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Ethernet (sem 1 / chapitre 9) Ethernet 10Mbps (versions initiales)

Il s’agit des technologies 10BASE2, 10BASE5 et 10BASET.


Elles utilisent toutes le codage Manchester.
Ethernet
Norme 10BASE5
Ethernet a été conçu dans les années 70 par R. Metcalfe et ses collaborateurs.
La topologie est en bus et les segments sont connectés à l’aide de répéteurs.
La première norme Ethernet a été publiée par le consortium DIX en 1980.
• câble coaxial épais.
Ethernet est une norme ouverte. • prise vampire
• 500 mètres
L’IEEE a attribué le numéro 802 aux réseaux LAN et le numéro 802.3 à Ethernet.

Des modifications mineures ont été apportées à la norme 802.3 afin d’être Norme 10BASE2
compatible avec le modèle OSI.
• câble coaxial fin
Ethernet 802.3 décrit les fonctions de la sous-couche MAC et de la couche • connecteur BNC
physique. • 185 mètres

Ethernet utilise CSMA/CD comme méthode d’accès de contrôle d’accès au sup-


port. La topologie physique en bus devient alors problématique avec l’expansion
des réseaux locaux. Elle est remplacée par la topologie en étoile avec des
concentrateurs.
Histoire d’Ethernet
Norme 10BASET
Ethernet prend ses origines dans Alohanet.

Alohanet était un réseau de radio numérique conçu pour transmettre des infor- • câble à paires torsadées
mations entre les ı̂les hawaiennes. Le protocole utilisé était le suivant : • connecteur RJ 45
une transmission sans reçu devait être retransmise après un court délai. • 100 mètres

Cette technique a été utilisée par Ethernet dans le cadre des réseaux filaires sur
un support partagé. La topologie en étoile améliore la fiabilité du réseau mais la répétition des trames
sur tous les ports du concentrateur n’a pas allégé le problème des collisions.

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100 Mbps (Fast Ethernet) 10 Gb Ethernet

La topologie est en étoile mais le concentrateur est remplacé par un commuta- A l’origine, Ethernet est une technologie utilisée uniquement dans le cadre des
teur qui diminue considérablement le nombre de collisions. réseaux locaux. La distance des câbles ayant considérablement augmentée avec
Deux normes sont devenues importantes : la fibre optique, il est désormais possible d’utiliser Ethernet dans les MAN et
les WAN.
• 100BASE-TX
• 100BASE-FX
Une connexion 10Gb Ethernet n’est constituée que par des fibres optiques en
dont les caractéristiques sont : mode full-duplex ; le protocole CSMA/CD n’est pas utilisé.

• 100BASET Quelques exemples d’implémentations 10Gb :


• câble à paires torsadées (RJ45) • 10GBASE-SR
• 100 mètres • 10GBASE-LX4
• codage ”4B/5B” puis MLT3 • 10GBASE-LR
• 10GBASE-ER
• 100BASEFX
• fibre optique multimode L’IEEE et l’Alliance Ethernet travaillent sur les normes 40 Gbps, 100 Gbps et
• 400 mètres 160 Gbps.
• codage ”4B/5B” puis NRZI

Trames Ethernet

1000 Mbps (Gigabit Ethernet) Une trame 802.3 est constituée des champs suivants :

L’utilisation grandissante de la bande passante nécessite des connexions plus


rapides. • préambule (7)
• début du délimiteur de trame (1)
La migration vers du Gigabit Ethernet ne nécessite pas nécessairement un • adresse destinataire (6)
changement de câblage. • adresse source (6)
• longueur/type (2)
On distingue principalement les trois normes suivantes : • données (46 à 1500)
• séquence et contrôle de trame (4)
• 1000BASE-TX (cuivre)
• 1000BASE-SX (fibre optique)
• 1000BASE-LX (fibre optique) Depuis 1998, la taille maximale autorisée est passée à 1522 octets afin de pouvoir
inclure des informations sur les VLAN.
Gigabit Ethernet utilise deux étapes de codage.

Pour la norme Gigabit Ethernet pour fibre optique (1000BASE-X) :


1. le codage ”8B/10B”
2. le codage NRZ

Pour la norme Gigabit Ethernet pour câble en cuivre (1000BASE-T) :


1. le codage ”8B1Q4”
2. le codage 4D-PAM5

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Adressage MAC Ethernet Contrôle de l’accès aux supports avec Ethernet

Chaque dispositif réseau possède une adresse MAC unique. Cette dernière est Ethernet utilise la méthode CSMA/CD pour gérer l’accès au support et les
utilisée par la technologie Ethernet pour identifier un élément du réseau. collisions.

