ une bande de 1,4 MHz, alors 6 RB peuvent être exploitées
✔ une bande de 3 MHz, alors 15 RB peuvent être exploitées
✔ une bande de 5 MHz, alors 25 RB peuvent être exploitées
✔ une bande de 10 MHz, alors 50 RB peuvent être exploitées
✔ une bande de 15 MHz, alors 75 RB peuvent être exploitées
✔ une bande de 20 MHz, alors 100 RB peuvent être exploitées
 Si l'opérateur a une bande de
✔ 15 MHz : Il possède 75 RB, il peut donc transmettre 75*84 symboles * 6 bits en 0,5
ms. Autrement dit, 37800 bits sont transmis en 0,5 ms. Le débit s'exprime en bit par
seconde dont 37800/0.0005 = 75,6 Mbits/s
✔ 20 MHz : Il possède 100 RB, il peut donc transmettre 100*84 symboles * 6 bits
transmis en 0,5 ms. Autrement dit, 50400 bits sont transmis en 0,5 ms. Le débit
s'exprime en bit par seconde dont 50400/0.0005 = 100,8 Mbits/s
 

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Conclusion
Le débit maximum obtenu par le réseau SFR et Bouygues est de 75,6 Mbit/s
Le débit maximum obtenu par le réseau Orange et Free est de100,8 Mbit/s
Attention, ce débit ne sera obtenu que si l'utilisateur est le seul à transmettre et proche de la
station de base (proche car bonne qualité du signal est nécessaire pour transmettre 6 bits par
symbole, cf. transporter 6 verres par carton)

Implémentations satellite VSAT


RÉSEAUX VSAT

Les technologies VSAT apportent une solution rapidement déployable pour répondre aux
besoins de couverture des zones isolées, ou pour mettre en place un réseau VSAT entre
différents points géographiquement distants et dont on souhaite maitriser la disponibilité. Les
innovations  développées pour les modems apportent un gain d’efficacité et de robustesse des
liens sans cesse accrues. L’interfaçage en IP permet de fédérer tout type d’applications :
données, voix, vidéo. Les solutions récentes en tout-extérieur permettent de configurer des
stations à faible consommation compatibles avec les sources d’énergie renouvelables.
 
 

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Les solutions de réseaux VSAT de Metracom

Metracom commercialise ces solutions réseau VSAT en prenant en compte toutes les
spécifications de ses clients et en y associant au besoin l'état de l'art des dernières innovations:
✔ Le lien sortant en DVB S2, avec les fonctionnalités VCM et ACM permettant une
adaptation optimale de la modulation pour tenir compte de la configuration du réseau. 
✔ La prise en compte des fonctions d’optimisation de la voix et des données. 
✔ La gestion temps réel des porteuses pour optimiser l’utilisation de la capacité satellite.
✔ La réduction des temps de latence en fonction du débit numérique, indispensable dans
le cas de transmission de la voix et de certains services de données. Des architectures
qui réduisent les coûts de mise en œuvre et de maintenance.
✔ Des architectures qui réduisent les coûts de mise en œuvre et de maintenance
✔ Une faible consommation pour les stations distantes.
✔ La prise en compte de codage à faible temps de latence en fonction du débit
numérique, indispensable dans le cas de transmission de la voix et de certains services
de données.
✔ Associé à ces stations VSAT, Metracom propose un ensemble de prestations afin de
garantir la pérennité et l’intégrité des équipements livrés : contrats de services,
matériel de secours, intervention sur site.

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