Une adresse MAC a une longueur de 48 bits, composée de 12 nombres Détection de signal : Avant d’envoyer un message, un périphérique écoute la
hexadécimaux. Les 6 premiers nombres hexadécimaux sont attribués par l’IEEE porteuse :
à chaque entreprise. Les 6 derniers sont attribués par l’entreprise elle–même.
• Si aucun signal n’est détecté : le périphérique envoie son message.

Monodiffusion, multidiffusion et diffusion Ethernet • Si un signal est détecté : le périphérique attend un certain temps avant
d’essayer à nouveau d’envoyer son message.
Il existe 3 types d’adresses MAC :
Accès multiple : Si deux périphériques émettent en même temps, une collision
• monodiffusion peut se produire.
• multidiffusion
• diffusion Dès la détection de collision, les deux périphériques responsables de la détection
envoient un signal de détection.
Ce signal demande à tous les périphériques de cesser d’émettre pendant un
Monodiffusion : un périphérique envoie un message à un seul destinataire. temps aléatoire– algorithme d’interruption.

Diffusion : un périphérique envoie un message à tous les périphériques du Après ce délai, les périphériques se remettent sur mode écoute. Afin que les
domaine de diffusion. périphériques se ne remettent pas à émettre en même temps, une période de
L’adresse IP destinataire ne contient que des 1 dans la partie hôte. L’adresse réémission aléatoire est activée sur chaque périphérique.
MAC correspondante comporte 48 bits à 1 donc FF-FF-FF-FF-FF-FF.
Concentrateurs et domaines de collisions
Multidiffusion : un périphérique envoie un message à un groupe de
périphériques (groupe de multidiffusion).
Un répéteur est un dispositif réseau de couche 1 qui retransmet un signal reçu
depuis un segment sur le segment suivant. Il augmente la distance que les câbles
Rappel : les adresses de multidiffusion vont de 224.0.0.0 à 239.255.255.255.
Ethernet peuvent atteindre.
Chaque adresse IP de multidiffusion nécessite une adresse MAC de multidiffusion
Un concentrateur est un répéteur multiport. Il permet de connecter un plus
correspondante.
grand nombre d’hôtes. Il retransmet un signal reçu depuis un port sur tous les
Ainsi, les 6 premiers nombres hexadécimaux sont 01-00-5E.
autres ports.
Les 6 derniers nombres hexadécimaux correspondent à
• 1er bit : 0 Lorsqu’une collision survient, celle-ci se propagent sur une partie du réseau
• les 23 bits depuis la droite de l’adresse IP de multidiffusion appelé domaine de collisions.

Les répéteurs et les concentrateurs propagent les collisions. Ils augmentent


donc la taille du domaine de collisions.

Latence : un signal met un certain temps à se propager le long du support. Ce


délai augmente la probabilité de survenance de collisions.

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Commutateurs Protocole ARP

Un commutateur est un dispositif réseau de couche 2. Il permet de segmenter Le protocole ARP assure les fonctions de base suivantes :
un LAN en plusieurs domaines de collisions distincts. Chaque port du commu-
tateur représente un seul domaine de collisions. • résolution des adresses IP en adresses MAC
Lorsque tous les noeuds sont connectés directement au commutateur, celui • conservation en mémoire cache des mappages
assure :

Rappel : Pour envoyer une trame sur un réseau Ethernet, il est nécessaire
• une bande passsante dédiée sur tous les ports d’inclure les adresses IP et MAC source et destination.
• un environnement sans collision
• une transmission bidirectionnelle simultanée Le périphérique source trouve les adresses IP et MAC destination dans sa table
ARP.

Fonctionnement d’un commutateur Cette table est mise à jour dynamiquement selon de 2 méthodes :

Un commutateur effectue un réacheminement sélectif. Pour ce faire, le • le périphérique surveille le trafic sur le segment local. Quand il reçoit une
commutateur fait appel aux fonctions de base suivantes : trame, il stocke dans sa table ARP l’adresse IP et son adresse MAC correspon-
dante.

• l’apprentissage • le périphérique envoie une requête ARP contenant une adresse IP de desti-
• l’horodatage nation et une adresse MAC de diffusion. Le destinataire répond en indiquant
• l’inondation son adresse MAC dans une trame monodiffusion.
• le réacheminement sélectif
• le filtrage Si le destinataire ne se trouve pas sur le même réseau que la source, la source
utilise l’adresse MAC de la passerelle du réseau comme adresse MAC destinataire.

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